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Jeudi 30 octobre 2014

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Quand les antibiotiques deviennent automatiques

robinet-eau-antibiotiques-2.jpgOn oublie parfois trop souvent que l’eau est une denrée précieuse… C’est certain, à voir s'abattre plusieurs mois de pluie en une soirée dans le sud de la France, on oublierait que l’eau potable sera bientôt rare. En France et en Europe, les normes pour qualifier l’eau potable sont assez sévères. Depuis 2007, un arrêté fixe des normes de qualité à respecter pour un certain nombre de substances dans l’eau potable dont le chlore, le calcaire, le plomb, les nitrates, les pesticides et les bactéries. Les eaux de baignade ou les « zones humides », comme les lacs et les marais, sont également très surveillées. Mais les eaux de ruissellement ne peuvent pas être contrôlées aussi précisément. Or, tout ce que nous utilisons comme produits pour le ménage, l’entretien du jardin, les cosmétiques et les médicaments, ont une répercussion sur la qualité de l’eau et celui des écosystèmes qu’elle irrigue.

Des médicaments dans l’eau de nos rivières

1753_visuel_affiche_generique-animaux_antibiotique.jpgDes études récentes ont en effet montré la présence de médicaments à des concentrations détectables dans certaines eaux souterraines, de surface et même de boisson depuis les années 2000. Une attention particulière est portée aux médicaments antibiotiques dont environ 10 500 tonnes sont utilisées chaque année en Europe (FEDESA, 1999), aussi bien en médecine humaine (52%) qu’en médecine vétérinaire (48%). Dans le cadre du plan Ecoantibio, le Ministère de l’Agriculture a lancé depuis septembre dernier la campagne « les antibiotiques pour nous non plus c’est pas automatique » rappelle la bonne utilisation de ces médicaments. L’objectif du plan Ecoantibio est de réduire de 25% en 5 ans (2012-2017) l’usage des antibiotiques en médecine vétérinaire.

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Ces concentrations résiduelles d’antibiotiques ont un effet sur notre environnement que les scientifiques tentent de démontrer et tirer un signal d’alarme. Les antibiotiques, ou anti-microbiens, sont des molécules souvent naturelles (quoique peu utilisées pour l’homme) ou chimiques dont on connaît assez peu la demi-vie ou la biodégradabilité.

Phénomène de bioaccumulation.

Depuis l’année dernière, nous sommes certains que les poissons les plus gros sont les plus toxiques. Les saumons, aiglefins ou thons rouges de méditerranée sont des prédateurs, souvent en fin de la chaîne alimentaire et stockent dans leurs chairs la somme de tous les polluants (mercure, arsenic, hydrocarbures, PCB, médicaments, etc.) ingérés par les poissons plus petits et le plancton. Le phénomène de bioaccumulation, qui explique ces concentrations impressionnantes, n’est pas nouveau, mais jusqu’ici les scientifiques étudiaient principalement les polluants ayant un impact sur la santé.

En effet, on connaît - malheureusement - l’effet désastreux sur la santé de l’ingestion de produits chimiques comme les métaux lourds. Les scientifiques s’intéressent également depuis une dizaine d’années à l’effet des antibiotiques retrouvés dans l’eau. Quels effet conséquences ceux-ci peuvent avoir sur notre environnement, les écosystèmes et notre santé?

Emergence inquiétante des bactéries résistantes

Notre société est accro aux antibiotiques : la campagne “ les antibiotiques, c’est pas automatique”, visait à limiter l’usage abusif de certains antibiotiques en traitement préventif ou curatif. Mais cela ne visait pas les autres utilisations de ces produits comme complément alimentaire dans l’alimentation animale, notamment dans les piscicultures, ni comme pesticides pour le traitement des végétaux. La première des conclusions est que la surconcentration d’antibiotiques dans l’environnement aquatique modifie invariablement le génome des bactéries et leurs réactions à ces antibiotiques. Les bactéries se reproduisent vite et ont un pouvoir mutagène hypersensible, favorable à leur adaptation à tous les milieux. Selon la théorie de Darwin, la présence d’antibiotique dans l’environnement tue certes un grand nombre de bactéries, mais les bactéries qui “survivent” sont celles qui ont développé une insensibilité à un ou plusieurs antibiotiques : on les appelle des bactéries résistantes (ou bmr, bactéries multi-résistantes, si plusieurs antibiotiques n’ont plus d’effets) la-france-tente-de-diminuer-sa-consommation-d-antibiotiques_1798440.jpgL’OMS tirait en avril dernier la sonnette d’alarme sur ces bactéries devenues résistantes aux anti-microbiens.

Néanmoins, les conclusions de ce rapport pointent du doigt les conséquences, dramatiques, pour les populations qui ne peuvent pas être soignées correctement, et ne démontrent pas vraiment les causes, c’est à dire, les comportements qui ont permis aux antibiotiques de polluer l’eau.

Attention aux cosmétiques !

Plus récemment, ce sont des microbilles ou perles de plastiques, comme celles utilisées en cosmétique conventionnelle pour les soins gommant ou exfoliant par exemple, qui ont été retrouvées dans la chair de poisson. Comme les nano-particules, ces microbilles de plastique sont difficilement détectables, et peuvent se confondre avec du sable.

De la même manière que n’importe quel polluant, ces microbilles sont ingérées par les poissons. L’interdiction faite aux Etats-Unis d’utiliser ces microbilles, pousse l’industrie cosmétique « conventionnelle » à piocher les idées parmi les formules naturelles. En effet, la cosmétique naturelle et bio propose depuis longtemps des formules à base de sucre, de poudre de noyaux d’amandes ou d’abricots, comme le gommage pour le corps ou l’exfoliant visage Coslys vendu sur abonéobio!

