Abonéobio : Le blog du bio

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Samedi 01 octobre 2016

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Stéphane Le Foll demande à l’Agence BIO d'accompagner le développement de la Bio en France

Effet d'annonce ou vraie priorité: le gouvernement souhaite que l'Agence BIO (cf. le petit logo AB que nous connaissons bien) se charge de "consolider l'accompagnement de l'essor de la Bio dans les années à venir".
Evidemment, on est pour le développement de la Bio, l'aide à la conversion via quelques subventions pour la mise en place d'une exploitation bio et rentable! En effet, n'oublions pas qu'il y a 18 mois à peine (et nous en parlions sur abonéobio), ce même gouvernement voulait baisser les dotations à la conversion en bio! Heureusement pour les agriculteurs qui font le choix du bio pour la santé, leurs revenus et la planète, le gouvernement a fait marche arrière.
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Selon le communiqué de presse, Stéphane Le Foll, Ministre de l’Agriculture, de l’Agroalimentaire et de la Forêt, porte-parole du Gouvernement, s’est entretenu ce mercredi 24 août 2016 avec le directeur de l’Agence BIO, Florent Guhl.

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Le magasin bio, une alternative qui se démocratise

magasin_biocoop21.jpgLe marché du bio explose, comme une valeur refuge aux dérives et aux scandales sur la composition des produits, et les magasins bio sont les premières enseignes vers qui se tournent les consomm’acteurs.

Malgré des efforts fait pour proposer du bio, la grande distribution n’apparaît plus comme la solution (lire cet article de Cyril Dion), notamment en terme de traçabilité (produits bio en provenance de l’UE ou hors UE) ou d’éthique sociale. A l’inverse, les magasins bio, qui capitalisent 37% des ventes bio avec une croissance de +17% en 2015 (source Agence Bio) et vente directe sont plébiscités par les consommateurs.

Qualité des produits et engagement sociétal (soutien aux agriculteurs et politique RH) pèsent désormais dans le panier bio. Abonéobio a donc voulu faire le point sur les engagements et valeurs des 5 grandes enseignes bio, en France.

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Mon restau responsable, l'engagement pour une cantine scolaire plus bio, plus locale, plus saine

A l’occasion de la 17è édition du printemps Bio, la Fondation Nicolas Hulot et le réseau Restau’Co ont annoncé une nouvelle initiative en faveur de cantine responsable (bio, local, équilibré, anti-gaspi, confort des convives et des professionnels….). L’introduction du bio dans les cantines est une mesure discutée depuis le 1er Grenelle de l’environnement (2007) mais qui a du mal à percer au niveau des décideurs, alors que les professionnels sont conscients des enjeux et prêts à s’engager. Pourtant, 88% des parents ayant au moins 1 enfant sont intéressés voire très intéressés par l’introduction de produits bio (chiffres : baromètre Agence BIO/Csa 2016)

Jeudi 2 juin, nous avons pu découvrir le label “mon restau responsable”. C’est un outil imaginé en cohérence avec les responsables de 4 structures de restauration collective, la Fondation Nicolas Hulot et le réseau Restau’co pour aider ces professionnels à déterminer et choisir les axes de progrès et d’amélioration pour une restauration responsable.

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Le running, une discipline sportive qui a tout bio!

RaidEDHEC.jpegAutour de moi je vois de plus en plus de gens courir. C’est même la nouvelle lubie française : on ne fait plus de jogging (trop dilettante), on fait du running (plus performant!). Selon la Fédération française d'athlétisme, la France compte environ 8,5 millions de pratiquants de la course à pied (dont 250 000 licenciés) soit 19% de la population (avril 2014). Pour mémoire, ils étaient 6 millions au début des années 2000.
Pour abonéobio, la course et le bio sont deux univers complémentaires : on court pour être en bonne santé, vivre un moment unique dans une nature que l’on souhaite préserver. C’est pourquoi, depuis 2015, aboneobio est partenaire des Raid EDHEC (prochain raid du 25 au 28 mai).
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C’est quoi la “mode éthique”

Le terme de mode éthique véhicule surtout la notion d'équité des salaires, de développement économique social, de coopération Nord-Sud, alors que c'est beaucoup plus que cela! En effet la mode éthique c'est aussi préserver la planète et notre santé! Au niveau environnemental, comme pour l'agriculture bio et l'alimentaire, les cultures permettant de fabriquer les matières premières bio n'utilisent pas de pesticides ou ne nécessitent pas autant d'eau. Parfois, il s'agit également de trouver un usage pour ce qui était considéré comme un "déchet" après la récolte. Mais le plus effrayant est l'impact sur la santé des composés chimiques qui se trouvent sur nos vêtements.

