Abonéobio : Le blog du bio

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Lundi 26 septembre 2016

Les cosmétiques bio et naturelles toujours au top

hs120s.jpgPas bonne presse, la cosmétique bio?
Vous devriez vous jeter sur ce nouveau hors série “cosmétiques naturelles” du magazine 60 millions de consommateurs ! Dans un dossier qui répond en quelques points à toutes les interrogations sur le bio, le magazine indépendant et au service des consommateurs décrypte les usages de nombreux produits cosmétiques, bio ou conventionnel, luxe ou entrée de gamme et leurs étiquettes.

Pour abonéobio, le verdict est sans appel : vive la cosmétique bio!

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Les clés du succès de la vente en vrac par Day by Day

Nous avions déjà partagé notre expérience du magasin vrac, avec la formule Day by Day, lors de l’ouverture du magasin à Nantes. A Paris, le vrac est encore présent chez les primeurs, sur les marchés, ou bien dans les magasins bio, comme Naturalia ou Biocoop, qui a d’ailleurs inauguré un magasin entièrement dédié au vrac avant le lancement de la COP21, en novembre dernier, avec l'intention de démontrer que Biocoop connait son métier et que le vrac y est au coeur (pour l'anedocte, recueillie auprès de son directeur communication Patrick Marguerie à l'occasion des résultats annuels du réseau) L’enseigne franchisée Day by Day rejoint l’offre déjà présente à Paris, forte d’une croissance “logarythmique”, selon les termes imagés de son co-fondateur Didier Onraita.

Le retour de l’épicerie de quartier

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En 2015, 9 français sur 10 consomment bio de manière régulière

Chaque année l’Agence Bio, organisme chargé du développement et de la promotion de l’agriculture bio en France, réalise une enquête sur les actes d’achats et de consommation des français vis-à-vis de la bio.



Pendant longtemps, les résultats de l’enquête, basée sur l’auto-déclaration, montrait que les français aimaient le bio, certes, mais n’avaient pas le réflexe de consommer bio. En 2003, par exemple, 37% de français faisait le choix du bio de manière régulière. En 2015, ils sont 65% à aimer, consommer, et attendre toujours plus de bio, preuve d’une mutation profonde de nos achats et de nos modes de consommation. Preuve supplémentaire de ce changement : dans les faits de plus en plus de magasins bio ouvrent (+7.2% par rapport à 2014), et de plus en plus d’agriculteurs font le choix de la bio (+17% de terrain en conversion), malgré des volumes de travail bien supérieur au conventionnel.

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Une rentrée qui recoiffe

cheveux-bio-colores-soigner.jpgAussitôt rentré de vacances, on aimerait pouvoir constater les bienfaits de la saison estivale : une peau halée (à défaut d’être bronzée) et des cheveux légers et brillants. Las, ces derniers sont asséchés, abîmés voire trop gras ou pas assez lumineux. Voici quelques conseils pour des cheveux tout bio!

Prolonger les reflets gagnés au soleil

Après 2 ou 3 semaines à nager ou buller le long de la plage, votre chevelure est naturellement décolorée et vous donne cet air de bonne santé que dégagent les surfeurs, bronzés toute l’année et avec un tie-and-dye parfait (car véritablement naturel). Malheureusement, vos cheveux n’ont pas l’habitude de l’air marin, de l’iode et du sable. Une fois rentré, c’est fourche et compagnie! On mise alors sur des soins “restructurants” (à base de kératine végétale), ou nourrissants (huiles) pour les cheveux. Pour Rodolphe Diotel, coiffeur coloriste “bio” à Vannes et finaliste des trophées Cosmébio en juin dernier, il importe peu “que les cheveux soit totalement décolorés ou méchés, ils doivent régulièrement être soignés afin de traiter la douceur et l'éclat. Je préconise à mes clientes l'utilisation d'un bain d'huile 100% naturel mais non gras qui apportera hydratation et brillance aux cheveux décolorés et abîmés. “ On peut également faire un masque après chaque shampoing. Les ingrédients actifs à utiliser en priorité sont les huiles de coques ou de pépin comme la macadamia, l’argan, le sésame ou la noisette.

Notre Sélection Bio

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Réparer les cheveux et revitaliser le cuir chevelu

Fan de nature, vous avez opté pour le séjour “défi”: randonnée, tente sur le dos, et douche solaire pour les plus prévoyants. Bien évidemment pour ne pas polluer, le shampoing n’a pas été une priorité! Ou bien à vouloir trop bien faire (un shampoing tous les jours pour nettoyer le sel des embrunts ou le chlore de la piscine) vous avez asséché et abîmé votre chevelure. Dans tous les cas, vos cheveux reviennent plus fatigués encore que vous et il faut désormais en prendre soin!

Le mot d’ordre : la douceur! On préférera alors des bases lavantes douces (de préférence sans les tensio-actifs suivants : ALS ou SLS, voir notre article), associées à des actifs pour nourrir le cheveux ou assainir le cuir chevelu, en fonction du “préjudice” subit.

