Abonéobio : Le blog du bio

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Samedi 05 septembre 2015

Mot-clé - consommation responsable

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La crème magique Etamine du Lys a été testée, approuvée, adoptée!

Avez vous déjà essayé la gamme rétro Etamine du Lys ? Il s'agit de 4 produits basiques, écologiques, d'une redoutable efficacité tout en ayant conservé beaucoup de glamour grâce à son design de pin-up!

Pour l'entretien des surfaces, la crème magique est miraculeuse ! La preuve sur une table de jardin ayant bien souffert !

Etamine-du-Lys_gamme_retro_creme-magique_test.jpg

Sur aboneobio:

Distribution vrac : des idées à la pelle pour la planète

3JD-vrac-distribution-eco-bio_04.jpgLa fondation Nicolas Hulot vient de lancer la deuxième phase de sa campagne “my positive impact”. Il s’agit d’une réflexion optimiste pour démontrer que les solutions pour demain existent déjà et partager la liste de ces projets innovants ou intelligents!

Or, il est un projet que nous affectionnons particulièrement, nous, l’équipe d’abonéobio.com, c’est le système de distribution de liquides en vrac proposé par l’entreprise 3JDéveloppement.

Vrac :un mode de consommation lié à la crise?

La planète doit actuellement faire face à deux défis : diminuer le volume des déchets et réduire le gaspillage. En 2012, un rapport de l’ADEME ne pouvait chiffrer le volume des ventes en vrac, mais pointait déjà les fortes perspectives de ce système “d’avant” qui a l’avantage de répondre aux défis de demain : * écologique : moins d’emballage, c’est moins de déchets plastiques, des poubelles moins pleines… Mais c’est aussi une réduction significative de la consommation d’énergie et des ressources, ainsi que des émissions de gaz à effet de serre lors de la fabrication des emballages ou du transport des produits. A titre d’exemple : une bouteille d’1L réutilisée grâce à un remplissage “vrac” correspond à 150g de CO2 non émis (pour produire une nouvelle bouteille ou recycler la précédente). Selon la société 3JD, elle prévoit de distribuer environ 1 million de litres de produits, soit, en équivalent carbone, 150.000 tonnes de CO2 qui ne viendront pas s’ajouter aux gaz à effet de serre d’ici 2018-2019. * économique : les produits en vrac permettent une économie de 10 à 45% du prix par rapport au même produit emballé! Les économies réalisées grâce à la suppression des emballages, les produits peuvent être vendu moins cher. De plus, les consommateurs peuvent choisir la quantité qui leur est nécessaire. Si les conditions de distributions sont optimales, il n’y a pas de perte et peu de vol.

Depuis cette étude, l’évolution des mentalités et quelques ouvrages de famille écolos et pionnières ayant démontré qu’il était possible de vivre et sans produire de déchets ont permis de démocratiser, en le rendant “sexy”, le principe du vrac!

Le vrac pour tout, le vrac pour tous!

Actuellement, quand on parle de “vrac”, on pense aux céréales, aux biscuits, voire les fruits et légumes. Pourtant c’est aussi les bonbons, la baguette chez son boulanger ou encore le fromage à la coupe. Désormais le vrac se décline également pour les les liquides alimentaires et non-alimentaire, mais encore faut-il disposer des distributeurs adaptés. La société 3JD a souhaité anticiper et répondre à ce nouvel usage avec une gamme de contenants adaptés aux besoins des différents points de vente, du petit magasin à la grande surface.

Les conteneurs 3JD peuvent contenir les huiles, les sirops d’agave, le miel, ou des liquides non-alimentaires comme des produits d’entretien (lessives, assouplissants, nettoyants multi-usages, etc) et cosmétiques (gel douche, crèmes lavantes, shampoings…). Cette innovation unique en son genre, pensée en France et perfectionnée par de nombreuses options (anti-gouttes, lecteur code-barre, télémaintenance, etc) permet véritablement de booster les vente des enseignes l’ayant mis en place.

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Entretien avec Bénédicte Gabory, gérante de 3JD

aboneobio : Pourquoi participer à my positive impact ?

Nos produits rentrent dans le cadre de l’initiative portée par la fondation Nicolas Hulot, et en terme de communication, c’est une belle manière de faire connaître nos innovations dans le secteur du vrac.



aboneobio : Qu’apporte le vrac au Développement Durable?

3JD-vrac-distribution-eco-bio_02.JPGPour moi, le vrac est une vraie solution. Il conjugue à la fois l’écologique et l’économique, et limite la production de déchets. Évidemment, on vise le “Zéro Déchets”! Même si le “Zéro Déchets” est utopique, on veut limiter considérablement l'impact sur l’environnement avec notre système de vrac liquide. Je travaille depuis 20 ans dans la bio, et j’ai constaté que “écologique” ne rimait pas toujours avec “biologique”. Le vrac est un système très ancien, aussi utilisé par le non-bio, ce que l’on souhaite c’est faire du vrac et si possible faire aussi du bio. Nos contenants sont sans phtalates, sans Bisphénol A (BpA) ou autres composés potentiellement toxiques.



aboneobio : Pour vous quelles sont les perspectives du vrac?

C’est un secteur qui se professionnalise très vite, et qui tend à devenir un système de distribution à part entière. Pour le moment, le vrac est très développé pour l’alimentaire (céréales, fruits et légumes) car il bénéficie d’une image “historique”. Hors alimentaire, la distribution en vrac est soumise à une réglementation très rigoureuse, au point de vue hygiène et sécurité, mais encore un peu floue pour l‘alimentaire. C’est à nous, professionnels, de travailler pour proposer des solutions simples et oeuvrer pour le changement des modes de vie et des mentalités. Si 3JD s’est imposé dans le vrac, c'est d'abord parce que nous avons l’expérience et la technicité. En effet, nous pouvons proposer des solutions à la fois commercialement viables, fiables et sécurisés pour les utilisateurs. Pour le vrac liquide, il faut composer avec les contraintes sanitaire et gérer correctement les différents fluides, qui n’ont pas la même viscosité, la même consistance. Le vrac a un avenir devant lui en tant que modèle de consommation à part entière, comme les jeunes générations d’actifs veulent consommer autrement, plus responsablement.



aboneobio :Et les perspectives de 3JD dans ce contexte?

D’abord, il nous faudra recruter de nombreux profils :des techniciens, comme notre matériel est semi-automatisé, mais aussi des commerciaux, pour démarcher et répondre aux demandes des nombreux porteurs de projets qui nous sollicitent, ainsi que des personnes capables de conseiller les magasins et éduquer les consommateurs. Depuis 1 an, je remarque qu’il y a une vrai attente pour le vrac, et c’est aussi à nous d’organiser la profession pour développer un nouveau mode de distribution uniquement vrac.

http://www.mypositiveimpact.org/projets/solution/item/distribution_liquides_en_vrac-109 mypositiveimpact.png

Notre coup de coeur, parce qu’il le vaut bien!

