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Jeudi 09 février 2012

Mot-clé - consommation durable

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Gaspillage de nourriture : 90 millions de tonnes à la poubelle !

En Europe chaque année 90 millions de tonnes de nourriture partent à la poubelle ! Chaque citoyen 15 à 20 kg de nourriture par an. Des yaourts avec une date limite dépassée, du lait entamé, des produits encore emballés, des petites portions non consommées, ... 20 % des Européens confondent "à consommer de préférence avant le" (le produit peut être consommé au delà, c'est juste que la saveur peu être de moindre qualité) et "à consommer jusqu'au" (au delà de la date il existe un souci de toxicité potentielle ). En réunissant nos poubelles nous pourrions donner 179 kg de nourriture à chaque européen. Et pourtant beaucoup vivent aujourd'hui avec des moyens limités : 1 européen sur 6 sous le seuil de pauvreté. Le parlement européen vient de voter une résolution pour lutter contre ce gaspillage, qui n'est pas une fatalité ! Selon Marc Tarabella, eurodéputé en charge de l'agriculture et de la protection des consommateurs, des solutions existent pour une consommation durable :

90-millions-tonnes-nourriture-jetee-dans-les-poubelles

  • Optimiser la chaine d'approvisionnement pour éviter la surproduction ou mieux gérer les stocks, anticiper l'offre et la demande et travailler en amont sur l'emballage pour éviter les pertes pour détérioration
  • Encourager les chaines courtes d'approvisionnement, du producteur au consommateur
  • Autoriser à écouler les stocks des denrées fraiches qui approchent de la date limite (aujourd'hui interdit dans plusieurs pays)
  • Donner ce qui peut encore être consommé au lieu de jeter, permettre de donner aux associations caritatives
  • Dans le cadre des marchés publics de la restauration introduire une clause pour favoriser les entreprises qui s'engagent à réduire le gaspillage et à redistribuer au lieu de jeter
  • Sensibiliser les citoyens et fixer des objectifs aux Etats membres.

Actuellement 925 millions de personnes dans le monde sont menacées par la sous-alimentation. En 2050 nous serons 9 milliards sur cette planète et selon la FAO il sera nécessaire d'accroître d'au moins 70 % les disponibilités alimentaires; Pour éviter la famine, à nous de prendre les mesures nécessaires pour que chacun ait accès à une nourriture saine (alimentation bio !), dans le respect de sa santé et de l'environnement, et sans gaspillage. Consommons moins mais mieux !

Merci à tsr.ch pour l'emprunt de la photo de leur documentaire. A lire le rapport du parlement européen : http://www.europarl.europa.eu/

Les Français sont sensibles et préoccupés par l'environnement

En 1995 seulement un tiers des français se souciaient de l'environnement. 16 ans plus tard, 80 % des Français constate le réchauffement climatique et jugent l'homme responsable de la dégradation de l'environnement (75 % des sondés). L'actualité sur les inondations à répétition, les tempêtes, pollutions des milieux naturels et catastrophes naturelles préoccupent largement le public. Reste qu'agir individuellement au quotidien, en tant que consommateur et citoyen, est utile, car les efforts ne sont pas vain pour préserver la planète (selon 69 % des français interrogés), même si on doit payer un peu plus cher, le prix d'une consommation durable. Voilà ce qui ressort de l'étude du Ministère du Développement Durable : "Regard sur 16 ans d'évolution, 1995 - 2011". Plus de produits bio dans les paniers (+ 23 points), moins déchets dans les poubelles en ciblant mieux certains achats (+ 18 points), on investit dans des ampoules basse consommation à la maison comme au bureau (+ 32 points), on s'équipe avec de l'électroménager moins gourmand en énergie (+16 points). Faire des économies reste le moteur d'une majorité des ménages (85 %) notamment pour le recours aux changements de pratiques énergétiques. Par contre, coté transport, les français ne sont pas prêts à lâcher leur voiture : 86 % ont au moins un véhicule (+ 5 points) et un tiers des foyers français dispose de 2 voitures (+ 3 points). Et si on se donnait rendez vous dans 10 ans, quel serait le constat à votre avis ?

la bio agir pour l'environnement

Merci à l'interprofession des Grandes Cultures (ONIDOL et INTERCEREALES) pour l'illustration