La difficulté avec la pollution de l’eau, c’est que nous pouvons être « intoxiqués » même si nous faisons attention à la provenance de notre nourriture. En effet, même les poissons bio présentent des concentrations de mercure très élevées... Mais il n’y a pas que les industriels (pharmaceutique, agroalimentaire) qui rejettent des médicaments ou des produits polluants. Il revient à chacun de faire attention à son mode de consommation.

Tous ce que nous utilisons dans notre vie quotidienne se retrouvent potentiellement dans l’eau, ce qui influence la qualité de celle-ci et de ce que nous mangeons. Nous pouvons faire attention à notre consommation de médicaments, et confier les médicaments périmés en pharmacie. En tant que consommateur, nous pouvons également faire attention aux produits que nous choisissons pour l’entretien : - des produits à base d’ingrédients végétaux et bio; - des produits dont la biodégradabilité est prouvée grâce des normes internationales OCDE comme la lessive liquide Etamine du lys - des produits qui n’auront peu pas de répercussions sur notre environnement et notre santé; - et respecter les doses recommandées.

Pour de la lessive, par exemple, il est inutile de surdoser car elle n’en sera pas plus efficace. Mieux vaut alors utiliser un détachant avant lavage, comme le spray détachant vendu sur aboneobio!

L’été, période idéale pour se sensibiliser à la pollution marine

« Vacances, j’oublie tout » disait la chanson, et pourtant, s’il y a une chose qui se rappelle à nous chaque année c’est la nécessité de protéger nos lieux de villégiatures. Ils sont d’autant plus fragiles que la population des vacanciers vient perturber leur équilibre. Alors, non ! on n’oublie pas de jeter, trier, faire attention aux produits que l’on utilise quotidiennement, et grâce aux diverses manifestations et ateliers mis en place cet été encore on apprend ou l’on s’informe !

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« Sois poli avec ta mer ! »

Le littoral français cumule 5500km de côtes. Informer, éduquer, sensibiliser sont indispensables pour protéger notre littoral. Le nombre de plaisanciers atteint aujourd’hui 4 millions et les immatriculations de bateaux de plaisance augmentent d’environ 25 000 unités par an. Sur le littoral, près de 500 installations portuaires sont destinées à l’accueil des navires de plaisance et en eaux intérieures, on dénombre 8 500 km de voies d’eau et d’innombrables lacs ou plans d’eau ouverts à la navigation de plaisance.

Petit tour d’horizon des actions concrètes auxquelles vous pouvez participer cet été.

  • La cote du nord de la France

A Dunkerque Grand Littoral, ville classée Natura 2000 et zone protégée pour certaines espèces, deux opérations sont actuellement en cours. L’une menée par la sécurité maritime informe les plaisanciers. Lors de contrôle et de rencontre, elle rappelle les règles de sécurité en mer, mais sensibilise également à la pollution maritime en distribuant des brochures et en rappelant quelques écogestes simples : ne pas polluer mais aussi à agir pour limiter l’impact écologique, en ramassant les déchets qui flottent dans l’eau. L’autre, grâce au concours des bibliothèques du réseau Bib’Estiv, présente sur certains sites des expositions, des découvertes nature ou encore une sensibilisation à l’écologie. Le programme complet, les lieux et les horaires sur le site Bib’estiv.

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  • La côte atlantique

À l’occasion, des Jeudis du Port, une manifestation éclectique organisée par la mairie de Brest, l’association Surfrider Foundation Europe tient un stand qui permet, via des « happening » (manifestations éclairs) et des jeux, de sensibiliser les vacanciers sur le thème des déchets marins. L’association organise notamment les « pêches du jour » où, comme sur un étal de poissonnier, sont exposés les détritus ramassés quotidiennement ainsi que des ateliers de traçage des déchets pour expliquer que tous les comportements irresponsables ont un effet sur la pollution marine. C’est en effet le message de la campagne « jeter par terre, c’est jeter en mer ». http://www.surfrider.eu/

A propos des Jeudis du Port Les Jeudis du Port, manifestation gratuite de musiques et d’arts de rue organisée par la ville de Brest sur le port de commerce, vous invitent, pour leur 26e édition, à savourer quatre grandes soirées conviviales de spectacles et découvertes artistiques pour petits et grands les 24, 31 juillet, 7 et 14 août. Plus d’infos http://www.brest.fr/culture/les-jeudis-du-port.html IMG_0891.JPG

  • La cote méditerranée

Réseau Mer en Méditerranée Destination touristique incontournable, le littoral de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur accueille chaque année jusqu’à 8 fois sa population habituelle ! Depuis 12 ans, le réseau Mer organise la campagne Inf’eau’mer, des ateliers afin de s’interroger et de susciter l’envie de préserver des lieux de loisirs uniques par leur beauté et leur biodiversité. Pour profiter de l’été tout en étant responsable, une vingtaine de structures d’éducation au développement durable sont mises en place sur et proposent d’adopter des écogestes simples et respectueux du milieu marin par : • des stands ludiques et éducatifs lors d’événements locaux et sur les plages pour informer un large public, • des rencontres de plaisanciers, sur l’eau, afin de les sensibiliser sur l’impact des pratiques, à quai ou en mer, sur le milieu marin.

Plus d’infos : www.reseaumer.org

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Qu’ils sont bio nos ports !