Abonéobio.com aime le principe du vrac liquide! On vous en parle régulièrement, notamment dans le cadre de notre partenariat avec l’AMAP de Treillières que nous livrons en vrac de liquide vaisselle, lessive liquide et nettoyant multiusages sous la marque Etamine du Lys, vendus sur le site. Nous savons donc que cette innovation peut radicalement changer notre manière de faire les courses : plus économiques, plus légères et surtout plus responsables!

A vos agendas ! Du 20 au 30 mars 2015, la 10ème semaine pour les alternatives aux pesticides

10semaine-alt-pesticides.jpgLa Semaine pour les Alternatives aux Pesticides (SPAP) est une opération nationale et internationale annuelle ouverte à toutes et tous visant à promouvoir les alternatives aux pesticides. Pendant les 10 premiers jours du printemps, période de reprise des épandages de pesticides, le public est invité à mieux s’informer sur les enjeux tant sanitaires qu’environnementaux des pesticides et sur leurs alternatives au travers de centaines de manifestations partout en France et dans une vingtaine d’autres pays.

La prochaine Semaine pour les Alternatives aux Pesticides fêtera ses 10 ans, du 20 au 30 mars prochain, dans toute la France. Il reste donc un mois pour boucler les derniers préparatifs, préparer le Tour de France des initiatives et diffuser les nombreux événements et des petites surprises qui jalonneront les festivités

Plus que quelques jours pour participez au concours de graphisme

Plus que quelques jours pour participer à notre concours de graphisme lancé en partenariat avec le collectif citoyen les Engraineurs et Générations Cobayes! Vous avez jusqu'au 27 février prochain pour présenter un visuel qui illustre la problématique des pesticides soit par leur impact sanitaire et environnemental, soit par les alternatives qui existent. N'hésitez pas non plus à participer en votant pour votre/vos visuel(s) préféré(s) !

10semaine-alt-pesticides02.jpg Des événements et de nombreux partenaires

En 2014, la 9ème édition de la Semaine pour les Alternatives aux Pesticides avait réussi à proposer plus de 600 évènements partout en France, avec des conférences, des projections de film, des ateliers et des journées de formations pour des alternatives aux pesticides, des visites et des balades de sites remarquables (communes 0 sans pesticides, ferme de coccinelle, etc.) Cette semaine a mobilisé près 54 partenaires nationaux et internationaux, et environ 300 acteurs locaux pour faire vivre l’événement.

Les partenaires de la 10ème Semaine

Pour la deuxième année consécutive, l'association Noé conservation, sera partenaire de la Semaine pour les alternatives aux pesticides, rejoint par Alain Baraton, jardinier en chef du domaine de Versailles et parrain du programme de conservation de la biodiversité des Jardins de Noé. Chaque jour pendant la Semaine pour les alternatives aux pesticides, le jardinier chroniqueur sur France Inter, amoureux de la nature présentera un des points de la charte des Jardins de Noé via une petite vidéo et distillera ses conseils pour jardiner au naturel tout en préservant la biodiversité.

Inscrivez vos événements sur le site Internet!

100_5445.JPGPour les professionnels et les associations, il est encore tant d’inscrire vos événements afin d’être référencé et présenter lors des prochaines actions de communications. Tous les événements prévus pendant la Semaine pour les alternatives aux pesticides seront relayés sur la carte interactive du site Internet, Que vous soyez l'organisateur d'un événement local, régional ou national, n'hésitez pas à le recenser sur la carte interactive mise à disposition des internautes, cela permet aux participants de savoir ce qui est organisé près de chez eux. Pour cela, il vous suffit de vous rendre sur le site Internet puis de cliquer sur espace organisateur afin de créer un compte et inscrire votre événement. Vous pouvez également télécharger un petit guide des inscriptions en ligne ici

10 raisons de consommer bio sans dépenser plus.

C’est la marotte des réfractaires au bio : selon eux, consommer bio est plus cher. Les fruits et légumes sont plus chers, les œufs et les laitages aussi, et la viande n’en parlons pas !! Pourtant, le bio séduit. L’avènement du e-commerce, qui favorise la mise en relation et la mutualisation, permet le développement de nouveaux réflexes de consommation : AMAP, Ruche qui dit oui, vente en ligne en produits bio … tout est désormais disponible et accessible.

Au delà de l’aspect militant c’est aussi l’approche “santé” ou “anti-gaspillage” qui draine les consommateurs vers l’achat écologique. Karine Viel de Monoprix, questionnée lors d’une conférence organisée par le site Mescoursespourlaplanète.com le 4 février dernier, remarque que “'la consommation responsable n’est plus une niche pour 10 à 15 % de la population concernée par les questions d’environnement”. Pour abonéobio, c’est bien évidemment une bonne nouvelle et une tendance que l’on souhaite encourager! Voici 10 points pour démontrer que l’on ne paye pas plus cher en préférant le bio au conventionnel.



Consommer bio c’est aussi consommer différemment.



➢ 1- Une Philosophie

fruit_nut_muesli-bio.jpgLe bio est aussi un état d’esprit : on choisit moins de produits transformés qui sont beaucoup plus chers que les ingrédients achetés individuellement. Cela peut être de la cuisine au sens littéral avec des soupes maison plutôt que des briquettes ou bien réapprendre à se concocter ses propres céréales du matin en profitant des vracs proposés dans les magasins bio. Point de fond de paquet jeté car les céréales sont devenues molles, et pas de suremballage. D’une part, ce sont des céréales de meilleure qualité (non raffinées, sans sucre ou graisse, donc un indice glycémique bas; cf point 2), et c’est un mélange personnel qui correspond autant à vos besoins en termes de quantité que de goût.



➢ 2- La Qualité

Une étude récente démontre que le bio propose des aliments plus nutritifs, qui promettent une sensation de satiété plus rapide, et plus de goût. Sans oublier moins de pesticides et autres cocktails de produits chimiques dont les répercussions sur la santé sont régulièrement dénoncées.

➢ 3- Un équilibre nutritionnel

Les papesses de la cuisine bio, comme Valérie Cupillard , flirtent déjà du côté vegan : on redécouvre les protéines végétales cachées dans les fruits secs et les lentilles (idéal en hiver), sans abuser du tofu (qui contient une quantité importante d’œstrogènes) et on choisit de la viande de qualité si on ne peut pas s’en passer. Faut-il rappeler que la consommation de viande a explosé après la seconde guerre mondiale, grâce à l’agriculture intensive importée des États-Unis ? Jusqu’alors, la viande était consommée de manière raisonnable, quelque fois par semaine seulement, en alternance avec du poisson, le vendredi.