Génération Awake consomme différemment sois responsable

Qu'as tu acheté aujourd'hui ? Tout ceci est il bien utile ? Des choses qui ne te serviront pas, des choses qu'au final tu jetteras. Penses à la planète quand tu achètes. Penses aux ressources que tu maltraites. Arrêtes de gaspiller c'est du gâchis. réfléchis avant de gaspiller, avant de vider ta bourse, avant de faire les courses. Acheter signifie choisir. Le choix de faire la différence. Pour toi et pour les ressources de la planète. Generation Awake :" Your choices make a world of difference !", ce qui signifie "Génération éveillée : Vos choix font un monde de différences". Voilà la nouvelle campagne de l'Union Européenne pour encourager la consommation responsable : consomme différemment, réfléchis avant d'acheter. Arrêter le gaspillage, la surconsommation. Apprendre à mieux réutiliser, réemployer, à limiter la consommation de matières premières, de ressources en eau, air, terre, minerais...à ne plus épuiser la biodiversité, à renforcer la performance énergétique, ...bref à réduire l'impact sur la planète !

Generation Awake consommer responsable

Source : Génération Awake

La campagne européenne a été lancée ce lundi 17 octobre en Pologne (cf cet article)

génération awake your choice make a world of difference Retrouvez la page fan Facebook Génération Awake

Et si en France on lançait une campagne de ce type pour stimuler la consommation durable, la consommation raisonnée ?
Des entreprises proposent des alternatives pour consommer bio, consommer éthique, consommer moins mais mieux.

A nous consommateurs aussi de les soutenir en les choisissant pour nos achats. J'aime à parler du vouloir d'achat du consommateur ...

Alors pour les cosmétiques bio et les produits d'entretien bio pour la maison, vous savez où acheter ? Chez aboneobio, des grands conditionnements de 5 litres, ...des produits partageables en famille, des produits multi-usages, ..et une formule unique d'abonnement bio à l'année, pour acheter moins mais mieux !

Prix en baisse dans la boutique d'aboneobio

Avec la chaleur de l'été les prix fondent dans la boutique d'aboneobio : des petits prix toute l'année toute notre gamme de produits bio pour vous aider à mieux consommer. Nous réduisons notre marge pour vous aider à acheter durable vos produits du quotidien : produits bio pour le corps et produits écologiques pour l'entretien de la maison et pas seulement pendant les soldes. Venez comparer nos prix bas, nos prix justes ! Nos produits sont testés en famille et sélectionnés pour leur efficacité.__

aboneobio cosmétiques bio maison écolo

La boutique d'aboneobio vous propose des produits bio à l'unité, en pack ou en abonnement : raisonner ses achats à l'échelle d'une famille et sur un an permet de faire des économies ! On achète moins de produits, (on partage par exemple le même gel douche bio), on opte pour les formats familiaux de cosmétiques bio ou de produits d'entretien écolos (c'est moins cher et c'est plus écolo, avec moins d'emballages rejetés) et en plus nous vous accordons une réduction de 3 à 10 % sur le total de votre panier de l'année et la possibilité de régler vos achats en 4 ou 12 fois sans frais. Les produits seront ensuite répartis dans 4 envois dans l'année (vous pouvez indiquer vos préférences). Et si en cours d'abonnement vous voulez faire un changement retirer des articles ou en ajouter c'est possible ! C'est l'avantage d'une petite entreprise de pouvoir servir au mieux ses clients en restant à leur écoute.

Il est possible d'acheter des produits bio à l'unité chez aboneobio. Mais notre force réside dans le service d'abonnement, unique en France !. Pour vous guider, nous vous proposons un modèle d'abonnement bio famille à moins de 517 euros (entièrement personnalisable : vous pouvez ajouter ou retirer des articles, changer les quantités, bref ajuster au mieux selon vos attentes) et un abonnement bio duo pour la consommation annuelle d'un couple en produits bio du quotidien (hygiène corporelle et entretien). Venez faire un tour dans la boutique d'aboneobio et préparez la rentrée en misant sur le service abonnement bio pratique, économique et écologique !

Un coach pour faire ses courses bio

Pas facile de faire ses courses parfois, de jongler entre les étiquettes, les fausses allégations, les recommandations pour la santé, ...On se sent un peu perdu aussi entre tous les bons conseils qu'on peut lire dans les magazines ou dans les ouvrages spécialisés. Pour nous aider, Benjamin Dariouch s'est lancé dans le coaching. Cet expert de la nutrition saine et gourmande accompagne les consommateurs à rester mince, en bonne santé, à préserver son capital énergie, ...en s'adaptant à chacun. Abonéobio a rencontré ce Naturacoach pour une interview exclusive :

coach pour faire ses courses

Les consommateurs sont de mieux en mieux informés, l’espérance de vie augmente chaque année, le bio se développe… On a l’impression qu’il y a une vraie prise de conscience et que les gens mangent de mieux en mieux, non ?

