Abonéobio : Le blog du bio

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Samedi 27 août 2016

Mot-clé - cosmétiques bio

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Les cosmétiques bio et naturelles toujours au top

hs120s.jpgPas bonne presse, la cosmétique bio?
Vous devriez vous jeter sur ce nouveau hors série “cosmétiques naturelles” du magazine 60 millions de consommateurs ! Dans un dossier qui répond en quelques points à toutes les interrogations sur le bio, le magazine indépendant et au service des consommateurs décrypte les usages de nombreux produits cosmétiques, bio ou conventionnel, luxe ou entrée de gamme et leurs étiquettes.

Pour abonéobio, le verdict est sans appel : vive la cosmétique bio!

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Les promesses un peu trop chimiques de la Dermocosmétique

sensitive-skin.jpgIl n’est pas toujours évident de trouver des soins quand on a la peau très fragile ou que l’on affronte une longue maladie. Certains fabricants de cosmétique surfent sur cette nouvelle tendance de produits d’hygiène et de soin spécialement formulé pour les peaux très fragiles, sèches, à tendance allergique (atopique) et ont donné naissance à la Dermocosmétique!

Parmi les leaders de la dermocosmétique on ne retrouvera que des marques vendues en pharmacie ou parapharmacie, des marques recommandées par des dermatologues souvent. Mais bio, rarement.

Or, quand on subit la maladie, son traitement, ou que sa peau est sujette aux inflammations, on est en droit de se poser la question de l’innocuité de ces nouveaux produits, développés dans les mêmes laboratoires qui proposent des produits encore plein d’irritants.

Qu’est ce que la dermocosmétique?

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Quels sont vos produits bio préférés? l'équipe d'Abonéobio dévoile sa sélection

Mes produits préférés, ou le choix de la “rédaction”!

Abonéobio a toujours choisit de travailler avec des producteurs engagés pour un développement durable. Cependant, on aime les produits vendus sur le site au-delà de l’aspect responsabilité environnementale ou sociétale : on aime aussi parce que les produits sont agréables à utiliser, efficaces et répondent à nos besoins. Petit tour de table!

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Quels sont les produits préférés sur abonéobio en 2015

Fin d’année oblige, c’est aussi l’heure de faire un petit bilan de ce que vous avez aimé, sur le blog, mais aussi sur la boutique abonéobio! Nous avons donc repris les compteurs et voici les 10 produits que vous avez commandé le plus souvent sur le site

Notre vainqueur toute catégorie, arrivé loin devant les autres produits est la lessive liquide écologique Etamine du Lys. On suppose que vous aimez cette lessive au parfum délicat de lavande et son conditionnement en bidon de 5L qui permet de faire autant d’économie de plastique que de transport, ce qui se ressent naturellement sur le prix de ce produit. Economique et écologique, donc, la lessive liquide est la championne toute catégorie des ventes en 2015!

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Produits sans allergènes : limiter les risques et faciliter la vie des consommateurs

allergie-jagis.pngEn 2010, environ 30% de la population française est touchée par une allergie. En 2050, l’OMS estime qu’une personne sur deux, à l’échelle mondiale sera affectée par au moins une maladie allergique. Quelle soit de contact (réaction allergisante ou urticante), alimentaire ou auto-immune, les allergies sont un véritable problème pour les personnes atteintes, souvent obligées de surveiller la composition des produits qu’elles utilisent ou consomment.

Qu’est-ce qu’un allergène ?

Un allergène est une substance capable de provoquer une réaction anormale et excessive du système immunitaire chez un sujet sensibilisé lorsqu'il est à son contact (le plus souvent par contact avec la peau, inhalation, ou ingestion). Les allergies font partie de ces maladies chroniques, dont la médecine sait parfois soigner les symptômes mais ne peut pas traiter les causes qui peuvent être environnementales, et toujours externes à l’organisme.

