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Dimanche 04 décembre 2016

Mot-clé - pesticides

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6 tonnes de pesticides récupérées par les jardineries botanic

botanic-pesticides2016.PNGAlors que les abeilles se meurent lentement mais inexorablement, l'opération mise en place par l'enseigne botanic® peut nous redonner un peu d'espoir. En effet, la sixième édition de la collecte de pesticides initiée par l’enseigne de jardinerie naturelle a montré une fois de plus que ce service inédit de récupération de pesticides est plébiscité par les éco-citoyens. Au total, plus de 6 tonnes de produits phytosanitaires sous forme liquide, solide, gazeuse, ont été rapportées sur 4 jours (les 23-24 septembre et les 30 septembre-1er octobre derniers). Un nouveau record pour cette collecte d’automne : 2 tonnes de plus qu’en 2015 ! Depuis sa création en 2014, l’opération a permis de récupérer près de 35 tonnes de pesticides !

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Intoxication quotidienne des riverains de champs agricoles par les pesticides

genefutures04.JPGL’association Générations Futures dénonce dans leur nouvelle enquête EXPPERT, la 6ème|http://www.generations-futures.fr/], la pollution aux pesticides des maisons situées près d’exploitation agricole. Sur les 22 intérieurs étudiés et les 61 pesticides recherchés (dont certains interdits depuis 2003 en France), ils se trouvent que toutes les maisons sont polluées par 8 à 30 pesticides différents.
On se souvient tous de cet incident tragique, dans le Bordelais où des élèves et des enseignants ont été pris de malaise suite à la pulvérisation de fongicide à la lisière d’une école. Générations Futures étaient déjà de la partie.

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Quand le magasin devient point de collecte des déchets

insudiet-tri-emballages-salaries_m.jpgA l'heure où tous les ménages, ou presque, trient leurs poubelles et font un effort supplémentaire pour ne pas polluer en jetant les déchets dangereux, certaines enseignes de distribution souhaitent faciliter le quotidien « écologiquement correct » de leurs clients. En 2012, une filière Déchets Diffus Spécifiques (DDS) financée par les entreprises a été créé pour apporter une réponse pour la collecte de ces déchets alors estimée à près de 50 000 tonnes/an.

A dire vrai, qui connaît le point d'apport volontaire (PAV), la déchetterie ou la recyclerie dont dépend sa commune? Alors que tout le monde sait situer une enseigne de bricolage ou son pépiniériste! Depuis août 2014, la “responsabilité élargie du producteur oblige les fabricants nationaux, les importateurs et les distributeurs pour les produits de leurs propres marques de prendre en charge, notamment financièrement, la collecte sélective des déchets issus de ces produits. Cependant, certains leaders de la distribution n'hésitent pas à ajouter ponctuellement un point d'apport volontaire de déchets spécifiques à la liste de leurs services.

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Botanic : « Passons nous des pesticides! »

BOTANIC_-_Collecte_Passons-nous_des_pesticides.JPGPourquoi légiférer sur le Round Up quand des entreprises engagées font le choix de ne plus en vendre? C'est le cas du pépiniériste Botanic, qui a supprimé tous les pesticides non-conformes à un usage en agriculture biologique de ses rayons depuis 2008.

Et pour aller plus loin, l'enseigne organise sa quatrième collecte de pesticides (usagés ou non-utilisés)! Depuis 2 ans, les 65 magasins Botanic ont mobilisé plus de 5.000 personnes, et ont totalisé près 15,6 tonnes de pesticides collectés, puis retraités par ecoDDS, l’organisme officiel spécialisé dans les déchets spécifiques. Enfin, pour inciter un maximum de client à passer au vert, Botanic offre un bon de réduction (5€ pour 35€ d'achats). Une véritable longueur d’avance pour l’enseigne qui anticipe sur toutes les mesures programmées en matière d’interdiction d’utilisation des produits phytosanitaires par les particuliers.

