Abonéobio : Le blog du bio

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Samedi 05 septembre 2015

Mot-clé - consommation durable

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10 raisons de consommer bio sans dépenser plus.

C’est la marotte des réfractaires au bio : selon eux, consommer bio est plus cher. Les fruits et légumes sont plus chers, les œufs et les laitages aussi, et la viande n’en parlons pas !! Pourtant, le bio séduit. L’avènement du e-commerce, qui favorise la mise en relation et la mutualisation, permet le développement de nouveaux réflexes de consommation : AMAP, Ruche qui dit oui, vente en ligne en produits bio … tout est désormais disponible et accessible.

Au delà de l’aspect militant c’est aussi l’approche “santé” ou “anti-gaspillage” qui draine les consommateurs vers l’achat écologique. Karine Viel de Monoprix, questionnée lors d’une conférence organisée par le site Mescoursespourlaplanète.com le 4 février dernier, remarque que “'la consommation responsable n’est plus une niche pour 10 à 15 % de la population concernée par les questions d’environnement”. Pour abonéobio, c’est bien évidemment une bonne nouvelle et une tendance que l’on souhaite encourager! Voici 10 points pour démontrer que l’on ne paye pas plus cher en préférant le bio au conventionnel.



Consommer bio c’est aussi consommer différemment.



➢ 1- Une Philosophie

fruit_nut_muesli-bio.jpgLe bio est aussi un état d’esprit : on choisit moins de produits transformés qui sont beaucoup plus chers que les ingrédients achetés individuellement. Cela peut être de la cuisine au sens littéral avec des soupes maison plutôt que des briquettes ou bien réapprendre à se concocter ses propres céréales du matin en profitant des vracs proposés dans les magasins bio. Point de fond de paquet jeté car les céréales sont devenues molles, et pas de suremballage. D’une part, ce sont des céréales de meilleure qualité (non raffinées, sans sucre ou graisse, donc un indice glycémique bas; cf point 2), et c’est un mélange personnel qui correspond autant à vos besoins en termes de quantité que de goût.



➢ 2- La Qualité

Une étude récente démontre que le bio propose des aliments plus nutritifs, qui promettent une sensation de satiété plus rapide, et plus de goût. Sans oublier moins de pesticides et autres cocktails de produits chimiques dont les répercussions sur la santé sont régulièrement dénoncées.

➢ 3- Un équilibre nutritionnel

Les papesses de la cuisine bio, comme Valérie Cupillard , flirtent déjà du côté vegan : on redécouvre les protéines végétales cachées dans les fruits secs et les lentilles (idéal en hiver), sans abuser du tofu (qui contient une quantité importante d’œstrogènes) et on choisit de la viande de qualité si on ne peut pas s’en passer. Faut-il rappeler que la consommation de viande a explosé après la seconde guerre mondiale, grâce à l’agriculture intensive importée des États-Unis ? Jusqu’alors, la viande était consommée de manière raisonnable, quelque fois par semaine seulement, en alternance avec du poisson, le vendredi.



➢ 4- C'est éthique et équitable

On consomme des aliments “de saison”, locaux, avec des circuits courts en terme d’approvisionnement. Les AMAP proposent des produits bio, qui coûtent un prix plus juste pour rémunérer les producteurs, alors que les fruits et légumes “conventionnels” coûtent pour moitié le prix du transport et du stockage en chambres froides.



➢ 5- Moins de gaspillage



Vous avez remarqué ces pommes et ces poires conventionnelles ? Achetées à peine mûres, elle deviennent blettes avant d’avoir mûries. On les jette, ou au mieux, elles finissent dans le compost.



➢ 6- Plus d'économie

Yves_Rocher_Publicite.pngNous avons parlé plus haut (point 1 et 5) de l’avantage économique d’une consommation responsable en choisissant moins de produits transformés et plus de “vrac”. Cependant, les cosmétiques bio sont également souvent moins chères que les marques de cosmétiques conventionnelles, qui ne sont ni bio, ni éthiques. Il y a quelques années, Yves Rocher (marque qui se veut naturelle mais pas encore 100% bio) avait axé une campagne de pub pour une prise de conscience : le luxe ne vend pas forcément des produits qui sont meilleurs, mais dont il faut rentabiliser les coûteuses campagne de marketing. Pour les testeuses de Que Choisir, le verdict tombe comme un couperet : les meilleures crèmes anti-ride sont de la marque Lidl et Yves Rocher!



