Abonéobio : Le blog du bio

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Jeudi 09 février 2012

Mot-clé - consommation responsable

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Le marché bio de l'alimentaire d'ici à 2015

Avec une hausse de 10 % chaque année, le marché du bio a doublé en 5 ans pour atteindre 3,65 milliards d'euros de chiffre d'affaires en 2011. L'effet crise devrait ralentir ce rythme selon le cabinet d'études Xerfi, pour limiter la croissance à seulement 5 % par an, et un CA autour de 4.5 milliards d'euros prévu pour 2015. La grande distribution déjà présente sur ce segment va encore gagner des parts de marché (passer de 47 % à 50 % des ventes de produits alimentaires bio en France, en 2015) au détriment des enseignes spécialisées (38 % en 2005 à 30 % en 2015). Ces opérateurs historiques voient leurs marges diminuer de manière préoccupante, et selon Xerfi cette tendance va s'accentuer (le taux d'excédant brut est passé de 5.8 % à 3.6 % du CA ). L'alternative reste de se structurer autour d'enseignes fortes pour tenir tête à la GMS, en proposant une réelle expertise, couplée à une largeur et profondeur de gamme, et une offre différenciée comme le fait notamment le réseau biocoop autour du label bio cohérence dont le cahier des charges est nettement plus strict que la règlementation bio européenne (cf article : Le label Bio Cohérence : du bio pur !.

bio européen

Au delà du bio c'est la consommation "autrement" qui séduit : démarche locavore, production locale, approvisionnement en chaine courte, made in France, manger sain, ...Les enseignes surfent sur la notion de consommation "responsable" (cf mon article sur Leclerc : Leclerc crée ses codes de consommation responsable pour rassurer et fidéliser les clients qu'ils ont réussi à séduire par les prix attractifs. Auchan a réussi à démocratiser le bio avec sa campagne "50 produits bio à moins de 1 euro", Leclerc a renchérit avec son site comparateur bio, tandis que de son côté lebiomoinscher.com. Bref la GMS a réussi à s'imposer durablement sur ce marché du bio.

En amont de la chaine, les producteurs brouillent aussi les pistes avec leur agriculture raisonnée (cf mon article sur l'agriculture intensive écolo selon Terrena). Agri confiance impose progressivement son label dans les rayons, entre le conventionnel et la bio, avec des prix forcément moins élevés que pour le bio, les exigences n'étant pas du tout les mêmes. Selon l'étude Xerfi 79% des non-consommateurs de bio n'achètent pas bio à cause du prix. Les enjeux sur l'étiquetage permettent aussi aux enseignes de se prévaloir d'une démarche "engagée", le tout est de savoir pourquoi on s'engage et ce qu'on place derrière comme exigences. Par exemple, les Mousquetaires d'Intermarché ont reçu le prix « Amélioration des consommateurs » du Grand Prix Essec de la Distribution Responsable, grâce à l'étiquetage donnant des informations nutritionnelles simplifiée. Et Système U le prix « Mention spéciale du Jury » pour sa démarche de performance environnementale sur sa chaine logistique, en faisant « La chasse au vide ».

Il suffirait d'une action symbolique et d'un peu de communication pour se "racheter" une bonne image auprès du consommateur ?. Dans un contexte où les offres se multiplient, où les labels privés se développent, parlant d'éthique, de bio, de durable, vantant les mérites sur l'environnement, la santé, ...le consommateur saura t il garder un oeil critique ?

Source : http://www.xerfi.fr/etudes/1IAA49.pdf

Réparons et Re-Parons Noël

A Noël les enfants reçoivent un déluge de cadeaux. Pourtant à peine reçus, certains adultes se mettent déjà à revendre les présents. Quel est le sens de ce moment particulier aujourd'hui, dans une époque de sur-consommation ? Des rires et des instants précieux de bonheur en famille, partagés simplement, voilà ce qui nous donnent le sourire. Récupérons Noël pour lui redonner du sens, c'est la démarche de ce blog collaboratif qui propose les idées originales de plusieurs blogueuses et blogueurs pour décorer, régaler, bichonner, ...votre famille et vos proches. A piocher sans modération pour vos décorations et cadeaux maison !

