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Vendredi 19 septembre 2014

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2014 , vers la fin du gaspillage alimentaire ?

Selon la FAO (organisation de l’Onu pour l’alimentation et l’agriculture), nous gaspillons chaque année environ 1300 milliards de tonnes de produits alimentaires, soit près d’un tiers de la production mondiale.

Contre cette invraissemblance, un mouvement d’engagés a vu le jour aux Etats Unis, en 1999, et gagne peu à peu l’Europe au plus fort de la crise économique, en 2008. Le freeganisme (gratuivorisme ou « philosophie » du déchétarien). Consiste à se servir dans les poubelles des magasins, boutiques, Grande Disribution, en produit peu ou pas périmés, mais que les enseignes jettent quand même comme ils sont jugés « invendables ».

Pour ces activistes, responsables associatifs, écologistes ou altermondialistes, l’objectif est autant de faire des économies que de lutter contre un gaspillage alimentaire à l’outrance. Pourquoi jeter un sac de 2kilos de pommes si seulement l’une d’entre elles est abîmée ? Pour la grande distribution, qui gère son stock selon la formule comptable « pertes et profits », cela ne change rien, mais pour les plus démunis et notre planète, cela change tout. Il fallait beaucoup de courage et d’audace pour prouver à la grande distribution ses erreurs, en fouillant ses poubelles, néanmoins, cela a fait bouger les choses.

2014 a été déclarée par l’union européenne année de la lutte contre le gaspillage alimentaire. A ce titre, voici quelques initiatives intéressantes qui, si elles sont couronnées de succès, montre que l’audace finit par payer, comme disait Danton.

Intermarché : les fruits et légumes moches séduisent !

La première mobilisation du genre contre le gaspillage des enseignes « conventionnelles » a été la campagne d’Intermarché pour les Fruits et Légumes moches. Une initiative couronnée de succès dans l’hypermarché de Pontaut Combault (77), où les consommateurs ont été sensibilisés et incités à acheter des fruits et légumes qualifiés d’inesthétiques à un prix 30% moins cher. Outre la présence des cultivateurs lors d’un week-end dédié en mars dernier, des soupes et des jus ont été préparés à partir de ces produits afin de démontrer leur qualité gustative. Un affichage et des slogans bien pensés ont accompagné l’opération qui a été largement relayée sur les réseaux sociaux. Récemment, la campagne s’est même vue déclinée en anglais dans un film parodique « inglorious vegetable ». Moche is the new chic!

CORA : la jeunesse innove contre les dates de péremption

Comment trouver des solutions innovantes aux problèmes actuels ? Dans le cadre d’un projet école-entreprise baptisé Challenge Créativité, 3 jeunes ingénieurs de l’école des Mines d’Alès ont réfléchi à la revalorisation des produits périssables et aux dates limites de consommation (DLC/ DLUO). Depuis début juillet 2014, la société CORA teste donc dans ses magasins d’Alès et de Limoges un nouveau dispositif de merchandising et de signalétique basé sur la responsabilisation de tous. Si certaines enseignes proposent des réductions sur les produits à « date courte », il s’agit ici de réintroduire ces produits dans le circuit, sensibiliser le consommateur et rendre ces denrées plus attractives. Ecologiquement, l’initiative est louable ; économiquement elle est même rentable ! Pour Olivier DELESCLUSE, qui dirige l’hypermarché CORA d’Alès : «Ce merchandising new look apporte à nos rayons beaucoup de dynamisme et va faire économiser 50 000€ par an. L’état‐major de CORA va d’ailleurs mettre en œuvre ce dispositif dans 30 autres magasins. En plus, le personnel de nos magasins a immédiatement adhéré à cette innovation. Je salue donc la créativité et le sens des réalités de ces 3 jeunes élèves-ingénieurs : leur dispositif crée de la valeur économique et sociale ».

En plus de la signalétique, voici quelques exemples de slogans imaginés par les élèves: « Sois malin, mange‐moi demain », « Cabossé mais bien conservé », « Je ne suis pas caillé, tu peux y aller », « Osez, même si la fin n’est pas loin ! »…

Ci dessous une vidéo réalisée pour la soutenance des 3 élèves-ingénieurs.

Les enseignes bio : la bonne conduite des consomm’acteurs.

Dans les enseignes bios, ce ne sont pas les mêmes problématiques. Les consommateurs sont bien évidemment plus « éveillés » sur les dates de consommation, ou les fruits « moches », néanmoins tout est fait pour limiter au maximum le gaspillage alimentaire.

