Abonéobio : Le blog du bio

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Lundi 31 août 2015

Mot-clé - cosmétique bio

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Les perturbateurs endocriniens coûtent entre 150 et 206 milliards d'euros par an

perturbateur-endocrinien-things.jpgUne nouvelle série d’études scientifiques publiées ce jour dans le Journal of Clinical Endocrinology and Metabolism de l’Endocrine society montre que l’exposition des populations européennes à des perturbateurs endocriniens est la cause de nombreuses pathologies dont le coût vient d’être estimé entre 150 et 260 milliards d’Euros par an par les chercheurs. __ Perturbateurs Endocriniens, une menace invisible mais bien réelle pour la santé__

Les Perturbateurs Endocriniens, plus couramment dénommés PE par les connaisseurs, sont des substances chimiques qui interfèrent, comme leur nom l’indique, avec l'action des hormones. Malheureusement, les perturbateurs endocriniens sont désormais présents, cachés dans tout notre quotidien et ne provoque pas de réactions “allergiques” visibles immédiatement. C’est cet effet pervers, et sur le long terme, que les chercheurs et les associations souhaitent dénoncer pour alerter des risques pour notre santé

En effet, les perturbateurs endocriniens se retrouvent aussi bien dans les aliments (résidus de pesticides ou aspartame comme sucre de substitution), mais aussi dans les contenants alimentaires en en plastique ou aluminium (avec le très connu Bisphénol A ou BpA), les meubles, les jouets, les tapis (phtalates), des matériaux de construction et des produits cosmétiques (comme l’aluminium ou les parabènes). Les PE entrent dans le corps des humains et de la faune par la poussière ou à travers la chaîne alimentaire, par effet de bioaccumulation, cet effet pervers qui concentre les polluants et les molécules chimiques au sommet de la chaîne alimentaire.

Evaluer pour faire réagir

perturbateurEndocrinien.jpgLes problèmes de santé sont bien souvent pris en compte ou remarqués dès que leur coût est estimé. Ainsi, des chercheurs ont récemment étudié le coût de l’action des perturbateurs endocriniens. Les chercheurs ont utilisé des études épidémiologiques et toxicologiques pour évaluer le coût économique des pathologies qu’ils jugent liées à l'exposition aux PE (infertilité masculine, anomalies congénitales, obésité, diabète, maladies cardiovasculaires, troubles neurocomportementaux et de l'apprentissage, ou le cancer…). Ce coût pour la société est estimé entre 150 et 260 milliards d’Euros par an, soit entre 1.2% et 2% du PIB de l’Union Européenne !

Les auteurs de l’étude sont parmi les spécialistes les plus compétents au monde de cette question des perturbateurs endocriniens : Leonardo Trasande, R. Thomas Zoeller, Ulla Hass, Andreas Kortenkamp, Philippe Grandjean, John Peterson Myers, Joseph DiGangi, Martine Bellanger, Russ Hauser, Juliette Legler, Niels E. Skakkebaek, Jerrold J Heindel.

« Alors que de nombreuses enquêtes démontrent l’exposition des populations aux PE, cette étude apporte une preuve supplémentaire de la nécessité d’une action préventive forte pour se prémunir des risques des perturbateurs endocriniens en Europe. » Déclare François Veillerette, porte-parole de Générations Futures et co-auteur du livre Perturbateurs endocriniens, la menace invisible. «Il faut donc que l’Union européenne adopte des critères protecteurs pour définir les perturbateurs endocriniens qui devront être exclus dans le cadre du Règlement 1107/2009 sur les pesticides (définition de l’OMS et création de 3 catégories : PE confirmé, suspecté ou potentiel). Ces critères s’étendront également aux autres législations concernées (REACH, biocides…). Par ailleurs aucune modification des dispositions existantes dans les législations européennes sur les biocides et les pesticides ne doit intervenir si l’on veut vraiment protéger la population européenne des risques liés au PE. »

Pour le moment, le meilleur moyen de se prémunir contre les perturbateurs endocriniens reste un mode de vie “bio”, comme on le prône sur abonéobio.com, qui a toujours alerté sur ces sujets de santé publique : - manger des produits cultivés sans pesticides, - utiliser des cosmétiques bio , - faire un ménage écologique et notamment la pâte verte multi-usage de Brunort (qui est par ailleurs en promo en ce moment), -rester informé sur la provenance et de la composition de ce que l’on achète. Pour proposer des produits les plus respectueux des hommes et de la planète la société Comptoir des Lys (Coslys, Etamine du Lys) a demandé à tous ses fournisseurs d'emballages plastiques, des certificats attestant de la non-présence de perturbateurs endocriniens dans leurs flacons. Banniere_Coslys.jpg

J’ai testé les cosmétiques pour bébé

« Avoir une peau de bébé » est le fantasme de la plupart des femmes… qui n’ont pas encore eu d’enfant! En prendre soin est un véritable challenge. En effet, la peau de bébé est un rempart fragile contre les agressions extérieures, et le terrain privilégié des infections qui affolent les parents (varicelle, rougeole, roséole, eczéma, érythèmes fessier…).



baby-skin-1.jpgQuelques jours après sa naissance, la peau de bébé bénéficie encore des hormones de sa mère, transmis via le cordon-ombilical, pour se protéger. Mais la peau reste dépourvue de ses principaux facteurs d’hydratation et de certains lipides, ce qui explique la grande sensibilité de la peau des bébés et sa tendance à se déshydrater rapidement. Le système immunitaire chez les nouveau-nés ne s’est pas encore complètement développé et rend leur peau d’autant plus fragile. Puis, le pH de sa peau s’acidifie mais reste néanmoins fragile. La couche cornée, ou la partie supérieure de l’épiderme, est encore très sensible aux agressions extérieures comme celle des UV, du savon, de l'urine, des selles acides, de la pollution, ou tout simplement du vent, froid ou chaud, quand on promène bébé. D’où la nécessité de nettoyer en douceur et d’appliquer des crèmes dites “crème de change” adaptée, pour protéger ou soigner les érythèmes fessiers. Comme 60 % des textures que l'on applique sur la peau passeraient le derme, on comprend qu’il est impératif de bien sélectionner les produits pour nos enfants, plus fragiles que nous, adultes.

