Selon l'étude de l’UFC-Que choisir publié ce mardi 27 janvier 2009, les acteurs de la grande distribution doivent s’expliquer sur les écarts majeurs entre les prix de vente des viandes et les prix d'achats agricoles. En rayon, le prix de ces viandes n'a cessé d'augmenter depuis 1990, avec 50% en 18 ans ! Pas étonnant que ces écarts pèsent sur le pouvoir d'achat des ménages quand on sait que près de 2 % du budget total de ces ménages est consacré à l'achat de viandes (boeuf, porc et volaille). C'est la grande distribution qui s'engraisse et pas les producteurs ! Sur la même période, quand le prix de vente augmente de 50 %, le prix agricole lui chute de 15 % !

Seulement 1/3 de l'augmentation serait justifié par la conjoncture, et notamment suite aux crises de la vache folle, au hausse de matières premières, à la main d’œuvre et à l’énergie, au déséquilibre des ventes entre l’avant et l’arrière de l’animal, ou encore à la taxe d’équarrissage. Reste à justifier les deux autres tiers de la hausse du prix de la viande ? Pourquoi est elle tombée dans la poche de la grande distribution et pas dans celle du producteur qui assure pourtant la valeur ajouté du produit ?

A titre d'exemple, pour un rôti vendu 8,5 euros le kilogramme au consommateur, une fois les intermédiaires payés, la marge nette du distributeur atteint 2,25 euros !



"Une attitude choquante qui relève d’un réel problème d’éthique" que dénonce aujourd’hui l’UFC Que-Choisir !

Reste la solution d'acheter directement au producteur, via l'adhésion à une AMAP ou en se rendant dans un magasin solidaire de type Terre et Terroirs. Pas d'intermédiaire et l'assurance de la qualité, de la fraicheur et d'une juste rémunération pour le producteur.

Bien sûr cette démarche requiert un changement dans ces pratiques. Devenir Locavore ou en tout cas, relocaliser ses achats : acheter des produits de saison à proximité de chez soi, mettre du local dans son panier !

C'est aussi l'idée défendue par Abonéobio dans son concept d'abonnement aux paniers de cosmétiques bio et produits écologiques pour la maison, avec plus de 80 % de la gamme achetée à proximité directe, auprès de producteurs bio ayant un vrai savoir faire et une réelle éthique !