Abonéobio : Le blog du bio

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Samedi 31 janvier 2015

Une autre ecole est elle possible

nuage.jpgAlors que la ministre de l’Education Nationale a dévoilé le mois dernier son plan avec la suppression des notes et la redynamisation des Zones d’Education Prioritaire, galamment renommée “Réseaux d’Education Prioritaire”, les constats sur l’école sont accablants : baisse de niveaux, programmes dévalorisés, fatigue des enfants, professorat humilié, ascenseur social en panne… L’école républicaine répond-elle encore aux attentes de notre société? Les savoirs et les valeurs qu’elle transmet sont-ils toujours ce que nous souhaitons pour nos enfants? Que vaut encore le saint-graal de l’éducation, le baccalauréat, quand les tweets post-résultats révèlent un niveau affligeant en français?

Face à un système scolaire sclérosé par sa technocratie et la diplomatie ministérielle qui tire le niveau global vers le bas, de plus en plus de famille font le choix d’une autre école.

En France, plus que l’école, c’est l’instruction qui est obligatoire. Si les établissements privés ont longtemps été la seule alternative à l’école publique, il existe désormais d’autres systèmes qui se démocratisent, comme l’école à la maison avec un suivi de cours par correspondance ou bien des écoles privées “hors contrat”, à la pédagogie réellement différente, qui offrent une autre dimension à l’apprentissage que la scolarité.

L’instruction parentale, ou école à la maison

COUV-Instruction-en-famille.jpgSouvent choisie pour des raisons pratiques (incapacité de se rendre dans un établissement pour cause de handicap, d’itinérance ou d’éloignement) plus qu’idéologiques, l’école à la maison reste marginale en France. Cependant, pour peu que l’un des parents ne travaille pas et qu’il ou elle a un niveau scolaire lui permettant d’expliquer et de transmettre ses connaissances, l’école à la maison reste une solution qui permet d’harmoniser les contenus enseignés avec un rythme adapté à l’enfant. D'après le ministère de l'Education Nationale, l’école à la maison ne concerne que 0,22% des jeunes âgés de 3 à 16 ans, et 75% d’entre eux étaient inscrits au CNED (Centre Nationale d’Etude à Distance), soit seulement 3.297 élèves instruits à domicile sans inscription déclarée à un organisme d'enseignement. Néanmoins, pour lutter contre les soit-disant communautarismes, ou “l’instruction sauvage" il existe déjà une loi qui limite l'instruction à domicile aux enfants d'une même famille.

Les établissements scolaires indépendants

coursmoliere-math.jpgSi l’école a encore de beaux jours devant elle, c’est, il faut l’avouer, parce qu’elle est “gratuite” et que la collectivité a toujours été attrayante pour les parents. Il suffit de voir à quel point les familles françaises (NDLR: et moi la première!) se disputent une place en crèche, alors que les enfants ne jouent pas encore ensemble mais l’un à côté de l’autre. De plus, tout le monde n’a pas la fibre pédagogique ou le temps de s’occuper de l’instruction de ses enfants. On connaissait les écoles privées sous contrat avec l’état, mais de plus en plus d’établissements scolaires privés indépendants ou “hors contrat” avec l’état voient le jour. Selon la Fondation pour l’école, 50 000 élèves sont actuellement scolarisés dans 600 établissements privés hors contrat. A la rentrée 2013, 37 nouvelles écoles hors contrat ont ouvert leurs portes, contre 19 en 2010. Ces établissements définissent eux-mêmes la pédagogie et le projet éducatif.

coursmoliere1.jpegBasé près de Toulouse, le Cour Molière rappelle que les établissements privés sont soumis à un régime d’inspection. Chaque établissement conserve son caractère propre par la définition qu’il donne de la vie scolaire dans son règlement intérieur mais sont toujours soumis au contrôle de l’État. Ils peuvent être liés à l’État par un contrat (« sous contrat ») ou non ( « hors contrat ») Paradoxalement, l’indépendance financière de ces établissements implique qu’ils sont d’autant plus exigeants et fonctionnent selon une culture du résultat, bien plus que dans les établissements publics. En effet, leur survie dépend intégralement de la satisfaction des familles, plus que des élèves eux-mêmes, et des résultats finaux aux examens, qui sont le nerf de la guerre “scolaire” dans la plupart des cas.

