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Vendredi 09 décembre 2016

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Une autre ecole est elle possible

nuage.jpgAlors que la ministre de l’Education Nationale a dévoilé le mois dernier son plan avec la suppression des notes et la redynamisation des Zones d’Education Prioritaire, galamment renommée “Réseaux d’Education Prioritaire”, les constats sur l’école sont accablants : baisse de niveaux, programmes dévalorisés, fatigue des enfants, professorat humilié, ascenseur social en panne… L’école républicaine répond-elle encore aux attentes de notre société? Les savoirs et les valeurs qu’elle transmet sont-ils toujours ce que nous souhaitons pour nos enfants? Que vaut encore le saint-graal de l’éducation, le baccalauréat, quand les tweets post-résultats révèlent un niveau affligeant en français?

Face à un système scolaire sclérosé par sa technocratie et la diplomatie ministérielle qui tire le niveau global vers le bas, de plus en plus de famille font le choix d’une autre école.

En France, plus que l’école, c’est l’instruction qui est obligatoire. Si les établissements privés ont longtemps été la seule alternative à l’école publique, il existe désormais d’autres systèmes qui se démocratisent, comme l’école à la maison avec un suivi de cours par correspondance ou bien des écoles privées “hors contrat”, à la pédagogie réellement différente, qui offrent une autre dimension à l’apprentissage que la scolarité.

L’instruction parentale, ou école à la maison

COUV-Instruction-en-famille.jpgSouvent choisie pour des raisons pratiques (incapacité de se rendre dans un établissement pour cause de handicap, d’itinérance ou d’éloignement) plus qu’idéologiques, l’école à la maison reste marginale en France. Cependant, pour peu que l’un des parents ne travaille pas et qu’il ou elle a un niveau scolaire lui permettant d’expliquer et de transmettre ses connaissances, l’école à la maison reste une solution qui permet d’harmoniser les contenus enseignés avec un rythme adapté à l’enfant. D'après le ministère de l'Education Nationale, l’école à la maison ne concerne que 0,22% des jeunes âgés de 3 à 16 ans, et 75% d’entre eux étaient inscrits au CNED (Centre Nationale d’Etude à Distance), soit seulement 3.297 élèves instruits à domicile sans inscription déclarée à un organisme d'enseignement. Néanmoins, pour lutter contre les soit-disant communautarismes, ou “l’instruction sauvage" il existe déjà une loi qui limite l'instruction à domicile aux enfants d'une même famille.

Les établissements scolaires indépendants

coursmoliere-math.jpgSi l’école a encore de beaux jours devant elle, c’est, il faut l’avouer, parce qu’elle est “gratuite” et que la collectivité a toujours été attrayante pour les parents. Il suffit de voir à quel point les familles françaises (NDLR: et moi la première!) se disputent une place en crèche, alors que les enfants ne jouent pas encore ensemble mais l’un à côté de l’autre. De plus, tout le monde n’a pas la fibre pédagogique ou le temps de s’occuper de l’instruction de ses enfants. On connaissait les écoles privées sous contrat avec l’état, mais de plus en plus d’établissements scolaires privés indépendants ou “hors contrat” avec l’état voient le jour. Selon la Fondation pour l’école, 50 000 élèves sont actuellement scolarisés dans 600 établissements privés hors contrat. A la rentrée 2013, 37 nouvelles écoles hors contrat ont ouvert leurs portes, contre 19 en 2010. Ces établissements définissent eux-mêmes la pédagogie et le projet éducatif.

coursmoliere1.jpegBasé près de Toulouse, le Cour Molière rappelle que les établissements privés sont soumis à un régime d’inspection. Chaque établissement conserve son caractère propre par la définition qu’il donne de la vie scolaire dans son règlement intérieur mais sont toujours soumis au contrôle de l’État. Ils peuvent être liés à l’État par un contrat (« sous contrat ») ou non ( « hors contrat ») Paradoxalement, l’indépendance financière de ces établissements implique qu’ils sont d’autant plus exigeants et fonctionnent selon une culture du résultat, bien plus que dans les établissements publics. En effet, leur survie dépend intégralement de la satisfaction des familles, plus que des élèves eux-mêmes, et des résultats finaux aux examens, qui sont le nerf de la guerre “scolaire” dans la plupart des cas.

L'éducation bienveillante et le "système scolaire"

ferme-enfant.jpgCela dit, il existe de véritables alternatives au système scolaire normatif, notamment parmi les adeptes d’une pédagogie douce, qui replace l’enfant dans un système de découverte individuelle, avec un travail sur la responsabilisation plutôt que la punition. La Ferme des Enfants créée en 1999 par Sophie Rabhi, fille de Pierre Rabhi, fait en cela office de précurseur. Inspirée par la pédagogie Montessori, qui prône le respect de l’enfant pour qu’il développe le respect des autres, Sophie Rabhi évoque dans un beau témoignage son parcours avec cette école alternative point de départ d’un éco-village, les heurts rencontrés mais aussi le succès, qu’elle constate quotidiennement avec ses enfants devenus grands. Le projet de Sophie Rabhi accueille désormais une cinquantaine d’enfants en cycle primaire et 20 adolescents au collège. Les parents qui font le choix d’une telle scolarisation, en se rapprochant de l’école ont également permis de créer un éco-hameau, le Hameau des Buis, d’une vingtaine d’habitations.

