Abonéobio : Le blog du bio

Aller au contenu | Aller au menu | Aller à la recherche

Mercredi 28 septembre 2016

Mot-clé - dépistage

Fil des billets - Fil des commentaires

Nanoparticules, grandes conséquences

nanoparticule-solaire-danger_melanome.jpgLe soleil est enfin de retour! Les bienfaits qu’il procure ne doivent pas faire oublier les précautions à prendre face aux premiers rayons printaniers. Chapeaux, lunettes, une gourde d’eau : hydratation et protection! Nous avons été parmi les premiers à avoir parlé des nanoparticules utilisées en cosmétique, nous souhaitions faire le point sur l’utilisation de ces ingrédients chimiques de plus en plus prisés par les industries. Une étude américaine du MIT et de Harvard Public School for Health publiée en 2014 a mis en évidence la toxicité de la plupart des nanoparticules les plus courantes.

Quels sont les dangers ?

Pour les industriels, les nanoparticules permettent d’obtenir des textures, des saveurs ou des couleurs intéressantes. Cependant, leur taille - bien inférieure à celle d’une cellule du corps humain - est mise en cause, car elle permet aux nanoparticules de pénétrer dans le corps via l’épiderme quand il s’agit de crème, ou de provoquer des lésions de l’intestin quand il s’agit de nanoparticules présentes dans nos aliments. Une fois dans les cellules, les nanoparticules peuvent causer de grave modification de l’ADN, et provoquer des mutations et des tumeurs cancéreuses.

nanoparticule-danger-creme-solaire.pngJusqu’ici les études sur les nanoparticules se contentaient de rechercher les effets à court terme, et non de prouver - ou non- leur toxicité. Les chercheurs américains ont choisi de se focaliser sur les 5 nanoparticules les plus utilisées : l'argent, l'oxyde de zinc, l'oxyde de fer, l'oxyde de cérium et le dioxyde de silicium, et d’analyser leur effet sur un type de cellules sanguines humaines (lymphoblastoïde) en plus de cellules ovariennes de hamster.

Les chercheurs ont déterminé que parmi les 5 molécules étudiées, 3 (dioxyde de silicium, l'oxyde de fer et l'oxyde de cérium) ont une faible action sur l’ADN des cellules.

Les crèmes solaires, remède controversé contre les UV

nanoparticules-creme-solaire-aboneobio.jpgA l’inverse, les résultats de l’étude ont montrés que l’argent, sous sa forme nanoparticulaire, et l’oxyde de zinc, couramment utilisé dans les crèmes solaires sont les deux molécules qui affectent le plus fortement l’ADN . Si les crèmes solaires sont utilisées pour contrer les effets cancérigènes des UV, tout indique donc qu’une crème solaire qui comporte des nanoparticules peut être tout aussi nocive. A plus forte raison, si la peau présente des coupures ou des lésions qui faciliteraient la pénétration de la crème dans le derme.

De plus, l’utilisation d’une crème écran total ne permet pas à notre corps de produire de la vitamine D, qui lutte contre les dysfonctionnement de la thyroïde, bénéficie à la bonne santé des dents et des os et pourrait lutter contre certains diabètes et cancers… Depuis juillet 2013, l'étiquetage des crèmes solaires est obligatoire et doit faire apparaître si des nanoparticules (oxyde de zinc ou dioxyde de titane, majoritairement) entrent dans la composition du produit. Et pour bien choisir votre crème solaire, car il est évidemment nécessaire de se protéger du soleil, n’hésitez pas à lire notre précédent article !

Quelques conseils pour profiter du soleil

  • De l’extérieur : préparer sa peau : Ne parlons pas d’autobronzant mais de simplicité. Cela peut ne pas être évident, mais une peau nette, gommée, tonique et hydratée est mieux préparée pour recevoir les rayons du soleil.

