Abonéobio : Le blog du bio

Aller au contenu | Aller au menu | Aller à la recherche

Lundi 23 octobre 2017

Mot-clé - alimentation bio

Fil des billets - Fil des commentaires

Les objectifs de la distribution bio en France

shopping.jpgAlors que les chiffres de la consommation de produits bio sont toujours au vert avec des progressions à 2 chiffres, les acteurs de la distribution se succèdent dans leurs effets d'annonces. Petite revue des principaux acteurs de la distribution en France qui se positionnent pour tirer profit du filon.

Lire la suite...

Comment faire le plein d’énergie à la rentrée grâce à l'alimentation ?

gingembre_citron_en_jus.jpgA la rentrée, tout s’accélère. Après le repos de l’été, il faut reprendre le rythme de l’école, du travail… Sans compter les jours qui se raccourcissent et la fraîcheur qui s’installe. Pour vous aider à faire face, Abonéobio a recensé des petites astuces pour ne pas manquer d’énergie à la rentrée.

Lire la suite...

La cure de raisin bio : détox de l'automne

raisin_dans_assiette.jpgA chaque changement de saison l’organisme a besoin d’un petit coup de pouce pour être soulagé des excès alimentaires. Vous connaissez la cure de printemps avec la cure de sève de bouleau, de pissenlit ou de radis noir qui permettent de nous soulager des repas copieux d’hiver. En automne, c’est le raisin qui prend la relève. Pour une cure réussie, voici quelques conseils.

Lire la suite...

Apéritif : 5 recettes faciles et bio

Brochettes_sandwich_-_Tartex.jpgLes grillons chantent, le soleil est de retour, le salon de jardin est sorti : c’est l’heure des apéritifs entre amis ! Abonéobio vous aide à trouver de nouvelles recettes gourmandes pour cet été, et toujours bio !

Lire la suite...

Le Boom des supermarchés collaboratifs

Après le covoiturage et le couchsurfing, la consommation participative poursuit son essor avec les supermarchés collaboratifs. Une dizaine d’entre eux est en projet sur le territoire français.

Lire la suite...

Stéphane Le Foll demande à l’Agence BIO d'accompagner le développement de la Bio en France

Effet d'annonce ou vraie priorité: le gouvernement souhaite que l'Agence BIO (cf. le petit logo AB que nous connaissons bien) se charge de "consolider l'accompagnement de l'essor de la Bio dans les années à venir".
Evidemment, on est pour le développement de la Bio, l'aide à la conversion via quelques subventions pour la mise en place d'une exploitation bio et rentable! En effet, n'oublions pas qu'il y a 18 mois à peine (et nous en parlions sur abonéobio), ce même gouvernement voulait baisser les dotations à la conversion en bio! Heureusement pour les agriculteurs qui font le choix du bio pour la santé, leurs revenus et la planète, le gouvernement a fait marche arrière.
images.jpg

Selon le communiqué de presse, Stéphane Le Foll, Ministre de l’Agriculture, de l’Agroalimentaire et de la Forêt, porte-parole du Gouvernement, s’est entretenu ce mercredi 24 août 2016 avec le directeur de l’Agence BIO, Florent Guhl.

Lire la suite...

La bio pousse en France : +10% de surface agricole en 2015!

L’Agence Bio nous offre une synthèse encourageante du marché du bio pour cette année. 2015 est en effet annoncée comme une bonne année pour le bio : avec + 10 % de surfaces agricoles en conversion ou déjà bio et des ventes en magasins allant de 7,4 à 15% de progression selon que l’on soit en grande surface alimentaire ou en magasin spécialisés, les français sont plus que jamais engagés dans le respect de la terre. Avec 1,25 millions d’hectare de terres agricoles bio en fin d’année, la France devient le 3ème pays européen à cultiver du bio, derrière l’Espagne et l’Italie.

Lire la suite...

Soutenons les agriculteurs bio !

ab_25.jpgLes producteurs et les agriculteurs bio sont en colère ! Ils le manifesteront demain, mardi 17 mars, dans toute la France, à l’appel de la FNAB (Fédération Nationale d’Agriculture Biologique)

Stéphane Le Foll, Ministre de l’agriculture, parlait d’agro-écologie, de plan « Ecophyto », de plan « Ambition bio ». Il avait fixé comme objectif le doublement des surfaces engagées en bio d’ici 2017 pour une production alimentaire de qualité et le respect de notre environnement

De son côté, Mme Ségolène Royal lance un projet de loi sur la biodiversité, parrainé par Hubert Reeves, et poursuit son action pour la biodiversité avec notamment la suppression de l’épandage aérien des pesticides pour fin 2015, et la généralisation de la démarche “Terre saine, communes sans pesticides” pour supprimer leur usage dans l’entretien des espaces publics.

