Abonéobio : Le blog du bio

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Vendredi 29 août 2014

Mot-clé - produits bio

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L’association Cosmébio change de visage.

Cosmébio, le logo bien connu de nos produits préférés est avant tout une association qui garantit l’engagement des marques et le contenu des produits que nous achetons. Comme toutes associations, le directoire est soumis à un vote, et en juin dernier, Samuel Gabory, président de Nature & Stratégie a passé le relais à Romain Ruth, président de Florame. Pour abonéobio, c’est l’occasion de faire une petite interview croisée de ces deux personnalités du monde du bio, de constater leur engagement et leur passion pour le bio et le savoir faire français.

SamuelGabory_cosmebio.JPG

Bonjour Messieurs, avant toute chose pouvez-vous nous rappeler vos parcours ?

Samuel Gabory (président de Nature et Stratégie) Je dirige depuis une vingtaine d’année les laboratoires Alvend du groupe Nature & Stratégie, qui participe dès 2001 au cahier des charges de la cosmétique bio, c’est à dire dès l’origine du label.

RomainRuth_President_COSMEBIO.jpg Romain Ruth (président de Florame) J’ai un parcours étonnant, car j’ai été avocat pénaliste pendant 7 ans au barreau de Paris. Cela faisait longtemps que donner un autre sens à ma carrière me démangeait et j’ai rejoint Florame, pour arriver à la présidence. Je connaissais bien la Provence où ma famille avait développé de longue date une activité de savonnerie naturelle. C’est d’abord par ce biais que j’ai été témoin de l’évolution de la cosmétique : du savon sans graisse animale à la cosmétique naturelle pour aller vers les exigences de la cosmétique  biologique. "

'' Qu’est-ce qui vous a poussé à créer ou intégrer l’association Cosmébio ?''

samuel-gabory2_1.jpg Samuel Gabory Avant les années 2000, on pouvait parler de cosmétique naturelle, végétale et respectueuse de l’environnement, sur un plan marketing, sans pour autant avoir de bonnes pratiques environnementales. Il n’y avait aucun « cadre ». Avec 10 autres sociétés pionnières nous avons décidé d’y remédier, de créer un cadre règlementaire avant que l’administration ne le fasse. Or c’est actuellement en cours, 12 ans après, les premières « normes » vont arriver. Les objectifs premiers étaient à la fois le souhait d’imposer une équité sur le marché de la cosmétique bio, afin que les professionnels engagés se « battent » avec les mêmes règles, mais également de favoriser les rencontres afin d’échanger régulièrement entre professionnels ayant les mêmes motivations.

Romain Ruth L’adhésion à l’association Cosmébio était pour moi logique. Florame est l’un des fondateurs de la charte Cosmébio, en 2002. Le directeur scientifique de Florame – sans vouloir mélanger les genres – Laurent Lefaucheur a notamment été rédacteur du référentiel cosmétique naturel dont Cosmébio assure aujourd’hui le respect. J’ai découvert une association qui est riche de ses adhérents, aux profils et horizons très différents. Je pense notamment à Claudie Ravel qui s’occupait précédemment de Daniel Hechter ou Laurent Berli qui vient de l’industrie pharmaceutique lourde.

Depuis 4 ans en tant que Président de l’association Cosmébio, ou que vous êtes membres de l’association Cosmébio, quelles sont les actions dont vous pouvez targué d’avoir menée à bien ?

Samuel Gabory Pour moi l’action la plus forte est la mise en place de travaux par commission. Jusqu’à un certain point le Conseil d’Administration, de 15 personnes, décidait de tout, mais Cosmébio compte actuelle près de 400 adhérents. Il était donc nécessaire de revoir notre façon de faire et de permettre à chacun de s’impliquer avec sa sensibilité et ses compétences. Les commissions étudient et travaillent sur différents thèmes, ce qui permet de mieux structurer l’association, en lui donnant plus d’expertise et de la légitimité. Actuellement, il y a 4 grandes pôles de travail que sont : - la commission technique - la commission éthique et juridique, et je souhaite souligner l’importance du volet juridique qui n’est que le prolongement logique d’une éthique à respecter, mais aussi qu’il faut contrôler. -la commission communication, interne et externe, qui agit pour promouvoir le label et la reconnaissance du logo Cosmébio -la commission internationale, pour développement de l’association et du label à l’étranger.