Comment choisir ses cosmétiques-soins pour bébé



Baby-Talcum-Powder-198x300.jpgEn octobre dernier, le magazine 60 millions de consommateurs alertait une nouvelle fois les consommateurs sur les nombreux produits chimiques retrouvés dans les gammes pour bébé, souvent affublé d’un marketing trompeur “hypo-allergénique”, “peau sensible”, “pure” etc. Mais ces termes sont sous le coup des normes européennes qui tolèrent la présence dans les produits, même pour bébé, de substances chimiques potentiellement allergisantes. Les plus connues étant les parabènes et le phenoxyéthanol.

Quand j’ai eu bébé n°1, ayant moi-même une peau très sensible et atopique, j’ai rigoureusement choisi des produits qui respectaient ces 4 recommandations : - un minimum d’ingrédients, - sans savon, - sans ingrédients potentiellement allergisants (huiles essentielles, parabènes ou ses remplaçants) - et bio, bien sûr !

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La gamme bébé de __Coslys__ correspondait à mes attentes et je n’en ai jamais été déçue. Tous les produits de la gamme ont été formulés sans huiles essentielles, Sodium Lauryl Sulfate (SLS), Ammonium Lauryl Sulfate (ALS), alcool, fruits à coque, savon ou sorbate de potassium ! Testés sous contrôle dermatologique, il s’agit de soins bio pour nouveaux nés qui s'adaptent aussi aux mamans et à tous ceux dont la peau reste fragile. Pour plus de douceur, de confort et de sécurité, Coslys propose des produits qui regorgent d’ingrédients purs et naturels au délicieux parfum d'abricot bio. Des tests réalisés pendant 21 jours ont permis de valider l’excellente tolérance cutanée sur des peaux sensibles, celles des enfants comme des parents. Mais j’ai été véritablement convaincue avec bébé n°2 qui a une peau hypersensible : acnée du nourrisson, desquamation, croûtes de lait, il m’a tout fait! Et comme il fait ses dents en continu depuis l’âge de 4 mois, je bénis le bioliniment qui nettoie tout en douceur ses petites fesses irritées. Même les professionnels des cosmétiques reconnaissent : le guide des meilleurs cosmétiques 2015-2016 classe la crème hydratante bébé Coslys en première position parmi 29 produits testés. Chose remarquable, il est préféré au leader européen de produits pour bébé, à savoir Mustela. Et si le prix ne comptait pas dans l’évaluation du guide, Coslys serait aussi devant Mustela pour le bioliniment et le lait de toilette.

Il faut également savoir que pour un soin optimal, il est primordial d’appliquer la quantité adaptée de produit. Une étude a montré que, la plupart du temps, une quantité insuffisante de lotion ou de crème était appliquée à chaque utilisation. Petite astuce: cela correspond à ce que l’on peut poser sur le bout du doigt d’un adulte, soit environ 0,5 gramme.

Pause douceur avec bébé



Baby-Getting-a-Massage-720x340.jpgDisposer de bons cosmétiques pour bébé, c’est aussi la promesse de moments câlins avec votre progéniture. A l’aube de leur vie, nos petits ressentent avec tout leur corps. En effet, bébé expérimente ses premiers contacts forts avec son environnement et les autres via son épiderme. D’ailleurs, on ne démontre plus les vertus du portage ou des massages pour bébés, qu’ils soient thérapeutiques (pour apaiser une colique) ou un moment d’échange tactile entre la maman et l’enfant. Une crème fluide ou une huile végétale diluée dans quelques noisettes de bioliniment permettent de créer des instants de douceur, où bébé pourra prendre conscience de son corps, mais aussi se sentir en sécurité, entouré d’amour.



Ma fille a testé… DSC_3200.JPGElle est désormais assez grande pour avoir des produits “de grands”, mais ma fille adore toujours la gamme bébé de Coslys. Arrivée à l’âge où elle veut faire “tout comme maman”, je lui ai réservé un flacon d’eau nettoyante. Se nettoyer la figure avec un coton imbibé fait partie de son rituel de débarbouillage du matin et du soir. Après la séance de brossage de dent avec le dentifrice à la fraise - parce qu’il est rose, ça tient à peu de chose - elle dépose quelque gouttes d’eau micellaire pour moi et d’eau nettoyante pour bébé sur des cotons lavables, et nous nettoyons les saletés du jour (ou de la nuit) de concert.



Depuis qu’elle semble si prompte à imiter mes gestes beautés, j’ai banni les cotons potentiellement blanchis au chlore et j’ai opté pour des cotons lavables pour réduire le volume des poubelles!



Avec Mardi-Gras qui arrive à grand pas et le maquillage qu’il faudra lui faire pour ressembler à une princesse le bioliniment va, quant à lui, servir de démaquillant douceur. Cette gamme bébé, elle grandit avec l’enfant ! bandeau accueil

Soin des cheveux, je lave ou pas

Avec l’arrivée de 5 nouveaux après-shampooings Coslys sur abonéobio.com, spécialement formulés par type de cheveux (normaux, secs, gras, colorés, fragilisés) faire des liens actifs vers les produits, c’est l’occasion pour nous de revenir sur une pratique de plus en plus en vogue dans le milieu des beautista bio : le No-poo.

De quoi s’agit-il ?