Cependant et sans prévenir, le Ministère de l’Agriculture vient de diminuer de manière substantielle son soutien à l’agriculture biologique : moins 25% de subventions pour les agriculteurs bio pour 2015.

Exaspération et conséquence

Les agriculteurs sont exaspérés puisqu’il s’agissait d’aides promises en 2014, et liées à la reconnaissance des services environnementaux et sociaux de la bio. La FNAB s'interroge sur l’ambition du gouvernement qui prévoit de doubler les surfaces d'ici fin 2017 (soit +300 000 hectares de bio par an dès 2015) sans poursuivre l’effort de financement de la conversion au bio. Pour les consommateurs que nous sommes, c’est un mauvais signal alors que tous les sondages et toutes les études montrent que de plus en plus de personnes interrogées souhaiterait du bio, chez eux ou en collectivités.

images.jpg

Pesticides contre biodiversité et santé

Dans un rapport hallucinant, l’EFSA (European Food Safety Authority) avouait que 97% des aliments de l’union Européenne contenaient des résidus de pesticides…dont les proportions restaient dans les limites du légal. Apparemment, il s’agit là d’une amélioration, et tant mieux. Cependant, 27,3% des échantillons présentaient des résidus de plus d’un pesticide et seul 1.5% présentait des concentrations très nettement supérieures aux seuils fixés. Jusqu’ici les pesticides, connus pour la plupart pour être des perturbateurs endocriniens, ont des conséquences sur la santé qui peuvent dépasser la dizaine d’années. D’où la difficulté de faire le lien entre les pesticides utilisés par l’agriculture et les pathologies qui se seraient développées ultérieurement. spipoll02.jpgPar ailleurs, les pesticides utilisés et retrouvé en grande quantité dans les fraises et les salades, sont également à l’origine, pour de nombreuses associations de protection de l’environnement, de la surmortalité des abeilles et des pollinisateurs. Or, 35% de notre alimentation dépend de ces insectes pollinisateurs. Comment défendre la biodiversité, littéralement, la diversité du vivant, si l’on accepte l’utilisation massive de pesticides et de biocides, qui déciment les insectes (nuisibles et auxilliaires confondus) et influent sur notre santé?

Si vous voulez manifester avec les producteurs bio pour montrer votre soutien dans une agriculture respectueuse de la vie, voici la liste des rendez vous donnés par la FNAB :

http://www.fnab.org/index.php/component/content/article/785-manifestations-producteurs-bio-mars-2015

Les perturbateurs endocriniens coûtent entre 150 et 206 milliards d'euros par an

perturbateur-endocrinien-things.jpgUne nouvelle série d’études scientifiques publiées ce jour dans le Journal of Clinical Endocrinology and Metabolism de l’Endocrine society montre que l’exposition des populations européennes à des perturbateurs endocriniens est la cause de nombreuses pathologies dont le coût vient d’être estimé entre 150 et 260 milliards d’Euros par an par les chercheurs. __ Perturbateurs Endocriniens, une menace invisible mais bien réelle pour la santé__

Les Perturbateurs Endocriniens, plus couramment dénommés PE par les connaisseurs, sont des substances chimiques qui interfèrent, comme leur nom l’indique, avec l'action des hormones. Malheureusement, les perturbateurs endocriniens sont désormais présents, cachés dans tout notre quotidien et ne provoque pas de réactions “allergiques” visibles immédiatement. C’est cet effet pervers, et sur le long terme, que les chercheurs et les associations souhaitent dénoncer pour alerter des risques pour notre santé

En effet, les perturbateurs endocriniens se retrouvent aussi bien dans les aliments (résidus de pesticides ou aspartame comme sucre de substitution), mais aussi dans les contenants alimentaires en en plastique ou aluminium (avec le très connu Bisphénol A ou BpA), les meubles, les jouets, les tapis (phtalates), des matériaux de construction et des produits cosmétiques (comme l’aluminium ou les parabènes). Les PE entrent dans le corps des humains et de la faune par la poussière ou à travers la chaîne alimentaire, par effet de bioaccumulation, cet effet pervers qui concentre les polluants et les molécules chimiques au sommet de la chaîne alimentaire.

