Abonéobio : Le blog du bio

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Mercredi 28 septembre 2016

Mot-clé - empreinte écologique

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BIOCOOP révolutionne la conception publicitaire

Biocoop1.jpgDepuis 25 ans, Biocoop avec 357 magasins bio sur le territoire français, est reconnu pour son engagement en faveur de la bio : un modèle coopératif multi professionnel avec 1300 producteurs partenaires proposants des produits bio, issus du commerce équitable ainsi que des écoproduits et de cosmétiques écologiques. Biocoopa toujours revendiqué « l’agriculture biologique pour tous » une valeur reprise par l’ensemble des acteurs du réseau. Fort d’une croissance à deux chiffres (13,4%) pour l’exercice de l’année 2014, Biocoop met en avant son engagement écoresponsable grâce à la réalisation d’une campagne nationale avec des moyens originaux permettant de réduire l’empreinte écologique.

Lecteur vidéo intégré

Biocoop innove dans la réalisation publicitaire d’aujourd’hui

Tout commence par la volonté de tourner en Bretagne avec de vrais producteurs travaillant pour Biocoop. Avec 27 096 tonnes de fruits et légumes vendus par an (soit 10 % du volume national tous circuits confondus), Biocoop a décidé de parler vrai aux consommateurs en montrant concrètement ce qui se passe en amont du magasin. Les déplacements géographiques sont une problématique de tous les jours pour Biocoop. Ils disposent d’ailleurs d’une filiale, la STB (Société de Transport Biocoop), qui alimente les magasin bio. Autonome, Biocoop a mis en place en avril 2014 le premier camion porteur en France à moteur biogaz. Il paraissait essentiel que lors du tournage, les moyens de transports les plus économes soient utilisés : voitures hybrides, vélo et train.

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A l’heure du tout numérique et des objets connectés, la révolution créative souhaitée parBiocoop est d’autant plus innovante et intéressante sur l‘ensemble des supports. Par exemple, les photos ont été réalisées avec un Sténopé (l’ancêtre de la chambre noire, avant l’appareil photographique) de 40 par 50 cm construit à partir de veilles caisses en bois, puis développées sur place avec des produits recyclés et réutilisables. Le film, quant à lui, a été tourné avec 2 caméras manuelles Bolex des années 50 et 70 et directement monté sur pellicule ce qui évite de numériser des séquences inutiles. Pour la bande son, une seule prise a été imposée. Pour ce qui est des affiches, elles ont été imprimées sur du papier recyclé et avec de l’encre végétale, puis toutes les accroches et logos ont été directement calligraphiés à la peinture biologique. Le site internet a été conçu pour être le plus léger possible : En allant à l’essentiel, sans image et en choisissant une typographie et un codage très original grâce à un ordinateur récréé dans une cagette de marché avec d’anciens composants informatiques !

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3 fois moins de CO2 rejeté

Avec les outils de réalisation actuels, la campagne publicitaire mise en place parBiocoop, visible en avril et septembre prochain, aurait normalement générée environ 15,2 tonnes de CO2. Pour diviser par 3 le CO2 rejeté, il a fallu oublier les méthodes de création et de production classiques en utilisant des solutions alternatives plus proches de l’environnement. Tout était à réinventer : la manière de penser la campagne, les techniques utilisées et les conditions drastiques de tournage pour être à la hauteur des engagements du réseau Biocoop tels qu’ils sont au quotidien. En totalisant uniquement 5.9 tonnes de CO2 pour cette campagne unique en son genre, le défi écologique a été relevé et sera perpétué pour d’autres campagnes à venir.

plus d'infos sur le site http://www.lacampagneresponsable.fr

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L’été, période idéale pour se sensibiliser à la pollution marine

« Vacances, j’oublie tout » disait la chanson, et pourtant, s’il y a une chose qui se rappelle à nous chaque année c’est la nécessité de protéger nos lieux de villégiatures. Ils sont d’autant plus fragiles que la population des vacanciers vient perturber leur équilibre. Alors, non ! on n’oublie pas de jeter, trier, faire attention aux produits que l’on utilise quotidiennement, et grâce aux diverses manifestations et ateliers mis en place cet été encore on apprend ou l’on s’informe !

