Abonéobio : Le blog du bio

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Mardi 06 décembre 2016

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Quelques conseils pour bien vivre avec ses poules

20160326_140109.jpg__Sur le papier, les poules semblent avoir un intérêt certain pour la réduction des déchets et il semble apparemment compatible d’être végan (tout au moins végétalien) et d’adopter une ou plusieurs poules. Il faudra alors adopter des animaux “sauvés” des abattoirs et laisser les oeufs aux poules pour qu’elles les couvent ou les picorent afin d’avoir leur apport en calcium. Nous avons rencontré deux jeunes femmes, habitant en région parisienne, totalement conquises par leurs poules, et c’est elles qui en parlent le mieux.__

Dounia et Alexia partagent leurs expériences avec leurs poulettes!

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Finessence ou la fine fleur des huiles essentielles bio

Les avez vous vues? Les petites bouteilles de la collection d’huile essentielle de la marque FINESSENCE sur abonéobio?

14.03.14-Mr.David01-thumb-250x187-3935.jpgFINESSENCE c’est l’histoire d’une passion, celle de Rodolphe Balz, fondateur de Sanoflore , mais aussi naturopathe et aromathérapeute. Pionnier de l’aromathérapie, convaincu depuis plus de 40 ans des vertus des plantes et du pouvoir de leurs parfums, il a notamment participé à l’écriture du premier cahier des charges du label Cosmébio pour la promotion de la cosmétique bio et écologique à la française!

Il poursuit sa quête du meilleur des huiles essentielles en fondant FINESSENCE avec David Lorenzi, le dirigeant, qui nous a fait le plaisir de présenter sa marque à l’occasion d’un entretien.

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BioCoupons, le meetic du bio, pour les consommateurs et les producteurs!

logo_biocoupons.JPGLe crédo d’abonéobio? Démontrer que consommer bio n’est pas plus cher, le prouver avec des promotions régulières sur le site, et dénicher via le blog les bons plans pour vous aider à avoir le déclic bio ! Alors quand on a appris que BioCoupons, le site spécialisé dans les coupons de réductions de produits bio, avait développé une application mobile (disponible gratuitement), on a cherché à en savoir plus!

Crée en 2012, puis racheté en 2015 par deux anciens d’EcoVer, la nouvelle équipe fait le pari de faire évoluer les services proposés par BioCoupons. Cédric Rousselet, gérant associé, a gentiment répondu à nos questions.

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Menace sur l’huile d’olive bio : des mouches OGM libérées en Europe?

oliveraie_tarragone1.gifAlors que la bactérie Xylella fastidiosa, qui tue à petit feu les oliveraies de la région des Pouilles, vient d’être retrouvée en Corse, une nouvelle méthode de lutte contre les ravageurs pourrait bien menacer la biodiversité de ces écosystèmes fragiles Depuis quelques années, la mouche de l’olive qui pond ses larves dans les olives, et ravage de ce fait les récoltes, est de plus en plus active : les techniques agricoles permettant - normalement - un meilleur rendement (comme les insecticides) ont également décimés les populations de prédateurs naturels de la mouche de l’olivier!

La société Oxitec,affiliée au leader phytosanitaire Syngenta, propose de libérer dans les oliveraies espagnoles des mouches de l’olive génétiquement modifiées, afin de rendre les femelles stériles et contrôler les populations. Oxitec prévoit de lâcher jusqu'à 5000 de ces mouches par semaine près de Tarragone. L'essai sur le terrain devrait durer un an, de juillet 2015 à 2016 et couvrira une zone sous filet de 1 000m². Toutefois, si les mouches s'échappent , elles pourront se propager sans aucun contrôle...

Une menace pour l’environnement?

Pour Juliette Leroux de la FNAB, si cela venait à arriver, “ce serait une première en Europe. La dissémination d’insectes génétiquement modifié a déjà été organisée à New York et au Brésil, mais les données de leur impact sont difficilement accessibles.

Bactorocera-oleae.jpgLe but précis de ces mouches “OGM” est de limiter les populations de mouche de l’olive : soit une action directe sur la biodiversité, avec toutes les différentes conséquences potentielles et les effets secondaires sur l'équilibre délicat des écosystèmes locaux, l'environnement et l'alimentation. Les mouches OGM d'Oxitec sont manipulées avec de l'ADN synthétique, un mélange d'organismes maritimes, de bactéries, de virus et d'autres insectes. Bien qu'Oxitec prétende que leurs souches étaient stables en laboratoire, personne ne peut prédire la stabilité génétique ou le comportement écologique de ces insectes une fois libérés.