Romain Ruth Personnellement, je n’ai rien fait tout seul, c’est la chance de Cosmébio de fonctionner avec plusieurs commissions. De part mon parcours professionnel, comme indiqué précédemment, je me suis naturellement impliqué dans la commission éthique et juridique. Cosmébio avait besoin d’un « œil professionnel » ce que j’ai été, car passionné de droit ! J’ai trouvé particulièrement intéressant que Cosmébio s’ouvre à toutes les dimensions du Développement Durable – ce terme étant de plus en plus galvaudé – pour y intégrer en plus du commerce équitable et de la biodiversité, qui en sont les premières composantes, le social mais aussi le respect du patrimoine. La diversité des profils au sein de l’association Cosmébio permet véritablement de bénéficier des expertises de chacun. Il ne faut pas oublier que Cosmébio est une association fondée pour la mise en œuvre d’un référentiel pour plus de clarté. Il y a encore 10 ans, certaines cosmétiques se revendiquaient bio alors que cela n’était pas du tout le cas, ce qui posait une problématique juridique vis à vis de la répression des fraudes car il y avait là, tromperie du consommateur.

Est-ce qu’il y a une volonté de démocratiser le label Cosmébio en approchant d’autres professionnels ou attendez-vous de vos confrères de la pro-activité pour rejoindre l’association et ses engagements ?

Samuel Gabory Je dirais qu’il y a un peu des deux, car l’association souhaite fédérer un maximum de professionnels qui s’engagent. Ainsi l’association Cosmébio est présente et participe aux Salons professionnels, avec des stands et nous nous rendons toujours disponibles, mais nous n’irons pas faire de mailing pour « recruter ».

Romain Ruth L’association Cosmébio a suscité pour les acteurs de la cosmétique une vraie adhésion pour arriver à 400 adhérents à ce jour, ouvrir plus encore n’est peut-être pas le plus pertinent. Même si nous devons rester ouverts, dès lors qu’il y a une volonté engagement, l’association n’a pas vocation à faire des publicités pour se démocratiser puisqu’elle l’est déjà.

Pensez-vous que le label Cosmébio est bien identifié auprès des consommateurs, notamment comme un gage de qualité écologique ou de responsabilité dans son ensemble ?

Samuel Gabory Je sais que le logo est globalement bien connu des consommateurs. Mais il reste encore à faire. Selon une étude que nous avons commandée à l’institut IPSOS et menée en septembre 2011 sur un panel de 600 femmes, 93% des consommatrices bio (échantillon 100) reconnaissaient le label BIO. A contrario, la proportion tombe à seulement 57% pour les consommatrices de cosmétiques conventionnels (échantillon : 500).

Romain Ruth Pour les consommateurs comme les professionnels, il y a des pionniers qui ont permis très vite d’identifier le label Cosmébio. Popularisé par des marques « bionatives » comme Melvita, Coslys, Sanoflore, Florame et bien d’autres, même sensibilisées plus tard. Mais le grand public reste à conquérir, et pour cela il y a beaucoup de pédagogie à faire.

A vos avis, quels sont les champs d’action où Cosmébio peut agir et faire changer les choses ?

Samuel Gabory Je pense qu’il faut continuer sur la reconnaissance du label comme une alternative sérieuse et crédible face aux cosmétiques conventionnelles. Le label Cosmébio n’est pas seulement une certification d’un produit, mais un engagement total de l’entreprise qui reconnaît sa responsabilité envers les hommes et leur environnement.