Le bio et les allergènes

Si la pétrochimie et la synthèse produisent de très nombreux allergènes n’oublions pas que les premiers allergènes mis en cause sont des pollens ou des moisissures (des champignons)! Venin de serpents ou d’insectes, plantes urticantes, la nature apporte son lot de composés allergisants. Ainsi les produits bio ne sont pas exempts d’ingrédients potentiellement allergisants. Les huiles essentielles (H.E.), parce qu’elles sont un concentré d’actifs issus de la nature, sont des allergènes probables régulièrement pointées du doigt. De nombreux produits bio, écologiques ou naturels, emploient volontiers des HE pour leurs différents pouvoirs : apaisant, dégraissant, parfumant, pour ne citer qu’eux, ainsi que leur mode de production respectueux d’une agriculture biologique. Par ailleurs, certains fabricants les recommandent même pour lutter contre certains allergènes tels que les acariens ou les moisissures. Or, utilisée en aérosol, et donc en suspension dans l’air, les HE libèrent un COV (composé organiques volatil) qui peut être irritant pour les bronches. Elles peuvent ainsi potentiellement aggraver les symptômes d’asthme.

1228508898.jpgA l’écoute, les marques bio ont rapidement compris la véritable attente des consommateurs concernant les allergènes. Sur le terrain alimentaire, les premières marques sans gluten ou sans lactose sont bio. Pour la détergence et la cosmétique, les allergènes les plus présents sont des molécules naturellement présentes dans les parfums. Pour les fabricants, il s’agit alors de repenser la composition des produits : plus simple, avec peu ou pas de parfums, et en évitant des ingrédients sensibilisants tel que glycol (PEG), alcool, enzymes, chlore ou certains conservateurs tel que ceux de la famille des thiazolinones. Parallèlement, les laboratoires ont recherché des solutions pour proposer des produits dont les textures et les parfums restent agréables. Outre la gamme Dermo d’Etamine du Lys, lessive et produits d’entretien courant spécialement formulée pour répondre aux besoins des personnes allergiques, de nombreux produits cosmétiques et ménagers vendus sur abonéobio.com ne contiennent pas d’allergènes étiquetables, comme la gamme bébé ou les savons de Marseille.

L’étiquetage : un support essentiel

En France, l’étiquetage des allergènes est obligatoire pour les aliments mais également pour les produits cosmétiques et détergents. Concernant ces derniers, une directive européenne impose l’étiquetage de 26 allergènes parfumant utilisés (voir tableau) :

  • Dans les produits non rincés (parfums, crèmes, huiles, lotions) : dès que le taux est supérieur à 0.001%
  • Dans les produits rincés (gels douches et les shampoings, savons et produits détergents) : si ces allergènes sont présents à un taux supérieur à 0.01%

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Le terme hypoallergénique fait référence à un produit spécialement formulé pour minimiser les risques d’allergies liés à son utilisation. Pour pouvoir utiliser ce terme sur l’emballage d’un produit, les industriels doivent effectuer un test normé validant la tolérance.

sans_gluten.pngL’Association Française Des Intolérants au Gluten (AFDIAG) délivre un logo qui garantit un produit fini « non contaminé » dont la teneur en gluten résiduel ne peut dépasser 20 mg/kg . Les résultats sont à réaliser par le producteur et à soumettre à l’AFDIAG avant toute nouvelle commercialisation et au minimum une fois par an. À réception, ces analyses font l’objet d’un contrôle de l’AFDIAG qui a missionné une société experte en gestion de la sécurité alimentaire à cet effet.

La marque l’Arbre vert appose sur certains de ces produits la certification « Allergènes contrôlés» délivrée par l'ARCAA (Association de Recherche Clinique en Allergologie et en Asthmologie). Cependant, comme tout processus de labellisation, ce logo a un coût que ne peut se permettre toutes les entreprises, notamment en bio. De plus, il s’agit d’une démarche récente (depuis 2014), de nombreux produits sans allergènes ne portent pas forcément ce logo et sont pourtant tout à fait respectueux de la sensibilité des personnes allergiques.

Apprendre à reconnaître une réaction allergique

Comment faire la différence entre un rhume, une intoxication alimentaire et une allergie? Voici quelques clés : - Identifier un terrain atopique : si d’autres personnes de votre famille présentent déjà des allergies; - Définir les circonstances de déclenchement des symptômes : un aliment, la saison, etc. -S’interroger sur notre environnement et nos modes de vie : mon habitat est-il pollué, quels sont les produits que j’utilise, mon alimentation, le tabagisme (actif ou passif).

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Dès qu’une personne prend conscience de ses symptômes, elle doit consulter son médecin traitant afin de vérifier qu'il s’agit d’une allergie. Ce dernier l’orientera vers un allergologue qui confirmera ou non l’allergie et prescrira un traitement adapté et l'aidera à agir en adoptant de bons réflexes.

