En ville, les habitants qui veulent consommer des produits locaux ont souvent des difficultés d'approvisionnement. Les terres agricoles sont grignotées par la spéculation, les jardins potager se font rares, les déplacements compliqués...Venus des Etats Unis, les locavores sont des consommateurs qui s'engagent à ne consommer que des produits issus d'un périmètre réduit. A Nantes, on fait plus fort encore : l'agence Faltazi a créé le nouveau concept des Ekovores ! Des habitants curieux et débrouillards, structurés en communauté, construisent des dispositifs à greffer dans la ville pour faciliter les partenariats entre les agriculteurs et les consommateurs de produits bio, locaux et de saison. En tant qu'Ekovore, on produit du frais dans la ceinture verte grâce à des équipements adaptés (des modules en préfabriqués). On optimise les friches par la création de fermes d'urgence et autonomes, en louant des terres à des maraichers qui produisent directement pour les quartiers voisins. On jardine au coeur des villes en installant des jardins familiers flottants (le long des rives). On préserve les abeilles des pesticides en plaçant des ruches de ville sur pilotis au milieu des ronds points.

les ekovores encourage une économie circulaire dans les villes

On organise une distribution des produits bio frais en circuit court sur le modèle de l' Amap, avec un système de livraison hebdomadaire sur la base d'un abonnement. Grâce à des barges marchés, les Ekovores peuvent distribuer au fil de l'eau la production des maraichers, sans avoir à ranger le stand, le client déambule sur la barge.

les ekovores faltazi nantes

Dans les espaces délaissés des villes, on installe des conserveries de quartiers, elles récupèrent en fin de marché les fruits et légumes délaissés pour en faire des soupes, des confitures, des bocaux à consommer hors saison. On équipe les écoles de légumeries pour livrer le jour même de la cueillette des produits bio frais aux restaurants. On valorise les déchets biodégradables en compost en encourageant les habitants de quartier à apporter leurs déchets dans le composteur installé à proximité des habitations, la valorisation permettant d'obtenir crédit compost. On utilise les toilettes sèches publiques. Quand on a un jardin, on apprécie la dotation de 2 poules pour grignoter nos épluchures de fond d'assiettes, avec des garderies poulailler pour assurer le départ en vacances des habitants !. On place des stockeurs d'eau pluviales sur les façades à la place des gouttières descente d'eau pour offrir de l'eau gratuite. On reste interconnecté entre Ekovores via la plateforme communautaire numérique, et on échange ses bonnes pratiques de la culture de jardin potager entre mangeurs, agriculteurs, jardiniers, institutions. Bref on invente une économie locale circulaire adaptée à la vie en ville !

Vous en pensez quoi de ce ce concept des Ekovores ? Utopie ou innovant ?