REPARONS NOEL décorations et cadeaux maison

Quelques astuces récup glanées en suivant ses liens :









Et vous aussi, vous pouvez partager vos idées, vos créations, vos astuces, ...pour faire de ce Noël 2011 un moment exceptionnel !

Leclerc crée ses codes de consommation responsable

Dans la boite aux lettres un prospectus vantant les mérites de tranches de jambon emballées sous vide, de bouteilles d'eau, des BN, avec un logo "approuvé conso responsable". Oups qu'y a t il de responsable là dedans ? Ces produits ne sont pas systématiquement bio, encore moins issus du commerce équitable et pour la plus part, font partis des produits sur-emballés. Que signifie cette nouvelle promesse ? Leclerc se lance dans la consommation responsable en définissant ses propres critères (c'est sur, c'est plus simple comme ça !) et dédie un site web (http://www.mouvement-leclerc.com/home/conso-responsable) et une campagne de pub TV

campagne conso responsable leclerc

Alors que les concurrents (Intermarché, Casino, ...) avaient choisi de participer au test national sur l'affichage environnemental (cf mon article : un affichage environnemental sur les produits en rayon), Leclerc a mis en place sa propre sélection suivant 38 critères réunis autour de 5 axes. Sauf qu'on en sait pas plus sur la manière dont ces critères sont étudiés :

  • information : "qualité des informations accessibles sur le produit" : transparence ? crédibilité ? certification ?
  • composition : "qualité des ingrédients ou composants. Valeur nutritionnelle pour les produits alimentaires" : c'est à dire ? OGM ? Sucres raffinés, huile de palme ? produits d'élevage industriel (cf les poulets bio de la marque DUC) ?
  • fabrication : "processus de fabrication réduisant l'impact sur l'environnement" Les consommateurs ne sont pas forcément au fait des processus de fabrication.
  • utilisation : "favorise un usage moins impactant sur l'environnement" : c'est quoi moins impactant ? par rapport à quelle référence ?
  • emballage : "quantité de matières utilisée et sa recyclabilité"



leclerc-produits-approuve-conso-responsable.jpg

Actuellement 50 produits sont concernés par ce nouvel affichage, et peut être plus de 700 en début d'année prochaine et 3000 à la fin de l'année. Une manière aussi de dynamiser les têtes de gondoles sans finalement changer la règle du jeu !

Encore un bel exemple du greenwashing pour les marques ! Dommage pour le terme de "consommation responsable" qui sera encore une fois galvaudé !

Génération Awake consomme différemment sois responsable

Qu'as tu acheté aujourd'hui ? Tout ceci est il bien utile ? Des choses qui ne te serviront pas, des choses qu'au final tu jetteras. Penses à la planète quand tu achètes. Penses aux ressources que tu maltraites. Arrêtes de gaspiller c'est du gâchis. réfléchis avant de gaspiller, avant de vider ta bourse, avant de faire les courses. Acheter signifie choisir. Le choix de faire la différence. Pour toi et pour les ressources de la planète. Generation Awake :" Your choices make a world of difference !", ce qui signifie "Génération éveillée : Vos choix font un monde de différences". Voilà la nouvelle campagne de l'Union Européenne pour encourager la consommation responsable : consomme différemment, réfléchis avant d'acheter. Arrêter le gaspillage, la surconsommation. Apprendre à mieux réutiliser, réemployer, à limiter la consommation de matières premières, de ressources en eau, air, terre, minerais...à ne plus épuiser la biodiversité, à renforcer la performance énergétique, ...bref à réduire l'impact sur la planète !

Generation Awake consommer responsable

Source : Génération Awake

La campagne européenne a été lancée ce lundi 17 octobre en Pologne (cf cet article)

génération awake your choice make a world of difference Retrouvez la page fan Facebook Génération Awake

Et si en France on lançait une campagne de ce type pour stimuler la consommation durable, la consommation raisonnée ?
Des entreprises proposent des alternatives pour consommer bio, consommer éthique, consommer moins mais mieux.

A nous consommateurs aussi de les soutenir en les choisissant pour nos achats. J'aime à parler du vouloir d'achat du consommateur ...