Romain Ruth Les champs d’action de Cosmébio sont multiples mais, pour moi, le plus important c’est de continuer à populariser l’action de l’association : communiquer et agir pour que les consommateurs comprennent la différence entre la cosmétique bio et la cosmétique conventionnelle. La différence concrète, s’entend. Le bio change le paysage à plus d’un titre : faire pousser des fleurs, les récolter pour les intégrer dans une formule respectueuse du corps humain est très différent de la synthétisation d’une matière parfumante, saturée de pétrochimie. De la même manière, l’émotion suscitée par un champ de lys cultivé de manière biologique n’est pas la même face à des serres où peinent 3 malheureux papillons et les fleurs sont aspergées des pesticides ! C’est une vision qui n’est pas encore assez partagée. Et la communication est une forme de combat. A titre personnel, j’y crois beaucoup !

Impression

Cosmébio est une association française de marques françaises, pour le moment, mais sa renommée dépasse nos frontières, quelle est la part de marques étrangères?

Samuel Gabory Sur environ 400 adhérents, 10% seulement des entreprises ont des sièges sociaux à l’étranger. Mais sur ces 10%, 98% sont considérées comme des cosmétiques françaises car approvisionnées ou fabriquées en France. Concernant l’international, les avis sont partagés chez Cosmébio, qui propose une cosmétique bio et naturelle à la française. Mon avis personnel est que Cosmébio n’a pas vocation à devenir une norme mondiale ou « mondialisée », surtout. Par contre, le label doit être reconnu comme un véritablement engagement de la cosmétique française, car les ingrédients sont soigneusement contrôlés, et le savoir faire y est très précieux. Si le label Cosmébio était utilisé partout dans le monde, nous ne pourrions maintenir le niveau de traçabilité et de qualité que nous avons atteint, et donc la qualité finale des produits pourrait baisser. Or le niveau d’exigence que nous avons défini et affiné depuis la création de l’association ne doit pas être galvaudé.

Romain Ruth Je crois qu’il y a 2 points de vue  concernant l’international. L’association Cosmébio est donc à majorité française, et promeut une excellence de la cosmétique française. Cette coloration majoritaire française n’a pas d’incidence positive ou négative pour l’exportation, mais il faut avouer que le made in France est perçu comme un gage de qualité. La commission internationale a notamment pour travail celui de sensibiliser et d’éduquer les consommateurs et les professionnels étrangers. Ce sont eux qui vont « porter la bonne parole » du label BIO à l’étranger. On sait que chaque pays fait du bio tel qu’il l’entend, et le terme anglo-saxon « organic » n’est pas égal au bio tel que nous le connaissons en France. C’est une vocation forte, et un service que rendent les adhérents, pour promouvoir une cosmétique biologique française à l’international.

Samuel Gabory : En tout cas, je suis persuadé et heureux qu’un nouveau président avec une telle ouverture d’esprit ait été élu pour continuer le travail entrepris.

Abonéobio livre ses produits bio à l'Amap de Treillières

Adhérer à une AMAP c'est soutenir le fait de consommer autrement, de donner du sens à ses achats, c'est accorder une part de son revenu pour acheter des produits sains auprès de producteurs locaux. Au delà du panier bio classique de fruits et légumes, d'autres produits se sont ajoutés via des groupements d'achats : de la volaille, des fromages, du vin, des noix, des huitres, ..Les AMAP élargissent leur offre pour permettre aux consommateurs de s'approvisionner en circuits courts. Proposer d'autres produits ce n'est pas enlever de l'intérêt à l'AMAP originelle mais c'est renforcer son attractivité, lui donner plus de sens, défendre le local au delà de l'alimentaire et fidéliser aussi ses amapiens. C'est dans ce sens qu'Abonéobio livre ses produits bio à l'Amap de Treillières et peut être demain au sein de votre Amap aussi ?

aboneobio livre ses cosmetiques bio aux amap

Depuis juin 2012, nous avons mis en place un groupement d'achats de produits bio pour le corps et la maison : les amapiens de Treillières (près de Nantes) passent commande soit sur le site, soit via un formulaire. Un code promotion propre à l'Amap permet de profiter d'une réduction. Les commandes sont passées avant une date butoire et je me déplace pendant l'une des permanences du jeudi soir pour livrer les cosmétiques bio et produits d'entretien écologiques, et ce quatre fois dans l'année. L'intérêt étant de profiter, en circuits courts, de produits bio certifiés, non testés sur les animaux, fabriqués en Anjou et donc à proximité immédiate, en regroupant les commandes (plus économique) et avec une livraison unique (plus écologique). Le contact direct permet aussi d'offrir un service personnalisé dans un contexte de confiance et de transparence. Si vous êtes au sein d'une Amap bio, en région Pays de la Loire ou ailleurs et si cette idée vous séduit, contactez Hervé de l'Amap de Treillières ou Laurence d'Abonéobio pour plus d'informations.