Confusion des genres

Nous avons remarqué, sur abonéobio.com, que vos questions concernent les allergènes possibles, notamment le glutamate présent dans certaines formules des produits Coslys. Le glutamate monosodique (GMS) responsable de réaction allergique est uniquement un produit alimentaire. Bien que le terme Glutamate puisse être visible dans la liste des ingrédients de certains produits Coslys, il n’a aucun lien avec le GMS. De plus le produit Coslys n’a pas vocation à être ingéré. Pour le moment, il y a peu, voire aucun, exemple d’allergène alimentaire qui provoquerait d’autres réactions allergiques, du type allergie de contact ou respiratoire. En cas de doute, il vaut mieux consulter un allergologue.

logo_sans_allergene_aboneobio.PNGOutre apprendre à décrypter les étiquettes, les personnes concernées par une allergie peuvent utiliser des applications mobiles, comme Kwalito (alimentaire uniquement), qui les aidera dans leurs choix de consommation. Par ailleurs, nous avons mis en place sur abonéobio.com un logo qui vous permettra de reconnaître tous les produits sans allergènes étiquetables selon la réglementation en vigueur. Que ce soit pour nettoyer la maison ou prendre soin de la peau de bébé et des vêtements de toute la famille, abonéobio.com souhaite rendre plus accessible ces produits souvent recherchés et difficiles d’accès pour qui ne connaît pas les dénominations chimiques.

Les perturbateurs endocriniens coûtent entre 150 et 206 milliards d'euros par an

perturbateur-endocrinien-things.jpgUne nouvelle série d’études scientifiques publiées ce jour dans le Journal of Clinical Endocrinology and Metabolism de l’Endocrine society montre que l’exposition des populations européennes à des perturbateurs endocriniens est la cause de nombreuses pathologies dont le coût vient d’être estimé entre 150 et 260 milliards d’Euros par an par les chercheurs. __ Perturbateurs Endocriniens, une menace invisible mais bien réelle pour la santé__

Les Perturbateurs Endocriniens, plus couramment dénommés PE par les connaisseurs, sont des substances chimiques qui interfèrent, comme leur nom l’indique, avec l'action des hormones. Malheureusement, les perturbateurs endocriniens sont désormais présents, cachés dans tout notre quotidien et ne provoque pas de réactions “allergiques” visibles immédiatement. C’est cet effet pervers, et sur le long terme, que les chercheurs et les associations souhaitent dénoncer pour alerter des risques pour notre santé

En effet, les perturbateurs endocriniens se retrouvent aussi bien dans les aliments (résidus de pesticides ou aspartame comme sucre de substitution), mais aussi dans les contenants alimentaires en en plastique ou aluminium (avec le très connu Bisphénol A ou BpA), les meubles, les jouets, les tapis (phtalates), des matériaux de construction et des produits cosmétiques (comme l’aluminium ou les parabènes). Les PE entrent dans le corps des humains et de la faune par la poussière ou à travers la chaîne alimentaire, par effet de bioaccumulation, cet effet pervers qui concentre les polluants et les molécules chimiques au sommet de la chaîne alimentaire.

Evaluer pour faire réagir

perturbateurEndocrinien.jpgLes problèmes de santé sont bien souvent pris en compte ou remarqués dès que leur coût est estimé. Ainsi, des chercheurs ont récemment étudié le coût de l’action des perturbateurs endocriniens. Les chercheurs ont utilisé des études épidémiologiques et toxicologiques pour évaluer le coût économique des pathologies qu’ils jugent liées à l'exposition aux PE (infertilité masculine, anomalies congénitales, obésité, diabète, maladies cardiovasculaires, troubles neurocomportementaux et de l'apprentissage, ou le cancer…). Ce coût pour la société est estimé entre 150 et 260 milliards d’Euros par an, soit entre 1.2% et 2% du PIB de l’Union Européenne !

Les auteurs de l’étude sont parmi les spécialistes les plus compétents au monde de cette question des perturbateurs endocriniens : Leonardo Trasande, R. Thomas Zoeller, Ulla Hass, Andreas Kortenkamp, Philippe Grandjean, John Peterson Myers, Joseph DiGangi, Martine Bellanger, Russ Hauser, Juliette Legler, Niels E. Skakkebaek, Jerrold J Heindel.