Oui et non. Plutôt que de rester dans des discours évasifs, regardons quelques chiffres très éloquents : en France, +50% des décès chaque année sont liés à un degré ou à un autre à une mauvaise alimentation (maladies cardio-vasculaires, cancers, maladies de l’appareil digestif). Le nombre de cas de cancer de la prostate par exemple, où une trop grande consommation de viande rouge, de charcuterie et de produits laitiers est un facteur de risque avéré, a été multiplié par 8 en 30 ans. Encore plus parlant : en 10 ans, le nombre d’obèses en France a doublé et aujourd’hui, 1 adulte français sur 2 est soit obèse, soit en surpoids. Je finirais par un mot sur l’argumentaire que les industriels sortent à chaque fois : l’espérance de vie augmente, donc on mange mieux. C’est un raccourci complètement faux. L’espérance de vie a progressé d’abord grâce à la lutte contre les maladies infectieuses et à la baisse de la mortalité infantile. Effectivement, on soigne de mieux en mieux certains cancers, mais le nombre de cas augmente pour certains. Et surtout, on voit qu’aux Etats-Unis, où le taux d’obésité est de +30%, l’espérance de vie commence même à diminuer !. En regardant ce constat un peu alarmant, je me dis qu’il y a encore beaucoup de progrès à faire…

Mais les scandales sanitaires par exemple n’amènent-ils pas plus de consommateurs vers une alimentation de qualité et une consommation responsable ?

Malheureusement, je pense que cela n’a qu’une influence à la marge. Le scandale de la vache folle par exemple a débouché sur le développement du label « Viande Française », mais ce dernier n’a aucun autre critère que l’origine. Ce que me remontent souvent mes clients, c’est qu’à force d’entendre ces informations, ils s’alarment mais ne savent pas pour autant quoi manger… Cela dépend de chaque pays aussi : en Allemagne, l’affaire du poulet à la dioxine a fait progresser la part de marché du bio.

L’information publique est-elle insuffisante alors ? Les campagnes sont pourtant nombreuses ?

La première source d’information en France, qui est aussi celle sur laquelle s’appuient la plupart des nutritionnistes et diététiciens, est le fameux PNNS (Programme National Nutrition Santé). Il y a de bons messages, qui sont bien retenu par la population comme les 5 fruits et légumes par jour. Il y a des messages moins intéressants, comme une part de céréales à chaque repas, sans faire de distinction raffiné vs. complet. Et il y a les recommandations clairement influencées par le lobby agroalimentaire, comme les 3 produits laitiers par jour (qu’il faudrait mieux limiter à un par jour). Rien d’étonnant quand on sait que les conflits d’intérêt sont nombreux, comme le président du PNNS qui était conseiller de Candia jusqu’en 2007 et fait toujours parti de l’Institut Danone. Ensuite, malheureusement, 90% des gens qui s’intéressent à leur assiette le font par l’angle de la minceur, à l’occasion d’un régime. D’une part, ils vont suivre une méthode qui en générale n’est pas un idéal de santé (comme les régimes hyperprotéinés), et d’autre part, à la fin de leur régime, ils reprendront leurs mauvaises habitudes, sans avoir fait une véritable rééducation alimentaire. Et pour finir, les industriels ne sont pas en reste pour semer le doute dans la tête des consommateurs. Il n’y a qu’à voir le nombre d’études qu’ils financent chaque année pour pouvoir affirmer que leurs produits sont les meilleurs ou ne posent aucun problème. Par exemple, il y a régulièrement des études qui sortent pour montrer que les fruits et légumes bio n’ont aucune valeur nutritionnelle supérieure au conventionnel… En 2010, les lobbies de l’agro-alimentaire ont dépensé plus d’1 milliard d’euros pour empêcher le vote par le parlement européen d’un étiquetage nutritionnel plus restrictif. Pour terminer sur une note plus positive, heureusement que de nombreuses associations, des passionnés au travers de leur blog ou des professionnels de la santé se battent pour délivrer une information claire et objective, mais cela reste un combat de tous les jours.