Dans un autre domaine les magasins bio s’attachent depuis des années à promouvoir le vrac. Ce mode de consommation permet de proposer des produits jusqu’à 30% moins cher, de réduire les emballages (les bouteilles sont réutilisées), ainsi que le gaspillage (en adaptant la quantité souhaitée). Il permet également de développer la production agricole biologique en construisant des filières françaises d’exploitation (notamment les graines de tournesol) Depuis le début de l’année et jusque septembre 2014, le magasin Biocoop « Saveurs & Saisons » de Villeneuve d’Ascq (Nord pas de Calais), teste le vrac liquide en alimentaire avec la mise à dispositiion d’huiles (olive, colza, mélange…) de vinaigre, ou de vin… La Biocoop Scarabée de Rennes teste également un système de distribution automatisé inspiré du concept déjà proposé pour les produits d’entretiens écologique comme la marque Etamine du lys.

Bientôt dans vos supermarchés ? Quand la législation s’en mêle…

On se souvient de Frédéric Daerden, ce bourgmestre d’Herstal en Belgique qui avait soumis un supermarché à l’obligation de don de ses invendus à des associations. L’initiative, qui avait enthousiasmé les écologistes, est le point de départ d’une nouvelle proposition de loi contre le gaspillage alimentaire, en France. L’objectif est d’inciter les enseignes de la grande distribution à donner leurs invendus à des associations caritatives plutôt que de les jeter. Il faudra suivre de prêt les débats et ce qu’il en ressort, comme cette proposition est d'ores et déjà controversées, autant par les entreprises que les écologistes et les associations. En attendant, nous pouvons nous réjouir que les industriels de la grande distribution cherchent des solutions économiquement durables et écologiquement acceptables.

Un coach pour faire ses courses bio

Pas facile de faire ses courses parfois, de jongler entre les étiquettes, les fausses allégations, les recommandations pour la santé, ...On se sent un peu perdu aussi entre tous les bons conseils qu'on peut lire dans les magazines ou dans les ouvrages spécialisés. Pour nous aider, Benjamin Dariouch s'est lancé dans le coaching. Cet expert de la nutrition saine et gourmande accompagne les consommateurs à rester mince, en bonne santé, à préserver son capital énergie, ...en s'adaptant à chacun. Abonéobio a rencontré ce Naturacoach pour une interview exclusive :

coach pour faire ses courses

Les consommateurs sont de mieux en mieux informés, l’espérance de vie augmente chaque année, le bio se développe… On a l’impression qu’il y a une vraie prise de conscience et que les gens mangent de mieux en mieux, non ?

Oui et non. Plutôt que de rester dans des discours évasifs, regardons quelques chiffres très éloquents : en France, +50% des décès chaque année sont liés à un degré ou à un autre à une mauvaise alimentation (maladies cardio-vasculaires, cancers, maladies de l’appareil digestif). Le nombre de cas de cancer de la prostate par exemple, où une trop grande consommation de viande rouge, de charcuterie et de produits laitiers est un facteur de risque avéré, a été multiplié par 8 en 30 ans. Encore plus parlant : en 10 ans, le nombre d’obèses en France a doublé et aujourd’hui, 1 adulte français sur 2 est soit obèse, soit en surpoids. Je finirais par un mot sur l’argumentaire que les industriels sortent à chaque fois : l’espérance de vie augmente, donc on mange mieux. C’est un raccourci complètement faux. L’espérance de vie a progressé d’abord grâce à la lutte contre les maladies infectieuses et à la baisse de la mortalité infantile. Effectivement, on soigne de mieux en mieux certains cancers, mais le nombre de cas augmente pour certains. Et surtout, on voit qu’aux Etats-Unis, où le taux d’obésité est de +30%, l’espérance de vie commence même à diminuer !. En regardant ce constat un peu alarmant, je me dis qu’il y a encore beaucoup de progrès à faire…

Mais les scandales sanitaires par exemple n’amènent-ils pas plus de consommateurs vers une alimentation de qualité et une consommation responsable ?

Malheureusement, je pense que cela n’a qu’une influence à la marge. Le scandale de la vache folle par exemple a débouché sur le développement du label « Viande Française », mais ce dernier n’a aucun autre critère que l’origine. Ce que me remontent souvent mes clients, c’est qu’à force d’entendre ces informations, ils s’alarment mais ne savent pas pour autant quoi manger… Cela dépend de chaque pays aussi : en Allemagne, l’affaire du poulet à la dioxine a fait progresser la part de marché du bio.

L’information publique est-elle insuffisante alors ? Les campagnes sont pourtant nombreuses ?