livraison de paniers bio amap Treillières

Pour développer ce projet, j'ai contacté par mail plusieurs AMAP (Association pour le Maintien de l'Agriculture Paysane). Certaines ont répondu mais la plupart se sentent débordées dès qu'il s'agit d'ouvrir la démarche et pourtant c'est très simple, fonctionnel, et tout le monde est gagnant dans l'aventure. L'Amap est un noyau de consommateurs qui permet de créer une dynamique de consommation collaborative. Pendant ces échanges réguliers chaque semaine, chacun apprend à consommer différent, et pas à pas, on change ses pratiques. L'ajout de produits dans le cadre de groupements d'achats devient naturel, et s'impose : pourquoi fréquenter une grande surface pour compléter ses achats si je peux soutenir en direct une entreprise locale, et si par mes achats réguliers je peux lui permettre de dégager une marge qui assurera sa pérennité ? Donc oui l'amap met en relation des producteurs et des consommateurs et par l'engagement contractuel, l'association les lie pour une période donnée, avec comme base l'alimentation issue d'une production agricole, familiale. Ceci dit, ces familles prennent l'habitude de la notion d'abonnement et comprennent les avantages à sortir d'une culture de zapping pour construire une consommation durable. Les producteurs avec lesquels je travaille valorisent les agro-ressources (les déchets de l'agriculture) et mettent en place des partenariats avec des agriculteurs locaux. Coté consommateurs, la logique est la même et coté matières premières il s'agit aussi de la valorisation d'un terroir, d'un savoir faire. Notre objectif à tous n'est pas du profit à court terme mais bien le développement d'une consommation durable, plus responsable, avec une approche locavore. Le dynamisme partagé permet de faire avancer la consommation durable.

amap treillières ambiance noel 2012

A Treillières, l'Amap bio a un principe fondamental : "penser globalement, agir localement". Avec 160 familles adhérentes et 5 ans d'existence, cette Amap est un très bel exemple d'une "entreprise" citoyenne engagée qui participe dans la bonne humeur à faire émerger des solutions locales : pour elle, "le lien qui relie le consommateur en AMAP et un producteur se concrétise, dans la confiance, la solidarité et la transparence, par le contrat. Et il y a autant de contrats que de produits. L'AMAP de Treillière propose ainsi, c'est sa spécificité, un très large éventail de produits savoureux, sains, au meilleur rapport qualité/prix. Il y en a pour tous les goûts, tous les appétits" : miel, champignons de Paris, pain, légumes, fruits de saison, vins, cidre, bière et jus, volaille, sel, sorbets et crèmes glacées, lait et fromages de vache, noix et huile de noix, oeufs, fromages de brebis, fromages de chèvre, viande de boeuf et de veau, huiles de colza/tournesol, viande de porc et charcuterie, pruneaux, confitures, herbes aromatiques et médicinales...et les cosmétiques bio et produits entretien bio d'Abonéobio !

Parlez en autour de vous, au sein de vos Amap, faites des émules et ainsi vous aiderez aussi Abonéobio à grandir !