➢ 4- C'est éthique et équitable

On consomme des aliments “de saison”, locaux, avec des circuits courts en terme d’approvisionnement. Les AMAP proposent des produits bio, qui coûtent un prix plus juste pour rémunérer les producteurs, alors que les fruits et légumes “conventionnels” coûtent pour moitié le prix du transport et du stockage en chambres froides.



➢ 5- Moins de gaspillage



Vous avez remarqué ces pommes et ces poires conventionnelles ? Achetées à peine mûres, elle deviennent blettes avant d’avoir mûries. On les jette, ou au mieux, elles finissent dans le compost.



➢ 6- Plus d'économie

Yves_Rocher_Publicite.pngNous avons parlé plus haut (point 1 et 5) de l’avantage économique d’une consommation responsable en choisissant moins de produits transformés et plus de “vrac”. Cependant, les cosmétiques bio sont également souvent moins chères que les marques de cosmétiques conventionnelles, qui ne sont ni bio, ni éthiques. Il y a quelques années, Yves Rocher (marque qui se veut naturelle mais pas encore 100% bio) avait axé une campagne de pub pour une prise de conscience : le luxe ne vend pas forcément des produits qui sont meilleurs, mais dont il faut rentabiliser les coûteuses campagne de marketing. Pour les testeuses de Que Choisir, le verdict tombe comme un couperet : les meilleures crèmes anti-ride sont de la marque Lidl et Yves Rocher!



➢ 7- Plus écologiques

etamine-du-lys_savon-marseille-1l.jpgLes produits d’entretiens écologiques proposent des produits très souvent naturels qui sont multi-usages. Fabriqués à partir de bases lavantes végétales, ils sont beaucoup plus respectueux de l’environnement. Concernant les lessives, en s’imposant un petit calcul lors de nos achats, on constate rapidement que le prix au lavage est souvent bien plus cher pour les grandes marques conventionnelles que pour des marques écologiques comme Etamine du lys : - 0.29€ par lessive liquide pour Etamine du lys 3L soit 60 lavages (prix relevé sur abonéobio.com) - 0.31€ par lessive liquide Ariel 2.7L soit 40 lavages seulement (prix relevé chez Auchan drive St Quentin (02) le 05/02/2015.)

➢ 8 - Moins de déchets

tendance-demma_carres-coton-bio.jpgLes lingettes démaquillantes ou les carrés pour bébé en coton bio permettent à la fois de faire une économie de 230 à 300€ par an et représentent l’équivalent de 6000 carrés de coton. De la même manière, les microfibres Capt’hygiène lavables jusqu’à 300 fois et recyclables permettent une économie substantielle, tout en réduisant le volume de nos déchets d’une manière non négligeable.



➢ 9- Plus Durables

On achète des vêtements de meilleure qualité qui durent plus longtemps: jeans en toile Denim brute, coton non blanchi par des procédés chimiques abrasifs et potentiellement toxiques pour la peau. Les vêtements écologiques sont un choix idéal pour les basiques que l’on aime et que l’on aimera porter longtemps. Les marques pionnières comme IDEO, Machja, NU (pour les jeans) n'existent plus (quoique toujours dans mon placard depuis bientôt 10 ans) mais Ekyog ou Ethos proposent de nouvelles collection chaque année, et de nouveaux acteurs se lancent avec des produits éthiques, bio et souvent made in France, comme 1083, une marque qui assure que vos achats sont fabriqués moins de 1083km de chez vous!

➢ 10-Plus pratique

Le système d’abonnement d’Abonéobio permet une économie jusqu’à 30% sur le total de votre commande. Ainsi, en prévoyant votre consommation et vos achats en produits d’hygiène de la maison et corporelle sur 1 an, vous planifiez votre budget annuel et vous évitez les déchets en prenant de plus gros conditionnements. En terme d’économie, c’est moins de transport et plus de remises en fonction du montant global de l’abonnement !

Questions à Samuel Gabory, président de Nature & Stratégie



Abonéobio : Les chiffres de l’INSEE, parus en janvier 2015 annoncent que la guerre des prix dans les enseignes de la grande et moyenne distribution, est désormais à leur détriment. Est-ce que cette stratégie de vente « au prix le plus bas » qui devait capter la clientèle n’est pas en train de se retourner contre la grande distribution ?

Samuel Gabory La grande distribution n’a jamais fait de commerce en tant que tel , c’est-à-dire mener une action commerciale dans le bon sens du terme. Présenter un produit , le conseiller à un client, présenter les avantages et les limites du produits… Chaque client étant différent il faut adapter l’offre au client. Pour moi le commerce c’est créer de la plus-values et de la satisfaction client. Aujourd’hui, la crise se traduit par un manque de confiance du consommateur. A baisser la qualité, et communiquer uniquement sur le prix, la GMS a décrédibilisé son statut de distributeur.



Abonéobio : Avec la crise, les modes de consommation changent. L’économie collaborative fait changer “durablement” le paysage économique mondial, et français. En 2014, la conso’collab’ a contribué à près de 20milliards d’€uros dans l’économie globale, donc 3 milliards uniquement entre particuliers. Est-ce que les grandes entreprises doivent s’adapter et diversifier leurs offres pour ne pas louper le virage “collaboratif et digital”?

Samuel Gabory Effectivement, il y a de gros changements dans les modes de distribution, mais je ne pense pas que ce sont les grandes enseignes, les gros mammouths qui profiterons de ces évolutions.



Abonéobio Nature et Stratégie a toujours choisi de ne pas vendre ses marques via ses enseignes de grande distribution, par éthique ? ou refus d’un modèle économique?

Samuel GaboryRefuser un système de distribution n’a rien à voir avec de l’éthique. A mon sens, c’est un discours démagogique lancé par quelques marques alternatives. Nature et Stratégie fabrique et distribue des produits pour des utilisateurs / consomm’acteurs, avec la volonté de minimiser l’impact environnemental de son activité, de créer de la valeur et de l’emploi en proposant de réels salaires. La grande distribution n’a jamais été dans cette politique, pour 3 raisons: 1 - le consommateur n’est pas respecté dans son droit d’information et de conseil 2 – l’environnement n’est pas une priorité 3 – la politique salariale et l’emploi est réduit à sa plus simple expression.

Abonéobio: Récemment, de grandes enseignes sont régulièrement épinglées par des associations écologistes ou de défense du consommateur pour leurs produits non conformes (toxicités, non-respect de l’environnement comme l’association Bloom dénonce les pratiques de chalutage profond pour les marques Intermarché / hormone dans les viandes Super U). Est-ce que ces rappels sont efficaces pour faire prendre conscience du mépris affiché pour le consommateur et le vivant ?

Samuel Gabory Non. La puissance économique qui a été laissée à la grande distribution par nos politiques depuis plus de 40 ans , fait qu’en terme de communication le combat est perdu. Le budget de communication des distributeurs et des multi-nationales associées font que la réglementation générale a perdu son combat.

Abonéobio: A votre avis, donc, le bio est-il vraiment encore plus cher que le conventionnel ?

