Abonéobio : Le blog du bio

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Samedi 03 décembre 2016

Mot-clé - mieux consommer

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Mon restau responsable, l'engagement pour une cantine scolaire plus bio, plus locale, plus saine

A l’occasion de la 17è édition du printemps Bio, la Fondation Nicolas Hulot et le réseau Restau’Co ont annoncé une nouvelle initiative en faveur de cantine responsable (bio, local, équilibré, anti-gaspi, confort des convives et des professionnels….). L’introduction du bio dans les cantines est une mesure discutée depuis le 1er Grenelle de l’environnement (2007) mais qui a du mal à percer au niveau des décideurs, alors que les professionnels sont conscients des enjeux et prêts à s’engager. Pourtant, 88% des parents ayant au moins 1 enfant sont intéressés voire très intéressés par l’introduction de produits bio (chiffres : baromètre Agence BIO/Csa 2016)

Jeudi 2 juin, nous avons pu découvrir le label “mon restau responsable”. C’est un outil imaginé en cohérence avec les responsables de 4 structures de restauration collective, la Fondation Nicolas Hulot et le réseau Restau’co pour aider ces professionnels à déterminer et choisir les axes de progrès et d’amélioration pour une restauration responsable.

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HOP ! Halte à l’Obsolescence Programmée sur produitsdurables.fr

dechets_1_frigos-cb026.jpg__Pour le site e-RSE.net qui a chiffré le coût de ce mode de vie, le calcul est accablant: “En 1949 aux Etats-Unis, les ménages ont dépensé 2.9 milliards de dollars pour les équipements ménagers. En 2014, ce chiffre s’élevait à 52 milliards, soit une augmentation de près de 45% lorsque l’on prend en compte l’inflation. " (source)

Né ce constat de plus en plus prégnant que le renouvellement des objets rythme notre vie, des spécialistes de l’économie circulaire et du développement durable ont eu l’idée de créer l’association à but non lucratif HOP! (Halte à l’Obsolescence Programmée). HOP! souhaite tout d’abord nous sensibiliser à cette thématique, qui a son volet dans la loi de transition énergétique votée à l’été dernier, mais surtout proposer des solutions : comme améliorer la réparabilité des produits et faciliter les actions civiles des consommateurs et des associations.

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Black Friday ou journée sans achat : chacun son camp

Sur aboneobio, nous souhaitons vous faire profiter sur une journée d’une promotion exceptionnelle sur tout le site et de pouvoir ainsi acheter des produits écologiques et certifiés pour l’entretien de la maison, les soins visages bio, les soins corporels et les shampoings bio ainsi que les huiles essentielles, le tout à -30%. Car même si nous vous avons régulièrement prouvé que consommer bio n’est pas plus cher, un petit coup de pouce en cette fin d’année fera du bien au portefeuille.

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Ecologie, orgueil et préjugés au Japon

En France, on est champion au moins d'une chose : la mésestime de soi! On entend dire que tout est mieux ailleurs et pire, on le croit. Dans l’inconscient collectif, le Japon est le pays du zen, du minimalisme, de la méthode KonMari pour le rangement, des tawashi, des collectifs de citoyens-ramasseurs de poubelles ; un pays où contempler la nature fait partie intégrante des mœurs. Bref, un pays respectueux de la nature ! Pour autant, le Japon est-il un eldorado de l’écologie ? À l’occasion d’un nouveau séjour, on fait le point sur les habitudes.

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La bio pousse en France : +10% de surface agricole en 2015!

L’Agence Bio nous offre une synthèse encourageante du marché du bio pour cette année. 2015 est en effet annoncée comme une bonne année pour le bio : avec + 10 % de surfaces agricoles en conversion ou déjà bio et des ventes en magasins allant de 7,4 à 15% de progression selon que l’on soit en grande surface alimentaire ou en magasin spécialisés, les français sont plus que jamais engagés dans le respect de la terre. Avec 1,25 millions d’hectare de terres agricoles bio en fin d’année, la France devient le 3ème pays européen à cultiver du bio, derrière l’Espagne et l’Italie.