Béatrice August, chef de produit Coslys propose d'oublier un temps votre shampoing d'avant les vacances. « Pour réparer les dégâts de l'été, il faut déjà faire un rapide diagnostic : trop secs ou trop gras? Je conseille toujours d'alterner un shampooing spécifique et un shampoing doux, pour cheveux normaux à raison de 1 sur 3. La plupart des utilisateurs/trices constatent que leurs cheveux sont secs au retour de vacances. Il faut donc les réhydrater avec des formules douces et nourrissantes, souvent à base d'huile (comme le shampooing pour cheveux secs à l'huile de noyau de mirabelle de Lorraine NDAboneobio). Si le cheveu est gras, les soins seront radicalement différents : il faut en priorité assainir le cuir chevelu pour réguler la sécrétion de sébum, avec des formules purifiantes, à base d'huiles essentielles généralement. Les soins spécifiques sont également à privilégier car ils apportent un véritable plus au le rituel de soin. Si le shampoing nettoie et répare le cuir chevelu, les après-shampoings voire les masques (selon les gammes) sont indispensables pour agir en profondeur et ainsi nourrir et sublimer sa chevelure, surtout si on a les cheveux longs.»

Notre Sélection Bio

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Se faire une chevelure de rêve

Vous n’avez pas pris de vacances, où alors au fin fond de l’Auvergne où le temps a malheureusement été exécrable ? (je sais j’y étais!) Bonne nouvelle, les colorations bio et naturelles ont fait beaucoup de progrès, il existe désormais des colorations 100% végétales et issues d'ingrédients BIO, totalement exemptes d’ammoniaque. Une coloration végétale sollicite et agresse beaucoup moins le cheveux qu'une coloration traditionnelle. La tenue est également meilleure car une coloration douce abîme moins les cheveux. Ceux-ci sont plus forts, leurs écailles des en bien meilleur état et résistent davantage à la pollution et à l'oxydation naturelle.

Rodolphe Diotel, coloriste de métier, précise " je mets principalement l'accent sur les colorations alternatives qui sont pour moi l'alliance parfaite de la nature et du progrès technologique. Les colorations de la marque NATULIQUE par exemple sont naturelles et permettent aux clientes les plus sensibles et exigeantes sur le résultat de pouvoir obtenir une qualité professionnelle. Autre point important, la prise sur le cheveu blanc et la possibilité d'éclaircir les cheveux sans les brûler. Nos éclaircissants à l'argile sont dépourvus de Persulfate d'ammonium qui est l'actif principal blanchisseur et est le responsable des cheveux brûlés. Avec pas moins de 12 extraits naturels et biologiques certifiés, ces colorations sont vraiment la meilleure alternative alliant efficacité, beauté et santé.

Notre Sélection Bio

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Les produits Rodolphe&Co et Natulique (une marque danoise) sont disponibles en instituts et salons de coiffure. Renseignements sur leurs sites internet (en lien). N'hésitez pas à chercher des salons de coiffure bio, près de chez vous, on en recense plus de 150 partout en France, et pas seulement à Paris!

Menace sur l’huile d’olive bio : des mouches OGM libérées en Europe?

oliveraie_tarragone1.gifAlors que la bactérie Xylella fastidiosa, qui tue à petit feu les oliveraies de la région des Pouilles, vient d’être retrouvée en Corse, une nouvelle méthode de lutte contre les ravageurs pourrait bien menacer la biodiversité de ces écosystèmes fragiles Depuis quelques années, la mouche de l’olive qui pond ses larves dans les olives, et ravage de ce fait les récoltes, est de plus en plus active : les techniques agricoles permettant - normalement - un meilleur rendement (comme les insecticides) ont également décimés les populations de prédateurs naturels de la mouche de l’olivier!

La société Oxitec,affiliée au leader phytosanitaire Syngenta, propose de libérer dans les oliveraies espagnoles des mouches de l’olive génétiquement modifiées, afin de rendre les femelles stériles et contrôler les populations. Oxitec prévoit de lâcher jusqu'à 5000 de ces mouches par semaine près de Tarragone. L'essai sur le terrain devrait durer un an, de juillet 2015 à 2016 et couvrira une zone sous filet de 1 000m². Toutefois, si les mouches s'échappent , elles pourront se propager sans aucun contrôle...

Une menace pour l’environnement?

Pour Juliette Leroux de la FNAB, si cela venait à arriver, “ce serait une première en Europe. La dissémination d’insectes génétiquement modifié a déjà été organisée à New York et au Brésil, mais les données de leur impact sont difficilement accessibles.

Bactorocera-oleae.jpgLe but précis de ces mouches “OGM” est de limiter les populations de mouche de l’olive : soit une action directe sur la biodiversité, avec toutes les différentes conséquences potentielles et les effets secondaires sur l'équilibre délicat des écosystèmes locaux, l'environnement et l'alimentation. Les mouches OGM d'Oxitec sont manipulées avec de l'ADN synthétique, un mélange d'organismes maritimes, de bactéries, de virus et d'autres insectes. Bien qu'Oxitec prétende que leurs souches étaient stables en laboratoire, personne ne peut prédire la stabilité génétique ou le comportement écologique de ces insectes une fois libérés.

