La Fédération des Entreprises du Commerce et de la Distribution, avec la participation des Présidents des principales grandes enseignes de la grande distribution, va signer la semaine prochaine une convention pour favoriser le commerce durable.
Il s'agit de valoriser les produits « éco-label », ceux issus de l'agriculture biologique, l'éco conception des emballages et leur recyclage…

En soit, on ne peut que se réjouir que les produits de consommation courante soit ciblés pour réduire l'impact environnemental et que des actions de masses soient engagées pour toucher un maximum de public.

Mais très vite d'autres questions émergent :
  • Comment ne pas penser aux réseaux de petites enseignes bio qui militent depuis des années et qui commencent juste à percevoir les fruits de leur effort, vont elles réussir à garder leur clientèle face à une offre qui n'aura pas la même force de frappe ?
  • Comment ne pas penser aux politiques sociales de ses grandes enseignes qui offrent peu de perspectives à leurs salariés et qui s'achètent une image d'entreprise engagée dans des démarches durables ?
  • Comment ne pas penser aux clients qui vont etre déstabilisés et qui risquent de ne pas comprendre les différences entre les différentes offres proposées ? L'écolabel n'est pas suffisant en matière de produits d'entretien
Pour ma part, il est de plus en plus évident qu' acheter un produit revient à se poser la question de son origine, de ses conditions de fabrication, de sa mise sur le marché, jusquà son recyclage.

Je parle de "vouloir d'achat", et donc d'achat éthique

Vous en pensez quoi ?