Abonéobio : Le blog du bio

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Samedi 26 juillet 2014

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Prix en baisse dans la boutique d'aboneobio

Avec la chaleur de l'été les prix fondent dans la boutique d'aboneobio : des petits prix toute l'année toute notre gamme de produits bio pour vous aider à mieux consommer. Nous réduisons notre marge pour vous aider à acheter durable vos produits du quotidien : produits bio pour le corps et produits écologiques pour l'entretien de la maison et pas seulement pendant les soldes. Venez comparer nos prix bas, nos prix justes ! Nos produits sont testés en famille et sélectionnés pour leur efficacité.__

aboneobio cosmétiques bio maison écolo

La boutique d'aboneobio vous propose des produits bio à l'unité, en pack ou en abonnement : raisonner ses achats à l'échelle d'une famille et sur un an permet de faire des économies ! On achète moins de produits, (on partage par exemple le même gel douche bio), on opte pour les formats familiaux de cosmétiques bio ou de produits d'entretien écolos (c'est moins cher et c'est plus écolo, avec moins d'emballages rejetés) et en plus nous vous accordons une réduction de 3 à 10 % sur le total de votre panier de l'année et la possibilité de régler vos achats en 4 ou 12 fois sans frais. Les produits seront ensuite répartis dans 4 envois dans l'année (vous pouvez indiquer vos préférences). Et si en cours d'abonnement vous voulez faire un changement retirer des articles ou en ajouter c'est possible ! C'est l'avantage d'une petite entreprise de pouvoir servir au mieux ses clients en restant à leur écoute.

Il est possible d'acheter des produits bio à l'unité chez aboneobio. Mais notre force réside dans le service d'abonnement, unique en France !. Pour vous guider, nous vous proposons un modèle d'abonnement bio famille à moins de 517 euros (entièrement personnalisable : vous pouvez ajouter ou retirer des articles, changer les quantités, bref ajuster au mieux selon vos attentes) et un abonnement bio duo pour la consommation annuelle d'un couple en produits bio du quotidien (hygiène corporelle et entretien). Venez faire un tour dans la boutique d'aboneobio et préparez la rentrée en misant sur le service abonnement bio pratique, économique et écologique !

Le commerce équitable s'invite au G20

A quelques jours de la célèbre quinzaine du commerce équitable, Max Havelaar France rebondit sur l'actualité et l’annonce du G20 sur la régulation des prix des matières premières agricoles pour faire le point sur les enjeux du Commerce Equitable. Il s'agit de proposer des actions concrètes pour retrouver un nouveau système économique régulé. Redonner aux producteurs la place qu’ils méritent dans les échanges commerciaux. Assurer plus de transparence aux consommateurs pour leur permettre de faire des choix éclairés, et de donner à tous les moyens de devenir acteurs de leur propre avenir. Et au final redéfinir la consommation responsable, que ce soit le commerce équitable, les produits bio et les produits locaux. Max Havelaar France lance le débat le jeudi 05 mai, lors d'une conférence «L’exemple du commerce équitable devrait inspirer les membres du G20» avec la présence de représentants mondiaux des producteurs. Sur invitation.

logo max havelaar france

Après avoir prôné pendant plusieurs décennies le démantèlement à tout prix des organismes de régulation et la libéralisation des marchés, les dirigeants du G20 reconnaissent enfin la nécessité de réguler les prix des matières premières agricoles. Le G20, la hausse des prix des matières premières agricoles, la situation des producteurs… Quelle place pour le commerce équitable dans ce contexte ? Quel est l’impact de la hausse des prix des matières premières agricoles pour les producteurs ? Et pour les consommateurs, où se trouve le prix juste ? Comment réguler les prix ? Comment agir ? Quel est le rôle des consommateurs en France ? En quoi le commerce équitable permet une régulation du commerce ? Quelle est la vision des producteurs au Sud ?.

A l'aube de la 11ème Quinzaine du Commerce Equitable c'est l’occasion de faire entendre la voix des producteurs et des consommateurs, dans le contexte de crise alimentaire mondiale. A suivre...