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« Sois poli avec ta mer ! »

Le littoral français cumule 5500km de côtes. Informer, éduquer, sensibiliser sont indispensables pour protéger notre littoral. Le nombre de plaisanciers atteint aujourd’hui 4 millions et les immatriculations de bateaux de plaisance augmentent d’environ 25 000 unités par an. Sur le littoral, près de 500 installations portuaires sont destinées à l’accueil des navires de plaisance et en eaux intérieures, on dénombre 8 500 km de voies d’eau et d’innombrables lacs ou plans d’eau ouverts à la navigation de plaisance.

Petit tour d’horizon des actions concrètes auxquelles vous pouvez participer cet été.

  • La cote du nord de la France

A Dunkerque Grand Littoral, ville classée Natura 2000 et zone protégée pour certaines espèces, deux opérations sont actuellement en cours. L’une menée par la sécurité maritime informe les plaisanciers. Lors de contrôle et de rencontre, elle rappelle les règles de sécurité en mer, mais sensibilise également à la pollution maritime en distribuant des brochures et en rappelant quelques écogestes simples : ne pas polluer mais aussi à agir pour limiter l’impact écologique, en ramassant les déchets qui flottent dans l’eau. L’autre, grâce au concours des bibliothèques du réseau Bib’Estiv, présente sur certains sites des expositions, des découvertes nature ou encore une sensibilisation à l’écologie. Le programme complet, les lieux et les horaires sur le site Bib’estiv.

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  • La côte atlantique

À l’occasion, des Jeudis du Port, une manifestation éclectique organisée par la mairie de Brest, l’association Surfrider Foundation Europe tient un stand qui permet, via des « happening » (manifestations éclairs) et des jeux, de sensibiliser les vacanciers sur le thème des déchets marins. L’association organise notamment les « pêches du jour » où, comme sur un étal de poissonnier, sont exposés les détritus ramassés quotidiennement ainsi que des ateliers de traçage des déchets pour expliquer que tous les comportements irresponsables ont un effet sur la pollution marine. C’est en effet le message de la campagne « jeter par terre, c’est jeter en mer ». http://www.surfrider.eu/

A propos des Jeudis du Port Les Jeudis du Port, manifestation gratuite de musiques et d’arts de rue organisée par la ville de Brest sur le port de commerce, vous invitent, pour leur 26e édition, à savourer quatre grandes soirées conviviales de spectacles et découvertes artistiques pour petits et grands les 24, 31 juillet, 7 et 14 août. Plus d’infos http://www.brest.fr/culture/les-jeudis-du-port.html IMG_0891.JPG

  • La cote méditerranée

Réseau Mer en Méditerranée Destination touristique incontournable, le littoral de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur accueille chaque année jusqu’à 8 fois sa population habituelle ! Depuis 12 ans, le réseau Mer organise la campagne Inf’eau’mer, des ateliers afin de s’interroger et de susciter l’envie de préserver des lieux de loisirs uniques par leur beauté et leur biodiversité. Pour profiter de l’été tout en étant responsable, une vingtaine de structures d’éducation au développement durable sont mises en place sur et proposent d’adopter des écogestes simples et respectueux du milieu marin par : • des stands ludiques et éducatifs lors d’événements locaux et sur les plages pour informer un large public, • des rencontres de plaisanciers, sur l’eau, afin de les sensibiliser sur l’impact des pratiques, à quai ou en mer, sur le milieu marin.

Plus d’infos : www.reseaumer.org

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Qu’ils sont bio nos ports !

Des ports de plaisances aussi se mobilisent et mettent des moyens pour sensibiliser les plaisanciers. Les ports de Cavalaire, de Saint Tropez et de Port-Cros se sont associés à étamine du lys et coslys pour offrir aux plaisanciers qui stationnent cet été un kit d’entretien écologique : liquide vaisselle, lessive gel douche. L’idée de les aider à enclencher les changements de comportements.

