Que ce soit à la ville ou à la campagne, la nature s’invite partout. Pissenlit au creux d’une fissure de trottoir ou cerfeuil des bois dans un champ, toutes les plantes ont une utilité. Les « sauvages » comme on les appelle font même des émules.

Nul besoin de s’isoler pour contempler la nature, il suffit de bien ouvrir les yeux. Chaque citoyen est même invité à les regarder de près, et à participer à l’observatoire « Sauvages de ma rue ». Ce programme de science citoyenne, animé par l’association Tela Botanica et le laboratoire CESCO a pour objectif de dresser le panel de la biodiversité des villes françaises, en particulier dans les rues où peu de données sont connues. pissenlit-sauvage-rue.jpg

Pied d’arbre, fissure dans le béton… Ces « brèches urbaines » permettent aux plantes de se développer. Chaque citoyen peut ainsi, à son niveau, participer à l’observatoire, que ce soit via l’application Sauvages de ma rue ou sur le site internet. Il suffit ensuite de préparer sa sortie, de choisir le trottoir que l’on va étudier, d’observer et d’identifier les plantes et d’envoyer les données récoltées ! Ces dernières serviront à enrichir la base de données du Muséum national d’histoire naturelle et de l’association Tela Botanica.

Jusqu’au 30 juin, Comptoir des lys et le CPIE Côte Provençale organisent un concours photo sur la biodiversité en ville. Pour participer, rien de plus simple : il suffit de prendre en photo les sauvages de vos rues. Un moyen ludique pour s’initier à la botanique, mais aussi pour tenter de remporter un lot de produits Etamine du lys et Coslys d’une valeur de 100 euros.

Des sauvages bons à manger

Parfois, les sauvages révèlent de bien jolies surprises… En dehors des villes, se pencher suffit parfois à trouver à manger ! Sauvages du Poitou organise régulièrement des cueillettes, comme le 6 mai dernier en association avec What’s for dinner. cueillette_sauvage.png

Une sortie riche en découverte botanique et rencontre humaine à laquelle Aboneobio a participé. En associant les connaissances botaniques de Norbert de Sauvages de Poitou et le plaisir de savoir cuisiner les récoltes de sauvages et autres fleurs avec Amandine Geers, se sont de belles expériences natures à déployer partout en France.

Voici quelques outils pour vous guider durant vos promenades sauvages :

Il faut être prudent et ne prendre aucun risque d’intoxication. Pour faire de bonnes récoltes, voici un guide qui vous sera utile.

couverture_cuisiner_les_sauvages.jpgEt pour savoir les cuisiner, nous vous recommandons un très beau livre, avec les recettes d’Amandine Geers et illustré par Olivier Degorge.

Et vous, avez vous déjà organisé ou participé à ce genre de sortie? Connaissez vous de bonnes recettes de sauvages?