Des ports de plaisances aussi se mobilisent et mettent des moyens pour sensibiliser les plaisanciers. Les ports de Cavalaire, de Saint Tropez et de Port-Cros se sont associés à étamine du lys et coslys pour offrir aux plaisanciers qui stationnent cet été un kit d’entretien écologique : liquide vaisselle, lessive gel douche. L’idée de les aider à enclencher les changements de comportements.

Pour les accros des réseaux sociaux : 2 minutes pour nettoyer les plages On n’attend pas une association locale pour faire un geste pour sa plage, comme le suggère l’association irlandaise Clean Coasts de Martin Dorey. Puisqu’il est parfois difficile de fédérer et d’organiser un nettoyage, Clean Coast a partagé l’idée d’un nettoyage « collectif « en relayant chaque action entreprise sur les réseaux sociaux, grâce à l’emploi de hashtags et des mots clés #cleancoasts et #2minutebeachclean. En France, l’association Pavillon Bleu précise qu’elle serait intéressée pour lancer ce type d’opération avec des collectivités, mais rien n’a encore abouti.

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A la rentrée et dans toute la France, on continue !

Et si vous n’êtes ni à Brest, ni en PACA pour profiter de stands informatifs, voici les rendez-vous de septembre : - le Beach Day organisé par Surfrider Foundation Europe dont la 2ème édition se déroulera sur l’ile de Batz ou à la Teste de Buch, le 20 septembre prochain.Le Beach Day est un évènement éco-pensé qui souhaite faire prendre conscience, à travers des initiations sportives et des activités de sensibilisation, que sport et environnement sont intimement liés. L’idée est de se rendre compte des dangers qui menacent le littoral, en redécouvrant la plage comme un terrain de jeu. http://www.beachday.eu/ - vous avez jusqu’au 15 août pour vous inscrire pour participer aux journées « Nettoyons la nature » les 26, 27 et 28 septembre prochains. Pour la 17ème année consécutive, l'opération organisée par les centres E.Leclerc prévoit de rassembler des bénévoles qui vont s'engager pour quelques heures ou quelques jours à collecter les déchets de leurs forêts, quartier, plage, berges… http://www.mouvement-leclerc.com/home/nettoyons-la-nature

Selon le réseau Mer, toutes les actions mises en place ont permis de remarquer des améliorations constantes d’année après année : • 45 % des plaisanciers utilisent des produits d’entretien plus respectueux du milieu marin. Cette proportion reste stable par rapport aux années précédentes.

•  22 % des usagers ont déclaré n’utiliser en mer que de l’eau pour l’entretien courant du bateau. : 
•  78,8 % des personnes sondées considèrent la plage propre, 31,4 % la trouve de plus en plus propre. Pour 74 %, une plage propre est une plage sans déchets mais avec des éléments naturels comme les feuilles de posidonie (ils étaient 70 % à le penser en 2009). 
•  46,9 % des personnes sondées se rendent en voiture à la plage contre 28,1 % à pied.  Ils étaient 50 % à utiliser leur véhicule en 2009.

Si vous aussi vous partez profiter de nos belles plages, faites nous part des actions écologiques rencontrées !

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La Maison-poison quand nos intérieurs nous polluent

Nous passons l'essentiel de notre temps dans des intérieurs, vingt deux heures en moyenne dans une journée. Nous pensions être à l'abri des pollutions ? Il n'en est rien : l'air intérieur est 5 à 10 % plus pollué que l'air extérieur ! Plus de 18 millions de personnes victimes d'allergies en France, et les cas d'asthme ne cessent de se développer et c'est notamment parce que nous sommes exposés à cette pollution chimique invisible à l'intérieur de nos maisons, de nos bureaux et de nos voitures. Faire appel au service d'un professionnel pour piéger les substances nocifs de notre intérieur permet de prendre conscience de leur dangerosité. Dans le documentaire proposé par France 5 "La maison poison quand nos intérieurs nous polluent", une maman découvre que l'asthme de son fils est aggravé par les travaux récents fait dans l'appartement (parquet stratifié, peintures, ...) et par le mobilier acheté (lit, canapé, ...), et les bougies parfumées disposées. Le tout émet notamment du formaldéhyde, substance nocive qui se cache dans les tissus des canapés, les colles de bois agglomérés, les peintures, ...qui joue le rôle de conservateur, durcisseur, et liant..pratique pour les industriels et ajoutés à toutes les sauces. Sauf qu'il est classé cancérogène certain par le CIRC depuis 2004 et pourtant toujours autorisé par l'Europe. Alors faire le ménage ça aide à retrouver un intérieur sain ? Pas vraiment ! Au lieu d'assainir, l'usage aux produits ménagers classiques dégradent la qualité de l'air. En clair, plus on fait le ménage et plus on pollue l'air respiré !.

la maison poison quand nos intérieurs nous polluent

Pourquoi ne pas imposer une étiquette claire sur les produits ménagers ? Aujourd'hui il est simplement demandé d'afficher les pourcentages des grandes familles de composants. Pourtant une étude grandeur nature sur les émissions de polluants, commandée par le ministère de l'écologie, démontre que le fait de faire le ménage avec des produits nocifs plus accroitre de 2 à 3 fois la concentration de substances nocives dans l'air intérieur ! Ils ont retrouvé plus de 30 COV différents (Composés Organiques Volatils ) et à 91 % du formaldéhyde, ainsi que du terpène (ce qui donne l'odeur de frais des produits d'entretien, désodorisants ou bougies), et de l'ammonium quaternaire sert de désinfectant dans les détergents, les nettoyants, les lingettes notamment des salles de bains et des toilettes (des petites pièces où l'on se trouve très exposé à la respiration de produits chimiques) A noter que l'utilisation de plusieurs détergents est plus nocif encore (c'est l'effet cocktail avec une "fabrication" de nouveau formaldéhyde quand des substances réagissent les unes par rapport aux autres). Alors faut il choisir des produits écologiques ? Oui mais pas n'importe lequel ! Les produits vendus en grandes surfaces arborant l'écolabel restent insuffisants. Le reportage indique clairement que l'Ecolabel n'a pas supprimé la présence de substances chimiques (certes pas de formaldéhyde) car les COV ne sont pas proscrits ! On tolère jusqu'à 6 % de COV dans les produits sous écolabel. Réduire ne suffit pas à rendre des produits sains.

