Abonéobio : Le blog du bio

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Samedi 04 février 2012

Mot-clé - alimentation bio

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Gaspillage de nourriture : 90 millions de tonnes à la poubelle !

En Europe chaque année 90 millions de tonnes de nourriture partent à la poubelle ! Chaque citoyen 15 à 20 kg de nourriture par an. Des yaourts avec une date limite dépassée, du lait entamé, des produits encore emballés, des petites portions non consommées, ... 20 % des Européens confondent "à consommer de préférence avant le" (le produit peut être consommé au delà, c'est juste que la saveur peu être de moindre qualité) et "à consommer jusqu'au" (au delà de la date il existe un souci de toxicité potentielle ). En réunissant nos poubelles nous pourrions donner 179 kg de nourriture à chaque européen. Et pourtant beaucoup vivent aujourd'hui avec des moyens limités : 1 européen sur 6 sous le seuil de pauvreté. Le parlement européen vient de voter une résolution pour lutter contre ce gaspillage, qui n'est pas une fatalité ! Selon Marc Tarabella, eurodéputé en charge de l'agriculture et de la protection des consommateurs, des solutions existent pour une consommation durable :

90-millions-tonnes-nourriture-jetee-dans-les-poubelles

  • Optimiser la chaine d'approvisionnement pour éviter la surproduction ou mieux gérer les stocks, anticiper l'offre et la demande et travailler en amont sur l'emballage pour éviter les pertes pour détérioration
  • Encourager les chaines courtes d'approvisionnement, du producteur au consommateur
  • Autoriser à écouler les stocks des denrées fraiches qui approchent de la date limite (aujourd'hui interdit dans plusieurs pays)
  • Donner ce qui peut encore être consommé au lieu de jeter, permettre de donner aux associations caritatives
  • Dans le cadre des marchés publics de la restauration introduire une clause pour favoriser les entreprises qui s'engagent à réduire le gaspillage et à redistribuer au lieu de jeter
  • Sensibiliser les citoyens et fixer des objectifs aux Etats membres.

Actuellement 925 millions de personnes dans le monde sont menacées par la sous-alimentation. En 2050 nous serons 9 milliards sur cette planète et selon la FAO il sera nécessaire d'accroître d'au moins 70 % les disponibilités alimentaires; Pour éviter la famine, à nous de prendre les mesures nécessaires pour que chacun ait accès à une nourriture saine (alimentation bio !), dans le respect de sa santé et de l'environnement, et sans gaspillage. Consommons moins mais mieux !

Merci à tsr.ch pour l'emprunt de la photo de leur documentaire. A lire le rapport du parlement européen : http://www.europarl.europa.eu/

Après les Locavores, les Ekovores !

En ville, les habitants qui veulent consommer des produits locaux ont souvent des difficultés d'approvisionnement. Les terres agricoles sont grignotées par la spéculation, les jardins potager se font rares, les déplacements compliqués...Venus des Etats Unis, les locavores sont des consommateurs qui s'engagent à ne consommer que des produits issus d'un périmètre réduit. A Nantes, on fait plus fort encore : l'agence Faltazi a créé le nouveau concept des Ekovores ! Des habitants curieux et débrouillards, structurés en communauté, construisent des dispositifs à greffer dans la ville pour faciliter les partenariats entre les agriculteurs et les consommateurs de produits bio, locaux et de saison. En tant qu'Ekovore, on produit du frais dans la ceinture verte grâce à des équipements adaptés (des modules en préfabriqués). On optimise les friches par la création de fermes d'urgence et autonomes, en louant des terres à des maraichers qui produisent directement pour les quartiers voisins. On jardine au coeur des villes en installant des jardins familiers flottants (le long des rives). On préserve les abeilles des pesticides en plaçant des ruches de ville sur pilotis au milieu des ronds points.

les ekovores encourage une économie circulaire dans les villes

On organise une distribution des produits bio frais en circuit court sur le modèle de l' Amap, avec un système de livraison hebdomadaire sur la base d'un abonnement. Grâce à des barges marchés, les Ekovores peuvent distribuer au fil de l'eau la production des maraichers, sans avoir à ranger le stand, le client déambule sur la barge.

