img_4166.jpgLa consommation responsable a toujours été multiforme, mais désormais les courants se définissent plus spécifiquement, se retrouvent, se communautarisent grâce aux réseaux sociaux, et dans certains cas se radicalisent. Pourtant, ces écolos, société disparate s’il en est, est toujours mobilisée à divers degrés pour une même cause : l’écologie; celle-ci allant de l’environnement au bien-être animal en passant par la santé.

Les vegans

Avouons qu’en 2016, la cause animale a pris un tournant exceptionnel, loin des mannequins “nus plutôt qu’à poil”, en mettant également en cause les abattoirs “bio”. Pourtant les abonnés au bio le savent bien, pour consommer responsable, il faut privilégier le bio, le local et surtout réduire sa consommation de viande. Un précepte accepté, reconnu et souvent appliqué, mais évidemment, tous les consommateurs “bio” ne sont pas prêts à abandonner la viande ou certains plats à base de viande. Est-ce une raison pour avoir des discussions d’une rare violence entre deux communautés qui par leurs actions respectent la vie et la planète?

Les vegan ne se posent pas tous la question d’abandonner leur coca-cola, et peut-on vraiment mesurer la “meilleure” éthique entre un pull d’origine animale, en laine bio, et un pull en coton traité aux pesticides et teint de manière chimique, entre exploitation animale et conditions environnementales (et humaines) déplorables.

Chez abonéobio, il y a des végans, des flexitariens, des omnivores, et peu importe le régime de chacun, tout le monde est attaché au bio et aux produits labellisés One Voice. C’est la garantie de formules respectueuses, non testées sur les animaux. D’ailleurs, on vous en reparle bientôt!

Locavore ou bioaddict ?

La question est aussi épineuse que celle de la poule et de l’œuf ! Le mieux est évidemment de ne pas avoir à choisir : consommer bio et local, c’est idéal © ! Pourtant ce n’est pas toujours évident, alors oui le bio, avec le label bio européen, limite certes l’utilisation de pesticides mais l’empreinte écologique grimpe avec le transport. A l’inverse, le local promet généralement des récoltes de saison et agit positivement sur le tissu économique local. Certaines magasins bio ont une politique pour développer un approvisionnement local, mais ne peuvent se suffire d’un 100% local. Des plateformes Internet, des annuaires répertorient les points de vente « locaux », souvent des AMAP et de la vente directe. biosceptique_2.GIF

Il existe même une marque, Bio Cohérence, qui distingue depuis 2009 une filière bio et locale, portée à la fois par des producteurs, des transformateurs et même des magasins tout entier ! Certains sites font même le choix de du bio hyperlocal : en ne proposant que des produits récoltés ou transformés autour d’une ville.
logos_biocoherence_eu_-_Copie.jpg A Grenoble, oclico est un magasin alimentaire bio, et/ou local en ligne, a choisi de ne travailler qu’avec des producteurs basés dans un rayon de 100km, soit une trentaine en janvier 2016. Les bienfaits sont donc différents, alors à défaut de choisir entre le 100% local ou 100% bio, peut-être peut-on s’en tenir à la saisonnalité d’une part pour des produits au moins respectueux des saisons, et panacher les achats entre le bio et le local en fonction de ses envies. Et repenser à l’exemple de la fraise en hiver… même bio, elle arrive de très, très loin! …

Tous (presque) zéro déchet.

Nouvelle tribu de l’écolo-sphère, les “Zero Déchets” militent pour une poubelle quasi inexistante : sus aux emballages! On achète en vrac les fruits, les légumes, la viande, l’épicerie, les produits d’entretien la cosmétique, ou on n’achète pas!
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Bien plus engagé que la seule approche alimentaire, devenir « Zero Déchet » s’accompagne de pleins de petits trucs pour réduire globalement le volume des déchets : refuser le superflu, réparer, composter, adopter des poules ou acheter d’occasion, font partie des nouveaux comportements à adopter quand on est un zéro déchet! Evidemment, c’est séduisant, mais culpabilisant quand les apôtres du zéro déchet se vantent de leur production de déchets : 2 mois qui tiennent dans un pot de confiture !

Cependant, tous les magasins bio ne permettent pas de faire une pesée avec ses propres contenants, on ne trouve pas toujours en vrac les produits (bio) que l’on vient chercher. Sur aboneobio, nous proposons des produits Coslys et Etamine du Lys en bidons de 5L, des éco-recharges, des produits concentrés pour limiter la production de déchets et convenir aux “Zéro Déchet ». La boutique abonéobio vient de s’enrichir des produits Tendance d’Emma ou Lamazuna, comme le déodorant solide et l’oriculi.

Bref, à moins d’avoir le temps et des commerces de proximité qui sont idéalement achalandés de produits bio, locaux et vendus en vrac, être écolo-végan-bio-local-zero déchet est un défi que peu, sauf les meilleurs d’entre nous, peuvent se permettre.
Et si la solution n’était pas d’être un petit peu de tout?

Et si la solution c’était d’en revenir au colibri, celui qui fait sa part, un petit peu mieux, un petit peu plus chaque jour?

Bref, cette année, on arrête de se prendre la tête (et ça rime avec 2017!) et on accepte de ne pas forcément faire “parfaitement” les choses, car on les fait déjà du mieux que l’on peut… Abonéobio vous promet d’être là pour partager des solutions, des idées, des bonnes nouvelles, des produits écolo et bio pour alléger sa consommation, sans bouder son plaisir!