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Lundi 26 septembre 2016

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Preserver la mer ce n est pas qu en ete

Stand_Inf__eau_mer__Mediterranee_2000_.jpg Préserver la mer, ce n'est pas qu'en été!

La mer bleue turquoise, l’air rempli d’embruns, les plages de sable fin…en été nous sommes sous le charme de notre beau littoral et nous nous découvrons des comportements respectueux de notre environnement qui sont à la porté de tous : aller à la plage en vélo ou à pied, récupérer ses déchets en attendant de trouver une poubelle, lait solaire plutôt qu’huile pour limiter la dispersion d’un produit gras en surface (ces produits freinent toute photosynthèse sous l’eau). Aujourd’hui, on attend plus qu’une chose : l’été prochain pour recommencer !

Malheureusement une marée noire, vient ternir le tableau : la conscience écologique s’étiole et les français se disent de moins en moins préoccupés par les enjeux et les risques environnementaux*. Le recul le plus marqué concerne le réchauffement climatique, auxquels seuls 42% des Français se disaient exposés en 2013, contre 72% en 2007. Pour la pollution atmosphérique, ce sentiment n’est désormais ressenti que par 56% d’entre eux, contre 62% en 2007. Pourtant, à voir le record de température enregistré pour l’année 2014, sur l’ensemble du globe terrestre, il est nécessaire de communiquer et d’inciter tout un chacun aux éco-gestes et la prévention.

*enquête menée auprès de 4.727 adultes par le service de l’observation et des statistiques du CGDD: le sentiment d’exposition à un risque environnemental est en forte baisse depuis le dernier sondage similaire, mené en 2003.

Les Eco acteurs du littoral méditerranéen

Les plages du littoral de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur comptent 800 km de côtes et celles de la Corse, 1 000 km. Des espaces naturels fortement impactés par l’afflux de touristes pendant la saison estivale. Selon le Réseau Mer, ces régions accueillent jusqu’à 8 fois leur population habituelle… Une pression énorme pour des environnements fragiles.

Chaque été depuis 12 ans, les structures d’éducation à l’environnement et au développement durable du Réseau Mer vont à la rencontre des baigneurs et des plaisanciers méditerranéens pour les sensibiliser aux écogestes simples et respectueux du milieu marin.

Cet été, 117 journées ont été organisées sur 35 communes et 69 plages. Cela a permis de sensibiliser environ 7 000 personnes sur les 800 km du littoral de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur et des côtes de la Corse du Nord. En mer, plus de 70 journées ont été organisées avec près de 1 700 plaisanciers accostés et sensibilisés.

Stand_Inf__eau_mer__CC_des_Golfes_de_St_Tropez-Observatoire_marin_.JPGLes actions mises en œuvre par Écogestes Méditerranée et Inf’eau Mer chaque été, se dérouleront désormais tout au long de l’année avec des stands et des interventions auprès des habitants, des touristes et des plaisanciers. L’idée est d’élargir l’effort de sensibilisation, hors saison, vers de nouveaux territoires. La démarche s’ouvrira à d’autres partenaires notamment auprès des professionnels de la plaisance et du tourisme pour toucher ainsi un autre type de public. Afin de multiplier les actions de sensibilisation et d’information auprès de la population, Écogestes Méditerranée et Inf’eau mer lancent un appel à partenariat visant à intégrer de nouveaux partenaires à la campagne. Tout type de partenariat alimentera la démarche, qu’il s’agisse d’une structure privée ou publique, locale ou régionale, ou qu’il s’agisse d’un partenariat technique ou financier. Si vous ou votre structure est intéressée vous pouvez d'ores et déjà contacter Florent Beau (artenariat Préservation des milieux marins) ou Amandine Franc (partenariat Préservation des plages).

D’autres initiatives privées ont été mise en place par les ports de St Tropez (Communauté de communes du Golf de St Tropez, le parc national de port Cros et la station Nautique de Cavalaire). L’idée était de proposer des kits « Plaisance Responsable » en partenariat avec les marques de produits ménagers écologique Etamine du lys et les cosmétiques bio Coslys. Durant tout l’été, ces kits ont été distribués gratuitement par le personnel du Port de Cavalaire à tous les plaisanciers Cavalairois ainsi qu’à ceux en escale. Ce kit permet d’initier le discours de sensibilisation sur la préservation de la méditerranée et l’encouragement à l’utilisation de produits écologiques.

Une pêche durable que l’on soit au bord de la mer…ou pas

Le poisson c’est bon mais c’est encore meilleur quand on est sensibilisé aux enjeux environnementaux. Pour mieux comprendre, visionnez cette vidéo réalisée par le WWF qui démontre que pêche durable et commerce peuvent tout à fait cohabiter ensemble.

