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Samedi 01 octobre 2016

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3 idées toutes simples pour soutenir la biodiversité.

spipoll01.jpgLes sciences participatives, vous connaissez? Il s’agit pour les chercheurs d’utiliser des données récoltées par tout ceux qui veulent bien y consacrer un peu de temps. Grâce au développement du “digital” et avec l’aide d’outils très simples, tout le monde peut participer! Abonéobio a compilé trois programme qui ont besoin de vous, en toute simplicité, pour faire avancer les connaissances sur la biodiversité en France.

SPIPOLL: recensez les insectes pollinisateurs

Les insectes pollinisateurs sont indispensables pour obtenir des fruits. En France, environ 35% de notre alimentation repose sur des plantes pollinisées par les insectes. Le Suivi Photographique des Insectes POLLinisateurs a pour but d’obtenir des données quantitatives sur les insectes pollinisateurs et/ou floricoles en France en mesurant les variations de leur diversité et celles de la structure des réseaux de pollinisation, sur l’ensemble de la France métropolitaine. spipoll02.jpgPour participer, il suffit d’un appareil photo et de s’installer environ 20 minutes pour observer les insectes en train de butiner. Le SPIPOLL est certainement le plus ancien programme du projet “vigie-nature” du Museum National d’Histoire Naturelle, et un premier bilan au terme des 3 premières années d’observation montre l’intérêt grandissant du public.

Birdlab : la dernière ligne droite pour les oiseaux des jardins!

birdlab01.jpgBirdLab est la première opération de sciences participatives associant jeu et observation sur smartphone! Il vous reste jusqu’au 31 mars 2015, pour participer à cette vaste expérience scientifique, et collecter des informations sur les comportements des oiseaux en hiver. Ce projet a été pensé comme un jeu sur smartphone pour rendre la tache extrêmement ludique. Il vise à mieux comprendre le comportement des oiseaux à la mangeoire en hiver en observant pendant environ 5 minutes les allées et venues d’une vingtaine de petits oiseaux de nos jardins. L’application est téléchargeable gratuitement, évidemment. C’est également parfait pour occuper les enfants (si vous leur faites confiance avec votre matériel) et en faire des naturalistes en herbe!

Visuel_BirdLab_aveclogo.jpg Sauvages de ma rue : il n’y a pas de mauvaise graine!

sauvages-de-ma-rue-03.jpgA l’annonce du printemps, voici un autre projet de science participative qui devrait avoir le vent en poupe. Sauvages de ma rue se définit comme un programme de science citoyenne, un projet pédagogique animé par l'association Tela Botanica, et un projet scientifique du laboratoire CERSP du Muséum National d’Histoire Naturelle. Lancé en 2011 le programme Sauvages de ma rue en Ile-de-France, c’est au total 119 espèces végétales sur les 125 espèces du programme qui ont été recensées, présentes sur 330 trottoirs de la région. Le record est un trottoir comprenant 35 espèces différentes ! Et plus de 40.000 observateurs dans toute la France. Le premier bilan des scientifiques est que les villes sont des réservoirs insoupçonnés de biodiversité. La nature reprend ses droits, dit-on, un peu aidée par des initiatives comme Laissons Pousser, entre 2010 et 2013.

Aux USA les agriculteurs utilisant des OGM se convertissent au bio

La firme Monsanto promettait des miracles avec les OGM et son Rondup. Aujourd'hui c'est un désastre qui se développe aux USA, dans des Etats où les cultures OGM représentent 90 % des surfaces cultivées en coton, mais et soja. Des mauvaises herbes géantes se développent dans les champs en une seule année et rien à faire pour arrêter leur croissance, jusqu'à 2.4 mètres de hauteur, et 450000 graines fournies par un seul plant !. Les moissonneuses batteuses ne peuvent même pas moissonner les champs infestés. Ces plantes épuisent le sol et sont résistantes à tous les traitements chimiques, Monsanto, Rondup et compagnie. Ruinés par les traitements coûteux et inutiles (un agriculteur a dépensé près de 400 000 € en seulement trois mois sans succès, pour détruire ces nouvelles mauvaises herbes géantes, mutantes et envahissantes), les paysans américains se convertissent au bio !. Les Etats touchés par le développement de cette plante monstrueuse, l'Amaranthus Palmeri, sont les Etats qui ont cultivé en masse des OGM depuis 1997 : le Tennessee, la Georgie, l'Arkansas, la Caroline (Nord et Sud), le Kentucky, le Nouveau Mexique, le Mississipi, l'Alabama, le Missouri, ...et un jour l'Europe et la France si on continue ainsi à promouvoir les OGM