D'Anjou et d'ailleurs : consommer autrement à Angers

On parle de la crise agricole, des prix d achat aux producteurs trop bas et des marges trop élevées de la grande distribution. On trouve que les produits sont chers, qu’il y a un manque de transparence sur leur origine, sur leur mode de production et sur ce qu’ils contiennent réellement. On entend le mal-être des producteurs et leur inquiétude quant à l’avenir de leur métier. On souhaite manger bio, on adhère au commerce équitable, on veut consommer responsable, on trouve que c’est cher ou contraignant… L’alternative ? A Angers le magasin d’Anjou et d’ailleurs encourage les circuits courts et les prix justes pour préserver « le POUVOIR » d’achat ! Un espace commun de vente, créé par des producteurs du Maine et Loire et des opérateurs du commerce équitable qui souhaitent offrir un nouveau mode de consommation, plus juste. Un magasin où échange, solidarité et proximité sont les maîtres mots. Eleveurs, vignerons, paysans boulanger, maraichers, artisans confituriers et pâtissiers proposent, à prix direct, leurs produits du terroir, de l’agriculture biologique et du commerce équitable. « Instaurer une vraie relation de confiance et d’entraide entre producteurs angevins, producteurs du Sud et consommateurs, limiter les intermédiaires pour que chacun s’y retrouve, telle est la volonté d’Anjou et d’ailleurs.

La boutique d'Anjou et D'ailleurs s'adresse à tous les consommateurs en recherche d’authenticité, de saveurs véritables et d’échanges avec les producteurs. On y trouve :

  • une boucherie traditionnelle bio proposant de la viande de boeuf, de veau, d’agneau et de porc
  • des volailles
  • un étal de légumes et de fruits colorés et savoureux
  • un large choix de vins
  • du pain frais, pâtisseries et confiseries
  • une vaste gamme de produits issus du commerce équitable
  • des produits laitiers
  • des produits d’hygiène et des cosmétiques bio.


Ouverture le vendredi 8 octobre à 10 h, Installée face au MIN (Marché d'Interêt National) 12 avenue Jean Joxé, 49000 Angers, à deux pas de la place Ney et du boulevard Carnot.

Bravo à Bev et Olivier d'Echoppe pour le portage de ce projet ambitieux et très utile !

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Pourquoi les prix sont chers en agriculture bio ?

Les consommateurs peinent à manger des fruits et légumes. Les prix sont élevés et le goût est jugé trop fade pour les cultures conventionnelles. Suite à l'étude réalisée par Familles Rurales (à lire chez mon panier bio) , le réseau Biocoop tient à donner des précisions pour mieux comprendre les enjeux de l'agriculture bio et l'impact sur les prix pratiqués. 1ère donnée à intégrer quand on parle de cultures, la météo !. Or cette année 2010, les conditions qui ont été très difficiles pour l’agriculture biologique avec des gelées et du froid tardifs et une pluie insuffisante. Et oui, la production biologique implique la culture en plein champ des légumes et des fruits (ou sous abris mais sans les forcer, contrairement aux tomates conventionnelles par exemple cultivées sans terre). Du coup, ils sont aussi plus sensibles aux aléas climatiques.



Ensuite, regardons le prix payé aux producteurs. Il faut bien comprendre que les agriculteurs en conventionnel ne peuvent pas vivre de leurs productions (bradées aux centrales d'achats), et que leurs cultures impactent lourdement l'environnement, à force d'utiliser des entrants chimiques tels que les pesticides (conséquences sur les nappes phréatiques polluées, sur la disparition des abeilles qui pollénisent les légumes et les fruits...). En bio, d'une part la tâche est plus ardue et nécessite plus de main d'oeuvre (et le travail des hommes à un coût !), et d'autre part, les coopératives telles que Biocoop s'efforce d'attribuer une juste rémunération aux agriculteurs pour qu'ils puissent vivre dignement de leur production et du travail fourni. (Vous pensez que les hypermarchés font de même ?). Enfin, les aides et subventions allouées aux agriculteurs ne sont pas les mêmes selon que l'on cultive en convention ou en bio. Pourtant le consommateur citoyen demande des fruits et légumes, bons, sains, respectueux de l'environnement, et abordables...Cherchez l'erreur !