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Les perturbateurs endocriniens coûtent entre 150 et 206 milliards d'euros par an

perturbateur-endocrinien-things.jpgUne nouvelle série d’études scientifiques publiées ce jour dans le Journal of Clinical Endocrinology and Metabolism de l’Endocrine society montre que l’exposition des populations européennes à des perturbateurs endocriniens est la cause de nombreuses pathologies dont le coût vient d’être estimé entre 150 et 260 milliards d’Euros par an par les chercheurs. __ Perturbateurs Endocriniens, une menace invisible mais bien réelle pour la santé__

Les Perturbateurs Endocriniens, plus couramment dénommés PE par les connaisseurs, sont des substances chimiques qui interfèrent, comme leur nom l’indique, avec l'action des hormones. Malheureusement, les perturbateurs endocriniens sont désormais présents, cachés dans tout notre quotidien et ne provoque pas de réactions “allergiques” visibles immédiatement. C’est cet effet pervers, et sur le long terme, que les chercheurs et les associations souhaitent dénoncer pour alerter des risques pour notre santé

En effet, les perturbateurs endocriniens se retrouvent aussi bien dans les aliments (résidus de pesticides ou aspartame comme sucre de substitution), mais aussi dans les contenants alimentaires en en plastique ou aluminium (avec le très connu Bisphénol A ou BpA), les meubles, les jouets, les tapis (phtalates), des matériaux de construction et des produits cosmétiques (comme l’aluminium ou les parabènes). Les PE entrent dans le corps des humains et de la faune par la poussière ou à travers la chaîne alimentaire, par effet de bioaccumulation, cet effet pervers qui concentre les polluants et les molécules chimiques au sommet de la chaîne alimentaire.

Evaluer pour faire réagir

perturbateurEndocrinien.jpgLes problèmes de santé sont bien souvent pris en compte ou remarqués dès que leur coût est estimé. Ainsi, des chercheurs ont récemment étudié le coût de l’action des perturbateurs endocriniens. Les chercheurs ont utilisé des études épidémiologiques et toxicologiques pour évaluer le coût économique des pathologies qu’ils jugent liées à l'exposition aux PE (infertilité masculine, anomalies congénitales, obésité, diabète, maladies cardiovasculaires, troubles neurocomportementaux et de l'apprentissage, ou le cancer…). Ce coût pour la société est estimé entre 150 et 260 milliards d’Euros par an, soit entre 1.2% et 2% du PIB de l’Union Européenne !

Les auteurs de l’étude sont parmi les spécialistes les plus compétents au monde de cette question des perturbateurs endocriniens : Leonardo Trasande, R. Thomas Zoeller, Ulla Hass, Andreas Kortenkamp, Philippe Grandjean, John Peterson Myers, Joseph DiGangi, Martine Bellanger, Russ Hauser, Juliette Legler, Niels E. Skakkebaek, Jerrold J Heindel.

« Alors que de nombreuses enquêtes démontrent l’exposition des populations aux PE, cette étude apporte une preuve supplémentaire de la nécessité d’une action préventive forte pour se prémunir des risques des perturbateurs endocriniens en Europe. » Déclare François Veillerette, porte-parole de Générations Futures et co-auteur du livre Perturbateurs endocriniens, la menace invisible. «Il faut donc que l’Union européenne adopte des critères protecteurs pour définir les perturbateurs endocriniens qui devront être exclus dans le cadre du Règlement 1107/2009 sur les pesticides (définition de l’OMS et création de 3 catégories : PE confirmé, suspecté ou potentiel). Ces critères s’étendront également aux autres législations concernées (REACH, biocides…). Par ailleurs aucune modification des dispositions existantes dans les législations européennes sur les biocides et les pesticides ne doit intervenir si l’on veut vraiment protéger la population européenne des risques liés au PE. »

Pour le moment, le meilleur moyen de se prémunir contre les perturbateurs endocriniens reste un mode de vie “bio”, comme on le prône sur abonéobio.com, qui a toujours alerté sur ces sujets de santé publique : - manger des produits cultivés sans pesticides, - utiliser des cosmétiques bio , - faire un ménage écologique et notamment la pâte verte multi-usage de Brunort (qui est par ailleurs en promo en ce moment), -rester informé sur la provenance et de la composition de ce que l’on achète. Pour proposer des produits les plus respectueux des hommes et de la planète la société Comptoir des Lys (Coslys, Etamine du Lys) a demandé à tous ses fournisseurs d'emballages plastiques, des certificats attestant de la non-présence de perturbateurs endocriniens dans leurs flacons. Banniere_Coslys.jpg

La restauration scolaire : le bon élève de la Bio

Cantine_bio__c__agence_bio_4.pngUne étude de l’Agence bio rapportait en juillet dernier que 59% des restaurants collectifs (cantines scolaires, restaurants d’entreprises…) servent des produits bio. Mais cette proportion s’élève à 79 % selon les auto-déclarations des établissements scolaires. L’introduction des produits biologiques dans la restauration collective constitue l’un des axes d’actions du plan "Ambition Bio 2017" visant à favoriser le développement de l’agriculture biologique. Ce sont les cantines du secteur public qui plébiscitent en majorité la bio (70%) devant le privé (44%), et l’étude montre que les produits bio sont davantage introduits au sein des grosses et moyennes structures (72 % de celles de plus de 500 repas par jour en proposent), et, fait notable, dans celles ayant les budgets alimentaires les moins élevés (66 %).