Alors pour les cosmétiques bio et les produits d'entretien bio pour la maison, vous savez où acheter ? Chez aboneobio, des grands conditionnements de 5 litres, ...des produits partageables en famille, des produits multi-usages, ..et une formule unique d'abonnement bio à l'année, pour acheter moins mais mieux !

L'affichage impact environnemental sur le magazine Terra Eco

Concevoir, imprimer et distribuer un journal, un livre ou un magazine n'est pas neutre pour l'environnement. Terra Eco vient de se doter d'une démarche innovante pour afficher son impact environnemental. En tant que média "responsable", Terra Eco s'est lancé dans une étiquette environnementale avec trois indicateurs : le climat (comptabilisation des émissions de gaz à effet de serre, CO2, méthane...), l'épuisement des ressources naturelles (et non renouvelables comme le pétrole, le charbon, le gaz naturel, le zinc, ...), et l'eau (mesure de la quantité d'eau nécessaire pour fabriquer le mag, ...). Ce projet est porté par Terra 21, la filiale de la société Terra Economica, en charge des projets de responsabilité sociale et environnementale, en partenariat avec l’Union nationale de l’imprimerie et de la communication (Unic) et le collectif de scoredit (collectif d’éditeurs et d’acteurs de la communication imprimée). Il s'agit d'une expérience dont on connaitra le retour à la rentrée dans le numéro de septembre. Chaque lecteur peut donner son avis.



A noter que l'Etat via le Ministère de l'Ecologie avait fait un appel d'offre pour recruter des entreprises volontaires pour une expérimentation de l'affichage environnemental sur des produits et services, avant de rendre cette information obligatoire, ce qui sera fort utile pour encourager la consommation responsable. (cf mon article précédent : un affichage environnemental sur les produits en rayons). A ce jour 168 entreprises françaises ont répondu, dont Terra Economica.

L'expérimentation d'une étiquette d'informations écologiques pour la conception et l'impression des supports papier est essentielle quand on sait que la filière "graphique" représente 3000 Ktonnes de papier imprimé, 7 milliards d'€uros de chiffre d'affaires, 4512 entreprises en France...chaque action qui permettra de réduire l'empreinte écologique sera forcément un plus pour la planète !

Une cité de la consommation responsable dans chaque ville ?

Marseille innove en lançant sa cité de la consommation responsable : regrouper en un lieu unique les acteurs de la consommation durable, stimuler la coopération entre eux et favoriser le développement de cette forme de consommation par une meilleure visibilité. Chaque ville de France devrait suivre ce bel exemple et avoir une Cité de la Consommation Responsable ! Et oui, consommer était jusqu'à présent juste un acte sans réflexion poussée. Aujourd'hui les consommateurs veulent en savoir plus sur les conditions sociales et environnementales de fabrication, transport, vente et recyclage en fin de vie, des produits qu'ils achètent. C'est la force du vouloir d'achat ! Si demain, nous décidons de boycotter une marque qui nous cache une information importante pour la santé de nos enfants (exemple avec Le Nutella contient du PEHP le phtalate le plus dangereux), l'impact sera immédiat dans les rayons et le fabricant devra revoir sa formulation. Dans le textile et la chaussure, la dénonciation des conditions de travail des salariés des usines a permis aussi de faire évoluer les pratiques (cf l'article sur le Jean le salaire de la mort en Turquie, sur le high tech il reste encore à faire, exemple avec les conditions de fabrication de l'Iphone d'Apple).



Si chaque ville créé une cité de la consommation durable, elle permettra de valoriser des initiatives précurseurs et pourtant essentielles à nos changements de pratique. Nous devons évoluer, acheter autrement, consommer moins mais mieux, se préoccuper de l'impact environnemental et social de ce que nous consommons. Les ressources s'épuisent, le recyclage doit s'imposer. Acheter un produit c'est aussi se poser la question de l'origine (matières premières, conditions de fabrication, ...) et de l'après (impact sur la planète, recyclage, ....). C'est des garanties sur l'ensemble du processus qu'on achète avec un produit responsable.