La première source d’information en France, qui est aussi celle sur laquelle s’appuient la plupart des nutritionnistes et diététiciens, est le fameux PNNS (Programme National Nutrition Santé). Il y a de bons messages, qui sont bien retenu par la population comme les 5 fruits et légumes par jour. Il y a des messages moins intéressants, comme une part de céréales à chaque repas, sans faire de distinction raffiné vs. complet. Et il y a les recommandations clairement influencées par le lobby agroalimentaire, comme les 3 produits laitiers par jour (qu’il faudrait mieux limiter à un par jour). Rien d’étonnant quand on sait que les conflits d’intérêt sont nombreux, comme le président du PNNS qui était conseiller de Candia jusqu’en 2007 et fait toujours parti de l’Institut Danone. Ensuite, malheureusement, 90% des gens qui s’intéressent à leur assiette le font par l’angle de la minceur, à l’occasion d’un régime. D’une part, ils vont suivre une méthode qui en générale n’est pas un idéal de santé (comme les régimes hyperprotéinés), et d’autre part, à la fin de leur régime, ils reprendront leurs mauvaises habitudes, sans avoir fait une véritable rééducation alimentaire. Et pour finir, les industriels ne sont pas en reste pour semer le doute dans la tête des consommateurs. Il n’y a qu’à voir le nombre d’études qu’ils financent chaque année pour pouvoir affirmer que leurs produits sont les meilleurs ou ne posent aucun problème. Par exemple, il y a régulièrement des études qui sortent pour montrer que les fruits et légumes bio n’ont aucune valeur nutritionnelle supérieure au conventionnel… En 2010, les lobbies de l’agro-alimentaire ont dépensé plus d’1 milliard d’euros pour empêcher le vote par le parlement européen d’un étiquetage nutritionnel plus restrictif. Pour terminer sur une note plus positive, heureusement que de nombreuses associations, des passionnés au travers de leur blog ou des professionnels de la santé se battent pour délivrer une information claire et objective, mais cela reste un combat de tous les jours.


Benjamin Dariouch naturacoach

Et dans ce contexte, quel a été votre parcours ?

D’un point de vue professionnel, j’ai travaillé pendant plusieurs années en tant que consultant en stratégie auprès des directions générales des principaux groupes de la grande distribution et de l’agroalimentaire. J’ai donc pu comprendre de l’intérieur la logique de ces entreprises, basée essentiellement sur une notion de réduction de coûts et de gains à court terme, et évidemment au bout d’un moment, cela ne correspondait plus du tout à mes valeurs, et j’ai donc voulu changer de voie. D’un point de vue plus personnel, j’ai toujours été passionné par la santé et l’alimentation, mais j’avais beaucoup de mal à trouver les réponses à mes questions auprès des sources d’information standards, comme celles évoquées auparavant. A la fois pour investir mon énergie dans une activité qui ait du sens et pour créer le service que j’aurais voulu trouver pour moi-même, j’ai créé Naturacoach.


Benjamin Dariouch natura coach regime

Justement, quel est le concept de Naturacoach ? Quelle offre proposez-vous ?

Le principe de base est simple : apprendre à chacun la meilleure façon de manger pour la vie, en-dehors de toute mode, de toute notion de régime, et en faisant rimer plaisir, santé et minceur. J’ai donc développé mon concept autour de cette idée en me basant sur 3 piliers : * Expliquer les grands équilibres du corps, pour savoir y mettre le bon carburant, pour que chacun puisse ensuite se débrouiller seul, plutôt que d’imposer un menu pendant 3 semaines à suivre bêtement * Apprendre comment lire une étiquette, choisir les meilleurs produits, la signification des labels, etc. Car dire qu’il faut manger tel ou tel aliment ne suffit pas, encore faut-il savoir bien l’acheter * Donner des astuces de cuisine et des recettes pour montrer en toute simplicité qu’une alimentation saine est aussi une alimentation gourmande Je propose des ateliers en région parisienne de 4 séances, avec une partie théorique et une partie pratique où j’emmène mes clients en supermarché et magasin bio, ainsi que des programmes de coaching en ligne, où je propose le même contenu mais sous forme d’abonnement avec des vidéos et des livrets. Je donne également des cours de cuisine bio à domicile.


Quel type de clientèle vient vous voir ?

J’ai développé des programmes pour répondre à tous les profils, mais majoritairement j’ai 2 types de clients : * Des femmes entre 25 et 45 ans, qui veulent perdre un peu de poids, mais en changeant durablement son alimentation, plutôt que de suivre la dernière méthode à la mode * Des hommes qui ont surtout un problème d’énergie et de vitalité, et qui se doutent bien que cela vient de leur assiette. Et ils comprennent rapidement que manger bien et bio ne signifient pas manger que des graines ;-) * J’ai aussi dans un moindre mesure des mères de famille qui veulent donner le meilleur à leurs enfants, ou des seniors qui cherchent à bien vieillir.

Pour terminer, pourriez-vous nous donner les 10 produits à toujours avoir dans son placard ?

