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Vendredi 24 octobre 2014

Mot-clé - plastique

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Quand les bouteilles d'eau deviennent des ampoules

La créativité dans certains pays en manque de tout amène des innovations à la fois simples et peu coûteuses. Ces puits de lumière installés sur les toits des bidonvilles sont fabriqués à partir de simples bouteilles en plastique et permettent désormais d'éclairer des habitations sombres, sans recourir au pétrole, au gaz, au charbon, au nucléaire... Il suffit de percer le toit d'une auréole et d'y placer une bouteille remplie préalablement d'eau et de javel. "Un litre de lumière" (Isang Litrong Liwanag) qui apporte la lumière gratuitement presque 10 mois, grâce à la réfraction de la lumière naturelle sur 360 degrés, avec une intensité lumineuse équivalente à une lampe à incandescence de 50 watts. Une idée développée par des étudiants du Massachusetts Institute of Technology. Actuellement 10 000 puits de lumière de ce type ont été installées à Manille, dans les Philippines. L'énergie durable a encore un bel avenir !

des bouteilles d'eau apportent la lumière

S'éclairer avec une simple bouteille d'eau ! Une astuce simple, écologique et gratuite, qui permet à beaucoup de familles pauvres de consacrer un peu plus au budget nourriture et de ne plus vivre dans le noir.


Quand on n'a pas de pétrole on a des idées !
Merci Joanna de Happylab pour le partage :)

Une brosse à dents recyclable et faite à partir de pots yaourts recyclés

Nous avons tous une brosse à dents et nous devrions en changer tous les trimestres. Aux USA l'entreprise Preserve a mis sur le marché des brosses à dents fabriquées à partir de pots de yaourts recyclés. Et une fois usagée, on retourne la brosse à dents dans son emballage d'origine qui fait aussi office de lettre prépostée !. Sans BPA et non testé sur les animaux. Existe aussi pour les rasoirs jetables. Une analyse de cycle de vie du produit permet de présenter les gains obtenus par ce procédé, où le plastique est récupéré, trier, laver, tester et réintroduit comme matière première pour fabriquer de nouveaux produits. On est bien dans un procédé Cradle to Cradle. Le recours à un plastique recyclé permet de réduire le recours aux énergies : 54% la consommation d'eau en moins, moins 64% de CO2 rejeté, moins 48 % de charbon, moins 77 % de gaz, moins 46 % d'électricité, moins 75 % d'huile. Créé en 1996 dans le Massachusetts, par Eric Hudson, sensible à l'écologie et à la préservation des ressources, la société Preserve agrandit sa gamme de produits pour couvrir les usages quotidien dans toutes les pièces de la maison : brosses à dents et rasoirs dans la salle de bain, planches à découper, passoire, vaisselle..dans la cuisine, ...A ce jour onze personnes travaillent sur ce projet, avec déjà 100 tonnes de plastiques recyclés réutilisées. La fabrication reste aux USA (elle n'est pas délocalisée) pour limiter l'impact carbone des transports. De nouveaux produits pour toute la famille à base de plastiques biodégradables sont en cours.

brosse à dents recyclée et recyclable Preserve

Ils proposent même un abonnement brosse à dents . Vous croyez que je peux leur parler de l'abonnement bio d'aboneobio pour mettre le dentifrice bio qui va avec ? (lol)

A quand la même chose en France ?

Les couches jetables recyclées par Suez Environnement

Les couches jetables sont pratiques mais elles finissent par gonfler les poubelles, 4000 à 6000 couches sont nécessaires sur les 2 premières années de la vie du bébé selon une étude de l'ADEME. Alors comment mieux gérer ce déchet de 1 million de couches culottes jetées en France chaque année ? Certes le passage de la couche jetable au durable permet de résoudre sérieusement la problématique mais tous les consommateurs ne sont pas prêts à essayer cette nouvelle pratique. Suez Environnement réfléchit actuellement à un circuit de recyclage de ces couches usagées, avec une aide de 340 000 euros de l'Ademe pour son projet Happy Nappy. Actuellement au stade de pilote, l'entreprise simule via un processus industriel la fabrication de sous produits à partir de déchets de couches pour en vérifier la recyclabilité et la faisabilité économique.



Les couches récupérées sont mises en boule, puis passées dans un broyeur, déchiquetées, et placées dans une sorte de tambour de machine à laver. A ce stade, le plastique est récupéré ( cette matière représente 15 à 25 % de la couche culotte) pour repartir dans le cycle classique de recyclage du plastique. Reste à traiter ensuite la matière organique de la couche, soit la cellulose et les matières fécales. Via la méthanisation, elles permettront de produire de l'énergie. L'objectif est d'être sur un recyclage à 90 %. Les restes sont les polymères qui confèrent le pouvoir absorbant de la couche et qu'on ne sait pas gérer aujourd'hui. Sauf si en amont une collaboration s'installe avec les fabricants pour les faire évoluer aussi sur l'éco conception.

Ce projet implique le centre de recherches de Suez Environnement, l'INRA de Narbonne, l'APESA et l'école d'agronomie de Toulouse.

Au passage, voici l'impact des couches sur l'environnement pendant le temps où bébé grandira et deviendra propre :

  • 2249 euros par enfant !.
  • 4.5 arbres
  • 25 kg de plastiques obtenu avec 25KG de pétrole brut
  • 4500 couches jetées aux ordures ménagères partiellement décomposables en 200 voire 500 ans
  • 820 kg de déchets ou un volume de 35 m

Source : http://www.ekologeek.org/

Plastic Planet

Aujourd'hui il y a six fois plus de plastique dans la mer que de plancton ! La quantité de plastique disponible actuellement permettrait d'emballer six fois la terre. Le plastique a envahi notre quotidien, nous le mangeons, nous le buvons, ...il passe même dans notre sang ! Fabriquées à base de pétrole, de charbon et de gaz naturel, 260 millions de tonnes de plastiques sont produites chaque année dans le monde. Et pourtant il faudra attendre plus de 500 ans avant de voir ce plastique rejeté dans l'environnement se désagréger sur les sols ou dans les eaux. Ces produits synthétiques relâchent dans la nature des produits chimiques, qui passent ensuite à travers la chaîne alimentaire jusque dans le corps humain, provoquant troubles hormonaux, allergies, stérilité, cancer et maladies cardiaques. Werner Boote nous alerte dans son documentaire Plastic Planet, sur les écrans le 06 avril 2011

plastic planet documentaire

Voir la bande annonce du film Plastic Planet :



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