« Alors que de nombreuses enquêtes démontrent l’exposition des populations aux PE, cette étude apporte une preuve supplémentaire de la nécessité d’une action préventive forte pour se prémunir des risques des perturbateurs endocriniens en Europe. » Déclare François Veillerette, porte-parole de Générations Futures et co-auteur du livre Perturbateurs endocriniens, la menace invisible. «Il faut donc que l’Union européenne adopte des critères protecteurs pour définir les perturbateurs endocriniens qui devront être exclus dans le cadre du Règlement 1107/2009 sur les pesticides (définition de l’OMS et création de 3 catégories : PE confirmé, suspecté ou potentiel). Ces critères s’étendront également aux autres législations concernées (REACH, biocides…). Par ailleurs aucune modification des dispositions existantes dans les législations européennes sur les biocides et les pesticides ne doit intervenir si l’on veut vraiment protéger la population européenne des risques liés au PE. »

Pour le moment, le meilleur moyen de se prémunir contre les perturbateurs endocriniens reste un mode de vie “bio”, comme on le prône sur abonéobio.com, qui a toujours alerté sur ces sujets de santé publique : - manger des produits cultivés sans pesticides, - utiliser des cosmétiques bio , - faire un ménage écologique et notamment la pâte verte multi-usage de Brunort (qui est par ailleurs en promo en ce moment), -rester informé sur la provenance et de la composition de ce que l’on achète. Pour proposer des produits les plus respectueux des hommes et de la planète la société Comptoir des Lys (Coslys, Etamine du Lys) a demandé à tous ses fournisseurs d'emballages plastiques, des certificats attestant de la non-présence de perturbateurs endocriniens dans leurs flacons. Banniere_Coslys.jpg

Le Guide des Meilleurs Cosmetiques 2015 2016 est disponible

Guide-Meilleurs-Cosmetiques-2015-2016.jpgLaurence Wittner et Hélène Le Héno reviennent avec la dixième édition de leur guide sur les cosmétiques.

Véritable bible des beauty addict, il est depuis 2004 le guide de référence pour acheter ses cosmétiques sans se tromper : le seul qui soit élaboré, en totale indépendance, uniquement par des professionnels (et non des jurys de consommateurs) et qui prenne en compte tous les secteurs de la cosmétique sans exception (tous réseaux de distribution, tous labels). Les précédentes éditions avaient déjà été saluées par les professionnels comme par le grand public pour leur sérieux et leur crédibilité.

Des choix rigoureux effectués dans une sélection très large de cosmétiques

Pour cette nouvelle édition, 8033 produits de 555 marques ont été évalués. Pour chacune des 165 catégories de cosmétiques (gels-douche, soins visage pour tous les types de peaux, du corps et des cheveux, déodorants, produits d'hygiène, solaires, maquillage… bébés, jeunes enfants, femmes, hommes…), seuls les cinq premiers sont recommandés par les experts. Pour le premier d’entre eux, une explication de ce qui l'a porté sur le podium est proposée. Le lecteur peut ainsi comprendre ce qui fait son intérêt. Un zoom est également fait sur le produit classé premier sans tenir compte du critère prix, pour distinguer les cosmétiques les plus qualitatifs. L'intérêt du Guide des Meilleurs Cosmétiques est qu'il s'intéresse, depuis l'édition 2009, de manière égale aux cosmétiques certifiés bio qu'aux conventionnelles. Cette évaluation équitable a permis, depuis la première édition du guide, de démontrer qu'en termes d'efficacité et de plaisir d'utilisation, les cosmétiques bio n'ont rien à envier!

lait-corporel-bio-coslys.jpg Pour rappel, les produits Coslys, disponible sur Abonéobio sont chaque année mis en avant dans le palmarès des Meilleurs Cosmétiques. L'édition 2015-2016 a notamment sélectionné pas moins de trente référence de la marque __Coslys__ dont : -la crème de lait pour le corps -le shampoing à la kératine

Alors que le magazine 60 millions de consommateurs vient de publier un avis négatifs contre de nombreux produits cosmétiques pour bébés, dont les formules ne sont pas exemptes de perturbateurs endocriniens, la gamme bébé à l'abricot de Coslys est sans allergènes, sans huile essentielle et formulée avec un minimum d’ingrédients strictement sélectionnés pour convenir à la peau des bébés.