En vogue depuis la fin des années 2000 aux États-Unis, le phénomène no-poo est incontestablement le buzz « beauté » de 2014. Il s’agit là d’une technique assez extrême qui vise à bannir le shampoing, notamment conventionnel, à cause des produits chimiques qui entrent dans sa composition. Le terme “No-poo”, qui signifie « pas de shampooing », est cependant un peu trompeur. Pour en arriver à ne plus laver ses cheveux, il faut avoir beaucoup de temps : tout d’abord avoir de la patience, car les résultats ne sont jamais immédiat, et avoir la possibilité de créer ses propres masques capillaires, afin de nettoyer ses cheveux sans avoir recours au shampooing.

Comment ça marche ?

rhassoulpwdr4.jpgPour de nombreuses adeptes, l’indispensable c’est le bicarbonate de soude, voire le rassoul marocain (ghassoul), appliqué comme un baume et rincé avec du vinaigre de cidre, et quelques gouttes d’huiles essentielles faire des liens actifs vers la catégorie aromathérapie pour parfumer naturellement les cheveux. Afin d’espacer les shampooings, les « No-poo » addicts conseillent également le talc ou la fécule de maïs utilisés comme un shampoing sec, pour purifier le cuir chevelu. Pour nourrir les cheveux, il est recommandé de faire un bain d’huile : huile de coco, de monoï, d’argan, dont les vertus réparatrices sont connues et reconnues depuis des siècles. vinaigrecidrepomme.jpgD’autres termes anglicisés autour du thème du soin des cheveux, existent déjà depuis quelques temps, par exemple le nom de “water only”. Celui-ci a bien évolué car il s’agit surtout d’un rinçage au vinaigre de cidre et d’eau, voire d’infusion de plantes (ex : au thé pour les cheveux auburn et châtain). Les recettes proposées ne sont ni plus ni moins que les méthodes de lavage qui faisaient la beauté des chevelures de nos grand-mères avant l’arrivée des shampoings tel que nous les connaissons.

Et en vrai çà donne quoi ? Chez abonéobio, on se pose depuis longtemps la question du « no-poo », et une consommatrice de produits bio nous a raconté son expérience. Expatriée au Japon, elle ne trouvait pas de produits bio pour son type de cheveux : souples, fins, très longs. « Au mieux, j’ai trouvé un shampooing « organic », mais non certifié, qui a transformé ma chevelure en un amas poisseux.Je ne sais pas ce qui a été le plus désastreux : le shampoing inadapté, le rinçage à l’eau avec une eau plus douce qu’en France, une pollution atmosphérique beaucoup plus importante, ou des hormones en folie ? »

Après avoir lu les nombreux blogs, et autres pages Facebook ventant les méritent du « No-Poo », elle a commencé par espacer les shampooings pour ne pas solliciter son cuir chevelu et activer la production de sébum. Pour ce faire, mieux vaut s’équiper d’un shampooing sec à base de poudre de riz (ou de talc, fécule de mais, etc.) pour purifier la chevelure. Séchage minutieux des cheveux et les attacher en chignon sont aussi des règles essentielles à appliquer pour changer sa façon de se laver les cheveux en douceur. Parfois, la volonté et le militantisme ne suffisent pas pour poursuivre une conversion au “no-poo” « Après 2 mois de catastrophes capillaires, enfin de retour en France, j’ai acheté un shampoing bio pour cheveux gras qui a complètement rééquilibré mon cuir chevelu en quelques applications ».

D’autant que beaucoup de facteurs externes sont aussi à prendre en compte :

l’état de stress d’une personne, puisque les cheveux comme la peau reflètent les états anxieux; la qualité de l’eau de lavage ou le niveau de pollution atmosphérique, qui agressent ou perturbent l’équilibre du cuir chevelu; la longueur des cheveux, car les soins pour cheveux courts, mi-longs ou très longs ne sont pas les mêmes.

Alors, qu’allez-vous tester ? Le « No-Poo » ou les nouveaux après-shampoings, vendus sur abonéobio.com ?

Quand les antibiotiques deviennent automatiques

robinet-eau-antibiotiques-2.jpgOn oublie parfois trop souvent que l’eau est une denrée précieuse… C’est certain, à voir s'abattre plusieurs mois de pluie en une soirée dans le sud de la France, on oublierait que l’eau potable sera bientôt rare. En France et en Europe, les normes pour qualifier l’eau potable sont assez sévères. Depuis 2007, un arrêté fixe des normes de qualité à respecter pour un certain nombre de substances dans l’eau potable dont le chlore, le calcaire, le plomb, les nitrates, les pesticides et les bactéries. Les eaux de baignade ou les « zones humides », comme les lacs et les marais, sont également très surveillées. Mais les eaux de ruissellement ne peuvent pas être contrôlées aussi précisément. Or, tout ce que nous utilisons comme produits pour le ménage, l’entretien du jardin, les cosmétiques et les médicaments, ont une répercussion sur la qualité de l’eau et celui des écosystèmes qu’elle irrigue.

Des médicaments dans l’eau de nos rivières

1753_visuel_affiche_generique-animaux_antibiotique.jpgDes études récentes ont en effet montré la présence de médicaments à des concentrations détectables dans certaines eaux souterraines, de surface et même de boisson depuis les années 2000. Une attention particulière est portée aux médicaments antibiotiques dont environ 10 500 tonnes sont utilisées chaque année en Europe (FEDESA, 1999), aussi bien en médecine humaine (52%) qu’en médecine vétérinaire (48%). Dans le cadre du plan Ecoantibio, le Ministère de l’Agriculture a lancé depuis septembre dernier la campagne « les antibiotiques pour nous non plus c’est pas automatique » rappelle la bonne utilisation de ces médicaments. L’objectif du plan Ecoantibio est de réduire de 25% en 5 ans (2012-2017) l’usage des antibiotiques en médecine vétérinaire.

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Ces concentrations résiduelles d’antibiotiques ont un effet sur notre environnement que les scientifiques tentent de démontrer et tirer un signal d’alarme. Les antibiotiques, ou anti-microbiens, sont des molécules souvent naturelles (quoique peu utilisées pour l’homme) ou chimiques dont on connaît assez peu la demi-vie ou la biodégradabilité.