Evaluer pour faire réagir

perturbateurEndocrinien.jpgLes problèmes de santé sont bien souvent pris en compte ou remarqués dès que leur coût est estimé. Ainsi, des chercheurs ont récemment étudié le coût de l’action des perturbateurs endocriniens. Les chercheurs ont utilisé des études épidémiologiques et toxicologiques pour évaluer le coût économique des pathologies qu’ils jugent liées à l'exposition aux PE (infertilité masculine, anomalies congénitales, obésité, diabète, maladies cardiovasculaires, troubles neurocomportementaux et de l'apprentissage, ou le cancer…). Ce coût pour la société est estimé entre 150 et 260 milliards d’Euros par an, soit entre 1.2% et 2% du PIB de l’Union Européenne !

Les auteurs de l’étude sont parmi les spécialistes les plus compétents au monde de cette question des perturbateurs endocriniens : Leonardo Trasande, R. Thomas Zoeller, Ulla Hass, Andreas Kortenkamp, Philippe Grandjean, John Peterson Myers, Joseph DiGangi, Martine Bellanger, Russ Hauser, Juliette Legler, Niels E. Skakkebaek, Jerrold J Heindel.

« Alors que de nombreuses enquêtes démontrent l’exposition des populations aux PE, cette étude apporte une preuve supplémentaire de la nécessité d’une action préventive forte pour se prémunir des risques des perturbateurs endocriniens en Europe. » Déclare François Veillerette, porte-parole de Générations Futures et co-auteur du livre Perturbateurs endocriniens, la menace invisible. «Il faut donc que l’Union européenne adopte des critères protecteurs pour définir les perturbateurs endocriniens qui devront être exclus dans le cadre du Règlement 1107/2009 sur les pesticides (définition de l’OMS et création de 3 catégories : PE confirmé, suspecté ou potentiel). Ces critères s’étendront également aux autres législations concernées (REACH, biocides…). Par ailleurs aucune modification des dispositions existantes dans les législations européennes sur les biocides et les pesticides ne doit intervenir si l’on veut vraiment protéger la population européenne des risques liés au PE. »

Pour le moment, le meilleur moyen de se prémunir contre les perturbateurs endocriniens reste un mode de vie “bio”, comme on le prône sur abonéobio.com, qui a toujours alerté sur ces sujets de santé publique : - manger des produits cultivés sans pesticides, - utiliser des cosmétiques bio , - faire un ménage écologique et notamment la pâte verte multi-usage de Brunort (qui est par ailleurs en promo en ce moment), -rester informé sur la provenance et de la composition de ce que l’on achète. Pour proposer des produits les plus respectueux des hommes et de la planète la société Comptoir des Lys (Coslys, Etamine du Lys) a demandé à tous ses fournisseurs d'emballages plastiques, des certificats attestant de la non-présence de perturbateurs endocriniens dans leurs flacons. Banniere_Coslys.jpg

2014 , vers la fin du gaspillage alimentaire ?

Selon la FAO (organisation de l’Onu pour l’alimentation et l’agriculture), nous gaspillons chaque année environ 1300 milliards de tonnes de produits alimentaires, soit près d’un tiers de la production mondiale.

Contre cette invraissemblance, un mouvement d’engagés a vu le jour aux Etats Unis, en 1999, et gagne peu à peu l’Europe au plus fort de la crise économique, en 2008. Le freeganisme (gratuivorisme ou « philosophie » du déchétarien). Consiste à se servir dans les poubelles des magasins, boutiques, Grande Disribution, en produit peu ou pas périmés, mais que les enseignes jettent quand même comme ils sont jugés « invendables ».

Pour ces activistes, responsables associatifs, écologistes ou altermondialistes, l’objectif est autant de faire des économies que de lutter contre un gaspillage alimentaire à l’outrance. Pourquoi jeter un sac de 2kilos de pommes si seulement l’une d’entre elles est abîmée ? Pour la grande distribution, qui gère son stock selon la formule comptable « pertes et profits », cela ne change rien, mais pour les plus démunis et notre planète, cela change tout. Il fallait beaucoup de courage et d’audace pour prouver à la grande distribution ses erreurs, en fouillant ses poubelles, néanmoins, cela a fait bouger les choses.

2014 a été déclarée par l’union européenne année de la lutte contre le gaspillage alimentaire. A ce titre, voici quelques initiatives intéressantes qui, si elles sont couronnées de succès, montre que l’audace finit par payer, comme disait Danton.

Intermarché : les fruits et légumes moches séduisent !

