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Samedi 23 août 2014

Mot-clé - recyclage

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Quoi faire d'un appareil usagé ?

A Noël la hotte se remplit aussi de tablettes, ordinateurs, grilles pain, robots ménagers, téléphones, aspirateurs...et se pose alors la question fatidique : quoi faire d'un ancien appareil électrique usagé ? La filière du recyclage des appareils électroniques a lancé un site web pour guider le consommateur sur les différentes solutions : réparer, recycler, donner. Il suffit d'indiquer de quel produit il s'agit (exemple une bouilloire), de préciser si il fonctionne encore et d'indiquer le code postal de son domicile. Le site eco-systemes.fr propose de le faire réparer en affichant une liste de réparateurs. (La réparation est surtout possible pour le gros électroménager, car il faut savoir que le réparateur demande souvent un cout rédhibitoire pour un petit appareil ). Autre choix : donner son appareil auprès du centre Emmaus le plus proche (dont les coordonnées s'affichent) ou l'échanger contre un autre appareil (bouilloire contre grille pain) et la mise en relation est facilitée (l'offreur se connecte à son compte et un partage de son annonce se fait automatiquement sur son profil facebook) . Si l'appareil est cassé, dans ce cas, il suffira de le déposer dans l'un des points collectes le plus proche.

eco-systemes-que-faire-de-son-appareil-menager

Le site en profite pour rappeler quelques données sur le recyclage made in Eco-systemes : 32,5 millions d’appareils usagés récupérés l'année dernière via 11 500 points de collectes et 102 centres de traitement de ce type de déchets. Les réseaux solidaires ont permis de remettre en circulation 450000 appareils d'occasions.

Le site propose aussi des fiches intéressantes, notamment l' atelier effet boomerang qui pourra être le support d'une animation de sensibilisation au recyclage auprès d'un groupe d'enfants de 9 à 12 ans pendant une demi heure : 1) comprendre les compositions des appareils électriques et la toxicité lors de l'abandon dans la nature de ces articles. 2) aborder les conséquences sur la chaine alimentaire et proposer des solutions pour éviter de mettre notre environnement et notre santé en danger. A consulter 7 fiches « Ateliers des Branchés » préparés par des éducateurs du Réseau Ecole et Nature (REN ) et des enseignants volontaires, testés pendant un an en milieu scolaire.

Un jean écolo à partir de bouteilles recyclées et teinté au vin

Avec les bouteilles recyclées on ne fait pas seulement des polaires mais aussi des Jeans ! Chez Cone Denim, le tissu utilisé provient à 75 % de bouteilles recyclées. Le reste étant du coton. Il faut 7 à 8 bouteilles recyclées pour un Jean. Une bonne nouvelle quand on sait que le coton nécessite énormément d'eau (et de pesticides) pour sa culture, dans des pays déjà en pénurie. Innovant aussi le colorant naturel à base de vin ! Avec le fer qu'il contient (et le savoir faire du fabricant) il est possible de restituer une palette élargie de bleus dont le bleu de Prusse, typique du Jean. La variété des intensités de bleus se travaillent ensuite en modifiant le PH de l'eau de rinçage. Chez Tavex, on mixe aussi sur l'économie de l'eau avec un procédé qui permet de fixer la couleur dès la 1ère teinture. Ainsi l'eau ressortant propre, peut être réutilisée pour un prochain cycle, permettant une économie à la clé de 12 litres par jean.

jean écolo cone denim avec des bouteilles recyclées

Ces innovations techniques, permettant des avancées pour promouvoir une filière textile écologique, ont été présentées fin nov 2012 au salon Denim By Premiere Vision