Fraicheur, qualité et origine : le trio gagnant de la bio

En moyenne, chaque établissement introduit environ 5 familles de produits bio différentes, mais ce sont les produits frais qui tirent leur épingle du jeu, notamment : les fruits frais (85%) , dont les pommes à 81 %, les produits laitiers (78 %) et les légumes frais (75 %) avec une forte part de carottes (68 %), crudités (47 %), tomates (46 %) et salades (41 %).

Cantine_bio__c__agence_bio_5.png

La saisonnalité demeure le premier critère de choix d’un fournisseur de produits bio pour 86 % des établissements; par ailleurs, les établissements déclarent à 83 % acheter des produits bio d’origine française, et ils sont 79 % à privilégier les produits régionaux. En effet, le choix du bio de proximité permet à la fois de réduire les coûts liés aux transports, d'assurer aux producteurs un revenu régulier et souvent de recréer du lien entre les enfants et le monde agricole. La France reste un pays attaché à ses valeurs « terriennes ». Combien de fois avons-nous entendu nos parents vanter le bonheur des vacances à la campagne dans une ferme familiale, et la nostalgie de voir nos enfants être élevé dans un environnement de béton sans connaître la provenance de ce que nous mangeons? Par ailleurs, le choix du bio dans les cantines peut également inciter les producteurs à commencer leur conversion vers des produits bio, avec des garanties de volumes d’achat notamment. Au-delà de l’aspect environnemental, introduire du bio en cantine peut lutter contre la « fracture sociale » , notamment en offrant à des familles un accès à des produits et des goûts qu’ils ne connaissaient pas.

Ces collectivités qui font le choix du bio

Cantine_bio__c__agence_bio_1.pngDe plus en plus de communes, départements et de régions ont décidé d’introduire des produits bio dans la restauration scolaire ou d’élargir la gamme proposée aux élèves. Ces initiatives témoignent d’une volonté de s’engager dans la voie du développement durable, en donnant une place croissante aux aliments produits ou transformés dans le respect de l’environnement. Les méthodes varient d’une cantine à l’autre, selon le mode gestion, le cuisinier ou l’implication des services. Certains choisissent d’organiser des repas 100% bio, d’autres d’introduire progressivement un ingrédient bio puis d’en augmenter le nombre et la fréquence. La démarche est très souvent accompagnée d’actions pédagogiques pour sensibiliser les enfants aux questions d’environnement, de bien‐être animal et de biodiversité ainsi qu’à l’importance d’une alimentation équilibrée comprenant en particulier des produits frais, de saison et de proximité dans la mesure du possible. Souvent l’introduction des produits bio dans la restauration collective amène une réflexion globale sur la manière d’assurer les approvisionnements, de préparer et de structurer les repas, sur l’environnement et le développement durable de l’établissement.

La bio en restauration collective, à chacun sa formule !

Cantine_bio__c__agence_bio_2.png Dans chaque région de France, en moyenne une cinquantaine de lycées et collèges ont introduit des produits biologiques dans la restauration collective de leurs établissements. Pour les lycées, des initiatives fortes ont vu le jour. Elles ont été formalisées par des chartes dans quelques régions, en particulier : en Alsace où les démarches sont engagées depuis longtemps, cette impulsion a été donnée dès 2008 et la part des composantes bio du repas s’élève de 20 à 44% ; en Bretagne depuis 2009, des lycées sont accompagnés en partenariat avec la Fédération régionale des agriculteurs biologiques dans le cadre de la Charte « Au menu demain ». Il en est de même en Ile de France

Deux départements sont en pointe pour la bio en restauration collective : - dans le Gard, la démarche a été engagée dès 1994 : 17 collèges proposent jusqu’à 28,5%de bio dans leur restauration ; - dans la Drôme : l’Opération « Manger mieux, manger bio » a démarré en 2005. Au final, les 36 collèges (18 500 élèves, 1,7 million de repas par an) ont introduit des produits biologiques : les composantes des repas sont bio à plus de 25%.

