DSC_7605.JPGIl y a des maladies qui vous poussent vers le mieux vivre. Depuis quelques semaines, j’expérimente le régime “sans lait de vache” pour faciliter le transit de mon petit dernier. Restons positif : je sais que cela va inciter le reste de la famille à passer aux laits végétaux, se diversifier et se passer du sacro-saint lait de vache.

Mais ce n’est pas chose facile, car les protéines de lait ou le lactose, comme le gluten par ailleurs, sont souvent ajoutés à la liste des ingrédients : dans la plupart des produits lyophilisés, les biscuits, gâteaux, sauces industrielles, certains médicaments... et même certaines purées de tomates bio!!

Autant se préparer, le parcours des intolérances alimentaires est semé d’embûches!

Allergie, intolérance ou maladie génétique?

La première chose à faire est de différencier une allergie, dont la réponse immunitaire est violente, voire mortelle (choc anaphylactique, œdème de Quick) de l’intolérance, qui est en fait un défaut d’absorption d’une molécule dans le processus de digestion. Le mot intolérance n’est pas très correct d’un point de vue médical, mais a le mérite de se faire comprendre. Dans le cas du lait, on parle d’allergie aux protéines de lait de vache (APLV) alors que l’intolérance est de fait une hypolactasie, un déficit en lactase, l’enzyme nécessaire pour dégrader et assimiler le lactose (sucre du lait). La plupart des humains de cette planète perd la faculté de synthétiser la lactase au cours de leur vie, c’est d’autant plus vrai en Asie où le lait n’est pas un ingrédient traditionnel. A contrario, les européens se sont adaptés à une alimentation riche en lactose et notre corps a « supprimé » la perte de lactase.

Les maladies génétiques et auto-immunes sont encore différentes: certains individus (fait rarissime), et ce depuis leur naissance ne produisent pas de lactase; d’autres maladies au système digestif peuvent affaiblir la production de lactase pendant un temps donné. D’ailleurs, votre médecin ne vous a-t-il jamais déconseillé de boire du lait après une gastro-entérite?

Les aliments à proscrire sont donc différents en fonction des affections, et à différents degrés. Une allergie ne supporte aucun écart au régime, alors que les intolérants peuvent “tolérer” de manger du lactose. Ils auront un sentiment d’inconfort pendant la digestion, mais rien de grave par ailleurs.

Apprendre à lire les étiquettes

Lait, lait malté, babeurre, saveurs fromage, poudre de lait, crème fraîche, lactose lactosérum, yaourt … voici autant de dénomination pour désigner la présence de lactose, ou lait de vache. Sa seule indication suffit à écarter un aliment qui ne conviendrait pas à un régime APLV.

Conséquence directe : comme pour la cosmétique ou les produits d’entretien, il faut aussi lire les étiquettes, car le lait, le lactose et leurs traces peuvent se cacher dans des préparations qui semblent inoffensives… L’autre solution, plus saine, plus naturelle, mais aussi chronophage est de ré-apprendre à cuisiner soi-même, une gageure dans le monde moderne où l’on est écartelé par le “multi-tâche”. Effectivement, cela prend du temps à cuisiner mais aussi à laver, car cela fait toujours plus de vaisselle à faire !

Heureusement, il a des applis qui scannent les code-barre pour nous aider à épurer le caddy, comme Kwalito. Avant de lancer le scan des code-barre, l’application gratuite pour smartphone vous demande de renseigner un profil de consommateur, avec vos allergies, intolérances, vos préférences quant aux additifs dangereux pour la santé ou vos considérations environnementales. Un bon moyen de débusquer l’huile de palme caché dans un pot de pâte à tartiner, comme le gluten ou le lactose !

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Ne pas céder à la facilité du lait de soja

Vanté comme l’alternative ultime au lait de vache dans les années 1990, et hyper-présent dans les linéaires de nos magasins, le lait de soja fait débat. On le met en cause pour les résidus d’OGM (le soja et le maïs étant les cultures les plus génétiquement modifiées) et sa teneur en riche en phyto-oestrogènes (isoflavones). A défaut d’un message clair, il est déconseillé dans l’alimentation des femmes enceintes, nourrissons et des enfants avant 3 ans
D’autant plus si vous avez un régime végétalien et que le tofu ou le tempeh font partie intégrante de votre alimentation. Autres alternatives au lait « traditionnel », les préparations à base de lait de chèvre ou de lait sans lactose. On en trouve de plus en plus sur les étals bio et non bio. Par contre, quelles sont les conditions de vie des bêtes, malheureusement, en conventionnel, on ne peut que préjuger du pire.

La marque allemande Minus L propose de nombreux produits sans lactose (pas encore tous commercialisés en France) mais compte-tenu des fermes-usines à lait qui se trouvent en Allemagne, on peut hésiter. 16-09-07-14-40-56-653_deco.jpg

Lait végétaux et plaisir de cuisiner sain

Heureusement, la prise de conscience de la nécessité d’un régime végétalien a permis de développer des laits végétaux gourmands, sans protéines de lait de vache ou lactose, qui conviennent aussi bien aux intolérants qu’aux allergiques. Le principe d’une bonne santé, passant par une alimentation variée et équilibrée, testez plusieurs laits végétaux pour choisir ceux qui vous conviendront le mieux, et selon les usages que vous en avez.

Le lait de coco par exemple, est idéal avec le chocolat (noir évidemment) pour une crème ou un gâteau moelleux, le lait d’amande remplace le lait dans les crêpes de froment, le jus de riz donne de la consistances aux yaourts aux fruits, quant à la crème d’avoine, elle remplace une crème fraîche liquide pour vos préparations salées et est idéale pour dorer un gratin de quinoa (oui, j’ai testé avec succès sur des omni invétérés) !
La marque française Natali propose diverses préparations pour flan, bio, qui sont compatibles avec les intolérances ou les allergies de chacun : sans lait, sans gluten, et sans conservateurs douteux. Simples à réaliser, tout le monde peut profiter d'une crème dessert ... et compte-tenu de la chaleur cette été, un petit dessert frais a été bien apprécié!

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Pour remplacer le beurre dans les petits gâteaux, j’ai tenté l’huile de noisette, plus goûteuse (mais plus chère) que l’huile d’arachide, effet « nutella » garanti si vous ajoutez du chocolat noir !

DSC_7605.JPGEt parce qu’un bon régime, c’est aussi un régime où l’on se fait plaisir, cet été, j’ai déniché ce livre d’un maître de la pâtisserie, le premier à avoir réduit le sucre des préparations pâtissières traditionnelles, Philippe Conticini ! Il s’attaque désormais au gluten et au lactose dans un livre de recette qui font saliver (bien que la liste des ingrédients soit à chaque fois fastidieuse pour un néophyte). Quelques jours plus tard, je suis tombée sur cette interview de lui, que je vous conseille :

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Et vous, comment vivez-vous une intolérance alimentaire, la vôtre ou celle de vos proches? Quelles sont vos astuces?