Un nouveau magasin bio vient d'ouvrir à Nantes, implanté au coeur d'une ancienne chapelle, doté de 490 m2 de surfaces, en centre ville quartier copernic. Dans un cadre magnifique, l'enseigne Origine propose des produits bio (du bon, du bio et du local aussi !), une belle gamme d'alimentation bio, des fruits et légumes, des produits d'épicerie salée et sucrée, des articles de puériculture...Et à compte d'Avril vous pourrez aussi profiter d'un salon de massage ouvert par Bleu Bambou

Origine, 9 rue Dugommier, quartier Copernic, 44000 Nantes, 09 65 37 25 88, ouvert du lundi au samedi 8:30 - 20:00, contactez de ma part Anne-Sophie Flageul.
http://www.magasin-origine.com/
Vous avez d'autres bons plans bio près de chez vous ?
Mot-clé - alimentation bio
Origine propose du bon et du bio au coeur de Nantes
Par Laurence-Aboneobio le dimanche 27 mars 2011, 10:43 - Buzz
A Angers les scolaires ont du pain bio à table
Par Laurence-Aboneobio le vendredi 4 février 2011, 09:54 - Buzz
A Angers les enfants apprécient le pain bio dans leurs assiettes. Une offre de base qui vient compléter le menu bio une fois par mois, grâce à une collaboration étroite avec les producteurs locaux;
Les chiffres de la bio en France en 2010
Par Laurence-Aboneobio le jeudi 3 février 2011, 18:50 - Buzz
La bio séduit de plus en plus de consommateurs. Selon le baromètre CSA/Agence BIO, en 2010 un français sur cinq consomme des produits bio au moins une fois par semaine, 43 % achète un produit bio au moins une fois par mois (il s'agit essentiellement de femmes), et 7 % tous les jours. A noter qu'on ne parle pas seulement des produits alimentaires, puisqu'un Français sur deux achète un produit bio non alimentaire. Essentiellement des produits d'entretien bio (35%), des produits cosmétiques bio et d’hygiène bio (26%), également des produits de jardinage bio utilisable en agriculture biologique (13%), du textile (12%).

L'année dernière 35% des Français ont déclaré ne jamais consommer de produits bio alors qu’ils étaient 46 % en 2003. Coté producteurs on vient de passer la barre des 20 000 producteurs, même si la décision du gouvernement fin décembre de supprimer de moitié les aides versées aux agriculteurs bio risque de ralentir la moyenne d'installation de 4100 nouveaux agriculteurs engagés par an, avec une concentration géographique, puisque les 2/3 des exploitations bio sont rassemblées sur 7 régions. Ce boom concerne toute la filière, avec également + 25 % de distributeurs bio en plus.
Que recherchent les consommateurs de produits bio ?
- pour préserver sa santé (91% )
- pour la qualité et le goût des produits (89% )
- pour la traçabilité, la sécurité (87% )
- pour préserver l'environnement (86% )
- pour des raisons éthiques (62% )
- 87 % Français apprécient les produits bio car ils sont plus naturels (cultivés sans produits chimiques)
- 86% pensent qu’ils contribuent à préserver l’environnement
- 78% disent qu’ils sont meilleurs pour la santé
- 71% affirment que les leurs qualités nutritionnelles sont mieux préservées
- 68% ont conscience qu’ils requièrent plus de main d’oeuvre pour leur fabrication
- 59% disent qu’ils ont meilleur goût
Et ce qui n'achètent pas, quelles sont les raisons qui les conduisent à ne pas acheter des produits bio?
- les prix sont jugés trop élevés (raison évoquée par 79% des non-acheteurs),
- le manque de réflexe (66%).
Il est intéressant de noter que le fait de consommer bio fait évoluer les habitudes d’achats, de consommation, de comportement culinaire.
- Acheter davantage de produits de saison (93 %) et produits frais (89%),
- Limiter les pertes, le gaspillage (83%),
- Changer d’habitude sur les types de produits achetés (78%),
- Diversifier les lieux d’achat (67%),
- Augmenter ses dépenses alimentaires (61%),
- Faire plus de cuisine (59%).
Et que mettent les consommateurs dans les paniers de produits bio ?
Surtout des fruits et légumes (80 % en achètent), puis des produits laitiers (72 %), des oeufs (57 %), des produits d'épicerie (53 %), des boissons (43%), de la viande (41 % : on remarque que l'on mange moins de viande, puisque 49 % en achetaient en 2009), du pain (35 %), du café thé infusions (33%), les biscuits et produits pour petit-déjeuner (26%), des produits à base de soja (21%), des compléments alimentaires (7%), et les petits pots pour bébé (6%) (on pourrait penser à un chiffre plus élevé, probablement que les parents consommateurs de bio se mettent davantage à faire des petits plats bio maison pour les bébés.
