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Vendredi 31 octobre 2014

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Quand les antibiotiques deviennent automatiques

robinet-eau-antibiotiques-2.jpgOn oublie parfois trop souvent que l’eau est une denrée précieuse… C’est certain, à voir s'abattre plusieurs mois de pluie en une soirée dans le sud de la France, on oublierait que l’eau potable sera bientôt rare. En France et en Europe, les normes pour qualifier l’eau potable sont assez sévères. Depuis 2007, un arrêté fixe des normes de qualité à respecter pour un certain nombre de substances dans l’eau potable dont le chlore, le calcaire, le plomb, les nitrates, les pesticides et les bactéries. Les eaux de baignade ou les « zones humides », comme les lacs et les marais, sont également très surveillées. Mais les eaux de ruissellement ne peuvent pas être contrôlées aussi précisément. Or, tout ce que nous utilisons comme produits pour le ménage, l’entretien du jardin, les cosmétiques et les médicaments, ont une répercussion sur la qualité de l’eau et celui des écosystèmes qu’elle irrigue.

Des médicaments dans l’eau de nos rivières

1753_visuel_affiche_generique-animaux_antibiotique.jpgDes études récentes ont en effet montré la présence de médicaments à des concentrations détectables dans certaines eaux souterraines, de surface et même de boisson depuis les années 2000. Une attention particulière est portée aux médicaments antibiotiques dont environ 10 500 tonnes sont utilisées chaque année en Europe (FEDESA, 1999), aussi bien en médecine humaine (52%) qu’en médecine vétérinaire (48%). Dans le cadre du plan Ecoantibio, le Ministère de l’Agriculture a lancé depuis septembre dernier la campagne « les antibiotiques pour nous non plus c’est pas automatique » rappelle la bonne utilisation de ces médicaments. L’objectif du plan Ecoantibio est de réduire de 25% en 5 ans (2012-2017) l’usage des antibiotiques en médecine vétérinaire.

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Ces concentrations résiduelles d’antibiotiques ont un effet sur notre environnement que les scientifiques tentent de démontrer et tirer un signal d’alarme. Les antibiotiques, ou anti-microbiens, sont des molécules souvent naturelles (quoique peu utilisées pour l’homme) ou chimiques dont on connaît assez peu la demi-vie ou la biodégradabilité.

Phénomène de bioaccumulation.

Depuis l’année dernière, nous sommes certains que les poissons les plus gros sont les plus toxiques. Les saumons, aiglefins ou thons rouges de méditerranée sont des prédateurs, souvent en fin de la chaîne alimentaire et stockent dans leurs chairs la somme de tous les polluants (mercure, arsenic, hydrocarbures, PCB, médicaments, etc.) ingérés par les poissons plus petits et le plancton. Le phénomène de bioaccumulation, qui explique ces concentrations impressionnantes, n’est pas nouveau, mais jusqu’ici les scientifiques étudiaient principalement les polluants ayant un impact sur la santé.

En effet, on connaît - malheureusement - l’effet désastreux sur la santé de l’ingestion de produits chimiques comme les métaux lourds. Les scientifiques s’intéressent également depuis une dizaine d’années à l’effet des antibiotiques retrouvés dans l’eau. Quels effet conséquences ceux-ci peuvent avoir sur notre environnement, les écosystèmes et notre santé?