➢ 7- Plus écologiques

etamine-du-lys_savon-marseille-1l.jpgLes produits d’entretiens écologiques proposent des produits très souvent naturels qui sont multi-usages. Fabriqués à partir de bases lavantes végétales, ils sont beaucoup plus respectueux de l’environnement. Concernant les lessives, en s’imposant un petit calcul lors de nos achats, on constate rapidement que le prix au lavage est souvent bien plus cher pour les grandes marques conventionnelles que pour des marques écologiques comme Etamine du lys : - 0.29€ par lessive liquide pour Etamine du lys 3L soit 60 lavages (prix relevé sur abonéobio.com) - 0.31€ par lessive liquide Ariel 2.7L soit 40 lavages seulement (prix relevé chez Auchan drive St Quentin (02) le 05/02/2015.)

➢ 8 - Moins de déchets

tendance-demma_carres-coton-bio.jpgLes lingettes démaquillantes ou les carrés pour bébé en coton bio permettent à la fois de faire une économie de 230 à 300€ par an et représentent l’équivalent de 6000 carrés de coton. De la même manière, les microfibres Capt’hygiène lavables jusqu’à 300 fois et recyclables permettent une économie substantielle, tout en réduisant le volume de nos déchets d’une manière non négligeable.



➢ 9- Plus Durables

On achète des vêtements de meilleure qualité qui durent plus longtemps: jeans en toile Denim brute, coton non blanchi par des procédés chimiques abrasifs et potentiellement toxiques pour la peau. Les vêtements écologiques sont un choix idéal pour les basiques que l’on aime et que l’on aimera porter longtemps. Les marques pionnières comme IDEO, Machja, NU (pour les jeans) n'existent plus (quoique toujours dans mon placard depuis bientôt 10 ans) mais Ekyog ou Ethos proposent de nouvelles collection chaque année, et de nouveaux acteurs se lancent avec des produits éthiques, bio et souvent made in France, comme 1083, une marque qui assure que vos achats sont fabriqués moins de 1083km de chez vous!

➢ 10-Plus pratique

Le système d’abonnement d’Abonéobio permet une économie jusqu’à 30% sur le total de votre commande. Ainsi, en prévoyant votre consommation et vos achats en produits d’hygiène de la maison et corporelle sur 1 an, vous planifiez votre budget annuel et vous évitez les déchets en prenant de plus gros conditionnements. En terme d’économie, c’est moins de transport et plus de remises en fonction du montant global de l’abonnement !

Questions à Samuel Gabory, président de Nature & Stratégie



Abonéobio : Les chiffres de l’INSEE, parus en janvier 2015 annoncent que la guerre des prix dans les enseignes de la grande et moyenne distribution, est désormais à leur détriment. Est-ce que cette stratégie de vente « au prix le plus bas » qui devait capter la clientèle n’est pas en train de se retourner contre la grande distribution ?

Samuel Gabory La grande distribution n’a jamais fait de commerce en tant que tel , c’est-à-dire mener une action commerciale dans le bon sens du terme. Présenter un produit , le conseiller à un client, présenter les avantages et les limites du produits… Chaque client étant différent il faut adapter l’offre au client. Pour moi le commerce c’est créer de la plus-values et de la satisfaction client. Aujourd’hui, la crise se traduit par un manque de confiance du consommateur. A baisser la qualité, et communiquer uniquement sur le prix, la GMS a décrédibilisé son statut de distributeur.



Abonéobio : Avec la crise, les modes de consommation changent. L’économie collaborative fait changer “durablement” le paysage économique mondial, et français. En 2014, la conso’collab’ a contribué à près de 20milliards d’€uros dans l’économie globale, donc 3 milliards uniquement entre particuliers. Est-ce que les grandes entreprises doivent s’adapter et diversifier leurs offres pour ne pas louper le virage “collaboratif et digital”?

Samuel Gabory Effectivement, il y a de gros changements dans les modes de distribution, mais je ne pense pas que ce sont les grandes enseignes, les gros mammouths qui profiterons de ces évolutions.



Abonéobio Nature et Stratégie a toujours choisi de ne pas vendre ses marques via ses enseignes de grande distribution, par éthique ? ou refus d’un modèle économique?