Quels sont les produits presque exclusivement consommés en bio ?
Les compléments alimentaires biologiques (56 % de ceux qui en consomment achètent uniquement du bio) , des produits à base de soja (50%), des oeufs (49%), du lait (45%), des petits pots pour bébés (42%), de l’huile (41%) et des boissons type café, thé, infusions (39%).
Quels sont les lieux d'achats privilégiés par les consommateurs de produits bio ?
Pas de surprise, les achats de bio se font d'abord là où sont les volumes, donc en GMS (Grandes et Moyennes Surfaces) à 70% (même si c'est légèrement inférieur à 2009 72 %), puis en vente directe au marché (41 %) et à la ferme (24%), en 3ème position dans les magasins spécialisés (23 %) et chez les artisans boucher boulanger (21 %)
Le bio pour les Français c'est quoi ?
- Des produits issus d'une agriculture qui interdit les OGM (85 % des Français l'affirment. On voit bien la forte sensibilisation au non OGM)
- Respecte le bien-être animal et impose des exigences spécifiques dans l’alimentation des animaux (81 %)
- Des produits bio transformés sans colorant sans arôme artificiel de synthèse (78% )
- Produit selon un cahier des charges public précis (76%) avec des contrôles annuels systématiques (76 %)
La quinoa bio pousse en Anjou
Par Laurence-Aboneobio le mercredi 19 janvier 2011, 18:37 - Consommation
La demande de quinoa explose en Europe et surtout en France. Pour y répondre, un jeune américain s'est installé en Anjou et a lancé sa première récolte de Quinoa avec une coopérative et 33 producteurs angevins et l'aide de l'ESA d'Angers. C'est à partir d'une intolérance au gluten de sa fille que Jason Abbott s'est lancé dans l'aventure de la Quinoa, et une production originale en Anjou

Jusqu'à présent la graine sacrée des Incas, la quinoa, venait des hauts plateaux de Bolivie, sauf que la culture intensive pour répondre à la demande grandissante commence à poser des problèmes de compatibilité avec les autres productions locales et devient inabordable pour les populations (cf l'article sur le blog la blonde écolo). Face à ce constat, notre entrepreneur a quitté le Tennessee pour s'installer en Anjou et créer la première filière de Quinoa en France. Le val de Loire permet de bénéficier d'un long printemps favorable, avec un climat ni trop chaud ni trop humide, sans gel surtout. La première production 2010 a permis de récolter 210 tonnes de Quinoa, sachant qu'il en faut 3000 tonnes pour couvrir les besoins des consommateurs français.
Coté diététique, il faut savoir que la quinoa n'est pas une graminée et ne pose donc pas les mêmes problèmes d'intolérance au gluten comme le blé. Très nutritive, la quinoa apporte des protéines (14 %) avec 8 acides aminés essentiels, des fibres (plus de 10 %), des acides gras insaturés (plus de 80 %) , des minéraux (dont calcium, magnésium, fer, phosphore, ...) et des vitamines (B, B2, C, E...). A la cuisine, la quinoa se prépare facilement en 15 minutes, comme des pâtes ou du riz, on peut aussi l'ajouter aux soupes, aux gratins, ...
La société Abbottagra implantée à Longué Jumelles est donc bien partie pour un développement prometteur, au coeur du pôle international de compétitivité du végétal, Végépolys. A noter aussi l'effort des agriculteurs de la coopérative CAPL (La Coopérative Agricole du Pays de La Loire ) pour la mise en place d'une filière de quinoa bio française sans recours aux produits phytosanitaires de synthèse afin d'éviter les résidus de pesticides dans les graines. A suivre aussi le prochain projet de cet économiste de formation sur les asperges vertes !
Manger moins de viande pour sauver la planète
Par Laurence-Aboneobio le jeudi 13 janvier 2011, 13:21 - Consommation
Notre Terre devra nourrir neuf milliards de personnes en 2050. Aujourd'hui nous gaspillons dans les pays riches pendant que d'autres meurent de faim. Le rapport "Agrimonde" pose la question de la subsistance alimentaire des hommes dans 40 ans. Nous devons cesser le gaspillage (jusqu'à 30 % de pertes dans les pays riches où l'on jette facilement en confondant date optimale et date de péremption !), et manger moins de viande au nord.