Emergence inquiétante des bactéries résistantes

Notre société est accro aux antibiotiques : la campagne “ les antibiotiques, c’est pas automatique”, visait à limiter l’usage abusif de certains antibiotiques en traitement préventif ou curatif. Mais cela ne visait pas les autres utilisations de ces produits comme complément alimentaire dans l’alimentation animale, notamment dans les piscicultures, ni comme pesticides pour le traitement des végétaux. La première des conclusions est que la surconcentration d’antibiotiques dans l’environnement aquatique modifie invariablement le génome des bactéries et leurs réactions à ces antibiotiques. Les bactéries se reproduisent vite et ont un pouvoir mutagène hypersensible, favorable à leur adaptation à tous les milieux. Selon la théorie de Darwin, la présence d’antibiotique dans l’environnement tue certes un grand nombre de bactéries, mais les bactéries qui “survivent” sont celles qui ont développé une insensibilité à un ou plusieurs antibiotiques : on les appelle des bactéries résistantes (ou bmr, bactéries multi-résistantes, si plusieurs antibiotiques n’ont plus d’effets) la-france-tente-de-diminuer-sa-consommation-d-antibiotiques_1798440.jpgL’OMS tirait en avril dernier la sonnette d’alarme sur ces bactéries devenues résistantes aux anti-microbiens.

Néanmoins, les conclusions de ce rapport pointent du doigt les conséquences, dramatiques, pour les populations qui ne peuvent pas être soignées correctement, et ne démontrent pas vraiment les causes, c’est à dire, les comportements qui ont permis aux antibiotiques de polluer l’eau.

Attention aux cosmétiques !

Plus récemment, ce sont des microbilles ou perles de plastiques, comme celles utilisées en cosmétique conventionnelle pour les soins gommant ou exfoliant par exemple, qui ont été retrouvées dans la chair de poisson. Comme les nano-particules, ces microbilles de plastique sont difficilement détectables, et peuvent se confondre avec du sable.

De la même manière que n’importe quel polluant, ces microbilles sont ingérées par les poissons. L’interdiction faite aux Etats-Unis d’utiliser ces microbilles, pousse l’industrie cosmétique « conventionnelle » à piocher les idées parmi les formules naturelles. En effet, la cosmétique naturelle et bio propose depuis longtemps des formules à base de sucre, de poudre de noyaux d’amandes ou d’abricots, comme le gommage pour le corps ou l’exfoliant visage Coslys vendu sur abonéobio!

La difficulté avec la pollution de l’eau, c’est que nous pouvons être « intoxiqués » même si nous faisons attention à la provenance de notre nourriture. En effet, même les poissons bio présentent des concentrations de mercure très élevées... Mais il n’y a pas que les industriels (pharmaceutique, agroalimentaire) qui rejettent des médicaments ou des produits polluants. Il revient à chacun de faire attention à son mode de consommation.

Tous ce que nous utilisons dans notre vie quotidienne se retrouvent potentiellement dans l’eau, ce qui influence la qualité de celle-ci et de ce que nous mangeons. Nous pouvons faire attention à notre consommation de médicaments, et confier les médicaments périmés en pharmacie. En tant que consommateur, nous pouvons également faire attention aux produits que nous choisissons pour l’entretien : - des produits à base d’ingrédients végétaux et bio; - des produits dont la biodégradabilité est prouvée grâce des normes internationales OCDE comme la lessive liquide Etamine du lys - des produits qui n’auront peu pas de répercussions sur notre environnement et notre santé; - et respecter les doses recommandées.

Pour de la lessive, par exemple, il est inutile de surdoser car elle n’en sera pas plus efficace. Mieux vaut alors utiliser un détachant avant lavage, comme le spray détachant vendu sur aboneobio!

2014 , vers la fin du gaspillage alimentaire ?

Selon la FAO (organisation de l’Onu pour l’alimentation et l’agriculture), nous gaspillons chaque année environ 1300 milliards de tonnes de produits alimentaires, soit près d’un tiers de la production mondiale.

Contre cette invraissemblance, un mouvement d’engagés a vu le jour aux Etats Unis, en 1999, et gagne peu à peu l’Europe au plus fort de la crise économique, en 2008. Le freeganisme (gratuivorisme ou « philosophie » du déchétarien). Consiste à se servir dans les poubelles des magasins, boutiques, Grande Disribution, en produit peu ou pas périmés, mais que les enseignes jettent quand même comme ils sont jugés « invendables ».

