nanoparticule-solaire-danger_melanome.jpgLe soleil est enfin de retour! Les bienfaits qu’il procure ne doivent pas faire oublier les précautions à prendre face aux premiers rayons printaniers. Chapeaux, lunettes, une gourde d’eau : hydratation et protection! Nous avons été parmi les premiers à avoir parlé des nanoparticules utilisées en cosmétique, nous souhaitions faire le point sur l’utilisation de ces ingrédients chimiques de plus en plus prisés par les industries. Une étude américaine du MIT et de Harvard Public School for Health publiée en 2014 a mis en évidence la toxicité de la plupart des nanoparticules les plus courantes.

Quels sont les dangers ?

Pour les industriels, les nanoparticules permettent d’obtenir des textures, des saveurs ou des couleurs intéressantes. Cependant, leur taille - bien inférieure à celle d’une cellule du corps humain - est mise en cause, car elle permet aux nanoparticules de pénétrer dans le corps via l’épiderme quand il s’agit de crème, ou de provoquer des lésions de l’intestin quand il s’agit de nanoparticules présentes dans nos aliments. Une fois dans les cellules, les nanoparticules peuvent causer de grave modification de l’ADN, et provoquer des mutations et des tumeurs cancéreuses.

nanoparticule-danger-creme-solaire.pngJusqu’ici les études sur les nanoparticules se contentaient de rechercher les effets à court terme, et non de prouver - ou non- leur toxicité. Les chercheurs américains ont choisi de se focaliser sur les 5 nanoparticules les plus utilisées : l'argent, l'oxyde de zinc, l'oxyde de fer, l'oxyde de cérium et le dioxyde de silicium, et d’analyser leur effet sur un type de cellules sanguines humaines (lymphoblastoïde) en plus de cellules ovariennes de hamster.

Les chercheurs ont déterminé que parmi les 5 molécules étudiées, 3 (dioxyde de silicium, l'oxyde de fer et l'oxyde de cérium) ont une faible action sur l’ADN des cellules.

Les crèmes solaires, remède controversé contre les UV

nanoparticules-creme-solaire-aboneobio.jpgA l’inverse, les résultats de l’étude ont montrés que l’argent, sous sa forme nanoparticulaire, et l’oxyde de zinc, couramment utilisé dans les crèmes solaires sont les deux molécules qui affectent le plus fortement l’ADN . Si les crèmes solaires sont utilisées pour contrer les effets cancérigènes des UV, tout indique donc qu’une crème solaire qui comporte des nanoparticules peut être tout aussi nocive. A plus forte raison, si la peau présente des coupures ou des lésions qui faciliteraient la pénétration de la crème dans le derme.

De plus, l’utilisation d’une crème écran total ne permet pas à notre corps de produire de la vitamine D, qui lutte contre les dysfonctionnement de la thyroïde, bénéficie à la bonne santé des dents et des os et pourrait lutter contre certains diabètes et cancers… Depuis juillet 2013, l'étiquetage des crèmes solaires est obligatoire et doit faire apparaître si des nanoparticules (oxyde de zinc ou dioxyde de titane, majoritairement) entrent dans la composition du produit. Et pour bien choisir votre crème solaire, car il est évidemment nécessaire de se protéger du soleil, n’hésitez pas à lire notre précédent article !

Quelques conseils pour profiter du soleil

  • De l’extérieur : préparer sa peau : Ne parlons pas d’autobronzant mais de simplicité. Cela peut ne pas être évident, mais une peau nette, gommée, tonique et hydratée est mieux préparée pour recevoir les rayons du soleil.

Abonéobio.com vous conseille de commencer par un gommage doux pour le corps, parfait pour nettoyer et se débarrasser des peaux mortes. C’est le moment idéal pour réaliser une épilation à la cire (plus douce et plus durable que le rasoir). L’huile de calophyllum est idéale pour préserver la souplesse de la peau et l’hydrater après un gommage. L’huile sèche pour le corps est par ailleurs une alliée précieuse pour favoriser le renouvellement cellulaire. A n'utiliser qu'après une exposition au soleil, car les agrumes qui entrent dans sa composition sont photosensibilisants.

  • De l’intérieur : une alimentation saine. Exit les compléments alimentaires, on fait une cure de salades riches en béta-carotène (carotte, tomate, betterave...) assaisonnées d’une huile végétale bourrée d’oméga 3 et 6 comme l’huile de carthame, de bourrache ou de sésame. Sans oublier de boire de l’eau!

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  • S’équiper et s’adapter : Enfin pour échapper aux morsures aux coups de du soleil, il est recommandé d’éviter les heures d’ensoleillement les plus chaudes (11h-15h), et de se couvrir. Les chapeaux peuvent devenir de véritables accessoires de style pour se démarquer (et sans démarcation) sur la plage. De plus, il existe désormais des vêtements anti-UV. Leur efficacité contre les mélanomes est encore sujette à caution, compte-tenu de leur récent développement (milieu des années 2000), sachez qu’un vêtement foncé, dont les mailles sont serrées, suffit généralement à protéger des rayons les plus dangereux.

nanoparticule-melanome-day_Dermato.jpg*Surveiller et dépister les grains de beauté : à l'occasion du 17ème Mélanome Day, le 28 mai prochain, le Syndicat National des Dermatologues et Vénérologues invitent de nombreux dermatologues à participer à une nouvelle journée nationale de dépistage gratuit. C'est également l'occasion pour les médecins de rappeler quelques conseils de prévention et d'alerter les politiques publiques. Plus de renseignement sur un site internet et l'application pour mobile SoleilRisk, pour trouver le spécialiste le plus près de chez vous.

Dans les crèmes … et dans notre alimentation!

On se méfie souvent beaucoup plus d’une molécule chimique quand elle est ingérée (pour des raisons d’allergies notamment) que dans sa forme “produit” type crème.

Cependant, les M&Ms, et d’autres bonbons comme les Menthos contiennent également du dioxyde de titane, sous son appellation E171 dans l’industrie alimentaire. Malheureusement, les nanoparticules sont tellement petites qu’elles ne peuvent être retrouvées par analyse des produits. Ainsi, les géants de l’agro-alimentaire peuvent allégrement les ajouter aux recettes pour une texture plus onctueuse, une couleur plus appétissante ou éviter la formation de grumeaux, malgré les recommandations de l’Afssa qui concluait en 2009 qu’il n’est pas possible, aujourd’hui, d’évaluer l’exposition du consommateur ni les risques sanitaires liés à l’ingestion de nanoparticules. Et de préconiser l’évolution du dispositif réglementaire pour exiger une déclaration systématique de ces substances ou produits dans l’alimentation et conduire à des autorisations de mise sur le marché. Jose-Bove-nanoparticules-mms-bonbons.jpg