La planète au régime pour réguler l'offre alimentaire et réduire l'impact sur l'environnement, voilà ce que propose le rapport Agrimonde présenté ce 12 janvier 2011. Il nous faudra partager les kilocalories disponibles car si chaque habitant de cette planète mange comme nous (notamment autant de viande : la production de ruminants a augmenté de 40 % entre 1970 et 1995), alors la pression sur les ressources naturelles ne sera pas tenable, selon l'INRA. Pour produire nos aliments nous consommons des ressources : un kilo de pommes de terres nécessite 100 litres d'eau alors qu'il faut plus 13 000 litres pour un kilo de viande de bœuf !, sans compter les engrais et pesticides qui s'ajoutent . Près d'un tiers des terres sont cultivées pour nourrir le bétail, pas l'homme. Pour nous mettre au régime sans trop de douleur (réduire de 25 % la disponibilité en calories), on pourrait bénéficier d'un coup de pouce naturel, avec une hausse des plus de 60 ans dans les pays riches (ils seront 20 % en 2050 contre 10 % actuellement) et les séniors mangent moins !.

Dans tous les cas, il nous faut engager dès à présent une vraie rupture avec les pratiques actuelles pour mettre plus de calories végétales dans l'assiette (selon le Cirad). Ce qui permettra aussi d'apporter des réponses en matière de santé publique à la hausse du surpoids (plus de 1.3 milliards de personnes en 2003) et de l'obésité ( 400 millions d'obèses).
Lire d'autres articles sur aboneobio sur mieux consommer, manger moins mais mieux, sur la consommation de viande et la pression sur la planète, sur l'alimentation bio, sur le régime anti cancer, les enjeux de l'alimentation pour nos enfants, la consommation durable...
++ Manger moins de viande, mieux pour la santé, mieux pour la planète
Du potager à la cantine bio
L'alimentation anti-cancer selon David Servan-Schreiber
++ Nos enfants avalent 128 résidus chimiques par jour !
++ Plus de français aiment consommer bio et local, bon et sain
++ Les pesticides prochain scandale sanitaire ?
++ Le guide du locavore pour mieux consommer local
++ Le Nutella contient du DEHP le phtalate le plus dangereux !
++ Menus toxiques avalés chaque jour
++ En 25 ans les cancers ont doublé ! Du bio dans l'assiette et sur la peau
++ Pesticides danger pour le cerveau des enfants
++ Assiette tous risques : mal manger nuit à sa santé
++ Alerte dans nos assiettes, reportage sur la malbouffe
++ Eau et cancer : quelle eau boire ?
++ Nos fruits sont contaminés par les pesticides, les résidus sont dans nos assiettes
++ Votre assiette contient 21 pesticides
++ Manger bio pour lutter contre le cancer du sein
++ D'Anjou et d'ailleurs : consommer autrement à Angers
++ Abonnons nous au bio !
Alter Eco lance sa gamme de produits commerce équitable bio nord nord
Par Laurence-Aboneobio le mercredi 12 janvier 2011, 19:29 - Commerce Equitable
Parce que le commerce équitable peut être aussi au Nord, parce que nos agriculteurs bio ont aussi besoin de notre soutien, Alter Eco lance sa première gamme de produits biologiques et équitables "Nord-Nord. Dès mars 2011, on pourra retrouver dans les rayons 3 légumineuses (poids cassés, lentilles et haricots blancs) et 2 mueslis, grâce à un partenariat avec la Corab (coopérative bio en Charente Maritime, spécialisée dans les légumineuses, céréales et oléagineuses).

Le commerce équitable ne s'inscrit plus seulement dans une relation Nord Sud. Nos producteurs locaux ont aussi besoin de vivre dignement de leur production. Et pour valoriser leur travail Alter Eco s'est lancé dans le développement d'une gamme bio et équitable au Nord. Il faut savoir que 4,5 millions d’actifs agricoles ont disparu durant le XXème siècle. On cesse de cultiver sur des parcelles à taille humaine, avec plusieurs cultures et un respect des équilibres et de l'environnement pour passer à la culture intensive sur un modèle unique.
Pourtant nous avons besoin de revenir à une notion d'agro écologie, avec la production de produits sains, nutritifs, respectueux de la nature, .. pour satisfaire un consommateur en quête de traçabilité, de sécurité alimentaire, de saveurs, d'authenticité, en privilégiant le tissu local, ...et pour donner aux agriculteurs de quoi vivre de leur production familiale.
Cela rejoint parfaitement la démarche initiée à Angers par un groupe de producteurs et un groupe d'entreprises du commerce équitable, en créant le magasin Terre et Terroirs, puis ensuite, D'Anjou et d'Ailleurs. Dépasser le clivage Nord sud, mixer l'offre et soutenir aussi la production locale.
Lire d'autres articles sur aboneobio sur les producteurs locaux, sur le commerce équitable nord sud et nord nord, sur le soutien à l'agriculture bio, sur les initiatives d'Alter eco, ...