Car la saisonnalité ne concerne pas que les fruits et légumes, les poissons aussi ! _MG_3962.jpg les périodes de reproduction ne sont pas les même d’une espèce à l’autre. En tenir compte, permet aussi de participer activement à la protection des fonds marins et le maintient de la biodiversité. Les magasins Biocoop ont mis en place un petit guide bien pratique relayant les périodes pendant lesquels les poissons sont les plus abondants. On y apprend que pour ces prochains mois nous allons pouvoir nous cuisiner : Calmar, Congre, Églefin et Rouget barbet sans nuire à leur cycle de vie. Par contre, on attendra un peu pour le thon, la sole, la dorage sauvage et le merlu.

PrintIl existe aussi le programme de certification et d'écolabellisation MSC (Marine Stewardship Council) qui reconnaît et valorise la pêche durable. Après de nombreuses critiques concernant le laxisme de la certification, le Marine Stewarship Council semble prêt à revoir les standards de se certification dès 2015. Ce label rassemble pêcheries, entreprises de transformation, scientifiques et organisations environnementales afin de transformer le marché et encourager les consommateurs à faire des choix durables en produits de la mer. Recettes, lieux d’achat de produit certifiés, sensibilisation des enfants par le biais de supports éducatifs…un site bien riche d’informations.

Peut-être que votre poissonnier connait le label “pêcheur responsable”? Ce label a été mis en place par Franceagrimer. Il permet aux professionnels de la pêche d’être reconnu pour leur comportement responsable. Ou bien fait-il déjà parti du réseau “Pavillon France”, le réseau de tous les acteurs de la filière pêche française -pêcheurs, mareyeurs, artisans poissonniers, enseignes de la grande distribution. Regroupés au sein d’une association, France Filière Pêche, créée en 2010, celle-ci s'attache à promouvoir la consommation de produits issus de la pêche française et à l’accompagner dans sa volonté de progrès vers une pêche encore plus durable et responsable.

Alors en attendant le farniente des vacances en bord de mer, soyons actif pour la respecter !

Quand les antibiotiques deviennent automatiques

robinet-eau-antibiotiques-2.jpgOn oublie parfois trop souvent que l’eau est une denrée précieuse… C’est certain, à voir s'abattre plusieurs mois de pluie en une soirée dans le sud de la France, on oublierait que l’eau potable sera bientôt rare. En France et en Europe, les normes pour qualifier l’eau potable sont assez sévères. Depuis 2007, un arrêté fixe des normes de qualité à respecter pour un certain nombre de substances dans l’eau potable dont le chlore, le calcaire, le plomb, les nitrates, les pesticides et les bactéries. Les eaux de baignade ou les « zones humides », comme les lacs et les marais, sont également très surveillées. Mais les eaux de ruissellement ne peuvent pas être contrôlées aussi précisément. Or, tout ce que nous utilisons comme produits pour le ménage, l’entretien du jardin, les cosmétiques et les médicaments, ont une répercussion sur la qualité de l’eau et celui des écosystèmes qu’elle irrigue.

Des médicaments dans l’eau de nos rivières

1753_visuel_affiche_generique-animaux_antibiotique.jpgDes études récentes ont en effet montré la présence de médicaments à des concentrations détectables dans certaines eaux souterraines, de surface et même de boisson depuis les années 2000. Une attention particulière est portée aux médicaments antibiotiques dont environ 10 500 tonnes sont utilisées chaque année en Europe (FEDESA, 1999), aussi bien en médecine humaine (52%) qu’en médecine vétérinaire (48%). Dans le cadre du plan Ecoantibio, le Ministère de l’Agriculture a lancé depuis septembre dernier la campagne « les antibiotiques pour nous non plus c’est pas automatique » rappelle la bonne utilisation de ces médicaments. L’objectif du plan Ecoantibio est de réduire de 25% en 5 ans (2012-2017) l’usage des antibiotiques en médecine vétérinaire.

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Ces concentrations résiduelles d’antibiotiques ont un effet sur notre environnement que les scientifiques tentent de démontrer et tirer un signal d’alarme. Les antibiotiques, ou anti-microbiens, sont des molécules souvent naturelles (quoique peu utilisées pour l’homme) ou chimiques dont on connaît assez peu la demi-vie ou la biodégradabilité.

Phénomène de bioaccumulation.