Abonéobio.com vous conseille de commencer par un gommage doux pour le corps, parfait pour nettoyer et se débarrasser des peaux mortes. C’est le moment idéal pour réaliser une épilation à la cire (plus douce et plus durable que le rasoir). L’huile de calophyllum est idéale pour préserver la souplesse de la peau et l’hydrater après un gommage. L’huile sèche pour le corps est par ailleurs une alliée précieuse pour favoriser le renouvellement cellulaire. A n'utiliser qu'après une exposition au soleil, car les agrumes qui entrent dans sa composition sont photosensibilisants.

  • De l’intérieur : une alimentation saine. Exit les compléments alimentaires, on fait une cure de salades riches en béta-carotène (carotte, tomate, betterave...) assaisonnées d’une huile végétale bourrée d’oméga 3 et 6 comme l’huile de carthame, de bourrache ou de sésame. Sans oublier de boire de l’eau!

nanoparticule-solaire-danger_visuel7.jpg

  • S’équiper et s’adapter : Enfin pour échapper aux morsures aux coups de du soleil, il est recommandé d’éviter les heures d’ensoleillement les plus chaudes (11h-15h), et de se couvrir. Les chapeaux peuvent devenir de véritables accessoires de style pour se démarquer (et sans démarcation) sur la plage. De plus, il existe désormais des vêtements anti-UV. Leur efficacité contre les mélanomes est encore sujette à caution, compte-tenu de leur récent développement (milieu des années 2000), sachez qu’un vêtement foncé, dont les mailles sont serrées, suffit généralement à protéger des rayons les plus dangereux.

nanoparticule-melanome-day_Dermato.jpg*Surveiller et dépister les grains de beauté : à l'occasion du 17ème Mélanome Day, le 28 mai prochain, le Syndicat National des Dermatologues et Vénérologues invitent de nombreux dermatologues à participer à une nouvelle journée nationale de dépistage gratuit. C'est également l'occasion pour les médecins de rappeler quelques conseils de prévention et d'alerter les politiques publiques. Plus de renseignement sur un site internet et l'application pour mobile SoleilRisk, pour trouver le spécialiste le plus près de chez vous.

Dans les crèmes … et dans notre alimentation!

On se méfie souvent beaucoup plus d’une molécule chimique quand elle est ingérée (pour des raisons d’allergies notamment) que dans sa forme “produit” type crème.

Cependant, les M&Ms, et d’autres bonbons comme les Menthos contiennent également du dioxyde de titane, sous son appellation E171 dans l’industrie alimentaire. Malheureusement, les nanoparticules sont tellement petites qu’elles ne peuvent être retrouvées par analyse des produits. Ainsi, les géants de l’agro-alimentaire peuvent allégrement les ajouter aux recettes pour une texture plus onctueuse, une couleur plus appétissante ou éviter la formation de grumeaux, malgré les recommandations de l’Afssa qui concluait en 2009 qu’il n’est pas possible, aujourd’hui, d’évaluer l’exposition du consommateur ni les risques sanitaires liés à l’ingestion de nanoparticules. Et de préconiser l’évolution du dispositif réglementaire pour exiger une déclaration systématique de ces substances ou produits dans l’alimentation et conduire à des autorisations de mise sur le marché. Jose-Bove-nanoparticules-mms-bonbons.jpg

Octobre Rose : un mois pour sensibiliser autour du cancer du sein ?

LOGO_OCTOBRE_ROSE.pngPour la 10ème année consécutive en France, octobre est le mois de mobilisation nationale contre le cancer du sein.

Une femme sur 8 sera concernée dans sa vie par le cancer du sein.

octobre-rose_paris-tour-eiffel.jpgAujourd’hui, le dépistage est une arme efficace contre ce cancer. Détecté à un stade précoce, le cancer du sein peut non seulement être guéri dans plus de 90 % des cas mais aussi être soigné par des traitements moins agressifs, moins mutilants ou entraînant moins de séquelles. Pourtant, une femme sur trois en France ne se fait toujours pas dépister ou pas régulièrement. Dix ans après le lancement du programme de dépistage organisé du cancer du sein, la participation stagne. Si l’existence de ce programme est connue du grand public, la participation s’est stabilisée autour de 53 % (à ce chiffre s’ajoutent environ 10 % de femmes qui réalisent des mammographies de dépistage à la demande du médecin ou de leur propre initiative). Il est donc nécessaire de poursuivre la mobilisation et l’information des femmes, comme celle de l’ensemble des acteurs de santé.