Phénomène de bioaccumulation.

Depuis l’année dernière, nous sommes certains que les poissons les plus gros sont les plus toxiques. Les saumons, aiglefins ou thons rouges de méditerranée sont des prédateurs, souvent en fin de la chaîne alimentaire et stockent dans leurs chairs la somme de tous les polluants (mercure, arsenic, hydrocarbures, PCB, médicaments, etc.) ingérés par les poissons plus petits et le plancton. Le phénomène de bioaccumulation, qui explique ces concentrations impressionnantes, n’est pas nouveau, mais jusqu’ici les scientifiques étudiaient principalement les polluants ayant un impact sur la santé.

En effet, on connaît - malheureusement - l’effet désastreux sur la santé de l’ingestion de produits chimiques comme les métaux lourds. Les scientifiques s’intéressent également depuis une dizaine d’années à l’effet des antibiotiques retrouvés dans l’eau. Quels effet conséquences ceux-ci peuvent avoir sur notre environnement, les écosystèmes et notre santé?

Emergence inquiétante des bactéries résistantes

Notre société est accro aux antibiotiques : la campagne “ les antibiotiques, c’est pas automatique”, visait à limiter l’usage abusif de certains antibiotiques en traitement préventif ou curatif. Mais cela ne visait pas les autres utilisations de ces produits comme complément alimentaire dans l’alimentation animale, notamment dans les piscicultures, ni comme pesticides pour le traitement des végétaux. La première des conclusions est que la surconcentration d’antibiotiques dans l’environnement aquatique modifie invariablement le génome des bactéries et leurs réactions à ces antibiotiques. Les bactéries se reproduisent vite et ont un pouvoir mutagène hypersensible, favorable à leur adaptation à tous les milieux. Selon la théorie de Darwin, la présence d’antibiotique dans l’environnement tue certes un grand nombre de bactéries, mais les bactéries qui “survivent” sont celles qui ont développé une insensibilité à un ou plusieurs antibiotiques : on les appelle des bactéries résistantes (ou bmr, bactéries multi-résistantes, si plusieurs antibiotiques n’ont plus d’effets) la-france-tente-de-diminuer-sa-consommation-d-antibiotiques_1798440.jpgL’OMS tirait en avril dernier la sonnette d’alarme sur ces bactéries devenues résistantes aux anti-microbiens.

Néanmoins, les conclusions de ce rapport pointent du doigt les conséquences, dramatiques, pour les populations qui ne peuvent pas être soignées correctement, et ne démontrent pas vraiment les causes, c’est à dire, les comportements qui ont permis aux antibiotiques de polluer l’eau.

Attention aux cosmétiques !

Plus récemment, ce sont des microbilles ou perles de plastiques, comme celles utilisées en cosmétique conventionnelle pour les soins gommant ou exfoliant par exemple, qui ont été retrouvées dans la chair de poisson. Comme les nano-particules, ces microbilles de plastique sont difficilement détectables, et peuvent se confondre avec du sable.

De la même manière que n’importe quel polluant, ces microbilles sont ingérées par les poissons. L’interdiction faite aux Etats-Unis d’utiliser ces microbilles, pousse l’industrie cosmétique « conventionnelle » à piocher les idées parmi les formules naturelles. En effet, la cosmétique naturelle et bio propose depuis longtemps des formules à base de sucre, de poudre de noyaux d’amandes ou d’abricots, comme le gommage pour le corps ou l’exfoliant visage Coslys vendu sur abonéobio!

La difficulté avec la pollution de l’eau, c’est que nous pouvons être « intoxiqués » même si nous faisons attention à la provenance de notre nourriture. En effet, même les poissons bio présentent des concentrations de mercure très élevées... Mais il n’y a pas que les industriels (pharmaceutique, agroalimentaire) qui rejettent des médicaments ou des produits polluants. Il revient à chacun de faire attention à son mode de consommation.

Tous ce que nous utilisons dans notre vie quotidienne se retrouvent potentiellement dans l’eau, ce qui influence la qualité de celle-ci et de ce que nous mangeons. Nous pouvons faire attention à notre consommation de médicaments, et confier les médicaments périmés en pharmacie. En tant que consommateur, nous pouvons également faire attention aux produits que nous choisissons pour l’entretien : - des produits à base d’ingrédients végétaux et bio; - des produits dont la biodégradabilité est prouvée grâce des normes internationales OCDE comme la lessive liquide Etamine du lys - des produits qui n’auront peu pas de répercussions sur notre environnement et notre santé; - et respecter les doses recommandées.

Pour de la lessive, par exemple, il est inutile de surdoser car elle n’en sera pas plus efficace. Mieux vaut alors utiliser un détachant avant lavage, comme le spray détachant vendu sur aboneobio!

L’association Cosmébio change de visage.

Cosmébio, le logo bien connu de nos produits préférés est avant tout une association qui garantit l’engagement des marques et le contenu des produits que nous achetons. Comme toutes associations, le directoire est soumis à un vote, et en juin dernier, Samuel Gabory, président de Nature & Stratégie a passé le relais à Romain Ruth, président de Florame. Pour abonéobio, c’est l’occasion de faire une petite interview croisée de ces deux personnalités du monde du bio, de constater leur engagement et leur passion pour le bio et le savoir faire français.

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Bonjour Messieurs, avant toute chose pouvez-vous nous rappeler vos parcours ?

Samuel Gabory (président de Nature et Stratégie) Je dirige depuis une vingtaine d’année les laboratoires Alvend du groupe Nature & Stratégie, qui participe dès 2001 au cahier des charges de la cosmétique bio, c’est à dire dès l’origine du label.