etiquetage des polluants sur les peintures

En attendant un étiquetage clair sur les produits d'entretien, on peut apprécier celui proposé dans les rayons des magasins de bricolage, sur les peintures notamment. Depuis qu'une loi est passée, les rayons se remplissent de produits étiquetés. En septembre 2013 l'ensemble sera obligatoire. Il suffit d'opter pour des produits qui affichent un A+. Si le consommateur averti change sa manière de consommer, les fabricants vont bien être obligés de changer aussi leur manière de produire. Car il existe des solutions comme nous l'indique le documentaire. Une société a mis en place une technique à base de feuilles qui capturent les polluants chimiques à l'intérieur du meuble. Il suffit de 5 à 6 feuilles au sein d'une armoire, à 2 euros l'unité. Sauf que les fabricants plaçant ce type de produits devraient assumer le fait de reconnaitre précisément que leur mobilier contribue à la pollution intérieure. Ce chef d'entreprise attend que son innovation soit développée par un industriel. En attendant, le consommateur qui achète un pot de peinture référencé A+ doit aussi savoir que les tests ont été faits au bout de 28 jours pour simuler un effet longue durée. Ce qui veut dire que l'évaluation de l'émanation instantanée qui se dégagera lors de l'application de la couche de peinture n'a pas été effectuée. Et c'est à ce moment là que les risques sont les plus importants : le conseil pratique consiste à aérer au maximum la pièce pendant 7 jours (personnellement j'ai testé aussi en mettant des oignons partout dans les pièces concernées). De plus l'étiquetage reste partiel puisqu'il ne se limite qu'à 10 composants ! Le projet initial portait sur l'analyse de la concentration de 165 COV, mais entre temps le lobbying de l'industriel est passé par là. Le reportage épingle notamment l'association AIMCC qui regroupe 7000 entreprises du bâtiment, bois, ... et qui ne voulait pas de cette étiquette, qu'elle voulait rendre discrète et dissimulable (cf le mail interne présenté dans le documentaire). D'autres ont décidé d'agir comme le groupe PPG qui propose une peinture Ripolin à base de résine naturelle, et pour laquelle il a fallu trouver des sources d'économie (et notamment dans un emballage réduit) pour alléger le surcout de 2 à 3 fois par rapport à l'achat d'une résine synthétique ) pour sortir un produit efficace, moins polluants, à prix identique.

Comment peut-on produire des biens de consommation, les vanter dans des publicités, tout en sachant qu’ils ne sont pas neutres pour la santé ? interroge la réalisatrice. « Je souhaitais démonter les mécanismes qui font que les décrets de protection des citoyens consommateurs tardent à exister, puis à être appliqués. Une lenteur qui arrange les pouvoirs économiques et qui est bien souvent couverte par les autorités. Comme pour l’amiante, les responsables auront peut-être un jour à répondre de leurs agissements. » D’autant que le documentaire démontre que, en matière de pollution domestique, il n’existe pas de fatalité : « Au-delà du constat des risques sanitaires et des mensonges des industriels, je voulais aussi montrer dans ce film qu’il existe des alternatives, des produits non toxiques aux recettes toutes simples », conclut Meriem Lay.

  • A voir le reportage sur France 5 : La maison poison quand nos intérieurs nous polluent, réalisé par Meriem Lay
  • Dimanche 27 janvier 2013 à 20.35,
  • 52 minutes,
  • Production Ligne de Mire Production, en association avec France Télévisions


Le conseil d'aboneobio : optez pour de vrais produits entretien bio pour faire le ménage dans votre maison ! Et je vous invite aussi à relire cet article qui vous explique pourquoi les produits d'entretien écolabel sont insuffisants

Respirer un air sain chez soi

En hiver la tentation est grande de vouloir calfeutrer ses fenêtres pour garder la chaleur. Sauf qu'une bonne ventilation est nécessaire pour l'habitat. Et souvent le débit n'est pas suffisant pour éliminer les polluants. Nous passons 80 % de notre temps à l'intérieur (de la maison, du bureau, de la voiture, ...). On pense souvent à la pollution de dehors mais peu à celle que nous produisons à l'intérieur. En tant que consommateur averti nous pouvons agir pour préserver notre santé, en choisissant mieux les matériaux et produits de construction, de décoration, le mobilier, les produits entretien de la maison, les désodorisants, parfums d’intérieur, bougies, encens, insecticides…Mais aussi les produits de toilette, les cosmétiques bio…les produits liés à nos activités ou nos habitudes (tabagisme, cuisine, bricolage, lavage, jardinage…), de nos animaux familiers, des moisissures qui peuvent s’installer, des habitants indésirables de nos logements (insectes, acariens, etc.), des dégâts des eaux non réparés. L'Ademe vient de sortir un guide Air Sain chez soi gratuit à télécharger pour plus de détails.