Les 25-26 septembre et les 2-3 octobre 2015 dans les 65 magasins Botanic de France

Leroy Merlin : «Journées DéchetsTri »

Le principe est simple : « Si tu ne vas pas à la déchetterie, les journées DéchetsTri viennent à toi ». A cette occasion, les particuliers sont invités à se débarrasser de leurs produits chimiques sur le parking des magasins Leroy Merlin partenaires. Ayant moi-même rapporté plusieurs litres d'huile de friture, bidons d’anti-pucerons (d’avant mon passage au savon noir) et de vieilles peintures lors d'une journée DéchetsTri, je peux confirmer que c'est on ne peut plus simple! Ici, pas de bons d'achats mais quelques objets publicitaires sont offerts aux plus jeunes (pas forcément le plus intéressant quand on parle de réduction des déchets!). L'avantage est que tous les déchets spécifiques peuvent être ramenés (et pas seulement les phytosanitaires). Il est néanmoins dommage que les collectes ne soient pas centralisées sur un ou deux week-ends pour tous les magasins, il faut donc suivre l'actualité de sa ville, ou de son magasin pour être informé!
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Zodio : « une seconde vie pour vos objets »

Zodio-seconde-vie.jpgZodio, l'enseigne art de vivre, déco et cuisine qui monte, organise 4 fois dans l'année des collectes d'objets usagés ou inutilisés. Pour encourager ce geste écolo, les magasins offre en échange un bon d'achat valable sur le même type d'article collecté (art de la table, linge de lit, linge de bain et ustensile de cuisine, en fonction des opérations.) Ce qui est intéressant, c’est que la valeur du bon d'achat est calculée en fonction du poids des articles rapportés. Plus vous rapporter, plus la remise sera intéressante et peut être une vraie aubaine pour faire du vide et se rééquiper en matériel plus récent. Un pousse à la consommation, direz-vous? Oui, mais à moindre coût et avec l'assurance d'un retraitement ou d'un don à une association locale et solidaire par la suite (Emmaüs, le Secours Populaire...).

Prochaines collectes : renseignement en magasins

DEEE (électriques et électroménagers) : tous engagés !

Et pour vos objets ou appareils électriques, n'oubliez pas que tous les magasins d'équipement sont dans l'obligation, depuis 2006 de reprendre vos anciens appareils pour l'achat d'un neuf. La ligne « éco-participation » que l'on paye en sus est la garantie de la reprise sans condition de votre matériel! Donc, si vous ne pouvez pas ramener votre réfrigérateur au point de vente, les livreurs ne devraient pas vous refuser l'enlèvement de celui-ci De plus, depuis août 2014 et une modification par décret de la loi de 2006, toutes enseignes de plus de 400m2 sont considérées comme des points de collecte, et ont obligation d'accepter tous les retours d'appareils, sans obligation d'achat!

Mode & cosmétique : la révolution de la beauté est en marche!

La beauté “conventionnelle” est traditionnellement peu engagée sur le terrain du développent durable. Mais l’écologie est devenue une tendance, un mot qui sonne bien aux oreilles des professionnels du secteur. Parmi les bons élèves, les cosmétiques Lush (pas forcément bio, mais fait-main et vegan) ou les chaussures espagnoles El Naturalista sensibilisent leurs consommateurs au recyclage de leurs produits depuis longtemps. Aujourd’hui, d’autres marques et magasins emboîtent le pas de la “fashion révolution » pour être plus éthiques ou plus écologiques. On peut citer Sephora qui récupère désormais vos bouteilles de parfums, les marques H&M ou bonobo qui collectent respectivement textiles et jeans pour créer de nouveaux vêtements. Des actions certes marketing, mais qui ont le mérite de sensibiliser le consommateur au recyclage.

Et sur abonéobio alors?

Vous croyez qu’on ne fait rien, si ce n’est prêcher la bonne parole? Faux! Rappelez-vous, les microfibres capt’hygiène sont recyclables! Si vos microfibres sont trouées, déchirées, inutilisables ou simplement dispensables, nous pouvons fournir un bon de retour pour nous les renvoyer gratuitement! Nous nous occupons alors de les transmettre à un centre de recyclage qui s’occupera du traitement de vos microfibres. Celles-ci sont transformées en effiloché qui servira ensuite à la création d’isolants (thermiques, phoniques, automobiles..) ou de couvertures de déménagement.

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Plus d'info sur les déchets en France dans ce mini guide de l'ADEME

Un événement de la Semaine Pour les Alternatives aux Pesticides annulé suite aux menaces de certains agriculteurs

PE02.jpgC’est dans un contexte tendu concernant les pesticides et, globalement, leur rejet (loi biodiversité, glyphosate et 4 autres pesticides reconnus cancérogènes, etc) que se déroule la 10ème Semaine pour les alternatives aux pesticides (SPAP). Cependant rien ne laissait présager qu’une manifestation pacifique et, surtout, familiale, organisée dans la commune d’Allassac (Corrèze) serait annulée à cause de menaces graves émanant de certains individus issus du monde agricole et de risques majeurs pour l’ordre public.