RomainRuth_President_COSMEBIO.jpg Romain Ruth (président de Florame) J’ai un parcours étonnant, car j’ai été avocat pénaliste pendant 7 ans au barreau de Paris. Cela faisait longtemps que donner un autre sens à ma carrière me démangeait et j’ai rejoint Florame, pour arriver à la présidence. Je connaissais bien la Provence où ma famille avait développé de longue date une activité de savonnerie naturelle. C’est d’abord par ce biais que j’ai été témoin de l’évolution de la cosmétique : du savon sans graisse animale à la cosmétique naturelle pour aller vers les exigences de la cosmétique  biologique. "

'' Qu’est-ce qui vous a poussé à créer ou intégrer l’association Cosmébio ?''

samuel-gabory2_1.jpg Samuel Gabory Avant les années 2000, on pouvait parler de cosmétique naturelle, végétale et respectueuse de l’environnement, sur un plan marketing, sans pour autant avoir de bonnes pratiques environnementales. Il n’y avait aucun « cadre ». Avec 10 autres sociétés pionnières nous avons décidé d’y remédier, de créer un cadre règlementaire avant que l’administration ne le fasse. Or c’est actuellement en cours, 12 ans après, les premières « normes » vont arriver. Les objectifs premiers étaient à la fois le souhait d’imposer une équité sur le marché de la cosmétique bio, afin que les professionnels engagés se « battent » avec les mêmes règles, mais également de favoriser les rencontres afin d’échanger régulièrement entre professionnels ayant les mêmes motivations.

Romain Ruth L’adhésion à l’association Cosmébio était pour moi logique. Florame est l’un des fondateurs de la charte Cosmébio, en 2002. Le directeur scientifique de Florame – sans vouloir mélanger les genres – Laurent Lefaucheur a notamment été rédacteur du référentiel cosmétique naturel dont Cosmébio assure aujourd’hui le respect. J’ai découvert une association qui est riche de ses adhérents, aux profils et horizons très différents. Je pense notamment à Claudie Ravel qui s’occupait précédemment de Daniel Hechter ou Laurent Berli qui vient de l’industrie pharmaceutique lourde.

Depuis 4 ans en tant que Président de l’association Cosmébio, ou que vous êtes membres de l’association Cosmébio, quelles sont les actions dont vous pouvez targué d’avoir menée à bien ?

Samuel Gabory Pour moi l’action la plus forte est la mise en place de travaux par commission. Jusqu’à un certain point le Conseil d’Administration, de 15 personnes, décidait de tout, mais Cosmébio compte actuelle près de 400 adhérents. Il était donc nécessaire de revoir notre façon de faire et de permettre à chacun de s’impliquer avec sa sensibilité et ses compétences. Les commissions étudient et travaillent sur différents thèmes, ce qui permet de mieux structurer l’association, en lui donnant plus d’expertise et de la légitimité. Actuellement, il y a 4 grandes pôles de travail que sont : - la commission technique - la commission éthique et juridique, et je souhaite souligner l’importance du volet juridique qui n’est que le prolongement logique d’une éthique à respecter, mais aussi qu’il faut contrôler. -la commission communication, interne et externe, qui agit pour promouvoir le label et la reconnaissance du logo Cosmébio -la commission internationale, pour développement de l’association et du label à l’étranger.

Romain Ruth Personnellement, je n’ai rien fait tout seul, c’est la chance de Cosmébio de fonctionner avec plusieurs commissions. De part mon parcours professionnel, comme indiqué précédemment, je me suis naturellement impliqué dans la commission éthique et juridique. Cosmébio avait besoin d’un « œil professionnel » ce que j’ai été, car passionné de droit ! J’ai trouvé particulièrement intéressant que Cosmébio s’ouvre à toutes les dimensions du Développement Durable – ce terme étant de plus en plus galvaudé – pour y intégrer en plus du commerce équitable et de la biodiversité, qui en sont les premières composantes, le social mais aussi le respect du patrimoine. La diversité des profils au sein de l’association Cosmébio permet véritablement de bénéficier des expertises de chacun. Il ne faut pas oublier que Cosmébio est une association fondée pour la mise en œuvre d’un référentiel pour plus de clarté. Il y a encore 10 ans, certaines cosmétiques se revendiquaient bio alors que cela n’était pas du tout le cas, ce qui posait une problématique juridique vis à vis de la répression des fraudes car il y avait là, tromperie du consommateur.

Est-ce qu’il y a une volonté de démocratiser le label Cosmébio en approchant d’autres professionnels ou attendez-vous de vos confrères de la pro-activité pour rejoindre l’association et ses engagements ?

Samuel Gabory Je dirais qu’il y a un peu des deux, car l’association souhaite fédérer un maximum de professionnels qui s’engagent. Ainsi l’association Cosmébio est présente et participe aux Salons professionnels, avec des stands et nous nous rendons toujours disponibles, mais nous n’irons pas faire de mailing pour « recruter ».

Romain Ruth L’association Cosmébio a suscité pour les acteurs de la cosmétique une vraie adhésion pour arriver à 400 adhérents à ce jour, ouvrir plus encore n’est peut-être pas le plus pertinent. Même si nous devons rester ouverts, dès lors qu’il y a une volonté engagement, l’association n’a pas vocation à faire des publicités pour se démocratiser puisqu’elle l’est déjà.

Pensez-vous que le label Cosmébio est bien identifié auprès des consommateurs, notamment comme un gage de qualité écologique ou de responsabilité dans son ensemble ?

Samuel Gabory Je sais que le logo est globalement bien connu des consommateurs. Mais il reste encore à faire. Selon une étude que nous avons commandée à l’institut IPSOS et menée en septembre 2011 sur un panel de 600 femmes, 93% des consommatrices bio (échantillon 100) reconnaissaient le label BIO. A contrario, la proportion tombe à seulement 57% pour les consommatrices de cosmétiques conventionnels (échantillon : 500).