OGM mauvaises herbes

Pour mémo, le Rondup est démontré comme mortel pour les embryons humains, les cellules du cordon ombilical et placentaire, après l'étude du professeur Séralini de Caen.

L'Union Européenne devrait bien en prendre de la graine avant d'autoriser la moindre culture OGM en plein champ !.
Belle leçon aussi que nous donne Cuba, qui, avec l'embargo américain imposé, a finalement permis à Cuba de développer une autonomie alimentaire en misant sur le bio, là où les USA échouent en faisant le pari de l'OGM (voir l'article : Le bio pousse à Cuba pour une sécurité alimentaire durable

Source : article de F. William Engdahl

Lire d'autres articles sur aboneobio sur le danger du Rondup, sur les cultures OGM et l'impact sur l'environnement et la santé, sur la firme Monsanto, sur le refus des consommateurs français d'avoir des OGM dans leurs assiettes, sur la lutte contre les OGM, sur le bio dans l'alimentation, sur les agriculteurs et les paysans qui se réveillent et passent aux cultures bio

++ Le Roundup, herbicide dangereux pour la santé !
++ Monsanto donne un coup de pouce au bio ? Incroyable mais vrai
++ Severn, la voix de nos enfants, film de Jean Paul Jaud
++ Mais OGM c'est bon pour la santé ?
++ Des solutions locales pour un désordre global, film de Coline Serreau
++ Faire ses courses sans OGM
++ OGM mesurons d'abord les risques
++ Nos enfants nous accuseront
++ La panne du mais OGM Monsanto : famine en Afrique du Sud ?
++ Les OGM, les Bretons n'en veulent pas !
++ La carte de votre menu sans OGM par Greenpeace
++ On vous dit que les Français ne veulent pas d'OGM !
++ Des OGM même dans les produits bio !
++ Une étiquette sans OGM sur nos produits, souhaitée par 72 % des Français
++ Les OGM, un débat empoisonné
++ OGM, les Français se réveillent
++ Le label Bio Cohérence : du bio pur !
++ Les OGM pas prioritaires pour 80 % des Français !
++ La terre, l'agrobiologie, des solutions locales pour un désordre global
++ OGM, vous voulez rire ?
++ Le monde selon Monsanto, leader des OGM
Herbe, le raid movie paysan
Epargne solidaire : soutenir le projet d'un agriculteur bio via Terre de Liens
++ Coline Serreau et Colibris, réparer la Terre qui est morte !
++ Et si on aidait les agriculteurs bio ?
++ Biutiful Cauntri, le désastre de l'environnement en Italie
++ Planète Reporter : les algues vertes, le réveil du paysan

Des plantes pour dépolluer les sols industriels

Les plantes dépolluantes sont nos amies et pas seulement à la maison. Elles peuvent aussi nous aider à reconquérir des friches industrielles désaffectées et polluées, à restaurer des carrières ou des sites dégradés, pour y gagner du foncier et reconstruire de nouvelles activités sur un environnement redevenu sain par la technique de phytoremédiation. C'est le défi que l'Ineris propose de relever. En effet, l'Institut national de l'environnement et des risques a rendu public les résultats de ses recherches. Un espoir pour ces communes propriétaires de sols pollués par une activité chimique notamment.