Benjamin Dariouch naturacoach

Et dans ce contexte, quel a été votre parcours ?

D’un point de vue professionnel, j’ai travaillé pendant plusieurs années en tant que consultant en stratégie auprès des directions générales des principaux groupes de la grande distribution et de l’agroalimentaire. J’ai donc pu comprendre de l’intérieur la logique de ces entreprises, basée essentiellement sur une notion de réduction de coûts et de gains à court terme, et évidemment au bout d’un moment, cela ne correspondait plus du tout à mes valeurs, et j’ai donc voulu changer de voie. D’un point de vue plus personnel, j’ai toujours été passionné par la santé et l’alimentation, mais j’avais beaucoup de mal à trouver les réponses à mes questions auprès des sources d’information standards, comme celles évoquées auparavant. A la fois pour investir mon énergie dans une activité qui ait du sens et pour créer le service que j’aurais voulu trouver pour moi-même, j’ai créé Naturacoach.


Benjamin Dariouch natura coach regime

Justement, quel est le concept de Naturacoach ? Quelle offre proposez-vous ?

Le principe de base est simple : apprendre à chacun la meilleure façon de manger pour la vie, en-dehors de toute mode, de toute notion de régime, et en faisant rimer plaisir, santé et minceur. J’ai donc développé mon concept autour de cette idée en me basant sur 3 piliers : * Expliquer les grands équilibres du corps, pour savoir y mettre le bon carburant, pour que chacun puisse ensuite se débrouiller seul, plutôt que d’imposer un menu pendant 3 semaines à suivre bêtement * Apprendre comment lire une étiquette, choisir les meilleurs produits, la signification des labels, etc. Car dire qu’il faut manger tel ou tel aliment ne suffit pas, encore faut-il savoir bien l’acheter * Donner des astuces de cuisine et des recettes pour montrer en toute simplicité qu’une alimentation saine est aussi une alimentation gourmande Je propose des ateliers en région parisienne de 4 séances, avec une partie théorique et une partie pratique où j’emmène mes clients en supermarché et magasin bio, ainsi que des programmes de coaching en ligne, où je propose le même contenu mais sous forme d’abonnement avec des vidéos et des livrets. Je donne également des cours de cuisine bio à domicile.


Quel type de clientèle vient vous voir ?

J’ai développé des programmes pour répondre à tous les profils, mais majoritairement j’ai 2 types de clients : * Des femmes entre 25 et 45 ans, qui veulent perdre un peu de poids, mais en changeant durablement son alimentation, plutôt que de suivre la dernière méthode à la mode * Des hommes qui ont surtout un problème d’énergie et de vitalité, et qui se doutent bien que cela vient de leur assiette. Et ils comprennent rapidement que manger bien et bio ne signifient pas manger que des graines ;-) * J’ai aussi dans un moindre mesure des mères de famille qui veulent donner le meilleur à leurs enfants, ou des seniors qui cherchent à bien vieillir.

Pour terminer, pourriez-vous nous donner les 10 produits à toujours avoir dans son placard ?

Effectivement il y a des aliments, qui sont un peu la base de la cuisine bio et que vos lecteurs connaissent sûrement, qu’il faudrait toujours avoir dans ses placards :