les ekovores faltazi nantes

Dans les espaces délaissés des villes, on installe des conserveries de quartiers, elles récupèrent en fin de marché les fruits et légumes délaissés pour en faire des soupes, des confitures, des bocaux à consommer hors saison. On équipe les écoles de légumeries pour livrer le jour même de la cueillette des produits bio frais aux restaurants. On valorise les déchets biodégradables en compost en encourageant les habitants de quartier à apporter leurs déchets dans le composteur installé à proximité des habitations, la valorisation permettant d'obtenir crédit compost. On utilise les toilettes sèches publiques. Quand on a un jardin, on apprécie la dotation de 2 poules pour grignoter nos épluchures de fond d'assiettes, avec des garderies poulailler pour assurer le départ en vacances des habitants !. On place des stockeurs d'eau pluviales sur les façades à la place des gouttières descente d'eau pour offrir de l'eau gratuite. On reste interconnecté entre Ekovores via la plateforme communautaire numérique, et on échange ses bonnes pratiques de la culture de jardin potager entre mangeurs, agriculteurs, jardiniers, institutions. Bref on invente une économie locale circulaire adaptée à la vie en ville !

Vous en pensez quoi de ce ce concept des Ekovores ? Utopie ou innovant ?

Goutons un monde meilleur

Nos poubelles regorgent de nourriture jetée, alors même que d'autres ne mangent pas à leur faim, dont 75 % de paysans. Il est peut être temps de remettre en question notre système agricole et alimentaire. Il est possible de subvenir à nos besoins alimentaires en respectant les hommes et la nature. Au final c'est bien notre santé, notre qualité de vie et notre environnement qui en dépendent. Ce que nous mangeons à des répercussions !. Les petits producteurs disparaissent, la faim touche un milliard d'individus dans le monde, les pesticides nous rendent malades, ....Et si nous découvrions d'autres alternatives ? C'est ce que propose un collectif d'associations (Slow Food, le CFSI, WWF-France, Max Havelaar France, le RES) en lançant la campagne Goûtons un monde meilleur : mieux consommer, manger à sa faim en se faisant plaisir, tout en améliorant les conditions de vie des petits producteurs (au nord comme au sud), en prenant soin de notre santé, et en préservant l'environnement de notre planète.

goûtons un monde meilleur

Alors quels sont les comportements alimentaires responsables à adopter pour cuisiner un monde meilleur, plus sain, plus savoureux et plus juste en harmonie avec la nature ?

  • Je consomme local et équitable
  • j’achète de saison et bio
  • je diversifie mes repas
  • j’ajuste mes apports en protéines animales
  • je gaspille moins
  • je décrypte les étiquettes

Voir le site internet dédié http://goutons-un-monde-meilleur.fr/

La campagne sera lancée le 18 novembre au salon Euro Gusto à Tours en présence des représentants des 5 associations partenaires de ce projet. Table ronde à 15h sur l’espace Café Gourmand avec les interventions de Gaëlle Bouttier-Guérive, chargée de programme Modes de vie durables WWF-France, Mathilde Bonnard, responsable Programme Publics et Réseaux au CFSI, Olivier Cabrera, chargé des relations extérieures Max Havelaar France, Lucia Penazzi, chef de projet pour Slow Food en France, Soléane Duplan, coordinatrice du Réseau Environnement Santé

Un distributeur de Yaourt bio frais

Les produits en vrac s'imposent, à la fois pour leur impact écologique (moins d'emballages) mais aussi pour des raisons économiques. Jusqu'à présent, les produits d'épicerie étaient l'essentiel des distributeurs : riz, amandes, céréales, ...Désormais les produits bio frais se développent aussi en libre service : on connaissait le distributeur de lait cru, le distributeur de paniers bio, le distributeur de fruits frais au bureau, voilà maintenant le distributeur automatique de Yaourts bio. Lancé par Triballat Noyal, ce distributeur automatique de yaourts bio et desserts lactés (au lait ou au à base de soja, marque Sojasun) a été développé par BTCI, avec un soutien OSEO, et un financement de la Région Bretagne. La Yaourterie fournit 1 kg de yaourt en vrac, il suffit d'apporter son récipient. A déguster en famille, du yogourt brassé nature Tante Hélène ou un dessert au soja, sojade. Ce bon plan bio est en phase test dans les supermarchés bio Biocoop de l'Ouest (notamment à Rennes).

yaourterie - yaourt en vrac-yaourt en libre service

Un effort important a aussi été consenti sur l'aspect écologique de la production de froid de ce distributeur. L'innovation apportée permet de réduire la consommation d'électricité et le rejet de CO2 (- 451 kg de Co2 par an) par rapport à un autre système de réfrigération plus classique.