Samuel GaboryRefuser un système de distribution n’a rien à voir avec de l’éthique. A mon sens, c’est un discours démagogique lancé par quelques marques alternatives. Nature et Stratégie fabrique et distribue des produits pour des utilisateurs / consomm’acteurs, avec la volonté de minimiser l’impact environnemental de son activité, de créer de la valeur et de l’emploi en proposant de réels salaires. La grande distribution n’a jamais été dans cette politique, pour 3 raisons: 1 - le consommateur n’est pas respecté dans son droit d’information et de conseil 2 – l’environnement n’est pas une priorité 3 – la politique salariale et l’emploi est réduit à sa plus simple expression.

Abonéobio: Récemment, de grandes enseignes sont régulièrement épinglées par des associations écologistes ou de défense du consommateur pour leurs produits non conformes (toxicités, non-respect de l’environnement comme l’association Bloom dénonce les pratiques de chalutage profond pour les marques Intermarché / hormone dans les viandes Super U). Est-ce que ces rappels sont efficaces pour faire prendre conscience du mépris affiché pour le consommateur et le vivant ?

Samuel Gabory Non. La puissance économique qui a été laissée à la grande distribution par nos politiques depuis plus de 40 ans , fait qu’en terme de communication le combat est perdu. Le budget de communication des distributeurs et des multi-nationales associées font que la réglementation générale a perdu son combat.

Abonéobio: A votre avis, donc, le bio est-il vraiment encore plus cher que le conventionnel ?

Samuel Gabory Oui : si il est peu qualitatif, produit loin des lieux de consommation, vendu avec aucun conseil. Non : Si il est concentré , formulé pour être efficace, vendu par vendeur formé au conseil.

__Abonéobio : A Paris, le projet de magasin associatif, La Louve, selon un concept nord-américain, peine encore à trouver des fonds pour lancer la plus grande surface de vente directe du producteur au consommateur. Pourquoi de tel frein, quand on voit que le crowdfunding (financement par la foule) fait partie des nouveaux moyens – à succès – pour lever des fonds ?__

Samuel Gabory Je suis partisan de tester de nombreuses solutions car je pense que c’est en bougeant qu’on avance, même si parfois il y a de fausse bonnes idées. Deuxièmement, je pense que c’est par la biodiversité commerciale qu’on satisfera le consommateur de demain.



Abonéobio Après une forte médiatisation d’un mode de vie bio et écolo, dans la première partie des années 2000, quels sont les prochains leviers pour capter les prochains consomm’acteurs?

Samuel Gabory Premièrement, le consommateur attend de la transparence dans les filières d’approvisionnement : où a poussé mon produit bio, dans quel champs, qui la transformé , qui le vend…? Deuxièmement, l’implication du consommateur se fera d’abord dans la filière et moins dans le produit. C’est-à-dire que le futur consommateur voudra être actionnaire financiers du producteur, s’impliquer physiquement dans la distribution, abonné à un système commerciale etc…

Juste une histoire de pomme

Pauvre pomme! Depuis que le monde est monde, elle est prétexte à tant de discordes et de combat. Au XXIème, alors que nous essayons de sauver notre planète, puisqu’à cause d’une pomme déjà nous avons été chassés du jardin d’Eden, les pommes posent une nouvelle fois un pépin. A qui? A trois associations aux acronymes barbares qui ont peur d’une campagne publicitaire vantant de manière sous-jacente des pommes. Une pomme d’or? non, une pomme bio, simple et sans traitements chimiques.

Les Blanche-Neige de l’agriculture conventionnelle l’ont en travers de la gorge...

Biocoop qui est à l'initiative de la campagne publicitaire peut se féliciter, et nous aussi, de l’ordonnance de référé du 28 octobre 2014 du président du tribunal de grande instance de Paris rejetant la requête présentée par Interfel (association interprofessionnelle des fruits et légumes frais), l’ANPP (association nationale pommes poires) et la FNPF (fédération nationale des producteurs de fruits). Ces 3 associations considéraient en effet que la campagne publicitaire déployée par Biocoop du 15 au 30 septembre 2014 avec le message « N’achetez pas de pommes (traitées chimiquement) » était de nature à causer un dommage à toutes les filières et induire en erreur le consommateur.