"Libérer des insectes génétiquement modifiés dans l'environnement est une expérience dangereuse qui aura pour effet de transformer l'ensemble de l'Europe en un laboratoire en plein air. Les insectes ne respectent pas les frontières et aucune stérilité n'est efficace à 100%. Les mouches pourraient échapper à la zone de test et si, comme avec de nombreuses expériences, les choses ne se déroulent pas comme prévu, il sera impossible de l'arrêter. Tout contrôle ou retrait des insectes génétiquement modifiés serait impossible, encore plus que pour les cultures transgéniques", explique le Dr Janet Cotter de l'Unité internationale scientifique de Greenpeace.

Pénurie d’huile d’olive bio?

oliveraie_.pngActuellement, les mouches de l'olivier sont contrôlées avec des insecticides chimiques, qui perdent cependant en efficacité, ou en utilisant des moyens biologiques tels que des pièges à insectes, des techniques spécifique d'élagage et d'irrigation ou des insectes rendus stériles par irradiation. Pour la quinzaine d'organismes européens dénonçant la pratique proposée par Oxitec, dont la FNAB en France, les impacts socio-économiques négatifs des essais sur le terrain pourraient être immenses. Par exemple, les agriculteurs biologiques pourraient ne pas être en mesure d'éviter que leurs produits entrent en contact avec ces mouches,donc que leurs produits contiennent des larves modifiées et que les certifications “bio” leur soient retirées. Des marchés pourraient être perdus en conséquence - et dans un scénario extrême - l'ensemble de la récolte bio dans la région méditerranéenne pourraient être touchée si les consommateurs rejettent ces produits.

Juliette Leroux tempère “il existe des solutions écologiques pour lutter contre la mouche de l’olive. Les produits naturels sont certes plus lents et moins efficaces, mais d’autres techniques sont tout à fait adaptées comme l’élagage des arbres, la modification des dates de récoltes ou simplement de revoir à la baisse les rendements. Malheureusement, cela nécessite de produire différemment, en remettant en cause l’idéologie du rendement”. Des propos qui ne s’appliquent pas qu’aux oliveraies et qui résonnent singulièrement alors que la France est en pleine crise agricole.

La libération dissémination est prévue pour juillet 2015. La récente demande d'Oxitec a été déposée en mars 2015 mais n’est apparue dans le registre public de l'UE que la semaine dernière. Pour rappel, en 2013, une première tentative de mener des essais sur le terrain en Espagne a été interrompue après de vives protestations publiques.

J’ai testé la gamme de soins anti-âge Lilas Blanc

2015-03-27-23-21-21_deco.jpgAbonéobio est fier d’annoncer la disponibilité de l’ensemble de la gamme Lilas blanc sur le site. Pour effacer les signes de fatigue, du temps et du stress, j’ai testé la gamme Lilas blanc pour rayonner, au naturel évidemment!

Bien choisir ses soins du visage bio Les soins bio séduisent de plus en plus de consommatrices. Les progrès faits par les laboratoires dans l’élaboration des textures et l’efficacité avérée des produits finissent immanquablement par convaincre les utilisatrices.

Passé 30 ans, ô temps cruel, la peau perd de son élasticité naturelle et l’hydratation de l’épiderme devient indispensable. Les soins anti-âge Lilas blanc regorgent d'actifs d'origines végétales et aux propriétés anti-âge comme :

  • L'extrait de lilas blanc: antioxydant, adoucissant et nourrissant
  • L'extrait d'algues dorées: antioxydant, anti-âge et anti-pollution
  • L'extrait de fougère de Nouvelle Zélande: anti rides, il apporte tonicité et fermeté à la peau.

La gamme Lilas Blanc est la première marque cosmétique bio et prestige. Le packaging est très soigné, avec une dominante de blanc et de vert tendre, soulignés par un liseret d’argent, rappelant la pureté et la fraicheur du lilas blanc. C’est doux, on sait que l’on va se chouchouter avec de tels produits. Les codes du luxe ont également été gardés pour les contenants : des pots en verre et des petits flacons-pompe pour les soins spécifiques (anti-ride, sérum…), des flacons-pompe pour les gels, laits et eau de nettoyage ainsi que des tubes pour les crèmes et masques. J’aime beaucoup l’aspect de cette apparente simplicité, qui fait le vrai luxe. La promesse de Lilas blanc est de proposer des produits alliant des textures raffinées et confortables à des formules efficaces. On a testé! logo_lilasblanc.png

Les rituels pour une belle peau “mature”

Dès sa conception la gamme Lilas Blanc a été pensée comme un véritable soin haut de gamme. Pour sublimer le visage et le cou, il s’agit alors de suivre un véritable rituel de beauté.

* Nettoyer : dehors les impuretés!

Première règle de base de beauté : avoir une peau propre! La Source Lactée Nettoyante de Lilas Blanc est une émulsion légère qui nettoie parfaitement les impuretés ou le maquillage. Il suffit de l’appliquer par petits mouvements circulaires afin de décoller les impuretés de la peau. Cependant, adepte des eaux micellaires et florales, je n’ai pas pu résister à l’envie de peaufiner le démaquillage avec un coton imbibé d’eau micellaire pour démaquiller la base des cils et éliminer les résidus du lait nettoyant. A l’occasion, je vais tester l’eau éclat jeunesse en complément.