Une marque distributeur bio Casino au rayon frais

Les grandes surfaces veulent s'imposer sur le marché du bio. Après le rayon épicerie, hygiène et beauté, droguerie, voilà les produits distributeurs au rayon fruits et légumes. Chez Casino, la gamme bio MDD se veut d'origine France : des tomates grappes et des courgettes produites en France ( mille tonnes en rayons), des aubergines (30 tonnes) et des poivrons (15 tonnes). L'approvisionnement se veut en circuits courts, et pour l'instant en provenance de producteurs du Sud Ouest et Sud Est. Dans le courant de l'été, s'ajouteront des pommes, kiwi, carottes. Quelques références (34 ), 100 % origine France, labellisés AB, qui seront bien mises en évidence dans les hypermarchés ou magasins de proximité, pour afficher la démarche du groupe dans le bio. L'objectif étant de remplacer les 300 références de produits d'importation Casino bio par des produits Made In France. Une manière de surfer sur une tendance lourde de l'alimentation, vers des produits sains, locaux. Et peut être aussi l'envie de prendre des parts de marché sur les ventes via les AMAP (abonnement bio aux paniers de fruits et légumes). Après Carrefour et Auchan, Casino veut aussi sa part du gâteau bio !

alimentation bio chez casino

fruits et légumes bio chez casino France

Source : lafranceagricole.fr

Voir la gamme de produits bio d'Aboneobio (hors alimentaire) en produits de cosmétique bio et en produits entretien bio pour la maison

Consommons mieux et simplifiez moi la vie

Les français découvrent le plaisir de la simplicité. Le baromètre de la consommation responsable d'Ethicity 2012 confirme la tendance de fond. La crise consolide la quête de sens des français dans l'acte de consommer. Elle oblige à revoir ses pratiques. Préserver le bonheur de sa famille et donner corps à ses projets, voilà le moteur 2012 des français. Le plaisir est dans la simplicité et n'est plus dans la consommation à tout va. Le français s'abonne au pragmatisme et adopte le local. Agir au quotidien, avec du concret ! Le consommateur adhère aux discours des marques qui s'engagent. Il a pleinement conscience que son acte d'achat pèse sur l'environnement, il se sent connecté au monde et continue de placer son bien être au coeur des décisions. Bref, le français est prêt à adopter une solution nouvelle, si elle est sincère, et si elle va dans le sens d'une société en transition. Et l'offre existe ! J'ai envie de dire : achetez moins, mieux, avec un abonnement qui a du sens ! Se faciliter les courses avec un panier organisé pour l'année, comprenant des produits bio pour le quotidien, produits écologiques pour le corps et pour la maison. Une manière de raisonner sa consommation globale, à l'échelle de sa famille, d'encourager à acheter des grands conditionnements (gel douche 5 litres pour toute la famille), de réduire les transports et la pollution (et oui on envoie un carton chaque trimestre), d'ajuster sa consommation, de régler sereinement en 4 ou 12 fois sans frais (le bio doit être accessible à tous !) et de partager en famille des produits sains.

ethicity-consommer-responsable-2012-etude

Quelques chiffres au passage sur la consommation durable en 2012 :

  • 54% des français s'inquiètent pour l'avenir de leurs enfants
  • 88% des français déclarent que la crise économique devrait être une occasion de revoir nos modes de vie et de consommation (40% sont tout à fait d’accord)
  • Après l'alimentaire, 51 % des français souhaiteraient disposer d'une information environnementale en priorité sur les produits d’entretien, 35 % sur les produits d’hygiène et de beauté
  • Le Made In France séduit : 85% des français déclarent privilégier les entreprises qui ont préservé une implantation locale


étude ethicity 2012 consommateurs

Sources : résumé de l'étude Ethicity 2012 et l'étude complète de la consommation responsable 2012 publiée par le site Mescoursespourlaplanète

En 10 ans de bio

Le marché des produits Bio a quadruplé en 10 ans pour approcher les 4 milliards d’euros en 2012 pour la partie alimentaire : 2 fois plus d'exploitations biologiques (23100 contre 10364 en 2001), pour couvrir 950 000 ha (contre 419 750 ha en 2001), avec une part qui reste faible (3.09 % en 2010) loin des promesses du Grenelle (6 % souhaitée en 2012). L'ensemble de la filière a profité de cet essor. Les entreprises de transformation et de distribution bio sont désormais 12 000 (contre 5390 en 2001). Les français sont de plus en plus nombreux à consommer des produits bio et à diversifier leur panier : 40 % consomment au moins 1 produits bio une fois par mois, 6 % tous les jours et 20 % une fois par semaine au minimum. Au cours de l'année 2011 ils auront été 60 % à consommer des produits bio (contre seulement 47 % en 2001). Et la tendance va s'accentuer puisque 96 % de ces consommateurs envisagent de maintenir cette pratique voire même d'augmenter leurs achats en bio (18 %). Le panier aussi a évolué, désormais on y retrouve des produits bio issus de 9 familles différentes. 44 % des français ont acheté des produits bio qui ne sont pas alimentaires : produits d'entretien ménagers (35 %), produits de cosmétique bio, (27 %), produits de jardinage (17 %), et textile (9 %). Si on regarde cette fois uniquement les acheteurs de bio, 63 % d'entre eux achètent des produits ménagers bio et 51 % des cosmétiques bio.

