sensitive-skin.jpgIl n’est pas toujours évident de trouver des soins quand on a la peau très fragile ou que l’on affronte une longue maladie. Certains fabricants de cosmétique surfent sur cette nouvelle tendance de produits d’hygiène et de soin spécialement formulé pour les peaux très fragiles, sèches, à tendance allergique (atopique) et ont donné naissance à la Dermocosmétique!

Parmi les leaders de la dermocosmétique on ne retrouvera que des marques vendues en pharmacie ou parapharmacie, des marques recommandées par des dermatologues souvent. Mais bio, rarement.

Or, quand on subit la maladie, son traitement, ou que sa peau est sujette aux inflammations, on est en droit de se poser la question de l’innocuité de ces nouveaux produits, développés dans les mêmes laboratoires qui proposent des produits encore plein d’irritants.

Qu’est ce que la dermocosmétique?

Étonnamment (ou pas), il n’existe pas de définition officielle, littéraire, de la dermocosmétique : il s’agit d’un terme inventé par les laboratoires de “dermocosmétique” eux-mêmes. La cosmétique c’est le soin, ce qui rend belle et qui fait du bien, en lui ajoutant le préfixe dermo-, on laisse imaginer que la science, la dermatologie, “a enrichi” une gamme de produits inoffensifs, prompts à soigner les problèmes de peaux. Cela évoque la “technicité”, l’efficacité médicale, le soin, le conseil... Les allergies et les problèmes cutanées touchant de plus en plus de consommateurs, les laboratoires pharmaceutiques se sont spécialisé depuis longtemps dans la production de crèmes cosmétiques. Les laboratoire Pierre Fabre (Ducray, Avena, Aderma, Klorane, etc.) s’avouent les “inventeurs de la dermo-cosmétiques”, un nouveau pilier pour soutenir leur production pharmaceutique. Comme toutes les cosmétiques, les promesses sont grandes, parfois tenues, mais à quel prix? Quand on regarde la liste des ingrédients (la fameuse liste INCI), chose qu’ont fait de nombreuses bloggeuses, on retrouve toujours des excipients ou des conservateurs pétrochimiques à côté d’ingrédients qui inspirent la confiance. 0003_20151223_Affiche_chimie.jpg

La dermocosmétique face à la maladie

Dans le cas de longue et douloureuse maladie, comme le cancer, dont les traitements ont de nombreux effets secondaires, la dermocosmétique apparaît comme une autre alternative aux produits cosmétiques conventionnels. En effet, même si les traitements contre les cancers ne ciblent que les cellules cancéreuses, dans 80% des cas, ils causent aussi des affections de la peau (ou toxidermies) comme des eczemas, de l'acné, brûlures, psoriasis, prurit et autres erythèmes... Des affections qui sont d'une part douloureuses mais aussi très inesthétiques, ce qui n'aide pas le patient à retrouver confiance en lui. Une confiance d'autant plus importante qu'un état d'esprit positif est indispensable pour surmonter la maladie. La dermocosmétique, avec son cortège d'expertises scientifiques se veut être une solution.

Sauf qu’il ne faut pas tomber dans le panneau : vendu en pharmacie et parapharmacie n’est pas un gage d’innocuité. Difficile de croire en effet qu’après avoir combattu un cancer, des personnes en rémission souhaitent utiliser des produits potentiellement allergisants ou dangereux pour la santé .

Certaines références de la gamme A-derma, conseillées pour les nourrissons notamment contiennent du cyclométhicone, une molécule à bannir selon les standards REACH. La marque Ducray, dans sa référence pour les peaux sèches Ictyane, utilise du alpha isomethyl iolinone, une molécule aromatique classée parmi les 26 composés odorants allergènes dont la déclaration est obligatoire. Chez Avene, qui prône le naturel de l’eau themale d’Avène, on retrouve du propylène glycol et du PEG-22. La marque Biafine a, elle aussi, succombé aux sirènes de la dermocosmétique et si la "liste de ingrédients" est partielle sur leur site, on retrouvera dans Cicabiafine les même cyclopentasiloxanes, et du polyacrylamide, une forme polymérisée de l'acrylamide, un neurotoxique réglementé, et qui peut se retrouver sous forme de trace dans les cosmétiques. Rien de bio et naturel!

Se chouchouter avec des produits bio.

aboneobio_finessence_huile-vegetale-amande-douce-bio.jpgLes solutions bio ne sont pour le moment pas légion, mais elles existent. Premièrement, les produits bio (comme les conventionnels) peuvent être facilement détournés. Le bioliniment est, par exemple, excellent contre les brûlures et idéal pour le démaquillage. Formulés pour les l’épiderme des bébés, ils sont souvent sans allergènes (comme le bioliniment Coslys, sans allergènes étiquetables), et donc recommandés pour les peaux atopiques ou très sèche. La peau étant recouverte d’un film hydro-lipidique (du gras), les huiles végétales sont particulièrement efficace pour hydrater, réparer les couches supérieures de l’épiderme, s’il est agressé ou même brûlé. Les huiles végétales pures et bio ont l’avantage d’être gourmandes, comme l’huile de noisette, de macadamia, d’amande douce ou de coco. Par ailleurs, les progrès fait par les laboratoires de cosmétique bio permettent désormais de proposer des produits spécifiques pour les peaux intolérantes, sujettes aux réactions allergiques ou inflammatoires.

Les laboratoires Teane, spécialisés dans les soins pour les futures et jeunes maman, viennent de mettre au point une gamme de produit pour les peaux sèches à tendance atopique. On retrouve les produits réhydratant proposés par les laboratoires conventionnels, dit de dermocosmétiques, crèmes et soins dont une huile émolliente pour la douche.

Enfin, le maquillage conventionnels ne sont pas exempts de produits pétrochimiques (ou d’huile de palme). L’exemple le plus connu, c’est le rouge à lèvres souvent formulé avec du squalène (huile de requin), du plomb, de la paraffine ou du “pétrolatum” soit de l’huile de pétrole. Là encore, il existe d’excellentes alternatives bio au maquillage. Couleur Caramel, PURE (Partageons un rêve essentiel) ou encore BoHo Green sont des marques françaises, certifiées Cosmébio qui proposent du maquillage bio, naturel et riche en pigment pour être belle et bio!

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