* Gommer : on fait peau neuve

Etape incontournable du rituel beauté, et souvent mon préféré, le gommage permet d’affiner le grain de peau et d’activer le renouvellement cellulaire. Le Gommage Douceur Visage Lilas Blanc ne vole pas son titre car il est vraiment très doux. La poudre de bambou et les billes de jojoba exfolient en douceur, alors que le beurre de mangue sauvage préserve l’hydratation de la peau et lui donne cette texture veloutée hyper-agréable à appliquer. On sent à peine le gommage, mais on voit les résultats aussitôt sur le grain de peau.

* Poser : la pause douceur

Après avoir préparé la peau, on applique le Masque Aqua Fraîcheur sur le visage et le cou, pendant 5 à 15 minutes, en fonction des besoins et de ses envies. C’est une crème riche, mais non grasse qui s’applique très facilement et ne sèche pas, contrairement à d’autres masques. De plus, j’ai vraiment aimé la possibilité de rincer (à l’eau claire) ou de supprimer l’excédent avec des lingettes en coton bio (j’ai utilisé des carrés coton Tendance d’Emma) avant de faire pénétrer le Masque Aqua Fraîcheur. On profite ainsi de son action comme une crème de nuit. C’est idéal pour les personnes un peu pressées. Le résultat le lendemain matin est bluffant! Ma peau est douce et rosée, comme après plusieurs bonnes nuits d’un sommeil réparateur. Se voir pimpante dans la glace dès le matin, cela met évidemment de bonne humeur.

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* Hydrater : 1 crème par day, keep the bistouri away

Pour ce qui est du soin quotidien, la crème Aqua Jeunesse s’utilise matin et soir comme une crème hydratante. Légère et velouté, elle pénètre rapidement et laisse une sensation de fraîcheur immédiate sur le visage. La peau est liftée tout en douceur, on ne ressent ni lourdeur ni tiraillement. L’extrait d’algues dorées contient des anti-radicaux qui protège la peau de la pollution et des effets néfastes des UV, ce qui est un sérieux atout pour affronter le quotidien de la banlieue parisienne!

lilablanc-fleur.jpgAprès une semaine, à raison d’un rituel beauté 1 à 2 fois par semaine comme préconisé, ma peau de jeune maman trentenaire est plus souple, plus douce et visiblement moins fatiguée. L’ensemble de la gamme propose des textures à la fois fondantes et légères, très agréables à utiliser et appliquer. Pour tous les produits que j’ai testé, les parfums sont délicats, légèrement fleuris et laissent une impression de fraîcheur printanière, à l’image du lilas blanc qui a inspiré la marque.

Les promesses des marques de cosmétiques de luxe sont tenues dans une gamme bio, fabriquée en France à partir de produits qui ne nuisent pas à la santé et à l’environnement. Pour les prix, la gamme se situe entre 20€ pour les crèmes et lotions et 55€ pour les soins spécifiques dédiés aux peaux matures. Que demander de plus? Les avez vous testés aussi, quelles sont vos remarques?

Un événement de la Semaine Pour les Alternatives aux Pesticides annulé suite aux menaces de certains agriculteurs

PE02.jpgC’est dans un contexte tendu concernant les pesticides et, globalement, leur rejet (loi biodiversité, glyphosate et 4 autres pesticides reconnus cancérogènes, etc) que se déroule la 10ème Semaine pour les alternatives aux pesticides (SPAP). Cependant rien ne laissait présager qu’une manifestation pacifique et, surtout, familiale, organisée dans la commune d’Allassac (Corrèze) serait annulée à cause de menaces graves émanant de certains individus issus du monde agricole et de risques majeurs pour l’ordre public.

Du fait de menaces précises pour cet événement du 29 mars prochain et des alertes faites par les autorités sur des risques de débordements, les organisateurs ont décidé d’annuler cette journée, sur les conseils des autorités préfectorales averties. A la demande des organisateurs, une réunion pour sortir de cette crise se tiendra dans les prochains jours avec les pouvoirs publics. Actuellement, la situation est telle que le simple fait de parler du danger des pesticides représente un véritable risque pour les lanceurs d’alerte et toutes personnes qui souhaiteraient découvrir les alternatives à une agriculture conventionnelle qui nous empoisonne.

spap_logo.jpgDepuis le 20 mars dernier, début de la Semaine pour les alternatives aux pesticides, c’est la seconde fois que des organisateurs sont l’objet de pression de certaines personnes du monde agricole. Le cas s’est produit en zone viticole, dans le Bordelais, où certains viticulteurs comptaient « venir en force » à l’un des événements. Les organisateurs ont immédiatement prévenus les gendarmes et ont reçu le soutien d’agriculteurs, et tout particulièrement de viticulteurs bios, qui se sont alors déplacés pour l’occasion. L’événement a été maintenu et s’est déroulé dans d’excellentes conditions. « Ces pressions et menaces, d’une fraction du monde agricole, sur les organisateurs d’un évènement citoyen écologique et festif, dans le cadre de la 10° Semaine pour les Alternatives aux Pesticides, sont inacceptables. » soutient Paul François, agriculteur, Président de Phyto-Victimes .