Effectivement il y a des aliments, qui sont un peu la base de la cuisine bio et que vos lecteurs connaissent sûrement, qu’il faudrait toujours avoir dans ses placards :

  • Lentilles corail : les légumineuses sont des aliments que je cherche à tout prix à réintroduire dans l’alimentation de mes clients. Riches en protéines, en fibres et en minéraux, elles ont beaucoup d’atout. Les lentilles corail ont l’avantage de ne pas demander de temps de trempage et de cuire en 15 min.
  • Pois cassés : autre légumineuse qui n’a pas besoin de tremper et qui cuit en 30 min
  • Purée d’amande : les oléagineux contiennent de bonnes graisses (mono et polyinsaturées) et peuvent donc donner une purée une fois écrasés. La purée d’amande est idéal aussi bien comme matière grasse en pâtisserie (pour remplacer le beurre), diluée dans une soupe ou même mélangée avec de l’huile dans une vinaigrette
  • Sucre de canne complet : Rapadura, muscovado, … Il porte différents noms suivant son origine, mais il s’agit toujours du jus de canne simplement séché et non raffiné. Il est donc nutritionnellement bien plus intéressant que le sucre de betterave raffiné (le sucre blanc de base), et possède un arôme de réglisse particulier.
  • Riz basmati complet : comme toutes les céréales, le riz est à choisir complet de préférence, pour bénéficier des fibres et des minéraux de l’enveloppe. De plus, entre les différents types de riz, le basmati est celui qui possède l’index glycémique le plus bas.
  • Curcuma : les épices sont une base importante d’une cuisine saine et gourmande. Cela permet de donner du goût sans ajouter de sel. Le curcuma a une action anti-inflammatoire bien connue en médecine ayurvédique, ce qui a un effet bénéfique sur toute la santé.
  • Cannelle : autre épice, elle est idéale pour remplacer le sucre dans des desserts. Des études commencent même à montrer qu’elle agit directement sur le cerveau pour couper l’envie de sucre. Sans parler du fait qu’elle est pleine d’antioxydants.
  • Quinoa : petite graine qui commence à être bien connue, elle est riche, comme le soja, en protéines complètes. Parfait pour les végétariens.
  • Farine complète de petit épeautre : « blé ancien » cultivé en Provence et remis au goût du jour depuis 20 ans, il est moins riche que le blé moderne en gluten et donc plus digeste, et il contient également un peu de bêta-carotène, ce qui lui donne une couleur légèrement orangée.
  • Huile d’olive : je finirais par un produit qui n’a rien d’original mais sur lequel j’aimerais insister. Avec l’huile de colza, cela doit être l’huile de base de votre cuisine de tous les jours. Alors s’il y a un produit sur lequel vous ne devez pas faire de compromis sur la qualité, c’est bien celui-là ! Comme le vin, les terroirs sont nombreux et une grande huile d’olive peut enchanter un plat à elle-seule. A choisir bien entendu extra-vierge et 1re pression à froid (obtenue par des procédés mécaniques)

Le Guide du Bio Hors Série 60 Millions de Consommateurs

Le marché du bio est en plein essor. De plus en plus soucieux de leur santé et du respect de l'environnement, les consommateurs sont avides de transparence, de qualité de produit, et d'engagement. Le magazine 60 Millions de Consommateurs nous propose un Hors Série "le Guide du Bio" pour mieux cerner les garanties du bio et pour mieux comprendre les différences entre les différents labels bio et certifications. Savoir quelles substances bannir, comprendre le marché et ses failles, reconnaitre le nouveau standard Cosmos européen (dont le logo sera apposé sur les produits), ...Au delà de l'alimentation bio, j'ai particulièrement apprécié le dossier spécial sur la cosmétique bio  : en 2005 les cosmétiques bio ne représentaient que 3 % du marché global des cosmétiques, en 2010 c'est 10 %. Selon Greenpeace demande mondiale devrait tripler d'ici à 2050. Aujourd'hui le marché des cosmétiques bio pèse 287 millions d'euros en France et 6.7 milliards d'euros dans le monde. Plus de 250 marques sont apparues en moins de 5 ans ! La consommation de crèmes bio et de parfums a connu un taux de croissance de 30 à 40 % entre 2005 et 2009, ralentit désormais autour de 17 %. Organic Monitor prédit que la croissance des cosmétiques naturels ou bio profitera seulement aux marques qui parviendront à se différencier : selon Samuel Gabory, président de Cosmebio (et aussi président de Nature et Stratégie (marque coslys notamment distribuée par Abonéobio)" le bio est un prérequis technique. Mais si l'on consomme bio, c'est pour les valeurs intrisèques du produit, certes, mais aussi pour les bienfaits que celui-ci apporte à la société : le développement durable et la responsabilité sociale." Une démarche qui correspond parfaitement à la philosophie d'aboneobio.