dépollution des sols pollués par les plantes

Avec une aide de l'ADEME, de l'Union Européenne et de l'Ecole des Mines de Douai, les chercheurs de l'Ineris ont déposé des sédiments pollués (avec de l'Arsenic, du plomb, du zinc, du cadium, ...) sur certaines parcelles expérimentales, et ils ont comparé les résultats avec des parcelles où les sédiments étaient non pollués, des parcelles où les sédiments étaient amendés (additionnés) de substances (micro-organismes) pour favoriser l'action des plantes, et des parcelles où seules les plantes (la fétuque et la canche, deux herbacées locales) étaient amenées à agir. Et c'est là que les résultats étaient les plus concluants : les racines des plantes absorbent les polluants, ainsi elles les fixent et empêchent la pollution de se répandre partout dans les sols où d'aller polluer la flore et la faune un peu plus loin. Voilà que les plantes sont devenues de vraies auxilaires utiles au Green Business : elles arrivent à extraire les polluants des sols, à les accumuler et les stocker. On peut même récupérer les métaux lourds, une fois les plantes incinérées pour les recycler. Un bémol toutefois, les plantes ne peuvent pas s'enraciner très profond (80 cm en moyenne) et ne peuvent donc aller chercher des pollutions plus profondes. Néanmoins c'est plutôt une bonne nouvelle, car en dépolluant les sols on redonne de la valeur au terrain et un environnement sain à ceux qui le cotoie !

Source : La Tribune

A la maison, les plantes dépolluantes sont aussi très utiles pour respirer un air sain. La présence de plantes vertes permet d'éliminer une partie de ces polluants et alléger voir supprimer les symptômes de maux de tête, irritations oculaires, toux et vertiges. C'est bon pour votre santé et pour l'environnement !
Quelques exemples de plantes amies :

  • L'Azalée et Rhapis (R. excelsa) : contre l'amoniaque, avoir un pot près de l'évier de la cuisine (dans les placards de cuisine on trouve souvent des produits dégraissant avec de l'Amoniaque, des produits pour les sols, de l'eau de javel, à supprimer rapidement par des produits d'entretien écologiques
  • Le chrysanthème : contre le trichloréthylène (peintures et solvants)
  • Le lierre, Sansevière, Aglaonéma, Spathiphyllum, Dracaena : contre le benzène (détergents non écolo ! plastiques, adhésifs, cigarettes, peintures, résines, ...)
  • Le ficus benjamina, Chlorophytum, Philodendron, Alocasia, Sansevière, Syngonium, Dracaena, Spathiphyllum : contre le formaldéhyde ( produits d'isolation (laine de verre, laine de roche, mousses...), mais aussi les colles à moquette, panneaux de particules et contreplaqués, les tissus d'ameublement, et encore les produits ménagers non écolos.
  • Le philodendron : contre lepentachlorophémol (PC) traitement du bois
  • Le chlorophytum, Pothos, Sansevière, Lierre...: contre le monoxyde de carbone (dégagé notamment quand les appareils de chauffage sont défectueux, la fumée, ...
  • Le cactus monstrueusus : contre les ondes magnétiques
  • Le Philodendron : contre les PCP (Pentachlorophénol), sont présents des années après application de traitement fongicide du bois.
  • Le Chlorophytum et l'Aglaonéma : contre le Toluène solvant présents dans les peintures, les laques, les adhésifs de moquette ou de tissus, les mousses de polyuréthane...
  • Le Spathiphyllum et le lierre : contre le Trichloréthylène présents dans les solvants de lazures, de colles, de vernis, de peintures (et aussi dans les peintures à l'eau)


Lire d'autres articles sur Abonéobio sur les plantes dépolluantes, sur la pollution au quotidien dans nos intérieurs, la pollution dénoncée par UFC Que Choisir, ce que cachent les étiquettes de nos produits de ménage ...

++ Cultiver des plantes pour mieux respirer
++ Des poisons dans nos maisons
Désodorisants intérieurs : danger !
La pollution nous ronge au quotidien
++ Ces poisons qui nous entourent, complément d'enquête
++ pourquoi changer de produits et passer au bio
++ Reach, les substances chimiques doivent être enregistrées.
++ Le scandale de la France contaminée par l'uranium
++ les médicamenteurs : les coulisses des prescriptions de médicaments !
++ PCB : sommes nous contaminés ?
++ Ether de Glycol : danger ! ++ Le Monde selon Monsanto
++ Que cachent les étiquettes des produits d'entretien conventionnels ?

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