Le juge des référés a rejeté ces arguments estimant que la campagne : ·

  • n’était pas susceptible de causer un dommage imminent aux 3 associations demanderesses ;·
  • n’était en rien trompeuse pour les consommateurs et n’altérait pas leur comportement économique ;
  • enfin, que les chiffres avancés étaient exacts puisqu’ils résultent d’une étude de l’INRA (Institutut National de Recherche Agronomique).

Cueillir les Pommes du jardin des "Espérances"

On ne pourrait faire plus clair. Mais au delà de ce jugement, qui espérons-le pourra faire jurisprudence, c’est toute la filière du bio qui bénéficie enfin d’une reconnaissance, aussi sur le plan juridique. Alors que l’Europe propose de dépenser près de 33 millions d’€uros pour promouvoir des filières très polluantes ou cruelles pour les animaux (viande et lait), les agriculteurs bio pourront mettre en valeur leurs produits en rappelant que le coeur de leur métier se fait dans le respect : de l’homme, de sa santé, des animaux et de la planète.

Une bonne nouvelle pour Biocoop, après la plainte déposée par la FEBEA (Fédération des Entreprises de la Beauté ) auprès de l'ARPP (Autorité de Régulation Professionnelle de la Publicité) pour publicité dénigrante. Le réseau de magasin se voit néanmoins conforté dans sa démarche pour promouvoir le bio en France, informer les consommateurs quant aux alternatives existantes en terme de consommation et d’alerter le grand public et les institutions sur les risques d’une agriculture intensive.

Chez aboneobio, on est bien d'accord pour acheter des cosmétiques certifiées bio, et on le prouve tous les jours, avec une gamme très complète de produits.

2014 , vers la fin du gaspillage alimentaire ?

Selon la FAO (organisation de l’Onu pour l’alimentation et l’agriculture), nous gaspillons chaque année environ 1300 milliards de tonnes de produits alimentaires, soit près d’un tiers de la production mondiale.

Contre cette invraissemblance, un mouvement d’engagés a vu le jour aux Etats Unis, en 1999, et gagne peu à peu l’Europe au plus fort de la crise économique, en 2008. Le freeganisme (gratuivorisme ou « philosophie » du déchétarien). Consiste à se servir dans les poubelles des magasins, boutiques, Grande Disribution, en produit peu ou pas périmés, mais que les enseignes jettent quand même comme ils sont jugés « invendables ».

Pour ces activistes, responsables associatifs, écologistes ou altermondialistes, l’objectif est autant de faire des économies que de lutter contre un gaspillage alimentaire à l’outrance. Pourquoi jeter un sac de 2kilos de pommes si seulement l’une d’entre elles est abîmée ? Pour la grande distribution, qui gère son stock selon la formule comptable « pertes et profits », cela ne change rien, mais pour les plus démunis et notre planète, cela change tout. Il fallait beaucoup de courage et d’audace pour prouver à la grande distribution ses erreurs, en fouillant ses poubelles, néanmoins, cela a fait bouger les choses.

2014 a été déclarée par l’union européenne année de la lutte contre le gaspillage alimentaire. A ce titre, voici quelques initiatives intéressantes qui, si elles sont couronnées de succès, montre que l’audace finit par payer, comme disait Danton.

Intermarché : les fruits et légumes moches séduisent !

La première mobilisation du genre contre le gaspillage des enseignes « conventionnelles » a été la campagne d’Intermarché pour les Fruits et Légumes moches. Une initiative couronnée de succès dans l’hypermarché de Pontaut Combault (77), où les consommateurs ont été sensibilisés et incités à acheter des fruits et légumes qualifiés d’inesthétiques à un prix 30% moins cher. Outre la présence des cultivateurs lors d’un week-end dédié en mars dernier, des soupes et des jus ont été préparés à partir de ces produits afin de démontrer leur qualité gustative. Un affichage et des slogans bien pensés ont accompagné l’opération qui a été largement relayée sur les réseaux sociaux. Récemment, la campagne s’est même vue déclinée en anglais dans un film parodique « inglorious vegetable ». Moche is the new chic!