guide Bio hors série 60 millions consommateurs

En revanche la partie sur les produits d'entretien m'a déçue. En effet ici comme ailleurs on vante l'écolabel qui pourtant reste largement insuffisant. Il existe la mention Nature et Progrès et la certification Ecocert Détergence écologique qui vont bien au delà de l'Ecolabel et pourtant on n'en dit pas suffisamment pour aider le consommateur à s'y retrouver. Je vous invite à relire mon article " De la lessive plus concentrée mais pas plus écologique !" pour mieux comprendre les différences notables. Mettre dans le même panier Ecover (sans label et certification), L'Arbre Vert (écolabel) et Etamine du Lys (Ecocert détergence écologique) me gêne en évoquant des marques ancrées depuis toujours dans la protection de l'environnement (page 99). Attention aux allégations parfois trompeuses nous rappelle le magazine : "les allégations vertes ont fleuri sur les produits ménagers, trop souvent sans justification !" Je vous renvoie au Guide Durable, responsable, bio, naturel, comment s’y retrouver ?, déjà sortie ( contrairement à ce qui est dit page 100 de ce Hors série). Enfin, la critique sur l'efficacité me semble injuste. Je parle notamment des produits ménagers écologiques que je connais bien. Le magazine dit "Si les tests de performances des produits verts se révèlent assez concluants dans leur fonction première, nettoyer, ils pêchent toujours au niveau des effets additionnels". Faux, certains produits écologiques pour la maison sont aussi efficaces que le conventionnel, mais là encore on ne peut pas comparer les produits MDD (marques distributeurs) de grandes surfaces avec ceux de marques qui investissent dans la recherche et développement depuis plus de 20 ans ! Pas du tout d'accord avec le slogan (p101) "Propreté plus que parfaite ou préservation de l'environnement ? Avant d'acheter ses produits d'entretien, le consommateur doit trancher" : il n'y a pas de dilemme, il suffit d'opter pour de bons produits d'entretien écologiques et les 2 missions seront parfaitement assurées ! Chez aboneobio nous testons tous les produits avant de les référencer.

cosmétique bio 60 millions consommateurs

Au sommaire de ce Hors Série spécial Bio chez 60 Millions de Consommateurs, numéro de Juin / Juillet 5.90 € :

ALIMENTATION

  • Le boom de l’agriculture bio
  • Un vrai plus pour l’environnement ?
  • Le bio,meilleur pour la santé ?
  • Des aliments sous contrôle
  • Les labels et les marques privées
  • Lire les étiquettes
  • Le prix élevé, un frein à l’achat
  • Du bio à la cantine
  • Plats préparés : quelles différences ?
  • Un autre goût ?
  • Dix produits passés à la loupe


TEXTILES

  • Vous avez dit «textile bio» ?
  • Le grand bazar des labels
  • Des tissus venus du monde entier
  • Un marché en forte expansion
  • L’équitable n’est pas toujours bio
  • Les fibres du futur seront naturelles et innovantes

COSMÉTIQUES

  • Le bio, c’est devenu tout naturel
  • Un marché qui attire du monde
  • «Plus de naturel que de bio»,
  • interview de Florence Soyer, de l’Ifop
  • Dans la jungle des labels
  • Gestion durable et solidaire
  • La recherche de nouvelles cibles
  • «Une question d’expertise»,
  • interview de Jean-Louis Pierrisnard de L’Occitane en Provence
  • Des cosmétiques faits maison
  • Nouveau code pour la pub

MAISON

  • Nettoyer, oui ; polluer, non !
  • Les labels : un vrai casse-tête
  • Des ingrédients naturels aux vertus nettoyantes
  • Fabriquer ses produits verts

Les tendances consommation 2011

Quelles seront les tendances de cette année 2011 en matière de consommation ? Sera t elle plus durable ? L'agence trendwatching.com s'est penché sur la question en notant que les réseaux sociaux amènent de nouveaux comportements, puisque les consommateurs peuvent interagir et du coup en profitent pour demander plus de transparence en jouant aussi la carte de la séduction pour rester des fans de la marque. Voici donc les 11 tendances phares de la consommation 2011 :

tendances consommation 2011

  • L'écologie au top
  • Désormais c'est le grand public qui est visé par les campagnes de marques pour vendre leurs produits bio et écolos et plus seulement la niche des consommateurs avertis. Et pour cela il faudra mettre sur le marché des produits verts de meilleure qualité que les produits conventionnels. ( Certains le sont déjà notamment ceux vendus dans les boutiques bio, d'autres sous écolabel ont encore des progrès à faire)
  • La générosité (Random Acts of Kindness (RAK ) :
  • Il s'en dit des choses sur les réseaux sociaux. La réputation d'une marque peut se faire ou s'y défaire. Les consommateurs n'ont pas d'état d'âme à s'exprimer et pour les séduire les marques vont devoir sortir le grand jeu, avec des surprises qui vont alimenter la communication positive par le buzz 'bouche à oreille)
  • Vivre en ville (Urbanomics)
  • Les villes concentrent la moitié de la population mondiale, et ce phénomène s'amplifie. Les marques s'intéressent donc de près à ces 3 milliards de consommateurs urbains, considérés comme plus tolérants et plus audacieux.
  • jamais les mêmes prix
  • Le fait de se regrouper pour obtenir des promos importantes lors d'un achat est désormais très facile via les sites dédiés ou les réseaux sociaux. Les consommateurs sont friands de ces ventes flash et de ces offres limitées. ( cf le concept de Groupon qui se décline même aux achats verts à Vancouver avec EthicalDeal
  • des nouveaux marchés
  • La croissance économique des pays émergents (Brésil, ...) donne des ailes à certaines niches : adapter les produits pour qu'ils conviennent à la culture du pays (goûts, traditions, ...)
  • les badges fans s'affichent
  • les boutiques en ligne affichent désormais leur badge facebook pour permettre aux consommateurs de les suivre en tant que Fans. On y découvre les liens de popularité, les statistiques, les interactions entre fans, ...
  • une santé à préserver
  • Les consommateurs définissent la santé comme une priorité. Ils sont prêts à dépenser plus pour des produits ou services en lien avec la santé, leur qualité de vie
  • des avis précieux
  • Les recommandations de ces amis partagées sur les réseaux sociaux et les blogs sont devenues importantes pour aider à l'achat (soit pour confirmer soit au contraire pour alerter);
  • _la générosité ça paye__
  • 86 % des consommateurs pensent que les entreprises doivent tout autant s'occuper du bien-être de la société que de leur chiffre d'affaire. Les marques qui sauront être généreuses, faire preuve de compassion gagneront en image positive auprès de leur clientèle.
  • se retrouver c'est facile
  • Avec les portables, iphone et smartphone et autres, il est facile de géo-localiser les bons plans de resto pour y convier ses amis, les lieux populaires incontournables du moment...Les consommateurs apprécient l'abonnement à ce type de services , (je vous avais parlé de Yuback sur le blog du bio) .
  • louer sa voiture
  • 2011 L'année du service de location de voitures ?. Les collectivités s'y sont déjà lancées (autolib, mais aussi les sociétés spécialisées et les constructeurs automobiles.