Alors comment faire baisser les prix des fruits et légumes bio ? Il faut accroitre l'offre en France (et pas en important, aberration écologique de remplir les rayons des hypers avec des fruits et légumes bio importés, sous plastique en plus !) (voir l'article : plus de bio mais au goût amer en grandes surfaces). Lors du Grenelle de l’Environnement l'objectif était de 6% de la SAU (surface agricole utile) exploités en agriculture biologique pour 2010. A moins de 5 mois de l’année 2011, seuls 2,5% de la SAU lui sont dédiés. Cherchez encore l'erreur !!

Pourtant les agriculteurs sont nombreux à vouloir s'engager dans la conversion (voir l'article plus de producteurs bio en France ) mais pendant ce temps nécessaire à la démarche ( 3 années avant de pourvoir dire que les fruits et légumes sont bio), il leur faut tenir ! D'où l'intérêt de mettre en place des aides et des subventions. Une enveloppe de 29 M d’euros a été estimé par le Ministère de l’alimentation, de la pêche et de l’agriculture pour 2010, dans le cadre d' "Horizon 2012", pour soutenir la conversion et l’agriculture biologique. Sauf que l'on ne compte pas le bénéfice sur l'environnement et à l'inverse on ne dénonce pas les coûts cachés de l'impact environnemental et sociétal de l’agriculture intensive polluante (pollutions, désertification rural, développement des cancers, ...). Et pourtant on peut nourrir la planète avec du bio ! Alors on commence quand ?

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Pour un commerce juste, La Route du café, des Yungas à la Bretagne

Quand on évoque le commerce équitable, on pense souvent au paquet de café, avec l'image des petits producteurs dessus. Mais concrètement, en remontant la filière, les bénéfices sont ils réels ? Privilégier l'achat du café équitable chez nous a t il des conséquences vraiment positives au sud ? Tugdual Ruellan et Bernard Bruel ont décidé de remonter à la source pour voir comment les producteurs travaillent et ce qu'ils pensent du commerce équitable. Leur témoignage est rassemblé dans un livre "Pour un commerce juste, La Route du café, des Yungas à la Bretagne ". Ils racontent comment le commerce équitable a révolutionné en une douzaine d'années la vie de près de 8000 familles dans la filière café des Yungas de Bolivie.

Pour un commerce juste la route du café
Vit-on mieux en Bolivie depuis que s’est instauré le commerce équitable ?

Voilà ce que répondent les intéressés : « Vous avez vu notre centre de séchage à La Paz avec son laboratoire ! Vous avez vu le camion : nous l’avons acheté l’an passé et il est propriété de la coopérative. Il nous sert beaucoup au village pour transporter du bois, du ciment, des briques, du sable pour construire différentes choses comme ce bâtiment où nous vous recevons. Tout cela appartient aux producteurs et c’est le commerce équitable qui nous permet d’y accéder. Vous avez vu la joie des enfants dans leur école. Beaucoup de jeunes avaient quitté les villages. Ils sont allés à La Paz pour tenter d’y trouver un petit boulot pour survivre. Aujourd’hui, ils se forment à la culture du café et reviennent au village avec l’ambition d’y vivre et fonder une famille… La Bolivie traverse une crise importante et il faudra sans doute encore des années pour que tout le monde mange à sa faim. Mais nous avons de l’espoir en termes de développement économique mais aussi d’éducation, de santé, de formation professionnelle, de développement local. Notre désir est de poursuivre dans cette voie, de progresser et de produire davantage pour le commerce équitable. »



Pour un commerce juste la route du café livre

Rencontre avec Tugdual Ruellan, 53 ans co-auteur.

Quel a été votre parcours avant la sortie de ce livre ?