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La vente directe séduit de plus en plus les français : elle pèse 392 M€ soit 11% de la valeur du marché bio en 2010, et concerne désormais 1 exploitation sur 2, en prioritairement celles qui proposent des fruits et légumes, des produits d'élevage ou issus de la viticulture. La crise a permis aussi de supprimer certains intermédiaires.

En 2011 le bio, pour les consommateurs français, c'est :

  • une solution pour contribuer à préserver l'environnement (82 %)
  • une offre de produits plus naturels car issus d'une culture sans intrants chimiques (82 %)
  • une qualité nutritionnelle préservée (71 %) et plus de saveurs (61 %)
  • la nécessité d'une main d'oeuvre plus important pour la production (68%)

Et pour ceux qui en achètent déjà, le bio c'est :

  • une solution pour préserver sa santé (93 %)
  • la sécurité d'avoir des produits sains (90 %)
  • la garantie d'un bien être animal (77 % contre 66 % en 2006)
  • une réponse à un souci d'éthique (70 % contre 50 % en 2006)
  • un bon rapport qualité prix ( 69%)

Ils achètent où du bio ?
Les achats en grandes surfaces perdent du terrain avec 65 % des acheteurs ( contre 70 % l'année passée). Les marchés restent ancrés dans la tradition (43 % des consommateurs y achètent leurs produits bio). Viennent ensuite les magasins spécialisés (31% ), les fermes (26 %) ...

logo produits bio marque AB et logo européen

A quel logo bio se fier ?

Les logos apposés sur les produits bio ne sont pas les mêmes selon les typologies de produits. Pour l'alimentation, actuellement 2 logos sont reconnus par le public majoritairement : La marque AB (89% des Français le reconnaissent, contre seulement 10 % en 1998 et 41 % en 2001). Et 39 % reconnaissent également le logo européen.

Du bio dans ma cantine ?

Les usagers des cantines d' entreprises, des écoles, des hôpitaux, ...verraient bien plus de bio dans leur assiette. Plus de la moitié des actifs français apprécieraient de pouvoir y gouter. Et pourquoi pas aussi dans les distributeurs automatiques (41%)

Source : http://www.agencebio.org/upload/actu/fichier/DPconf_14022012val.pdf

Green Nursery protèger l'environnement et la santé des enfants

Le bisphénol A dans les biberons a alerté les parents, comprenant qu'il pouvait impacter gravement la santé de leur bébé. Pourtant attentifs à leur bien être, les parents, grands parents, mais aussi les professionnels de la petite enfance, ne se doutent pas forcément des enjeux d'une exposition quotidienne des enfants à de nombreuses substances chimiques présentes dans leur environnement. Pourtant les maladies infantiles en lien avec la dégradation de l'environnement ne cessent de croitre : les cas d'allergies, asthmes, mais aussi pubertés précoces ou cancers touchent les enfants plus vulnérables aux effets toxiques, avec un système immunitaire immature. Phtalates, perturbateurs endocriniens, aspartame (entrainant un risque majeur d'accouchement prématuré), formaldéhyde,... la liste est longue. Pour mieux guider les adultes, Green Nursery offre aux jeunes parents un accompagnement personnalisé, non culpabilisant, sur la base d'outils, de conseils et de formations en santé environnementale pour préserver le cadre de vie des tous petits.