Aujourd'hui des entreprises comme Abonéobio, Versoo, ...participent à leur manière à une forme de pédagogie sur l'importance du changement de pratiques de consommation. Sauf que ces sociétés n'ont pas de budget à dédier à une communication de ce type et ce n'est pas non plus leur finalité. Est ce au secteur privé de porter seul l'initiative du changement ? Les collectivités qui participent à la collecte et aux traitements des déchets n'ont elles pas à être force de proposition pour initier des projets où l'on parle de consommation durable ?

A Nantes, il existe bien une Cantine Numérique, lieu de coworking portée par Atlantic 2.0 qui rassemble tous les acteurs de l'ouest du web et de l'innovation numérique, soutenue par les collectivités (Ville de Nantes et région). Ne pourrait il pas y avoir sur Angers (capitale du développement durable, ville où est né le 1er cahier des charges bio) une Cité de la Consommation Responsable comme sur Marseille ?

Peut être même qu'un réseau pourrait se créer en France avec ces lieux de cité de la consommation durable regroupant une offre commerciale qui a du sens :

  • proposer des produits bio, sains et respectueux de l'environnement (réduire la pollution, les déchets, la toxicité, préserver les ressources naturelles, encourager le recyclage (recyclerie , ...)
  • locaux (créer de la richesse sur le territoire là où les produits sont consommés pour maintenir des emplois durable),
  • des produits issus du commerce équitable (nord sud mais aussi nord nord) ou solidaire..,
  • favoriser les liens avec les consommateurs,
  • organiser les flux (approvisionnement, expéditions, ...) pour plus de compétitivité et d'innovation
  • encourager les croisements : projets collaboratifs, développement de gammes, co-création avec les consommateurs, ...),
  • où l'on se charge de la sensibilisation, de l'information pédagogique auprès des consommateurs ,
  • un lieu où les entreprises peuvent venir faire leurs emplettes (articles de bureau, mobilier, matériaux de construction, produits ménagers bio, textiles (tenues d'entreprises), traiteur, cadeaux entreprises, séjours, loisirs, finances....),
  • où les enfants peuvent apprendre à consommer autrement par des ateliers, ...



Vous aimeriez que votre ville propose ce type de Cité de la Consommation responsable ? Vous la verriez comment ? Avec quels services ?

Le commerce équitable en péril ?

A l'heure où les cours de matières premières flambent, notamment le blé, le cacao et le café, les producteurs du sud sont invités à vendre leur récolte à des prix alléchants. Du coup ils ont tendance à écouler leur récolte sur le marché traditionnel et ne sont plus en capacité ensuite de tenir leurs engagements vis à vis des partenaires du commerce équitable. Dans le même temps le consommateur assiste à une multiplication de l'offre des produits issus du commerce équitable dans les rayons des hypermarchés, avec le lancement des gammes marques distributeurs estampillés commerce équitable, dont on ne peut vérifier l'engagement, puisqu'il s'agit de labels privés et propres à leurs stratégies. Ces grandes surfaces dominent le marché en concentrant l'essentiel des ventes (2/3 du total) sur un marché de 303 millions d'euros, enregistrent aussi pour la première fois une baisse de leur vente de 9,2 % au profit d'autres réseaux comme les restaurants (ventes hors domicile )…. C'est dans ce contexte que s'ouvre la traditionnelle Quinzaine du Commerce Equitable en France

quizaine commerce équitable bio local équitable

Si le café et le thé restent les produits français équitables les plus vendus (48% du total des ventes CE), il existe bien d'autres références disponibles : les vêtements avec le coton (15%), les chocolats, biscuits et confiseries (11%), les fruits (10%), les pâtes, le riz et les plats préparés (4%). Cette année, pour la 11ème quinzaine du commerce équitable, il était d'important d'élargir la thématique pour associer les autres acteurs de la consommation responsable, tels que les circuits courts qui se développent très vite (AMAP, ...) sur des produits peut être bio mais avant tout en local. Le commerce équitable c'est aussi au Nord et le consommateur peut agir par ses choix pour promouvoir une alimentation durable pour tous, permettre de soutenir notre filière de producteurs agriculteurs, en leur garantissant une juste rémunération, le respect de l'environnement (réduire les entrants chimiques est essentiel), ...Les valeurs du commerce équitable rassemblent puisque 2/3 des Français se disent en être proche et la notoriété du CE ne cesse de grandir : en 2010 98 % des français connaissent le commerce équitable, contre seulement 9 % il y a 10 ans ! Mais les achats ne suivent pas ces bonnes intentions : en 2010 les ventes ont connu une progression de seulement 5 % contre 13 % précédemment. Le consommateur dit être sensible mais la crise fait qu'il n'achète pas pour autant.