"Libérer des insectes génétiquement modifiés dans l'environnement est une expérience dangereuse qui aura pour effet de transformer l'ensemble de l'Europe en un laboratoire en plein air. Les insectes ne respectent pas les frontières et aucune stérilité n'est efficace à 100%. Les mouches pourraient échapper à la zone de test et si, comme avec de nombreuses expériences, les choses ne se déroulent pas comme prévu, il sera impossible de l'arrêter. Tout contrôle ou retrait des insectes génétiquement modifiés serait impossible, encore plus que pour les cultures transgéniques", explique le Dr Janet Cotter de l'Unité internationale scientifique de Greenpeace.

Pénurie d’huile d’olive bio?

oliveraie_.pngActuellement, les mouches de l'olivier sont contrôlées avec des insecticides chimiques, qui perdent cependant en efficacité, ou en utilisant des moyens biologiques tels que des pièges à insectes, des techniques spécifique d'élagage et d'irrigation ou des insectes rendus stériles par irradiation. Pour la quinzaine d'organismes européens dénonçant la pratique proposée par Oxitec, dont la FNAB en France, les impacts socio-économiques négatifs des essais sur le terrain pourraient être immenses. Par exemple, les agriculteurs biologiques pourraient ne pas être en mesure d'éviter que leurs produits entrent en contact avec ces mouches,donc que leurs produits contiennent des larves modifiées et que les certifications “bio” leur soient retirées. Des marchés pourraient être perdus en conséquence - et dans un scénario extrême - l'ensemble de la récolte bio dans la région méditerranéenne pourraient être touchée si les consommateurs rejettent ces produits.

Juliette Leroux tempère “il existe des solutions écologiques pour lutter contre la mouche de l’olive. Les produits naturels sont certes plus lents et moins efficaces, mais d’autres techniques sont tout à fait adaptées comme l’élagage des arbres, la modification des dates de récoltes ou simplement de revoir à la baisse les rendements. Malheureusement, cela nécessite de produire différemment, en remettant en cause l’idéologie du rendement”. Des propos qui ne s’appliquent pas qu’aux oliveraies et qui résonnent singulièrement alors que la France est en pleine crise agricole.

La libération dissémination est prévue pour juillet 2015. La récente demande d'Oxitec a été déposée en mars 2015 mais n’est apparue dans le registre public de l'UE que la semaine dernière. Pour rappel, en 2013, une première tentative de mener des essais sur le terrain en Espagne a été interrompue après de vives protestations publiques.

Distribution vrac : des idées à la pelle pour la planète

3JD-vrac-distribution-eco-bio_04.jpgLa fondation Nicolas Hulot vient de lancer la deuxième phase de sa campagne “my positive impact”. Il s’agit d’une réflexion optimiste pour démontrer que les solutions pour demain existent déjà et partager la liste de ces projets innovants ou intelligents!

Or, il est un projet que nous affectionnons particulièrement, nous, l’équipe d’abonéobio.com, c’est le système de distribution de liquides en vrac proposé par l’entreprise 3JDéveloppement.

Vrac :un mode de consommation lié à la crise?

La planète doit actuellement faire face à deux défis : diminuer le volume des déchets et réduire le gaspillage. En 2012, un rapport de l’ADEME ne pouvait chiffrer le volume des ventes en vrac, mais pointait déjà les fortes perspectives de ce système “d’avant” qui a l’avantage de répondre aux défis de demain : * écologique : moins d’emballage, c’est moins de déchets plastiques, des poubelles moins pleines… Mais c’est aussi une réduction significative de la consommation d’énergie et des ressources, ainsi que des émissions de gaz à effet de serre lors de la fabrication des emballages ou du transport des produits. A titre d’exemple : une bouteille d’1L réutilisée grâce à un remplissage “vrac” correspond à 150g de CO2 non émis (pour produire une nouvelle bouteille ou recycler la précédente). Selon la société 3JD, elle prévoit de distribuer environ 1 million de litres de produits, soit, en équivalent carbone, 150.000 tonnes de CO2 qui ne viendront pas s’ajouter aux gaz à effet de serre d’ici 2018-2019. * économique : les produits en vrac permettent une économie de 10 à 45% du prix par rapport au même produit emballé! Les économies réalisées grâce à la suppression des emballages, les produits peuvent être vendu moins cher. De plus, les consommateurs peuvent choisir la quantité qui leur est nécessaire. Si les conditions de distributions sont optimales, il n’y a pas de perte et peu de vol.

Depuis cette étude, l’évolution des mentalités et quelques ouvrages de famille écolos et pionnières ayant démontré qu’il était possible de vivre et sans produire de déchets ont permis de démocratiser, en le rendant “sexy”, le principe du vrac!