green nursery formation conseil environnement enfant

  • Vous allez devenir parents dans quelques semaines ? Vous voulez préparer une chambre de bébé saine et écolo mais vous ne savez pas quels produits éviter ? En tant que future maman vous voulez changer vos pratiques d'achats et passer aux produits bio pour la maison, mais vous hésitez sur les cosmétiques bio bébé ? Vous allez faire une liste de cadeaux à offrir pour la naissance mais vous ne voulez que des articles de puériculture et des jouets durables ? Les Ateliers de Green Nursery sont pour vous ! En petits groupes, un créneau de 2 heures pour vous donner les bons réflexes suivant une thématique définie préalablement. A moins que vous préfériez une consultation personnalisée individuelle.
  • Vous êtes un professionnel de la petite enfance (puéricultrices, sages femmes, infirmiers, directrices de crèches...) et vous souhaitez en savoir plus sur l'impact de la pollution environnementale sur la santé des jeunes enfants ? Green Nursery vous propose des modules de formation : sensibilisation et recommandation pour une auto-évaluation de la pollution intérieure par exemple.


green nursery environnement sain pour enfant

Mise à jour 22 mars 2012 :à la demande de la fondatrice de Green Nursery, j'ai supprimé la suite de l'intervention. Celle ci ayant changé de projets depuis la rédaction de cet article.



Abonéobio recommande aussi aux futurs parents de choisir des cosmétiques bio adaptés aux bébés et d'utiliser des produits d'entretien bio pour le ménage à la maison, de la lessive bio pour bébé... N'oublions pas que la pollution intérieure est importante pour notre santé à tous !.

Guayapi Tropical reçoit le prix Innovation Awards Biodiversité

Pour Guayapi Tropical le développement durable n'est pas une mode mais bien un principe fondamental !. L'entreprise fondée par Claudie Ravel en 1990 a pu le démontrer lors de la cérémonie des Awards organisée le 29 novembre 2011 par l'UEBT (Union for Ethical Biotrade) en recevant le prix de l'Innovation. Cette récompense valorise la démarche de biocommerce éthique exemplaire de Guayapi Tropical. En effet depuis plus de 20 ans, la société développe un partenariat durable avec les tribus d'Indiens Sateré Mawé, dont l'objectif est de sauvegarder leur patrimoine écologique et culturel exceptionnel. Le projet Warana (nom d’origine du Guarana) permet la reconnaissance et la valorisation des plantes issues de leur terre d'origine. Guayapi Tropical travaille selon les critères rigoureux du système Analog Forestry, (Sylviculture analogue en français), garanti par la certification Forest Garden Products (FGP) et appliqué par l’ensemble du Réseau International des Forêts Analogues (RIFA). Né au Sri Lanka, et avec l'implantation de son siège au Costa Rica, il ouvre la voie à de nouvelles pratiques, malheureusement peu connues en Occident.

GUAYAPI TROPICAL COMMERCE EQUITABLE COSMETIQUE BIO

Ce prix Innovation Awards Biodiversité a été remis à Guayapi Tropical, par un jury international représenté en autres par Organic Monitor, WWF Brésil, Forum for the Future, et parmi une vingtaine de candidatures dont celles de Nespresso et Kraft Foods/Cadbury.



Abonéobio a sélectionné Guayapi Tropical pour la qualité de ses produits cosmétique bio et sa démarche engagée. Voir tous les produits Guayapi Tropical chez Abonéobio :

  • dont le jojoba, une cire sèche remarquable qui régule le sébum de la peau, idéale le matin pour hydrater ;
  • le copaïba, le baume permet de soulager toutes les "petites blessures" de la peau telles que les coupures, les brûlures légères, les égratignures, les coups de soleil, les ampoules, ...

