La notion de pêche durable dont nous avions parlé lors d'un précédent billet intitulé il est pas écolo mon poisson ? est toujours au coeur de l'actualité.

Ce 28 janvier, lors du Sommet sur les Produits de la Mer de Barcelone, en Espagne, Greenpeace a dévoilé un rapport international intitulé Une industrie mise au défi : Vers une aquaculture durable.

Des scientifiques indiquent l'urgence à prendre des mesures pour remplacer les pratiques destructrices :
  • - destruction de l’habitat,
  • - contamination des poissons sauvages par les poissons d’élevage,
  • - épuisement des réserves sauvages utilisées comme moulée,
  • - modification de la chaîne alimentaire,
  • - menaces à la sécurité alimentaire et aux droits humains…
L'aquaculture fournit aujourd'hui 43 % de tout le poisson consommé par les humains. Et surtout si le poisson nous parait de plus en plus cher dans nos assiettes, c'est sans chiffrer les impacts sociaux négatifs engendrés par ces élevages : .
  • Au Sri Lanka, 74 % des communautés côtières dans des régions d’élevage de crevettes n’ont plus d’accès direct à l’eau potable, en raison des baisses de niveau et de salinité de l’eau potable. Au Chili, les conditions de travail dans l’industrie du saumon sont terribles : décès, bas salaires malgré des heures de travail, harcèlement sexuel,
  • Au Bengladesh, 150 meurtres directement ou indirectement liés à l’aquaculture
  • Dans 11 pays où la culture de la crevette est pratiquée, les chercheurs ont noté des abus aux droits humains.

Plus étonnant : des recherches récentes en Colombie-Britannique indiquent que les infections de poux du saumon d’élevage causeront le déclin de 99 % de la population de saumon rose sauvage en seulement quatre générations…!!!

Ou encore : une ferme de saumons qui compte 200 000 poissons libère une quantité de matière fécale aussi importante que les nutriments rejetés dans les eaux usées d’une localité de 65 000 personnes. !!!

Vous ne le voyiez pas comme ça votre poisson, hein ?

Pour en savoir plus : www.greenpeace.org