Pour ces activistes, responsables associatifs, écologistes ou altermondialistes, l’objectif est autant de faire des économies que de lutter contre un gaspillage alimentaire à l’outrance. Pourquoi jeter un sac de 2kilos de pommes si seulement l’une d’entre elles est abîmée ? Pour la grande distribution, qui gère son stock selon la formule comptable « pertes et profits », cela ne change rien, mais pour les plus démunis et notre planète, cela change tout. Il fallait beaucoup de courage et d’audace pour prouver à la grande distribution ses erreurs, en fouillant ses poubelles, néanmoins, cela a fait bouger les choses.

2014 a été déclarée par l’union européenne année de la lutte contre le gaspillage alimentaire. A ce titre, voici quelques initiatives intéressantes qui, si elles sont couronnées de succès, montre que l’audace finit par payer, comme disait Danton.

Intermarché : les fruits et légumes moches séduisent !

La première mobilisation du genre contre le gaspillage des enseignes « conventionnelles » a été la campagne d’Intermarché pour les Fruits et Légumes moches. Une initiative couronnée de succès dans l’hypermarché de Pontaut Combault (77), où les consommateurs ont été sensibilisés et incités à acheter des fruits et légumes qualifiés d’inesthétiques à un prix 30% moins cher. Outre la présence des cultivateurs lors d’un week-end dédié en mars dernier, des soupes et des jus ont été préparés à partir de ces produits afin de démontrer leur qualité gustative. Un affichage et des slogans bien pensés ont accompagné l’opération qui a été largement relayée sur les réseaux sociaux. Récemment, la campagne s’est même vue déclinée en anglais dans un film parodique « inglorious vegetable ». Moche is the new chic!

CORA : la jeunesse innove contre les dates de péremption

Comment trouver des solutions innovantes aux problèmes actuels ? Dans le cadre d’un projet école-entreprise baptisé Challenge Créativité, 3 jeunes ingénieurs de l’école des Mines d’Alès ont réfléchi à la revalorisation des produits périssables et aux dates limites de consommation (DLC/ DLUO). Depuis début juillet 2014, la société CORA teste donc dans ses magasins d’Alès et de Limoges un nouveau dispositif de merchandising et de signalétique basé sur la responsabilisation de tous. Si certaines enseignes proposent des réductions sur les produits à « date courte », il s’agit ici de réintroduire ces produits dans le circuit, sensibiliser le consommateur et rendre ces denrées plus attractives. Ecologiquement, l’initiative est louable ; économiquement elle est même rentable ! Pour Olivier DELESCLUSE, qui dirige l’hypermarché CORA d’Alès : «Ce merchandising new look apporte à nos rayons beaucoup de dynamisme et va faire économiser 50 000€ par an. L’état‐major de CORA va d’ailleurs mettre en œuvre ce dispositif dans 30 autres magasins. En plus, le personnel de nos magasins a immédiatement adhéré à cette innovation. Je salue donc la créativité et le sens des réalités de ces 3 jeunes élèves-ingénieurs : leur dispositif crée de la valeur économique et sociale ».

En plus de la signalétique, voici quelques exemples de slogans imaginés par les élèves: « Sois malin, mange‐moi demain », « Cabossé mais bien conservé », « Je ne suis pas caillé, tu peux y aller », « Osez, même si la fin n’est pas loin ! »…

Ci dessous une vidéo réalisée pour la soutenance des 3 élèves-ingénieurs.

Les enseignes bio : la bonne conduite des consomm’acteurs.

Dans les enseignes bios, ce ne sont pas les mêmes problématiques. Les consommateurs sont bien évidemment plus « éveillés » sur les dates de consommation, ou les fruits « moches », néanmoins tout est fait pour limiter au maximum le gaspillage alimentaire.