Recycler les instruments de Musique

Les musiciens sont aussi sensibles au recyclage de leurs instruments. Les cordes de guitares par exemple doivent être changées après un concert, leur durée de vie n'excède pas trois heures chez les pros. Autant dire que cela fait de la corde de nylon ! Partout en France, chez la quarantaine de fabricants partenaires (magasins et luthiers), une caisse permet de récupérer les matières premières réutilisables pour leur donner une seconde vie (cordes des guitares, cuivre des cymbales, ...). A partir de ces points de récolte, l'association Music Solidarity stocke, revend auprès de ferrailleurs ou replace dans les circuits de fabrication ses métaux. Les anciennes cordes redeviendront peut être bientôt de nouvelles cordes, si la collaboration en cours de négociation avec un fabricant français aboutie. L'argent récolté permettant de financer des action de solidarités (liées à la musique mais aussi à la santé, ou au développement durable, ...). Quand c'est possible, les instruments remis en état sont adressés aux musiciens de la planète (Haïti, Mali, Cameroun, Madagascar, ...). Fondée par Cédric Breuze, guitariste de 34 ans, associé à deux amis de Grenoble, Music Solidarity tisse sa toile depuis la fin de l'année 201. Elle fait de la pédagogie auprès des artistes pour leur expliquer la démarche innovante.

MUSIC SOLIDARITY recycler instruments musique

Recycler permet de réduire en amont la consommation de matières premières (souvent en provenance du bout du monde) et de réduire l'impact carbone de ces instruments de musique (cf le concept évoqué sur aboneobio : Cradle to cradle). Belle initiative présentée le 08 juin à l'Alter Eco Festival (Cabaret Sauvage, Paris) et soutenue par sa marraine Irma (album Letter to the Lord)

reyclage cordes de guitare music solidarity

Où déposer vos instruments de musique, vos cordes... ? Liste des relais dépots collecte Music Solidarity

Puma recycle les vêtements et chaussures

Les vêtements de sports de marque Puma peuvent être rapportés dans les magasins. Ce programme Bring Me Back démarre d'abord en Allemagne et dès janvier 2013 l'ensemble du réseau sera concerné. Puma fournit des bornes spécifiques pour que les consommateurs puissent déposer leurs chaussures, vêtements et autres accessoires usagés. A priori la marque ne propose pas de compensation, elle organise juste la collecte. Les textiles seront soit réutilisés (si l'état le permet) soit recyclés en nouvelles matières premières par I:CO de Los Angeles (cycle de vie - cradle to cradle). Puma est au coeur de pôle Lifestyle du groupe français de luxe PPR. Espérons que les autres marques suivront cet exemple.

bring me back puma recyclage

Source : Puma

Depuis 2010, l'innovation dans son système d'emballage Sac Clever Little (alternative à la boite de chaussures) à permet de réduire de 60% la consommation de papier et d'eau. La prochaine étape de la marque PUMA d'ici 2015, la réduction de ses émissions de carbone (25 %), de sa consommation d'énergie et d'eau, et de ses déchets, à la fois au siège et dans les magasins mais aussi dans les entrepôts et usines de ses fournisseurs.

Il faut dire que la marque PUMA comme d'autres marques, avait été attaquées par Greenpeace dans le cadre de l'opération Detox : elles fabriquent en Chine et ne ce soucient guère des pratiques de leurs fournisseurs qui rejettent dans les rivières de substances chimiques, véritables poisons pour les riverains.

Des voiles de bateaux recyclés en sacs

Le recyclage de voiles de bateaux en sacs est tendance et c'est tant mieux. Offrir une seconde vie au voilage, trop souvent jeté, en recyclant 15 000 mètres carrés (sur les 400 000 qui finissent à la poubelle en France) c'est le défi de cette société Lorientaise GREEN SAILS marque commerciale 727 Sailbags qui a vendu 7000 sacs l'année dernière, et celle de Vent de voyage, à St Malo qui a proposé via sa boutique 2000 sacs originaux, créés dans l'atelier de Christine et Yann. Il existe aussi les toiles du large, ou encore Textiles en mer lancé par l'association Echo mer .... Au delà des sacs, c'est aussi des poufs, des lampes, des transats, des coussins, des parasols ...des produits tendances recyclés, esprit cradle to cradle, à base de ces voilages résistants. Quand la tradition de la marine rencontre celle du recyclage pour donner du sens à notre consommation.