Le vrac pour tout, le vrac pour tous!

Actuellement, quand on parle de “vrac”, on pense aux céréales, aux biscuits, voire les fruits et légumes. Pourtant c’est aussi les bonbons, la baguette chez son boulanger ou encore le fromage à la coupe. Désormais le vrac se décline également pour les les liquides alimentaires et non-alimentaire, mais encore faut-il disposer des distributeurs adaptés. La société 3JD a souhaité anticiper et répondre à ce nouvel usage avec une gamme de contenants adaptés aux besoins des différents points de vente, du petit magasin à la grande surface.

Les conteneurs 3JD peuvent contenir les huiles, les sirops d’agave, le miel, ou des liquides non-alimentaires comme des produits d’entretien (lessives, assouplissants, nettoyants multi-usages, etc) et cosmétiques (gel douche, crèmes lavantes, shampoings…). Cette innovation unique en son genre, pensée en France et perfectionnée par de nombreuses options (anti-gouttes, lecteur code-barre, télémaintenance, etc) permet véritablement de booster les vente des enseignes l’ayant mis en place.

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Entretien avec Bénédicte Gabory, gérante de 3JD

aboneobio : Pourquoi participer à my positive impact ?

Nos produits rentrent dans le cadre de l’initiative portée par la fondation Nicolas Hulot, et en terme de communication, c’est une belle manière de faire connaître nos innovations dans le secteur du vrac.



aboneobio : Qu’apporte le vrac au Développement Durable?

3JD-vrac-distribution-eco-bio_02.JPGPour moi, le vrac est une vraie solution. Il conjugue à la fois l’écologique et l’économique, et limite la production de déchets. Évidemment, on vise le “Zéro Déchets”! Même si le “Zéro Déchets” est utopique, on veut limiter considérablement l'impact sur l’environnement avec notre système de vrac liquide. Je travaille depuis 20 ans dans la bio, et j’ai constaté que “écologique” ne rimait pas toujours avec “biologique”. Le vrac est un système très ancien, aussi utilisé par le non-bio, ce que l’on souhaite c’est faire du vrac et si possible faire aussi du bio. Nos contenants sont sans phtalates, sans Bisphénol A (BpA) ou autres composés potentiellement toxiques.



aboneobio : Pour vous quelles sont les perspectives du vrac?

C’est un secteur qui se professionnalise très vite, et qui tend à devenir un système de distribution à part entière. Pour le moment, le vrac est très développé pour l’alimentaire (céréales, fruits et légumes) car il bénéficie d’une image “historique”. Hors alimentaire, la distribution en vrac est soumise à une réglementation très rigoureuse, au point de vue hygiène et sécurité, mais encore un peu floue pour l‘alimentaire. C’est à nous, professionnels, de travailler pour proposer des solutions simples et oeuvrer pour le changement des modes de vie et des mentalités. Si 3JD s’est imposé dans le vrac, c'est d'abord parce que nous avons l’expérience et la technicité. En effet, nous pouvons proposer des solutions à la fois commercialement viables, fiables et sécurisés pour les utilisateurs. Pour le vrac liquide, il faut composer avec les contraintes sanitaire et gérer correctement les différents fluides, qui n’ont pas la même viscosité, la même consistance. Le vrac a un avenir devant lui en tant que modèle de consommation à part entière, comme les jeunes générations d’actifs veulent consommer autrement, plus responsablement.



aboneobio :Et les perspectives de 3JD dans ce contexte?

D’abord, il nous faudra recruter de nombreux profils :des techniciens, comme notre matériel est semi-automatisé, mais aussi des commerciaux, pour démarcher et répondre aux demandes des nombreux porteurs de projets qui nous sollicitent, ainsi que des personnes capables de conseiller les magasins et éduquer les consommateurs. Depuis 1 an, je remarque qu’il y a une vrai attente pour le vrac, et c’est aussi à nous d’organiser la profession pour développer un nouveau mode de distribution uniquement vrac.

http://www.mypositiveimpact.org/projets/solution/item/distribution_liquides_en_vrac-109 mypositiveimpact.png

Notre coup de coeur, parce qu’il le vaut bien!

Abonéobio.com aime le principe du vrac liquide! On vous en parle régulièrement, notamment dans le cadre de notre partenariat avec l’AMAP de Treillières que nous livrons en vrac de liquide vaisselle, lessive liquide et nettoyant multiusages sous la marque Etamine du Lys, vendus sur le site. Nous savons donc que cette innovation peut radicalement changer notre manière de faire les courses : plus économiques, plus légères et surtout plus responsables!