air sain à la maison guide de l'ademe

Au programme de ce guide :

  • Comment limiter la pollution de notre air intérieur
  • Causes et conséquences d’un air de mauvaise qualité
  • Des sources multiples de pollution
  • L’identité des polluants, quelques exemples :
  • COV (composés organiques volatils) : Matériaux de construction ou de décoration, mobilier, produits d’entretien, cuisson des aliments, fumée de tabac…
  • Formaldéhyde : Panneaux de particules, aggloméré, mousses isolantes, moquettes, textiles, colles, peintures, cosmétiques, fumée de tabac…
  • Éthers de glycol : Certaines peintures « à l’eau », encres, vernis, colles, produits d’entretien, diluants, cosmétiques…
  • Hydrocarbures (benzène, toluène, xylène, styrène, octane, trichloréthylène…) Produits de bricolage, meubles, fumée de tabac, peintures, vernis, colles, encres, moquettes, insecticides, matières plastiques, isolants, détachants…
  • Pesticides : Produits de traitement du bois, produits de traitement des plantes et des animaux domestiques, insecticides…
  • Acariens prolifèrent dans les poussières, la literie, les canapés et fauteuils en tissu, les tapis, les moquettes, les rideaux…
  • Des conséquences pour la santé
  • La qualité de l’air intérieur : un sujet sous surveillance
  • L’Observatoire de la qualité de l’air intérieur
  • Des réglementations en évolution
  • Des nouvelles préoccupations dans le bâtiment : prévenir le risque
  • Chez soi, des pollutions à éviter
  • Acheter en connaissance de cause
  • Veiller aux systèmes de chauffage
  • Prendre des précautions en bricolant
  • Des pollutions inattendues
  • Gérer l’humidité
  • Essentielles pour vous et votre logement : l’aération et la ventilation
  • Les principes de base
  • Des solutions techniques adaptées
  • Le point sur l’épuration de l’air
  • Les plantes dépolluantes : mythe ou réalité ?
  • La photocatalyse en air intérieur


Lors de vos prochaines courses regardez bien la composition des produits d'entretien que vous allez mettre dans votre caddy. L'utilisation régulière des substances chimiques n'est pas neutre sur la santé. D'autant qu'il existe désormais des produits entretien bio très efficaces. Par exemple pour éviter faire la chasse aux moisissures dans la salle de bain ou sur les jointures de murs mal isolées ou peu étanche, je vous recommande le désinfectant écologique Etamine du Lys certifié Ecocert détergence écologique. Pour supprimer les acariens qui vivent dans la poussière de la maison, nettoyer les tapis et moquettes mais aussi les sols et surfaces ce nettoyant naturel pour moquette à l'huile essentielle d'orange et vaporiser les surfaces avec ce spray dépoussiérant chasspoussière.

Scandale des OGM poisons

Les conclusions d'une étude menée en France par des chercheurs vient d'être publiée dans la revue de référence sur la toxicologie alimentaire : Gilles-Eric Séralini et son équipe de Caen démontre combien les OGM sont toxiques et même mortels, même à faible dose, suite à une expérimentation sur 200 rats pendant deux ans, alimentés par du maïs transgénique. Ce même maïs on le retrouve dans notre alimentation quotidienne, dans la viande (animaux nourris aux OGM), le lait, les oeufs, et les produits transformés. Avec de tels résultats, s'agissant d'un médicament, il serait immédiatement suspendu dans l'attente d'études complémentaires et là que fait on ?. Cette bombe va forcement faire réagir ? Comment Monsanto, firme leader des OGM, va réagir ? Elle n'a pas pu agir en amont et faire pression sur une équipe qui a travaillé dans le plus grand secret, jusqu'à la publication américaine dans "Food and Chemical Toxicology". Serons nous tous des cobayes, comme le dénonçe Jean Paul Jaud* ?

Les OGM sont des poisons scandale

Pour mener cette étude, ils ont dû importer du maïs génétiquement modifié (brevet Monsanto) OGM NK 603 sans éveiller les soupçons et faire fabriquer des croquettes destinées aux repas des 200 rats. Au bout d'une année, c'était l'hécatombe ! Pathologies lourdes, tumeurs mammaires, décès... En fin de vie, plus de la moitié de la population des femelles OGM étaient touchées par des tumeurs (voire jusqu'à 80% ) contre seulement 1/3 avec une alimentation non-OGM. Ce qui frappe c'est aussi le fait que les pathologies lourdes et les tumeurs arrivent de manière plus précoce, et peuvent représenter un quart de leur poids !. Les mâles aussi sont touchés, sur les reins et le foie, paralysant le système dépurateur;


Dans l’Obs : oui, les OGM sont des poisons par LeNouvelObservateur



Qui a financé cette étude ? Le Criigen, Comité de Recherche et d’Information indépendantes sur le Génie génétique, réunissant Joël Spiroux et Gilles-Eric Séralini (professeur de biologie moléculaire à l'université de Caen), a réuni 3.2 millions d'euros pour cette étude, auquel l'INRA ou le CNRS ne voulait pas participer ! L'étude a été financée par la fondation Charles Léopold Mayer (en Suisse) et par les géants de la grande distribution, les groupes Auchan et Carrefour, autour de l'initiative de Gérard Mulliez. Les enseignes ne veulent plus se retrouver au coeur d'une problématique de santé publique majeure à l'instar du scandale sur la vache folle. Mener des études complémentaires parait le minimum. Mais à quel prix ? Monsanto a des centaines de variétés OGM et pour aller au fond du sujet il faudra financer 10 études à 150 millions d'euros ! L'Inra et le CNRS ne voyaient pas jusqu'à présent l'intérêt de lancer des telles études. On souhaite vivement qu'ils puissent revoir leur copie rapidement !