Samuel Gabory Oui : si il est peu qualitatif, produit loin des lieux de consommation, vendu avec aucun conseil. Non : Si il est concentré , formulé pour être efficace, vendu par vendeur formé au conseil.

__Abonéobio : A Paris, le projet de magasin associatif, La Louve, selon un concept nord-américain, peine encore à trouver des fonds pour lancer la plus grande surface de vente directe du producteur au consommateur. Pourquoi de tel frein, quand on voit que le crowdfunding (financement par la foule) fait partie des nouveaux moyens – à succès – pour lever des fonds ?__

Samuel Gabory Je suis partisan de tester de nombreuses solutions car je pense que c’est en bougeant qu’on avance, même si parfois il y a de fausse bonnes idées. Deuxièmement, je pense que c’est par la biodiversité commerciale qu’on satisfera le consommateur de demain.



Abonéobio Après une forte médiatisation d’un mode de vie bio et écolo, dans la première partie des années 2000, quels sont les prochains leviers pour capter les prochains consomm’acteurs?

Samuel Gabory Premièrement, le consommateur attend de la transparence dans les filières d’approvisionnement : où a poussé mon produit bio, dans quel champs, qui la transformé , qui le vend…? Deuxièmement, l’implication du consommateur se fera d’abord dans la filière et moins dans le produit. C’est-à-dire que le futur consommateur voudra être actionnaire financiers du producteur, s’impliquer physiquement dans la distribution, abonné à un système commerciale etc…

Trouver des cadeaux de Noel originaux et solidaires

Que vous habitiez une grande ou une petite ville, vous avez déjà du remarquer les techniciens à pied d’oeuvre pour installer les guirlandes de Noël, et avoir été averti de l’ouverture prochaine du marché de Noël. Originaire d’Allemagne, le marché de Noël rassemblait en un même lieu la vente de petits gâteaux ou de décoration pour la maison, liés à la période de Noël. Bien qu’on n’en trouve pas trace, il fut un temps où les femmes pouvaient y vendre leurs ouvrages de l’année, comme de la vannerie, de la couture, de la broderie, du tricot… toutes ces activités qui étaient en vogue dans la petite bourgeoisie pour passer le temps. Dans les années 1990, les marchés de Noël ont perdu de leur amateurisme, envahit par des stands, ou chalets, de revendeurs de breloques bons marchés. Il est même interdit aux particuliers de venir y vendre leurs créations. Actuellement, un retour au source est souhaité par certaines municipalités, comme à Strasbourg. Pour être sur de trouver des articles uniques, ou fabriqués en série limitée, personnel et fait main, voici quelques pistes !

Vente de Noël des associations

Si vous surveillez les agendas de votre ville ou de votre communauté d’agglomération, vous découvrirez sûrement que l’une d’elles organise un marché de Noël des associations. Les “amicales” des communes organisent souvent sur un unique week-end, un petit marché de Noël où de nombreuses d’association viennent présenter ou vendre leurs travaux de l’année. Peut-être y apprendrez-vous qu’il existe un club de couture ou d’autres ateliers créatifs proposés près de chez vous!

Image_23.pngA Angers, la municipalité propose de nombreuses animations pour un Noël Solidaire : participez aux ateliers créatifs pour confectionner des objets qui seront vendus, au profit des associations, tout au long du mois de décembre. Point d’orgue, le samedi 20 décembre dès 14h30, vous pourrez participez à un atelier épluchage de légumes bio, avant d’aller troquer ce dont vous n’avez plus besoin. Tous les dons seront récompensés par une “Etoile de Noël”, cette plante au feuillage rougeoyant emblématique des fêtes de fin d’année : le Poinsettia!

affiche-noel-bio-2014.jpgPour un Noël tout bio, le Salon Vivez Nature organise pour la 9ème année consécutive son marché de Noël en bio, du 12 au 14 décembre. Attention, le salon migre de la salle des blancs manteaux à l’espace de la Cité des Sciences et de l’Industrie, à la Porte de la Villette.

Rendez vous dans un atelier-boutique ou une boutique éphémère de jeunes créateurs.

De nombreuses municipalités facilitent l’accès à une boutique à plusieurs jeunes créateurs. Ceux-ci mettent en commun leurs créations à vendre et mutualisent ainsi le prix du local commercial. Vous y trouverez des créations originales, faites par de talentueuses personnes qui produisent localement. Il ne faut pas sous estimer ces jeunes artisans qui sont nés avec la définition du “Développement Durable”! Ils maîtrisent l’art de recycler ou d’upcycler les matériaux, c’est à dire de donner une nouvelle vie ou une nouvelle utilité à un objet. Ils pourront toujours vous indiquez ce qui a été pour fabriquer un vêtement, un accessoire ou un objet de décoration.

1896785_402461293226252_5108455923913852970_n.jpgA Caen, par exemple, l’atelier des créateurs existe depuis presqu’un an. Ce sont 3 créatrices qui ont lancé le projet il y a maintenant 3/4 ans auprès de la mairie de Caen. L'idée était de proposer un local à partager pour des artisans/créateurs. Le lieu visé était l'ancienne salle des ventes, appartenant à la mairie, laissée vide depuis plusieurs années. Il y a donc 5 ateliers/boutiques permanents, un atelier/boutique éphémère loué de façon temporaire et une galerie centrale où des expositions sont organisées par l'association Quai des créateurs qui gère le lieu. Au total, ce sont jusque 13 artisans/créateurs permanents, et plus d'une trentaine de personnes qui ont déjà exposé dans la galerie (design, céramistes, créas textiles, bijoux, plasticiens...) Dans le cadre des fêtes de Noël, les espaces seront ouverts non-stop à partir de 15 jours avant Noël. Plus d'information sur leur page facebook.

261568_10151139920392826_1296941234_n.jpg Pour Marion, la créatrice de la marque Hanami “le fait de mutualiser un lieu est vraiment une chance pour les artisans. J'ai connu l'aventure solo quand j'avais ma propre boutique, où je présentais en plus de mon travail celui d'autres créatrices. Mais c'est quelque chose de très difficile, beaucoup de temps de travail et de présence, besoin d'être multi-casquette (création, vente, gestion, animateur, administration, commercial...) charges souvent élevées.” Bref, la mutualisation d'un espace à plusieurs peut véritablement sauver l'artisanat, surtout si cela offre la possibilité d'avoir un local en centre-ville, chose qui n'est pas toujours facile compte tenu des prix de l’immobilier. “En Bretagne, le système existe depuis beaucoup plus longtemps, car par rapport à la Normandie, ils ont vite compris qu'il fallait se serrer les coudes pour vivre, voire survivre.” précise Marion. “C'est aussi une prise de conscience qui est nécessaire. Préférer acheter local et artisanal à un prix pas toujours plus cher et savoir l'histoire d'un objet, ou subventionner le consumérisme et acheter à foison et pas cher dans des grandes enseignes exploitant les fabricants souvent bien loin de notre hexagone...un choix à faire qui n'est pourtant pas très compliqué!"