Du fait de menaces précises pour cet événement du 29 mars prochain et des alertes faites par les autorités sur des risques de débordements, les organisateurs ont décidé d’annuler cette journée, sur les conseils des autorités préfectorales averties. A la demande des organisateurs, une réunion pour sortir de cette crise se tiendra dans les prochains jours avec les pouvoirs publics. Actuellement, la situation est telle que le simple fait de parler du danger des pesticides représente un véritable risque pour les lanceurs d’alerte et toutes personnes qui souhaiteraient découvrir les alternatives à une agriculture conventionnelle qui nous empoisonne.

spap_logo.jpgDepuis le 20 mars dernier, début de la Semaine pour les alternatives aux pesticides, c’est la seconde fois que des organisateurs sont l’objet de pression de certaines personnes du monde agricole. Le cas s’est produit en zone viticole, dans le Bordelais, où certains viticulteurs comptaient « venir en force » à l’un des événements. Les organisateurs ont immédiatement prévenus les gendarmes et ont reçu le soutien d’agriculteurs, et tout particulièrement de viticulteurs bios, qui se sont alors déplacés pour l’occasion. L’événement a été maintenu et s’est déroulé dans d’excellentes conditions. « Ces pressions et menaces, d’une fraction du monde agricole, sur les organisateurs d’un évènement citoyen écologique et festif, dans le cadre de la 10° Semaine pour les Alternatives aux Pesticides, sont inacceptables. » soutient Paul François, agriculteur, Président de Phyto-Victimes .

« Il n’est pas acceptable, dans une démocratie, que certains se pensent en droit de menacer d’honnêtes citoyens du fait de leurs engagements pacifiques contre un modèle agricole qui, selon eux, les expose à des polluants toxiques et qui met en péril leur santé et celle de leurs enfants. Ces inquiétudes exprimées pacifiquement sont légitimes et doivent pouvoir se faire savoir sans crainte de représailles. Nos associations appellent les citoyens à renoncer à venir sur place le 29 mars pour montrer qu’ils ne peuvent cautionner toute forme de violence. » conclut Fabrice Micouraud, porte-parole d’Allassac ONGF et administrateur de Générations Futures

Perturbateurs endocriniens, un constat accablant

perturbateur_endocrinien_livre_jobert_veillerette-189x300.jpgL’association Générations Futures alertait récemment sur le coût pour la société des perturbateurs endocriniens. Elle dévoilait jeudi dernier sa quatrième étude EXPPERT (EXPosition aux PERTurbateurs endocriniens) : une enquête sur la présence de perturbateurs endocriniens retrouvé dans les cheveux d’une trentaine de femme vivant en région parisienne et en âge de procréer (entre 18 et 34 ans).

  • En moyenne, plus de 21 perturbateurs endocriniens ont été retrouvés par femme, dont plus de 19 pesticides par femme;
  • Le nombre de résidus maximum par échantillon de cheveux est de 32 et le plus bas de 12;
  • La quantité moyenne de résidus de perturbateurs endocriniens trouvée par échantillon est de 109.39 picogramme/mg
  • La quantité maximale de résidus de perturbateurs endocriniens trouvée dans un échantillon est de 387.27 pg/mg (contre 24.14 pg/mg pour la plus faible) soit un rapport de 1 à 16 entre la moins contaminée et la plus contaminée!

Pourquoi les perturbateurs endocriniens sont toxiques et dangereux

Les perturbateurs endocriniens sont des molécules chimiques qui agissent sur l'équilibre hormonal des espèces vivantes. Oui, même les plantes c’est d’ailleurs pour cela que les biocides et les pesticides sont des perturbateurs endocriniens parmi les plus redoutables. La nature étant bien faite, pour chaque hormone, il existe des récepteurs spécifiques capables de décoder les messages qu’elles véhiculent (comme réduire la glycémie, augmenter la pression artérielle etc.) Or les PE (Perturbateurs Endocriniens) fonctionnent comme des “leurres hormonaux”, et se fixent sur les récepteurs sans transmettre l’information nécessaire au bon fonctionnement du corps. Ainsi les PE influent sur la croissance (nanisme), le comportement et l'humeur (autisme), le métabolisme (diabète, obésité), le sommeil, la circulation sanguine, la fonction sexuelle et reproductrice (infertilité).

Ces molécules agissent à très faibles doses, comme les hormones elles-mêmes, et peuvent se transmettre d’une génération à l’autre. Par ailleurs, la bonne fonction des hormones permet le développement naturel et sain du foetus, c’est pourquoi il est d’autant plus dangereux d’exposer des femmes enceintes ou en âge de procréer.