« Il n’est pas acceptable, dans une démocratie, que certains se pensent en droit de menacer d’honnêtes citoyens du fait de leurs engagements pacifiques contre un modèle agricole qui, selon eux, les expose à des polluants toxiques et qui met en péril leur santé et celle de leurs enfants. Ces inquiétudes exprimées pacifiquement sont légitimes et doivent pouvoir se faire savoir sans crainte de représailles. Nos associations appellent les citoyens à renoncer à venir sur place le 29 mars pour montrer qu’ils ne peuvent cautionner toute forme de violence. » conclut Fabrice Micouraud, porte-parole d’Allassac ONGF et administrateur de Générations Futures

Soutenons les agriculteurs bio !

ab_25.jpgLes producteurs et les agriculteurs bio sont en colère ! Ils le manifesteront demain, mardi 17 mars, dans toute la France, à l’appel de la FNAB (Fédération Nationale d’Agriculture Biologique)

Stéphane Le Foll, Ministre de l’agriculture, parlait d’agro-écologie, de plan « Ecophyto », de plan « Ambition bio ». Il avait fixé comme objectif le doublement des surfaces engagées en bio d’ici 2017 pour une production alimentaire de qualité et le respect de notre environnement

De son côté, Mme Ségolène Royal lance un projet de loi sur la biodiversité, parrainé par Hubert Reeves, et poursuit son action pour la biodiversité avec notamment la suppression de l’épandage aérien des pesticides pour fin 2015, et la généralisation de la démarche “Terre saine, communes sans pesticides” pour supprimer leur usage dans l’entretien des espaces publics.

Cependant et sans prévenir, le Ministère de l’Agriculture vient de diminuer de manière substantielle son soutien à l’agriculture biologique : moins 25% de subventions pour les agriculteurs bio pour 2015.

Exaspération et conséquence

Les agriculteurs sont exaspérés puisqu’il s’agissait d’aides promises en 2014, et liées à la reconnaissance des services environnementaux et sociaux de la bio. La FNAB s'interroge sur l’ambition du gouvernement qui prévoit de doubler les surfaces d'ici fin 2017 (soit +300 000 hectares de bio par an dès 2015) sans poursuivre l’effort de financement de la conversion au bio. Pour les consommateurs que nous sommes, c’est un mauvais signal alors que tous les sondages et toutes les études montrent que de plus en plus de personnes interrogées souhaiterait du bio, chez eux ou en collectivités.

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Pesticides contre biodiversité et santé

Dans un rapport hallucinant, l’EFSA (European Food Safety Authority) avouait que 97% des aliments de l’union Européenne contenaient des résidus de pesticides…dont les proportions restaient dans les limites du légal. Apparemment, il s’agit là d’une amélioration, et tant mieux. Cependant, 27,3% des échantillons présentaient des résidus de plus d’un pesticide et seul 1.5% présentait des concentrations très nettement supérieures aux seuils fixés. Jusqu’ici les pesticides, connus pour la plupart pour être des perturbateurs endocriniens, ont des conséquences sur la santé qui peuvent dépasser la dizaine d’années. D’où la difficulté de faire le lien entre les pesticides utilisés par l’agriculture et les pathologies qui se seraient développées ultérieurement. spipoll02.jpgPar ailleurs, les pesticides utilisés et retrouvé en grande quantité dans les fraises et les salades, sont également à l’origine, pour de nombreuses associations de protection de l’environnement, de la surmortalité des abeilles et des pollinisateurs. Or, 35% de notre alimentation dépend de ces insectes pollinisateurs. Comment défendre la biodiversité, littéralement, la diversité du vivant, si l’on accepte l’utilisation massive de pesticides et de biocides, qui déciment les insectes (nuisibles et auxilliaires confondus) et influent sur notre santé?

Si vous voulez manifester avec les producteurs bio pour montrer votre soutien dans une agriculture respectueuse de la vie, voici la liste des rendez vous donnés par la FNAB :

http://www.fnab.org/index.php/component/content/article/785-manifestations-producteurs-bio-mars-2015

Les perturbateurs endocriniens coûtent entre 150 et 206 milliards d'euros par an

perturbateur-endocrinien-things.jpgUne nouvelle série d’études scientifiques publiées ce jour dans le Journal of Clinical Endocrinology and Metabolism de l’Endocrine society montre que l’exposition des populations européennes à des perturbateurs endocriniens est la cause de nombreuses pathologies dont le coût vient d’être estimé entre 150 et 260 milliards d’Euros par an par les chercheurs. __ Perturbateurs Endocriniens, une menace invisible mais bien réelle pour la santé__