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La bio pousse en France : +10% de surface agricole en 2015!

L’Agence Bio nous offre une synthèse encourageante du marché du bio pour cette année. 2015 est en effet annoncée comme une bonne année pour le bio : avec + 10 % de surfaces agricoles en conversion ou déjà bio et des ventes en magasins allant de 7,4 à 15% de progression selon que l’on soit en grande surface alimentaire ou en magasin spécialisés, les français sont plus que jamais engagés dans le respect de la terre. Avec 1,25 millions d’hectare de terres agricoles bio en fin d’année, la France devient le 3ème pays européen à cultiver du bio, derrière l’Espagne et l’Italie.

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Biocoop surpasse le consomacteur en créant la communauté des Biotonomes!

iocoop organise le samedi 10 octobre 2015, une première journée d’action militante, dédiée à la nouvelle communauté des « Biotonomes ». Ce néologisme inventé par Biocoop reprend les principes de vie du consom’acteur et notamment de son souci croissant d’autonomie. Les magasins Biocoop, 1er réseau de magasins bio et équitables en France veulent ainsi insuffler une nouvelle dynamique au mouvement des consommateurs bio.

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Les perturbateurs endocriniens coûtent entre 150 et 206 milliards d'euros par an

perturbateur-endocrinien-things.jpgUne nouvelle série d’études scientifiques publiées ce jour dans le Journal of Clinical Endocrinology and Metabolism de l’Endocrine society montre que l’exposition des populations européennes à des perturbateurs endocriniens est la cause de nombreuses pathologies dont le coût vient d’être estimé entre 150 et 260 milliards d’Euros par an par les chercheurs. __ Perturbateurs Endocriniens, une menace invisible mais bien réelle pour la santé__

Les Perturbateurs Endocriniens, plus couramment dénommés PE par les connaisseurs, sont des substances chimiques qui interfèrent, comme leur nom l’indique, avec l'action des hormones. Malheureusement, les perturbateurs endocriniens sont désormais présents, cachés dans tout notre quotidien et ne provoque pas de réactions “allergiques” visibles immédiatement. C’est cet effet pervers, et sur le long terme, que les chercheurs et les associations souhaitent dénoncer pour alerter des risques pour notre santé

En effet, les perturbateurs endocriniens se retrouvent aussi bien dans les aliments (résidus de pesticides ou aspartame comme sucre de substitution), mais aussi dans les contenants alimentaires en en plastique ou aluminium (avec le très connu Bisphénol A ou BpA), les meubles, les jouets, les tapis (phtalates), des matériaux de construction et des produits cosmétiques (comme l’aluminium ou les parabènes). Les PE entrent dans le corps des humains et de la faune par la poussière ou à travers la chaîne alimentaire, par effet de bioaccumulation, cet effet pervers qui concentre les polluants et les molécules chimiques au sommet de la chaîne alimentaire.

Evaluer pour faire réagir

perturbateurEndocrinien.jpgLes problèmes de santé sont bien souvent pris en compte ou remarqués dès que leur coût est estimé. Ainsi, des chercheurs ont récemment étudié le coût de l’action des perturbateurs endocriniens. Les chercheurs ont utilisé des études épidémiologiques et toxicologiques pour évaluer le coût économique des pathologies qu’ils jugent liées à l'exposition aux PE (infertilité masculine, anomalies congénitales, obésité, diabète, maladies cardiovasculaires, troubles neurocomportementaux et de l'apprentissage, ou le cancer…). Ce coût pour la société est estimé entre 150 et 260 milliards d’Euros par an, soit entre 1.2% et 2% du PIB de l’Union Européenne !