Je suis journaliste et consultant en communication : j’interviens essentiellement dans l’accompagnement de projets dans le champ de l’action sociale, action culturelle, économie sociale, insertion des personnes handicapées et publics en difficulté, prévention des exclusions et discriminations, promotion de la diversité, développement durable. Je développe depuis 1991, une activité d’accompagnement et de conseil, d’écriture de documents de communication, reportages, interviews et échange de bonnes pratiques. Je contribue également à la dissémination d’expériences dans le cadre d’initiatives communautaires (programmes du Fonds social européen). Ma femme, Béatrice et moi-même, militons depuis 1975 pour une qualité de vie, respectueuse des femmes, des hommes et de l’environnement. Nous avons d’ailleurs contribué à cette époque à la création de ce qui est aujourd’hui la coopérative bio du Pays de Redon.

J’ai participé à l’écriture de plusieurs documents sur l’insertion sociale et professionnelle des personnes handicapées, la prévention des exclusions et des discriminations, et à la publication d’un livre avec Loïc Dutay, cofondateur et permanent d'ADES (Association pour un développement solidaire) : apprendre à accorder plus d'importance à la manière de faire qu'à ce qu'on produit, à connaître notre milieu, à penser et agir ensemble, à sentir les changements, à se projeter dans l'avenir, à inventer une nouvelle façon de faire de l'économie… autant d’ingrédients qui peuvent faire du « territoire-fourmi », un laboratoire de la métamorphose (« Penser, sentir et agir la métamorphose » - 2000, éditions L’Harmattan »

Egalement un autre ouvrage en 2008 aux Editions Autrement, avec le pôle Promotion de la diversité IMS-Entreprendre pour la Cité, en partenariat avec le secrétariat général de la Charte de la diversité : de plus en plus, les grandes entreprises, mais également les moyennes entreprises et les PME, se disent convaincues de la nécessité de mettre en place une politique de non-discrimination et de gestion de la diversité. La question n’est plus « pourquoi » mais bien « comment » mettre en place une démarche diversité au sein de l’entreprise ? Comment passer à l’acte, et ancrer durablement la diversité dans les processus et au travers de toutes les activités ? Nous abordons pas mal de questions sur la discrimination à travers six histoires fictives…

Pourquoi avoir écrit ce livre « Pour un commerce juste – La Route du café, des Yungas à la Bretagne » ?

J’ai souhaité écrire ce livre, avec un ami d’enfance, Bernard Bruel, aujourd’hui enseignant à Rennes en économie et marketing, pour deux raisons :

  • La première est que je me suis passionné, depuis son origine en 1993, pour la mise en place de la filière café de commerce équitable que lançaient alors trois passionnés bretons : Yves Thébault, directeur du centre d’aide par le travail de Bain-de-Bretagne (Ille-et-Vilaine), Olivier Bernadas, qui avait créé, chez lui à son domicile, un petit atelier de torréfaction de café, et Guy Durand, chercheur à L’Inra, devenu le premier président de Max Havelaar France. A cette époque, on ne parlait que très peu de commerce équitable et tout le monde les prenait un peu pour des fous





  • La seconde est venue par la force des témoignages qui nous ont été transmis lors de notre rencontre avec les producteurs de café de Bolivie, leur grande gentillesse et confiance. Tous nous ont dit combien ils vivaient mieux depuis que la filière avait été mise en place et qu’un prix juste leur était assuré. Tout cela contrastait avec nos discours de pays riches et d’enfants gâtés.




Rencontre avec Bernard Bruel, co-auteur.

Quel a été votre parcours avant l'écriture ?

"Après avoir travaillé de nombreuses années en entreprise dans les fonctions commerciales, je suis depuis 15 ans enseignant spécialisé en marketing. Sans doute le commerce équitable est-il pour moi une prise de conscience que le marketing doit être au service du commerce mais doit aussi respecter les gens et ceux qui transforment les matières premières. J'ai donc beaucoup d'intérêt pour ce concept qui prend en compte, reconnaît et rétribue la part de valeur ajoutée apportée par chacun dans la transformation d'une matière première en produits finis de grande consommation. D'ailleurs dans commerce équitable il y a commerce ce qui signifie que chaque acteur de la filière doit être justement rétribué pour sa contribution et donc, le commerce ne devrait-il pas toujours être équitable ?"