Source : http://www.trendwatching.com/

Vous la voyez comme ça la consommation 2011 en France ?

Enquête CLVC sur le commerce équitable : plus de responsabilités attendues

Dans les rayons des hypers les produits issus du commerce équitable s'installent au milieu des autres gammes ou dans des espaces spécifiques. Les prix pratiqués par les hypermarchés sont souvent plus élevés sur ces produits. Se pose la question de la marge croissante, à qui profite t'elle ? Les supermarchés ont bien compris l'intérêt marketing d'étoffer leur offre avec des produits issus du commerce équitable mais derrière l'information transparente sur les retombées des ventes de ces produits peinent à venir. Et si on disait clairement au consommateur que le surcoût qu'il paye sert à nourrir les marges du supermarché ?

L’étude publiée en mars 2010 par Consumers International intitulée « Les supermarchés européens au banc d’essai » , à laquelle la CLCV a participé, met en évidence que les consommateurs sont aujourd’hui de plus en plus préoccupés par l'impact que leurs choix peuvent avoir sur autrui. Ils se disent prêts à payer les produits équitables plus chers s’ils obtiennent la garantie que les petits producteurs dans les pays en développement sont correctement traités. C’est la tendance affichée par l’enquête Globescan de 2009 et celle menée par la CLCV en 2010 (elle a été réalisée du1er septembre au 31 octobre 2010 et a porté sur 669 questionnaires répartis sur 34 départements).

Retour sur quelques données phares de cette étude :

  • 83 % des Français sont prêts à payer plus chers (entre 5 % et 10 %) les produits du commerce équitable, notamment les 40-60 ans.
  • 55 % des Français connaissent un peu ou pas du tout les produits équitables (7 % des Français pas du tout)
  • 1 % seulement des consommateurs font confiance aux hypers et supermarchés pour avoir des informations fiables sur la manière dont ils traitent leurs fournisseurs ! 99 % des consommateurs, jugent les grandes surfaces pas jugées fiables, car elles cherchent à vendre le plus de produits possibles avec la marge la plus importante possible; Les consommateurs veulent des garanties sur les pratiques d'approvisionnement, notamment au regard du respect des droits fondamentaux de l'homme, avec des contrôles indépendants
  • Seulement 37 % des consommateurs font entièrement confiance aux labels pour avoir des informations fiables sur la manière dont les hyper et supermarchés traitent leurs fournisseurs..Du coup, l'enquête montre que les labels ne sont pas jugés aussi crédibles qu’ils souhaiteraient l’être. Leur profusion rend d’ailleurs la démarche de commerce équitable peu lisible. Les lignes de produits équitables développées par les distributeurs, Auchan, Ecoplanète Agir Carrefour, Casino… relèvent de l’auto-déclaration et d’une démarche privée et ne sont pas des labels. D'où la création tant attendue de la Commission nationale du commerce équitable (CNCE) en Avril 2010.


Plus d'infos sur le site de la CLCV

Pourquoi les prix sont chers en agriculture bio ?

Les consommateurs peinent à manger des fruits et légumes. Les prix sont élevés et le goût est jugé trop fade pour les cultures conventionnelles. Suite à l'étude réalisée par Familles Rurales (à lire chez mon panier bio) , le réseau Biocoop tient à donner des précisions pour mieux comprendre les enjeux de l'agriculture bio et l'impact sur les prix pratiqués. 1ère donnée à intégrer quand on parle de cultures, la météo !. Or cette année 2010, les conditions qui ont été très difficiles pour l’agriculture biologique avec des gelées et du froid tardifs et une pluie insuffisante. Et oui, la production biologique implique la culture en plein champ des légumes et des fruits (ou sous abris mais sans les forcer, contrairement aux tomates conventionnelles par exemple cultivées sans terre). Du coup, ils sont aussi plus sensibles aux aléas climatiques.