Romain Ruth Pour les consommateurs comme les professionnels, il y a des pionniers qui ont permis très vite d’identifier le label Cosmébio. Popularisé par des marques « bionatives » comme Melvita, Coslys, Sanoflore, Florame et bien d’autres, même sensibilisées plus tard. Mais le grand public reste à conquérir, et pour cela il y a beaucoup de pédagogie à faire.

A vos avis, quels sont les champs d’action où Cosmébio peut agir et faire changer les choses ?

Samuel Gabory Je pense qu’il faut continuer sur la reconnaissance du label comme une alternative sérieuse et crédible face aux cosmétiques conventionnelles. Le label Cosmébio n’est pas seulement une certification d’un produit, mais un engagement total de l’entreprise qui reconnaît sa responsabilité envers les hommes et leur environnement.

Romain Ruth Les champs d’action de Cosmébio sont multiples mais, pour moi, le plus important c’est de continuer à populariser l’action de l’association : communiquer et agir pour que les consommateurs comprennent la différence entre la cosmétique bio et la cosmétique conventionnelle. La différence concrète, s’entend. Le bio change le paysage à plus d’un titre : faire pousser des fleurs, les récolter pour les intégrer dans une formule respectueuse du corps humain est très différent de la synthétisation d’une matière parfumante, saturée de pétrochimie. De la même manière, l’émotion suscitée par un champ de lys cultivé de manière biologique n’est pas la même face à des serres où peinent 3 malheureux papillons et les fleurs sont aspergées des pesticides ! C’est une vision qui n’est pas encore assez partagée. Et la communication est une forme de combat. A titre personnel, j’y crois beaucoup !

Impression

Cosmébio est une association française de marques françaises, pour le moment, mais sa renommée dépasse nos frontières, quelle est la part de marques étrangères?

Samuel Gabory Sur environ 400 adhérents, 10% seulement des entreprises ont des sièges sociaux à l’étranger. Mais sur ces 10%, 98% sont considérées comme des cosmétiques françaises car approvisionnées ou fabriquées en France. Concernant l’international, les avis sont partagés chez Cosmébio, qui propose une cosmétique bio et naturelle à la française. Mon avis personnel est que Cosmébio n’a pas vocation à devenir une norme mondiale ou « mondialisée », surtout. Par contre, le label doit être reconnu comme un véritablement engagement de la cosmétique française, car les ingrédients sont soigneusement contrôlés, et le savoir faire y est très précieux. Si le label Cosmébio était utilisé partout dans le monde, nous ne pourrions maintenir le niveau de traçabilité et de qualité que nous avons atteint, et donc la qualité finale des produits pourrait baisser. Or le niveau d’exigence que nous avons défini et affiné depuis la création de l’association ne doit pas être galvaudé.

Romain Ruth Je crois qu’il y a 2 points de vue  concernant l’international. L’association Cosmébio est donc à majorité française, et promeut une excellence de la cosmétique française. Cette coloration majoritaire française n’a pas d’incidence positive ou négative pour l’exportation, mais il faut avouer que le made in France est perçu comme un gage de qualité. La commission internationale a notamment pour travail celui de sensibiliser et d’éduquer les consommateurs et les professionnels étrangers. Ce sont eux qui vont « porter la bonne parole » du label BIO à l’étranger. On sait que chaque pays fait du bio tel qu’il l’entend, et le terme anglo-saxon « organic » n’est pas égal au bio tel que nous le connaissons en France. C’est une vocation forte, et un service que rendent les adhérents, pour promouvoir une cosmétique biologique française à l’international.

Samuel Gabory : En tout cas, je suis persuadé et heureux qu’un nouveau président avec une telle ouverture d’esprit ait été élu pour continuer le travail entrepris.

La cosmétique bio selon bo.ho

La tendance à l'esprit bohême chic pour des femmes urbaines, indépendantes, en quête d'une certaine naturalité a inspiré la nouvelle gamme de cosmétiques bio bo.ho : un maquillage naturel lancé par Christelle Bombana (ex de chez L'Oréal et Gemey-Maybelline ) et Vincent Honnart (export international). Mascaras (formulé à base d'eau, sans solvant), crayons (entièrement naturel), fonds de teints, rouges à lèvres, gloss, poudres minérales, ombres à paupières....le tout formulés à partir d'ingrédients naturels (huile et cire d'abricot, huile d'olive ou cire d'abeille ). Fabriqués en Italie dans une usine dédiée exclusivement au maquillage naturel, les produits sont emballés au plus prêt de la matière dans un minimum de packaging : pas de boite inutile, aucune notice superflue (toutes disponibles sur internet). Pas d'offre duo imposée mais uniquement des ombres à paupières proposées individuellement laissant le choix à l'utilisatrice de composer sa palette. Le plastique est issu du règne végétal (et donc biodégradable). Le crayon est volontairement plus petit, évitant ainsi le gaspillage "parce qu'on ne fini jamais un crayon avant de devoir le changer pour des raisons d'hygiène au bout d'un an". Pas de vernis, les gérants préfèrent s'abstenir car à ce jour il est nécessaire d'ajouter des composés chimiques pour obtenir un vernis de qualité (en espérant qu'un vrai vernis bio efficace sera bientôt sur le marché !). A noter que la marque collabore aussi avec un CAT (centre d'aide par le travail) près de Lyon pour l'assemblage de ses PLV. Un engagement à créer du lien social que revendique les fondateurs.

