A l'ère des flux tout azimuts, le transport est dans le collimateur du Grenelle de l'environnement.

Normal, puisque quelque soit le mode de transport (routier, aérien, maritime,..) l'énergie est jusqu'à présent issus des produits pétroliers.
La route est désormais engorgés de camions, de véhicules personnels souvent multipliés par 2 au sein d'une même famille, pour des trajets qui sont dû en partie à des logiques d'habitats éloignés des lieux d'activité, …

La mer a connu elle aussi une explosion du trafic. Un rapport européen, datant de 2003, indiquait que 97 % du total des émissions de dioxyde de soufre et d'azote de la mer du nord était dû aux transports maritimes effectués à proximité des cotes. Et nous l'avons compris à nos dépens avec la catastrophe de l'Erika, les bateaux utilisent des fiouls vraiment sales qui sont 2 fois plus polluants. A priori, 3 zones sur le globe seraient particulièrement touchées par la pollution du trafic maritime : le golfe du Mexique, la Méditerranée et la Mer de Chine.

Quand aux avions, ils représentent déjà 4 % des émissions mondiales de CO2 ! Alors on peut effectivement escompter que la convention, signée le 28 janvier par l'état et les parties prenantes en charge du Transport aérien, soit un acte déclencheur d'un changement de pratiques.



Qu'est il prévu concrètement ?
  • Réduire de 50% les rejets de CO2 en s'appuyant sur tout le processus, du choix technique lors de la construction à la navigation. Plus "facile" à envisager sur les nouvelles flottes. 20 % des appareils les plus anciens de Air France-KLM sont responsables de 60 % des émissions. Il faut donc arriver à doper l'économie pour permettre de maintenir un investissement annuel qui est déjà de deux milliards d'euros pour cette compagnie. Atteindre cet objectif suppose une réduction de moitié de la consommation de carburant par passager et par kilomètre et de 80 % des émissions d'oxyde d'azote.

  • Réduire aussi les nuisances avec entre autres un objectif de réduction de 50 % du bruit perçu d'ici 2012, précision qui intéresse au plus au point ceux qui vivent l'enfer à proximité des aéroports.

  • Informer les passagers sur l’impact environnemental de leur voyage, grâce à des calculateurs de CO2 et des solutions de compensations et par le biais des compagnies aériennes.

Cette convention présente une avancée mais ne suffit pas.
Le ciel français, au cœur des échanges mondiaux, est parcouru par des avions du monde entier !

Vous en pensez quoi ?