Les cosmétiques Les Douces Angevines dans Ouest France

A Angers Les Douces Angevines concoctent des cosmétiques bio haut de gamme. Des concentrés de principes actifs qui font à la Une de Ouest France. Le journaliste cite la comparaison avec la marque Yves Rocher (sauf que pour cette dernière il ne s'agit pas de produits bio à l'exception d'une petite gamme récente). Cette petite entreprise lancée par Michelle Cros, près d'Angers, reste fidèle à ses valeurs : des cosmétiques naturels, à base de plantes, d'huiles végétales et d'huiles essentielles bio. Des macérations patientent dans de jolies bonbonnes, le temps que les synergies s'installent. Au jardin près du loir, les essences médicinales s'enracinent et réservent leurs atouts pour le plaisir des consommatrices averties (dont quelques stars ). Une herboriste précieuse qui nous propose des produits de cosmétique bio au nom évocateur : le démaquillant Fantomette, la lotion tonique virginale, le soin bonne mine aube été, le soin peau sensible Flamenca, le baume à bobos, ...

les-douces-angevines-cosmetiques-bio

Crédit photo Ouest France

Lire l'article dans Ouest France

Un distributeur de Yaourt bio frais

Les produits en vrac s'imposent, à la fois pour leur impact écologique (moins d'emballages) mais aussi pour des raisons économiques. Jusqu'à présent, les produits d'épicerie étaient l'essentiel des distributeurs : riz, amandes, céréales, ...Désormais les produits bio frais se développent aussi en libre service : on connaissait le distributeur de lait cru, le distributeur de paniers bio, le distributeur de fruits frais au bureau, voilà maintenant le distributeur automatique de Yaourts bio. Lancé par Triballat Noyal, ce distributeur automatique de yaourts bio et desserts lactés (au lait ou au à base de soja, marque Sojasun) a été développé par BTCI, avec un soutien OSEO, et un financement de la Région Bretagne. La Yaourterie fournit 1 kg de yaourt en vrac, il suffit d'apporter son récipient. A déguster en famille, du yogourt brassé nature Tante Hélène ou un dessert au soja, sojade. Ce bon plan bio est en phase test dans les supermarchés bio Biocoop de l'Ouest (notamment à Rennes).

yaourterie - yaourt en vrac-yaourt en libre service

Un effort important a aussi été consenti sur l'aspect écologique de la production de froid de ce distributeur. L'innovation apportée permet de réduire la consommation d'électricité et le rejet de CO2 (- 451 kg de Co2 par an) par rapport à un autre système de réfrigération plus classique.

Une belle initiative du collectif Bienvenue en Bretagne. Une bonne pratique écologique à encourager qui évitera que les pots de yaourts non consommés finissent à la poubelle (1 300 000 pots de yaourt partent chaque jour à la poubelle en Grande Bretagne, sans avoir été ouverts, cf mon article : ne jetez plus votre yaourt). Consommons moins mais mieux

Les cosmétiques naturels un marché non réglementé en Asie

Les cosmétiques bio et naturels séduisent de plus en plus d'adeptes dans le Monde. En Asie, le marché se développe dans une certaine confusion. La demande des consommateurs pour des produits bio est croissante et certains fabricants n'hésitent pas à indiquer des allégations fausses : "100 % naturel", "sans produits chimiques de synthèse", "contient des ingrédients biologiques" ...ou à laisser entendre que le produit est certifié bio alors que seul ou ou plusieurs ingrédients le sont, mais en aucun cas le produit fini. Face à un marché dont la production s'accroit, et face à une mondialisation des échanges, on peut s'inquiéter de l'absence d'organismes certificateurs propres et d'organismes de contrôles pour assainir ces pratiques. Pour le consommateur final, en quête de cosmétiques sans paraben, sans phtalate, sans autre substances chimiques nocives, faire le tri entre le vrai et le faux n'est pas simple. Sauf à faire confiance à son distributeur, qui en référençant uniquement de vrais produits certifiés, propose une offre de cosmétiques bio sérieuse. Ainsi les enseignes Justlife spécialisés sur le bio en Malaisie ne référencent que les cosmétiques certifiés. Il va falloir éduquer le consommateur asiatique pour lui apprendre à bien lire les étiquettes et faire la différence. Finalement on a un temps d'avance en Europe !

justlife

Si votre entreprise s'intéresse à ce marché asiatique, à ne pas manquer le salon "Sustainable Cosmetics Summit: Asia-Pacific edition"

cosmétiques bio et naturels en Asie

Source : Etude d'Organic Monitor

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