Abonéobio : Le blog du bio

Aller au contenu | Aller au menu | Aller à la recherche

Dimanche 25 septembre 2016

Mot-clé - If You Care

Fil des billets - Fil des commentaires

Notre recette de Bredele bio pour Noël

Les Bredeles, ou sablés de Noël en Alsace, sont des petits gâteaux traditionnels pour cette fin d'année. Comme beaucoup de recette "ancienne", il existe de nombreuses variantes, adaptées au fil des générations et des goûts. Cependant j'ai demandé à mon amie Messine sa recette, ayant déjà testé (et approuvé) ses gâteaux!

Lire la suite...

Perturbateurs endocriniens, un constat accablant

perturbateur_endocrinien_livre_jobert_veillerette-189x300.jpgL’association Générations Futures alertait récemment sur le coût pour la société des perturbateurs endocriniens. Elle dévoilait jeudi dernier sa quatrième étude EXPPERT (EXPosition aux PERTurbateurs endocriniens) : une enquête sur la présence de perturbateurs endocriniens retrouvé dans les cheveux d’une trentaine de femme vivant en région parisienne et en âge de procréer (entre 18 et 34 ans).

  • En moyenne, plus de 21 perturbateurs endocriniens ont été retrouvés par femme, dont plus de 19 pesticides par femme;
  • Le nombre de résidus maximum par échantillon de cheveux est de 32 et le plus bas de 12;
  • La quantité moyenne de résidus de perturbateurs endocriniens trouvée par échantillon est de 109.39 picogramme/mg
  • La quantité maximale de résidus de perturbateurs endocriniens trouvée dans un échantillon est de 387.27 pg/mg (contre 24.14 pg/mg pour la plus faible) soit un rapport de 1 à 16 entre la moins contaminée et la plus contaminée!

Pourquoi les perturbateurs endocriniens sont toxiques et dangereux

Les perturbateurs endocriniens sont des molécules chimiques qui agissent sur l'équilibre hormonal des espèces vivantes. Oui, même les plantes c’est d’ailleurs pour cela que les biocides et les pesticides sont des perturbateurs endocriniens parmi les plus redoutables. La nature étant bien faite, pour chaque hormone, il existe des récepteurs spécifiques capables de décoder les messages qu’elles véhiculent (comme réduire la glycémie, augmenter la pression artérielle etc.) Or les PE (Perturbateurs Endocriniens) fonctionnent comme des “leurres hormonaux”, et se fixent sur les récepteurs sans transmettre l’information nécessaire au bon fonctionnement du corps. Ainsi les PE influent sur la croissance (nanisme), le comportement et l'humeur (autisme), le métabolisme (diabète, obésité), le sommeil, la circulation sanguine, la fonction sexuelle et reproductrice (infertilité).

Ces molécules agissent à très faibles doses, comme les hormones elles-mêmes, et peuvent se transmettre d’une génération à l’autre. Par ailleurs, la bonne fonction des hormones permet le développement naturel et sain du foetus, c’est pourquoi il est d’autant plus dangereux d’exposer des femmes enceintes ou en âge de procréer.

La partie émergée de l’iceberg

Des résultats vertigineux tant pour notre santé et que celle de nos enfants. On voit bien la nécessité impérieuse d’alerter et d’informer sur la dangerosité des perturbateurs endocriniens mais aussi sur leur perversité. Ils provoquent des maladies dites “chroniques”, dérèglent le métabolisme, favorisent l’infertilité, le développement de certains cancers ou les troubles neurologiques comme l’autisme. Il faut se rendre compte qu’en 1960, l’autisme ne concernant qu’une naissance sur 2 000, pour actuellement 1 enfant sur 150 en France… Aux Etats-Unis, où la réglementation est inexistante, c’est un enfant sur 68 qui est autiste! Et c’est d’ailleurs le seul pays “occidental” développé où l’espérance de vie ne croît plus depuis 2010 déjà, avec pour première cause de mortalité l’obésité et le diabète.