Pour les accros des réseaux sociaux : 2 minutes pour nettoyer les plages On n’attend pas une association locale pour faire un geste pour sa plage, comme le suggère l’association irlandaise Clean Coasts de Martin Dorey. Puisqu’il est parfois difficile de fédérer et d’organiser un nettoyage, Clean Coast a partagé l’idée d’un nettoyage « collectif « en relayant chaque action entreprise sur les réseaux sociaux, grâce à l’emploi de hashtags et des mots clés #cleancoasts et #2minutebeachclean. En France, l’association Pavillon Bleu précise qu’elle serait intéressée pour lancer ce type d’opération avec des collectivités, mais rien n’a encore abouti.

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A la rentrée et dans toute la France, on continue !

Et si vous n’êtes ni à Brest, ni en PACA pour profiter de stands informatifs, voici les rendez-vous de septembre : - le Beach Day organisé par Surfrider Foundation Europe dont la 2ème édition se déroulera sur l’ile de Batz ou à la Teste de Buch, le 20 septembre prochain.Le Beach Day est un évènement éco-pensé qui souhaite faire prendre conscience, à travers des initiations sportives et des activités de sensibilisation, que sport et environnement sont intimement liés. L’idée est de se rendre compte des dangers qui menacent le littoral, en redécouvrant la plage comme un terrain de jeu. http://www.beachday.eu/ - vous avez jusqu’au 15 août pour vous inscrire pour participer aux journées « Nettoyons la nature » les 26, 27 et 28 septembre prochains. Pour la 17ème année consécutive, l'opération organisée par les centres E.Leclerc prévoit de rassembler des bénévoles qui vont s'engager pour quelques heures ou quelques jours à collecter les déchets de leurs forêts, quartier, plage, berges… http://www.mouvement-leclerc.com/home/nettoyons-la-nature

Selon le réseau Mer, toutes les actions mises en place ont permis de remarquer des améliorations constantes d’année après année : • 45 % des plaisanciers utilisent des produits d’entretien plus respectueux du milieu marin. Cette proportion reste stable par rapport aux années précédentes.

•  22 % des usagers ont déclaré n’utiliser en mer que de l’eau pour l’entretien courant du bateau. : 
•  78,8 % des personnes sondées considèrent la plage propre, 31,4 % la trouve de plus en plus propre. Pour 74 %, une plage propre est une plage sans déchets mais avec des éléments naturels comme les feuilles de posidonie (ils étaient 70 % à le penser en 2009). 
•  46,9 % des personnes sondées se rendent en voiture à la plage contre 28,1 % à pied.  Ils étaient 50 % à utiliser leur véhicule en 2009.

Si vous aussi vous partez profiter de nos belles plages, faites nous part des actions écologiques rencontrées !

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Google classé 1er du top écolo IT Greenpeace

Google vient d'être récompensé pour ses bonnes pratiques écologiques : Greenpeace a classé Google numéro un de son Cool IT Leaderboard ! La société californienne apporte son soutien à la commission européenne pour faire réduire les émissions de gaz à effet de serre, à -30% d'ici 2020. Google a réalisé des investissements conséquents dans les énergies renouvelables (915 millions de dollars !), dont 100 millions pour un projet solaire photovoltaïque à Sacramento. L'objectif est d'atteindre 35 % de ses besoins couverts par le solaire et l'éolien dès cette année. Les serveurs ça pompe de l'énergie : Google absorbe 0.01 % de la consommation mondiale d'électricité, soit 2,25 milliards de kWh pour 1,46 millions de tonnes d'équivalent CO2 en 2010. Google a su prendre un virage écologique exemplaire, espérons que les autres firmes NTIC suivront la même démarche. Facebook et Apple gagneraient à prendre de la graine verte ! (Facebook s'était engagé en fin d'année 2011, face à la pression, à promouvoir les énergies renouvelables : reste à faire)

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A découvrir le guide de l'Ademe "Bilan Gaz à effet de serre des Technologies Numériques", de quoi en apprendre en 28 fiches sur les bonnes pratiques écologiques à mettre en place dans les entreprises IT pour réduire l'empreinte carbone : http://www.ademe.fr/internet/Flash/BILAN_GES_TNIC/