Ensuite, regardons le prix payé aux producteurs. Il faut bien comprendre que les agriculteurs en conventionnel ne peuvent pas vivre de leurs productions (bradées aux centrales d'achats), et que leurs cultures impactent lourdement l'environnement, à force d'utiliser des entrants chimiques tels que les pesticides (conséquences sur les nappes phréatiques polluées, sur la disparition des abeilles qui pollénisent les légumes et les fruits...). En bio, d'une part la tâche est plus ardue et nécessite plus de main d'oeuvre (et le travail des hommes à un coût !), et d'autre part, les coopératives telles que Biocoop s'efforce d'attribuer une juste rémunération aux agriculteurs pour qu'ils puissent vivre dignement de leur production et du travail fourni. (Vous pensez que les hypermarchés font de même ?). Enfin, les aides et subventions allouées aux agriculteurs ne sont pas les mêmes selon que l'on cultive en convention ou en bio. Pourtant le consommateur citoyen demande des fruits et légumes, bons, sains, respectueux de l'environnement, et abordables...Cherchez l'erreur !

Alors comment faire baisser les prix des fruits et légumes bio ? Il faut accroitre l'offre en France (et pas en important, aberration écologique de remplir les rayons des hypers avec des fruits et légumes bio importés, sous plastique en plus !) (voir l'article : plus de bio mais au goût amer en grandes surfaces). Lors du Grenelle de l’Environnement l'objectif était de 6% de la SAU (surface agricole utile) exploités en agriculture biologique pour 2010. A moins de 5 mois de l’année 2011, seuls 2,5% de la SAU lui sont dédiés. Cherchez encore l'erreur !!

Pourtant les agriculteurs sont nombreux à vouloir s'engager dans la conversion (voir l'article plus de producteurs bio en France ) mais pendant ce temps nécessaire à la démarche ( 3 années avant de pourvoir dire que les fruits et légumes sont bio), il leur faut tenir ! D'où l'intérêt de mettre en place des aides et des subventions. Une enveloppe de 29 M d’euros a été estimé par le Ministère de l’alimentation, de la pêche et de l’agriculture pour 2010, dans le cadre d' "Horizon 2012", pour soutenir la conversion et l’agriculture biologique. Sauf que l'on ne compte pas le bénéfice sur l'environnement et à l'inverse on ne dénonce pas les coûts cachés de l'impact environnemental et sociétal de l’agriculture intensive polluante (pollutions, désertification rural, développement des cancers, ...). Et pourtant on peut nourrir la planète avec du bio ! Alors on commence quand ?

Lire d'autres articles sur Abonéobio sur la notion de prix juste, sur les prix des produits bio, sur l'impact de l'agriculture bio, sur la pollution de l'agriculture intensive, sur la difficulté des producteurs à vivre de leur production , ...

++ Des solutions locales pour un désordre global, film de Coline Serreau
++ Terre et Terroirs, un magasin pour une consommation juste
++ Le bio pousse à Cuba pour une sécurité alimentaire durable
++ Le bio plus cher ? Le prix écologique le choix du citoyen
++ Faire ses courses sans OGM
++ Coline Serreau et Colibris, réparer la Terre qui est morte !
++ Plus de bio mais au goût amer en grandes surfaces
++ Le guide du locavore pour mieux consommer local
++ Aboneobio.com, le site qui réconcilie consommation et raison, présenté par Fémininbio
++ La chasse aux pesticides, reportage sur M6 100 % mag, le témoignage de laurence aboneobio
++ Les marges s'envolent dans la grande distribution, plus rien pour les producteurs
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Le bio moins cher vu par Leclerc

Après son comparateur de prix en ligne, Leclerc vient de lancer sa déclinaison pour un comparatif des étiquettes des produits bio vendus en grandes surfaces : lebiomoinscher.com. Sur le site de Leclerc encore très peu de produits bio à comparer, 300 produits (boissons, épicerie salée, épicerie sucrée, produits frais, parfumerie et un panier avec 6 basiques). Pour la parfumerie (qui correspond en fait au rayon cosmétique), très peu de marques et de produits disponibles dans ce comparatif. Sauf qu'il me semble que cette quête du bas prix dans le bio va nous amener dans le mur. Vendre à bas prix, c'est acheter à bas prix et réduire au maximum la marge. Comment assurer une qualité de produit, des ingrédients riches en principes actifs, des procédés de fabrication respectueux de l'environnement et de la santé, et au delà la pérennisation d'un savoir faire d'entreprises souvent familiales qui n'ont pas attendues que le bio soit une tendance de fond pour y positionner leur offre ?