++ Les agriculteurs bio voient leur crédit d'impôt divisé par deux
++ La fondation agroécologie de Pierre Rabhi
++ Terre et Terroirs, un magasin pour une consommation juste
++ D'Anjou et d'ailleurs : consommer autrement à Angers
++ Sa bouteille de lait frais livrée à domicile chaque matin
++ Plus de français aiment consommer bio et local, bon et sain
++ Et si on aidait les agriculteurs bio ?
++ Les marges s'envolent dans la grande distribution, plus rien pour les producteurs
++ Pouvoir de chantage, l'envers du décor de la grande distribution
++ GeoFairTrade des indicateurs du commerce équitable
++ Epargne solidaire : soutenir le projet d'un agriculteur bio via Terre de Liens
++ Le consommateur veut du pain bio mais l'offre de farine bio est insuffisante
++ Le commerce équitable ou l'enjeu du partage de la valeur ajoutée
++ C'est quoi un produit responsable aujourd'hui en France ?
++ Le guide du locavore pour mieux consommer local
++ Le label Bio Cohérence : du bio pur !
++ Mon-panier-bio .com la référence du circuit court depuis 3 ans
++ Des solutions locales pour un désordre global, film de Coline Serreau
++ Alter Eco lance son Chocolat 100 % équitable, 100 % bio et 100 % compensé carbone
++ Plus de bio mais au goût amer en grandes surfaces
++ Le bio plus cher ? Le prix écologique le choix du citoyen
++ Préserver le sens de l'abonnement aux paniers des Amap
++ Abonnons nous au bio !
Le gouvernement fait les poches des paysans bio
Par Laurence-Aboneobio le jeudi 6 janvier 2011, 14:00 - Consommation
Les paysans avancent, le gouvernement recule, comment veux-tu, comment veux-tu ? Et pourtant... les paysans bio ont reçu leur compte à la fin de l'année ! Une vulgarité à peine masquée pour attribuer un CARTON ROUGE à une mesure qui est passée inaperçu ! Noël et les fêtes de fin d'année auront été une occasion rêvée pour faire passer un amendement prévoyant une réduction de 50% du crédit d'impôt aux agriculteurs convertis au bio. Désormais, ce crédit d'impôt ne pourra excéder 2 000 euros, au lieu de 4 000 jusque-là ! Il faut savoir que ce crédit d'impôt constitue pourtant l'unique dispositif d'aide pour les exploitations biologiques !
Une décision en parfaite contradiction avec les engagements du Grenelle de l'environnement :
La loi Grenelle prévoit dans son article 31 de “favoriser la production et la structuration de cette filière pour que la surface agricole utile en agriculture biologique atteigne 6% en 2012 et 20% en 2020.” Avec un peu plus de 2% des surfaces agricoles en bio en 2010 selon les derniers chiffres, la France reste la lanterne rouge de l'agriculture bio européenne.
"Je ne convertis plus rien au bio"
Le quotidien Libération a publié cette semaine le témoignage d'un agriculteur en conversion bio qui a décidé de ne plus rien convertir...
"Je ne convertis plus rien en bio" ! Pour cet agriculteur francilien, l'avenir de son exploitation est en suspens ! Depuis deux ans, il a fait passer 50 de ses 238 hectares, situés sur le plateau de Saclay en Essonne, en agriculture biologique. Et comptait convertir la totalité de ses terres. "Mais on ne peut pas piloter à vue, sans savoir quelles aides on recevra l'année prochaine... Pour l'instant, je ne convertis rien de plus en bio".
Cet agriculteur fait remarquer à juste titre que l'instabilité des décisions gouvernementales posent problème. Sa conversion avait été décidé suite aux objectifs du Grenelle de l'environnement («tripler les surfaces actuelles cultivées en "bio" et de les porter à 6 % de la surface agricole française d’ici 2012»).
Un véritable recul qui laisse nos agriculteurs sur leur faim.
Les associations se révoltent
Des association telles que la Confédération paysanne, Nature et progrès et la Fédération nationale de l'agriculture biologique (FANB), s'indignent également envers ce qu'elles estiment être «une mesure drastique à l'échelle des fermes» contre un «crédit d’impôt qui avait comme principal mérite de remettre un peu de justice dans l’attribution des aides, notamment parce qu’il ciblait surtout les petites structures qui n’en percevaient pas ou très peu.»
Pour la Fnab, quinze exploitations agricoles se convertissent au bio chaque jour en France. Une dynamique qui pourrait être divisée par deux avec ce nouvel amendement !