100% bio à la cantine, c’est possible :

Pour preuve que le bio en restauration collective à le vent en poupe, Ecocert a lancé un label « En cuisine ». Ce label aide les professionnels à développer une restauration plus « bio, saine, locale et durable », grâce à un questionnaire d'auto-évaluation, des fiches pratiques et un annuaire de professionnels pour les guider dans leur démarche.

Néanmoins, dans certaines communes, de taille moyenne ou vraiment petite, il a été fait le choix de repas 100% bio : - A Mouans‐Sartoux – 10 300 habitants – ainsi qu’au Rouret – 3 900 habitants – dans les Alpes‐Maritimes (Provence‐Alpes‐Côte d’Azur), la bio est introduite respectivement depuis 1999 et 2000. Elle y représente 100% de la valeur des achats pour la restauration collective. - Au 1er janvier 2014, l’objectif 100% bio a été atteint pour les écoles de Saint‐Etienne (3 500 repas par jour). 41% des approvisionnements sont assurés en circuit court. Les personnes âgées inscrites au portage des repas à domicile et les enfants des 24 crèches communales bénéficient de repas à 70% bio (cf. une Minute Bio).

Et pour les communes de plus grande envergure, la bio s’est installée dans des proportions significatives, avec l’objectif d’aller toujours plus loin : • 30% ou plus à Marseille (69 000 repas parjour) calculé en nombre de composantes bio des repas, Toulouse (29 000 repas par jour), Lyon (21 000 repas par jour), Brest (6 000 repas par jour) et Lorient (4 200 repas par jour) • de l’ordre de 20% de produits bio sont introduits à Paris (22% dans les écoles, 37% dans les crèches).

Un surcoût de plus en plus maîtrisé Pour 80% des établissements, les produits bio génèrent un surcoût de 19 % en moyenne (une baisse significative depuis 2011 où il était de 26 %!), celui étant “lissé” pour 67% d’entre eux sur l’ensemble des repas. Pour continuer de proposer des produits bio sans grever le budget des ces structures collectives, 7 établissements sur 10 ont cherché à réduire les frais liés au bio notamment : • en limitant le gaspillage (88 %), • en travaillant sur l’éducation alimentaire (66 %), • en mettant en concurrence les fournisseurs (66 %), • en remplaçant certains produits par d’autres moins coûteux (65 %), • en passant des partenariats au niveau local (63 %), • en groupant les achats (62 %).

Des actions de sensibilisations ludiques pour accompagner le développement de la bio L’introduction des produits bio dans les restaurants scolaires et la sensibilisation des enfants sur l’agriculture biologique s’amplifie à mesure que des exemples démontrent de la réussite des processus. De nombreuses démarches sont engagées par un ensemble de partenaires, et les initiatives proposées par l’Agence BIO visent à compléter les actions existantes.

Cantine_bio__c__agence_bio__petits_reporters.png> Le projet “Les Petits Reporters de la Bio”, 3ème édition

Face au succès des deux précédentes éditions, l’Agence BIO envisage de lancer une troisième édition de ce concours. Ouvert aux classes du CE1 au CM2 et aux groupes d’élèves constitués dans lecadre des activités périscolaires, il consiste à créer un journal de 4 pages sur le thème de l’agriculture biologique. Cette initiative est une occasion de rassembler les enfants autour d’un projet pédagogique motivant centré sur l’agriculture, l’élevage et l’alimentation.

Par ailleurs, l'Agence BIO propose ses supports pédagogiques aux professeurs des écoles, conçus en lien avec les programmes de Sciences et d’Éducation au Développement Durable : ‐ Un kit pédagogique de sensibilisation pour les enseignants ‐ Des dépliants ludo‐pédagogiques pour les enfants.

Les établissements qui font le choix du bio à la cantine essayent également de l'inscrire dans une démarche globale de sélection de produits plus sains. Le programme Eco-Ecole, dont l'alimentation est une des composantes e permet d'élargir à tous les thèmes du développement durable : les solidarités, la biodiversité, l'eau, l'énergie et les déchets. Le programme Eco-Ecole permet également d'impliquer partenaire et prestataire de la vie à l'école, en choisissant par exemple des produits plus respectueux de l'environnement... Les sociétés de ménages (professionnels et à domicile) proposent désormais des alternatives bio, et les crèches sont de plus en plus sensibles à la qualité et la non toxicité des produits utilisés. Il existe plusieurs sites web marchand destinés aux professionnels de la petite enfance qui proposent des produits dont: http://macape.org/  . Bientôt dans toutes les écoles ?