SACS RECYCLES 727 sailbags

sacs recyclés voiles de bateaux

textile-en-mer.jpg

J'aime les fondateurs convaincus et passionnés : Jean-Baptiste fou de voile co fondateur de 727 sailbags a choisi de confectionner la robe de mariée en toile de spi pour son propre mariage !

La boutique éthique Marron Rouge accessoires déco et mode

Dans la mode éthique un créateur est en train de percer : Marron Rouge propose des accessoires de mode et des objets de déco éco, très tendance design, vraiment jolis et en plus, ils sont issus d'un commerce équitable ! Derrière chaque objet il y a un être humain ou un projet social. Le créateur s'engage réellement sur les conditions de travail et les méthodes des fabrication, en allant visiter chaque fournisseur. Marron Rouge réussit à allier la création, le design et le beau, à l'économie sociale et solidaire, tout en garantissant une faible empreinte environnementale, avec notamment la réutilisation des matières, récupérées ou détournées. Pour le transport des marchandises, l'entreprise a recours au bateau. Les clients adorent l'esprit décalé, avec une créativité débordante qui permet de valoriser des accessoires uniques à partir de matériaux recyclés, comme les sacs en chambre à air (et promis l'odeur de caoutchouc disparait rapidement, comme pour le cuir !). La presse s'intéresse à cette valeur montante, l'occasion de faire un focus sur la marque à quelques jours de Noël, pour y piocher des belles idées cadeaux éthiques.

marron rouge accessoires mode commerce équitable

Voici les objets coup de coeur du créateur de la boutique :

  • La série des 4 poufs car c’est vraiment un projet global : Matières recyclées (Pneu, Chambre à air, Ceintures de sécurité, Jean’s) mais aussi la collaboration avec Vertissimmo et Ronan Cassin des Matériaux Verts à Angers qui m’a permis de trouver le remplissage adéquat en billes de liège. Donc les 4 poufs écolos ont débarqué chez Marron Rouge



Jean Marc, tu as créé Marron Rouge, et tu nous parles d'engagement éthique, peux tu nous expliquer les valeurs humaines derrières ces objets en vente dans ta boutique ?

  • Pour le papier recyclé : ce sont des femmes, qui ont perdu une grosse partie de leur famille qui se sont réunies en coopérative après le Tsunami de 2004
  • Pour la chambre à air, la ceinture de sécurité et le pneu : il s’agit d’une ONG qui lutte contre la pauvreté et qui notamment prodigue des soins médicaux à la population pauvre de Delhi
  • Pour les sacs en bouteilles de plastique recyclé : il s’agit d’une ONG qui scolarise les enfants des rues, forme à un métier les femmes seules et qui nourrit 40.000 enfants des rues par jour
  • Pour les doudous : une jeune femme indienne sortie d’une école design de textile, à créer un programme de réinsertion pour des femmes désœuvrées dans la banlieue de Calcutta


Expliques nous ton parcours, comment passe-t-on de l'informatique à la vente d'accessoires éthiques ?
"Au cours de ma carrière « de jeune cadre dynamique » en tant que manager dans le monde du logiciel informatique, j'ai eu l'opportunité de m'offrir un grand voyage par an, ce qui m’a permis de parcourir le monde et venir à la rencontre des peuples dans des endroits reculés de notre terre. En 2001, suite à des évènements personnels, je prend la décision de m’engager pour une cause humanitaire, auprès du CICR (Comité International de la Croix Rouge) en République Démocratique du Congo. Ensuite ce fut le Cameroun, Le Tchad et la République Centrafricaine. Parallèlement j’étais un membre actif de l’association Parrainages Inde, pour ensuite en devenir le trésorier. Mais l'éloignement et le manque des êtres chers me pesait. En 2004 retour en France, et nouveau poste au sein d'une société européenne de logiciels informatiques. Les rythmes infernaux (en avion, dans des hôtels aux quatre coins de l’Europe et parfois au Canada) m'amenaient à me poser beaucoup de questions, notamment en 2008 où je devais mettre en place des plans sociaux successifs. J’ai donc arrêté tout sans savoir ce que j’allais faire : le 30 novembre 2008 j’étais libre !!!"