Berges Saines : une initiative citoyenne pour nettoyer les rives de Seine

berges-saines-seine05.jpgLa mauvaise qualité de notre eau et de notre environnement n’est pas toujours le fait d’industriels qui contaminent sols et rivières. Preuve en sont les déchets les plus communément retrouvés sur les berges de nos cours d’eau et qui sont le fait de dépôt sauvage ou d’inconscience.

Depuis quelques années de nombreuses opérations de nettoyages, comme les Initiatives Océanes de l’Association SurfRider Europe, ou Nettoyons la Nature du “mouvement Leclerc” (du nom des enseignes de grande distribution). La dernière née de ces initiatives n’est pas la moins remarquable : Berges Saines, pilotée par l’association La Seine en Partage, mobilise près de 300 communes le long des rives de la Seine. C’est alors aux mairies de fédérer leurs habitants pour se ré-approprier leur territoire en le débarrassant des déchets apportés par le fleuve.

Le bilan de l'année 2015

Organisée du 9 au 12 avril dernier, « Berges Saines » est une opération à la fois écocitoyenne, pédagogique et festive. Il s’agit toujours de volontaires, mobilisés le temps d’une demi-journée à oeuvrer ensemble, et souvent ravis d’agir pour la protection de la nature, la sauvegarde de tout l’écosystème et la mise en valeur de leurs paysages. Les enfants sont souvent de la partie, et peuvent comprendre la signification de geste quotidien (pourquoi on jette dans une poubelle) en découvrant la nature. En effet, les berges de Seine, comme tout milieu humide est un trésor de biodiversité. Selon les organisateurs « un enfant qui a participé à « Berges Saines » deviendra un adulte plus responsable ». berges-saines-seine02.jpg

Entretien avec Pascale Dugat, déléguée générale et porte-parole de l’association La Seine en Partage.

Abonéobio :Qui est à l’origine de l’opération Berges Saines ?

berges-saines-seine04.jpgNotre association, « La Seine en Partage », regroupe depuis 2001 un grand nombre de communes riveraines de la Seine avec comme vocation de valoriser tous les atouts que notre fleuve peut apporter à nos régions. Nous travaillons donc pour le développement du transport fluvial et du tourisme fluvial, l’aménagement des berges, la lutte contre les inondations, la protection de l’écosystème, une meilleure qualité de l’eau, etc. Ce sont des maires adhérents de notre association qui nous ont dit un jour qu’il fallait absolument faire quelque chose pour refaire des berges les lieux de promenade et de convivialité qu’elles avaient toujours été et donc qu’il fallait les nettoyer de tous les déchets que des inconscients y déposaient. Les riverains en avaient assez que certains considèrent la Seine comme un égout à ciel ouvert et ses berges comme des décharges publiques. Et comme nous savions que ni l’Etat, ni les Régions, ni les Départements n’avaient les moyens de faire ce nettoyage, nous avons eu l’idée de lancer un appel à la mobilisation des riverains eux-mêmes pour qu’ils prennent leur courage à deux mains, relèvent leurs manches et fassent eux-mêmes un grand nettoyage de printemps une fois par an. C’était en 2012 et c’était la première opération « Berges Saines »

A :Quel a été l’accueil des mairies à l’exposition de ce projet ? Certaines ont-elles été plus difficiles à convaincre ou au contraire emballées par l’idée ?

Tous les maires ont été emballés. C’était pour eux une merveilleuse occasion d’organiser une manifestation sympathique, chaleureuse, à un moment où tous les riverains prennent conscience des dangers de toutes les pollutions, comprennent que l’eau est un bien plus précieux que tout et veulent se réapproprier leurs berges avec, en plus, un désir de faire quelque chose par eux-mêmes.

A :Les initiatives Océanes investissent désormais les terres avec des opérations sur les berges des rivières, voire des canaux comme à Paris le nettoyage du Canal St Martin. Estimez-vous qu’ils sont des concurrents pour une manifestation comme Berges Saines ?

Au contraire! Plus il y aura d’initiatives pour lutter contre toutes les formes de pollution et mieux cela sera pour tout le monde. La sauvegarde de l’environnement, de l’écosystème est « le » combat que nous devrions tous mener. Il s’agit, je vous le rappelle, de la sauvegarde de notre planète.

A :Sur ces 4 ans, quels ont été les déchets les plus improbables retrouvés par nos concitoyens ?