Depuis l’année dernière, nous sommes certains que les poissons les plus gros sont les plus toxiques. Les saumons, aiglefins ou thons rouges de méditerranée sont des prédateurs, souvent en fin de la chaîne alimentaire et stockent dans leurs chairs la somme de tous les polluants (mercure, arsenic, hydrocarbures, PCB, médicaments, etc.) ingérés par les poissons plus petits et le plancton. Le phénomène de bioaccumulation, qui explique ces concentrations impressionnantes, n’est pas nouveau, mais jusqu’ici les scientifiques étudiaient principalement les polluants ayant un impact sur la santé.

En effet, on connaît - malheureusement - l’effet désastreux sur la santé de l’ingestion de produits chimiques comme les métaux lourds. Les scientifiques s’intéressent également depuis une dizaine d’années à l’effet des antibiotiques retrouvés dans l’eau. Quels effet conséquences ceux-ci peuvent avoir sur notre environnement, les écosystèmes et notre santé?

Emergence inquiétante des bactéries résistantes

Notre société est accro aux antibiotiques : la campagne “ les antibiotiques, c’est pas automatique”, visait à limiter l’usage abusif de certains antibiotiques en traitement préventif ou curatif. Mais cela ne visait pas les autres utilisations de ces produits comme complément alimentaire dans l’alimentation animale, notamment dans les piscicultures, ni comme pesticides pour le traitement des végétaux. La première des conclusions est que la surconcentration d’antibiotiques dans l’environnement aquatique modifie invariablement le génome des bactéries et leurs réactions à ces antibiotiques. Les bactéries se reproduisent vite et ont un pouvoir mutagène hypersensible, favorable à leur adaptation à tous les milieux. Selon la théorie de Darwin, la présence d’antibiotique dans l’environnement tue certes un grand nombre de bactéries, mais les bactéries qui “survivent” sont celles qui ont développé une insensibilité à un ou plusieurs antibiotiques : on les appelle des bactéries résistantes (ou bmr, bactéries multi-résistantes, si plusieurs antibiotiques n’ont plus d’effets) la-france-tente-de-diminuer-sa-consommation-d-antibiotiques_1798440.jpgL’OMS tirait en avril dernier la sonnette d’alarme sur ces bactéries devenues résistantes aux anti-microbiens.

Néanmoins, les conclusions de ce rapport pointent du doigt les conséquences, dramatiques, pour les populations qui ne peuvent pas être soignées correctement, et ne démontrent pas vraiment les causes, c’est à dire, les comportements qui ont permis aux antibiotiques de polluer l’eau.

Attention aux cosmétiques !

Plus récemment, ce sont des microbilles ou perles de plastiques, comme celles utilisées en cosmétique conventionnelle pour les soins gommant ou exfoliant par exemple, qui ont été retrouvées dans la chair de poisson. Comme les nano-particules, ces microbilles de plastique sont difficilement détectables, et peuvent se confondre avec du sable.

De la même manière que n’importe quel polluant, ces microbilles sont ingérées par les poissons. L’interdiction faite aux Etats-Unis d’utiliser ces microbilles, pousse l’industrie cosmétique « conventionnelle » à piocher les idées parmi les formules naturelles. En effet, la cosmétique naturelle et bio propose depuis longtemps des formules à base de sucre, de poudre de noyaux d’amandes ou d’abricots, comme le gommage pour le corps ou l’exfoliant visage Coslys vendu sur abonéobio!

La difficulté avec la pollution de l’eau, c’est que nous pouvons être « intoxiqués » même si nous faisons attention à la provenance de notre nourriture. En effet, même les poissons bio présentent des concentrations de mercure très élevées... Mais il n’y a pas que les industriels (pharmaceutique, agroalimentaire) qui rejettent des médicaments ou des produits polluants. Il revient à chacun de faire attention à son mode de consommation.

Tous ce que nous utilisons dans notre vie quotidienne se retrouvent potentiellement dans l’eau, ce qui influence la qualité de celle-ci et de ce que nous mangeons. Nous pouvons faire attention à notre consommation de médicaments, et confier les médicaments périmés en pharmacie. En tant que consommateur, nous pouvons également faire attention aux produits que nous choisissons pour l’entretien : - des produits à base d’ingrédients végétaux et bio; - des produits dont la biodégradabilité est prouvée grâce des normes internationales OCDE comme la lessive liquide Etamine du lys - des produits qui n’auront peu pas de répercussions sur notre environnement et notre santé; - et respecter les doses recommandées.

Pour de la lessive, par exemple, il est inutile de surdoser car elle n’en sera pas plus efficace. Mieux vaut alors utiliser un détachant avant lavage, comme le spray détachant vendu sur aboneobio!

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