Sur Saint Malo, les créateurs se sont regroupés pour monter une boutique et cela fonctionne puisqu'ils ont ouvert aussi à Dinard et St Brieuc. >> http://creatybreizh.canalblog.com

A Toulouse, 5 créatrices permanentes se relayent pour animer l’atelier-boutique le ConciliabuLLe, elles organisent des ateliers du mardi soir à destination des adultes et jusqu'au 16 décembre. Ces ateliers proposés par les créatrices elles-mêmes permettent de réaliser, avec vos blanches mains, des accessoires en couture ou des bijoux. A défaut d’acheter un cadeau c’est une belle idée pour réaliser des petits cadeaux personnels, plein de sens et à moindre coût. pull-rouge-hanaweb.jpg quenelle.jpg

Par ailleurs, les créatrices participeront au marché de noël de Revel le 7 décembre et certaines d'entre elles seront au Marché des Carmes le week-end du 13 et décembre à Toulouse.

A Marseille : http://www.magasin-alternatif.fr/ http://carabistouilles-marseille.fr/

A Lyon : http://lesartpenteuses.blogspot.fr/

Et toujours : sur le net!

Il existe deux grands sites de vente en ligne de créateurs : alittlemarket et etsy. Il s’agit de mettre en relation des créateurs au près desquels vous pouvez passer commande. P1230161.JPG A la différence d’Etsy, dont la plateforme est traduite en français, mais vous donne accès à toutes les créations proposées de par le monde, alittlemarket revendique son ancrage en France. Un outil de géolocalisation vous permet même de sélectionner parmi les vendeurs près de chez vous. Certains créateurs ont des boutiques sur les deux plateformes, à vous de voir quelle navigation vous plait le mieux. Des bijoux uniques aux mugs personnalisés, en passant par les décorations de Noël, vous trouverez de tout pour faire plaisir à tout le monde, en encourageant du même coup de jeunes créateurs. Quelques idées de créatrices à visiter: http://www.alittlemarket.com/boutique/cokecinl-133446.html http://www.alittlemarket.com/boutique/hanami-5226.html https://www.etsy.com/fr/shop/Creajoy https://www.etsy.com/fr/shop/CreaReDesign

Et si vous voulez faire un cadeau décalé, beauté ou bien pratique, la boutique abonéobio propose des coffrets spéciaux pour les fêtes de fin d’année. Pour les beautista: un coffret soin avec le duo shampoing et après-shampoing à la kératine de Coslys pour chouchouter ses cheveux, et un kit ménage avec 2 produits Etamine du Lys dont nous avons besoin tous les jours: un liquide vaisselle et la Crème magique. Le style rétro très tendance avec une pointe d'humour nous a fait craquer!

Crédit photo: Marion Vayssière pour "Hanami Création" / "UneQuenelle sur un mur" /Gwen Leven pour Hana R./ Virginie Leblans pour Mimie la Perle

Juste une histoire de pomme

Pauvre pomme! Depuis que le monde est monde, elle est prétexte à tant de discordes et de combat. Au XXIème, alors que nous essayons de sauver notre planète, puisqu’à cause d’une pomme déjà nous avons été chassés du jardin d’Eden, les pommes posent une nouvelle fois un pépin. A qui? A trois associations aux acronymes barbares qui ont peur d’une campagne publicitaire vantant de manière sous-jacente des pommes. Une pomme d’or? non, une pomme bio, simple et sans traitements chimiques.

Les Blanche-Neige de l’agriculture conventionnelle l’ont en travers de la gorge...

Biocoop qui est à l'initiative de la campagne publicitaire peut se féliciter, et nous aussi, de l’ordonnance de référé du 28 octobre 2014 du président du tribunal de grande instance de Paris rejetant la requête présentée par Interfel (association interprofessionnelle des fruits et légumes frais), l’ANPP (association nationale pommes poires) et la FNPF (fédération nationale des producteurs de fruits). Ces 3 associations considéraient en effet que la campagne publicitaire déployée par Biocoop du 15 au 30 septembre 2014 avec le message « N’achetez pas de pommes (traitées chimiquement) » était de nature à causer un dommage à toutes les filières et induire en erreur le consommateur.

Le juge des référés a rejeté ces arguments estimant que la campagne : ·

  • n’était pas susceptible de causer un dommage imminent aux 3 associations demanderesses ;·
  • n’était en rien trompeuse pour les consommateurs et n’altérait pas leur comportement économique ;
  • enfin, que les chiffres avancés étaient exacts puisqu’ils résultent d’une étude de l’INRA (Institutut National de Recherche Agronomique).

Cueillir les Pommes du jardin des "Espérances"

On ne pourrait faire plus clair. Mais au delà de ce jugement, qui espérons-le pourra faire jurisprudence, c’est toute la filière du bio qui bénéficie enfin d’une reconnaissance, aussi sur le plan juridique. Alors que l’Europe propose de dépenser près de 33 millions d’€uros pour promouvoir des filières très polluantes ou cruelles pour les animaux (viande et lait), les agriculteurs bio pourront mettre en valeur leurs produits en rappelant que le coeur de leur métier se fait dans le respect : de l’homme, de sa santé, des animaux et de la planète.

Une bonne nouvelle pour Biocoop, après la plainte déposée par la FEBEA (Fédération des Entreprises de la Beauté ) auprès de l'ARPP (Autorité de Régulation Professionnelle de la Publicité) pour publicité dénigrante. Le réseau de magasin se voit néanmoins conforté dans sa démarche pour promouvoir le bio en France, informer les consommateurs quant aux alternatives existantes en terme de consommation et d’alerter le grand public et les institutions sur les risques d’une agriculture intensive.

Chez aboneobio, on est bien d'accord pour acheter des cosmétiques certifiées bio, et on le prouve tous les jours, avec une gamme très complète de produits.

Preserver la mer ce n est pas qu en ete

Stand_Inf__eau_mer__Mediterranee_2000_.jpg Préserver la mer, ce n'est pas qu'en été!

La mer bleue turquoise, l’air rempli d’embruns, les plages de sable fin…en été nous sommes sous le charme de notre beau littoral et nous nous découvrons des comportements respectueux de notre environnement qui sont à la porté de tous : aller à la plage en vélo ou à pied, récupérer ses déchets en attendant de trouver une poubelle, lait solaire plutôt qu’huile pour limiter la dispersion d’un produit gras en surface (ces produits freinent toute photosynthèse sous l’eau). Aujourd’hui, on attend plus qu’une chose : l’été prochain pour recommencer !