  • Lentilles corail : les légumineuses sont des aliments que je cherche à tout prix à réintroduire dans l’alimentation de mes clients. Riches en protéines, en fibres et en minéraux, elles ont beaucoup d’atout. Les lentilles corail ont l’avantage de ne pas demander de temps de trempage et de cuire en 15 min.
  • Pois cassés : autre légumineuse qui n’a pas besoin de tremper et qui cuit en 30 min
  • Purée d’amande : les oléagineux contiennent de bonnes graisses (mono et polyinsaturées) et peuvent donc donner une purée une fois écrasés. La purée d’amande est idéal aussi bien comme matière grasse en pâtisserie (pour remplacer le beurre), diluée dans une soupe ou même mélangée avec de l’huile dans une vinaigrette
  • Sucre de canne complet : Rapadura, muscovado, … Il porte différents noms suivant son origine, mais il s’agit toujours du jus de canne simplement séché et non raffiné. Il est donc nutritionnellement bien plus intéressant que le sucre de betterave raffiné (le sucre blanc de base), et possède un arôme de réglisse particulier.
  • Riz basmati complet : comme toutes les céréales, le riz est à choisir complet de préférence, pour bénéficier des fibres et des minéraux de l’enveloppe. De plus, entre les différents types de riz, le basmati est celui qui possède l’index glycémique le plus bas.
  • Curcuma : les épices sont une base importante d’une cuisine saine et gourmande. Cela permet de donner du goût sans ajouter de sel. Le curcuma a une action anti-inflammatoire bien connue en médecine ayurvédique, ce qui a un effet bénéfique sur toute la santé.
  • Cannelle : autre épice, elle est idéale pour remplacer le sucre dans des desserts. Des études commencent même à montrer qu’elle agit directement sur le cerveau pour couper l’envie de sucre. Sans parler du fait qu’elle est pleine d’antioxydants.
  • Quinoa : petite graine qui commence à être bien connue, elle est riche, comme le soja, en protéines complètes. Parfait pour les végétariens.
  • Farine complète de petit épeautre : « blé ancien » cultivé en Provence et remis au goût du jour depuis 20 ans, il est moins riche que le blé moderne en gluten et donc plus digeste, et il contient également un peu de bêta-carotène, ce qui lui donne une couleur légèrement orangée.
  • Huile d’olive : je finirais par un produit qui n’a rien d’original mais sur lequel j’aimerais insister. Avec l’huile de colza, cela doit être l’huile de base de votre cuisine de tous les jours. Alors s’il y a un produit sur lequel vous ne devez pas faire de compromis sur la qualité, c’est bien celui-là ! Comme le vin, les terroirs sont nombreux et une grande huile d’olive peut enchanter un plat à elle-seule. A choisir bien entendu extra-vierge et 1re pression à froid (obtenue par des procédés mécaniques)

Une cité de la consommation responsable dans chaque ville ?

Marseille innove en lançant sa cité de la consommation responsable : regrouper en un lieu unique les acteurs de la consommation durable, stimuler la coopération entre eux et favoriser le développement de cette forme de consommation par une meilleure visibilité. Chaque ville de France devrait suivre ce bel exemple et avoir une Cité de la Consommation Responsable ! Et oui, consommer était jusqu'à présent juste un acte sans réflexion poussée. Aujourd'hui les consommateurs veulent en savoir plus sur les conditions sociales et environnementales de fabrication, transport, vente et recyclage en fin de vie, des produits qu'ils achètent. C'est la force du vouloir d'achat ! Si demain, nous décidons de boycotter une marque qui nous cache une information importante pour la santé de nos enfants (exemple avec Le Nutella contient du PEHP le phtalate le plus dangereux), l'impact sera immédiat dans les rayons et le fabricant devra revoir sa formulation. Dans le textile et la chaussure, la dénonciation des conditions de travail des salariés des usines a permis aussi de faire évoluer les pratiques (cf l'article sur le Jean le salaire de la mort en Turquie, sur le high tech il reste encore à faire, exemple avec les conditions de fabrication de l'Iphone d'Apple).



Si chaque ville créé une cité de la consommation durable, elle permettra de valoriser des initiatives précurseurs et pourtant essentielles à nos changements de pratique. Nous devons évoluer, acheter autrement, consommer moins mais mieux, se préoccuper de l'impact environnemental et social de ce que nous consommons. Les ressources s'épuisent, le recyclage doit s'imposer. Acheter un produit c'est aussi se poser la question de l'origine (matières premières, conditions de fabrication, ...) et de l'après (impact sur la planète, recyclage, ....). C'est des garanties sur l'ensemble du processus qu'on achète avec un produit responsable.


Aujourd'hui des entreprises comme Abonéobio, Versoo, ...participent à leur manière à une forme de pédagogie sur l'importance du changement de pratiques de consommation. Sauf que ces sociétés n'ont pas de budget à dédier à une communication de ce type et ce n'est pas non plus leur finalité. Est ce au secteur privé de porter seul l'initiative du changement ? Les collectivités qui participent à la collecte et aux traitements des déchets n'ont elles pas à être force de proposition pour initier des projets où l'on parle de consommation durable ?

A Nantes, il existe bien une Cantine Numérique, lieu de coworking portée par Atlantic 2.0 qui rassemble tous les acteurs de l'ouest du web et de l'innovation numérique, soutenue par les collectivités (Ville de Nantes et région). Ne pourrait il pas y avoir sur Angers (capitale du développement durable, ville où est né le 1er cahier des charges bio) une Cité de la Consommation Responsable comme sur Marseille ?