jean Marc fondateur de Marron Rouge

Quels ont été les débuts de Marron Rouge ?
"C'est au mois de janvier 2009 à Pondichéry (via l’association Parrainages Inde) que le projet a germé : allier mes valeurs humanistes, humanitaires avec mes connaissances du « monde des affaires ». La première action fut pour aider les femmes parrainées en créant un atelier-école de fabrication de linge de maison. Restait à trouver le financement !. De là est née l'idée d'un commerce éthique entre l’Inde et la France :

  • La prise de conscience de l’écologie et l’environnement étaient inéluctables
  • Le goût prononcé pour le recyclage
  • Le goût de la qualité et du design
  • La première rencontre avec le projet social de Wellpaper : ces femmes qui ont retrouvé un certain goût de vivre après la catastrophe du Tsunami de 2004
  • Les différentes rencontres en Inde sur des projets sociaux et surtout des savoir-faire et aussi des « vouloir-faire » que personne d’autre n’est capable de faire
  • Mon optimisme (presque) sans failles
  • En Mars 2009 Thierry, un ami de plus de 20 ans m’a rejoint dans ce projet car lui aussi sortant d’une carrière informatique longue et prenante voulait faire quelque chose qui soit plus en adéquation avec ses aspirations"


Puis le projet s'est développé, comment s'est structurée l'entreprise Marron Rouge et avec quels partenaires ?
"Pour nos premières collections nous avons fait appel à nos artisans que nous connaissons de longues dates, avec de nouveaux partenaires tels que Wellpaper et Mother Earth. Bien vite je me suis intéressé aux réseaux sociaux Facebook, puis Twitter, Puis Google + ce qui m’a permis de faire quelques belles rencontres et pas que virtuelles. J’ai rejoint aussi rapidement quelques collectifs : le CLACE, Les Eco Informateurs, Le Collectif du Développement Durable. Le blog que je tiens est assez actif et me sert de « défouloir » pour me sortir du train train de la vie classique d’une société commerciale. Ce blog parle beaucoup de mode éthique, d’environnement et surtout d’êtres humains et de rencontres. La participation à quelques salons professionnels tel que l’Ethical Fashion Show, Maison et Objet et quelques salons grand public ont fait découvrir la démarche de Marron Rouge : en France, en Suisse, en Belgique. Une de nos belles rencontres est celle avec Marie Noëlle Bayard notre drôle de Designer : Avec elle, nous avons mis un pas dans la création notamment avec les doudous et les sacs et accessoires en laine."

Désormais Marron Rouge est aussi créateur ?
"Afin de nous distinguer dans ce monde de mode éthique, commerce équitable, développement durable… je me suis dit que cela passait par la création d’accessoires de mode et objets de décoration uniques à Marron Rouge. Je me suis alors lancé dans la création et notre candidature à été acceptée au Village des Créateurs à Lyon, après avoir présenté la collection 2012. Toutes nos nouvelles collections sont là :


Et en 2012, quels sont les projets Marron Rouge qui se profilent ?
"Un nouvel engagement dans la création et dans la formation, en collaborant avec une classe préparatoire d’étudiants de l’école de la Marinière à Lyon pour les arts appliqués. Un concours est en place pour stimuler la création d'accessoires de mode ou objets de décoration en matière recyclée. Les meilleures œuvres seront ensuite commercialisées par Marron Rouge !."