Malheureusement une marée noire, vient ternir le tableau : la conscience écologique s’étiole et les français se disent de moins en moins préoccupés par les enjeux et les risques environnementaux*. Le recul le plus marqué concerne le réchauffement climatique, auxquels seuls 42% des Français se disaient exposés en 2013, contre 72% en 2007. Pour la pollution atmosphérique, ce sentiment n’est désormais ressenti que par 56% d’entre eux, contre 62% en 2007. Pourtant, à voir le record de température enregistré pour l’année 2014, sur l’ensemble du globe terrestre, il est nécessaire de communiquer et d’inciter tout un chacun aux éco-gestes et la prévention.

*enquête menée auprès de 4.727 adultes par le service de l’observation et des statistiques du CGDD: le sentiment d’exposition à un risque environnemental est en forte baisse depuis le dernier sondage similaire, mené en 2003.

Les Eco acteurs du littoral méditerranéen

Les plages du littoral de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur comptent 800 km de côtes et celles de la Corse, 1 000 km. Des espaces naturels fortement impactés par l’afflux de touristes pendant la saison estivale. Selon le Réseau Mer, ces régions accueillent jusqu’à 8 fois leur population habituelle… Une pression énorme pour des environnements fragiles.

Chaque été depuis 12 ans, les structures d’éducation à l’environnement et au développement durable du Réseau Mer vont à la rencontre des baigneurs et des plaisanciers méditerranéens pour les sensibiliser aux écogestes simples et respectueux du milieu marin.

Cet été, 117 journées ont été organisées sur 35 communes et 69 plages. Cela a permis de sensibiliser environ 7 000 personnes sur les 800 km du littoral de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur et des côtes de la Corse du Nord. En mer, plus de 70 journées ont été organisées avec près de 1 700 plaisanciers accostés et sensibilisés.

Stand_Inf__eau_mer__CC_des_Golfes_de_St_Tropez-Observatoire_marin_.JPGLes actions mises en œuvre par Écogestes Méditerranée et Inf’eau Mer chaque été, se dérouleront désormais tout au long de l’année avec des stands et des interventions auprès des habitants, des touristes et des plaisanciers. L’idée est d’élargir l’effort de sensibilisation, hors saison, vers de nouveaux territoires. La démarche s’ouvrira à d’autres partenaires notamment auprès des professionnels de la plaisance et du tourisme pour toucher ainsi un autre type de public. Afin de multiplier les actions de sensibilisation et d’information auprès de la population, Écogestes Méditerranée et Inf’eau mer lancent un appel à partenariat visant à intégrer de nouveaux partenaires à la campagne. Tout type de partenariat alimentera la démarche, qu’il s’agisse d’une structure privée ou publique, locale ou régionale, ou qu’il s’agisse d’un partenariat technique ou financier. Si vous ou votre structure est intéressée vous pouvez d'ores et déjà contacter Florent Beau (artenariat Préservation des milieux marins) ou Amandine Franc (partenariat Préservation des plages).

D’autres initiatives privées ont été mise en place par les ports de St Tropez (Communauté de communes du Golf de St Tropez, le parc national de port Cros et la station Nautique de Cavalaire). L’idée était de proposer des kits « Plaisance Responsable » en partenariat avec les marques de produits ménagers écologique Etamine du lys et les cosmétiques bio Coslys. Durant tout l’été, ces kits ont été distribués gratuitement par le personnel du Port de Cavalaire à tous les plaisanciers Cavalairois ainsi qu’à ceux en escale. Ce kit permet d’initier le discours de sensibilisation sur la préservation de la méditerranée et l’encouragement à l’utilisation de produits écologiques.

Une pêche durable que l’on soit au bord de la mer…ou pas

Le poisson c’est bon mais c’est encore meilleur quand on est sensibilisé aux enjeux environnementaux. Pour mieux comprendre, visionnez cette vidéo réalisée par le WWF qui démontre que pêche durable et commerce peuvent tout à fait cohabiter ensemble.

Car la saisonnalité ne concerne pas que les fruits et légumes, les poissons aussi ! _MG_3962.jpg les périodes de reproduction ne sont pas les même d’une espèce à l’autre. En tenir compte, permet aussi de participer activement à la protection des fonds marins et le maintient de la biodiversité. Les magasins Biocoop ont mis en place un petit guide bien pratique relayant les périodes pendant lesquels les poissons sont les plus abondants. On y apprend que pour ces prochains mois nous allons pouvoir nous cuisiner : Calmar, Congre, Églefin et Rouget barbet sans nuire à leur cycle de vie. Par contre, on attendra un peu pour le thon, la sole, la dorage sauvage et le merlu.

PrintIl existe aussi le programme de certification et d'écolabellisation MSC (Marine Stewardship Council) qui reconnaît et valorise la pêche durable. Après de nombreuses critiques concernant le laxisme de la certification, le Marine Stewarship Council semble prêt à revoir les standards de se certification dès 2015. Ce label rassemble pêcheries, entreprises de transformation, scientifiques et organisations environnementales afin de transformer le marché et encourager les consommateurs à faire des choix durables en produits de la mer. Recettes, lieux d’achat de produit certifiés, sensibilisation des enfants par le biais de supports éducatifs…un site bien riche d’informations.

Peut-être que votre poissonnier connait le label “pêcheur responsable”? Ce label a été mis en place par Franceagrimer. Il permet aux professionnels de la pêche d’être reconnu pour leur comportement responsable. Ou bien fait-il déjà parti du réseau “Pavillon France”, le réseau de tous les acteurs de la filière pêche française -pêcheurs, mareyeurs, artisans poissonniers, enseignes de la grande distribution. Regroupés au sein d’une association, France Filière Pêche, créée en 2010, celle-ci s'attache à promouvoir la consommation de produits issus de la pêche française et à l’accompagner dans sa volonté de progrès vers une pêche encore plus durable et responsable.

Alors en attendant le farniente des vacances en bord de mer, soyons actif pour la respecter !

Quand les antibiotiques deviennent automatiques

robinet-eau-antibiotiques-2.jpgOn oublie parfois trop souvent que l’eau est une denrée précieuse… C’est certain, à voir s'abattre plusieurs mois de pluie en une soirée dans le sud de la France, on oublierait que l’eau potable sera bientôt rare. En France et en Europe, les normes pour qualifier l’eau potable sont assez sévères. Depuis 2007, un arrêté fixe des normes de qualité à respecter pour un certain nombre de substances dans l’eau potable dont le chlore, le calcaire, le plomb, les nitrates, les pesticides et les bactéries. Les eaux de baignade ou les « zones humides », comme les lacs et les marais, sont également très surveillées. Mais les eaux de ruissellement ne peuvent pas être contrôlées aussi précisément. Or, tout ce que nous utilisons comme produits pour le ménage, l’entretien du jardin, les cosmétiques et les médicaments, ont une répercussion sur la qualité de l’eau et celui des écosystèmes qu’elle irrigue.