A part les voitures, les motos, les réfrigérateurs et les vieux matelas retrouvés en masse, le plus improbable a été un coffret à bijoux retrouvé à St Pierre-du-Vauvray, dans l’Eure. Certes, il ne s’agissait pas de joyaux de très grande valeur mais nous nous sommes tous demandés pourquoi et comment ces bagues, bracelets et colliers dans ce joli petit coffret avaient été jetés dans la Seine. Il devait y avoir une histoire d’amour là-dessous. La gendarmerie à laquelle, bien sûr, nous avons remis le coffret devait faire une enquête. Nous n’en avons pas encore les résultats…

A : Quel est votre constat sur ces dernières années ? Plus ou moins de déchets à périmètre constant ?

-L’opération couvre plus de 300 kilomètres de berges et notre « récolte » annuelle oscille entre 50 et 200 tonnes de déchets. Mais ce qui est intéressant c’est que les maires qui participent depuis l’origine à l’opération ont tous remarqué qu’il y avait, au fil des ans, de moins en moins de déchets sur leurs berges, comme si « Berges Saines » donnait mauvaise conscience aux… inconscients. « Berges Saines » est évidemment la meilleure opération de sensibilisation qu’on puisse imaginer pour la protection de l’environnement car c’est une opération pleinement « participative » et qui, en plus, permet souvent à des riverains de la même communes de se rencontrer et de faire connaissance.

A : Ne pensez-vous pas qu’il devrait y avoir plus de poubelles, cendriers, lieux pour les déchets des animaux dans nos villes ?

Bien sûr. Mais beaucoup de communes ont déjà fait beaucoup d’efforts avec des déchetteries, du tri sélectif, des distributeurs de sacs pour les déjections canines, etc. On se demande pourquoi des gens vont jeter un vieux matelas ou une bicyclette rouillée dans la Seine pou sur les berges alors qu’il y a souvent, plus près de chez eux, une déchetterie. C’est une question d’information, de formation, d’éducation. Mais il faudrait, peut-être aussi, en venir à sanctionner ces gens-là comme la loi le prévoit.

A : Que pensez-vous de l’initiative de San Francisco qui interdit notamment les bouteilles plastiques et les remplace par des fontaines à eau ?

C’est une excellente idée. Nous récoltons, chaque année, au cours de la journée « Berges Saines », nous ramassons 30 tonnes de bouteilles plastiques abandonnées sur les berges. Et je vous rappelle qu’il faut… 1.000 ans pour qu’une bouteille plastique disparaisse dans la nature. Les sacs plastiques vont déjà être interdits chez nous. C’est bien.

Pour le moment, pas encore de date pour l'édition 2016, mais n'hésitez pas à vous renseigner auprès de votre mairie, si vous habitez le long de la Seine... Ou de participer aux opérations de nettoyage des plages cet été!

berges-saines-seine03.jpg

On a participé à Berges Saines 2015!

Prôner le bio sans en être soi-même convaincu ne serait pas vraiment honnête, alors abonéobio participe dès que l'occasion nous est donnée.

Ainsi, j’ai rejoint les équipes de volontaires de ma ville : 40 pour 12.000 habitants, le chiffre ne fait pas vraiment rêver.

Cependant, j’ai été agréablement surprise de voir que l’opération était plébiscité par toutes les tranches d’âge. De nombreux couples ou parents avaient fait l’impasse sur un dimanche de farniente au soleil pour venir avec leurs enfants participer à cette manifestation citoyenne. L’ambiance était joyeuse malgré les tonnes de déchets disparates retrouvés! La perspective d’avoir fait une bonne et belle action pour la planète et pour sa ville prime sur tout le reste.

Au vu des nombreux baton de coton-tige, je me rappelle alors ce spot de l’ADEME “Déchets, l’important c’est de ne pas participé”, et je suis effarée de penser qu’en 2015 des gens jettent toujours ceux-ci n’importe comment!

Au terme de notre après-midi, tous autant que nous sommes avons ramassé pas moins de 750 kilos de déchets, selon le coordinateur. Je tiens a adresser une pensée aux services techniques de la ville, mobilisés un dimanche pour collecter les nombreux sacs remplis des déchets ramassés le jour même aux 4 coins de la ville.

Une belle action collective qui doit se poursuivre au fil des ans pour profiter d’une Seine propre et de berges agréables pour les promenades.

http://www.yvelines1.com/le-journal/journal-lundi-14-avril-2015/

Abonéobio interviewé sur la radio SUN 93 FM Nantes

Le mardi soir la radio Sun de Nantes s'intéresse aux initiatives développement durable. Dans le cadre de ce focus environnement dans l'émission 17/19, j'ai eu l'occasion d'être interviewée par Annaïg et Elénore pour y présenter le concept d'aboneobio. Si vous voulez écouter le podcast c'est par là : abonéobio un site pour consommer autrement

aboneobio sur la radio SUN de Nantes

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