Pour retrouver Marron Rouge sur la toile :

Merci beaucoup Jean Marc pour ton témoignage et la sincérité de ton engagement !

Une brosse à dents recyclable et faite à partir de pots yaourts recyclés

Nous avons tous une brosse à dents et nous devrions en changer tous les trimestres. Aux USA l'entreprise Preserve a mis sur le marché des brosses à dents fabriquées à partir de pots de yaourts recyclés. Et une fois usagée, on retourne la brosse à dents dans son emballage d'origine qui fait aussi office de lettre prépostée !. Sans BPA et non testé sur les animaux. Existe aussi pour les rasoirs jetables. Une analyse de cycle de vie du produit permet de présenter les gains obtenus par ce procédé, où le plastique est récupéré, trier, laver, tester et réintroduit comme matière première pour fabriquer de nouveaux produits. On est bien dans un procédé Cradle to Cradle. Le recours à un plastique recyclé permet de réduire le recours aux énergies : 54% la consommation d'eau en moins, moins 64% de CO2 rejeté, moins 48 % de charbon, moins 77 % de gaz, moins 46 % d'électricité, moins 75 % d'huile. Créé en 1996 dans le Massachusetts, par Eric Hudson, sensible à l'écologie et à la préservation des ressources, la société Preserve agrandit sa gamme de produits pour couvrir les usages quotidien dans toutes les pièces de la maison : brosses à dents et rasoirs dans la salle de bain, planches à découper, passoire, vaisselle..dans la cuisine, ...A ce jour onze personnes travaillent sur ce projet, avec déjà 100 tonnes de plastiques recyclés réutilisées. La fabrication reste aux USA (elle n'est pas délocalisée) pour limiter l'impact carbone des transports. De nouveaux produits pour toute la famille à base de plastiques biodégradables sont en cours.

brosse à dents recyclée et recyclable Preserve

Ils proposent même un abonnement brosse à dents . Vous croyez que je peux leur parler de l'abonnement bio d'aboneobio pour mettre le dentifrice bio qui va avec ? (lol)

A quand la même chose en France ?

Recycler son téléphone sans danger

Les utilisateurs de téléphones portables sont de plus en plus nombreux à donner leurs anciens mobiles pour les faire recycler voire même pour les vendre d'occasion. Cependant cet objet garde de précieuses informations qu'il vaut mieux éviter de divulguer. Si les usagers des ordinateurs ont le réflexe de sauvegarder leurs données et de vider les mémoires avant de se débarrasser de leur PC, il semblerait que ces gestes essentiels soient plus fréquemment oubliés dès qu'il s'agit de téléphones portables. Alors avant de céder son portable fétiche, vérifier bien qu'il ne reste aucune donnée compromettante telles que vos coordonnées bancaires, votre carnet d'adresse, votre agenda, vos photos, votre mail et mot de passe, ...de sorte que le prochain utilisateur ne devienne pas votre prochain ennemi ! Le recyclage ne doit pas se faire au détriment du bon sens.



Quelques adresses pour recycler son téléphone :

  • http://www.emmaus-france.org/
  • http://www.envie.org/
  • http://www.recupe.net/
  • http://www.recyclez-moi.fr/
  • http://www.love2recycle.fr/fr/mobile/accueil.html



Un téléphone portable aurait une durée de vie moyenne de plus en plus courte, réduite à 20 mois ! Et pourtant sa fabrication nécessite le recours à des métaux précieux rares ((or, cuivre, argent.. et le toxique coltan) et entre 500 et 1000 composants électroniques !. Leur donner une seconde vie permet donc de limiter l'impact environnemental et de réduire la consommation de matières premières non renouvelables (cf le schéma du cycle de recyclage des téléphones portables, ci dessous, et le dossier de l'Ademe |http://www.ademe.fr/internet/telephone-portable/Site-web/portable.pdf||analyse cycle de vie téléphone portable] ). Aujourd'hui l'essentiel des portables finissent au fond des tiroirs, seulement un quart seront réutilisés par des proches et moins de 20 % revendus via le net pour un réemploi.