La partie émergée de l’iceberg

Des résultats vertigineux tant pour notre santé et que celle de nos enfants. On voit bien la nécessité impérieuse d’alerter et d’informer sur la dangerosité des perturbateurs endocriniens mais aussi sur leur perversité. Ils provoquent des maladies dites “chroniques”, dérèglent le métabolisme, favorisent l’infertilité, le développement de certains cancers ou les troubles neurologiques comme l’autisme. Il faut se rendre compte qu’en 1960, l’autisme ne concernant qu’une naissance sur 2 000, pour actuellement 1 enfant sur 150 en France… Aux Etats-Unis, où la réglementation est inexistante, c’est un enfant sur 68 qui est autiste! Et c’est d’ailleurs le seul pays “occidental” développé où l’espérance de vie ne croît plus depuis 2010 déjà, avec pour première cause de mortalité l’obésité et le diabète.

Dans l’étude de Générations Futures, “seules” 64 substances ont été recherchées, excluant des polluants comme le bisphénol A ou les phtalates, pourtant reconnus pour leur nocivité sur le système endocrinien, pour des raisons économiques compréhensives.

Des témoignages qui font froid dans le dos

hormones__1_.jpgLa mauvaise nouvelle qui conclue cette étude est que Marine Jobert, co-auteur du livre “Perturbateurs Endocriniens, la menace invisible” et cobaye volontaire, enceinte lors de l’enquête avoue “je suis la personne qui présentait le plus de perturbateurs endocriniens, 32 au total, alors que je pensais faire attention. Hormis les repas à l’extérieur, je cuisine moi-même, en bio, même si ça n’a pas toujours été le cas; j’utilise peu de cosmétiques et des simples comme de l’argile du savon de Marseille, ainsi que des produits Ecocert… Le seul événement qui peut expliquer en partie ces résultats est l’achat d’un canapé neuf”. Elle explique alors avoir pris des précautions et s’être renseignée sur l’utilisation de retardateur de flamme, en vain, puisque pour des raisons de sécurité (non pas de santé), il est obligatoire de traiter contre le feu l’équipement de la maison.

Ainsi, nous sommes tous “porteurs plus ou moins sains” de perturbateurs endocriniens. L’information qui m’a le plus marqué est la longévité des PE dans le corps humain. Des polluants comme le lindane, hexachlorobenzènze, le trifluraline ou les parathions (métabolites de parathion éthyl et méthyl), pourtant interdits en France et en Europe entre 2001 et 2007 ont été retrouvés dans tous les échantillons! François Veillerrette, porte-parole de Générations Futures, explique que “les substances lipophiles, dont certains PE retrouvés dans les échantillons, peuvent être stockées dans les graissent du corps puis relarguées à l’occasion d’un régime ou d’une perte de poids.”

Que faire contre les perturbateurs endocriniens?

Les résultats de cette étude nous prouvent pour le moment qu’il est utopique, pour notre génération et la future, de redevenir “vierge” en termes de perturbateurs endocriniens. Cependant, il est nécessaire d’informer et de réglementer leur usage. Actuellement, c’est au niveau européen que ces décisions se prennent et ne sont pas toujours suivi d’effets, comme c’est le cas du bisphénol A. Celui-ci devait être banni de la composition des emballages plastiques ou contenant alimentaires depuis janvier 2015, mais dans les faits peu d’industriels respectent cette interdiction. Pour Marine Jobert “il faut réapprendre la simplicité et utiliser des matériaux tels que du verre, du bois, de l’inox ou des savons pour laver.” Faut-il également rappeler que manger bio permet d’éviter un grand nombre de perturbateurs endocriniens, que sont les pesticides ou les biocides. Pour découvrir les cultures sans pesticides, vous pouvez participer à la semaine sans pesticides (SPAP) du 20 au 30 mars, partout en France! PE02.jpg

Comme nous le rappelions dans un précédent article consacré aux perturbateurs endocriniens, abonéobio.com rappelle que nous avons toujours fait le choix de proposer des produits respectueux de la santé comme de l’environnement. Ainsi, la société Comptoir des Lys (Coslys, Etamine du Lys) a demandé à tous ses fournisseurs d'emballages plastiques, des certificats attestant de la non-présence de perturbateurs endocriniens dans leurs flacons. Et pour la cuisine abonéobio.com conseille la gamme If You Care qui propose du papier cuisson non blanchi au chlore (un biocide) et sans BpA! Jusqu’au 20 mars c’est le moment de tenter votre chance pour gagner un sac en coton bio contenant toute la gamme If You Care, sur la page facebook d’aboneobio, onglet “jeu”. jeu-ifUcare.jpg