tous cobayes Gilles Eric Séralini

La bande annonce du film de Jean Paul Jaud TOUS COBAYES sur les écran


La guerre du business n'a pas fini de se faire sur le dos de notre santé. L'automne va être chaud. Face à de tels résultats, le combat de Corinne Lepage va s'intensifier : elle qui bataillait déjà dans son ministère puis à la commission Européenne Environnement, Santé publique et sécurité alimentaire, est également l'auteure du livre "La vérité sur les OGM, c’est notre affaire", Editions Charles Léopold Mayer, sortie le 21 septembre. A lire aussi "Tous cobayes !", où Gilles-Eric Séralini délivre les conclusions de cette recherche, publié chez Flammarion, le 26 septembre. A lire le dossier spécial du Nouvel Observateur en kiosque du 20 au 26 septembre, avec les révélations exclusives de cette enquête.

[ En attendant, pour notre santé, soyons prudents, refusons les OGM dans notre assiette et sur notre peau !.

PS Merci Catherine pour l'info :)

Accéder à l'article original : http://www.sciencedirect.com/science/article/pii/S0278691512005637

Matelas recyclés et label Home Care pour un mobilier sain

Il est recommandé de changer de literie tous les 10 ans. Désormais le matelas ne finira plus à la décharge ou pire sur le trottoir. Une deuxième vie lui est offerte : 150 000 matelas et canapés des marques Dunlopillo, Simmons, Treca seront recyclés chaque année, à partir l'usine inaugurée en Ardèche à Flaviac. Un programme spécifique de désinfection a été mis en place avec l’Institut Pasteur. Une fois les matelas démantelés, les mousses, latex et textiles seront récupérés pour devenir des matières premières dans la fabrication de nouveaux produits. Les hôtels du groupe Accor seront équipés prochainement de ces literies recyclées. Le particulier pourra également en acheter à l'automne dans les rayons des enseignes But ou Conforama. C'est un début prometteur pour une filière de collecte, recyclage et valorisation de meubles en fin de vie qui a tout a gagner dans l'esprit du concept cradle to cradle ! Un label "Home care" a même été mis en place depuis le printemps par ce groupe Cauval. Il vise à garantir que le mobilier acheté est fabriqué à partir de matériaux non nocifs (traitement des revêtements avec tests à l'appui, pas de PVC (mais du polyuréthane) et pas de phtalates, garnissage et vernis des meubles, ....) et de bois certifiés issus de forêts gérées durablement (label plus rigoureux FSC (Forest Stewardship Council) ou marque PEFC Programme de Reconnaissance des Certifications Forestières). On se souvient du fauteuil de relaxation de Conforama qui provoquait de l'eczéma à cause de la présence de diméthyle fumarate. La chasse aux substances chimiques dans le mobilier et au gaspillage de matières premières est donc ouverte et on s'en réjouie !

label home care mobilier sans substances chimiques dangereuses

Le label privé Home Care vise à garantir un mobilier sain. Depuis 2007 le règlement européen REACH en application oblige les fabricants à déclarer et à enregistrer les substances chimiques présentes dans leurs produits. S'en suit un classement selon la dangerosité. Le label s'évertue à garantir des articles exempts de nocivité, via des tests effectués sur des matériaux qui représentent plus de 80 % du produit fini (canapé, fauteuil ou matelas) et notamment tout ce qui est en contact avec la peau de l'usager.

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Grâce aux tests, les textiles et matériaux de garnissage des matelas canapés et fauteuils labellisés Home Care sont garantis sans amines aromatiques dans les colorants azoïques, formaldéhyde, diméthylfumarate, polychlorophénols, retardateurs de flamme, cadmium, phtalates, PFOS, chrome IV pour les cuirs, mesure de pH. S'ajoutent, pour les matériaux alvéolaires, l'absence de composés organiques volatiles (COV), métaux lourds, composés d’étain organique, TDA-MDA, nitrosamines. Pour les bois, le label Home Care garantie l'absence complémentaire de composés organiques volatils totaux.

Les tests qui visent à supprimer les polluants s'appliquent sur les revêtements (cutils à matelas, maille, microfibre, non tissé, cuir, tissus d’ameublement tissés ou imprimés, faux cuir enduit), les produits de garnissage présents sous le revêtement (ouate de polyester, mousse polyuréthane, couche de latex, laine, coton, soie, ...), les bois et éléments bois qu'ils soient vernis, peints et ou teintés, panneaux de contreplaqués, bois agglomérés, lattes de sommiers. La gamme des accessoires de literie est également concernée (oreillers, alèses,...)

Rappelons nous que l'air intérieur de nos logements est généralement 3 à 10 fois plus pollué que l'air extérieur ! C'est notre corps qui trinque ensuite : allergies, asthme, irritations, maux de tête ou maux de gorge, des problèmes au niveau des yeux ou de la peau, ...ou facteurs déclenchant ou aggravant de cancers, de leucémie.

http://www.label-homecare.fr/

Mise à jour 05/09/2012 : Il existe une autre entreprise sur ce marché du matelas recyclé, créé par Franck Berrebi ( http://www.recyc-matelas.fr/ ) qui construit une usine dans l'Ouest, entre Nantes et Angers, à Mortagne sur Sèvre, grâce à l'obtention d'un marché public qui lui octroi 2500 tonnes de matelas à recycler sur 2 ans. Ecouter son interview sur http://www.widoobiz.com/emissions/widoogreen/creer-sa-propre-filiere-une-bonne-idee-a-recycler/21369

Des abeilles et pas d'OGM !