"La famille V qui voudrait bien qu'on lui dise où trouver le bio moins cher, car consommer bio ce n'est pas s'acheter le bio qu'on peut, c'est s'acheter TOUT le bio qu'on veut ..." Etes vous d'accord avec ce slogan ? Personnellement je pense que consommer bio c'est acheter un produit bio et son histoire, la manière dont il a été fabriqué, les ingrédients de qualité qui ont été sélectionnés pour leur impact sur l'environnement et leur apport pour la santé, le chemin parcouru jusqu'au distributeur, les conditions de travail de ceux qui le fabriquent et le vendent, ...ce n'est pas acheter un emballage avec un prix le plus bas possible. J'aime à parler du vouloir d'achat sur aboneobio :)

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Plus de bio mais au goût amer en grandes surfaces

Désormais les produits bio sont un produit d'appel mis dans les catalogues de promotion des grandes surfaces. Comme pour le commerce équitable, les enseignes ont d'abord invité dans leurs rayons des marques engagées. Puis elles ont appris et trouvé aussi plus rémunérateur de développer leur propre gamme bio (marque distributeur). Derrière l'ambition affichée de démocratiser le bio, se cache aussi une réalité qui nous éloigne des valeurs du bio : pour soutenir la demande, les recours aux importations grandissent massivement et viennent entacher l'empreinte carbone, alors que les consommateurs sont toujours plus nombreux à chercher à associer bio et local et de saison, comme le démontre l'engouement pour les Amap et l'ouvrage des Locavores d'Anne Sophie Novel. Même constat du coté des emballages, ou plutôt du suremballage : quel est l'intérêt d'acheter un lot de kiwis bio de Nouvelle Zélande alors qu'on a les mêmes produits en Anjou ?. Du coté des recettes aussi se cachent parfois des compositions moins drastiques, plus de sucré et de gras, certification biologique européenne (tolérant la contamination par OGM), huile de palme,...et coté prix, les marges curieusement ont tendance à gonfler plus largement sur la gamme bio, au détriment cette fois du consommateur.



Alors et si on disait "Oui au bio chez Carrefour, Auchan, Monoprix, Magasin U, ....", mais en respectant les mêmes valeurs pour tous, grandes surfaces comme enseignes précurseurs, type réseau Biocoop : des produits sains pour la santé de tous, le soutien à la filière agriculture biologique, aux producteurs locaux, en défendant les valeurs sociétales du triptyque développement durable, ...sans imposer aux producteurs bio, par des volumes croissants, des conditions qui ne leur permettent pas de pouvoir vivre de leur production. Mais là on est dans le rêve ^^. la réalité commerciale est tout autre. Auchan nous répète son slogan, avec chaque jour un produit bio à moins d'euro, vous ne trouvez pas que ce bio a un goût amer ?


Source : GoodPlanet

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Consommateurs souriez vous êtes traqués au supermarché

Certes nous savons que la vidéo surveillance est présente dans les grandes surfaces et galeries marchandes. Mais sous couvert d'être utilisée pour surveiller les vols, voilà désormais que cette surveillance par vidéo traque à l'insu du consommateur l'ensemble de ses faits et gestes pour mieux décortiquer son comportement d'acheteur ! Une dérive que dénonce la CNIL (Commission nationale de l'informatique et des libertés). Des enregistrements qui servent à disséquer les attitudes des consommateurs, leurs gestes, leurs hésitations face aux rayons, et pour ensuite partir de ce constat de terrain pour proposer des actions marketing. C'est clairement du détournement de bande !



Surprenant d'ailleurs d'être filmés à notre insu aussi facilement quand à l'inverse une association de consommateurs doit montrer pâte blanche avant d'accéder à un magasin pour faire son relevé de prix, faisant souvent l'objet d'intimidations (vigiles, suppression de données, ...). Décalage de traitement évident !



Source : Article du 19 avril de la CNIL et crédit photo caméra Mauvaises Herbes

Au moins en faisant vos courses de produits bio sur le net vous êtes tranquille ^^

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++ le vouloir d'achat

Vous appartenez à quelle tribu bio ? Eco logis, green Tech, consom'actrice, hippie bio, locavore...

La tendance bio s'impose et les marketeurs veulent absolument classer ces consommateurs dans des cases, pour aider les entreprises à mieux les approcher. Mieux les comprendre les bio consommateurs pour mieux leur vendre produits et services (bio ou pas !). Voilà donc cinq familles d'adeptes de la bio attitude selon Le Figaro : la tribu Eco-logis (habitat sain, récup et plantes dépolluantes...), la tribu Green-Tech (bling bling vert, accessoires solaires, ...), la tribu Consom'actrice (acheter mais sans perdre son âme), la tribu Hippie bio (faire soi même), la tribu Locavore (du local avant tout !)...Clichés quand tu nous tiens :)

badge bio attitude
Merci à Géraldine pour la photo
La suite à lire sur Le Figaro : Tout le monde il est bio...

Vous vous y retrouvez dans ces portraits ??

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