Le gouvernement persiste et signe
Si la mesure est passée inaperçue, la grogne des associations s'est bien fait sentir, et le gouvernement a tenu à réaffirmer ses engagements pour l’agriculture biologique via un communiqué commun des ministères de l’Écologie et de l’Agriculture daté du 5 janvier 2011. Bruno Le Maire et Nathalie Kosciusko-Morizet veulent rassurer en rappelant que les aides européennes et de l'État permettront d'accompagner la production biologique française. Ils ont souligné que la France bénéficiera d'une augmentation de 18% des aides de la PAC (Politique agricole commune) qui s'élèveront à 84 millions d'euros (conversion et maintien) en 2011 contre 71 millions en 2010.
L'agriculture biologique : une solution durable
Rappelons que l’agriculture biologique est une pratique moderne, propre, durable :
- bénéfique pour notre environnement,
- bénéfique pour notre santé
- bénéfique pour la création d'emplois non délocalisables.
Casser une dynamique de développement encore fragile va inévitablement freiner la montée en puissance d'une chaîne vertueuse, capable de répondre aux défis actuels...
La demande de produits bio augmente, mais sans producteur, que faire ?
Les français veulent plus de produits bio et on est en droit de se demander ce qu'il va rester au marché Bio français pour s’approvisionner ? L’importation (la France importe déjà 40 % des produits bio consommés) ? Est-ce vraiment une solution souhaitable et pérenne ? En aucun cas !
Ne serait-il pas plus cohérent d’encourager la production biologique locale ?
Nature & Progrès, la Confédération Paysanne et la Fédération Nationale d’Agriculture Biologique (FNAB) demandent vivement à ce que le Ministère de l’économie revoit sa copie, en accord avec les annonces du Grenelle !
Nous aussi !
Article rédigé par Nicolas de Mon panier bio et Anne Sophie d'Ecoloinfo et repris sur tous les blogs des Eco-informateurs

Retrouvez cet article sur :
- Locavorespirit : Le gouvernement se fait il les poches des paysans bio
- Mon panier bio : Le gouvernement fait les poches des paysans bio
- Le blog de ShopEcolo : Le gouvernement fait les poches des paysans bio
- Mikemetz.org : Le gouvernement fait les poches des paysans bio
- Abonéobio : Le gouvernement fait les poches des paysans bio
- Objectif Planète : Le gouvernement fait il les poches des paysans bio
- Blog maison écologique : Les paysans bio en danger
- Quat-rues : Le gouvernement fait les poches des paysans bio
Ils en ont aussi parlé :
Les agriculteurs bio voient leur crédit d'impôt divisé par deux
Par Laurence-Aboneobio le mercredi 15 décembre 2010, 17:07 - Buzz
Alors que les consommateurs sont de plus en plus nombreux à privilégier les produits bio, alors que l'impact des pesticides est dénoncé sur la santé et sur l'environnement, alors que les surfaces agricoles dédiées au bio sont insuffisantes pour répondre à la demande, voilà que le crédit d'impôt accordé aux agriculteurs bio en conversion est réduit de moitié : au lieu de 4000 euros ils n'auront plus que 2000 euros ! Merci la loi de Finances 2011 !

Les agriculteurs ont déjà du mal à faire face, notamment les agriculteurs bio de petites structures. Injuste quand on sait que ce mode d'agriculture est le seul à préserver les ressources naturelles, la richesse de sols et la biodiversité et qu'à l'inverse aujourd'hui toutes les aides sont tournées vers l'agriculture conventionnelle intensive, polluante. Il est loin le temps du Grenelle de l'environnement, où les décisions visaient à tripler les surfaces cultivées en bio pour passer en 2012 à 6 % de la surface agricole utilisée. Fin 2009, on en était encore à 2.6 % et cette réduction du crédit d'impôt ne va pas aider l'installation en conversion ! Les consommateurs, eux, continueront à demander plus de produits bio dans leur quotidien. Alors inévitablement les importations vont s'accentuer, un vrai paradoxe quand on sait l'attachement des français à une consommation locavore ! Ce sont nos bassins de production locaux qu'il faut encourager. Et si nous mettions enfin un peu de cohérence dans ces décisions ?
Source : Communiqué de presse commun Nature & Progrès, la Confédération Paysanne et la Fédération Nationale d’Agriculture Biologique (FNAB)
Lire d'autres articles sur Abonéobio sur les produits bio, sur les agriculteurs bio, sur la demande des consommateurs de produits bio, sur la production locale de fruits et légumes bio et sur les dangers de l'importation massive du bio en France, sur le soutien à nos producteurs, ...
++ Vendre du purin d'orties n'est toujours pas autorisé en France
++ Du potager à la cantine bio
++ Aux USA les agriculteurs utilisant des OGM se convertissent au bio
++ La fondation agroécologie de Pierre Rabhi
++ Nos enfants avalent 128 résidus chimiques par jour !