Une belle initiative du collectif Bienvenue en Bretagne. Une bonne pratique écologique à encourager qui évitera que les pots de yaourts non consommés finissent à la poubelle (1 300 000 pots de yaourt partent chaque jour à la poubelle en Grande Bretagne, sans avoir été ouverts, cf mon article : ne jetez plus votre yaourt). Consommons moins mais mieux

Des OGM autorisés

Alors que les Français s'expriment massivement en disant qu'ils ne veulent pas d'OGM, l'Etat a autorisé la commercialisation et la culture d'OGM par un décret paru le 25 juillet 2011 au Journal Officiel : 38 variétés de cultures génétiquement modifiées (dont MON810 de Monsanto ) ont été inscrites au catalogue officiel des semences pendant l'été. Comment interpréter cette information dénoncée par Greenpeace et la Confédération paysanne, dans un contexte où les OGM étaient suspendues depuis 3 ans ?. Une clause de sauvegarde empêcherait leur utilisation en France (sauf pour le T25), mais alors, si on considère que les OGM sont dangereux pour la santé et l'environnement, si on décide d'en cesser la culture en France, pourquoi autoriser leur commercialisation à des entreprises françaises afin qu'elles les cultivent à l'étranger ? Le danger est le même ici ou ailleurs. Comment peut on tenir deux discours et laisser des entreprises françaises faire du business sur le dos de la santé des citoyens d'autres pays ?

OGM organismes génétiquement modifiés

C'est plutôt inquiétant quand on sait que la clause de sauvegarde de la France (décision prise en février 2008 pour suspendre la culture du maïs transgénique MON810) a été considérée par la Cour de justice de l’Union européenne (CJUE) comme illégale en raison d’un vice de procédure !

Pourtant, ailleurs aussi on constate que les OGM ne sont pas la voie à prendre : aux USA les agriculteurs utilisant des OGM se convertissent au bio et la Chine aurait interdit le riz OGM ! Nourriture de base pour 1.3 milliards de citoyens chinois qui refusent aussi les organismes génétiquement modifiés. .

La vigilance est de mise si on ne veut pas voir dans nos assiettes au printemps, des légumes à base d'OGM !

L'étiquette agriculture chimique est en rayon

Le fameux logo AB pour les produits bio est connu désormais du grand public, mais connaissez vous celui de l'agriculture chimique ? Il suffit d'un simple passage au supermarché pour s'assurer de sa prédominance. Peut être s'affichera t'il partout demain ? Cela vous freinera t il dans vos achats ? Est ce que cela vous inciterait à opter pour un panier bio ?

agriculture chimique logo ecosapiens


L'agriculture chimique bientôt disponible en... par francois_clam


Pour en savoir plus sur l'origine de cette étiquette agriculture chimique, faites un tour sur le blog des eco sapiens

Et si l'auteur de cette vidéo, François Clam, voulait bien venir nous en dire plus sur sa démarche, ce serait sympa :)

Chez Abonéobio, on en vend que du bio, du vrai, du certifié !!

Distributeur automatique de produits bio

Le consommateur a envie de manger des produits frais, légumes, fruits, si possible bio et surtout que ce soit pratique à acheter. Voilà une quête qui intéresse un jeune agriculteur dans l'Aude. Emile Pautou a lancé son distributeur automatique de produits bio à Montolieu : 28 casiers réfrigérés avec des fruits et légumes bio de saison accessibles 24h sur 24h, 7 jours sur 7, ce qui implique en coulisse un approvisionnement très régulier par le producteur (4 passages par jour). Au moins, dans ce village, on ne sera jamais à court de bons produits frais et sains ! Excellente idée qu'on aimerait voir se généraliser.

distributeur automatique produits bio

Source : L'indépendant, crédit photo Claude Boyer

Le crédit d'impôts des agriculteurs bio en hausse en 2012

En fin d'année 2010, l'Etat avait décidé de diminuer de moitié le crédit d'impôts accordé aux agriculteurs bio, passant de 4000 euros à 2000 euros. Là on apprend que le Ministère de l'Ecologie accorde une légère augmentation de 500 euros, soit 2500 euros. Sauf que cette mesure reste insuffisante pour soutenir la filière de l'agriculture bio. Les consommateurs réclament des produits bio dans leur panier, sauf qu'aujourd'hui la France n'arrive pas à fournir, et les importations font recette dans les hypermarchés. Dans le Grenelle de l'environnement, il était pourtant bien prévu de tripler les surfaces cultivées en bio en 2012 pour arriver à 6 % de la surface agricole utilisée. Pour mémo, fin 2009, on en était encore à 2.6 %.


