Abonéobio : Le blog du bio

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Mardi 06 décembre 2016

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Le magasin bio, une alternative qui se démocratise

magasin_biocoop21.jpgLe marché du bio explose, comme une valeur refuge aux dérives et aux scandales sur la composition des produits, et les magasins bio sont les premières enseignes vers qui se tournent les consomm’acteurs.

Malgré des efforts fait pour proposer du bio, la grande distribution n’apparaît plus comme la solution (lire cet article de Cyril Dion), notamment en terme de traçabilité (produits bio en provenance de l’UE ou hors UE) ou d’éthique sociale. A l’inverse, les magasins bio, qui capitalisent 37% des ventes bio avec une croissance de +17% en 2015 (source Agence Bio) et vente directe sont plébiscités par les consommateurs.

Qualité des produits et engagement sociétal (soutien aux agriculteurs et politique RH) pèsent désormais dans le panier bio. Abonéobio a donc voulu faire le point sur les engagements et valeurs des 5 grandes enseignes bio, en France.

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Les clés du succès de la vente en vrac par Day by Day

Nous avions déjà partagé notre expérience du magasin vrac, avec la formule Day by Day, lors de l’ouverture du magasin à Nantes. A Paris, le vrac est encore présent chez les primeurs, sur les marchés, ou bien dans les magasins bio, comme Naturalia ou Biocoop, qui a d’ailleurs inauguré un magasin entièrement dédié au vrac avant le lancement de la COP21, en novembre dernier, avec l'intention de démontrer que Biocoop connait son métier et que le vrac y est au coeur (pour l'anedocte, recueillie auprès de son directeur communication Patrick Marguerie à l'occasion des résultats annuels du réseau) L’enseigne franchisée Day by Day rejoint l’offre déjà présente à Paris, forte d’une croissance “logarythmique”, selon les termes imagés de son co-fondateur Didier Onraita.

Le retour de l’épicerie de quartier

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BIOCOOP révolutionne la conception publicitaire

Biocoop1.jpgDepuis 25 ans, Biocoop avec 357 magasins bio sur le territoire français, est reconnu pour son engagement en faveur de la bio : un modèle coopératif multi professionnel avec 1300 producteurs partenaires proposants des produits bio, issus du commerce équitable ainsi que des écoproduits et de cosmétiques écologiques. Biocoopa toujours revendiqué « l’agriculture biologique pour tous » une valeur reprise par l’ensemble des acteurs du réseau. Fort d’une croissance à deux chiffres (13,4%) pour l’exercice de l’année 2014, Biocoop met en avant son engagement écoresponsable grâce à la réalisation d’une campagne nationale avec des moyens originaux permettant de réduire l’empreinte écologique.

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Biocoop innove dans la réalisation publicitaire d’aujourd’hui

Tout commence par la volonté de tourner en Bretagne avec de vrais producteurs travaillant pour Biocoop. Avec 27 096 tonnes de fruits et légumes vendus par an (soit 10 % du volume national tous circuits confondus), Biocoop a décidé de parler vrai aux consommateurs en montrant concrètement ce qui se passe en amont du magasin. Les déplacements géographiques sont une problématique de tous les jours pour Biocoop. Ils disposent d’ailleurs d’une filiale, la STB (Société de Transport Biocoop), qui alimente les magasin bio. Autonome, Biocoop a mis en place en avril 2014 le premier camion porteur en France à moteur biogaz. Il paraissait essentiel que lors du tournage, les moyens de transports les plus économes soient utilisés : voitures hybrides, vélo et train.

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A l’heure du tout numérique et des objets connectés, la révolution créative souhaitée parBiocoop est d’autant plus innovante et intéressante sur l‘ensemble des supports. Par exemple, les photos ont été réalisées avec un Sténopé (l’ancêtre de la chambre noire, avant l’appareil photographique) de 40 par 50 cm construit à partir de veilles caisses en bois, puis développées sur place avec des produits recyclés et réutilisables. Le film, quant à lui, a été tourné avec 2 caméras manuelles Bolex des années 50 et 70 et directement monté sur pellicule ce qui évite de numériser des séquences inutiles. Pour la bande son, une seule prise a été imposée. Pour ce qui est des affiches, elles ont été imprimées sur du papier recyclé et avec de l’encre végétale, puis toutes les accroches et logos ont été directement calligraphiés à la peinture biologique. Le site internet a été conçu pour être le plus léger possible : En allant à l’essentiel, sans image et en choisissant une typographie et un codage très original grâce à un ordinateur récréé dans une cagette de marché avec d’anciens composants informatiques !