Le printemps arrive, les agriculteurs vont planter dans les champs. L'Union Européenne doit réagir vite ! Les citoyens peuvent faire pression pour qu'une décision soit prise au plus vite avant qu'il ne soit trop tard : nous avons plus besoin des abeilles que des OGM ! Faire coexister les cultures OGM (Monsanto and co) en plein champ et l’apiculture n'est pas possible. Le miel risque d'être contaminé et de devenir invendable. Il est urgent de suspendre définitivement l’autorisation de culture en plein champ du maïs MON 810. L'abeille contribue à la pollinisation des cultures, sans elle pas de fruit, pas de légume. Elle souffre déjà de la pollution par les pesticides, alors ne l'accusons pas en plus de disséminer les pollens OGM. Pour signer la pétition : www.ogm-abeille.org

nous avons plus besoin des abeilles que des ogm

Des bactéries produisent l'énergie des piles bio

Les bactéries sont souvent perçues comme néfastes. On les chasse à coup d'eau de javel et pourtant elles s'avèrent aussi fort utiles ! Aujourd'hui purifier une eau usée ou polluée nécessite beaucoup d'énergie. Demain une partie de ce courant nécessaire pourra être produit à partir de bactéries. En effet, on est capable de remplacer des piles classiques par des piles biologiques et créer ainsi de l'énergie verte ! Nourries avec des produits organiques, les bactéries vont transférer leurs électrons et produire ainsi du courant. De même l'utilisation de bio films à base de bactéries plutôt que des accepteurs d'électrons chimiques permet de transformer du nitrate en gaz (présent naturellement dans l'air) et l'oxygène en l'eau. En terme d'application, on pourra créer un message d'alerte de pollution de cours d'eau : si une telle "bio pile" délivre un courant élevé cela signifiera une hausse de la pollution de l'eau. Une recherche intéressante, développée à Rennes dans le cadre du programme européen Plant Power, par Frédéric Barrière, chercheur et maître de conférence au département de chimie de l’université de Rennes 1

des bactéries produisent  l'énergie des piles bio Plus d'info sur le site de Ouest France

Rappelons nous que l'usage de produits d'entretien bio est important pour ne pas mettre notre santé en danger et pour ne pas accroitre la pollution de notre environnement. En effet nos eaux usées n'arrivent pas à éliminer les micropolluants et on retrouve dans les milieux naturels des résidus de pesticides, médicaments et détergents mal éliminés.

La première GreenPride à Paris

Aujourd'hui chaque famille, chaque réseau d'amis est touché par le cancer. Notre santé est menacée. Au cours de sa vie, 1 homme sur 2 et 1 femme sur 3 développera un cancer !. Les jeunes couples n'arrivent pas à avoir des enfants (voir l'impact des phtalates sur l'organisme). L'obésité, l'asthme, le diabète ... touchent de plus en plus de personnes. La dégradation de notre environnement, de notre alimentation, la pollution de nos intérieurs, ...tout cela a un impact majeur sur notre bien être. Face à ce constat, il nous faut réagir. Ainsi est née la Greenpride lancée par l'Appel de la jeunesse, un grand évènement festif pour sensibiliser les citoyens, les responsables politiques sur les liens entre la santé et l’environnement. La 1ère édition aura lieu le dimanche 23 octobre à Paris, parrainée notamment par Marie Monique Robin, journaliste d'investigation, "Le monde selon Monsanto" et "Notre poison quotidien".

greenpride paris 2011

Voir le programme de 1ère édition de la GreenPride : brunch géant à la Villette dès 11h30, défilé festif, concerts pop rock au Trianon, expositions photos, un village associatif avec les partenaires impliqués dans l'écologie, le développement durable, et un cycle de conférences lors des jours suivants, pour mieux comprendre et sensibiliser. Avec la participation de personnalités comme Michèle Rivasi sur les enjeux de la radioactivité, Christian Vélot sur les OGM, Jean-Marie Pelt sur le lien entre la nature et la spiritualité, Matthieu Calame sur le passage d'une civilisation à l'autre, ...

Chez aboneobio, on défend depuis le début le droit pour tous à l'utilisation de produits sains pour la maison et des cosmétiques bio pour la toilette de la famille. Les gestes du quotidien ne sont pas anodins ! Notre peau cumule 2 kilos de produits chimiques à la fin d'une année, alors cessons de prendre une douche avec du pétrole et choisissons un gel douche bio pour toute la famille. Acheter moins mais mieux, c'est possible. Regardez notre concept d'abonnement bio. Chacun a le droit à une consommation responsable, respectueuse de la santé, des hommes (avec l'économie qui va avec, équitable) et de la planète (pas de produits ayant parcourus la planète inutilement)

Trop de substances chimiques dans les jouets des enfants

Savez vous que les enfants sont exposés à des substances chimiques dangereuses quand ils utilisent leurs jouets ? La liste est longue : des retardateurs de flammes bromés, du formaldéhyde, du benzène, formaldéhyde, mais aussi des phtalates, sans compter l'exposition aux champs électro-magnétiques. Tout cela dans des jeux en contact quotidien avec des enfants dont l'organisme est en devenir, avec un système immunitaire immature. Les enfants portent les jouets à la bouche, qu'attendons nous pour réagir ? Le Women in Europe for a Common Future (WECF) se mobilise depuis plusieurs années pour garantir des jouets et un environnement sain aux enfants et dit "Stop aux mauvais joueurs !". Une opération de test de jouets grandeur nature aura lieu le mercredi 16 novembre à Paris.

jouets-contiennent-substances-chimiques-dangereuses

Quelles sont les substances chimiques nocives pour la santé présentes dans les jeux des enfants ?

