L'enjeu est de taille si on veut limiter le bio importé.

Aujourd'hui le bio séduit 10 % de clients en plus chaque année et nous avons seulement 553 000 hectares de sols en culture bio en France en 2006, contre 1.1 millions d'hectares en Italie.

Mais en 4 ans, les terres bio n'ont progressé que de 0.3 % soit environ 2 % de la surface agricole utile. On est loin de l'objectif des 6 % de surfaces bio fixé à horizon 2012 dans le cadre du plan Bio, annoncé par Michel Barnier.

Première étape du dispositif, le lancement du fond de structuration des filières de l'agriculture biologique. C'est l'Agence BIO qui pilote ce dossier et qui gère la dotation de 3 millions d'euros par an pendant 5 ans.

Ce fond a pour objectif de
  • Développer une offre de produits biologiques pour satisfaire les demandes des consommateurs exprimées dans tous les circuits de distribution ainsi que dans la restauration collective en particulier par des conversions à l'agriculture biologique, la diversification des produits et des débouchés, l'élévation durable du taux de valorisation des produits de base en bio

  • Créer des économies d’échelle et optimiser les circuits de collecte ou de transformation pour permettre une maîtrise de prix favorable au comportement d’achat des consommateurs et des collectivités ainsi qu’une juste rémunération des producteurs ;

  • Amener un développement le plus harmonieux possible de l'offre et de la demande de produits biologiques en France avec des engagements réciproques, sur plusieurs années, des opérateurs pour sécuriser à la fois les débouchés pour les producteurs et les approvisionnements pour les transformateurs et les distributeurs.

Le premier appel à projets pour le bio est donc lancé depuis le 18 mars et vous avez jusqu'au 05 mai 2008 pour postuler.

Vous trouverez toutes les informations sur le site de l'Agence Bio.

Quatre catégories d’acteurs des filières issues de l’agriculture biologique peuvent présenter des projets :
  • Les entreprises implantées en France,
  • Les organisations de producteurs reconnues,
  • Les associations à caractère interprofessionnel spécialisées dans l’agriculture biologique,
  • Les structures professionnelles fédérant des entreprises ou organisations économiques dans le cadre de projets spécifiques.
Coté clients, parmi les 37% de Français acheteurs, nous espérons trouver dans les rayons des boutiques bio davantage de produits issus de l'agriculture biologique française avec l'assurance de la proximité, la garantie de fraîcheur, de traçabilité, la réduction d'émissions de CO2 par des déplacements moindres.

Victime de son succès, le bio a des états d'âme, alors rappelons nous que tout produit est au coeur d'une chaine humaine et ce sont précisément les valeurs des hommes qui peuvent faire la valeur du produit.

Joyeuses Pâques bio à tous !