Alors, en mai je mets dans mon panier, du local, bio, équitable, voilà mes choix pour l'homme et la planète ! Et j'espère que les autres mois de l'année vous aurez envie de poursuivre cette nouvelle pratique de consommation durable et responsable.

Le commerce équitable s'invite au G20

A quelques jours de la célèbre quinzaine du commerce équitable, Max Havelaar France rebondit sur l'actualité et l’annonce du G20 sur la régulation des prix des matières premières agricoles pour faire le point sur les enjeux du Commerce Equitable. Il s'agit de proposer des actions concrètes pour retrouver un nouveau système économique régulé. Redonner aux producteurs la place qu’ils méritent dans les échanges commerciaux. Assurer plus de transparence aux consommateurs pour leur permettre de faire des choix éclairés, et de donner à tous les moyens de devenir acteurs de leur propre avenir. Et au final redéfinir la consommation responsable, que ce soit le commerce équitable, les produits bio et les produits locaux. Max Havelaar France lance le débat le jeudi 05 mai, lors d'une conférence «L’exemple du commerce équitable devrait inspirer les membres du G20» avec la présence de représentants mondiaux des producteurs. Sur invitation.

logo max havelaar france

Après avoir prôné pendant plusieurs décennies le démantèlement à tout prix des organismes de régulation et la libéralisation des marchés, les dirigeants du G20 reconnaissent enfin la nécessité de réguler les prix des matières premières agricoles. Le G20, la hausse des prix des matières premières agricoles, la situation des producteurs… Quelle place pour le commerce équitable dans ce contexte ? Quel est l’impact de la hausse des prix des matières premières agricoles pour les producteurs ? Et pour les consommateurs, où se trouve le prix juste ? Comment réguler les prix ? Comment agir ? Quel est le rôle des consommateurs en France ? En quoi le commerce équitable permet une régulation du commerce ? Quelle est la vision des producteurs au Sud ?.

A l'aube de la 11ème Quinzaine du Commerce Equitable c'est l’occasion de faire entendre la voix des producteurs et des consommateurs, dans le contexte de crise alimentaire mondiale. A suivre...

Les Français cherchent à consommer mieux pour leur santé

Du nouveau dans les pratiques de consommation selon l'étude Ethicity : les français s'orientent vers une consommation plus qualitative, en donnant la priorité au bien être (pour soi et ses proches), avec une sensibilité accrue au local, à la proximité. Le consommateur cherche à consommer mieux dans un objectif avant tout de santé. En quête d'informations claires, transparentes et fiables (traçabilité des produits) les consommateurs veulent des preuves. Autre tendance importante : la consommation raisonnée s'installe (j'en parlais en 2009 sur le blog d'aboneobio) en préservant l'importance du goût et du plaisir. C'est un recentrage sur sa qualité de vie et dans ce contexte la pollution devient une source de préoccupation (59 % des français sont tout à fait d'accord pour considérer que leur environnement peut avoir des conséquences sur leur santé). Du coup la santé devient le 1er levier d'achats des produits respectueux de l'environnement (36% considèrent que l’argument « (ces produits) sont meilleurs pour la santé » s’impose comme le premier critère d’achat, au détriment des bénéfices apportés pour la préservation de la planète (27%)).