Cependant, la recherche d’un système d’éducation bienveillant, avec plus de liberté laissée à l’enfant, n’est pas nouvelle. En Europe, on peut citer les exemples de la Summerhill School en Angleterre, fondée en 1921 avec une pédagogie anti-autoritaire. Elle est moins écologiste que libertaire, mais défend un point de vue passionnant à beaucoup d’égard. Et, en Allemagne, pendant la République de Weimar (entre deux guerres), 4 établissements de type communautaire (libertaire) ont également été instaurés pour accueillir plus de 25.000 élèves à Hambourg.

http://www.dailymotion.com/video/xc3pwx_les-enfants-de-summerhill-1-film-do_lifestyle

Connaissez- vous des personnes dans votre entourages ayant fait ce choix? En tant que parents êtes vous tentés par une autre approche de l’apprentissage “scolaire”?

Soin des cheveux, je lave ou pas

Avec l’arrivée de 5 nouveaux après-shampooings Coslys sur abonéobio.com, spécialement formulés par type de cheveux (normaux, secs, gras, colorés, fragilisés) faire des liens actifs vers les produits, c’est l’occasion pour nous de revenir sur une pratique de plus en plus en vogue dans le milieu des beautista bio : le No-poo.

De quoi s’agit-il ?

En vogue depuis la fin des années 2000 aux États-Unis, le phénomène no-poo est incontestablement le buzz « beauté » de 2014. Il s’agit là d’une technique assez extrême qui vise à bannir le shampoing, notamment conventionnel, à cause des produits chimiques qui entrent dans sa composition. Le terme “No-poo”, qui signifie « pas de shampooing », est cependant un peu trompeur. Pour en arriver à ne plus laver ses cheveux, il faut avoir beaucoup de temps : tout d’abord avoir de la patience, car les résultats ne sont jamais immédiat, et avoir la possibilité de créer ses propres masques capillaires, afin de nettoyer ses cheveux sans avoir recours au shampooing.

Comment ça marche ?

rhassoulpwdr4.jpgPour de nombreuses adeptes, l’indispensable c’est le bicarbonate de soude, voire le rassoul marocain (ghassoul), appliqué comme un baume et rincé avec du vinaigre de cidre, et quelques gouttes d’huiles essentielles faire des liens actifs vers la catégorie aromathérapie pour parfumer naturellement les cheveux. Afin d’espacer les shampooings, les « No-poo » addicts conseillent également le talc ou la fécule de maïs utilisés comme un shampoing sec, pour purifier le cuir chevelu. Pour nourrir les cheveux, il est recommandé de faire un bain d’huile : huile de coco, de monoï, d’argan, dont les vertus réparatrices sont connues et reconnues depuis des siècles. vinaigrecidrepomme.jpgD’autres termes anglicisés autour du thème du soin des cheveux, existent déjà depuis quelques temps, par exemple le nom de “water only”. Celui-ci a bien évolué car il s’agit surtout d’un rinçage au vinaigre de cidre et d’eau, voire d’infusion de plantes (ex : au thé pour les cheveux auburn et châtain). Les recettes proposées ne sont ni plus ni moins que les méthodes de lavage qui faisaient la beauté des chevelures de nos grand-mères avant l’arrivée des shampoings tel que nous les connaissons.

Et en vrai çà donne quoi ? Chez abonéobio, on se pose depuis longtemps la question du « no-poo », et une consommatrice de produits bio nous a raconté son expérience. Expatriée au Japon, elle ne trouvait pas de produits bio pour son type de cheveux : souples, fins, très longs. « Au mieux, j’ai trouvé un shampooing « organic », mais non certifié, qui a transformé ma chevelure en un amas poisseux.Je ne sais pas ce qui a été le plus désastreux : le shampoing inadapté, le rinçage à l’eau avec une eau plus douce qu’en France, une pollution atmosphérique beaucoup plus importante, ou des hormones en folie ? »

Après avoir lu les nombreux blogs, et autres pages Facebook ventant les méritent du « No-Poo », elle a commencé par espacer les shampooings pour ne pas solliciter son cuir chevelu et activer la production de sébum. Pour ce faire, mieux vaut s’équiper d’un shampooing sec à base de poudre de riz (ou de talc, fécule de mais, etc.) pour purifier la chevelure. Séchage minutieux des cheveux et les attacher en chignon sont aussi des règles essentielles à appliquer pour changer sa façon de se laver les cheveux en douceur. Parfois, la volonté et le militantisme ne suffisent pas pour poursuivre une conversion au “no-poo” « Après 2 mois de catastrophes capillaires, enfin de retour en France, j’ai acheté un shampoing bio pour cheveux gras qui a complètement rééquilibré mon cuir chevelu en quelques applications ».

D’autant que beaucoup de facteurs externes sont aussi à prendre en compte :

l’état de stress d’une personne, puisque les cheveux comme la peau reflètent les états anxieux; la qualité de l’eau de lavage ou le niveau de pollution atmosphérique, qui agressent ou perturbent l’équilibre du cuir chevelu; la longueur des cheveux, car les soins pour cheveux courts, mi-longs ou très longs ne sont pas les mêmes.

Alors, qu’allez-vous tester ? Le « No-Poo » ou les nouveaux après-shampoings, vendus sur abonéobio.com ?

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