Source : classement Cool IT Leaderboard Greenpeace et CP Greenpeace

Merci à Tribords pour l'emprunt de la photo

De la moquette à partir de fibres recyclées de filets de pêche

La moquette jetée à la fin d'une exposition ou d'un salon, reste encore pratique courante. Et pourtant il faut consommer de la matière première pour fabriquer des dalles de revêtements qui ne serviront que quelques heures ou jours. Cette année l'équivalent de 30 millions de mètres carrés de moquettes pourraient finir à la décharge en Europe ou incinérées. D'autant que la moquette est un revêtement toxique et polluant. Et si concevait des moquettes à partir de fibres recyclées pour équiper nos bureaux et nos maisons écolos ? Le leader de la moquette en dalle a relevé le défi en lançant sa gamme Biosfera éco conçue, en cycle fermée. L'origine de la matière première provient soit du recyclage de précédentes dalles, soit de filets de pêche en fin de vie. Il faut savoir que l'usage de fibres vierges implique un traitement à base de pétrochimie, représentant 50 % de l'empreinte écologique de la moquette. Le nylon est le matériau qui émet le plus de gaz carbonique. Se passer de fibres vierges permet donc d'économiser la ressource, de réduire les déchets et de limiter l'impact sur la planète. Le procédé appelé ReEntry 2.0 permet de traiter les dalles les plus communément utilisées en Europe en utilisant 4 fois moins d'énergies. La société InterfaceFLOR est actuellement la seule sur le marché pouvant assurer une fabrication industrielle à partir d'un recyclage « à l’identique ». Espérons que d'autres fabricants feront de même !

interfaceflor moquette recyclée compensation carbone

La société participe actuellement au programme expérimental d'affichage environnemental. Il faut dire que depuis 1995 elle a mis en place un programme de reprise des produits, permettant de réduire leur propre impact sur l'environnement, évitant ainsi à 91 000 tonnes de moquette de finir à la poubelle. A noter que la sous couche de ces dalles de moquettes contient également des matériaux recyclés et que la pose ne nécessite pas d'adhésifs. D'ici 2020 InterfaceFLOR s’engage à une absence totale de déchets (cf son site : http://waronwaste.interfaceflor.eu/fr/). La société a économisé 433 millions de dollars en lançant des initiatives permettant déjà de réduire de 80 % la quantité de déchets envoyés en décharge. En plus, grâce à son programme appelé Cool Carpet elle s'engage sur des dalles de moquettes neutres en carbone (programme de compensation de toutes les émissions de gaz à effet de serre liées à l'ensemble du cycle de vie du produit : l’extraction des matières premières, la fabrication, le transport, l’utilisation, la maintenance et la mise au rebut ou le recyclage..)



A quand une loi qui impose aux fabricants qui mettent sur le marché un produit, comme de la moquette, d'être aussi responsables de la gestion de leur fin de vie ?

Photo extraite de la campagne Once upon a Tile

Et pour nettoyer vos moquettes pensez à utiliser un produit nettoyant moquette écologique ! (ravive et détache les tissus, moquettes, tapis, abats jour. S'utilise sur tous les types de matériaux : faïence, skaï, PVC, carrelage, linoléum, sols vitrifiés, les bois protégés...)

L'affichage impact environnemental sur le magazine Terra Eco

Concevoir, imprimer et distribuer un journal, un livre ou un magazine n'est pas neutre pour l'environnement. Terra Eco vient de se doter d'une démarche innovante pour afficher son impact environnemental. En tant que média "responsable", Terra Eco s'est lancé dans une étiquette environnementale avec trois indicateurs : le climat (comptabilisation des émissions de gaz à effet de serre, CO2, méthane...), l'épuisement des ressources naturelles (et non renouvelables comme le pétrole, le charbon, le gaz naturel, le zinc, ...), et l'eau (mesure de la quantité d'eau nécessaire pour fabriquer le mag, ...). Ce projet est porté par Terra 21, la filiale de la société Terra Economica, en charge des projets de responsabilité sociale et environnementale, en partenariat avec l’Union nationale de l’imprimerie et de la communication (Unic) et le collectif de scoredit (collectif d’éditeurs et d’acteurs de la communication imprimée). Il s'agit d'une expérience dont on connaitra le retour à la rentrée dans le numéro de septembre. Chaque lecteur peut donner son avis.