Les Perturbateurs Endocriniens, plus couramment dénommés PE par les connaisseurs, sont des substances chimiques qui interfèrent, comme leur nom l’indique, avec l'action des hormones. Malheureusement, les perturbateurs endocriniens sont désormais présents, cachés dans tout notre quotidien et ne provoque pas de réactions “allergiques” visibles immédiatement. C’est cet effet pervers, et sur le long terme, que les chercheurs et les associations souhaitent dénoncer pour alerter des risques pour notre santé

En effet, les perturbateurs endocriniens se retrouvent aussi bien dans les aliments (résidus de pesticides ou aspartame comme sucre de substitution), mais aussi dans les contenants alimentaires en en plastique ou aluminium (avec le très connu Bisphénol A ou BpA), les meubles, les jouets, les tapis (phtalates), des matériaux de construction et des produits cosmétiques (comme l’aluminium ou les parabènes). Les PE entrent dans le corps des humains et de la faune par la poussière ou à travers la chaîne alimentaire, par effet de bioaccumulation, cet effet pervers qui concentre les polluants et les molécules chimiques au sommet de la chaîne alimentaire.

Evaluer pour faire réagir

perturbateurEndocrinien.jpgLes problèmes de santé sont bien souvent pris en compte ou remarqués dès que leur coût est estimé. Ainsi, des chercheurs ont récemment étudié le coût de l’action des perturbateurs endocriniens. Les chercheurs ont utilisé des études épidémiologiques et toxicologiques pour évaluer le coût économique des pathologies qu’ils jugent liées à l'exposition aux PE (infertilité masculine, anomalies congénitales, obésité, diabète, maladies cardiovasculaires, troubles neurocomportementaux et de l'apprentissage, ou le cancer…). Ce coût pour la société est estimé entre 150 et 260 milliards d’Euros par an, soit entre 1.2% et 2% du PIB de l’Union Européenne !

Les auteurs de l’étude sont parmi les spécialistes les plus compétents au monde de cette question des perturbateurs endocriniens : Leonardo Trasande, R. Thomas Zoeller, Ulla Hass, Andreas Kortenkamp, Philippe Grandjean, John Peterson Myers, Joseph DiGangi, Martine Bellanger, Russ Hauser, Juliette Legler, Niels E. Skakkebaek, Jerrold J Heindel.

« Alors que de nombreuses enquêtes démontrent l’exposition des populations aux PE, cette étude apporte une preuve supplémentaire de la nécessité d’une action préventive forte pour se prémunir des risques des perturbateurs endocriniens en Europe. » Déclare François Veillerette, porte-parole de Générations Futures et co-auteur du livre Perturbateurs endocriniens, la menace invisible. «Il faut donc que l’Union européenne adopte des critères protecteurs pour définir les perturbateurs endocriniens qui devront être exclus dans le cadre du Règlement 1107/2009 sur les pesticides (définition de l’OMS et création de 3 catégories : PE confirmé, suspecté ou potentiel). Ces critères s’étendront également aux autres législations concernées (REACH, biocides…). Par ailleurs aucune modification des dispositions existantes dans les législations européennes sur les biocides et les pesticides ne doit intervenir si l’on veut vraiment protéger la population européenne des risques liés au PE. »

Pour le moment, le meilleur moyen de se prémunir contre les perturbateurs endocriniens reste un mode de vie “bio”, comme on le prône sur abonéobio.com, qui a toujours alerté sur ces sujets de santé publique : - manger des produits cultivés sans pesticides, - utiliser des cosmétiques bio , - faire un ménage écologique et notamment la pâte verte multi-usage de Brunort (qui est par ailleurs en promo en ce moment), -rester informé sur la provenance et de la composition de ce que l’on achète. Pour proposer des produits les plus respectueux des hommes et de la planète la société Comptoir des Lys (Coslys, Etamine du Lys) a demandé à tous ses fournisseurs d'emballages plastiques, des certificats attestant de la non-présence de perturbateurs endocriniens dans leurs flacons. Banniere_Coslys.jpg

10 raisons de consommer bio sans dépenser plus.

C’est la marotte des réfractaires au bio : selon eux, consommer bio est plus cher. Les fruits et légumes sont plus chers, les œufs et les laitages aussi, et la viande n’en parlons pas !! Pourtant, le bio séduit. L’avènement du e-commerce, qui favorise la mise en relation et la mutualisation, permet le développement de nouveaux réflexes de consommation : AMAP, Ruche qui dit oui, vente en ligne en produits bio … tout est désormais disponible et accessible.

Au delà de l’aspect militant c’est aussi l’approche “santé” ou “anti-gaspillage” qui draine les consommateurs vers l’achat écologique. Karine Viel de Monoprix, questionnée lors d’une conférence organisée par le site Mescoursespourlaplanète.com le 4 février dernier, remarque que “'la consommation responsable n’est plus une niche pour 10 à 15 % de la population concernée par les questions d’environnement”. Pour abonéobio, c’est bien évidemment une bonne nouvelle et une tendance que l’on souhaite encourager! Voici 10 points pour démontrer que l’on ne paye pas plus cher en préférant le bio au conventionnel.



Consommer bio c’est aussi consommer différemment.