Les auteurs de l’étude sont parmi les spécialistes les plus compétents au monde de cette question des perturbateurs endocriniens : Leonardo Trasande, R. Thomas Zoeller, Ulla Hass, Andreas Kortenkamp, Philippe Grandjean, John Peterson Myers, Joseph DiGangi, Martine Bellanger, Russ Hauser, Juliette Legler, Niels E. Skakkebaek, Jerrold J Heindel.

« Alors que de nombreuses enquêtes démontrent l’exposition des populations aux PE, cette étude apporte une preuve supplémentaire de la nécessité d’une action préventive forte pour se prémunir des risques des perturbateurs endocriniens en Europe. » Déclare François Veillerette, porte-parole de Générations Futures et co-auteur du livre Perturbateurs endocriniens, la menace invisible. «Il faut donc que l’Union européenne adopte des critères protecteurs pour définir les perturbateurs endocriniens qui devront être exclus dans le cadre du Règlement 1107/2009 sur les pesticides (définition de l’OMS et création de 3 catégories : PE confirmé, suspecté ou potentiel). Ces critères s’étendront également aux autres législations concernées (REACH, biocides…). Par ailleurs aucune modification des dispositions existantes dans les législations européennes sur les biocides et les pesticides ne doit intervenir si l’on veut vraiment protéger la population européenne des risques liés au PE. »

Pour le moment, le meilleur moyen de se prémunir contre les perturbateurs endocriniens reste un mode de vie “bio”, comme on le prône sur abonéobio.com, qui a toujours alerté sur ces sujets de santé publique : - manger des produits cultivés sans pesticides, - utiliser des cosmétiques bio , - faire un ménage écologique et notamment la pâte verte multi-usage de Brunort (qui est par ailleurs en promo en ce moment), -rester informé sur la provenance et de la composition de ce que l’on achète. Pour proposer des produits les plus respectueux des hommes et de la planète la société Comptoir des Lys (Coslys, Etamine du Lys) a demandé à tous ses fournisseurs d'emballages plastiques, des certificats attestant de la non-présence de perturbateurs endocriniens dans leurs flacons. Banniere_Coslys.jpg

A vos agendas ! Du 20 au 30 mars 2015, la 10ème semaine pour les alternatives aux pesticides

10semaine-alt-pesticides.jpgLa Semaine pour les Alternatives aux Pesticides (SPAP) est une opération nationale et internationale annuelle ouverte à toutes et tous visant à promouvoir les alternatives aux pesticides. Pendant les 10 premiers jours du printemps, période de reprise des épandages de pesticides, le public est invité à mieux s’informer sur les enjeux tant sanitaires qu’environnementaux des pesticides et sur leurs alternatives au travers de centaines de manifestations partout en France et dans une vingtaine d’autres pays.

La prochaine Semaine pour les Alternatives aux Pesticides fêtera ses 10 ans, du 20 au 30 mars prochain, dans toute la France. Il reste donc un mois pour boucler les derniers préparatifs, préparer le Tour de France des initiatives et diffuser les nombreux événements et des petites surprises qui jalonneront les festivités

Plus que quelques jours pour participez au concours de graphisme

Plus que quelques jours pour participer à notre concours de graphisme lancé en partenariat avec le collectif citoyen les Engraineurs et Générations Cobayes! Vous avez jusqu'au 27 février prochain pour présenter un visuel qui illustre la problématique des pesticides soit par leur impact sanitaire et environnemental, soit par les alternatives qui existent. N'hésitez pas non plus à participer en votant pour votre/vos visuel(s) préféré(s) !

10semaine-alt-pesticides02.jpg Des événements et de nombreux partenaires

En 2014, la 9ème édition de la Semaine pour les Alternatives aux Pesticides avait réussi à proposer plus de 600 évènements partout en France, avec des conférences, des projections de film, des ateliers et des journées de formations pour des alternatives aux pesticides, des visites et des balades de sites remarquables (communes 0 sans pesticides, ferme de coccinelle, etc.) Cette semaine a mobilisé près 54 partenaires nationaux et internationaux, et environ 300 acteurs locaux pour faire vivre l’événement.