Merci aux sites http://www.mobilephonerecyclingwa.com.au/ et débloquer son portable pour l'emprunt des illustrations

Et vous, quelle seconde vie donnez vous à votre ancien portable ? Connaissez vous d'autres bonnes adresses pour les recycler ?

Le Co Recyclage pour donner des objets à recycler

On connaissait la co location et le co-voiturage, on découvre aujourd'hui le Co-Recyclage. Le principe étant de recycler les objets pour leur donner une deuxième vie, de vider son grenier ou son salon, très simplement en passant une annonce sur le portail web dédié. Le futur acquéreur se déplace pour vernir chercher les objets devenus inutiles. Le cédant n'ayant pas besoin du coup d'aller à la déchèterie, il leur suffit de remplir une fiche avec ses coordonnées et la description du bien donné. La recherche d'objets sur le site Co-Recyclage.com se fait par région, et parmi les 14 catégories (informatique, électroménager, bijoux et lunettes, auto moto, brico jardin, jeux et jouets, photo vidéo, téléphonie, vêtements, sacs et bagages, maison déco, sports, voyages loisirs, image et son). Utile en cas de déménagement, pour renouveler les jeux des enfants ou la garde robe de la famille, ou encore pour changer le matériel informatique au bureau. Donner plutôt que de jeter, et nos poubelles respirent !

co recyclage recycler les objets



Le recyclage, un geste essentiel pour notre planète


Pour ne plus jeter mais donner, pour recycler ses objets, il existe aussi

Peut être avez vous encore d'autres adresses ?

Les couches jetables recyclées par Suez Environnement

Les couches jetables sont pratiques mais elles finissent par gonfler les poubelles, 4000 à 6000 couches sont nécessaires sur les 2 premières années de la vie du bébé selon une étude de l'ADEME. Alors comment mieux gérer ce déchet de 1 million de couches culottes jetées en France chaque année ? Certes le passage de la couche jetable au durable permet de résoudre sérieusement la problématique mais tous les consommateurs ne sont pas prêts à essayer cette nouvelle pratique. Suez Environnement réfléchit actuellement à un circuit de recyclage de ces couches usagées, avec une aide de 340 000 euros de l'Ademe pour son projet Happy Nappy. Actuellement au stade de pilote, l'entreprise simule via un processus industriel la fabrication de sous produits à partir de déchets de couches pour en vérifier la recyclabilité et la faisabilité économique.



Les couches récupérées sont mises en boule, puis passées dans un broyeur, déchiquetées, et placées dans une sorte de tambour de machine à laver. A ce stade, le plastique est récupéré ( cette matière représente 15 à 25 % de la couche culotte) pour repartir dans le cycle classique de recyclage du plastique. Reste à traiter ensuite la matière organique de la couche, soit la cellulose et les matières fécales. Via la méthanisation, elles permettront de produire de l'énergie. L'objectif est d'être sur un recyclage à 90 %. Les restes sont les polymères qui confèrent le pouvoir absorbant de la couche et qu'on ne sait pas gérer aujourd'hui. Sauf si en amont une collaboration s'installe avec les fabricants pour les faire évoluer aussi sur l'éco conception.

Ce projet implique le centre de recherches de Suez Environnement, l'INRA de Narbonne, l'APESA et l'école d'agronomie de Toulouse.

Au passage, voici l'impact des couches sur l'environnement pendant le temps où bébé grandira et deviendra propre :

  • 2249 euros par enfant !.
  • 4.5 arbres
  • 25 kg de plastiques obtenu avec 25KG de pétrole brut
  • 4500 couches jetées aux ordures ménagères partiellement décomposables en 200 voire 500 ans
  • 820 kg de déchets ou un volume de 35 m

Source : http://www.ekologeek.org/

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