Unilever surfe sur la consommation responsable

Comment le leader des lessives peut il devenir un acteur de l'économie sociale et solidaire ? La présence au Forum mondial "Convergences 2015" d'Unilever a de quoi surprendre ! Certes le groupe s'affiche au coté du label privé "Rainforest Alliance Certified" dont il bénéficie pour certains de ces produits (comme les sachets de thé Lipton) mais on est loin de ce qu'on peut attendre d'un acteur engagé. Sur le segment des produits d'entretien, la priorité serait de travailler sur la composition des lessives par exemple qui contribuent à l'eutrophisation de nos cours d'eau, à la pollution d'une denrée qui devient rare (l'eau !). A la place, Unilever se lance en Indonésie sur la vente d'échantillons de shampoing à 2 centimes la dose, et en Espagne dans une gamme de lessives à petit format (permettant d'assurer les 5 machines de la semaine). L'idée étant de déclencher une vente dans un contexte où le consommateur réduit ses achats. Sauf que l'inciter à repasser à la caisse plus souvent, avec une lessive certes concentrée, c'est aussi l'inciter à rejeter plus d'emballages, sans réaliser le volume représenté à la fin d'une année. Chez aboneobio nous pensons à l'inverse que seuls les grands conditionnements (recharges de 5 litres de lessive bio ) et une prise de conscience globale de sa consommation de l'année, permet d'agir et de mieux consommer.

marques du groupe Unilever

Bref, la grande distribution s'agite autour de la notion de consommation responsable. A croire que le créneau est porteur ! Auchan nous sert ses produits bio à moins de 1 euro. Leclerc réactive son site Conso Responsable, Carrefour cherche un emplacement pour son enseigne bio, doublé par Auchan qui a réussi son ouverture magasin test "Coeur de Nature". Chez Casino, c'est la marque MDD bio qui se veut made in France. Chacun y va de son engagement, selon son propre cahier des charges. L'important étant d'occuper le terrain. Désormais c'est donc au tour d'Unilever de s'afficher comme un acteur responsable. Agir pour réduire la pauvreté "D’ici 2020, nous voulons donner accès à la santé et à une bonne alimentation à 1 milliard d’individus en plus sur la planète", affiche Unilever. En attendant, les actions se portent sur les armoires frigos qui consomment moins d'énergie et les palettes en bois qui pèsent moins lourds. C'est déjà ça diront certains.

Challenges a interviewé Bruno Witvoët, PDG France de Unilever :


Unilever, champion du consommer responsable ? par Challenges

Cette vague de communication autour d'un discount responsable n'est pas saine pour le consommateur. Brouiller les pistes, se racheter une notoriété sur quelques actions, sans traiter le coeur du problème, à savoir l'impact même de la composition des produits sur la santé du consommateur, et sur l'environnement, permettra juste de patienter pour mieux sauter plus tard. Le consom'acteur a le vouloir d'achat. A lui d'agir maintenant !

Réinventer l'abondance de la consommation

Dans une société en crise, où l'argent manque, où la consommation devient compliquée pour beaucoup, la frustration grandit. Comment consommer bio quand on a un petit budget ? Comment prendre soin de nous et comment agir pour préserver la planète de nos enfants dans le contexte actuel ? Terra Nova apporte des solutions très intéressantes, exactement 85 propositions, pour donner plus de sens à la consommation, plus de poids au vouloir d'achat des consommateurs. Préserver, protéger, défendre, ...en passant par une forme d'abondance à réinventer. Voilà le défi à relever selon Dalibor Frioux et Guillaume Cantillon. Quelques propositions sélectionnées par aboneobio, qui promeut depuis la création, le raisonnement global à l'échelle d'une famille et sur an, les achats de produits bio pour le corps et la maison, pour acheter moins mais mieux