Les partenaires de la 10ème Semaine

Pour la deuxième année consécutive, l'association Noé conservation, sera partenaire de la Semaine pour les alternatives aux pesticides, rejoint par Alain Baraton, jardinier en chef du domaine de Versailles et parrain du programme de conservation de la biodiversité des Jardins de Noé. Chaque jour pendant la Semaine pour les alternatives aux pesticides, le jardinier chroniqueur sur France Inter, amoureux de la nature présentera un des points de la charte des Jardins de Noé via une petite vidéo et distillera ses conseils pour jardiner au naturel tout en préservant la biodiversité.

Inscrivez vos événements sur le site Internet!

100_5445.JPGPour les professionnels et les associations, il est encore tant d’inscrire vos événements afin d’être référencé et présenter lors des prochaines actions de communications. Tous les événements prévus pendant la Semaine pour les alternatives aux pesticides seront relayés sur la carte interactive du site Internet, Que vous soyez l'organisateur d'un événement local, régional ou national, n'hésitez pas à le recenser sur la carte interactive mise à disposition des internautes, cela permet aux participants de savoir ce qui est organisé près de chez eux. Pour cela, il vous suffit de vous rendre sur le site Internet puis de cliquer sur espace organisateur afin de créer un compte et inscrire votre événement. Vous pouvez également télécharger un petit guide des inscriptions en ligne ici

10 raisons de consommer bio sans dépenser plus.

C’est la marotte des réfractaires au bio : selon eux, consommer bio est plus cher. Les fruits et légumes sont plus chers, les œufs et les laitages aussi, et la viande n’en parlons pas !! Pourtant, le bio séduit. L’avènement du e-commerce, qui favorise la mise en relation et la mutualisation, permet le développement de nouveaux réflexes de consommation : AMAP, Ruche qui dit oui, vente en ligne en produits bio … tout est désormais disponible et accessible.

Au delà de l’aspect militant c’est aussi l’approche “santé” ou “anti-gaspillage” qui draine les consommateurs vers l’achat écologique. Karine Viel de Monoprix, questionnée lors d’une conférence organisée par le site Mescoursespourlaplanète.com le 4 février dernier, remarque que “'la consommation responsable n’est plus une niche pour 10 à 15 % de la population concernée par les questions d’environnement”. Pour abonéobio, c’est bien évidemment une bonne nouvelle et une tendance que l’on souhaite encourager! Voici 10 points pour démontrer que l’on ne paye pas plus cher en préférant le bio au conventionnel.



Consommer bio c’est aussi consommer différemment.



➢ 1- Une Philosophie

fruit_nut_muesli-bio.jpgLe bio est aussi un état d’esprit : on choisit moins de produits transformés qui sont beaucoup plus chers que les ingrédients achetés individuellement. Cela peut être de la cuisine au sens littéral avec des soupes maison plutôt que des briquettes ou bien réapprendre à se concocter ses propres céréales du matin en profitant des vracs proposés dans les magasins bio. Point de fond de paquet jeté car les céréales sont devenues molles, et pas de suremballage. D’une part, ce sont des céréales de meilleure qualité (non raffinées, sans sucre ou graisse, donc un indice glycémique bas; cf point 2), et c’est un mélange personnel qui correspond autant à vos besoins en termes de quantité que de goût.



➢ 2- La Qualité

Une étude récente démontre que le bio propose des aliments plus nutritifs, qui promettent une sensation de satiété plus rapide, et plus de goût. Sans oublier moins de pesticides et autres cocktails de produits chimiques dont les répercussions sur la santé sont régulièrement dénoncées.

➢ 3- Un équilibre nutritionnel

Les papesses de la cuisine bio, comme Valérie Cupillard , flirtent déjà du côté vegan : on redécouvre les protéines végétales cachées dans les fruits secs et les lentilles (idéal en hiver), sans abuser du tofu (qui contient une quantité importante d’œstrogènes) et on choisit de la viande de qualité si on ne peut pas s’en passer. Faut-il rappeler que la consommation de viande a explosé après la seconde guerre mondiale, grâce à l’agriculture intensive importée des États-Unis ? Jusqu’alors, la viande était consommée de manière raisonnable, quelque fois par semaine seulement, en alternance avec du poisson, le vendredi.