Pourquoi avez vous décidé d'écrire ce livre ?

C'est en ayant rencontré ici en France des producteurs venus voir la transformation finale de leur café, que nous avons décidé de remonter la filière et d'aller voir à la source comment ils travaillent et ce qu'il pensent du principe du commerce équitable. Pendant ce voyage, qui au départ était basé sur des rencontres avec ces petits producteurs, tous nos interlocuteurs aussi bien dans les plantations de café que dans l'usine de tri, nous ont spontanément transmis un message de satisfaction par rapport au commerce équitable. J'ai aussi vu constaté qu'il y avait une véritable filière humaine du café puisque les grains passent entre de nombreuses mains qui toutes le traitent avec respect amour et passion. De retour en France, nous ne pouvions pas garder ces témoignages et ces messages pour nous, d'où l'idée de ces publications pour faire savoir que ces producteurs loin de chez nous comptent sur les consommateurs français pour apprécier leur café, le consommer et donc leur permettre de vivre mieux.

Aujourd'hui, que voulez vous partager de votre aventure ou découverte avec les lecteurs d'Abonéobio ?

C’est tout simplement retransmettre la fierté des petits producteurs qui espèrent à nouveau en un devenir pour leurs familles, leurs communautés. Quand une filière est bien gérée, qu’un contrôle peut se faire aux différents maillons de la chaîne, que les producteurs sont organisés en coopérative et redistribuent les bénéfices issus de la vente, alors le commerce peut être réellement équitable – pour peu que l’on ait pris le temps de définir au préalable ce qu’est un prix « juste »… C’est dire aussi que nous avons beaucoup à apprendre de ces communautés, notamment en termes de « Vivre bien ». C’est le sens du message que l’ambassadrice de l’Etat plurinational de Bolivie en France, Luzmila Carpio, grande chanteuse et femme de combat contre l’injustice, a voulu nous transmettre dans la préface de ce livre : « Ce livre nous rappelle avec force et conviction que l’équilibre entre l’être humain et les écosystèmes est un concept fondamental qui nous permet le « vivre bien », SUMA QAMANA en aymara et SUMAQ KAWSAY en quechua, une notion désormais inscrite dans la nouvelle Constitution Politique de l’Etat Plurinational de Bolivie et qui, j’espère, pourra servir comme un concept inspirateur et fédérateur à d’autres peuples pour construire ensemble un monde un peu plus équitable et bon à vivre, qui contraste avec la notion de « vivre mieux » liée à la consommation effrénée en dépit d’autrui et en total désunion avec les écosystèmes de la nature. »

Y aura t il une suite à ce livre paru en février 2010 ?

Effectivement, nous allons compléter la sortie du lire "Pour un commerce juste, La Route du Café par la réalisation d'un court-métrage avec les images que nous avions filmées sur place. D'ici là, un CD est également disponible



Il rassemble des musiques enregistrées en Bolivie lors du reportage, des musiques offertes par les producteurs de café dans les Yungas et grâce aussi à la participation active de l'ambassadrice de l'Etat plurinational de Bolivie en France, Luzmila Carpio, grande chanteuse reconnue au niveau international ; également des musiques offertes par des amis dans une peña à Sucre, par Natalio et Hilarion Tintaya dans un petit village andin et par ses fils installés à Rennes en Bretagne.

Ce livre "Pour un commerce juste, La Route du café" est disponible au prix de 19,50 € et vous pouvez le commander directement sur le site des Editions Rives d'Arz (paiement sécurisé)

Belle rencontre de passionnés :))

J'aime cette notion de commerce avec un prix juste, celui qui permet à des producteurs de "vivre bien", et celle de la répartition de la valeur ajoutée. Cela fait écho à la fois à mon expérience en tant que pilote de l'évènementiel Soleils d'hiver en décembre 2003 où on avait mis un large focus sur la dynamique d'un village équitable au coeur des fêtes de fin d'année, avec d'ailleurs la participation à l'époque de Lobodis ! Et cela fait écho aussi à la mise en place du magasin Terre et Terroirs à Angers, dont je vous ai déjà parlé.