Dans un autre domaine les magasins bio s’attachent depuis des années à promouvoir le vrac. Ce mode de consommation permet de proposer des produits jusqu’à 30% moins cher, de réduire les emballages (les bouteilles sont réutilisées), ainsi que le gaspillage (en adaptant la quantité souhaitée). Il permet également de développer la production agricole biologique en construisant des filières françaises d’exploitation (notamment les graines de tournesol) Depuis le début de l’année et jusque septembre 2014, le magasin Biocoop « Saveurs & Saisons » de Villeneuve d’Ascq (Nord pas de Calais), teste le vrac liquide en alimentaire avec la mise à dispositiion d’huiles (olive, colza, mélange…) de vinaigre, ou de vin… La Biocoop Scarabée de Rennes teste également un système de distribution automatisé inspiré du concept déjà proposé pour les produits d’entretiens écologique comme la marque Etamine du lys.

Bientôt dans vos supermarchés ? Quand la législation s’en mêle…

On se souvient de Frédéric Daerden, ce bourgmestre d’Herstal en Belgique qui avait soumis un supermarché à l’obligation de don de ses invendus à des associations. L’initiative, qui avait enthousiasmé les écologistes, est le point de départ d’une nouvelle proposition de loi contre le gaspillage alimentaire, en France. L’objectif est d’inciter les enseignes de la grande distribution à donner leurs invendus à des associations caritatives plutôt que de les jeter. Il faudra suivre de prêt les débats et ce qu’il en ressort, comme cette proposition est d'ores et déjà controversées, autant par les entreprises que les écologistes et les associations. En attendant, nous pouvons nous réjouir que les industriels de la grande distribution cherchent des solutions économiquement durables et écologiquement acceptables.

Internet est le magasin préféré des français

Faire ses courses en grandes surfaces est une corvée pour 70 % des français. Une lassitude s'installe dans la fréquentation des enseignes, et concernent également les magasins de proximité (49 % rechignent aussi à les fréquenter. Les moins de 35 ans et la génération Y sont 34% à juger les efforts des commerces de proximité peu satisfaisants ou même inexistants). C'est essentiellement le prix qui conduisent à l'abandon d'achat en magasin (51 %), plus que l'attente en caisse (25%). Parallèlement, les français sont 74 % à acheter chaque semaine en ligne, selon le dernier Baromètre Ifop Wincor Nixdorf et 91 % y recherchent des informations avant d'acheter un article. En 2010, ils n'étaient que 4 % à faire leurs courses alimentaires une fois par semaine sur le web. Le phénomène prend de l'ampleur. La practicité compte pour gagner du temps et les français apprécient les avantages d'internet : faire ses achats 7 jours sur 7, 24h sur 24 (21%), paiement simple et rapide (17%) et choix du mode de livraison (16%). Chez aboneobio le paiement d'un abonnement est en 4 ou 12 fois sans frais, avec une réduction de 3 à 10 % sur le total du panier de l'année, et la livraison par TNT en 24h au choix, à domicile, en points relais ou au bureau. Et la disponibilité des articles fait le reste : près d’un Français sur quatre (22%) a le réflexe de réaliser son achat sur Internet si le produit est indisponible en point de vente !. Internet est devenu le lieu de consommation favori des français, leur magasin préféré.

internet magasin préféré des français

Pour en savoir plus : http://www.wincor-nixdorf.com/internet/cae/servlet/contentblob/776930/publicationFile/74412/Synthese%20Etude%20IFOP%20Octobre%202012.pdf