L'éducation bienveillante et le "système scolaire"

ferme-enfant.jpgCela dit, il existe de véritables alternatives au système scolaire normatif, notamment parmi les adeptes d’une pédagogie douce, qui replace l’enfant dans un système de découverte individuelle, avec un travail sur la responsabilisation plutôt que la punition. La Ferme des Enfants créée en 1999 par Sophie Rabhi, fille de Pierre Rabhi, fait en cela office de précurseur. Inspirée par la pédagogie Montessori, qui prône le respect de l’enfant pour qu’il développe le respect des autres, Sophie Rabhi évoque dans un beau témoignage son parcours avec cette école alternative point de départ d’un éco-village, les heurts rencontrés mais aussi le succès, qu’elle constate quotidiennement avec ses enfants devenus grands. Le projet de Sophie Rabhi accueille désormais une cinquantaine d’enfants en cycle primaire et 20 adolescents au collège. Les parents qui font le choix d’une telle scolarisation, en se rapprochant de l’école ont également permis de créer un éco-hameau, le Hameau des Buis, d’une vingtaine d’habitations.

Cependant, la recherche d’un système d’éducation bienveillant, avec plus de liberté laissée à l’enfant, n’est pas nouvelle. En Europe, on peut citer les exemples de la Summerhill School en Angleterre, fondée en 1921 avec une pédagogie anti-autoritaire. Elle est moins écologiste que libertaire, mais défend un point de vue passionnant à beaucoup d’égard. Et, en Allemagne, pendant la République de Weimar (entre deux guerres), 4 établissements de type communautaire (libertaire) ont également été instaurés pour accueillir plus de 25.000 élèves à Hambourg.

http://www.dailymotion.com/video/xc3pwx_les-enfants-de-summerhill-1-film-do_lifestyle

Connaissez- vous des personnes dans votre entourages ayant fait ce choix? En tant que parents êtes vous tentés par une autre approche de l’apprentissage “scolaire”?

La restauration scolaire : le bon élève de la Bio

Cantine_bio__c__agence_bio_4.pngUne étude de l’Agence bio rapportait en juillet dernier que 59% des restaurants collectifs (cantines scolaires, restaurants d’entreprises…) servent des produits bio. Mais cette proportion s’élève à 79 % selon les auto-déclarations des établissements scolaires. L’introduction des produits biologiques dans la restauration collective constitue l’un des axes d’actions du plan "Ambition Bio 2017" visant à favoriser le développement de l’agriculture biologique. Ce sont les cantines du secteur public qui plébiscitent en majorité la bio (70%) devant le privé (44%), et l’étude montre que les produits bio sont davantage introduits au sein des grosses et moyennes structures (72 % de celles de plus de 500 repas par jour en proposent), et, fait notable, dans celles ayant les budgets alimentaires les moins élevés (66 %).

Fraicheur, qualité et origine : le trio gagnant de la bio

En moyenne, chaque établissement introduit environ 5 familles de produits bio différentes, mais ce sont les produits frais qui tirent leur épingle du jeu, notamment : les fruits frais (85%) , dont les pommes à 81 %, les produits laitiers (78 %) et les légumes frais (75 %) avec une forte part de carottes (68 %), crudités (47 %), tomates (46 %) et salades (41 %).

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La saisonnalité demeure le premier critère de choix d’un fournisseur de produits bio pour 86 % des établissements; par ailleurs, les établissements déclarent à 83 % acheter des produits bio d’origine française, et ils sont 79 % à privilégier les produits régionaux. En effet, le choix du bio de proximité permet à la fois de réduire les coûts liés aux transports, d'assurer aux producteurs un revenu régulier et souvent de recréer du lien entre les enfants et le monde agricole. La France reste un pays attaché à ses valeurs « terriennes ». Combien de fois avons-nous entendu nos parents vanter le bonheur des vacances à la campagne dans une ferme familiale, et la nostalgie de voir nos enfants être élevé dans un environnement de béton sans connaître la provenance de ce que nous mangeons? Par ailleurs, le choix du bio dans les cantines peut également inciter les producteurs à commencer leur conversion vers des produits bio, avec des garanties de volumes d’achat notamment. Au-delà de l’aspect environnemental, introduire du bio en cantine peut lutter contre la « fracture sociale » , notamment en offrant à des familles un accès à des produits et des goûts qu’ils ne connaissaient pas.

Ces collectivités qui font le choix du bio

Cantine_bio__c__agence_bio_1.pngDe plus en plus de communes, départements et de régions ont décidé d’introduire des produits bio dans la restauration scolaire ou d’élargir la gamme proposée aux élèves. Ces initiatives témoignent d’une volonté de s’engager dans la voie du développement durable, en donnant une place croissante aux aliments produits ou transformés dans le respect de l’environnement. Les méthodes varient d’une cantine à l’autre, selon le mode gestion, le cuisinier ou l’implication des services. Certains choisissent d’organiser des repas 100% bio, d’autres d’introduire progressivement un ingrédient bio puis d’en augmenter le nombre et la fréquence. La démarche est très souvent accompagnée d’actions pédagogiques pour sensibiliser les enfants aux questions d’environnement, de bien‐être animal et de biodiversité ainsi qu’à l’importance d’une alimentation équilibrée comprenant en particulier des produits frais, de saison et de proximité dans la mesure du possible. Souvent l’introduction des produits bio dans la restauration collective amène une réflexion globale sur la manière d’assurer les approvisionnements, de préparer et de structurer les repas, sur l’environnement et le développement durable de l’établissement.