On a juste oublié que la conversion du convention en bio prend du temps (3 à 5 ans) avec une perte importante pendant cette période, de rendement et de revenus, et sans compensation comment vont ils pouvoir vivre ces agriculteurs ? Certes on réclame une alimentation bio, gage de santé, à la maison comme dans les cantines, mais pourquoi ne pas inverser franchement la tendance et encourager fortement tout ceux qui veulent se lancer dans cette voie ? Pourquoi continuer à maintenir une inégalité dans les subventions accordées aux producteurs ? Le bio (local) est bénéfique pour notre environnement, bénéfique pour notre santé; bénéfique pour la création d'emplois non délocalisables. Et chaque citoyen peut agir aussi par ses achats

Pour mémo, je vous invite à relire l'article écrit en fin décembre 2010 :

Un coach pour faire ses courses bio

Pas facile de faire ses courses parfois, de jongler entre les étiquettes, les fausses allégations, les recommandations pour la santé, ...On se sent un peu perdu aussi entre tous les bons conseils qu'on peut lire dans les magazines ou dans les ouvrages spécialisés. Pour nous aider, Benjamin Dariouch s'est lancé dans le coaching. Cet expert de la nutrition saine et gourmande accompagne les consommateurs à rester mince, en bonne santé, à préserver son capital énergie, ...en s'adaptant à chacun. Abonéobio a rencontré ce Naturacoach pour une interview exclusive :

coach pour faire ses courses

Les consommateurs sont de mieux en mieux informés, l’espérance de vie augmente chaque année, le bio se développe… On a l’impression qu’il y a une vraie prise de conscience et que les gens mangent de mieux en mieux, non ?

Oui et non. Plutôt que de rester dans des discours évasifs, regardons quelques chiffres très éloquents : en France, +50% des décès chaque année sont liés à un degré ou à un autre à une mauvaise alimentation (maladies cardio-vasculaires, cancers, maladies de l’appareil digestif). Le nombre de cas de cancer de la prostate par exemple, où une trop grande consommation de viande rouge, de charcuterie et de produits laitiers est un facteur de risque avéré, a été multiplié par 8 en 30 ans. Encore plus parlant : en 10 ans, le nombre d’obèses en France a doublé et aujourd’hui, 1 adulte français sur 2 est soit obèse, soit en surpoids. Je finirais par un mot sur l’argumentaire que les industriels sortent à chaque fois : l’espérance de vie augmente, donc on mange mieux. C’est un raccourci complètement faux. L’espérance de vie a progressé d’abord grâce à la lutte contre les maladies infectieuses et à la baisse de la mortalité infantile. Effectivement, on soigne de mieux en mieux certains cancers, mais le nombre de cas augmente pour certains. Et surtout, on voit qu’aux Etats-Unis, où le taux d’obésité est de +30%, l’espérance de vie commence même à diminuer !. En regardant ce constat un peu alarmant, je me dis qu’il y a encore beaucoup de progrès à faire…

Mais les scandales sanitaires par exemple n’amènent-ils pas plus de consommateurs vers une alimentation de qualité et une consommation responsable ?

Malheureusement, je pense que cela n’a qu’une influence à la marge. Le scandale de la vache folle par exemple a débouché sur le développement du label « Viande Française », mais ce dernier n’a aucun autre critère que l’origine. Ce que me remontent souvent mes clients, c’est qu’à force d’entendre ces informations, ils s’alarment mais ne savent pas pour autant quoi manger… Cela dépend de chaque pays aussi : en Allemagne, l’affaire du poulet à la dioxine a fait progresser la part de marché du bio.

L’information publique est-elle insuffisante alors ? Les campagnes sont pourtant nombreuses ?