coslys-shampooing-keratine-250ml.jpg Des classements établis par un jury d’experts professionnels et indépendants de toute marque et tout laboratoire cosmétiques et membres de L’Observatoire des Cosmétiques : cosmétologue, dermatologue, pharmacien, formulateur, parfumeur, kératothérapeute, esthéticiennes, coiffeurs… Cette sélection des meilleurs produits basée sur des critères professionnels permet d’obtenir une vue d’ensemble la plus complète d’un cosmétique :

  • intérêt et efficacité de la formule
  • tolérance cutanée
  • sécurité
  • plaisir d’utilisation
  • conformité de l’étiquetage à la réglementation
  • rapport qualité/prix.

Guide des Meilleurs Cosmétiques 2015-2016 recommandés par L'Observatoire des Cosmétiques, de Laurence Wittner et Hélène Le Héno, éditions Médicis 241 pages en couleur -› disponible en librairies et sur Interne, PVC 21,90 € , -› Pour le commander en ligne (19,06 €)

L’association Cosmébio change de visage.

Cosmébio, le logo bien connu de nos produits préférés est avant tout une association qui garantit l’engagement des marques et le contenu des produits que nous achetons. Comme toutes associations, le directoire est soumis à un vote, et en juin dernier, Samuel Gabory, président de Nature & Stratégie a passé le relais à Romain Ruth, président de Florame. Pour abonéobio, c’est l’occasion de faire une petite interview croisée de ces deux personnalités du monde du bio, de constater leur engagement et leur passion pour le bio et le savoir faire français.

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Bonjour Messieurs, avant toute chose pouvez-vous nous rappeler vos parcours ?

Samuel Gabory (président de Nature et Stratégie) Je dirige depuis une vingtaine d’année les laboratoires Alvend du groupe Nature & Stratégie, qui participe dès 2001 au cahier des charges de la cosmétique bio, c’est à dire dès l’origine du label.

RomainRuth_President_COSMEBIO.jpg Romain Ruth (président de Florame) J’ai un parcours étonnant, car j’ai été avocat pénaliste pendant 7 ans au barreau de Paris. Cela faisait longtemps que donner un autre sens à ma carrière me démangeait et j’ai rejoint Florame, pour arriver à la présidence. Je connaissais bien la Provence où ma famille avait développé de longue date une activité de savonnerie naturelle. C’est d’abord par ce biais que j’ai été témoin de l’évolution de la cosmétique : du savon sans graisse animale à la cosmétique naturelle pour aller vers les exigences de la cosmétique  biologique. "

'' Qu’est-ce qui vous a poussé à créer ou intégrer l’association Cosmébio ?''

samuel-gabory2_1.jpg Samuel Gabory Avant les années 2000, on pouvait parler de cosmétique naturelle, végétale et respectueuse de l’environnement, sur un plan marketing, sans pour autant avoir de bonnes pratiques environnementales. Il n’y avait aucun « cadre ». Avec 10 autres sociétés pionnières nous avons décidé d’y remédier, de créer un cadre règlementaire avant que l’administration ne le fasse. Or c’est actuellement en cours, 12 ans après, les premières « normes » vont arriver. Les objectifs premiers étaient à la fois le souhait d’imposer une équité sur le marché de la cosmétique bio, afin que les professionnels engagés se « battent » avec les mêmes règles, mais également de favoriser les rencontres afin d’échanger régulièrement entre professionnels ayant les mêmes motivations.

Romain Ruth L’adhésion à l’association Cosmébio était pour moi logique. Florame est l’un des fondateurs de la charte Cosmébio, en 2002. Le directeur scientifique de Florame – sans vouloir mélanger les genres – Laurent Lefaucheur a notamment été rédacteur du référentiel cosmétique naturel dont Cosmébio assure aujourd’hui le respect. J’ai découvert une association qui est riche de ses adhérents, aux profils et horizons très différents. Je pense notamment à Claudie Ravel qui s’occupait précédemment de Daniel Hechter ou Laurent Berli qui vient de l’industrie pharmaceutique lourde.

Depuis 4 ans en tant que Président de l’association Cosmébio, ou que vous êtes membres de l’association Cosmébio, quelles sont les actions dont vous pouvez targué d’avoir menée à bien ?