La première mobilisation du genre contre le gaspillage des enseignes « conventionnelles » a été la campagne d’Intermarché pour les Fruits et Légumes moches. Une initiative couronnée de succès dans l’hypermarché de Pontaut Combault (77), où les consommateurs ont été sensibilisés et incités à acheter des fruits et légumes qualifiés d’inesthétiques à un prix 30% moins cher. Outre la présence des cultivateurs lors d’un week-end dédié en mars dernier, des soupes et des jus ont été préparés à partir de ces produits afin de démontrer leur qualité gustative. Un affichage et des slogans bien pensés ont accompagné l’opération qui a été largement relayée sur les réseaux sociaux. Récemment, la campagne s’est même vue déclinée en anglais dans un film parodique « inglorious vegetable ». Moche is the new chic!

CORA : la jeunesse innove contre les dates de péremption

Comment trouver des solutions innovantes aux problèmes actuels ? Dans le cadre d’un projet école-entreprise baptisé Challenge Créativité, 3 jeunes ingénieurs de l’école des Mines d’Alès ont réfléchi à la revalorisation des produits périssables et aux dates limites de consommation (DLC/ DLUO). Depuis début juillet 2014, la société CORA teste donc dans ses magasins d’Alès et de Limoges un nouveau dispositif de merchandising et de signalétique basé sur la responsabilisation de tous. Si certaines enseignes proposent des réductions sur les produits à « date courte », il s’agit ici de réintroduire ces produits dans le circuit, sensibiliser le consommateur et rendre ces denrées plus attractives. Ecologiquement, l’initiative est louable ; économiquement elle est même rentable ! Pour Olivier DELESCLUSE, qui dirige l’hypermarché CORA d’Alès : «Ce merchandising new look apporte à nos rayons beaucoup de dynamisme et va faire économiser 50 000€ par an. L’état‐major de CORA va d’ailleurs mettre en œuvre ce dispositif dans 30 autres magasins. En plus, le personnel de nos magasins a immédiatement adhéré à cette innovation. Je salue donc la créativité et le sens des réalités de ces 3 jeunes élèves-ingénieurs : leur dispositif crée de la valeur économique et sociale ».

En plus de la signalétique, voici quelques exemples de slogans imaginés par les élèves: « Sois malin, mange‐moi demain », « Cabossé mais bien conservé », « Je ne suis pas caillé, tu peux y aller », « Osez, même si la fin n’est pas loin ! »…

Ci dessous une vidéo réalisée pour la soutenance des 3 élèves-ingénieurs.

Les enseignes bio : la bonne conduite des consomm’acteurs.

Dans les enseignes bios, ce ne sont pas les mêmes problématiques. Les consommateurs sont bien évidemment plus « éveillés » sur les dates de consommation, ou les fruits « moches », néanmoins tout est fait pour limiter au maximum le gaspillage alimentaire.

Dans un autre domaine les magasins bio s’attachent depuis des années à promouvoir le vrac. Ce mode de consommation permet de proposer des produits jusqu’à 30% moins cher, de réduire les emballages (les bouteilles sont réutilisées), ainsi que le gaspillage (en adaptant la quantité souhaitée). Il permet également de développer la production agricole biologique en construisant des filières françaises d’exploitation (notamment les graines de tournesol) Depuis le début de l’année et jusque septembre 2014, le magasin Biocoop « Saveurs & Saisons » de Villeneuve d’Ascq (Nord pas de Calais), teste le vrac liquide en alimentaire avec la mise à dispositiion d’huiles (olive, colza, mélange…) de vinaigre, ou de vin… La Biocoop Scarabée de Rennes teste également un système de distribution automatisé inspiré du concept déjà proposé pour les produits d’entretiens écologique comme la marque Etamine du lys.

Bientôt dans vos supermarchés ? Quand la législation s’en mêle…

On se souvient de Frédéric Daerden, ce bourgmestre d’Herstal en Belgique qui avait soumis un supermarché à l’obligation de don de ses invendus à des associations. L’initiative, qui avait enthousiasmé les écologistes, est le point de départ d’une nouvelle proposition de loi contre le gaspillage alimentaire, en France. L’objectif est d’inciter les enseignes de la grande distribution à donner leurs invendus à des associations caritatives plutôt que de les jeter. Il faudra suivre de prêt les débats et ce qu’il en ressort, comme cette proposition est d'ores et déjà controversées, autant par les entreprises que les écologistes et les associations. En attendant, nous pouvons nous réjouir que les industriels de la grande distribution cherchent des solutions économiquement durables et écologiquement acceptables.

- page 1 de 10

Annonces Abonéobio


Retrouvez Abonéobio
sur Google+