consommation responsable

  • Permettre aux adolescents d'apprendre à gérer un foyer (gestion du budget, entretien, gestion des repas, alimentation équilibrée ...) avec des cours adaptés, aux collèges et lycées.
  • Créer une mission jeunes (18 à 25 ans) de 6 à 12 mois, rémunéré permettant d'effectuer un service citoyen.
  • Diffuser des données associées à des profils types de consommation (famille, en couples, jeunes étudiants, célibataire, ...) pour tous les postes de dépenses du ménage, et fluctuant selon les grands évènements de la vie (mariage, naissance, rentrée scolaire, ...)
  • Ajouter sur les factures des bonnes pratiques permettant de réduire les consommations d'énergie
  • Informer sur les coûts des maladies induites par une consommation de produits non durables (cancers, obésité, ....) et encourager la pratique des coaching de santé (prévention, bilan santé, hygiène de vie et sports...) via la sécu.
  • Rendre accessible des éco-chèques aux entreprises, collectivités et administration ! (chez aboneobio on parle même du chèque d'abonnement bio)
  • Dès 0.1 % d'OGM, le produit devra mentionner sa présence. De même que l'ionisation des aliments qui serait interdit
  • Lutter contre l'obsolescence programmé en imposant une garantie longue durée sur les articles ( 5 ou 10 ans) et renseigner le consommateur sur les lieux de réparation et les coûts engendrés. Encourager les filières de réparations (tous biens de consommation courante : cordonnerie, ...), les ateliers collectifs de réparation (ex vélos), .... Encourager les recycleries, ressourceries, la location plutôt que l'achat, et adapter une TVA réduite pour les produits de 2 ème vie.
  • Développer des lieux partagés dans les habitats communs (laverie, local vélos, salle jeux, ...)
  • Réduire la perte en autorisant à vendre des produits arrivant à péremption dans 72 heures, et supprimer pour certains produits la DLUO (date limite optimale).
  • Encourager les circuits courts : produit bio local, produit transformé à proximité, produit artisanal et permettre aux producteurs de vendre en direct 40 % de sa production si il le souhaite.
  • Développer les étiquettes éco responsable sur tous les produits de consommation
  • Réduire le nombre, la taille et la densité des panneaux de pub, et les écrans plasma en ville et dans les transports en commun, interdire les pub lumineuses et éteindre toutes les enseignes entre minuit et l'aube.

Voir le rapport de Terra Nova, « Réinventer l’abondance, pour une politique des consommation »

Consommer moins mais mieux c'est possible ! Chaque jour de nouvelles initiatives germent, accessibles à tous les budgets, venant soutenir la notion de sobriété heureuse, chère à Pierre Rahbi. A découvrir par exemple cet article : alternatives.blog.lemonde.fr/2012/06/22/etudiants-manger-bien-et-pas-cher-cest-possible/ et les opérations disco soupes ou disco salades qui permettent de recycler les invendus de Rungis, en venant ensemble éplucher et préparer les fruits et légumes, en musique pour repartir avec de quoi se nourrir sainement pas cher.

DISCO SALADE #2 from DISCO SOUPE on Vimeo.



DISCO SOUPE #1 from DISCO SOUPE on Vimeo.

Concours Portrait de consomacteur

Vous êtes adepte du consommer moins mais mieux, vous aimez présenter les expériences positives pour démontrer qu'une autre consommation est possible ? Faites vous tirer le portrait et gagnez des séjours éco-responsables, des bons d'achats.. (dommage aboneobio aurait pu offrir un an d'abonnement bio, mais on ne m'a pas contactée ). Expliquez comment vivre mieux en dépensant moins, en respectant les droits humains et dans le respect de la planète. La CLCV (Consommation Logement et Cadre de Vie - Citoyens au quotidien) organisatrice de ce concours veut promouvoir l'exemplarité. Il suffit de décrire votre portrait, d'expliquer les actions que vous mettez en place au quotidien (par exemple vous êtes adhérent d'une amap, vous optez pour les produits bio pour le corps et la maison, vous utilisez les transports en commun, vous achetez en vrac ce qui permet de limiter vos déchets à la source, ...et d'inventer un slogan pour séduire les futurs consommateurs responsables. Place à la créativité, toutes les formes sont permises pour exprimer votre portrait (vidéo, écriture, dessins, photos, poésie, ..). Les membres du jury évalueront la qualité, l'originalité et l'engagement de la démarche.

concours clcv portrait de consom'acteur

Le concours se termine le 15 Août. Plus d'infos sur le site : http://www.concours.clcv.org/. Allez y c'est ouvert à tous, des séjours de 1000 à 1500 euros à la clé ! Ensemble démontrons que l'on peut consommer mieux, qu'il suffit de changer ses pratiques d'achats...et on peut commencer avec aboneobio par alléger le poids et la liste de ses courses !



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