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++ Que de logos dans les rayons alimentaire bio
++ Monsanto donne un coup de pouce au bio ? Incroyable mais vrai
++ Epargne solidaire : soutenir le projet d'un agriculteur bio via Terre de Liens
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++ Coline Serreau et Colibris, réparer la Terre qui est morte !
++ La biodiversité c'est la vie
++ Le monde selon Monsanto, leader des OGM
++ Le consommateur veut du pain bio mais l'offre de farine bio est insuffisante
++ Nos enfants nous accuseront
++ Plus de bio mais au goût amer en grandes surfaces
++ Faire ses courses sans OGM
++ Et si on aidait les agriculteurs bio ?
++ Le bio au beau fixe, plus de produits bio à la maison et à la cantine mais plus d'importations aussi !
++ Abonnons nous au bio !
++ Les marges s'envolent dans la grande distribution, plus rien pour les producteurs
++ Le bio plus cher ? Le prix écologique le choix du citoyen
++ Tripler les surfaces bio à Paris, ambition affichée par la région
Du potager à la cantine bio
Par Laurence-Aboneobio le jeudi 2 décembre 2010, 15:34 - Consommation
Manger à la cantine c'est bien, manger bio c'est mieux ! Aujourd'hui de plus en plus de communes essayent de servir des repas bio aux enfants sans augmenter le budget et en trouvant des solutions pour un approvisionnement suffisant en local, avec en plus une garantie de fraicheur et une réduction de l'impact du transport. Derrière ça pointe aussi la question de l'autosuffisance alimentaire et du lien à récréer sur un territoire en partant de la nourriture. Dans le film de Coline Serreau "Des solutions locales pour un désordre global" on apprend que la France n'a que 4 jours d'autonomie alimentaire en région parisienne. Il est important de récréer des approvisionnement en circuit court auprès des bassins de production locale. En Italie, à Rome c'est 163 000 repas bio servis chaque jour aux enfants et adolescents romains via un approvisionnement auprès des producteurs bio des alentours qui ont été associés à la démarche . En France aussi des initiatives émergent un peu partout...et il en faut pour arriver au 20 % de nourriture bio en 2012, selon le Grenelle !
Le surcout du bio semble un faux débat, puisque le coût de la matière première ne représente que 30% du coût total du menu servi à la cantine (cf étude lancée par les mairies de ville moyenne). Si on achète des produits bio pour un budget de 10 % de plus, au final le repas ne coûtera que 3 % plus cher. A la Meignanne (49), des habitants apprennent qu'on peut "sortir" un repas tout bio à 1.20 € (les produits industriels élaborés sont souvent bien plus chers que l'approvisionnement des produits de base et de proximité, source Ouest France). De plus il est possible de réduire ce surcout par la diminution de la viande au profit de légumineuses et par l'achat de fruits et légumes de saison disponibles à proximité. Certes la nouvelle organisation peut induire aussi des coûts de main d'oeuvre à la hausse, mais il est possible de les compenser par la réduction de coûts fixes, telles que des économies d'énergies dans les locaux (éco conception) et aussi dans le fonctionnement et la maintenance (performance énergétique des appareils, programmation du matériel pour optimiser les réglages...). Reste la valorisation des déchets organiques qui semblent encore patiner du fait de coûts importants (en moyenne 150 g de déchets par repas servi en restauration collective).
En fait l'installation du bio à la cantine est surtout une décision politique. Si le code des marchés publics ne permet pas à ce jour d'intégrer des critères de performance en matière de protection de l'environnement, il faut un peu d'audace aux élus pour se lancer dans l'aventure, qui à jongler un peu avec la loi. (cf Jacques Pelissard de Lons le Saunier : source 20 minutes). Ensuite il est indispensable d'y associer toutes les parties prenantes, de la municipalité au personnel de service, de la direction de l'école aux parents d'élèves, des producteurs aux scolaires, travailler sur un partenariat local et faire le lien avec la nourriture des enfants.
Certaines villes se distinguent déjà par leur exemplarité en matière de restauration collective, telle que Barjac, Lons le Saulnier, Gap, Millau, Salon de Provence, Bègles,Le Rouret, ...avec des projets qui associent bio et produits frais, locaux, issus de circuits courts.
La démarche se développe, des initiatives naissent partout en France :
- A Barjac, la commune a décidé de placer en location une ferme jusqu’ici abandonnée. Ce lieu de production a été acheté par Terre de Liens (qui absorbe le foncier et décharge l'agriculteur de ce poids) et va être loué à plusieurs agriculteurs prêts à produire du bio pour fournir 250 repas par jour bio (aux enfants et personnes âgées) dans une commune de 1500 habitants.