La bio en restauration collective, à chacun sa formule !

Cantine_bio__c__agence_bio_2.png Dans chaque région de France, en moyenne une cinquantaine de lycées et collèges ont introduit des produits biologiques dans la restauration collective de leurs établissements. Pour les lycées, des initiatives fortes ont vu le jour. Elles ont été formalisées par des chartes dans quelques régions, en particulier : en Alsace où les démarches sont engagées depuis longtemps, cette impulsion a été donnée dès 2008 et la part des composantes bio du repas s’élève de 20 à 44% ; en Bretagne depuis 2009, des lycées sont accompagnés en partenariat avec la Fédération régionale des agriculteurs biologiques dans le cadre de la Charte « Au menu demain ». Il en est de même en Ile de France

Deux départements sont en pointe pour la bio en restauration collective : - dans le Gard, la démarche a été engagée dès 1994 : 17 collèges proposent jusqu’à 28,5%de bio dans leur restauration ; - dans la Drôme : l’Opération « Manger mieux, manger bio » a démarré en 2005. Au final, les 36 collèges (18 500 élèves, 1,7 million de repas par an) ont introduit des produits biologiques : les composantes des repas sont bio à plus de 25%.

100% bio à la cantine, c’est possible :

Pour preuve que le bio en restauration collective à le vent en poupe, Ecocert a lancé un label « En cuisine ». Ce label aide les professionnels à développer une restauration plus « bio, saine, locale et durable », grâce à un questionnaire d'auto-évaluation, des fiches pratiques et un annuaire de professionnels pour les guider dans leur démarche.

Néanmoins, dans certaines communes, de taille moyenne ou vraiment petite, il a été fait le choix de repas 100% bio : - A Mouans‐Sartoux – 10 300 habitants – ainsi qu’au Rouret – 3 900 habitants – dans les Alpes‐Maritimes (Provence‐Alpes‐Côte d’Azur), la bio est introduite respectivement depuis 1999 et 2000. Elle y représente 100% de la valeur des achats pour la restauration collective. - Au 1er janvier 2014, l’objectif 100% bio a été atteint pour les écoles de Saint‐Etienne (3 500 repas par jour). 41% des approvisionnements sont assurés en circuit court. Les personnes âgées inscrites au portage des repas à domicile et les enfants des 24 crèches communales bénéficient de repas à 70% bio (cf. une Minute Bio).

Et pour les communes de plus grande envergure, la bio s’est installée dans des proportions significatives, avec l’objectif d’aller toujours plus loin : • 30% ou plus à Marseille (69 000 repas parjour) calculé en nombre de composantes bio des repas, Toulouse (29 000 repas par jour), Lyon (21 000 repas par jour), Brest (6 000 repas par jour) et Lorient (4 200 repas par jour) • de l’ordre de 20% de produits bio sont introduits à Paris (22% dans les écoles, 37% dans les crèches).

Un surcoût de plus en plus maîtrisé Pour 80% des établissements, les produits bio génèrent un surcoût de 19 % en moyenne (une baisse significative depuis 2011 où il était de 26 %!), celui étant “lissé” pour 67% d’entre eux sur l’ensemble des repas. Pour continuer de proposer des produits bio sans grever le budget des ces structures collectives, 7 établissements sur 10 ont cherché à réduire les frais liés au bio notamment : • en limitant le gaspillage (88 %), • en travaillant sur l’éducation alimentaire (66 %), • en mettant en concurrence les fournisseurs (66 %), • en remplaçant certains produits par d’autres moins coûteux (65 %), • en passant des partenariats au niveau local (63 %), • en groupant les achats (62 %).

Des actions de sensibilisations ludiques pour accompagner le développement de la bio L’introduction des produits bio dans les restaurants scolaires et la sensibilisation des enfants sur l’agriculture biologique s’amplifie à mesure que des exemples démontrent de la réussite des processus. De nombreuses démarches sont engagées par un ensemble de partenaires, et les initiatives proposées par l’Agence BIO visent à compléter les actions existantes.

Cantine_bio__c__agence_bio__petits_reporters.png> Le projet “Les Petits Reporters de la Bio”, 3ème édition

Face au succès des deux précédentes éditions, l’Agence BIO envisage de lancer une troisième édition de ce concours. Ouvert aux classes du CE1 au CM2 et aux groupes d’élèves constitués dans lecadre des activités périscolaires, il consiste à créer un journal de 4 pages sur le thème de l’agriculture biologique. Cette initiative est une occasion de rassembler les enfants autour d’un projet pédagogique motivant centré sur l’agriculture, l’élevage et l’alimentation.