La première source d’information en France, qui est aussi celle sur laquelle s’appuient la plupart des nutritionnistes et diététiciens, est le fameux PNNS (Programme National Nutrition Santé). Il y a de bons messages, qui sont bien retenu par la population comme les 5 fruits et légumes par jour. Il y a des messages moins intéressants, comme une part de céréales à chaque repas, sans faire de distinction raffiné vs. complet. Et il y a les recommandations clairement influencées par le lobby agroalimentaire, comme les 3 produits laitiers par jour (qu’il faudrait mieux limiter à un par jour). Rien d’étonnant quand on sait que les conflits d’intérêt sont nombreux, comme le président du PNNS qui était conseiller de Candia jusqu’en 2007 et fait toujours parti de l’Institut Danone. Ensuite, malheureusement, 90% des gens qui s’intéressent à leur assiette le font par l’angle de la minceur, à l’occasion d’un régime. D’une part, ils vont suivre une méthode qui en générale n’est pas un idéal de santé (comme les régimes hyperprotéinés), et d’autre part, à la fin de leur régime, ils reprendront leurs mauvaises habitudes, sans avoir fait une véritable rééducation alimentaire. Et pour finir, les industriels ne sont pas en reste pour semer le doute dans la tête des consommateurs. Il n’y a qu’à voir le nombre d’études qu’ils financent chaque année pour pouvoir affirmer que leurs produits sont les meilleurs ou ne posent aucun problème. Par exemple, il y a régulièrement des études qui sortent pour montrer que les fruits et légumes bio n’ont aucune valeur nutritionnelle supérieure au conventionnel… En 2010, les lobbies de l’agro-alimentaire ont dépensé plus d’1 milliard d’euros pour empêcher le vote par le parlement européen d’un étiquetage nutritionnel plus restrictif. Pour terminer sur une note plus positive, heureusement que de nombreuses associations, des passionnés au travers de leur blog ou des professionnels de la santé se battent pour délivrer une information claire et objective, mais cela reste un combat de tous les jours.


Benjamin Dariouch naturacoach

Et dans ce contexte, quel a été votre parcours ?

D’un point de vue professionnel, j’ai travaillé pendant plusieurs années en tant que consultant en stratégie auprès des directions générales des principaux groupes de la grande distribution et de l’agroalimentaire. J’ai donc pu comprendre de l’intérieur la logique de ces entreprises, basée essentiellement sur une notion de réduction de coûts et de gains à court terme, et évidemment au bout d’un moment, cela ne correspondait plus du tout à mes valeurs, et j’ai donc voulu changer de voie. D’un point de vue plus personnel, j’ai toujours été passionné par la santé et l’alimentation, mais j’avais beaucoup de mal à trouver les réponses à mes questions auprès des sources d’information standards, comme celles évoquées auparavant. A la fois pour investir mon énergie dans une activité qui ait du sens et pour créer le service que j’aurais voulu trouver pour moi-même, j’ai créé Naturacoach.


Benjamin Dariouch natura coach regime

Justement, quel est le concept de Naturacoach ? Quelle offre proposez-vous ?

Le principe de base est simple : apprendre à chacun la meilleure façon de manger pour la vie, en-dehors de toute mode, de toute notion de régime, et en faisant rimer plaisir, santé et minceur. J’ai donc développé mon concept autour de cette idée en me basant sur 3 piliers : * Expliquer les grands équilibres du corps, pour savoir y mettre le bon carburant, pour que chacun puisse ensuite se débrouiller seul, plutôt que d’imposer un menu pendant 3 semaines à suivre bêtement * Apprendre comment lire une étiquette, choisir les meilleurs produits, la signification des labels, etc. Car dire qu’il faut manger tel ou tel aliment ne suffit pas, encore faut-il savoir bien l’acheter * Donner des astuces de cuisine et des recettes pour montrer en toute simplicité qu’une alimentation saine est aussi une alimentation gourmande Je propose des ateliers en région parisienne de 4 séances, avec une partie théorique et une partie pratique où j’emmène mes clients en supermarché et magasin bio, ainsi que des programmes de coaching en ligne, où je propose le même contenu mais sous forme d’abonnement avec des vidéos et des livrets. Je donne également des cours de cuisine bio à domicile.


Quel type de clientèle vient vous voir ?

J’ai développé des programmes pour répondre à tous les profils, mais majoritairement j’ai 2 types de clients : * Des femmes entre 25 et 45 ans, qui veulent perdre un peu de poids, mais en changeant durablement son alimentation, plutôt que de suivre la dernière méthode à la mode * Des hommes qui ont surtout un problème d’énergie et de vitalité, et qui se doutent bien que cela vient de leur assiette. Et ils comprennent rapidement que manger bien et bio ne signifient pas manger que des graines ;-) * J’ai aussi dans un moindre mesure des mères de famille qui veulent donner le meilleur à leurs enfants, ou des seniors qui cherchent à bien vieillir.