A noter que l'Etat via le Ministère de l'Ecologie avait fait un appel d'offre pour recruter des entreprises volontaires pour une expérimentation de l'affichage environnemental sur des produits et services, avant de rendre cette information obligatoire, ce qui sera fort utile pour encourager la consommation responsable. (cf mon article précédent : un affichage environnemental sur les produits en rayons). A ce jour 168 entreprises françaises ont répondu, dont Terra Economica.

L'expérimentation d'une étiquette d'informations écologiques pour la conception et l'impression des supports papier est essentielle quand on sait que la filière "graphique" représente 3000 Ktonnes de papier imprimé, 7 milliards d'€uros de chiffre d'affaires, 4512 entreprises en France...chaque action qui permettra de réduire l'empreinte écologique sera forcément un plus pour la planète !

Un affichage environnemental sur les produits en rayons

Comme le prévoyait l'article 228 du Grenelle 2 de l'environnement, l'expérimentation d'un nouvel affichage des caractéristiques environnementales des produits de grande consommation sera effectif à partir du 1er juillet 2011. Il faut dire que 74 % des Français sont désireux de connaître l'impact environnemental des produits qu'ils achètent, selon une étude TNS/Ethicity d'avril 2010. Les entreprises volontaires ont répondu à un appel d'offre lancé en novembre 2010 par le ministère de l'écologie et elles seront 168 à pouvoir participer. Le consommateur disposera à compter de cet été un affichage environnemental sur l'étiquette de 1000 produits, disponible sur internet mais aussi directement sur les produits, les emballages, les tickets de caisse, ou dans les rayons des magasins. Il s'agit d'articles de textile, habillement, de l'ameublement, de la construction et du bricolage, de l'entretien, des soins de la personne, ou encore dans le domaine de l'imprimerie et de l'édition. Par contre les informations disponibles ne seront pas les mêmes, dans un cas il s'agira d'impact sur la biodiversité, dans un autre du poids de CO2 émis ou encore de l'eau consommée pour la fabrication...donc à ce stade pas simple de comparer !

affichage environnemental produits conso

Cette initiative est à souligner et j'aurais aimé pouvoir y participer pour aboneobio : expliquer au consommateur que les produits expédiés par aboneobio sont fabriqués à 90 % en local, en Anjou et par conséquent ont l'avantage d'un impact carbone limité pour le transport amont. A ceci s'ajoute la fourniture de grands conditionnements de produits bio plus économiques, l'encouragement à utiliser des produits multi-usages et à partager en famille le même gel douche bio par exemple, ... Encore faut il disposer des ressources nécessaires pour permettre à de petites entreprises de se lancer dans ce type de démarches...Voilà un axe où Oseo aurait pu apporter son aide, au titre de l'innovation dans le service...dommage de ne pas avoir plus de soutien de leur part pour encourager la consommation durable...

Pour en savoir plus : site de l'Ademe dédié à l'affichage environnemental des produits

Le développement durable en jeu avec Terrabilis

Pour cette période de vacances je vous propose de découvrir un nouveau jeu de société sur le développement durable, Terrabilis. Un plateau de jeu dédié aux 14 ans et plus.

Terrabilis-jeu-societe-développement-durable

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CRADLE to CRADLE le livre traduit en Français

Et si on inventait une nouvelle façon de concevoir nos produits ? Des produits pensés pour vivre plusieurs vies, une sorte de compostage appliqué à tous les objets : à l'issue de la première vie du produit celui ci devient une sorte de nutriments pour en fabriquer un second. Soit un nutriment qui retourne à la terre, soit un nutriment technique dans un process industriel afin d'être recyclé à l'infini. Voilà ce que préconise le concept CRADLE to CRADLE C2C (qui signifie de berceau à berceau, s'opposant ainsi au"Cradle to Grave" qui signifie de "berceau à tombeau" où les déchets sont sont jetés, brulés, bref perdus à jamais). Il s'agit avec CRADLE to CRADLE de redéfinir la manière dont nous fabriquons les choses. Une certification a été mise en place. Elle comprend une vingtaine de critères, avec comme première condition d'utiliser des matières non toxiques, qui pourront être réintroduites sans accroitre la pression sur l'environnement, voire le nourrir. Déjà plus de 109 produits tous domaines de production confondus ont obtenu ce label "Cradle to Cradle C2C".

cradle to cradle C2C livre français

Pour en savoir plus je vous invite à lire le livre de William McDonough et Michael Braungart, Cradle to Cradle, créer et recycler à l'infini, collection Manifestô aux éditions alternatives, traduction du 1er ouvrage paru en 2002 mais toujours d'actualités. En librairie dès le 24 février 2011.