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3 fois moins de CO2 rejeté

Avec les outils de réalisation actuels, la campagne publicitaire mise en place parBiocoop, visible en avril et septembre prochain, aurait normalement générée environ 15,2 tonnes de CO2. Pour diviser par 3 le CO2 rejeté, il a fallu oublier les méthodes de création et de production classiques en utilisant des solutions alternatives plus proches de l’environnement. Tout était à réinventer : la manière de penser la campagne, les techniques utilisées et les conditions drastiques de tournage pour être à la hauteur des engagements du réseau Biocoop tels qu’ils sont au quotidien. En totalisant uniquement 5.9 tonnes de CO2 pour cette campagne unique en son genre, le défi écologique a été relevé et sera perpétué pour d’autres campagnes à venir.

plus d'infos sur le site http://www.lacampagneresponsable.fr

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Juste une histoire de pomme

Pauvre pomme! Depuis que le monde est monde, elle est prétexte à tant de discordes et de combat. Au XXIème, alors que nous essayons de sauver notre planète, puisqu’à cause d’une pomme déjà nous avons été chassés du jardin d’Eden, les pommes posent une nouvelle fois un pépin. A qui? A trois associations aux acronymes barbares qui ont peur d’une campagne publicitaire vantant de manière sous-jacente des pommes. Une pomme d’or? non, une pomme bio, simple et sans traitements chimiques.

Les Blanche-Neige de l’agriculture conventionnelle l’ont en travers de la gorge...

Biocoop qui est à l'initiative de la campagne publicitaire peut se féliciter, et nous aussi, de l’ordonnance de référé du 28 octobre 2014 du président du tribunal de grande instance de Paris rejetant la requête présentée par Interfel (association interprofessionnelle des fruits et légumes frais), l’ANPP (association nationale pommes poires) et la FNPF (fédération nationale des producteurs de fruits). Ces 3 associations considéraient en effet que la campagne publicitaire déployée par Biocoop du 15 au 30 septembre 2014 avec le message « N’achetez pas de pommes (traitées chimiquement) » était de nature à causer un dommage à toutes les filières et induire en erreur le consommateur.

Le juge des référés a rejeté ces arguments estimant que la campagne : ·

  • n’était pas susceptible de causer un dommage imminent aux 3 associations demanderesses ;·
  • n’était en rien trompeuse pour les consommateurs et n’altérait pas leur comportement économique ;
  • enfin, que les chiffres avancés étaient exacts puisqu’ils résultent d’une étude de l’INRA (Institutut National de Recherche Agronomique).

Cueillir les Pommes du jardin des "Espérances"

On ne pourrait faire plus clair. Mais au delà de ce jugement, qui espérons-le pourra faire jurisprudence, c’est toute la filière du bio qui bénéficie enfin d’une reconnaissance, aussi sur le plan juridique. Alors que l’Europe propose de dépenser près de 33 millions d’€uros pour promouvoir des filières très polluantes ou cruelles pour les animaux (viande et lait), les agriculteurs bio pourront mettre en valeur leurs produits en rappelant que le coeur de leur métier se fait dans le respect : de l’homme, de sa santé, des animaux et de la planète.

Une bonne nouvelle pour Biocoop, après la plainte déposée par la FEBEA (Fédération des Entreprises de la Beauté ) auprès de l'ARPP (Autorité de Régulation Professionnelle de la Publicité) pour publicité dénigrante. Le réseau de magasin se voit néanmoins conforté dans sa démarche pour promouvoir le bio en France, informer les consommateurs quant aux alternatives existantes en terme de consommation et d’alerter le grand public et les institutions sur les risques d’une agriculture intensive.

Chez aboneobio, on est bien d'accord pour acheter des cosmétiques certifiées bio, et on le prouve tous les jours, avec une gamme très complète de produits.

2014 , vers la fin du gaspillage alimentaire ?

Selon la FAO (organisation de l’Onu pour l’alimentation et l’agriculture), nous gaspillons chaque année environ 1300 milliards de tonnes de produits alimentaires, soit près d’un tiers de la production mondiale.

Contre cette invraissemblance, un mouvement d’engagés a vu le jour aux Etats Unis, en 1999, et gagne peu à peu l’Europe au plus fort de la crise économique, en 2008. Le freeganisme (gratuivorisme ou « philosophie » du déchétarien). Consiste à se servir dans les poubelles des magasins, boutiques, Grande Disribution, en produit peu ou pas périmés, mais que les enseignes jettent quand même comme ils sont jugés « invendables ».

Pour ces activistes, responsables associatifs, écologistes ou altermondialistes, l’objectif est autant de faire des économies que de lutter contre un gaspillage alimentaire à l’outrance. Pourquoi jeter un sac de 2kilos de pommes si seulement l’une d’entre elles est abîmée ? Pour la grande distribution, qui gère son stock selon la formule comptable « pertes et profits », cela ne change rien, mais pour les plus démunis et notre planète, cela change tout. Il fallait beaucoup de courage et d’audace pour prouver à la grande distribution ses erreurs, en fouillant ses poubelles, néanmoins, cela a fait bouger les choses.