Samuel Gabory Pour moi l’action la plus forte est la mise en place de travaux par commission. Jusqu’à un certain point le Conseil d’Administration, de 15 personnes, décidait de tout, mais Cosmébio compte actuelle près de 400 adhérents. Il était donc nécessaire de revoir notre façon de faire et de permettre à chacun de s’impliquer avec sa sensibilité et ses compétences. Les commissions étudient et travaillent sur différents thèmes, ce qui permet de mieux structurer l’association, en lui donnant plus d’expertise et de la légitimité. Actuellement, il y a 4 grandes pôles de travail que sont : - la commission technique - la commission éthique et juridique, et je souhaite souligner l’importance du volet juridique qui n’est que le prolongement logique d’une éthique à respecter, mais aussi qu’il faut contrôler. -la commission communication, interne et externe, qui agit pour promouvoir le label et la reconnaissance du logo Cosmébio -la commission internationale, pour développement de l’association et du label à l’étranger.

Romain Ruth Personnellement, je n’ai rien fait tout seul, c’est la chance de Cosmébio de fonctionner avec plusieurs commissions. De part mon parcours professionnel, comme indiqué précédemment, je me suis naturellement impliqué dans la commission éthique et juridique. Cosmébio avait besoin d’un « œil professionnel » ce que j’ai été, car passionné de droit ! J’ai trouvé particulièrement intéressant que Cosmébio s’ouvre à toutes les dimensions du Développement Durable – ce terme étant de plus en plus galvaudé – pour y intégrer en plus du commerce équitable et de la biodiversité, qui en sont les premières composantes, le social mais aussi le respect du patrimoine. La diversité des profils au sein de l’association Cosmébio permet véritablement de bénéficier des expertises de chacun. Il ne faut pas oublier que Cosmébio est une association fondée pour la mise en œuvre d’un référentiel pour plus de clarté. Il y a encore 10 ans, certaines cosmétiques se revendiquaient bio alors que cela n’était pas du tout le cas, ce qui posait une problématique juridique vis à vis de la répression des fraudes car il y avait là, tromperie du consommateur.

Est-ce qu’il y a une volonté de démocratiser le label Cosmébio en approchant d’autres professionnels ou attendez-vous de vos confrères de la pro-activité pour rejoindre l’association et ses engagements ?

Samuel Gabory Je dirais qu’il y a un peu des deux, car l’association souhaite fédérer un maximum de professionnels qui s’engagent. Ainsi l’association Cosmébio est présente et participe aux Salons professionnels, avec des stands et nous nous rendons toujours disponibles, mais nous n’irons pas faire de mailing pour « recruter ».

Romain Ruth L’association Cosmébio a suscité pour les acteurs de la cosmétique une vraie adhésion pour arriver à 400 adhérents à ce jour, ouvrir plus encore n’est peut-être pas le plus pertinent. Même si nous devons rester ouverts, dès lors qu’il y a une volonté engagement, l’association n’a pas vocation à faire des publicités pour se démocratiser puisqu’elle l’est déjà.

Pensez-vous que le label Cosmébio est bien identifié auprès des consommateurs, notamment comme un gage de qualité écologique ou de responsabilité dans son ensemble ?

Samuel Gabory Je sais que le logo est globalement bien connu des consommateurs. Mais il reste encore à faire. Selon une étude que nous avons commandée à l’institut IPSOS et menée en septembre 2011 sur un panel de 600 femmes, 93% des consommatrices bio (échantillon 100) reconnaissaient le label BIO. A contrario, la proportion tombe à seulement 57% pour les consommatrices de cosmétiques conventionnels (échantillon : 500).

Romain Ruth Pour les consommateurs comme les professionnels, il y a des pionniers qui ont permis très vite d’identifier le label Cosmébio. Popularisé par des marques « bionatives » comme Melvita, Coslys, Sanoflore, Florame et bien d’autres, même sensibilisées plus tard. Mais le grand public reste à conquérir, et pour cela il y a beaucoup de pédagogie à faire.

A vos avis, quels sont les champs d’action où Cosmébio peut agir et faire changer les choses ?

Samuel Gabory Je pense qu’il faut continuer sur la reconnaissance du label comme une alternative sérieuse et crédible face aux cosmétiques conventionnelles. Le label Cosmébio n’est pas seulement une certification d’un produit, mais un engagement total de l’entreprise qui reconnaît sa responsabilité envers les hommes et leur environnement.