Crédit photo : flickr Boris

Quelques chiffres clés sur ce baromètre* de la consommation durable Ethicity 2011

  • Pour 54 % des français consommer responsable signifie avant tout consommer moins, en réduisant la consommation globale ou en évitant de consommer des produits ou services superflus
  • 45 % associent la consommation responsable au fait de consommer autrement, privilégier les produits locaux (circuits courts), moins polluants ou encore porteurs de labels.
  • 62 % considèrent que les produits « Développement Durable » ne sont pas assez facilement et ou rapidement repérables.
  • 60 % seraient davantage convaincus d’acheter ces produits s’ils avaient des preuves concrètes de leur meilleure qualité.
  • 56 % considèrent qu’il est encore difficile de comprendre les informations sur les produits durables (ils aimeraient en savoir plus sur l'origine des matières premières et le lieu de fabrication des produits (made in France RSE))
  • 51 % associent la consommation durable à la fabrication locale
  • 32 % évitent régulièrement les produits en conditionnement individuel
  • Réalisé par le cabinet Ethicity et Aegis Media Solutions auprès d’un échantillon de 3500 personnes


Je note surtout dans cette enquête : 30 % de la population déclare que les entreprises devraient mettre en place un système de récompense des consommateurs pour inciter à la consommation responsable ! Et voilà un chiffre qui vient conforter mon offre de Chèque d'Abonnement Bio à destination plus spécifiquement des entreprises pour aider les salariés à passer à la consommation durable

Source : Ethicity

Les chiffres clés de la consommation durable

Avec la crise économique, de nouvelles habitudes de consommation se sont installées. On préfère louer plutôt que d'acheter, on privilégie les articles d'occasion et les circuits courts, on rejette les biberons aux bisphénols (loi anti BPA), on fait des économies d'énergies, certaines collectivités installent des fontaines à eau pour éviter le recours aux bouteilles...Bref on consomme moins mais utile ! Et ce 4ème rapport édité par Mes courses pour la planète permet de faire le point sur les chiffres clés de la consommation responsable en 2010.

les chiffres de la consommation responsable

Compte tenu de l'activité de la boutique d'aboneobio, je vais me concentrer uniquement sur les tendances en matière de produits bio pour le corps et pour la maison

Chiffres clés de la consommation durable des produits d'entretien écologiques :

  • 77 % des Français reconnaissent que l’usage des produits ménagers peut avoir des conséquences sur leur santé (23 % de graves incidents et 54 % une incidence minime) selon une étude menée par le CRÉDOC pour Ecover en 2009.
  • Et pourtant leur critère d'achat reste l'efficacité (79 %) (il faut savoir que les vrais produits ménagers écologiques sont tout autant efficace que les produits conventionnels !) et le prix (53 %) (là aussi les vrais produits ménagers écolos sont concentrés et donc économiques à l'usage).
  • Fin 2008, on comptait 68 entreprises de détergents labellisées contre 40 en 2007, avec un chiffre d'affaires en hausse de 65 %. Ces produits écolabels sont vendus à des prix équivalents aux détergents classiques (mais leur qualité n'a rien à voir avec les produits certifiés détergence écologique par Ecocert, voir mon article sur les produits d'entretien écolos séduisent pour mieux comprendre en quoi l'Ecolabel est insuffisant pour les produits de ménage bio).

Les chiffres clés des cosmétiques naturels et biologiques

  • Le marché des produits cosmétiques bio et naturels ne cesse de croitre. Avec en moyenne + 30 % par an depuis 2004, ce marché pèse plus de 280 millions d’euros en France en 2008 (+ 11 % par rapport à 2008 %).
  • Si cela ne représentait que 4 % des ventes totales de cosmétiques en 2008, ce sera 10 % du marché en 2010-2012 et 30 % en 2015, selon les analystes d’Organic Monitor.
  • L'offre se développe, les adeptes plus nombreux, la gamme s'élargie (elle n'est plus limitée aux soins qui représente 50 % du marché), et les marques n'hésitent plus à dédier des budgets marketing importants.
  • C'est surtout l'entrée des marques classiques sur le marché du bio (Nivea, Vademecum, Sephora, Yves Rocher, ...) et l'arrivée des marques distributeurs en grandes surfaces (Monoprix, Carrefour Agir.... ) qui marque la tendance cette année. Les ventes de cosmétiques bio ont progressé de + 46% en GMS alors qu'elles chutaient de -38% en magasins bio et -14 % en pharmacie !
  • On ne peut pas être bon partout : la France est en retard pour le maquillage bio (3% des ventes de cosmétiques traditionnels), contrairement au Royaume Uni où la consommation se développe.


Le détail de l'étude est disponible sur le site mescoursespourlaplanète

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