Soutenons les agriculteurs bio !

ab_25.jpgLes producteurs et les agriculteurs bio sont en colère ! Ils le manifesteront demain, mardi 17 mars, dans toute la France, à l’appel de la FNAB (Fédération Nationale d’Agriculture Biologique)

Stéphane Le Foll, Ministre de l’agriculture, parlait d’agro-écologie, de plan « Ecophyto », de plan « Ambition bio ». Il avait fixé comme objectif le doublement des surfaces engagées en bio d’ici 2017 pour une production alimentaire de qualité et le respect de notre environnement

De son côté, Mme Ségolène Royal lance un projet de loi sur la biodiversité, parrainé par Hubert Reeves, et poursuit son action pour la biodiversité avec notamment la suppression de l’épandage aérien des pesticides pour fin 2015, et la généralisation de la démarche “Terre saine, communes sans pesticides” pour supprimer leur usage dans l’entretien des espaces publics.

Cependant et sans prévenir, le Ministère de l’Agriculture vient de diminuer de manière substantielle son soutien à l’agriculture biologique : moins 25% de subventions pour les agriculteurs bio pour 2015.

Exaspération et conséquence

Les agriculteurs sont exaspérés puisqu’il s’agissait d’aides promises en 2014, et liées à la reconnaissance des services environnementaux et sociaux de la bio. La FNAB s'interroge sur l’ambition du gouvernement qui prévoit de doubler les surfaces d'ici fin 2017 (soit +300 000 hectares de bio par an dès 2015) sans poursuivre l’effort de financement de la conversion au bio. Pour les consommateurs que nous sommes, c’est un mauvais signal alors que tous les sondages et toutes les études montrent que de plus en plus de personnes interrogées souhaiterait du bio, chez eux ou en collectivités.

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Pesticides contre biodiversité et santé

Dans un rapport hallucinant, l’EFSA (European Food Safety Authority) avouait que 97% des aliments de l’union Européenne contenaient des résidus de pesticides…dont les proportions restaient dans les limites du légal. Apparemment, il s’agit là d’une amélioration, et tant mieux. Cependant, 27,3% des échantillons présentaient des résidus de plus d’un pesticide et seul 1.5% présentait des concentrations très nettement supérieures aux seuils fixés. Jusqu’ici les pesticides, connus pour la plupart pour être des perturbateurs endocriniens, ont des conséquences sur la santé qui peuvent dépasser la dizaine d’années. D’où la difficulté de faire le lien entre les pesticides utilisés par l’agriculture et les pathologies qui se seraient développées ultérieurement. spipoll02.jpgPar ailleurs, les pesticides utilisés et retrouvé en grande quantité dans les fraises et les salades, sont également à l’origine, pour de nombreuses associations de protection de l’environnement, de la surmortalité des abeilles et des pollinisateurs. Or, 35% de notre alimentation dépend de ces insectes pollinisateurs. Comment défendre la biodiversité, littéralement, la diversité du vivant, si l’on accepte l’utilisation massive de pesticides et de biocides, qui déciment les insectes (nuisibles et auxilliaires confondus) et influent sur notre santé?

Si vous voulez manifester avec les producteurs bio pour montrer votre soutien dans une agriculture respectueuse de la vie, voici la liste des rendez vous donnés par la FNAB :

http://www.fnab.org/index.php/component/content/article/785-manifestations-producteurs-bio-mars-2015

Les perturbateurs endocriniens coûtent entre 150 et 206 milliards d'euros par an

perturbateur-endocrinien-things.jpgUne nouvelle série d’études scientifiques publiées ce jour dans le Journal of Clinical Endocrinology and Metabolism de l’Endocrine society montre que l’exposition des populations européennes à des perturbateurs endocriniens est la cause de nombreuses pathologies dont le coût vient d’être estimé entre 150 et 260 milliards d’Euros par an par les chercheurs. __ Perturbateurs Endocriniens, une menace invisible mais bien réelle pour la santé__

Les Perturbateurs Endocriniens, plus couramment dénommés PE par les connaisseurs, sont des substances chimiques qui interfèrent, comme leur nom l’indique, avec l'action des hormones. Malheureusement, les perturbateurs endocriniens sont désormais présents, cachés dans tout notre quotidien et ne provoque pas de réactions “allergiques” visibles immédiatement. C’est cet effet pervers, et sur le long terme, que les chercheurs et les associations souhaitent dénoncer pour alerter des risques pour notre santé