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La société bo.ho est aussi adhérente au club international 1% pour la planète (elle s'engage à reverser une partie de son CA) et engagée dans le mouvement "slowcosmetics"

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Sur son site, la marque donne des conseils utiles, par exemple en cas de lèvres gercées. On y apprend notamment comment faire un gommage tout doux avec une brosse à dents. Et pour retirer votre maquillage, je vous recommande d'utiliser le démaquillant yeux bio de coslys ou l'eau micellaire et surtout d'utiliser des carrés démaquillants lavables en molleton de coton bio

Produits écologiques Preserve en pots de yaourts recyclés

Le matin dans sa salle de bain on peut désormais se brosser les dents avec une brosse à dents recyclable 100 % made in plastique pots de yaourts recyclés. Joindre les gestes quotidien à sa conscience de préserver notre planète. On peut même engager la conversation avec ses enfants, l'air de rien, au dessus du lavabo : "Et tu sais ce qu'ils font avec ton pot de yaourt ? " Chez Preserve les ressources sont sacrées : on ne puise pas dans les ressources non renouvelables pour fabriquer des produits du quotidien, on invente, on recycle. Le plastique consomme à lui semble 9 % du pétrole mondial. Recycler le plastique des pots de yaourts c'est réduire la dépense au pétrole et au gaz naturel et c'est s'inscrire dans un circuit d'éco conception : cradle to cradle. Les produits issus de plastique recyclé, sont à leur tour à nouveau recyclables. Chez Abonéobio on adore ! Les produits PRESERVE sont jolis, pratiques, robustes, bien conçus et en plus ils donnent du sens à notre consommation ! Découvrez notre gamme PRESERVE : la brosse dent souple pour toute la famille, le rasoir jetable recyclable mixte (doux aussi pour les femmes), la recharge lames rasoir (compatible aussi pour les rasoirs jetables gillettes, sensor, ...), la brosse dent bébé qui fait aussi brosse à dents enfant jusqu'à 8 ans, ...

produits écologiques preserve chez aboneobio
Pas besoin de renoncer au plaisir des yeux, au coté ergonomique, ces produits recyclés (et recyclables !) sont aussi performants que les équivalents auxquels vous êtes habitués. Personnellement j'utilisais la gamme Inava 20 100ème pour ne pas avoir les gencives qui saignent. Désormais j'utilise la brosse dents ultra souple Preserve et le dentifrice Coslys gencives sensibles et en alternance le dentifrice Coslys dents blanches. Je n'ai pas de souci et le dentiste confirme ! Avec le sentiment d'agir au quotidien pour une consommation plus responsable. Pourquoi pas vous ?

Voir la gamme PRESERVE en vente chez aboneobio.com :

Bien choisir son gel douche

Que l'on soit du soir ou du matin, le passage à la douche reste incontournable. Alors comment choisir son gel douche pour un geste quotidien qui n'est pas anodin ? Si les prix peuvent varier, c'est du coté des compositions qu'il faut s'arrêter. Pour éviter de se laver le corps avec du pétrole autant bien regarder les étiquettes ! L'offre de gel douche bio permet aujourd'hui de laver et d'hydrater sainement son corps tout en gardant le plaisir des textures et la douceur des parfums. Petit guide pour vous aider à bien choisir votre gel douche :

bien choisir son gel douche bio

De quoi se compose un gel douche ?

L'ingrédient principal d'un gel douche reste l'eau (souvent 80 %, voilà pourquoi un gel douche est composé de 10 % d'ingrédients bio), qui peut être remplacée par de l'eau florale chargée de principes actifs (ce qui augmente le pourcentage de bio dans la formulation). On y ajoute un ou plusieurs agents lavants (tensio actifs) qui vont venir se mélanger à d'autres composants (en moussant d'ailleurs plus ou moins), utiles pour nettoyer, mousser, émulsifier (et parfois décaper, ce qui n'est évidemment pas souhaitable !). Il existe plusieurs catégories de tensio actifs :

  • - les tensio actifs anioniques : détergents, moussants, décapants aussi !. Regardez sur vos étiquettes, le Sodium lauryl sulfate, irritant, est le plus répandu car il est bon marché. Si vous voyez "Sodium laureth sulfate" c'est sa forme ethoxylée (certes mieux toléré par la peau mais avec un processus de fabrication polluant)
  • - Les cationiques : réputation d'irritants. On les retrouve surtout dans les shampoings et après shampoings du fait qu'ils se fixent sur la kératine du cheveux et confèrent des propriétés antistatiques. (attention aux ammoniums quaternaires : quaternium, polyquaternium...
  • - les tensio actifs non ioniques : ils ont pour avantage d'être bien tolérés par la peau mais par contre ils moussent peu et le consommateur habitué à une mousse (chimique) abondante peut être déstabilisé (rappel la mousse ne lave pas !) Leur nom comprend "glucoside" (cocoglucoside, decylglucoside...) obtenus à partir de sucres renouvelables (amidon, saccharose, glucose, ...)
  • - Les amphotères à la fois moussants, détergents et même antistatiques. A privilégier le Cocamidopropyl betaine (dérivés de la bétaïne) bien toléré par la peau mais reste un ingrédient cher, d'où le fait d'être présent uniquement dans un gel douche bio de qualité (cf la gamme de gel douche et shampoing douche bio Coslys disponible dans la boutique d'aboneobio).


gel douche bio coslys huile olive pompe 1 litre

Dans les gels douche, d'autres ingrédients peuvent faire la différence : - les conservateurs - des parfums (naturels, bio, synthétiques, ...) - des colorants - des agents hydratants : huiles végétales (jojoba, coco, olive ...), aloe vera, glycérine, ...

Alors un gel douche ou un shampoing douche ? Tout dépend du volume de la chevelure et des habitudes de chacun. Disons qu'un vrai shampoing bio contient des ingrédients spécifiques pour de meilleurs résultats sur les cheveux. Le conseil d'aboneobio : alterner un shampoing avec un shampoing bio cheveux normaux et un shampoing traitant (shampoing cheveux gras ou shampoing cheveux secs) (classé 1er, meilleurs cosmétiques 2011-observatoire des cosmétiques), et un shampoing douche pour le sport, la piscine, le week end, ...(voir notre gamme : shampoing douche coslys, fruits rouges, marines (classé 2ème du classement des meilleurs cosmétiques 2011), ou céréales). A éviter le savon comme gel douche quotidien, car il attaque la barrière hydrolipidique de la peau (protectrice), qu'il soit en dur ou liquide, enrichi ou pas.