Des médicaments dans l’eau de nos rivières

1753_visuel_affiche_generique-animaux_antibiotique.jpgDes études récentes ont en effet montré la présence de médicaments à des concentrations détectables dans certaines eaux souterraines, de surface et même de boisson depuis les années 2000. Une attention particulière est portée aux médicaments antibiotiques dont environ 10 500 tonnes sont utilisées chaque année en Europe (FEDESA, 1999), aussi bien en médecine humaine (52%) qu’en médecine vétérinaire (48%). Dans le cadre du plan Ecoantibio, le Ministère de l’Agriculture a lancé depuis septembre dernier la campagne « les antibiotiques pour nous non plus c’est pas automatique » rappelle la bonne utilisation de ces médicaments. L’objectif du plan Ecoantibio est de réduire de 25% en 5 ans (2012-2017) l’usage des antibiotiques en médecine vétérinaire.

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Ces concentrations résiduelles d’antibiotiques ont un effet sur notre environnement que les scientifiques tentent de démontrer et tirer un signal d’alarme. Les antibiotiques, ou anti-microbiens, sont des molécules souvent naturelles (quoique peu utilisées pour l’homme) ou chimiques dont on connaît assez peu la demi-vie ou la biodégradabilité.

Phénomène de bioaccumulation.

Depuis l’année dernière, nous sommes certains que les poissons les plus gros sont les plus toxiques. Les saumons, aiglefins ou thons rouges de méditerranée sont des prédateurs, souvent en fin de la chaîne alimentaire et stockent dans leurs chairs la somme de tous les polluants (mercure, arsenic, hydrocarbures, PCB, médicaments, etc.) ingérés par les poissons plus petits et le plancton. Le phénomène de bioaccumulation, qui explique ces concentrations impressionnantes, n’est pas nouveau, mais jusqu’ici les scientifiques étudiaient principalement les polluants ayant un impact sur la santé.

En effet, on connaît - malheureusement - l’effet désastreux sur la santé de l’ingestion de produits chimiques comme les métaux lourds. Les scientifiques s’intéressent également depuis une dizaine d’années à l’effet des antibiotiques retrouvés dans l’eau. Quels effet conséquences ceux-ci peuvent avoir sur notre environnement, les écosystèmes et notre santé?

Emergence inquiétante des bactéries résistantes

Notre société est accro aux antibiotiques : la campagne “ les antibiotiques, c’est pas automatique”, visait à limiter l’usage abusif de certains antibiotiques en traitement préventif ou curatif. Mais cela ne visait pas les autres utilisations de ces produits comme complément alimentaire dans l’alimentation animale, notamment dans les piscicultures, ni comme pesticides pour le traitement des végétaux. La première des conclusions est que la surconcentration d’antibiotiques dans l’environnement aquatique modifie invariablement le génome des bactéries et leurs réactions à ces antibiotiques. Les bactéries se reproduisent vite et ont un pouvoir mutagène hypersensible, favorable à leur adaptation à tous les milieux. Selon la théorie de Darwin, la présence d’antibiotique dans l’environnement tue certes un grand nombre de bactéries, mais les bactéries qui “survivent” sont celles qui ont développé une insensibilité à un ou plusieurs antibiotiques : on les appelle des bactéries résistantes (ou bmr, bactéries multi-résistantes, si plusieurs antibiotiques n’ont plus d’effets) la-france-tente-de-diminuer-sa-consommation-d-antibiotiques_1798440.jpgL’OMS tirait en avril dernier la sonnette d’alarme sur ces bactéries devenues résistantes aux anti-microbiens.

Néanmoins, les conclusions de ce rapport pointent du doigt les conséquences, dramatiques, pour les populations qui ne peuvent pas être soignées correctement, et ne démontrent pas vraiment les causes, c’est à dire, les comportements qui ont permis aux antibiotiques de polluer l’eau.

Attention aux cosmétiques !

Plus récemment, ce sont des microbilles ou perles de plastiques, comme celles utilisées en cosmétique conventionnelle pour les soins gommant ou exfoliant par exemple, qui ont été retrouvées dans la chair de poisson. Comme les nano-particules, ces microbilles de plastique sont difficilement détectables, et peuvent se confondre avec du sable.

De la même manière que n’importe quel polluant, ces microbilles sont ingérées par les poissons. L’interdiction faite aux Etats-Unis d’utiliser ces microbilles, pousse l’industrie cosmétique « conventionnelle » à piocher les idées parmi les formules naturelles. En effet, la cosmétique naturelle et bio propose depuis longtemps des formules à base de sucre, de poudre de noyaux d’amandes ou d’abricots, comme le gommage pour le corps ou l’exfoliant visage Coslys vendu sur abonéobio!

La difficulté avec la pollution de l’eau, c’est que nous pouvons être « intoxiqués » même si nous faisons attention à la provenance de notre nourriture. En effet, même les poissons bio présentent des concentrations de mercure très élevées... Mais il n’y a pas que les industriels (pharmaceutique, agroalimentaire) qui rejettent des médicaments ou des produits polluants. Il revient à chacun de faire attention à son mode de consommation.

Tous ce que nous utilisons dans notre vie quotidienne se retrouvent potentiellement dans l’eau, ce qui influence la qualité de celle-ci et de ce que nous mangeons. Nous pouvons faire attention à notre consommation de médicaments, et confier les médicaments périmés en pharmacie. En tant que consommateur, nous pouvons également faire attention aux produits que nous choisissons pour l’entretien : - des produits à base d’ingrédients végétaux et bio; - des produits dont la biodégradabilité est prouvée grâce des normes internationales OCDE comme la lessive liquide Etamine du lys - des produits qui n’auront peu pas de répercussions sur notre environnement et notre santé; - et respecter les doses recommandées.

Pour de la lessive, par exemple, il est inutile de surdoser car elle n’en sera pas plus efficace. Mieux vaut alors utiliser un détachant avant lavage, comme le spray détachant vendu sur aboneobio!

2014 , vers la fin du gaspillage alimentaire ?

Selon la FAO (organisation de l’Onu pour l’alimentation et l’agriculture), nous gaspillons chaque année environ 1300 milliards de tonnes de produits alimentaires, soit près d’un tiers de la production mondiale.

Contre cette invraissemblance, un mouvement d’engagés a vu le jour aux Etats Unis, en 1999, et gagne peu à peu l’Europe au plus fort de la crise économique, en 2008. Le freeganisme (gratuivorisme ou « philosophie » du déchétarien). Consiste à se servir dans les poubelles des magasins, boutiques, Grande Disribution, en produit peu ou pas périmés, mais que les enseignes jettent quand même comme ils sont jugés « invendables ».

Pour ces activistes, responsables associatifs, écologistes ou altermondialistes, l’objectif est autant de faire des économies que de lutter contre un gaspillage alimentaire à l’outrance. Pourquoi jeter un sac de 2kilos de pommes si seulement l’une d’entre elles est abîmée ? Pour la grande distribution, qui gère son stock selon la formule comptable « pertes et profits », cela ne change rien, mais pour les plus démunis et notre planète, cela change tout. Il fallait beaucoup de courage et d’audace pour prouver à la grande distribution ses erreurs, en fouillant ses poubelles, néanmoins, cela a fait bouger les choses.