- A Mouans Sartoux, la régie municipale agricole gère le potager éducatif de Haute Combe, certifié Ecocert. Ce potager bio donne de belles récoltes utilisées ensuite dans les cantines scolaires de la ville. Il s'inscrit dans une démarche globale d'achats responsables, qui préconise les filières d'approvisionnement en circuits courts, l'agriculture locale et biologique. Intéressant de constater que les enfants sont associés (rôle pédagogique) notamment dans les récoltes de courges. (source : site de la ville Mouans Sartoux)
- En région parisienne, les restaurants du universitaires du CROUS de Versailles et de Saint Quentin-en-Yvelines sont approvisionnés en fruits issus d’arboriculteurs de la Plaine de Versailles. Cette expérimentation s'inscrit dans le cadre de la campagne "Assiette Verte" issue du projet Valterris, Valorisation de l’Agriculture Locale pour un Territoire Soutenable
- A Genevilliers, au collège Vaillant le Conseil général a installé une ferme (poules, dindons, lapins, chèvres, brebis et leurs petits) avec une animation autour de l'agriculture bio en Juin auprès de 5 800 demi-pensionnaires dans 22 collèges des Hauts-de-Seine : l'occasion d'expliquer comment on lutte contre les maladies et parasites en bio, pourquoi mettre en place la rotation des cultures, quels engrais verts utiliser, ou produits naturels tels que le purin d'ortie, ...
- A Brest, le marché passé avec la Sodexo a permis d'introduire 20 % de produits bio (salade, pomme de terre, carottes, banane, pomme et agrumes ainsi que du pain et des produits laitiers (yaourt et fromage blanc natures)) pour les quelques 5500 enfants fréquentant la cantine. L'occasion de structurer une filière locale bio (100 % des pommes de terre et salades bio viennent du Finistère (ou Bretagne), 75 % des carottes du département). Avec le travail sur la filière, de nouveaux légumes font leur entrée dans ce marché local, comme le céleri rave. Les producteurs sont rassemblés autour d'une même structure (Maison de la bio 29 ) avec une chargée de mission dédiée aux marchés de la restauration collective. (Source : Novethic).
- Au Pays de Redon, une plate-forme va créer une chaîne logistique entre les producteurs bio et les sept restaurants collectifs, grâce à l'implication d'étudiants de l'École supérieure de logistique industrielle (Esli) (source : ouest France)
- En pays de Savoie, lancement en Janvier 2011 de la plateforme "La bio d'ici" pour faciliter l'introduction progressive et régulière de produits bio dans la restauration collective

Mais pourquoi mettre du bio dans la cantine ?
- Offrir une meilleure alimentation (limiter l'impact nocif des pesticides, OGM et autres substance chimiques : cf étude Générations Futures qui confirme que nos enfants avalent 128 résidus chimiques par jour !)
- Permettre à des agriculteurs locaux de vivre de leur production avec un achat en circuit court et relocaliser l'économie
- gagner de la transparence dans la traçabilité et de la fraicheur (direct du potager à la cuisine)
- Réduire l'impact sur la pollution en réduisant les transports (acheminement des matières premières) et aussi l'impact dans les nappes phéatiques (moins de pesticides utilisés et rejeter) Pour mémo, si la demande est forte des consommateurs à acheter des produits bio, 99 % de l'offre alimentaire bio est importée en région parisienne, via des transports polluants.
- Enrichir les saveurs des menus avec des produits bio
- Eduquer nos enfants à de meilleures pratiques plus respectueuses de l'environnement et de la santé.
Si vous voulez inciter votre commune à mettre du bio dans la cantine, faites un tour sur le site ouiaubiodansmacantine vous y trouverez tous les outils pratiques pour engager le dialogue et démarrer le projet. Et sur macantinebio d'autres exemples d'installation de cantines bio. Enfin avec Terre de Liens on peut tous aider à créer une ferme près de chez soi http://www.terredeliens.org/campagne/
A voir aussi la démarche de Resto co & bio, avec Inter Bio des pays de la Loire et les Groupements d’Agriculteurs Biologiques (GABs)
Lire d'autres articles sur aboneobio sur la cantine bio, sur l'approvisionnement local en produits bio, sur les producteurs bio, sur l'alimentation bio, sur les enjeux de l'alimentation pour nos enfants, sur les dangers des pesticides, ...
++ Nos enfants avalent 128 résidus chimiques par jour !
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Nos enfants avalent 128 résidus chimiques par jour !