➢ 4- C'est éthique et équitable

On consomme des aliments “de saison”, locaux, avec des circuits courts en terme d’approvisionnement. Les AMAP proposent des produits bio, qui coûtent un prix plus juste pour rémunérer les producteurs, alors que les fruits et légumes “conventionnels” coûtent pour moitié le prix du transport et du stockage en chambres froides.



➢ 5- Moins de gaspillage



Vous avez remarqué ces pommes et ces poires conventionnelles ? Achetées à peine mûres, elle deviennent blettes avant d’avoir mûries. On les jette, ou au mieux, elles finissent dans le compost.



➢ 6- Plus d'économie

Yves_Rocher_Publicite.pngNous avons parlé plus haut (point 1 et 5) de l’avantage économique d’une consommation responsable en choisissant moins de produits transformés et plus de “vrac”. Cependant, les cosmétiques bio sont également souvent moins chères que les marques de cosmétiques conventionnelles, qui ne sont ni bio, ni éthiques. Il y a quelques années, Yves Rocher (marque qui se veut naturelle mais pas encore 100% bio) avait axé une campagne de pub pour une prise de conscience : le luxe ne vend pas forcément des produits qui sont meilleurs, mais dont il faut rentabiliser les coûteuses campagne de marketing. Pour les testeuses de Que Choisir, le verdict tombe comme un couperet : les meilleures crèmes anti-ride sont de la marque Lidl et Yves Rocher!



➢ 7- Plus écologiques

etamine-du-lys_savon-marseille-1l.jpgLes produits d’entretiens écologiques proposent des produits très souvent naturels qui sont multi-usages. Fabriqués à partir de bases lavantes végétales, ils sont beaucoup plus respectueux de l’environnement. Concernant les lessives, en s’imposant un petit calcul lors de nos achats, on constate rapidement que le prix au lavage est souvent bien plus cher pour les grandes marques conventionnelles que pour des marques écologiques comme Etamine du lys : - 0.29€ par lessive liquide pour Etamine du lys 3L soit 60 lavages (prix relevé sur abonéobio.com) - 0.31€ par lessive liquide Ariel 2.7L soit 40 lavages seulement (prix relevé chez Auchan drive St Quentin (02) le 05/02/2015.)

➢ 8 - Moins de déchets

tendance-demma_carres-coton-bio.jpgLes lingettes démaquillantes ou les carrés pour bébé en coton bio permettent à la fois de faire une économie de 230 à 300€ par an et représentent l’équivalent de 6000 carrés de coton. De la même manière, les microfibres Capt’hygiène lavables jusqu’à 300 fois et recyclables permettent une économie substantielle, tout en réduisant le volume de nos déchets d’une manière non négligeable.



➢ 9- Plus Durables

On achète des vêtements de meilleure qualité qui durent plus longtemps: jeans en toile Denim brute, coton non blanchi par des procédés chimiques abrasifs et potentiellement toxiques pour la peau. Les vêtements écologiques sont un choix idéal pour les basiques que l’on aime et que l’on aimera porter longtemps. Les marques pionnières comme IDEO, Machja, NU (pour les jeans) n'existent plus (quoique toujours dans mon placard depuis bientôt 10 ans) mais Ekyog ou Ethos proposent de nouvelles collection chaque année, et de nouveaux acteurs se lancent avec des produits éthiques, bio et souvent made in France, comme 1083, une marque qui assure que vos achats sont fabriqués moins de 1083km de chez vous!

➢ 10-Plus pratique

Le système d’abonnement d’Abonéobio permet une économie jusqu’à 30% sur le total de votre commande. Ainsi, en prévoyant votre consommation et vos achats en produits d’hygiène de la maison et corporelle sur 1 an, vous planifiez votre budget annuel et vous évitez les déchets en prenant de plus gros conditionnements. En terme d’économie, c’est moins de transport et plus de remises en fonction du montant global de l’abonnement !

Questions à Samuel Gabory, président de Nature & Stratégie



Abonéobio : Les chiffres de l’INSEE, parus en janvier 2015 annoncent que la guerre des prix dans les enseignes de la grande et moyenne distribution, est désormais à leur détriment. Est-ce que cette stratégie de vente « au prix le plus bas » qui devait capter la clientèle n’est pas en train de se retourner contre la grande distribution ?