Unilever surfe sur la consommation responsable

Comment le leader des lessives peut il devenir un acteur de l'économie sociale et solidaire ? La présence au Forum mondial "Convergences 2015" d'Unilever a de quoi surprendre ! Certes le groupe s'affiche au coté du label privé "Rainforest Alliance Certified" dont il bénéficie pour certains de ces produits (comme les sachets de thé Lipton) mais on est loin de ce qu'on peut attendre d'un acteur engagé. Sur le segment des produits d'entretien, la priorité serait de travailler sur la composition des lessives par exemple qui contribuent à l'eutrophisation de nos cours d'eau, à la pollution d'une denrée qui devient rare (l'eau !). A la place, Unilever se lance en Indonésie sur la vente d'échantillons de shampoing à 2 centimes la dose, et en Espagne dans une gamme de lessives à petit format (permettant d'assurer les 5 machines de la semaine). L'idée étant de déclencher une vente dans un contexte où le consommateur réduit ses achats. Sauf que l'inciter à repasser à la caisse plus souvent, avec une lessive certes concentrée, c'est aussi l'inciter à rejeter plus d'emballages, sans réaliser le volume représenté à la fin d'une année. Chez aboneobio nous pensons à l'inverse que seuls les grands conditionnements (recharges de 5 litres de lessive bio ) et une prise de conscience globale de sa consommation de l'année, permet d'agir et de mieux consommer.

marques du groupe Unilever

Bref, la grande distribution s'agite autour de la notion de consommation responsable. A croire que le créneau est porteur ! Auchan nous sert ses produits bio à moins de 1 euro. Leclerc réactive son site Conso Responsable, Carrefour cherche un emplacement pour son enseigne bio, doublé par Auchan qui a réussi son ouverture magasin test "Coeur de Nature". Chez Casino, c'est la marque MDD bio qui se veut made in France. Chacun y va de son engagement, selon son propre cahier des charges. L'important étant d'occuper le terrain. Désormais c'est donc au tour d'Unilever de s'afficher comme un acteur responsable. Agir pour réduire la pauvreté "D’ici 2020, nous voulons donner accès à la santé et à une bonne alimentation à 1 milliard d’individus en plus sur la planète", affiche Unilever. En attendant, les actions se portent sur les armoires frigos qui consomment moins d'énergie et les palettes en bois qui pèsent moins lourds. C'est déjà ça diront certains.

Challenges a interviewé Bruno Witvoët, PDG France de Unilever :


Unilever, champion du consommer responsable ? par Challenges

Cette vague de communication autour d'un discount responsable n'est pas saine pour le consommateur. Brouiller les pistes, se racheter une notoriété sur quelques actions, sans traiter le coeur du problème, à savoir l'impact même de la composition des produits sur la santé du consommateur, et sur l'environnement, permettra juste de patienter pour mieux sauter plus tard. Le consom'acteur a le vouloir d'achat. A lui d'agir maintenant !

Concours Portrait de consomacteur

Vous êtes adepte du consommer moins mais mieux, vous aimez présenter les expériences positives pour démontrer qu'une autre consommation est possible ? Faites vous tirer le portrait et gagnez des séjours éco-responsables, des bons d'achats.. (dommage aboneobio aurait pu offrir un an d'abonnement bio, mais on ne m'a pas contactée ). Expliquez comment vivre mieux en dépensant moins, en respectant les droits humains et dans le respect de la planète. La CLCV (Consommation Logement et Cadre de Vie - Citoyens au quotidien) organisatrice de ce concours veut promouvoir l'exemplarité. Il suffit de décrire votre portrait, d'expliquer les actions que vous mettez en place au quotidien (par exemple vous êtes adhérent d'une amap, vous optez pour les produits bio pour le corps et la maison, vous utilisez les transports en commun, vous achetez en vrac ce qui permet de limiter vos déchets à la source, ...et d'inventer un slogan pour séduire les futurs consommateurs responsables. Place à la créativité, toutes les formes sont permises pour exprimer votre portrait (vidéo, écriture, dessins, photos, poésie, ..). Les membres du jury évalueront la qualité, l'originalité et l'engagement de la démarche.

concours clcv portrait de consom'acteur

Le concours se termine le 15 Août. Plus d'infos sur le site : http://www.concours.clcv.org/. Allez y c'est ouvert à tous, des séjours de 1000 à 1500 euros à la clé ! Ensemble démontrons que l'on peut consommer mieux, qu'il suffit de changer ses pratiques d'achats...et on peut commencer avec aboneobio par alléger le poids et la liste de ses courses !