CORA : la jeunesse innove contre les dates de péremption

Comment trouver des solutions innovantes aux problèmes actuels ? Dans le cadre d’un projet école-entreprise baptisé Challenge Créativité, 3 jeunes ingénieurs de l’école des Mines d’Alès ont réfléchi à la revalorisation des produits périssables et aux dates limites de consommation (DLC/ DLUO). Depuis début juillet 2014, la société CORA teste donc dans ses magasins d’Alès et de Limoges un nouveau dispositif de merchandising et de signalétique basé sur la responsabilisation de tous. Si certaines enseignes proposent des réductions sur les produits à « date courte », il s’agit ici de réintroduire ces produits dans le circuit, sensibiliser le consommateur et rendre ces denrées plus attractives. Ecologiquement, l’initiative est louable ; économiquement elle est même rentable ! Pour Olivier DELESCLUSE, qui dirige l’hypermarché CORA d’Alès : «Ce merchandising new look apporte à nos rayons beaucoup de dynamisme et va faire économiser 50 000€ par an. L’état‐major de CORA va d’ailleurs mettre en œuvre ce dispositif dans 30 autres magasins. En plus, le personnel de nos magasins a immédiatement adhéré à cette innovation. Je salue donc la créativité et le sens des réalités de ces 3 jeunes élèves-ingénieurs : leur dispositif crée de la valeur économique et sociale ».

En plus de la signalétique, voici quelques exemples de slogans imaginés par les élèves: « Sois malin, mange‐moi demain », « Cabossé mais bien conservé », « Je ne suis pas caillé, tu peux y aller », « Osez, même si la fin n’est pas loin ! »…

Ci dessous une vidéo réalisée pour la soutenance des 3 élèves-ingénieurs.

Les enseignes bio : la bonne conduite des consomm’acteurs.

Dans les enseignes bios, ce ne sont pas les mêmes problématiques. Les consommateurs sont bien évidemment plus « éveillés » sur les dates de consommation, ou les fruits « moches », néanmoins tout est fait pour limiter au maximum le gaspillage alimentaire.

Dans un autre domaine les magasins bio s’attachent depuis des années à promouvoir le vrac. Ce mode de consommation permet de proposer des produits jusqu’à 30% moins cher, de réduire les emballages (les bouteilles sont réutilisées), ainsi que le gaspillage (en adaptant la quantité souhaitée). Il permet également de développer la production agricole biologique en construisant des filières françaises d’exploitation (notamment les graines de tournesol) Depuis le début de l’année et jusque septembre 2014, le magasin Biocoop « Saveurs & Saisons » de Villeneuve d’Ascq (Nord pas de Calais), teste le vrac liquide en alimentaire avec la mise à dispositiion d’huiles (olive, colza, mélange…) de vinaigre, ou de vin… La Biocoop Scarabée de Rennes teste également un système de distribution automatisé inspiré du concept déjà proposé pour les produits d’entretiens écologique comme la marque Etamine du lys.

Bientôt dans vos supermarchés ? Quand la législation s’en mêle…

On se souvient de Frédéric Daerden, ce bourgmestre d’Herstal en Belgique qui avait soumis un supermarché à l’obligation de don de ses invendus à des associations. L’initiative, qui avait enthousiasmé les écologistes, est le point de départ d’une nouvelle proposition de loi contre le gaspillage alimentaire, en France. L’objectif est d’inciter les enseignes de la grande distribution à donner leurs invendus à des associations caritatives plutôt que de les jeter. Il faudra suivre de prêt les débats et ce qu’il en ressort, comme cette proposition est d'ores et déjà controversées, autant par les entreprises que les écologistes et les associations. En attendant, nous pouvons nous réjouir que les industriels de la grande distribution cherchent des solutions économiquement durables et écologiquement acceptables.

Le Label Restaurant Durable de la cantine bio étudiante

L'initiative part des étudiants. Si manger sain est essentiel, prendre en compte l'impact environnemental de ses aliments l'est aussi. Le réseau français des universités et grandes écoles engagées sur le développement durable, Campus Responsables propose désormais un label Restaurant durable©, permettant d'évaluer les enjeux du développement durable dans la gestion des activités de la restauration collective. Tous les sujets sont balayés : santé, nutrition, ingrédients dans la composition des menus (produits locaux, produits bio, produits de saison, ...), équipement des cuisines, entretien des locaux, ... Le référentiel, composé de 70 critères et d'un barème de points, a été élaboré de concert avec Elisabeth Laville et l'ensemble des fournisseurs et prestataires des Campus Responsables : producteurs, société de restauration, médecins nutritionnistes, établissements scolaires, ...Par exemple, en ce qui concerne les produits laitiers, il est exigé un minimum de 20 % bio (lait et produits laitiers) . Ce référentiel peut s'appliquer lors d'appel d'offres ou d'un renouvellement de marché. Des outils d'accompagnement seront testés dès la rentrée des étudiants auprès de sept établissements pilotes. Pour prétendre au label Restaurant durable©, l'établissement devra obtenir un minimum de points.

label-restaurant-durable-restauration-bio

Campus Responsable propose une listes d' outils pratiques pour mettre en place une restauration durable dans les établissements scolaires, dont le Guide Restaurant Durable

Mieux consommer, consommer responsable, consommer bio et local c'est possible !