  • Le formaldéhyde, présent dans les jouets en bois agglomérés et sur les textiles (agent de surface, améliore la tenue) est un polluant présent dans nos intérieurs. Classé cancérogène pour l’être humain par l’OMS (Organisation Mondiale de la Santé) il a été mis en cause dans le développement de l'asthme et des allergies. Outre l'attaque des voies respiratoires, il créé aussi des irritations des yeux.
  • Les retardateurs de flammes, très présents pour des critères d'inflammabilité, notamment dans les jouets en plastique rigide, rembourrés en polyuréthane2 ou électronique, ils sont classés POP (Polluants Organiques Persistants) pour certains, notamment les retardateurs de flammes bromés.
  • Le benzène, le xylène et le toluène, mais aussi du baryum (métal lourd) comme le révélait l'enquête de 60 millions de consommateurs en 2009 (Baryum présent dans des bijoux pour enfants) ou du plomb (cf rapport de 2010 du Finnish Environment Institute). Les modèles réduits aussi peuvent contenir des métaux lourds
  • Les champs électromagnétiques (CEM) émis par les portables pour enfants, mais aussi par les jeux vidéos tels que ceux proposés par les consoles connectées par internet en Wifi ou Bluetooth, la Wii dont les manettes émettent des CEM alors qu’elles sont très proches du corps de l’enfant etc. Pour mémo, le CIRC (Centre International de Recherche sur le Cancer) a classé ces CEM comme « peut-être cancérogènes pour l’homme ».
  • Les phtalates, présents pour assouplir les plastiques, ils sont des perturbateurs endocriniens. On connait le Bisphénol A mais d'autres sont aussi nocifs. Cf mon article Le Nutella contient du DEHP le phtalate le plus dangereux !
  • Aux USA, les jouets peuvent contenir du cadium ou de l'étain.

Les jouets non conformes sont rappelés, ils représentent d'ailleurs 1/4 du total des produits de consommation rappelés cf le Rapex (système d'alerte européen). Et c'est prioritairement un risque chimique (2ème cause de rappels des jouets).

tests jouets WECF

Du coté règlementation des jouets, où en sommes nous ?

En 2007 plusieurs scandales ont amené des changements dans la règlementation en cours. Adoptées en 2008, les nouvelles mesures ne sont pas encore appliquées, à cause de tolérance jusqu'en 2013. A ce jour les jouets mis sur le marché dans l’UE peuvent donc répondre aux normes de l’ancienne directive. Et demain ? Les perturbateurs endocriniens ne sont pas pris en compte dans la nouvelle Directive Jouets. Cela signifie qu'à compter de 2013, les phtalates seraient toujours présents dans les jeux, les équipements nautiques (brassards, bouées, ...), accessoires pour enfants, équipements sportifs, ... Certains sont interdits, d'autres pas, pourquoi ? Si on reconnait désormais la dangerosité du Bisphénol A (BPA), classé CMR 2 («reprotoxique possible»), interdit dans les biberons, on ne comprend pas pourquoi il ne serait pas interdit aussi dans les produits de puériculture, les boites de conserves, les lunettes, amalgames dentaires, perfusions, boites alimentaires, ....? WECF préconise d’élargir le champ de la directive pour une meilleure cohérence basée sur l’exposition réelle de l’enfant au quotidien. Par ailleurs, le fait d'interdire la vente d'un produit dans un pays pour des raisons de santé, devrait s'appliquer aux pays voisins au sein de l'Europe, selon le principe de précaution. Exemple en décembre 2010 du retrait des tapis-puzzle contenant du formamide en Belgique, en France, en Italie et au Luxembourg.

Justement, pour faire avancer le débat, le Women in Europe for a Common Future (WECF) organise une opération de tests de jouets grandeur nature le mercredi 16 Novembre à Paris, de 13h à 17h (rendez-vous place Edmond Michelet, dans le 4ème, face au centre Beaubourg). L'événement se fera en présence en partenariat avec les laboratoires Quad Labde et en présence de :

  • Corinne Lepage, Vice Pte de la Commission Environnement, santé publique et sécurité alimentaire au Parlement européen
  • Michèle Rivasi, Membre de la Commission Industrie, recherche et énergie au Parlement européen
  • Geneviève Barbier, Médecin généraliste
  • Catherine Gouhier, Présidente du CRIIREM (Centre de Recherche et d'Information Indépendant sur les Rayonnements Electromagnétiques)
  • Anne Barre, Présidente de WECF France



wecf

A l'approche des fêtes de Noël, les parents sont un peu perdus dans les choix à faire pour les achats de jouets. Regardons ensemble les conseils du WECF guide des jouets sains :

  • Privilégier la qualité sur la quantité autant que possible
  • Déballer puis aérer autant que possible les jouets avant de les donner à l’enfant
  • Laver les jouets en textiles ou ceux que vous pouvez nettoyer
  • Privilégier les matières naturelles comme le bois brut ou le caoutchouc naturel
  • Eviter les jouets en PVC (triangle 3)
  • Eviter les jouets qui dégagent une forte odeur
  • Choisir si possible des labels indépendants comme Spielgut ou Oeko-tex par exemple

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