Je partage avec vous un extrait (page 150) assez représentatif de notre façon de penser qu'il nous faut modifier pour innover et préserver notre planète. Nous avons tous des baskets pour faire du jogging, pourtant nous n'avons surement pas vu la situation de la même manière ! :

Prenons l’exemple du legs involontaire d’une paire de chaussures de course standard, un bien que bon nombre d’entre nous possèdent. Tandis que vous marchez ou courez, une activité censée vous maintenir en bonne santé et améliorer votre bien-être, chaque martèlement de chaussure relâche sur le sol des petites particules qui contiennent des produits chimiques tératogènes et cancérigènes, ainsi que des substances pouvant réduire la fertilité et inhiber les qualités d’oxydation des cellules. La prochaine pluie balaiera ces particules sur les plantes et sur le sol de part et d’autre de la route où vous déambulez. Si les semelles de vos chaussures de sport comportent une bulle spéciale remplie de gaz amortisseurs – dont il a été récemment démontré que certains d’entre eux participaient au réchauffement global –, vous pouvez même très bien collaborer au changement climatique. Des chaussures de course peuvent tout à fait être réélaborées afin que leurs semelles servent de nutriments biologiques. Pour qu’elles nourrissent le métabolisme organique au lieu de l’empoisonner chaque fois qu’elles heurtent le sol. Le dessus des chaussures entrant dans la catégorie des nutriments techniques, il serait conçu de façon à ce qu’on puisse le désassembler et le remettre facilement en circulation dans son cycle, et en toute sécurité (le fabricant récupérant alors les matériaux techniques). Le fait de bénéficier de nutriments techniques grâce aux chaussures d’athlètes célèbres – et en faisant de la publicité à ce propos – donnerait un avantage concurrentiel certain à un fabricant de vêtements de sport.


Intéressant comme approche, créative et laissant place aussi à une réflexion de fond sur le cycle de vie du produit, l'impact direct et indirect sur l'environnement, la santé, ..sur la consommation de matières premières à réduire, sur l'approvisionnement local au maximum, sur le recyclage à optimiser, et l'importance de limiter notre empreinte écologique.

Ce livre est plein de bonnes initiatives, d'énergies positives, ...reste à voir comment notre culture consumériste sera capable d'intégrer ces changements ?

Koru organic une filière de tannage bio local Made in France

Le cuir est devenu incontournable. Et pourtant son industrie n'est pas propre. Les élevages intensifs contribuent à la déforestation. Le traitement du tannage induit une consommation importante d'eau, le recours majoritaire aux sels de chrome (on utilise à 85 % ces métaux lourds partout dans le monde), des rejets toxiques dans les eaux usées après les bains (notamment dans les pays en voie de développement où les normes sont plus souples), et au final aussi des allergènes en contact avec notre peau. Fort de ce constat, une jeune femme néozélandaise s'est lancée avec son mari dans la création de Koru Organic, une entreprise fabrique des produits en peaux d'élevages certifiés bio AB, Made in France et même local (Installation dans la Drôme), en utilisant un tannage végétal;

koru organique tannage végétal france

Si la bio est considérée comme à la mode par certains, il est difficile de trouver des entreprises réellement engagées dans leur démarche, prêtes à aller au bout de la logique. Koru organic fait partie de ces entreprises audacieuses et convaincues. C'est ainsi que Christine Riou a laissé son entreprise précédente d'importation de chaussons bio, face aux contradictions générées par le transport de marchandises venant de loin. Pour être plus en phase avec ses convictions, elle décide avec son mari François de se lancer dans le défi du tannage de peaux, à partir d'élevages de proximité, pratiquant la transhumance, nourris aux produits bio sans OGM, et en sélectionnant aussi rigoureusement les extraits tannants.