Romain Ruth Les champs d’action de Cosmébio sont multiples mais, pour moi, le plus important c’est de continuer à populariser l’action de l’association : communiquer et agir pour que les consommateurs comprennent la différence entre la cosmétique bio et la cosmétique conventionnelle. La différence concrète, s’entend. Le bio change le paysage à plus d’un titre : faire pousser des fleurs, les récolter pour les intégrer dans une formule respectueuse du corps humain est très différent de la synthétisation d’une matière parfumante, saturée de pétrochimie. De la même manière, l’émotion suscitée par un champ de lys cultivé de manière biologique n’est pas la même face à des serres où peinent 3 malheureux papillons et les fleurs sont aspergées des pesticides ! C’est une vision qui n’est pas encore assez partagée. Et la communication est une forme de combat. A titre personnel, j’y crois beaucoup !

Impression

Cosmébio est une association française de marques françaises, pour le moment, mais sa renommée dépasse nos frontières, quelle est la part de marques étrangères?

Samuel Gabory Sur environ 400 adhérents, 10% seulement des entreprises ont des sièges sociaux à l’étranger. Mais sur ces 10%, 98% sont considérées comme des cosmétiques françaises car approvisionnées ou fabriquées en France. Concernant l’international, les avis sont partagés chez Cosmébio, qui propose une cosmétique bio et naturelle à la française. Mon avis personnel est que Cosmébio n’a pas vocation à devenir une norme mondiale ou « mondialisée », surtout. Par contre, le label doit être reconnu comme un véritablement engagement de la cosmétique française, car les ingrédients sont soigneusement contrôlés, et le savoir faire y est très précieux. Si le label Cosmébio était utilisé partout dans le monde, nous ne pourrions maintenir le niveau de traçabilité et de qualité que nous avons atteint, et donc la qualité finale des produits pourrait baisser. Or le niveau d’exigence que nous avons défini et affiné depuis la création de l’association ne doit pas être galvaudé.

Romain Ruth Je crois qu’il y a 2 points de vue  concernant l’international. L’association Cosmébio est donc à majorité française, et promeut une excellence de la cosmétique française. Cette coloration majoritaire française n’a pas d’incidence positive ou négative pour l’exportation, mais il faut avouer que le made in France est perçu comme un gage de qualité. La commission internationale a notamment pour travail celui de sensibiliser et d’éduquer les consommateurs et les professionnels étrangers. Ce sont eux qui vont « porter la bonne parole » du label BIO à l’étranger. On sait que chaque pays fait du bio tel qu’il l’entend, et le terme anglo-saxon « organic » n’est pas égal au bio tel que nous le connaissons en France. C’est une vocation forte, et un service que rendent les adhérents, pour promouvoir une cosmétique biologique française à l’international.

Samuel Gabory : En tout cas, je suis persuadé et heureux qu’un nouveau président avec une telle ouverture d’esprit ait été élu pour continuer le travail entrepris.

La croissance de cosmétiques bio est elle durable ?

Le bio est en forte progression. Selon la dernière étude de marché Deloitte le marché des produits de beauté bio et naturelle progresse de 25 % chaque année depuis 2005. De 350 millions d'euros en 2011 il devrait passer le cap des 500 millions d'euros en 2015. Si les cosmétiques bio ne représentent que 2% en part de marché des cosmétiques (3.3 % estimés en 2015), la France conforte sa 2ème position sur le marché européen, après l'Allemagne. Désormais le secteur est entré dans une phrase d'expansion : à coté des PME pionnières (Coslys, phyt's ...) et des groupes internationaux (Weleda, Hauschka, Logona, ...), d'autres acteurs arrivent depuis 2005. Des nouvelles marques bio, des marques distributeurs bio (MDD bio : Carrefour Agir bio, U bio ), des groupes cosmétiques conventionnels qui veulent prendre la vague verte en développant une gamme bio (Culture bio Yves Rocher, ...), ou en déclinant une gamme existante en version bio (L'Oréal avec Ushuaia bio, Garnier bio Active, ...) ou encore en rachetant des start-up (L'Oréal a racheté Sanoflore et Body shop, Clarins a racheté Kibio, l'Occitane est entrée au capital de Melvita, YSL Beauté avec la gamme bio de Stella Mc Cartney, ...). C'est à la fois plus de gammes bio et plus de canaux (fin 2010 on comptait plus de 500 distributeurs de beauté bio). Après avoir été limité aux magasins spécialisés, la bio est entrée dans les parapharmacies et les grandes surfaces (GMS) : désormais les français y côtoient des marques connues, déclinée en version bio (Mixa Bio, Narta Bio, ...). La démocratisation de l'accès aux produits de soins et d'hygiène bio a permis en 2010 à 26 % des français d'acheter au moins un cosmétique bio