Peut être même qu'un réseau pourrait se créer en France avec ces lieux de cité de la consommation durable regroupant une offre commerciale qui a du sens :

  • proposer des produits bio, sains et respectueux de l'environnement (réduire la pollution, les déchets, la toxicité, préserver les ressources naturelles, encourager le recyclage (recyclerie , ...)
  • locaux (créer de la richesse sur le territoire là où les produits sont consommés pour maintenir des emplois durable),
  • des produits issus du commerce équitable (nord sud mais aussi nord nord) ou solidaire..,
  • favoriser les liens avec les consommateurs,
  • organiser les flux (approvisionnement, expéditions, ...) pour plus de compétitivité et d'innovation
  • encourager les croisements : projets collaboratifs, développement de gammes, co-création avec les consommateurs, ...),
  • où l'on se charge de la sensibilisation, de l'information pédagogique auprès des consommateurs ,
  • un lieu où les entreprises peuvent venir faire leurs emplettes (articles de bureau, mobilier, matériaux de construction, produits ménagers bio, textiles (tenues d'entreprises), traiteur, cadeaux entreprises, séjours, loisirs, finances....),
  • où les enfants peuvent apprendre à consommer autrement par des ateliers, ...



Vous aimeriez que votre ville propose ce type de Cité de la Consommation responsable ? Vous la verriez comment ? Avec quels services ?

Le commerce équitable en péril ?

A l'heure où les cours de matières premières flambent, notamment le blé, le cacao et le café, les producteurs du sud sont invités à vendre leur récolte à des prix alléchants. Du coup ils ont tendance à écouler leur récolte sur le marché traditionnel et ne sont plus en capacité ensuite de tenir leurs engagements vis à vis des partenaires du commerce équitable. Dans le même temps le consommateur assiste à une multiplication de l'offre des produits issus du commerce équitable dans les rayons des hypermarchés, avec le lancement des gammes marques distributeurs estampillés commerce équitable, dont on ne peut vérifier l'engagement, puisqu'il s'agit de labels privés et propres à leurs stratégies. Ces grandes surfaces dominent le marché en concentrant l'essentiel des ventes (2/3 du total) sur un marché de 303 millions d'euros, enregistrent aussi pour la première fois une baisse de leur vente de 9,2 % au profit d'autres réseaux comme les restaurants (ventes hors domicile )…. C'est dans ce contexte que s'ouvre la traditionnelle Quinzaine du Commerce Equitable en France

quizaine commerce équitable bio local équitable

Si le café et le thé restent les produits français équitables les plus vendus (48% du total des ventes CE), il existe bien d'autres références disponibles : les vêtements avec le coton (15%), les chocolats, biscuits et confiseries (11%), les fruits (10%), les pâtes, le riz et les plats préparés (4%). Cette année, pour la 11ème quinzaine du commerce équitable, il était d'important d'élargir la thématique pour associer les autres acteurs de la consommation responsable, tels que les circuits courts qui se développent très vite (AMAP, ...) sur des produits peut être bio mais avant tout en local. Le commerce équitable c'est aussi au Nord et le consommateur peut agir par ses choix pour promouvoir une alimentation durable pour tous, permettre de soutenir notre filière de producteurs agriculteurs, en leur garantissant une juste rémunération, le respect de l'environnement (réduire les entrants chimiques est essentiel), ...Les valeurs du commerce équitable rassemblent puisque 2/3 des Français se disent en être proche et la notoriété du CE ne cesse de grandir : en 2010 98 % des français connaissent le commerce équitable, contre seulement 9 % il y a 10 ans ! Mais les achats ne suivent pas ces bonnes intentions : en 2010 les ventes ont connu une progression de seulement 5 % contre 13 % précédemment. Le consommateur dit être sensible mais la crise fait qu'il n'achète pas pour autant.

Alors, en mai je mets dans mon panier, du local, bio, équitable, voilà mes choix pour l'homme et la planète ! Et j'espère que les autres mois de l'année vous aurez envie de poursuivre cette nouvelle pratique de consommation durable et responsable.