Dans l’étude de Générations Futures, “seules” 64 substances ont été recherchées, excluant des polluants comme le bisphénol A ou les phtalates, pourtant reconnus pour leur nocivité sur le système endocrinien, pour des raisons économiques compréhensives.

Des témoignages qui font froid dans le dos

hormones__1_.jpgLa mauvaise nouvelle qui conclue cette étude est que Marine Jobert, co-auteur du livre “Perturbateurs Endocriniens, la menace invisible” et cobaye volontaire, enceinte lors de l’enquête avoue “je suis la personne qui présentait le plus de perturbateurs endocriniens, 32 au total, alors que je pensais faire attention. Hormis les repas à l’extérieur, je cuisine moi-même, en bio, même si ça n’a pas toujours été le cas; j’utilise peu de cosmétiques et des simples comme de l’argile du savon de Marseille, ainsi que des produits Ecocert… Le seul événement qui peut expliquer en partie ces résultats est l’achat d’un canapé neuf”. Elle explique alors avoir pris des précautions et s’être renseignée sur l’utilisation de retardateur de flamme, en vain, puisque pour des raisons de sécurité (non pas de santé), il est obligatoire de traiter contre le feu l’équipement de la maison.

Ainsi, nous sommes tous “porteurs plus ou moins sains” de perturbateurs endocriniens. L’information qui m’a le plus marqué est la longévité des PE dans le corps humain. Des polluants comme le lindane, hexachlorobenzènze, le trifluraline ou les parathions (métabolites de parathion éthyl et méthyl), pourtant interdits en France et en Europe entre 2001 et 2007 ont été retrouvés dans tous les échantillons! François Veillerrette, porte-parole de Générations Futures, explique que “les substances lipophiles, dont certains PE retrouvés dans les échantillons, peuvent être stockées dans les graissent du corps puis relarguées à l’occasion d’un régime ou d’une perte de poids.”

Que faire contre les perturbateurs endocriniens?

Les résultats de cette étude nous prouvent pour le moment qu’il est utopique, pour notre génération et la future, de redevenir “vierge” en termes de perturbateurs endocriniens. Cependant, il est nécessaire d’informer et de réglementer leur usage. Actuellement, c’est au niveau européen que ces décisions se prennent et ne sont pas toujours suivi d’effets, comme c’est le cas du bisphénol A. Celui-ci devait être banni de la composition des emballages plastiques ou contenant alimentaires depuis janvier 2015, mais dans les faits peu d’industriels respectent cette interdiction. Pour Marine Jobert “il faut réapprendre la simplicité et utiliser des matériaux tels que du verre, du bois, de l’inox ou des savons pour laver.” Faut-il également rappeler que manger bio permet d’éviter un grand nombre de perturbateurs endocriniens, que sont les pesticides ou les biocides. Pour découvrir les cultures sans pesticides, vous pouvez participer à la semaine sans pesticides (SPAP) du 20 au 30 mars, partout en France! PE02.jpg

Comme nous le rappelions dans un précédent article consacré aux perturbateurs endocriniens, abonéobio.com rappelle que nous avons toujours fait le choix de proposer des produits respectueux de la santé comme de l’environnement. Ainsi, la société Comptoir des Lys (Coslys, Etamine du Lys) a demandé à tous ses fournisseurs d'emballages plastiques, des certificats attestant de la non-présence de perturbateurs endocriniens dans leurs flacons. Et pour la cuisine abonéobio.com conseille la gamme If You Care qui propose du papier cuisson non blanchi au chlore (un biocide) et sans BpA! Jusqu’au 20 mars c’est le moment de tenter votre chance pour gagner un sac en coton bio contenant toute la gamme If You Care, sur la page facebook d’aboneobio, onglet “jeu”. jeu-ifUcare.jpg

Annonces Abonéobio


Retrouvez Abonéobio
sur Google+