Et il est bon de rappeler qu'une douche par jour suffit normalement (sauf en cas de pratiques sportives ). Et pour préserver notre budget et réduire les emballages, ayons le réflexe d'acheter du gel douche en 5 litres pour partager en famille un seul cosmétique bio.

La croissance de cosmétiques bio est elle durable ?

Le bio est en forte progression. Selon la dernière étude de marché Deloitte le marché des produits de beauté bio et naturelle progresse de 25 % chaque année depuis 2005. De 350 millions d'euros en 2011 il devrait passer le cap des 500 millions d'euros en 2015. Si les cosmétiques bio ne représentent que 2% en part de marché des cosmétiques (3.3 % estimés en 2015), la France conforte sa 2ème position sur le marché européen, après l'Allemagne. Désormais le secteur est entré dans une phrase d'expansion : à coté des PME pionnières (Coslys, phyt's ...) et des groupes internationaux (Weleda, Hauschka, Logona, ...), d'autres acteurs arrivent depuis 2005. Des nouvelles marques bio, des marques distributeurs bio (MDD bio : Carrefour Agir bio, U bio ), des groupes cosmétiques conventionnels qui veulent prendre la vague verte en développant une gamme bio (Culture bio Yves Rocher, ...), ou en déclinant une gamme existante en version bio (L'Oréal avec Ushuaia bio, Garnier bio Active, ...) ou encore en rachetant des start-up (L'Oréal a racheté Sanoflore et Body shop, Clarins a racheté Kibio, l'Occitane est entrée au capital de Melvita, YSL Beauté avec la gamme bio de Stella Mc Cartney, ...). C'est à la fois plus de gammes bio et plus de canaux (fin 2010 on comptait plus de 500 distributeurs de beauté bio). Après avoir été limité aux magasins spécialisés, la bio est entrée dans les parapharmacies et les grandes surfaces (GMS) : désormais les français y côtoient des marques connues, déclinée en version bio (Mixa Bio, Narta Bio, ...). La démocratisation de l'accès aux produits de soins et d'hygiène bio a permis en 2010 à 26 % des français d'acheter au moins un cosmétique bio

aboneobio : produits de cosmétique bio

Ce marché en plein boom va t il continuer à croitre ?
Oui car le marché profite de leviers de croissance intéressants : la préoccupation pour l'environnement et le développement durable, la quête d'un bien être et d'une santé préservée, un accès à des produits facilité via une distribution structurée. A condition toutefois de lever certains freins : le prix, le marketing abusif, les doutes sur l'efficacité des produits, la perte de crédibilité d'un bio qui se rapprocherait trop des codes de la cosmétique conventionnelle.

Plus d'offres et plus d'acheteurs, répartis en 2 grandes catégories selon Deloitte :

  1. Les verts foncés : consom'acteurs engagés, connaisseurs. Ils apprécient les certifications poussées. Fidèles à une offre cohérente et sincère. Le bio les protège. Ils sont rassurés par la certification de la chaine de production, la démarche RSE. Ce marché de niche devrait connaitre une croissance moindre. La qualité de la formulation bio (% d'ingrédients certifiés, ...) et choix d'une distribution spécifique en boutiques ou moyennes surfaces spécialisées bio resteront des points importants pour les séduire.
  1. Les verts clairs  : consommateurs occasionnels, nouveaux accédants à la bio, mélangent parfois le bio et le naturel. Segment à forte croissance attendue. A condition de rassurer sur l'efficacité des produits, démontrer les bénéfices, travailler les textures, développer des parfums agréables, opter pour un packaging séduisant, bien positionner le prix et offrir une part de rêve. Pour les entreprises qui chercherait à entrer sur ce marcher, Deloitte entrevoit 2 positionnements : le luxe bio (où le bio adopte les mêmes codes que le mode du luxe (mode, ...) et le bio accessible (un produit à un prix accessible et une vente via la GMS)



En résumé, quels sont les enjeux pour perdurer sur ce marché selon Deloitte ?

  • se différencier, en se démarquant par le produit, la marque et la distribution (avec aboneobio, la différenciation porte sur le mode abonnement bio). Afficher clairement un avantage concurrentiel différenciant.
  • réussir à convaincre : cibler soit les "verts foncés", soit les "verts clairs". Rassurer sur l'efficacité des produits, donner à percevoir la sincérité de la démarche. L'engagement de la marque au delà du bénéfice produits est aussi importante (démarche RSE, responsabilité sociétale de l'entreprise)
  • plaire : l'univers de la marque est là pour véhiculer cette part de rêve

Etude Deloitte sur le marché des cosmétiques

Source étude Deloitte "Produits de beauté bio : croissance durable", consultable sur calaméo

Pensez vous qu'Abonéobio avec ses paniers bio de cosmétiques a ses chances pour percer sur ce marché ?

Dans le ELLE portrait de Laurence Abonéobio

Le magazine Elle publie régulièrement des portraits d'entrepreneurs au féminin. Dans l'édition ELLE du 09 mars 2012, vous pourrez découvrir Laurence fondatrice d'Abonéobio installée près d'Angers : "la plupart du temps ce sont les femmes qui sont chargées de faire les courses pour toute la famille. Je voulais les libérer de ce poids là, les inviter à donner du sens à leurs achats mais aussi les alerter sur les dangers des substances chimiques contenues dans la plupart des produits de beauté, comme le paraben. C'est du poison invisible ! " Un article signé Cécile Faver

laurence aboneobio dans le ELLE

Merci à Jean Christophe Leroux photographe de talent sur Nantes, pour ce joli portrait !

Corrections : je ne vend pas de fruits et légumes mais uniquement des cosmétiques bio et des produits d'entretien écologique pour la maison à l'unité, en pack et en abonnement ! et je ne serais pas présente à la foire Expo, puisque cette année il n'y a pas de partie dédiée à l'Eco Attitude

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