2014 a été déclarée par l’union européenne année de la lutte contre le gaspillage alimentaire. A ce titre, voici quelques initiatives intéressantes qui, si elles sont couronnées de succès, montre que l’audace finit par payer, comme disait Danton.

Intermarché : les fruits et légumes moches séduisent !

La première mobilisation du genre contre le gaspillage des enseignes « conventionnelles » a été la campagne d’Intermarché pour les Fruits et Légumes moches. Une initiative couronnée de succès dans l’hypermarché de Pontaut Combault (77), où les consommateurs ont été sensibilisés et incités à acheter des fruits et légumes qualifiés d’inesthétiques à un prix 30% moins cher. Outre la présence des cultivateurs lors d’un week-end dédié en mars dernier, des soupes et des jus ont été préparés à partir de ces produits afin de démontrer leur qualité gustative. Un affichage et des slogans bien pensés ont accompagné l’opération qui a été largement relayée sur les réseaux sociaux. Récemment, la campagne s’est même vue déclinée en anglais dans un film parodique « inglorious vegetable ». Moche is the new chic!

CORA : la jeunesse innove contre les dates de péremption

Comment trouver des solutions innovantes aux problèmes actuels ? Dans le cadre d’un projet école-entreprise baptisé Challenge Créativité, 3 jeunes ingénieurs de l’école des Mines d’Alès ont réfléchi à la revalorisation des produits périssables et aux dates limites de consommation (DLC/ DLUO). Depuis début juillet 2014, la société CORA teste donc dans ses magasins d’Alès et de Limoges un nouveau dispositif de merchandising et de signalétique basé sur la responsabilisation de tous. Si certaines enseignes proposent des réductions sur les produits à « date courte », il s’agit ici de réintroduire ces produits dans le circuit, sensibiliser le consommateur et rendre ces denrées plus attractives. Ecologiquement, l’initiative est louable ; économiquement elle est même rentable ! Pour Olivier DELESCLUSE, qui dirige l’hypermarché CORA d’Alès : «Ce merchandising new look apporte à nos rayons beaucoup de dynamisme et va faire économiser 50 000€ par an. L’état‐major de CORA va d’ailleurs mettre en œuvre ce dispositif dans 30 autres magasins. En plus, le personnel de nos magasins a immédiatement adhéré à cette innovation. Je salue donc la créativité et le sens des réalités de ces 3 jeunes élèves-ingénieurs : leur dispositif crée de la valeur économique et sociale ».

En plus de la signalétique, voici quelques exemples de slogans imaginés par les élèves: « Sois malin, mange‐moi demain », « Cabossé mais bien conservé », « Je ne suis pas caillé, tu peux y aller », « Osez, même si la fin n’est pas loin ! »…

Ci dessous une vidéo réalisée pour la soutenance des 3 élèves-ingénieurs.

Les enseignes bio : la bonne conduite des consomm’acteurs.

Dans les enseignes bios, ce ne sont pas les mêmes problématiques. Les consommateurs sont bien évidemment plus « éveillés » sur les dates de consommation, ou les fruits « moches », néanmoins tout est fait pour limiter au maximum le gaspillage alimentaire.

Dans un autre domaine les magasins bio s’attachent depuis des années à promouvoir le vrac. Ce mode de consommation permet de proposer des produits jusqu’à 30% moins cher, de réduire les emballages (les bouteilles sont réutilisées), ainsi que le gaspillage (en adaptant la quantité souhaitée). Il permet également de développer la production agricole biologique en construisant des filières françaises d’exploitation (notamment les graines de tournesol) Depuis le début de l’année et jusque septembre 2014, le magasin Biocoop « Saveurs & Saisons » de Villeneuve d’Ascq (Nord pas de Calais), teste le vrac liquide en alimentaire avec la mise à dispositiion d’huiles (olive, colza, mélange…) de vinaigre, ou de vin… La Biocoop Scarabée de Rennes teste également un système de distribution automatisé inspiré du concept déjà proposé pour les produits d’entretiens écologique comme la marque Etamine du lys.

Bientôt dans vos supermarchés ? Quand la législation s’en mêle…

On se souvient de Frédéric Daerden, ce bourgmestre d’Herstal en Belgique qui avait soumis un supermarché à l’obligation de don de ses invendus à des associations. L’initiative, qui avait enthousiasmé les écologistes, est le point de départ d’une nouvelle proposition de loi contre le gaspillage alimentaire, en France. L’objectif est d’inciter les enseignes de la grande distribution à donner leurs invendus à des associations caritatives plutôt que de les jeter. Il faudra suivre de prêt les débats et ce qu’il en ressort, comme cette proposition est d'ores et déjà controversées, autant par les entreprises que les écologistes et les associations. En attendant, nous pouvons nous réjouir que les industriels de la grande distribution cherchent des solutions économiquement durables et écologiquement acceptables.

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