Consommons local soutenons nos entreprises de proximité

Le consommateur peut influencer sur le développement d'une entreprise. Ses achats conditionnent le chiffre d'affaires. Au delà du Made In France, consommer local pour soutenir un tissu économique fragile est un acte fort. Dans le Gard, les commerçants ont lancé une opération de communication inédite en faveur de la consommation locale : "Sauvons les ! Espèces Locales en voie de disparition ". Un ton décalé pour cette campagne signée PatteBlanche, soutenue financièrement par des fonds d'Etat via le FISAC (Fonds d'intervention pour les services, l'artisanat et le commerce). Encourager les circuits courts c'est important pour préserver un tissu commercial dans une zone rurale, pour développer du lien social. Les petites entreprises, les artisans, les TPE qui s'engagent aussi pour une consommation responsable, tous ont besoin de soutien ! C'est notre vouloir d'achat qui compte !

consommer local
« Consommons local ! Ou nous risquons de voir disparaître nos commerçants et nos artisans... et avec eux, la vie sur le territoire.»
www.sauvons-les.fr

Consommer bio et durable toute l'année avec aboneobio

The End of the Line l'Océan en voie d'épuisement

Modifier nos habitudes de consommation devient urgent. Si rien ne bouge, en 2048 les Océans seront vides ! La surpêche induite par l'industrie alimentaire entraine l'épuisement des ressources en poissons comestibles. Le journaliste d'investigation Charles Clover avait dénoncé ses pratiques dès 2004 dans son livre* "Surpêche l'Océan en voie de disparition", devenu le film "The End of the Line" sous la réalisation de Rupert Murray. Une version française, doublée par la voix de Mélanie Laurent est en cours de coproduction (chaque citoyen peut d'ailleurs y participer) - voir touscoprod); Notre Océan est en voie d'épuisement : déjà 90 % de la biomasse des grands prédateurs a disparu, en 50 ans. Thons, baleines, requins, ...sont en grand danger. L'élevage n'est pas une solution, puisqu'il faut 15 kilos de poissons sauvages (réduit en farine) pour nourrir 1 kg de thon rouge. Le documentaire The End of the Line a reçu le PUMA Creative Impact Award** pour la prise de conscience qu'il a entrainé sur toute la société : depuis certaines enseignes ne proposent plus que des poissons issus d'une pêche durable (telle que la chaine anglaise de supermarchés Waitrose qui promeut une pêche responsable), la campagne eat fish sustainable*** affiche son guide des restaurants engagés, la Fondation Prince Albert II de Monaco et la Blue Marine Foundation (créée par les producteurs du film) ont signé un partenariat**** pour la préservation des océans, ...Ne fermons pas les yeux, notre avenir en dépend. Changeons ensemble nos pratiques d'achats !

the end of line l'océan en voie d'épuisement



Si vous êtes abonné à la chaine PLANÈTE+ vous pourrez voir le film en exclusivité le mercredi 6 juin à 20H40. Le DVD en vente à partir du 18 juin 2012 au prix de 12,99€. Des séances de projection privées possibles dans les établissements scolaires, auprès des associations, des collectivités, ...afin de sensibiliser aux enjeux de la surpêche et la consommation responsable. La version française est aussi soutenue la fondation akuo, qui oeuvre pour la préservation de la biodiversité et dont le parrain est le comédien José Garcia

Plus d'infos :

Le Made in France séduit les Français

Consommer responsable c'est aussi consommer du « Made in France ». Les Français adhèrent à 94 % à cette approche, selon le dernier sondage BVA de Max Havelaar France et ils seraient 72 % à accepter de payer plus cher pour un produit Made In France (à hauteur de 5 % selon plusieurs études). Intéressant de constater que le Made In France raisonne chez les Français comme garantie de relocalisation (78 %), de baisse du chômage (77%), et respect d'une dignité dans les conditions de travail (72 %). L’avenir du « Made in France » serait lié à l'artisanat et à la production locale, avis partagé par 9 français sur 10, selon OpinionWay pour Alittlemarket.com, et le secteur de l'agroalimentaire (85 %). Le consommateur peut agir par son vouloir d'achat. Il lui suffit de s'en servir. Et si sa démarche était encouragée par les pouvoirs publics se seraient encore plus efficace. En pleine période électorale, Entrepreneurs d'Avenir a lancé un appel pour relancer le Made In France d'Avenir avec 10 propositions concrètes :