aboneobio : produits de cosmétique bio

Ce marché en plein boom va t il continuer à croitre ?
Oui car le marché profite de leviers de croissance intéressants : la préoccupation pour l'environnement et le développement durable, la quête d'un bien être et d'une santé préservée, un accès à des produits facilité via une distribution structurée. A condition toutefois de lever certains freins : le prix, le marketing abusif, les doutes sur l'efficacité des produits, la perte de crédibilité d'un bio qui se rapprocherait trop des codes de la cosmétique conventionnelle.

Plus d'offres et plus d'acheteurs, répartis en 2 grandes catégories selon Deloitte :

  1. Les verts foncés : consom'acteurs engagés, connaisseurs. Ils apprécient les certifications poussées. Fidèles à une offre cohérente et sincère. Le bio les protège. Ils sont rassurés par la certification de la chaine de production, la démarche RSE. Ce marché de niche devrait connaitre une croissance moindre. La qualité de la formulation bio (% d'ingrédients certifiés, ...) et choix d'une distribution spécifique en boutiques ou moyennes surfaces spécialisées bio resteront des points importants pour les séduire.
  1. Les verts clairs  : consommateurs occasionnels, nouveaux accédants à la bio, mélangent parfois le bio et le naturel. Segment à forte croissance attendue. A condition de rassurer sur l'efficacité des produits, démontrer les bénéfices, travailler les textures, développer des parfums agréables, opter pour un packaging séduisant, bien positionner le prix et offrir une part de rêve. Pour les entreprises qui chercherait à entrer sur ce marcher, Deloitte entrevoit 2 positionnements : le luxe bio (où le bio adopte les mêmes codes que le mode du luxe (mode, ...) et le bio accessible (un produit à un prix accessible et une vente via la GMS)



En résumé, quels sont les enjeux pour perdurer sur ce marché selon Deloitte ?

  • se différencier, en se démarquant par le produit, la marque et la distribution (avec aboneobio, la différenciation porte sur le mode abonnement bio). Afficher clairement un avantage concurrentiel différenciant.
  • réussir à convaincre : cibler soit les "verts foncés", soit les "verts clairs". Rassurer sur l'efficacité des produits, donner à percevoir la sincérité de la démarche. L'engagement de la marque au delà du bénéfice produits est aussi importante (démarche RSE, responsabilité sociétale de l'entreprise)
  • plaire : l'univers de la marque est là pour véhiculer cette part de rêve

Etude Deloitte sur le marché des cosmétiques

Source étude Deloitte "Produits de beauté bio : croissance durable", consultable sur calaméo

Pensez vous qu'Abonéobio avec ses paniers bio de cosmétiques a ses chances pour percer sur ce marché ?

Dans le ELLE portrait de Laurence Abonéobio

Le magazine Elle publie régulièrement des portraits d'entrepreneurs au féminin. Dans l'édition ELLE du 09 mars 2012, vous pourrez découvrir Laurence fondatrice d'Abonéobio installée près d'Angers : "la plupart du temps ce sont les femmes qui sont chargées de faire les courses pour toute la famille. Je voulais les libérer de ce poids là, les inviter à donner du sens à leurs achats mais aussi les alerter sur les dangers des substances chimiques contenues dans la plupart des produits de beauté, comme le paraben. C'est du poison invisible ! " Un article signé Cécile Faver

laurence aboneobio dans le ELLE

Merci à Jean Christophe Leroux photographe de talent sur Nantes, pour ce joli portrait !

Corrections : je ne vend pas de fruits et légumes mais uniquement des cosmétiques bio et des produits d'entretien écologique pour la maison à l'unité, en pack et en abonnement ! et je ne serais pas présente à la foire Expo, puisque cette année il n'y a pas de partie dédiée à l'Eco Attitude

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