Des Amap au pain bio à Milan
Par Laurence-Aboneobio le samedi 29 décembre 2007, 12:42 - Consommation - Lien permanent
Avec plus de 1.1 million d'hectares certifiés bio en 2006, l'Italie a la surface bio la plus étendue de l'Union Européenne.
L'agriculture bio représente plus de 8 % de la surface agricole de l'Italie. Premier producteur bio du Monde pour les raisins, les olives, le maïs et les citrons
En Toscane, 10 % des vins sont obtenus avec des raisins issus de l'agriculture biologique.
Chaque année des producteurs bio vont à la rencontre des consommateurs lors du "bio dimanche", le premier dimanche d'octobre où des animations sont organisées dans plus de 50 villes d'Italie.
On dit d'ailleurs que Rome, la plus grande commune d'Europe, est une "ville bio", avec ses 163 000 repas bio servis chaque jour dans les restaurants scolaires, approvisionnés en grande partie par les 2 fermes bio gérées par la municipalité. Source : Nouveau Consommateur novembre décembre 2007, Agence bio

Dans ce contexte, cinq agriculteurs italiens de la banlieue de Milan ont mis en place une initiative intéressante pour soutenir l'agriculture locale bio : les consommateurs partenaires calculent à l’avance leur budget pain sur l’année et versent à la coopérative 10 % du prix d’achat correspondant.
Du coup les agriculteurs ne sèment que la quantité de blé nécessaire à la commande et le pain ainsi préacheté revient donc 30 % moins cher que sur le marché classique. Précision: si la récolte est mauvaise les consommateurs s’engagent à ne pas être remboursés. .
Et comme toute la filière ( exploitations, moulin, boulangerie et consommateurs) les déplacements sont limités et les émissions de gaz liées au transport aussi.
Cette année, 400 ménages ont préacheté 8 tonnes de pain (soit 20 kilos par personne).
Source : Libération
Mais pas besoin d'aller à Milan pour découvrir de telles initiatives, simples et reproductibles : dans le monde se sont développés les Amap (association pour le soutien de l'agriculture paysanne) avec des appellations qui varient selon les pays concernés :
- Community Supported Agriculture (CSA) pour les pays anglophones,
- Agriculture soutenue par la communauté (ASC) au Québec,
- Teikeis au Japon,
- Reciproco au Portugal ...
Sinon, à Angers, nous avons une boutique originale avec les paysans d'Anjou qui s'associent au commerce équitable Terre et Terroirs dont je vous ai déjà parlé dans un billet précédent.

Et en dehors de l'alimentation, vous avez Aboneobio qui vous propose de vous accompagner à changer vos pratiques et à passer à l'abonnement bio pour les produits du quotidien, service intéressant quand Janvier s'approche avec son lot de bonnes résolutions ?
- Nous savons bien que changer ses habitudes de consommation , n'est pas facile,
- Que consommer propre et naturel en prenant soin de soi avec des produits de qualité c'est le voeux de chacun,
- Que gagner du temps et aider à la protection de l'environnement c'est encore mieux
Et n'oubliez pas Abonéobio vous aide à trouver le vrai déclic de la pratique bio !





Commentaires
Bonjour, Je suis actuellement en terminale stg option mercatique et je réalise un projet sur le pain bio. Pour mener à bien ce projet, je souhaiterais avoir des informations sur le marché des pains bio. En attendant une réponse de votre part, je vous en remercie d'avance.
Voici une exemple d'application , un article destiné à la France agricole
Toutes les fermes sont concernées par les nouvelles directives en matière d’assainissement non collectif. C’est pour beaucoup une charge financière dont on aimerait bien se passer. Je vais essayer en quelques lignes de vous donner de l’espoir.
En fait que nous propose t’on : 1- Traiter toutes les eaux, celle des toilettes mais aussi celle de la salle de bain et celle de la cuisine.
2- Rechercher la meilleure filtration
1- Traiter toutes les eaux J’ai écrit dans le Plan de masse que j’ai remis au Maire « Notre système d’épuration des eaux usées du village de Saint Martin de l’Arçon est original par l’utilisation de lombrics et de bactéries qui effectuent la digestion des matières organiques. Ce système trouve toute son efficacité quand les réseaux sont séparés. A Saint Martin de l’Arçon cette séparation n’est pas possible dans la grande majorité des maisons à l’intérieur du village et ce depuis la mise en place de la première station d’épuration, les plombiers ayant rassemblée dans un tuyau unique les eaux vannes et les eaux grises. Dans ces conditions nous avons optés pour une décantation, surtout parce que trop d’eau sur les masses végétales peuvent aboutir à un lessivage et une perte sèche d’efficacité. Donc si l’on veut introduire des lombrics dans le processus d’assainissement. il est nécessaire de rompre avec cette pratique et de séparer partout où c’est possible les eaux vannes des eaux grises
2- Rechercher la meilleure filtration La filtration est utilisé depuis des siècles .et chacun a fait l’amère expérience d’une saturation du filtre. C’est ce qui explique la décision en 2004 des responsables de la station de Combaillaux qui utilisent des lombrics. Ils étaient au courant des mes expérimentations avec une masse végétale . Ils ont remplacé en cachette dans la station les strates filtrantes par une masse de sciures. Comme ce changement n’a pas été rendu public, la situation pour l’assainissement non collectif n’a pas pu évoluer sur ce point en tout cas en France .Effectivement ailleurs à San Diègo aux USA , mais aussi à Dakar des recherches ont été mené sur le lagunage sur le pouvoir épurateur des plantes phyto sanitaires . Moi-même je ne parle plus de masse filtrantes mais de masse végétale contenant des lombrics.
Alors que faire pour éviter ces deux écueils. D’abord à l’ombre et près d’un point d’eau , des composts de végétation , de pailles auquel on ajoute des déjections animales . On mouille généreusement au départ puis régulièrement une fois par semaine . Le tas va chauffer pendant quelques jours selon le matériau plusieurs semaines. Les feuilles noircissent et vous verrez en regardant à l’intérieur du tas des lombrics. Cette masse végétale humidifiée contenant des lombrics est la base vivante de nos toilettes. Nos cubes produisent de l’humus fertilisant et si vous gardez votre chasse d’eau le rejet devient hautement fertilisante. Cet humus en situation équivalente a été analysé par le Docteur Didier Basset du laboratoire de parasitologie et mycologie du C.H.U. de Montpellier. Il conclut « il n’a pas été trouvé dans les deux échantillons d’humus, que des éléments habituels et, en particulier, il n’a pas été noté de concentrations excessives d’éléments susceptibles d’être pathogène »
Nous savons aussi utiliser de l’humus contenant des lombrics. Par exemple chez moi en pleine ville sans jardin à disposition mes toilettes ne sont pas branchées à l’égout collectif, Il suffit d’arroser avec ¼ de litre d’eau pour aider les lombrics à se reproduire. L’ammoniaque de l‘ urine est transformé par l’humus et les bactéries en nitrates . Au bout de 3 semaine je transporte la caisse sans odeur dans un jardin à 90 km . je verse sur un tas d’humus ce qui n’est pas encore mangé . Je mouille et je recharge les toilettes avec de l’humus de la fois précédente. Etonnant non .toujours le même humus . La saturation aux oubliettes. C’est la supériorité de la nature sur nos pratiques en assainissement bien coincé et j’oserais un mauvais jeu de mot bien constipé
Si vous êtes intéressés consultez sur le net merci lombrics ou écrivez moi Bernard .fontvieille 11 rue de la Tuilerie 34090 Montpellier
Cordialement