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++ Grands crus de cafés et thés bio et équitables
++ ECHOPPE du microcrédit au programme alimentaire
++ La Casa Equitable et ses éponges naturelles du Mexique chez aboneobio.com
++ 2010 l'année de la consommation partagée

Envie de chocolat ? Vous ne verrez plus la tablette comme avant..

Fan de chocolat, au delà du goût, savez vous ce que cache la tablette ? Si chacun d'entre nous prenait conscience que derrière une simple tablette de chocolat se cachent des êtres humains encore trop souvent exploités, nous opterions tous très probablement pour un chocolat, certes un peu plus cher, mais produit dans le respect des droits de la personne et de l'environnement. Du chocolat équitable, à la fois meilleur et souvent bio, car issu de petites productions de cacao sans traitement, et surtout éthique qui profite à la fois aux communautés et aux consommateurs. Un chocolat à un prix équitable.



© www.marielys-lorthios.com

Le cacao est acheté directement aux producteurs à un prix minimum fixe supérieur au prix du marché du cacao conventionnel et que la prime supplémentaire va directement à la coopérative, pour la construction d'écoles, hôpitaux, de puits, mais aussi de formation auprès des producteurs pour augmenter les rendements.


Ce qui se cachent derrière la tablette de chocolat


Merci à Ripe Green Ideas ;)

En jouant sur le blog Greengirls au concours chocolat, j'ai eu la chance de recevoir une bonne dizaine de tablettes de chocolat Alter Eco : avec des parfums étonnants, comme chocolat cannelle, chocolat citron, , ou puissants, comme chocolat menthe. Il s'agit à la base d'excellentss chocolat qui fondent en bouche avec une forte teneur en cacao. Il suffit d'un carré pour avoir sa dose. Alors certes la tablette est plus chère qu'une tablette conventionnelle mais le goût n'a rien à voir, et en plus on en mange moins, donc reste on s'y retrouve avec en plus la satisfaction de faire un acte de consommation utile (en restant un plaisir gustatif !).



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Terre et Terroirs, un magasin pour une consommation juste

Depuis 2 ans Terre et Terroirs, un magasin pour consommer autrement, séduit les consommateurs angevins. Son concept unique permet un mixte entre des produits frais de proximité (produits bio ou issue d'une agriculture raisonnée) et des produits d'épicerie ou textile issus du commerce équitable. Dans cette boutique Terre et Terroirs installée en périphérie d'Angers, on voyage du Sud au Nord avec la même quête de sens dans la consommation : profiter de produits sains et soutenir les petits producteurs du sud mais aussi nos producteurs installés dans notre département qui voudraient aussi pouvoir vivre dignement de leurs productions ! L'enseigne propose l'essentiel pour une famille, avec des prix justes, accessibles à tous, fixés directement par les producteurs : dans ce magasin, ce sont les producteurs de lait qui fixent leur propre prix !

Terre et Terroirs magasin avec des  prix juste

Pour fêter ses 2 ans, Terre et Terroirs organise des portes ouvertes ce week end. Les consommateurs pourront ainsi rencontrer les producteurs locaux au sein du marché fermier, déguster des produits locaux et équitables, découvrir des animations et des projections vidéo traitant du commerce équitable, et gagner des paniers garnis. Ce sera également l’occasion de partager un dîner (ouvert à tous) suivi d’une conférence "Prix bas, prix juste: qui profite ?" animée par Olivier Hauville économiste et co fondateur d'Echoppe.

Participer à la conférence "Prix bas, prix juste : qui profite ?"

