Les cosmétiques traditionnels contiennent des substances chimiques qui peuvent être nocives pour la santé notamment des femmes enceintes. Pour mieux les protéger Roselyne Bachelot a proposé d'apposer un logo sur les produits reprotoxiques c'est à dire toxiques pour la reproduction. Reste cependant à négocier avec les industriels pour imposer ce logo sur les produits cosmétiques néfastes pour la santé. Cette mesure s'insère dans une campagne globale "sur les risques potentiels liés à l'utilisation pendant la grossesse de certains produits chimiques". Elle a été annoncée lors du "colloque européen Environnement chimique, reproduction et développement de l'enfant". Aujourd'hui déjà un couple sur trois dans la trentaine consulte pour des problèmes de fertilité ! Un homme produit moitié moins de spermatozoïdes que son grand-père. Cette situation est d'autant plus préoccupante que le nombre de cancers de testicules à doublé et que les malformations génitales se sont accentuées, données à mettre en corrélation avec la hausse de la production mondiale de produits chimiques, + 80 % entre 1995 et 2020, selon OCDE.



Pour protéger notre santé, le principe de précaution doit s'appliquer. Pesticides, phtalates, parabens et autres substances chimiques sont pointés du doigt. Cachés dans les produits du quotidien, ils nous empoisonnent un peu plus chaque jour (emballages, cosmétiques, vêtements, jouets et même aliments).

Désormais ce sera bien aux industriels de démontrer que leurs produits ne sont ni nocifs, ni toxiques. Et il y a du travail ! Si la directive européenne Reach, adoptée en décembre 2006, mise en place actuellement, réglementera l'utilisation de 30.000 substances chimiques, à ce jour il existe plus de 100 000 molécules sur le marché et avec seulement 5000 testées dont 100 cancérigènes. La ministre de la Santé Roselyne Bachelota a indiqué lors de ce colloque qu'elle allait commander à l'Inserm (Institut national de la santé et de la recherche médicale) "une expertise collective sur la mutagenèse et la reprotoxicité de produits chimiques, notamment les produits classés CMR3". Les CMR sont les produits cancérogènes, mutagènes (qui risquent de provoquer des défauts génétiques) ou reprotoxiques (toxiques pour la reproduction). Ils sont classés en plusieurs niveaux selon leur dangerosité : CMR1, dont la toxicité est assurée, CMR2, où la présomption est forte, et CMR3, où les effets CMR sont "possibles" mais pour lesquels les informations sont insuffisantes. (source AFP). Mme Bachelot demandera également à l'Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé (AFSSAPS) de lancer une étude sur le risque des cosmétiques pendant la grossesse et chez le jeune enfant, "notamment les cosmétiques distribués dans les maternités".

A l'instar du logo apposé sur les bouteilles pour sensibiliser les femmes aux méfaits de l'alcool, un nouveau logo pourrait bien apparaitre sur les emballages des cosmétiques pour alerter les futures mamans de la présence de substances chimiques nocives pour elles et pouvant avoir des conséquences irréversibles sur le développement des foetus. Un logo (qui n'est pas défini) pour indiquer que ces produits ne sont pas recommandés aux femmes enceintes et aux jeunes enfants


Source Logo : Doctissimo
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