Samuel Gabory La grande distribution n’a jamais fait de commerce en tant que tel , c’est-à-dire mener une action commerciale dans le bon sens du terme. Présenter un produit , le conseiller à un client, présenter les avantages et les limites du produits… Chaque client étant différent il faut adapter l’offre au client. Pour moi le commerce c’est créer de la plus-values et de la satisfaction client. Aujourd’hui, la crise se traduit par un manque de confiance du consommateur. A baisser la qualité, et communiquer uniquement sur le prix, la GMS a décrédibilisé son statut de distributeur.



Abonéobio : Avec la crise, les modes de consommation changent. L’économie collaborative fait changer “durablement” le paysage économique mondial, et français. En 2014, la conso’collab’ a contribué à près de 20milliards d’€uros dans l’économie globale, donc 3 milliards uniquement entre particuliers. Est-ce que les grandes entreprises doivent s’adapter et diversifier leurs offres pour ne pas louper le virage “collaboratif et digital”?

Samuel Gabory Effectivement, il y a de gros changements dans les modes de distribution, mais je ne pense pas que ce sont les grandes enseignes, les gros mammouths qui profiterons de ces évolutions.



Abonéobio Nature et Stratégie a toujours choisi de ne pas vendre ses marques via ses enseignes de grande distribution, par éthique ? ou refus d’un modèle économique?

Samuel GaboryRefuser un système de distribution n’a rien à voir avec de l’éthique. A mon sens, c’est un discours démagogique lancé par quelques marques alternatives. Nature et Stratégie fabrique et distribue des produits pour des utilisateurs / consomm’acteurs, avec la volonté de minimiser l’impact environnemental de son activité, de créer de la valeur et de l’emploi en proposant de réels salaires. La grande distribution n’a jamais été dans cette politique, pour 3 raisons: 1 - le consommateur n’est pas respecté dans son droit d’information et de conseil 2 – l’environnement n’est pas une priorité 3 – la politique salariale et l’emploi est réduit à sa plus simple expression.

Abonéobio: Récemment, de grandes enseignes sont régulièrement épinglées par des associations écologistes ou de défense du consommateur pour leurs produits non conformes (toxicités, non-respect de l’environnement comme l’association Bloom dénonce les pratiques de chalutage profond pour les marques Intermarché / hormone dans les viandes Super U). Est-ce que ces rappels sont efficaces pour faire prendre conscience du mépris affiché pour le consommateur et le vivant ?

Samuel Gabory Non. La puissance économique qui a été laissée à la grande distribution par nos politiques depuis plus de 40 ans , fait qu’en terme de communication le combat est perdu. Le budget de communication des distributeurs et des multi-nationales associées font que la réglementation générale a perdu son combat.

Abonéobio: A votre avis, donc, le bio est-il vraiment encore plus cher que le conventionnel ?

Samuel Gabory Oui : si il est peu qualitatif, produit loin des lieux de consommation, vendu avec aucun conseil. Non : Si il est concentré , formulé pour être efficace, vendu par vendeur formé au conseil.

__Abonéobio : A Paris, le projet de magasin associatif, La Louve, selon un concept nord-américain, peine encore à trouver des fonds pour lancer la plus grande surface de vente directe du producteur au consommateur. Pourquoi de tel frein, quand on voit que le crowdfunding (financement par la foule) fait partie des nouveaux moyens – à succès – pour lever des fonds ?__

Samuel Gabory Je suis partisan de tester de nombreuses solutions car je pense que c’est en bougeant qu’on avance, même si parfois il y a de fausse bonnes idées. Deuxièmement, je pense que c’est par la biodiversité commerciale qu’on satisfera le consommateur de demain.



Abonéobio Après une forte médiatisation d’un mode de vie bio et écolo, dans la première partie des années 2000, quels sont les prochains leviers pour capter les prochains consomm’acteurs?

Samuel Gabory Premièrement, le consommateur attend de la transparence dans les filières d’approvisionnement : où a poussé mon produit bio, dans quel champs, qui la transformé , qui le vend…? Deuxièmement, l’implication du consommateur se fera d’abord dans la filière et moins dans le produit. C’est-à-dire que le futur consommateur voudra être actionnaire financiers du producteur, s’impliquer physiquement dans la distribution, abonné à un système commerciale etc…

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