Cette conférence ouverte à tous est animée par Olivier Hauville, économiste et cofondateur d’Echoppe, expliquera la logique de certains réseaux de distribution qui proposent des prix bas afin d’attirer le maximum de consommateurs sans pour autant baisser leurs marges. Ainsi les distributeurs et consommateurs bénéficient d’un prix « juste » malheureusement au détriment des producteurs.

De plus, ce système apparemment favorable aux consommateurs ne l’est en réalité qu’à court terme. En effet, le prix peut être de 30% de moins dans les discounts que dans certains réseaux. Cependant, à long terme, cette politique de prix bas a un coût social et environnemental que les consommateurs « payent » sous forme de perte de vitalité de leur territoire : augmentation du chômage, exode rural, moins de liens sociaux dans les villages, etc. Ainsi « acheter à bas prix, c’est parfois même supprimer son propre emploi dans l’avenir ».

Les témoignages de producteurs montreront en quoi Terre et Terroirs constitue une alternative à ce système et comment, selon les principes du commerce équitable, l’organisation permet une répartition de la valeur ajoutée plus équitable entre le producteur et le consommateur.

S'inscrire pour le diner du vendredi 9 octobre, à Terre et Terroirs.

A 19h30, les consommateurs pourront partager un repas dont le plat principal sera un tajine d’agneau. Il est recommandé de réserver en caisse ou par téléphone (prix du repas : 12€).

Portes ouvertes Terre et Terroirs, vendredi 9 et samedi 10 octobre, respectivement de 15h à 19h et de 9h à 18h30.
L'occasion de découvrir ou redécouvrir le magasin associatif Terre et Terroirs et son assortiment inédit de produits alimentaires frais vendus directement par des agriculteurs de l’Anjou, de l’épicerie, des cosmétiques, des vêtements et de la décoration en provenance du commerce équitable. Terre et Terroirs, 57, Avenue Jean Boutton, 49130 Ponts de Cé (Les), 02 41 93 91 47

Soutenez cet effort, cette logique de magasin "autre" qui unit les agriculteurs locaux et ceux du commerce équitable.

Venez, écoutez, partagez, faites du buzz .....et mangez !

Et vous deviendrez bientôt comme moi une "fan" de cette boutique, avec un rendez vous hebdo qui s'impose pour faire mes courses. D'ailleurs c'est dans ce magasin que j'ai emmené la chaine M6 quand ils m'ont sollicitée pour un reportage sur La chasse aux pesticides sur 100 % Mag M6. J'en parle aussi actuellement dans la presse écrite avec un article sur Top Santé Laurence Moulin, la femme écolo du mois, nous abonne au bio !.

De très bons produits avec des prix nettement moins élevés qu'en grandes surfaces. Certes un choix plus limité de fruits et légumes dans la mesure où ne sont proposés que les produits de saison et locaux. On fait ses courses rapidement, avec un budget très accessible, des prix justes, et dans une ambiance presque familiale :). Pour infor, j'y achète régulièrement le lait cru pour faire mes yaourts (voir ma recette de yaourts maison ultra simple), le beurre, les galettes, le fromage, des fruits et légumes, mais aussi la viande (poulet, saucisses, hachis, boudins, ...), du jus de fruits, des plantes séchées pour faire mes tisanes, des amandes, du sucre roux, du chocolat, des cotons, des mouchoirs, ..et parfois aussi des vêtements Idéo ou des objets pour des cadeaux.

Vous connaissez le magasin ? Faites partager vos impressions ...

Lire d'autres articles sur Abonéobio.com, sur le magasin Terre et Terroirs, la question des marges qui s'envolent dans la grande distribution et le peu qui reste pour les producteurs, les coulisses de la grande distribution, les actions de l'ONG Echoppe qui agit par le Micro crédit en Afrique et sur un programme alimentaire au sud , sur la sensibilisation à consommer autrement, la consommation responsable et solidaire, le commerce équitable et l'enjeu du partage de la valeur ajoutée, ...

++ Aboneobio.com, le site qui réconcilie consommation et raison, présenté par Fémininbio
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++ ECHOPPE du microcrédit au programme alimentaire
++ Vous mangez local et de saison ? Vous êtes un locavore !
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