En effet, les perturbateurs endocriniens se retrouvent aussi bien dans les aliments (résidus de pesticides ou aspartame comme sucre de substitution), mais aussi dans les contenants alimentaires en en plastique ou aluminium (avec le très connu Bisphénol A ou BpA), les meubles, les jouets, les tapis (phtalates), des matériaux de construction et des produits cosmétiques (comme l’aluminium ou les parabènes). Les PE entrent dans le corps des humains et de la faune par la poussière ou à travers la chaîne alimentaire, par effet de bioaccumulation, cet effet pervers qui concentre les polluants et les molécules chimiques au sommet de la chaîne alimentaire.

Evaluer pour faire réagir

perturbateurEndocrinien.jpgLes problèmes de santé sont bien souvent pris en compte ou remarqués dès que leur coût est estimé. Ainsi, des chercheurs ont récemment étudié le coût de l’action des perturbateurs endocriniens. Les chercheurs ont utilisé des études épidémiologiques et toxicologiques pour évaluer le coût économique des pathologies qu’ils jugent liées à l'exposition aux PE (infertilité masculine, anomalies congénitales, obésité, diabète, maladies cardiovasculaires, troubles neurocomportementaux et de l'apprentissage, ou le cancer…). Ce coût pour la société est estimé entre 150 et 260 milliards d’Euros par an, soit entre 1.2% et 2% du PIB de l’Union Européenne !

Les auteurs de l’étude sont parmi les spécialistes les plus compétents au monde de cette question des perturbateurs endocriniens : Leonardo Trasande, R. Thomas Zoeller, Ulla Hass, Andreas Kortenkamp, Philippe Grandjean, John Peterson Myers, Joseph DiGangi, Martine Bellanger, Russ Hauser, Juliette Legler, Niels E. Skakkebaek, Jerrold J Heindel.

« Alors que de nombreuses enquêtes démontrent l’exposition des populations aux PE, cette étude apporte une preuve supplémentaire de la nécessité d’une action préventive forte pour se prémunir des risques des perturbateurs endocriniens en Europe. » Déclare François Veillerette, porte-parole de Générations Futures et co-auteur du livre Perturbateurs endocriniens, la menace invisible. «Il faut donc que l’Union européenne adopte des critères protecteurs pour définir les perturbateurs endocriniens qui devront être exclus dans le cadre du Règlement 1107/2009 sur les pesticides (définition de l’OMS et création de 3 catégories : PE confirmé, suspecté ou potentiel). Ces critères s’étendront également aux autres législations concernées (REACH, biocides…). Par ailleurs aucune modification des dispositions existantes dans les législations européennes sur les biocides et les pesticides ne doit intervenir si l’on veut vraiment protéger la population européenne des risques liés au PE. »

Pour le moment, le meilleur moyen de se prémunir contre les perturbateurs endocriniens reste un mode de vie “bio”, comme on le prône sur abonéobio.com, qui a toujours alerté sur ces sujets de santé publique : - manger des produits cultivés sans pesticides, - utiliser des cosmétiques bio , - faire un ménage écologique et notamment la pâte verte multi-usage de Brunort (qui est par ailleurs en promo en ce moment), -rester informé sur la provenance et de la composition de ce que l’on achète. Pour proposer des produits les plus respectueux des hommes et de la planète la société Comptoir des Lys (Coslys, Etamine du Lys) a demandé à tous ses fournisseurs d'emballages plastiques, des certificats attestant de la non-présence de perturbateurs endocriniens dans leurs flacons. Banniere_Coslys.jpg

A vos agendas ! Du 20 au 30 mars 2015, la 10ème semaine pour les alternatives aux pesticides

10semaine-alt-pesticides.jpgLa Semaine pour les Alternatives aux Pesticides (SPAP) est une opération nationale et internationale annuelle ouverte à toutes et tous visant à promouvoir les alternatives aux pesticides. Pendant les 10 premiers jours du printemps, période de reprise des épandages de pesticides, le public est invité à mieux s’informer sur les enjeux tant sanitaires qu’environnementaux des pesticides et sur leurs alternatives au travers de centaines de manifestations partout en France et dans une vingtaine d’autres pays.