Emballer son sandwich avec du recyclable réutilisable

Pour un pique-nique écologique il existe une solution pour emballer son sandwich : un tissu réutilisable, avec des scratchs adaptés, pour le maintien du casse croute. C'est tout simple et très pratique. On évite ainsi le recours au film plastique, au papier aluminium. Et en plus une fois déroulé, il sert de set de table pour poser le repas. Un petit geste pas si anodin quand on sait qu'en France la consommation de papier aluminium permet de faire 28 fois le tour du monde. Le réflexe du porte sandwich réutilisable est initié par la société Marcadiferencia qui a breveté le Boc’n Roll. A l'extérieur, composé de textile, et à l'intérieur, une partie plastifiée composée d'un plastique recyclable, compatible pour le contact alimentaire, et qui facilite le nettoyage. Une fois replié, il tient dans la poche. Pratique pour y placer les goûters lors des sorties scolaires des enfants, adapté aux sandwichs roulés pour un snack au bureau, ou pour y placer des fruits secs pour la randonnée, c'est un produit breveté made in Espagne

emballer sandwich écologique emballage tissu réutilisable

Une innovation utile aux familles qui renforce aussi la tendance à l'usage de produits durables partout en Europe

Et pour laver cet emballage recyclable sandwich je vous recommande l'usage du liquide vaisselle bio ultra dégraissant Etamine du Lys disponible dans la boutique d'aboneobio

Consommons local soutenons nos entreprises de proximité

Le consommateur peut influencer sur le développement d'une entreprise. Ses achats conditionnent le chiffre d'affaires. Au delà du Made In France, consommer local pour soutenir un tissu économique fragile est un acte fort. Dans le Gard, les commerçants ont lancé une opération de communication inédite en faveur de la consommation locale : "Sauvons les ! Espèces Locales en voie de disparition ". Un ton décalé pour cette campagne signée PatteBlanche, soutenue financièrement par des fonds d'Etat via le FISAC (Fonds d'intervention pour les services, l'artisanat et le commerce). Encourager les circuits courts c'est important pour préserver un tissu commercial dans une zone rurale, pour développer du lien social. Les petites entreprises, les artisans, les TPE qui s'engagent aussi pour une consommation responsable, tous ont besoin de soutien ! C'est notre vouloir d'achat qui compte !

consommer local
« Consommons local ! Ou nous risquons de voir disparaître nos commerçants et nos artisans... et avec eux, la vie sur le territoire.»
www.sauvons-les.fr

Consommer bio et durable toute l'année avec aboneobio

The End of the Line l'Océan en voie d'épuisement

Modifier nos habitudes de consommation devient urgent. Si rien ne bouge, en 2048 les Océans seront vides ! La surpêche induite par l'industrie alimentaire entraine l'épuisement des ressources en poissons comestibles. Le journaliste d'investigation Charles Clover avait dénoncé ses pratiques dès 2004 dans son livre* "Surpêche l'Océan en voie de disparition", devenu le film "The End of the Line" sous la réalisation de Rupert Murray. Une version française, doublée par la voix de Mélanie Laurent est en cours de coproduction (chaque citoyen peut d'ailleurs y participer) - voir touscoprod); Notre Océan est en voie d'épuisement : déjà 90 % de la biomasse des grands prédateurs a disparu, en 50 ans. Thons, baleines, requins, ...sont en grand danger. L'élevage n'est pas une solution, puisqu'il faut 15 kilos de poissons sauvages (réduit en farine) pour nourrir 1 kg de thon rouge. Le documentaire The End of the Line a reçu le PUMA Creative Impact Award** pour la prise de conscience qu'il a entrainé sur toute la société : depuis certaines enseignes ne proposent plus que des poissons issus d'une pêche durable (telle que la chaine anglaise de supermarchés Waitrose qui promeut une pêche responsable), la campagne eat fish sustainable*** affiche son guide des restaurants engagés, la Fondation Prince Albert II de Monaco et la Blue Marine Foundation (créée par les producteurs du film) ont signé un partenariat**** pour la préservation des océans, ...Ne fermons pas les yeux, notre avenir en dépend. Changeons ensemble nos pratiques d'achats !