koru organic tannage vegetal chaussons


Il faut savoir en effet qu'on utilise habituellement dans le tannage végétal des écorces venant d'Amérique du Sud. En coulisses, ensemble ils travaillent actuellement avec le centre technique du cuir pour aller vers un tannage qui utilise le moins de matières venant d'ailleurs (tel le Tara du Pérou) et en s'assurant aussi d'une provenance de ces tanins végétaux (sève, feuilles, écorces, ..) issus de forêts gérées durablement. Traditionnellement on utilisait le châtaigner, mais aussi le mimosa, et en Allemagne la racine de rhubarbe, donnant des teintes naturelles. Ensuite sont arrivés les tanins minéraux avec des sels de chrome (voir d'aluminium) qui permettent de réduire les temps de tannage, entrainant de lourds impacts sur l'environnement, (et une qualité moindre).

koru organic tannage végétal tannage bio

Au pied du Vercors, dans la Drôme, à St Roman on rêve d'une filière responsable du cuir sur la base d'un circuit court. Des chaussons en peaux de jeunes bovins ou veaux, des semelles en peaux d'agneaux, des bonnets, des toques, des chapeaux pour toute la famille, sont conçus ici, dans ce bout de zone rurale où l'on essaye de redonner au cuir ses valeurs nobles : retrouver le goût d'une belle pièce de cuir qu'on gardera longtemps, en prenant soin de cette peau qui saura raconter son histoire et ses valeurs.

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Les peaux sont issus du terroir, avec la mise en place d'une collaboration avec des éleveurs locaux. La fabrication des produits vendus par Koru Organic se fait à la fois en Anjou, dans le choletais, berceau de la chaussure, et dans un atelier d'insertion à Die près de Romans sur Isère, où le savoir faire perdure après plus de 200 ans dans l'industrie de la chaussure de luxe (Charles Jourdan...). Le tannage végétal est assuré à Rodez, tant qu'il n'est pas possible de trouver dans la Drôme un atelier pouvant assurer de petites quantités.

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Au fait pourquoi ce nom Koru organic, peux tu nous en dire plus Christine ?

Koru est un symbole Maori qui représente le bourgeon d'une fougère arborescente, en spiral, c'est l'espoir d'une vie nouvelle.

Les produits de Koru organic sont disponibles depuis octobre 2010 sur le site internet http://www.koru-organic.fr/ et sur le site des Eco sapiens

Bravo à Koru et à sa fondatrice pour ce super défi !
Espérons que les consommateurs seront au rendez vous pour apprécier la qualité et les valeurs de ce cuir et de ces peaux exceptionnels

Une heure pour la planète le 26 mars 2011

Les éco informateurs sont là aussi pour sensibiliser aux gestes écologiques pour la planète. Parmi les évènements incontournables, l'opération Earth Hour est remarquable dans ce sens qu'il s'agit d'une mobilisation planétaire : éteindre les lumières une heure partout dans le monde pour sensibiliser les citoyens à l'impact énergétiqueet aux solutions qu'il nous faut mettre en place pour économiser l'énergie. Depuis le 31 mars 2007 à Sydney, chaque année, plus de pays, plus de citoyens rejoignent le mouvement lancé par le WWF...Pourquoi pas vous ? Rendez vous le 26 mars entre 20h30 et 21h30



L'année dernière Earth Hour a rassemblé 4000 villes dans 80 pays différents ! Chacune a éteint ses lumières symboliquement pendant une heure, notamment les monuments phares tels que la Tour Eiffel, l'Acropole d'Athènes, Le Christ Rédempteur de Rio de Janeiro, les Pyramides de Gizeh, l'Alhambra de Grenade, et même les casinos de Las Vegas ! ...



Bien sur toute l'année, il faut veiller à bien éteindre les lumières en quittant une pièce, à débrancher les appareils en veille, à opter pour les appareils ménagers économes en énergie, à ajouter un pull plutôt que monter le chauffage....Ces petits gestes écolos comptent quand ils sont répétés par tous, tout au long de l'année !



Ils en parlent aussi sur d'autres blogs des éco informateurs :

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