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  1. Soutenir l'innovation : mieux répartir le crédit impôt recherche pour qu'il couvre les PME, PMI, ETI, (et pas seulement les grands groupes !) mais aussi l'amorçage, le développement, la mise sur le marché, l'usage et le progrès social et environnemental
  2. Valoriser les métiers industriels : l'enjeu est de rester attractif dans les recrutements, suggestion d'un contrat d'apprentissage "du collège à l'enseignement supérieur " mixant immersion en entreprise et scolarité
  3. Développer la coopération entre grands groupes et PMI pour mieux se développer sur l'export, renforcer sa R & D
  4. Imposer la production Francaise dans les achats publiques : ajouter des critères sociaux et environnementaux dans des clauses de production locale
  5. Coordonner les politiques publiques à l'échelle du territoire : mieux financer les petites structures, accompagner leurs innovations, soutenir la formation, ...(la centralisation profite aux grands groupes)
  6. Une TVA réduite pour le Made In France
  7. Soutenir l'artisanat : faciliter les circuits courts (locaux, ..)
  8. Promouvoir l'industrie par un organisme dédié en local ; soutenir le tissu, informer et promouvoir, avec la collaboration des CCI, CM, axé sur l'emploi, ...
  9. Un label Origine France Garantie : garantir la traçabilité sociale et environnementale du produit
  10. La marque France : promouvoir le savoir faire prestigieux de la France et pas seulement pour la gastronomie ou le luxe

Pour en savoir plus : www.entrepreneursdavenir.com

Selon vous le Made In France pourrait il revenir en force dans les achats ?

Consommons mieux et simplifiez moi la vie

Les français découvrent le plaisir de la simplicité. Le baromètre de la consommation responsable d'Ethicity 2012 confirme la tendance de fond. La crise consolide la quête de sens des français dans l'acte de consommer. Elle oblige à revoir ses pratiques. Préserver le bonheur de sa famille et donner corps à ses projets, voilà le moteur 2012 des français. Le plaisir est dans la simplicité et n'est plus dans la consommation à tout va. Le français s'abonne au pragmatisme et adopte le local. Agir au quotidien, avec du concret ! Le consommateur adhère aux discours des marques qui s'engagent. Il a pleinement conscience que son acte d'achat pèse sur l'environnement, il se sent connecté au monde et continue de placer son bien être au coeur des décisions. Bref, le français est prêt à adopter une solution nouvelle, si elle est sincère, et si elle va dans le sens d'une société en transition. Et l'offre existe ! J'ai envie de dire : achetez moins, mieux, avec un abonnement qui a du sens ! Se faciliter les courses avec un panier organisé pour l'année, comprenant des produits bio pour le quotidien, produits écologiques pour le corps et pour la maison. Une manière de raisonner sa consommation globale, à l'échelle de sa famille, d'encourager à acheter des grands conditionnements (gel douche 5 litres pour toute la famille), de réduire les transports et la pollution (et oui on envoie un carton chaque trimestre), d'ajuster sa consommation, de régler sereinement en 4 ou 12 fois sans frais (le bio doit être accessible à tous !) et de partager en famille des produits sains.

ethicity-consommer-responsable-2012-etude

Quelques chiffres au passage sur la consommation durable en 2012 :