2014 a été déclarée par l’union européenne année de la lutte contre le gaspillage alimentaire. A ce titre, voici quelques initiatives intéressantes qui, si elles sont couronnées de succès, montre que l’audace finit par payer, comme disait Danton.

Intermarché : les fruits et légumes moches séduisent !

La première mobilisation du genre contre le gaspillage des enseignes « conventionnelles » a été la campagne d’Intermarché pour les Fruits et Légumes moches. Une initiative couronnée de succès dans l’hypermarché de Pontaut Combault (77), où les consommateurs ont été sensibilisés et incités à acheter des fruits et légumes qualifiés d’inesthétiques à un prix 30% moins cher. Outre la présence des cultivateurs lors d’un week-end dédié en mars dernier, des soupes et des jus ont été préparés à partir de ces produits afin de démontrer leur qualité gustative. Un affichage et des slogans bien pensés ont accompagné l’opération qui a été largement relayée sur les réseaux sociaux. Récemment, la campagne s’est même vue déclinée en anglais dans un film parodique « inglorious vegetable ». Moche is the new chic!

CORA : la jeunesse innove contre les dates de péremption

Comment trouver des solutions innovantes aux problèmes actuels ? Dans le cadre d’un projet école-entreprise baptisé Challenge Créativité, 3 jeunes ingénieurs de l’école des Mines d’Alès ont réfléchi à la revalorisation des produits périssables et aux dates limites de consommation (DLC/ DLUO). Depuis début juillet 2014, la société CORA teste donc dans ses magasins d’Alès et de Limoges un nouveau dispositif de merchandising et de signalétique basé sur la responsabilisation de tous. Si certaines enseignes proposent des réductions sur les produits à « date courte », il s’agit ici de réintroduire ces produits dans le circuit, sensibiliser le consommateur et rendre ces denrées plus attractives. Ecologiquement, l’initiative est louable ; économiquement elle est même rentable ! Pour Olivier DELESCLUSE, qui dirige l’hypermarché CORA d’Alès : «Ce merchandising new look apporte à nos rayons beaucoup de dynamisme et va faire économiser 50 000€ par an. L’état‐major de CORA va d’ailleurs mettre en œuvre ce dispositif dans 30 autres magasins. En plus, le personnel de nos magasins a immédiatement adhéré à cette innovation. Je salue donc la créativité et le sens des réalités de ces 3 jeunes élèves-ingénieurs : leur dispositif crée de la valeur économique et sociale ».

En plus de la signalétique, voici quelques exemples de slogans imaginés par les élèves: « Sois malin, mange‐moi demain », « Cabossé mais bien conservé », « Je ne suis pas caillé, tu peux y aller », « Osez, même si la fin n’est pas loin ! »…

Ci dessous une vidéo réalisée pour la soutenance des 3 élèves-ingénieurs.

Les enseignes bio : la bonne conduite des consomm’acteurs.

Dans les enseignes bios, ce ne sont pas les mêmes problématiques. Les consommateurs sont bien évidemment plus « éveillés » sur les dates de consommation, ou les fruits « moches », néanmoins tout est fait pour limiter au maximum le gaspillage alimentaire.

Dans un autre domaine les magasins bio s’attachent depuis des années à promouvoir le vrac. Ce mode de consommation permet de proposer des produits jusqu’à 30% moins cher, de réduire les emballages (les bouteilles sont réutilisées), ainsi que le gaspillage (en adaptant la quantité souhaitée). Il permet également de développer la production agricole biologique en construisant des filières françaises d’exploitation (notamment les graines de tournesol) Depuis le début de l’année et jusque septembre 2014, le magasin Biocoop « Saveurs & Saisons » de Villeneuve d’Ascq (Nord pas de Calais), teste le vrac liquide en alimentaire avec la mise à dispositiion d’huiles (olive, colza, mélange…) de vinaigre, ou de vin… La Biocoop Scarabée de Rennes teste également un système de distribution automatisé inspiré du concept déjà proposé pour les produits d’entretiens écologique comme la marque Etamine du lys.

Bientôt dans vos supermarchés ? Quand la législation s’en mêle…

On se souvient de Frédéric Daerden, ce bourgmestre d’Herstal en Belgique qui avait soumis un supermarché à l’obligation de don de ses invendus à des associations. L’initiative, qui avait enthousiasmé les écologistes, est le point de départ d’une nouvelle proposition de loi contre le gaspillage alimentaire, en France. L’objectif est d’inciter les enseignes de la grande distribution à donner leurs invendus à des associations caritatives plutôt que de les jeter. Il faudra suivre de prêt les débats et ce qu’il en ressort, comme cette proposition est d'ores et déjà controversées, autant par les entreprises que les écologistes et les associations. En attendant, nous pouvons nous réjouir que les industriels de la grande distribution cherchent des solutions économiquement durables et écologiquement acceptables.

Internet est le magasin préféré des français

Faire ses courses en grandes surfaces est une corvée pour 70 % des français. Une lassitude s'installe dans la fréquentation des enseignes, et concernent également les magasins de proximité (49 % rechignent aussi à les fréquenter. Les moins de 35 ans et la génération Y sont 34% à juger les efforts des commerces de proximité peu satisfaisants ou même inexistants). C'est essentiellement le prix qui conduisent à l'abandon d'achat en magasin (51 %), plus que l'attente en caisse (25%). Parallèlement, les français sont 74 % à acheter chaque semaine en ligne, selon le dernier Baromètre Ifop Wincor Nixdorf et 91 % y recherchent des informations avant d'acheter un article. En 2010, ils n'étaient que 4 % à faire leurs courses alimentaires une fois par semaine sur le web. Le phénomène prend de l'ampleur. La practicité compte pour gagner du temps et les français apprécient les avantages d'internet : faire ses achats 7 jours sur 7, 24h sur 24 (21%), paiement simple et rapide (17%) et choix du mode de livraison (16%). Chez aboneobio le paiement d'un abonnement est en 4 ou 12 fois sans frais, avec une réduction de 3 à 10 % sur le total du panier de l'année, et la livraison par TNT en 24h au choix, à domicile, en points relais ou au bureau. Et la disponibilité des articles fait le reste : près d’un Français sur quatre (22%) a le réflexe de réaliser son achat sur Internet si le produit est indisponible en point de vente !. Internet est devenu le lieu de consommation favori des français, leur magasin préféré.

internet magasin préféré des français

Pour en savoir plus : http://www.wincor-nixdorf.com/internet/cae/servlet/contentblob/776930/publicationFile/74412/Synthese%20Etude%20IFOP%20Octobre%202012.pdf

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