Par Laurence-Aboneobio le mercredi 1 décembre 2010, 18:40 - Santé
En tant que parents nous sommes forcément sensibles à la santé de nos enfants. Et voilà qu'une étude de Générations Futures nous informe que chaque jour nos enfants avalent 128 résidus chimiques, dont 36 résidus pesticides, 47 substances cancérigènes probables et 37 perturbateurs du système endocrinien ! C'est juste hallucinant !!! Cette étude qui tient compte des recommandations (manger 5 fruits et légumes par jour, boire de l'eau...) s'est cantonnée aux substances chimiques communément trouvées dans chaque aliment (pour des raisons de coût d'études) par conséquent les résultats obtenus (déjà très inquiétants !) sous-estiment peut-être la réalité de la contamination ! Après le Nutella qui contient le DEHP le phtalate le plus dangereux, voilà de quoi se poser vraiment la question des menus de nos enfants !
Alors à combien de substances chimiques différents sommes nous exposés dans une journée par notre alimentation ? A quel type de substances ? Les
seuils fixés par les agences officielles sont-ils respectés ? Combien de substances soupçonnées d‟être cancérigènes et/ou perturbant le système endocrinien ingérons nous de manière quotidienne ? C'est à ces questions que Générations Futures à chercher à répondre par cette étude.
Détail des menus pour enfant analysés (on constate que c'est assez proche des habitudes)
- Matin : Thé avec du Lait (eau chauffée dans une bouilloire en plastique), pain de mie, beurre, confiture, jus de fruit (raisin) ;
- En-cas 10h : pomme (fruit frais) ;
- Midi : salade composée (salade verte, tomate, thon) ; haricots verts / steak ; baguette ; raisin (fruit frais) ;
- Gouter : smoothies aux fruits rouges ;
- Soir : salade verte, saumon/riz (plat servi dans une assiette en plastique alimentaire); citron pour le saumon ; fromage fondu; pêche (fruit frais) ; pain
- avec 1 chewing-gum pour enfant par jour + eau du robinet dans la journée

Résultats : 128 résidus chimiques ingérés dans la journée provenant de 81 substances différentes dont
- 42 substances cancérogènes possibles ou probables,
- 5 substances cancérigènes certaines (Ces 47 substances représentent en tout 89 résidus ingérés dans la journée)
- 37 substances perturbateurs endocriniens suspectés (soit en tout 71 résidus ingérés dans la journée).
- dioxines / furanes : 14 résidus issus de 9 substances différentes – 7 de ces substances sont cancérigènes possibles ou probables et 5 sont des perturbateurs endocriniens suspectés.
- PBDEs : 12 résidus dont 4 perturbateurs endocriniens suspectés
- PCB DL : 44 résidus seul le PCB 126 est classé cancérigène certain, 11 classés cancérigènes probables et 12 perturbateurs endocriniens suspectés
- cadmium et arsenic : 4 résidus dont 2 cancérogènes certains
- Pesticides : 44 résidus issus de 36 substances différentes avec 18 cancérigènes possibles ou probables et 12 perturbateurs endocriniens suspectés. 2 substances sur les 36 viennent de l'analyse de l'eau.
- Additifs alimentaires : 2 résidus cancérigènes possibles et 1 perturbateur endocrinien suspecté.
- sous produits de traitements des eaux : 4 résidus dont 3 cancérigènes possibles. 1 résidu de nitrate dans l‟eau.
- plastifiants : 3 résidus dont 1 cancérogène possible et 3 perturbateurs endocriniens suspectés.

Ce qu'il faut bien comprendre :
- même si les doses sont infimes, la répétition de l'exposition conduit à une accumulation dans l'organisme pouvant entrainer une modification du métabolisme et conduire au déclenchement de cancers
- c'est aussi l'effet cocktail contaminant de ces substances les unes avec les autres qui pose problème
- Or aujourd'hui l'impact des cocktails chimiques ingérés par voie alimentaire n'est pas évalué. (Idem pour l'impact de l'exposition aux résidus chimiques par exemple présents dans les produits d'entretien, les cosmétiques ou que l'on respire dans un air intérieur pollué, ...)
Télécharger l'étude Générations Futures menus toxiques
Aujourd'hui les cancéroloques sont d'accord pour dire qu'il faut chercher des causes environnementales au développement des cas de cancers (2 fois plus de cancers en 25 ans !). Un homme sur 2 et une femme sur 3 est ou sera touchée par le cancer en France. Et le cancer de l'enfant ne cesse aussi de progresser.
Solutions ? Acheter au maximum des produits bio ! Pour l'alimentation, mais aussi pour les cosmétiques et les produits d'entretien.
Lire d'autres articles sur aboneobio sur les menus toxiques donnés à nos enfants, sur le danger dans nos assiettes, sur l'alimentation et ses substances chimiques qui s'accumulent dans l'organisme et nuit à notre santé, sur les dangers des pesticides, PCB, les Phtalates, bisphénol A, sur l'alimentation anti cancer, ....
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