the end of line l'océan en voie d'épuisement



Si vous êtes abonné à la chaine PLANÈTE+ vous pourrez voir le film en exclusivité le mercredi 6 juin à 20H40. Le DVD en vente à partir du 18 juin 2012 au prix de 12,99€. Des séances de projection privées possibles dans les établissements scolaires, auprès des associations, des collectivités, ...afin de sensibiliser aux enjeux de la surpêche et la consommation responsable. La version française est aussi soutenue la fondation akuo, qui oeuvre pour la préservation de la biodiversité et dont le parrain est le comédien José Garcia

Plus d'infos :

Réparer ses objets au lieu d'en racheter

L'obsolescence programmée de nos appareils nous entraine désormais vers un nouvel achat en manquant souvent de solutions pour faire réparer. Les appareils ménagers conçus précédemment pour durer des années, tombent désormais régulièrement en panne au bout de seulement 3 ou 5 ans. Les pièces détachées manquent et le savoir faire devient rare. Et pourtant il existe des réponses : sur le site de CommentReparer.com chacun peut poser sa question, et la communauté partage ses expériences, ses astuces, ses conseils...pour aider à redonner une seconde vie à un objet cassé : lave linge qui ne prend plus l'eau, une cafetière bouchée, ...Pour en savoir plus sur ce projet, Abonéobio a rencontré son fondateur, Damien Ravé, à la fois consommateur militant et professionnel de la conception de sites Web.

comment réparer au lieu de racheter

Comment est né le projet du site internet ?

Face au documentaire d'Arte "Prêt à jeter, l'obsolescence programmée" (visible au bas de cette page), j'ai eu envie de faire quelque chose, d'agir avec mes petits moyens, mais je ne savais pas trop comment faire. Et puis une succession de pannes (cafetière, lave-vaisselle, tondeuse) m'ont servi de déclencheur. J'ai cherché sur le Web des forums pour réparer ces objets cassés, et je n'ai pas trouvé le site idéal. Finalement entre les forums informatiques peuplés de geeks, les forums de bricolage réservés aux experts de la scie sauteuse et les sites des SAV de marques toujours suspects de censurer les plaintes, il manquait un site dédié à toutes les réparations domestiques, et ouvert aux débutants. De là est né Comment Réparer en mai 2011.

comment réparer au lieu de racheter

Quel est l'esprit du site ?

Conçu sur le même schéma que les sites généralistes Questions - Réponses de type Yahoo Answers ou commentcamarche.net, j'y ai ajouté des informations plus spécifiques. Par exemple, le demandeur doit préciser d'une part le modèle et la marque de l'objet, et d'autre part son cycle de vie (la date d'achat, les réparations déjà tentées sans succès, ...). Les solutions proposées par les "réparateurs" sont très encadrées : ils doivent préciser l'outillage nécessaire, le coût de la réparation, le niveau d'expérience requis, les détails de la réparation proprement dite, et surtout, les risques à éviter". S'en suit un vote des internautes pour désigner les solutions les plus utiles, et les astuces les plus pertinentes deviennent ainsi plus visibles.

Le site fête sa première année, quels sont les résultats ?

La base de données comprend 450 explications de réparations, et plus de 100 000 visiteurs. Le bouche à oreilles fonctionne et les médias ont bien relayé l'initiative, qui reste bénévole pour le créateur. Des articles dans la presse écologique (Terra Eco, Le Nouveau Consommateur...) mais aussi dans les magazines grand public (Pleine Vie, La Croix, Femina). Faire des économies reste un moteur évident dans un contexte de crise économique. Apprendre à réparer avec un simple tube de colle au lieu de devoir racheter un appareil à 400 euros, forcément ça intéresse ! Sauf les fabricants...ils sont restés discrets ! Chez aboneobio on aime les solutions qui nous permettent de consommer durable, de consommer moins mais mieux !