En France, de nombreuses manifestations sont organisées pour soutenir l’action des associations : port d’un ruban rose par des personnalités publiques, courses et marches, même la tour Eiffel se pare de rose pour rappeler que, malgré les progrès thérapeutiques, le cancer du sein est le 1er cancer en nombre de cas et la 1ère cause de décès par cancer chez les femmes en France.

Photo_OctobreRose2013_6.jpg

Prise de conscience ou prise d'intéret ?

Aux États-Unis, la sensibilisation pour le cancer du sein remonte à plus de 30 ans. En effet, c’est en 1983 qu’a été organisé la première Race for Cure, course contre le cancer du sein, à Dallas, Texas. Mais en 1985, une branche de l’actuelle firme pharmaceutique Astra-Zeneca, en partenariat avec l’American Cancer Society a lancé le National Breast Cancer Awareness Month (NBCAM). Dès le départ, le but était de promouvoir le dépistage comme meilleure arme contre le cancer du sein, alors que l’industrie pharmaceutique récoltait les bénéfices des mammographies prodiguées et des soins engagés.

Ce mois d’octobre est donc seulement utilisé pour rappeler la nécessité de se faire dépister, peu de voix se font entendre pour évoquer les causes du cancer du sein ou sensibiliser autour de quelques règles de vie pour entretenir sa santé : - avoir une alimentation saine et équilibrée ; - éviter les parabens, le bisphénol A et le benzène dans les produits de consommation courante; - éviter les sels d’aluminium dans les déodorants. Même si l’Afssaps (renommée ANSM depuis) concluait en 2011 qu’il n’y avait pas de corrélation démontrée entre cancer du sein et exposition à l'aluminium par voie cutanée, les résultats des travaux d’une équipe de chercheurs de l’Université de Genève ont confirmé en 2012 la toxicité des sels d’aluminium lorsqu’ils sont mis en contact avec des cellules mammaires.

Par précaution, l’Afssaps préconise désormais aux fabricants et formulateurs un maximum de 0.6% de sels d’aluminium chlorohydrate. Mais 60 millions de consommateurs pointait du doigt en avril 2012 que [6 déodorants sur 14 testés avaient des teneurs trop élevées |http://www.60millions-mag.com/actualites/articles/deodorants_antitranspirants_nbsp_halte_aux_exces_d_aluminium_nbsp].

Et pour ne plus laissez de place aux doutes, mieux vaut se tourner vers des déodorants certifiés bio, dont les formules sont garanties sans sels d’aluminium, vendu sur Abonéobio bien sur !

Ailleurs dans le monde...

Comme en France, des animations et des “happening” sont organisés pour mobiliser un maximum, partout dans le monde Etats-Unis ou au Japon. Monuments illuminés, clip publicitaire, la recette est à peu près la même qu’en France… à quelques dérives près!!

Pink-washing ?

octobre-rose_fracking-pink_bit.jpgCette année, la société Baker Hughes, une des plus importantes pour le forage pétrolier et la fracturation hydraulique, a décidé d’accompagner un chèque de 100.000$ fait à la fondation Susan G. Komen (la femme derrière les rubans roses) de forets repeint en rose. D’un goût douteux, les photos de ces forets ont bien évidemment été reprises par les associations écologistes qui ont mis en relation cancers et fracturation hydraulique, d’une manière peu avantageuse pour l’entreprise américaine. Autorisée aux États-Unis, les premiers cas de maladie avérée (leucémies et cancers du sein en tête) commencent à faire réfléchir les autorités sanitaires. Relayé par les réseaux sociaux, cette mauvaise opération de communication, exemplaire en terme de pink-washing, est devenue virale en quelques jours et finalement, le meilleur moyen de lutter contre la fracture hydraulique!!

octobre-rose_Pickwash_Fracking.png

Annonces Abonéobio


Retrouvez Abonéobio
sur Google+