La prochaine Semaine pour les Alternatives aux Pesticides fêtera ses 10 ans, du 20 au 30 mars prochain, dans toute la France. Il reste donc un mois pour boucler les derniers préparatifs, préparer le Tour de France des initiatives et diffuser les nombreux événements et des petites surprises qui jalonneront les festivités

Plus que quelques jours pour participez au concours de graphisme

Plus que quelques jours pour participer à notre concours de graphisme lancé en partenariat avec le collectif citoyen les Engraineurs et Générations Cobayes! Vous avez jusqu'au 27 février prochain pour présenter un visuel qui illustre la problématique des pesticides soit par leur impact sanitaire et environnemental, soit par les alternatives qui existent. N'hésitez pas non plus à participer en votant pour votre/vos visuel(s) préféré(s) !

10semaine-alt-pesticides02.jpg Des événements et de nombreux partenaires

En 2014, la 9ème édition de la Semaine pour les Alternatives aux Pesticides avait réussi à proposer plus de 600 évènements partout en France, avec des conférences, des projections de film, des ateliers et des journées de formations pour des alternatives aux pesticides, des visites et des balades de sites remarquables (communes 0 sans pesticides, ferme de coccinelle, etc.) Cette semaine a mobilisé près 54 partenaires nationaux et internationaux, et environ 300 acteurs locaux pour faire vivre l’événement.

Les partenaires de la 10ème Semaine

Pour la deuxième année consécutive, l'association Noé conservation, sera partenaire de la Semaine pour les alternatives aux pesticides, rejoint par Alain Baraton, jardinier en chef du domaine de Versailles et parrain du programme de conservation de la biodiversité des Jardins de Noé. Chaque jour pendant la Semaine pour les alternatives aux pesticides, le jardinier chroniqueur sur France Inter, amoureux de la nature présentera un des points de la charte des Jardins de Noé via une petite vidéo et distillera ses conseils pour jardiner au naturel tout en préservant la biodiversité.

Inscrivez vos événements sur le site Internet!

100_5445.JPGPour les professionnels et les associations, il est encore tant d’inscrire vos événements afin d’être référencé et présenter lors des prochaines actions de communications. Tous les événements prévus pendant la Semaine pour les alternatives aux pesticides seront relayés sur la carte interactive du site Internet, Que vous soyez l'organisateur d'un événement local, régional ou national, n'hésitez pas à le recenser sur la carte interactive mise à disposition des internautes, cela permet aux participants de savoir ce qui est organisé près de chez eux. Pour cela, il vous suffit de vous rendre sur le site Internet puis de cliquer sur espace organisateur afin de créer un compte et inscrire votre événement. Vous pouvez également télécharger un petit guide des inscriptions en ligne ici

Juste une histoire de pomme

Pauvre pomme! Depuis que le monde est monde, elle est prétexte à tant de discordes et de combat. Au XXIème, alors que nous essayons de sauver notre planète, puisqu’à cause d’une pomme déjà nous avons été chassés du jardin d’Eden, les pommes posent une nouvelle fois un pépin. A qui? A trois associations aux acronymes barbares qui ont peur d’une campagne publicitaire vantant de manière sous-jacente des pommes. Une pomme d’or? non, une pomme bio, simple et sans traitements chimiques.

Les Blanche-Neige de l’agriculture conventionnelle l’ont en travers de la gorge...

Biocoop qui est à l'initiative de la campagne publicitaire peut se féliciter, et nous aussi, de l’ordonnance de référé du 28 octobre 2014 du président du tribunal de grande instance de Paris rejetant la requête présentée par Interfel (association interprofessionnelle des fruits et légumes frais), l’ANPP (association nationale pommes poires) et la FNPF (fédération nationale des producteurs de fruits). Ces 3 associations considéraient en effet que la campagne publicitaire déployée par Biocoop du 15 au 30 septembre 2014 avec le message « N’achetez pas de pommes (traitées chimiquement) » était de nature à causer un dommage à toutes les filières et induire en erreur le consommateur.

Le juge des référés a rejeté ces arguments estimant que la campagne : ·

  • n’était pas susceptible de causer un dommage imminent aux 3 associations demanderesses ;·
  • n’était en rien trompeuse pour les consommateurs et n’altérait pas leur comportement économique ;
  • enfin, que les chiffres avancés étaient exacts puisqu’ils résultent d’une étude de l’INRA (Institutut National de Recherche Agronomique).

Cueillir les Pommes du jardin des "Espérances"

On ne pourrait faire plus clair. Mais au delà de ce jugement, qui espérons-le pourra faire jurisprudence, c’est toute la filière du bio qui bénéficie enfin d’une reconnaissance, aussi sur le plan juridique. Alors que l’Europe propose de dépenser près de 33 millions d’€uros pour promouvoir des filières très polluantes ou cruelles pour les animaux (viande et lait), les agriculteurs bio pourront mettre en valeur leurs produits en rappelant que le coeur de leur métier se fait dans le respect : de l’homme, de sa santé, des animaux et de la planète.