Par ailleurs, l'Agence BIO propose ses supports pédagogiques aux professeurs des écoles, conçus en lien avec les programmes de Sciences et d’Éducation au Développement Durable : ‐ Un kit pédagogique de sensibilisation pour les enseignants ‐ Des dépliants ludo‐pédagogiques pour les enfants.

Les établissements qui font le choix du bio à la cantine essayent également de l'inscrire dans une démarche globale de sélection de produits plus sains. Le programme Eco-Ecole, dont l'alimentation est une des composantes e permet d'élargir à tous les thèmes du développement durable : les solidarités, la biodiversité, l'eau, l'énergie et les déchets. Le programme Eco-Ecole permet également d'impliquer partenaire et prestataire de la vie à l'école, en choisissant par exemple des produits plus respectueux de l'environnement... Les sociétés de ménages (professionnels et à domicile) proposent désormais des alternatives bio, et les crèches sont de plus en plus sensibles à la qualité et la non toxicité des produits utilisés. Il existe plusieurs sites web marchand destinés aux professionnels de la petite enfance qui proposent des produits dont: http://macape.org/  . Bientôt dans toutes les écoles ?

Le cartable sain et durable pour la rentrée

Faire attention au contenu de son cartable peut influer sur santé. A l'école les enfants respirent des substances chimiques. Les classes et tout le matériel nécessaire aux activités, contiennent des polluants qui peuvent induire des problèmes de santé (irriter les yeux ou la peau, donner mal à la tête, créer des complications respiratoires...) ou des troubles du comportement (hyperactivité, somnolence ou encore manque d'attention). En Gironde, le Conseil Général a lancé une expérimentation avec l'Ademe sur le cartable sain dans trois groupes scolaires de mars 2010 à mai 2011, avec à l'arrivée l'élaboration d'un guide d'achat pour aider les familles dans leur choix de fournitures scolaires et un autre guide pour accompagner les acheteurs publics (écoles et structures liées à l'enfance ou à la jeunesse) à mieux acheter, sain et durable. Dans son cartable 2011, on s'efforcera donc de mettre dans la trousse des crayons en bois (non vernis), des feutres à l'eau (lavables, sans fantaisie telle que paillettes ou effet brillant, et non parfumés), des stylos en matière recyclée et de préférence rechargeables, une gomme en caoutchouc non teintée et sans PVC, une colle à l'eau ou végétale (sans solvant), des correcteurs secs (car les correcteurs liquides contiennent des solvants). Pour le petit matériel (règle, taille crayon, compas, ...) à la place du plastique on optera pour les matières durables (bois et métal) et pour les cahiers, choisir des cahiers brochés ou à spirales plutôt que collés.

cartable sain et durable

Dans ce guide d'achat à destination des familles on retrouve des conseils pour mieux choisir ses fournitures scolaires, parmi les cartables, trousses, articles de papeterie (chemise, intercalaire, protège document, ...), les outils pour écrire (stylos plume, à billes, feutres, marqueurs, ...), les colles (en tubes, liquide, ...), le petit matériel, les gommes, les calculatrices,...

Et pour le cartable de rentrée de mon enfant, quel modèle choisir ?

  • Choisir un cartable résistant dans le temps (opter pour la qualité et le confort).
  • Regarder si les bretelles sont réglables pour l'ajuster à la taille de l'enfant qui va forcement évoluer.
  • Ne pas craquer pour un modèle trop fantaisie dont on se lasse vite.
  • S'adapter au contenu qui sera dedans (lourd ou pas ?).
  • Privilégier la fabrication à partir de matériaux recyclés,des matières renouvelables (fibres végétales OKO TEX) et des colorations avec des pigments naturels
  • Si le cartable est en cuir, choisir un tannage végétal
  • Pour les trousses, éviter les plastiques (PVC) qui contiennent des phtalates suivants DINP, DEHP, DBP, DIDP, DNOP et BBP (Cf. décision CE interdisant la mise sur le marché de jouets et d'articles de puériculture destinés à être mise en bouche par des enfants de moins de trois ans, fabriqués en PVC souple). Cf mon article sur Le Nutella contient du DEHP le phtalate le plus dangereux !


Le cycle de vie des achats liés à l'école :



Consulter en ligne le guide d'achat des fournitures scolaires du Conseil Général de Gironde

Et avec la rentrée, c'est le retour des poux !!! Ne craquer pas pour des traitements bourrés de substances chimiques qui irritent le cuir chevelu et ne donnent pas de meilleurs résultats (constat effectué en tant que maman !). Essayer les traitements bio anti -poux ça marche ! Retrouvez dans la boutique d'aboneobio la lotion naturelle anti poux Capipoux de Melvita

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