➢ 1- Une Philosophie

fruit_nut_muesli-bio.jpgLe bio est aussi un état d’esprit : on choisit moins de produits transformés qui sont beaucoup plus chers que les ingrédients achetés individuellement. Cela peut être de la cuisine au sens littéral avec des soupes maison plutôt que des briquettes ou bien réapprendre à se concocter ses propres céréales du matin en profitant des vracs proposés dans les magasins bio. Point de fond de paquet jeté car les céréales sont devenues molles, et pas de suremballage. D’une part, ce sont des céréales de meilleure qualité (non raffinées, sans sucre ou graisse, donc un indice glycémique bas; cf point 2), et c’est un mélange personnel qui correspond autant à vos besoins en termes de quantité que de goût.



➢ 2- La Qualité

Une étude récente démontre que le bio propose des aliments plus nutritifs, qui promettent une sensation de satiété plus rapide, et plus de goût. Sans oublier moins de pesticides et autres cocktails de produits chimiques dont les répercussions sur la santé sont régulièrement dénoncées.

➢ 3- Un équilibre nutritionnel

Les papesses de la cuisine bio, comme Valérie Cupillard , flirtent déjà du côté vegan : on redécouvre les protéines végétales cachées dans les fruits secs et les lentilles (idéal en hiver), sans abuser du tofu (qui contient une quantité importante d’œstrogènes) et on choisit de la viande de qualité si on ne peut pas s’en passer. Faut-il rappeler que la consommation de viande a explosé après la seconde guerre mondiale, grâce à l’agriculture intensive importée des États-Unis ? Jusqu’alors, la viande était consommée de manière raisonnable, quelque fois par semaine seulement, en alternance avec du poisson, le vendredi.



➢ 4- C'est éthique et équitable

On consomme des aliments “de saison”, locaux, avec des circuits courts en terme d’approvisionnement. Les AMAP proposent des produits bio, qui coûtent un prix plus juste pour rémunérer les producteurs, alors que les fruits et légumes “conventionnels” coûtent pour moitié le prix du transport et du stockage en chambres froides.



➢ 5- Moins de gaspillage



Vous avez remarqué ces pommes et ces poires conventionnelles ? Achetées à peine mûres, elle deviennent blettes avant d’avoir mûries. On les jette, ou au mieux, elles finissent dans le compost.



➢ 6- Plus d'économie

Yves_Rocher_Publicite.pngNous avons parlé plus haut (point 1 et 5) de l’avantage économique d’une consommation responsable en choisissant moins de produits transformés et plus de “vrac”. Cependant, les cosmétiques bio sont également souvent moins chères que les marques de cosmétiques conventionnelles, qui ne sont ni bio, ni éthiques. Il y a quelques années, Yves Rocher (marque qui se veut naturelle mais pas encore 100% bio) avait axé une campagne de pub pour une prise de conscience : le luxe ne vend pas forcément des produits qui sont meilleurs, mais dont il faut rentabiliser les coûteuses campagne de marketing. Pour les testeuses de Que Choisir, le verdict tombe comme un couperet : les meilleures crèmes anti-ride sont de la marque Lidl et Yves Rocher!



➢ 7- Plus écologiques

etamine-du-lys_savon-marseille-1l.jpgLes produits d’entretiens écologiques proposent des produits très souvent naturels qui sont multi-usages. Fabriqués à partir de bases lavantes végétales, ils sont beaucoup plus respectueux de l’environnement. Concernant les lessives, en s’imposant un petit calcul lors de nos achats, on constate rapidement que le prix au lavage est souvent bien plus cher pour les grandes marques conventionnelles que pour des marques écologiques comme Etamine du lys : - 0.29€ par lessive liquide pour Etamine du lys 3L soit 60 lavages (prix relevé sur abonéobio.com) - 0.31€ par lessive liquide Ariel 2.7L soit 40 lavages seulement (prix relevé chez Auchan drive St Quentin (02) le 05/02/2015.)

➢ 8 - Moins de déchets

tendance-demma_carres-coton-bio.jpgLes lingettes démaquillantes ou les carrés pour bébé en coton bio permettent à la fois de faire une économie de 230 à 300€ par an et représentent l’équivalent de 6000 carrés de coton. De la même manière, les microfibres Capt’hygiène lavables jusqu’à 300 fois et recyclables permettent une économie substantielle, tout en réduisant le volume de nos déchets d’une manière non négligeable.



➢ 9- Plus Durables

On achète des vêtements de meilleure qualité qui durent plus longtemps: jeans en toile Denim brute, coton non blanchi par des procédés chimiques abrasifs et potentiellement toxiques pour la peau. Les vêtements écologiques sont un choix idéal pour les basiques que l’on aime et que l’on aimera porter longtemps. Les marques pionnières comme IDEO, Machja, NU (pour les jeans) n'existent plus (quoique toujours dans mon placard depuis bientôt 10 ans) mais Ekyog ou Ethos proposent de nouvelles collection chaque année, et de nouveaux acteurs se lancent avec des produits éthiques, bio et souvent made in France, comme 1083, une marque qui assure que vos achats sont fabriqués moins de 1083km de chez vous!