Une bonne nouvelle pour Biocoop, après la plainte déposée par la FEBEA (Fédération des Entreprises de la Beauté ) auprès de l'ARPP (Autorité de Régulation Professionnelle de la Publicité) pour publicité dénigrante. Le réseau de magasin se voit néanmoins conforté dans sa démarche pour promouvoir le bio en France, informer les consommateurs quant aux alternatives existantes en terme de consommation et d’alerter le grand public et les institutions sur les risques d’une agriculture intensive.

Chez aboneobio, on est bien d'accord pour acheter des cosmétiques certifiées bio, et on le prouve tous les jours, avec une gamme très complète de produits.

Bio et local c'est l'idéal reste à convaincre les bio sceptiques

Autour de vous forcément vous avez des éternels bio sceptiques, prêts à s'écrier "la bio ? Moi je n'y crois pas !" Et là on repart dans les éternelles explications ! Un petit guide lancé par Corabio bien pratique pour vous aider à sortir l'argumentaire et contrer les préjugés classiques, tels que "manger bio c'est trop cher pour moi. L'agriculture bio est ce vraiment mieux pour l'environnement ? Le bio ça vient de loin, je préfère le local. Rien ne dit que le bio est meilleur pour la santé. L'agriculture bio ne peut pas nourrir le monde...

GUIDE argumentaires pour bio sceptiques

D'autant plus utile dans le contexte actuel où les médias relayent, sans se poser de questions, une info comme quoi le bio ne serait pas meilleur pour la santé ! Et derrière cette étude, en cherchant un peu*, on retrouve dans les financements de Cargill, géant américain de la fourniture d'ingrédients alimentaires !. Alors qu'on se le redise, manger bio c'est important, pour l'environnement mais aussi pour sa santé : les agriculteurs exposés aux pesticides ont vu la maladie de Parkinson reconnue en 2012 comme maladie professionnelle. On sait aussi que les pesticides attaquent le cerveau notamment des enfants cf mon article pesticides danger pour le cerveau des enfants) et pourtant les enfants avalent 123 résidus chimiques par jour !. Or il y a 223 fois moins de résidus de pesticides dans les aliments bio (cf étude de Générations Futures ). D'un autre coté, manger local c'est important pour limiter l'impact carbone (à condition que la production et la distribution respecte certaines règles : pas de serres surchauffées, pas de transports en petits camions (l'Ademe évoque l'importance d'une logistique optimisée), pas d'alimentation à base de soja importés..) mais en plus cela donne du sens à la relation aux producteurs, plus de transparence, une forme de soutien solidaire, voir même un lien social. On sait ce qu'on met dans son assiette et on limite les risques d'exposition aux arnaques de faux produits bio **.

consommer bio et local c'est idéal

Corabio (coordination Rhône-Alpes de l'agriculture biologique) et la Fnab (Fédération nationale d'agriculture biologique) lance une campagne du 17 au 23 septembre 2012 sur le thème «Bio et local, c'est l'idéal ». Il est clair que la proximité, les circuits courts, ne sont pas forcément synonymes de qualité. Réduire les pesticides est primordial, et la certification bio permet d'apporter une garantie de produits sains et respectueux de l'environnement. Opposer bio et local n'a pas de sens. La bio est un mode de production respectueuse (rappelons nous, avant l'invasion de la chimie, l'agriculture bio était la norme). La référence au local concerne la distribution en proximité (de produits pouvant être bio ou pas). Le top étant de pouvoir accompagner les producteurs de sa région, de son bassin de production, en les amenant à supprimer l'usage aux entrants chimiques, et en leur restant fidèles pour soutenir ce passage à la certification bio (qui entraine souvent une perte de revenus pendant les 3 ères années).

Alors, c'est décidé vous allez passer aux produits bio en les achetant près de chez vous ?

Sources :

  • * http://www.psychomedia.qc.ca/sante/2012-09-08/aliments-bio-conclusions-douteuses-etude-standford
  • ** http://fr.sott.net/articles/show/9452-Des-milliers-de-tonnes-de-faux-produits-bio-ecoulees-en-Europe
  • http://bioetlocal2012.blogspot.fr/
  • http://www.corabio.org/images/stories/Publications/guide%20bio%20web.pdf

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