Pour rejoindre la communauté des réparateurs sur Facebook

Carrefour et Auchan se lancent dans des boutiques bio

Les grandes enseignes s'engouffrent dans le bio pour profiter d'un marché alimentaire de quatre milliards d'euros, soit 4 fois plus qu'il y a 10 ans. Après sa gamme Agir et ses 350 produits labellisés, Carrefour envisage une enseigne dédiée entièrement au bio et cherche actuellement un emplacement sur Paris pour son 1er magasin type (selon La Tribune). Auchan se lance aussi dans l'aventure avec "Coeur de Nature", concept store de 1000 m2 dédié au bio et développement durable, ouverture prévue en mai 2012 à Bretigny-sur-Orge. Sa campagne "50 produits MDD bio à moins de 1 €" lui a permis de se positionner sur une image discount. Monoprix est présent sur la marché depuis le rachat de Naturalia (cf mon article Monoprix achète Naturalia) et Leclerc a fait une grande campagne de communication avec son comparateur de prix bio (lebiomoinscher). Ces majeurs de la distribution se positionnent pas uniquement sur l'alimentaire. Carrefour prévoit une déclinaison de produits incluant aussi des cosmétiques bio, de l'habillement, de la layette, ...Une information dévoilée par le journal, qui n'a pas été confirmée par Carrefour, même si le groupe reconnait y réfléchir. Selon les chiffres de l'Agence bio les achats en grandes surfaces de produits bio perdent du terrain (65 % des acheteurs contre 70 % l'année passée). D'où le fait pour ces enseignes de réfléchir à boutiques dédiées. A l'instar du réseau Biocoop (300 magasins de 30 à 700 m2) qui reste leader sur ce marché avec un CA de 500 Millions €, et envisage de passer à 500 magasins en 2015 pour un CA de 800 millions.

carrefour-bio-agir

coeur de Nature magasin Auchan bio

Coté consommateurs, 6 français sur 10 ont acheté du bio (10 ans plutôt seulement 47 %) mais l'offre alimentaire bio locale ne suffit pas : seule 3.1 % de la surface agricole est dédiée au bio ! (Cf en 10 ans de bio)

De votre coté, comment voyez vous le développement de la consommation durable ?

Consommons mieux et simplifiez moi la vie

Les français découvrent le plaisir de la simplicité. Le baromètre de la consommation responsable d'Ethicity 2012 confirme la tendance de fond. La crise consolide la quête de sens des français dans l'acte de consommer. Elle oblige à revoir ses pratiques. Préserver le bonheur de sa famille et donner corps à ses projets, voilà le moteur 2012 des français. Le plaisir est dans la simplicité et n'est plus dans la consommation à tout va. Le français s'abonne au pragmatisme et adopte le local. Agir au quotidien, avec du concret ! Le consommateur adhère aux discours des marques qui s'engagent. Il a pleinement conscience que son acte d'achat pèse sur l'environnement, il se sent connecté au monde et continue de placer son bien être au coeur des décisions. Bref, le français est prêt à adopter une solution nouvelle, si elle est sincère, et si elle va dans le sens d'une société en transition. Et l'offre existe ! J'ai envie de dire : achetez moins, mieux, avec un abonnement qui a du sens ! Se faciliter les courses avec un panier organisé pour l'année, comprenant des produits bio pour le quotidien, produits écologiques pour le corps et pour la maison. Une manière de raisonner sa consommation globale, à l'échelle de sa famille, d'encourager à acheter des grands conditionnements (gel douche 5 litres pour toute la famille), de réduire les transports et la pollution (et oui on envoie un carton chaque trimestre), d'ajuster sa consommation, de régler sereinement en 4 ou 12 fois sans frais (le bio doit être accessible à tous !) et de partager en famille des produits sains.

ethicity-consommer-responsable-2012-etude

Quelques chiffres au passage sur la consommation durable en 2012 :

  • 54% des français s'inquiètent pour l'avenir de leurs enfants
  • 88% des français déclarent que la crise économique devrait être une occasion de revoir nos modes de vie et de consommation (40% sont tout à fait d’accord)
  • Après l'alimentaire, 51 % des français souhaiteraient disposer d'une information environnementale en priorité sur les produits d’entretien, 35 % sur les produits d’hygiène et de beauté
  • Le Made In France séduit : 85% des français déclarent privilégier les entreprises qui ont préservé une implantation locale


étude ethicity 2012 consommateurs

Sources : résumé de l'étude Ethicity 2012 et l'étude complète de la consommation responsable 2012 publiée par le site Mescoursespourlaplanète

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