➢ 10-Plus pratique

Le système d’abonnement d’Abonéobio permet une économie jusqu’à 30% sur le total de votre commande. Ainsi, en prévoyant votre consommation et vos achats en produits d’hygiène de la maison et corporelle sur 1 an, vous planifiez votre budget annuel et vous évitez les déchets en prenant de plus gros conditionnements. En terme d’économie, c’est moins de transport et plus de remises en fonction du montant global de l’abonnement !

Questions à Samuel Gabory, président de Nature & Stratégie



Abonéobio : Les chiffres de l’INSEE, parus en janvier 2015 annoncent que la guerre des prix dans les enseignes de la grande et moyenne distribution, est désormais à leur détriment. Est-ce que cette stratégie de vente « au prix le plus bas » qui devait capter la clientèle n’est pas en train de se retourner contre la grande distribution ?

Samuel Gabory La grande distribution n’a jamais fait de commerce en tant que tel , c’est-à-dire mener une action commerciale dans le bon sens du terme. Présenter un produit , le conseiller à un client, présenter les avantages et les limites du produits… Chaque client étant différent il faut adapter l’offre au client. Pour moi le commerce c’est créer de la plus-values et de la satisfaction client. Aujourd’hui, la crise se traduit par un manque de confiance du consommateur. A baisser la qualité, et communiquer uniquement sur le prix, la GMS a décrédibilisé son statut de distributeur.



Abonéobio : Avec la crise, les modes de consommation changent. L’économie collaborative fait changer “durablement” le paysage économique mondial, et français. En 2014, la conso’collab’ a contribué à près de 20milliards d’€uros dans l’économie globale, donc 3 milliards uniquement entre particuliers. Est-ce que les grandes entreprises doivent s’adapter et diversifier leurs offres pour ne pas louper le virage “collaboratif et digital”?

Samuel Gabory Effectivement, il y a de gros changements dans les modes de distribution, mais je ne pense pas que ce sont les grandes enseignes, les gros mammouths qui profiterons de ces évolutions.



Abonéobio Nature et Stratégie a toujours choisi de ne pas vendre ses marques via ses enseignes de grande distribution, par éthique ? ou refus d’un modèle économique?

Samuel GaboryRefuser un système de distribution n’a rien à voir avec de l’éthique. A mon sens, c’est un discours démagogique lancé par quelques marques alternatives. Nature et Stratégie fabrique et distribue des produits pour des utilisateurs / consomm’acteurs, avec la volonté de minimiser l’impact environnemental de son activité, de créer de la valeur et de l’emploi en proposant de réels salaires. La grande distribution n’a jamais été dans cette politique, pour 3 raisons: 1 - le consommateur n’est pas respecté dans son droit d’information et de conseil 2 – l’environnement n’est pas une priorité 3 – la politique salariale et l’emploi est réduit à sa plus simple expression.

Abonéobio: Récemment, de grandes enseignes sont régulièrement épinglées par des associations écologistes ou de défense du consommateur pour leurs produits non conformes (toxicités, non-respect de l’environnement comme l’association Bloom dénonce les pratiques de chalutage profond pour les marques Intermarché / hormone dans les viandes Super U). Est-ce que ces rappels sont efficaces pour faire prendre conscience du mépris affiché pour le consommateur et le vivant ?

Samuel Gabory Non. La puissance économique qui a été laissée à la grande distribution par nos politiques depuis plus de 40 ans , fait qu’en terme de communication le combat est perdu. Le budget de communication des distributeurs et des multi-nationales associées font que la réglementation générale a perdu son combat.

Abonéobio: A votre avis, donc, le bio est-il vraiment encore plus cher que le conventionnel ?

Samuel Gabory Oui : si il est peu qualitatif, produit loin des lieux de consommation, vendu avec aucun conseil. Non : Si il est concentré , formulé pour être efficace, vendu par vendeur formé au conseil.

__Abonéobio : A Paris, le projet de magasin associatif, La Louve, selon un concept nord-américain, peine encore à trouver des fonds pour lancer la plus grande surface de vente directe du producteur au consommateur. Pourquoi de tel frein, quand on voit que le crowdfunding (financement par la foule) fait partie des nouveaux moyens – à succès – pour lever des fonds ?__

Samuel Gabory Je suis partisan de tester de nombreuses solutions car je pense que c’est en bougeant qu’on avance, même si parfois il y a de fausse bonnes idées. Deuxièmement, je pense que c’est par la biodiversité commerciale qu’on satisfera le consommateur de demain.



Abonéobio Après une forte médiatisation d’un mode de vie bio et écolo, dans la première partie des années 2000, quels sont les prochains leviers pour capter les prochains consomm’acteurs?

Samuel Gabory Premièrement, le consommateur attend de la transparence dans les filières d’approvisionnement : où a poussé mon produit bio, dans quel champs, qui la transformé , qui le vend…? Deuxièmement, l’implication du consommateur se fera d’abord dans la filière et moins dans le produit. C’est-à-dire que le futur consommateur voudra être actionnaire financiers du producteur, s’impliquer physiquement dans la distribution, abonné à un système commerciale etc…

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