  • 54% des français s'inquiètent pour l'avenir de leurs enfants
  • 88% des français déclarent que la crise économique devrait être une occasion de revoir nos modes de vie et de consommation (40% sont tout à fait d’accord)
  • Après l'alimentaire, 51 % des français souhaiteraient disposer d'une information environnementale en priorité sur les produits d’entretien, 35 % sur les produits d’hygiène et de beauté
  • Le Made In France séduit : 85% des français déclarent privilégier les entreprises qui ont préservé une implantation locale


étude ethicity 2012 consommateurs

Sources : résumé de l'étude Ethicity 2012 et l'étude complète de la consommation responsable 2012 publiée par le site Mescoursespourlaplanète

Le marché bio de l'alimentaire d'ici à 2015

Avec une hausse de 10 % chaque année, le marché du bio a doublé en 5 ans pour atteindre 3,65 milliards d'euros de chiffre d'affaires en 2011. L'effet crise devrait ralentir ce rythme selon le cabinet d'études Xerfi, pour limiter la croissance à seulement 5 % par an, et un CA autour de 4.5 milliards d'euros prévu pour 2015. La grande distribution déjà présente sur ce segment va encore gagner des parts de marché (passer de 47 % à 50 % des ventes de produits alimentaires bio en France, en 2015) au détriment des enseignes spécialisées (38 % en 2005 à 30 % en 2015). Ces opérateurs historiques voient leurs marges diminuer de manière préoccupante, et selon Xerfi cette tendance va s'accentuer (le taux d'excédant brut est passé de 5.8 % à 3.6 % du CA ). L'alternative reste de se structurer autour d'enseignes fortes pour tenir tête à la GMS, en proposant une réelle expertise, couplée à une largeur et profondeur de gamme, et une offre différenciée comme le fait notamment le réseau biocoop autour du label bio cohérence dont le cahier des charges est nettement plus strict que la règlementation bio européenne (cf article : Le label Bio Cohérence : du bio pur !.

bio européen

Au delà du bio c'est la consommation "autrement" qui séduit : démarche locavore, production locale, approvisionnement en chaine courte, made in France, manger sain, ...Les enseignes surfent sur la notion de consommation "responsable" (cf mon article sur Leclerc : Leclerc crée ses codes de consommation responsable pour rassurer et fidéliser les clients qu'ils ont réussi à séduire par les prix attractifs. Auchan a réussi à démocratiser le bio avec sa campagne "50 produits bio à moins de 1 euro", Leclerc a renchérit avec son site comparateur bio, tandis que de son côté lebiomoinscher.com. Bref la GMS a réussi à s'imposer durablement sur ce marché du bio.

En amont de la chaine, les producteurs brouillent aussi les pistes avec leur agriculture raisonnée (cf mon article sur l'agriculture intensive écolo selon Terrena). Agri confiance impose progressivement son label dans les rayons, entre le conventionnel et la bio, avec des prix forcément moins élevés que pour le bio, les exigences n'étant pas du tout les mêmes. Selon l'étude Xerfi 79% des non-consommateurs de bio n'achètent pas bio à cause du prix. Les enjeux sur l'étiquetage permettent aussi aux enseignes de se prévaloir d'une démarche "engagée", le tout est de savoir pourquoi on s'engage et ce qu'on place derrière comme exigences. Par exemple, les Mousquetaires d'Intermarché ont reçu le prix « Amélioration des consommateurs » du Grand Prix Essec de la Distribution Responsable, grâce à l'étiquetage donnant des informations nutritionnelles simplifiée. Et Système U le prix « Mention spéciale du Jury » pour sa démarche de performance environnementale sur sa chaine logistique, en faisant « La chasse au vide ».

Il suffirait d'une action symbolique et d'un peu de communication pour se "racheter" une bonne image auprès du consommateur ?. Dans un contexte où les offres se multiplient, où les labels privés se développent, parlant d'éthique, de bio, de durable, vantant les mérites sur l'environnement, la santé, ...le consommateur saura t il garder un oeil critique ?

Source : http://www.xerfi.fr/etudes/1IAA49.pdf

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