Le commerce équitable s'invite au G20

A quelques jours de la célèbre quinzaine du commerce équitable, Max Havelaar France rebondit sur l'actualité et l’annonce du G20 sur la régulation des prix des matières premières agricoles pour faire le point sur les enjeux du Commerce Equitable. Il s'agit de proposer des actions concrètes pour retrouver un nouveau système économique régulé. Redonner aux producteurs la place qu’ils méritent dans les échanges commerciaux. Assurer plus de transparence aux consommateurs pour leur permettre de faire des choix éclairés, et de donner à tous les moyens de devenir acteurs de leur propre avenir. Et au final redéfinir la consommation responsable, que ce soit le commerce équitable, les produits bio et les produits locaux. Max Havelaar France lance le débat le jeudi 05 mai, lors d'une conférence «L’exemple du commerce équitable devrait inspirer les membres du G20» avec la présence de représentants mondiaux des producteurs. Sur invitation.

logo max havelaar france

Après avoir prôné pendant plusieurs décennies le démantèlement à tout prix des organismes de régulation et la libéralisation des marchés, les dirigeants du G20 reconnaissent enfin la nécessité de réguler les prix des matières premières agricoles. Le G20, la hausse des prix des matières premières agricoles, la situation des producteurs… Quelle place pour le commerce équitable dans ce contexte ? Quel est l’impact de la hausse des prix des matières premières agricoles pour les producteurs ? Et pour les consommateurs, où se trouve le prix juste ? Comment réguler les prix ? Comment agir ? Quel est le rôle des consommateurs en France ? En quoi le commerce équitable permet une régulation du commerce ? Quelle est la vision des producteurs au Sud ?.

A l'aube de la 11ème Quinzaine du Commerce Equitable c'est l’occasion de faire entendre la voix des producteurs et des consommateurs, dans le contexte de crise alimentaire mondiale. A suivre...

Les Français cherchent à consommer mieux pour leur santé

Du nouveau dans les pratiques de consommation selon l'étude Ethicity : les français s'orientent vers une consommation plus qualitative, en donnant la priorité au bien être (pour soi et ses proches), avec une sensibilité accrue au local, à la proximité. Le consommateur cherche à consommer mieux dans un objectif avant tout de santé. En quête d'informations claires, transparentes et fiables (traçabilité des produits) les consommateurs veulent des preuves. Autre tendance importante : la consommation raisonnée s'installe (j'en parlais en 2009 sur le blog d'aboneobio) en préservant l'importance du goût et du plaisir. C'est un recentrage sur sa qualité de vie et dans ce contexte la pollution devient une source de préoccupation (59 % des français sont tout à fait d'accord pour considérer que leur environnement peut avoir des conséquences sur leur santé). Du coup la santé devient le 1er levier d'achats des produits respectueux de l'environnement (36% considèrent que l’argument « (ces produits) sont meilleurs pour la santé » s’impose comme le premier critère d’achat, au détriment des bénéfices apportés pour la préservation de la planète (27%)).


Crédit photo : flickr Boris

Quelques chiffres clés sur ce baromètre* de la consommation durable Ethicity 2011

  • Pour 54 % des français consommer responsable signifie avant tout consommer moins, en réduisant la consommation globale ou en évitant de consommer des produits ou services superflus
  • 45 % associent la consommation responsable au fait de consommer autrement, privilégier les produits locaux (circuits courts), moins polluants ou encore porteurs de labels.
  • 62 % considèrent que les produits « Développement Durable » ne sont pas assez facilement et ou rapidement repérables.
  • 60 % seraient davantage convaincus d’acheter ces produits s’ils avaient des preuves concrètes de leur meilleure qualité.
  • 56 % considèrent qu’il est encore difficile de comprendre les informations sur les produits durables (ils aimeraient en savoir plus sur l'origine des matières premières et le lieu de fabrication des produits (made in France RSE))
  • 51 % associent la consommation durable à la fabrication locale
  • 32 % évitent régulièrement les produits en conditionnement individuel
  • Réalisé par le cabinet Ethicity et Aegis Media Solutions auprès d’un échantillon de 3500 personnes


Je note surtout dans cette enquête : 30 % de la population déclare que les entreprises devraient mettre en place un système de récompense des consommateurs pour inciter à la consommation responsable ! Et voilà un chiffre qui vient conforter mon offre de Chèque d'Abonnement Bio à destination plus spécifiquement des entreprises pour aider les salariés à passer à la consommation durable

Source : Ethicity

La Tribune d'Angers : des idées pour se mettre au bio

Ce matin abonéobio est dans la presse locale angevine : la Tribune d'Angers dédie un article complet à la consommation durable : "des idées et produits pour se mettre au bio". De quoi faire le plein de bons plans bio dans le cadre de la semaine du développement durable !

Lire la suite...

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