Pour terminer, pourriez-vous nous donner les 10 produits à toujours avoir dans son placard ?

Effectivement il y a des aliments, qui sont un peu la base de la cuisine bio et que vos lecteurs connaissent sûrement, qu’il faudrait toujours avoir dans ses placards :

  • Lentilles corail : les légumineuses sont des aliments que je cherche à tout prix à réintroduire dans l’alimentation de mes clients. Riches en protéines, en fibres et en minéraux, elles ont beaucoup d’atout. Les lentilles corail ont l’avantage de ne pas demander de temps de trempage et de cuire en 15 min.
  • Pois cassés : autre légumineuse qui n’a pas besoin de tremper et qui cuit en 30 min
  • Purée d’amande : les oléagineux contiennent de bonnes graisses (mono et polyinsaturées) et peuvent donc donner une purée une fois écrasés. La purée d’amande est idéal aussi bien comme matière grasse en pâtisserie (pour remplacer le beurre), diluée dans une soupe ou même mélangée avec de l’huile dans une vinaigrette
  • Sucre de canne complet : Rapadura, muscovado, … Il porte différents noms suivant son origine, mais il s’agit toujours du jus de canne simplement séché et non raffiné. Il est donc nutritionnellement bien plus intéressant que le sucre de betterave raffiné (le sucre blanc de base), et possède un arôme de réglisse particulier.
  • Riz basmati complet : comme toutes les céréales, le riz est à choisir complet de préférence, pour bénéficier des fibres et des minéraux de l’enveloppe. De plus, entre les différents types de riz, le basmati est celui qui possède l’index glycémique le plus bas.
  • Curcuma : les épices sont une base importante d’une cuisine saine et gourmande. Cela permet de donner du goût sans ajouter de sel. Le curcuma a une action anti-inflammatoire bien connue en médecine ayurvédique, ce qui a un effet bénéfique sur toute la santé.
  • Cannelle : autre épice, elle est idéale pour remplacer le sucre dans des desserts. Des études commencent même à montrer qu’elle agit directement sur le cerveau pour couper l’envie de sucre. Sans parler du fait qu’elle est pleine d’antioxydants.
  • Quinoa : petite graine qui commence à être bien connue, elle est riche, comme le soja, en protéines complètes. Parfait pour les végétariens.
  • Farine complète de petit épeautre : « blé ancien » cultivé en Provence et remis au goût du jour depuis 20 ans, il est moins riche que le blé moderne en gluten et donc plus digeste, et il contient également un peu de bêta-carotène, ce qui lui donne une couleur légèrement orangée.
  • Huile d’olive : je finirais par un produit qui n’a rien d’original mais sur lequel j’aimerais insister. Avec l’huile de colza, cela doit être l’huile de base de votre cuisine de tous les jours. Alors s’il y a un produit sur lequel vous ne devez pas faire de compromis sur la qualité, c’est bien celui-là ! Comme le vin, les terroirs sont nombreux et une grande huile d’olive peut enchanter un plat à elle-seule. A choisir bien entendu extra-vierge et 1re pression à froid (obtenue par des procédés mécaniques)

Origine propose du bon et du bio au coeur de Nantes

Un nouveau magasin bio vient d'ouvrir à Nantes, implanté au coeur d'une ancienne chapelle, doté de 490 m2 de surfaces, en centre ville quartier copernic. Dans un cadre magnifique, l'enseigne Origine propose des produits bio (du bon, du bio et du local aussi !), une belle gamme d'alimentation bio, des fruits et légumes, des produits d'épicerie salée et sucrée, des articles de puériculture...Et à compte d'Avril vous pourrez aussi profiter d'un salon de massage ouvert par Bleu Bambou

origine magasin de produits bio à nantes

Origine, 9 rue Dugommier, quartier Copernic, 44000 Nantes, 09 65 37 25 88, ouvert du lundi au samedi 8:30 - 20:00, contactez de ma part Anne-Sophie Flageul.

http://www.magasin-origine.com/

Vous avez d'autres bons plans bio près de chez vous ?

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