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Lundi 02 mai 2016

Mot-clé - recyclage

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Des voiles de bateaux recyclés en sacs

Le recyclage de voiles de bateaux en sacs est tendance et c'est tant mieux. Offrir une seconde vie au voilage, trop souvent jeté, en recyclant 15 000 mètres carrés (sur les 400 000 qui finissent à la poubelle en France) c'est le défi de cette société Lorientaise GREEN SAILS marque commerciale 727 Sailbags qui a vendu 7000 sacs l'année dernière, et celle de Vent de voyage, à St Malo qui a proposé via sa boutique 2000 sacs originaux, créés dans l'atelier de Christine et Yann. Il existe aussi les toiles du large, ou encore Textiles en mer lancé par l'association Echo mer .... Au delà des sacs, c'est aussi des poufs, des lampes, des transats, des coussins, des parasols ...des produits tendances recyclés, esprit cradle to cradle, à base de ces voilages résistants. Quand la tradition de la marine rencontre celle du recyclage pour donner du sens à notre consommation.

SACS RECYCLES 727 sailbags

sacs recyclés voiles de bateaux

textile-en-mer.jpg

J'aime les fondateurs convaincus et passionnés : Jean-Baptiste fou de voile co fondateur de 727 sailbags a choisi de confectionner la robe de mariée en toile de spi pour son propre mariage !

La boutique éthique Marron Rouge accessoires déco et mode

Dans la mode éthique un créateur est en train de percer : Marron Rouge propose des accessoires de mode et des objets de déco éco, très tendance design, vraiment jolis et en plus, ils sont issus d'un commerce équitable ! Derrière chaque objet il y a un être humain ou un projet social. Le créateur s'engage réellement sur les conditions de travail et les méthodes des fabrication, en allant visiter chaque fournisseur. Marron Rouge réussit à allier la création, le design et le beau, à l'économie sociale et solidaire, tout en garantissant une faible empreinte environnementale, avec notamment la réutilisation des matières, récupérées ou détournées. Pour le transport des marchandises, l'entreprise a recours au bateau. Les clients adorent l'esprit décalé, avec une créativité débordante qui permet de valoriser des accessoires uniques à partir de matériaux recyclés, comme les sacs en chambre à air (et promis l'odeur de caoutchouc disparait rapidement, comme pour le cuir !). La presse s'intéresse à cette valeur montante, l'occasion de faire un focus sur la marque à quelques jours de Noël, pour y piocher des belles idées cadeaux éthiques.

marron rouge accessoires mode commerce équitable

Voici les objets coup de coeur du créateur de la boutique :

  • La série des 4 poufs car c’est vraiment un projet global : Matières recyclées (Pneu, Chambre à air, Ceintures de sécurité, Jean’s) mais aussi la collaboration avec Vertissimmo et Ronan Cassin des Matériaux Verts à Angers qui m’a permis de trouver le remplissage adéquat en billes de liège. Donc les 4 poufs écolos ont débarqué chez Marron Rouge



Jean Marc, tu as créé Marron Rouge, et tu nous parles d'engagement éthique, peux tu nous expliquer les valeurs humaines derrières ces objets en vente dans ta boutique ?

  • Pour le papier recyclé : ce sont des femmes, qui ont perdu une grosse partie de leur famille qui se sont réunies en coopérative après le Tsunami de 2004
  • Pour la chambre à air, la ceinture de sécurité et le pneu : il s’agit d’une ONG qui lutte contre la pauvreté et qui notamment prodigue des soins médicaux à la population pauvre de Delhi
  • Pour les sacs en bouteilles de plastique recyclé : il s’agit d’une ONG qui scolarise les enfants des rues, forme à un métier les femmes seules et qui nourrit 40.000 enfants des rues par jour
  • Pour les doudous : une jeune femme indienne sortie d’une école design de textile, à créer un programme de réinsertion pour des femmes désœuvrées dans la banlieue de Calcutta


Expliques nous ton parcours, comment passe-t-on de l'informatique à la vente d'accessoires éthiques ?
"Au cours de ma carrière « de jeune cadre dynamique » en tant que manager dans le monde du logiciel informatique, j'ai eu l'opportunité de m'offrir un grand voyage par an, ce qui m’a permis de parcourir le monde et venir à la rencontre des peuples dans des endroits reculés de notre terre. En 2001, suite à des évènements personnels, je prend la décision de m’engager pour une cause humanitaire, auprès du CICR (Comité International de la Croix Rouge) en République Démocratique du Congo. Ensuite ce fut le Cameroun, Le Tchad et la République Centrafricaine. Parallèlement j’étais un membre actif de l’association Parrainages Inde, pour ensuite en devenir le trésorier. Mais l'éloignement et le manque des êtres chers me pesait. En 2004 retour en France, et nouveau poste au sein d'une société européenne de logiciels informatiques. Les rythmes infernaux (en avion, dans des hôtels aux quatre coins de l’Europe et parfois au Canada) m'amenaient à me poser beaucoup de questions, notamment en 2008 où je devais mettre en place des plans sociaux successifs. J’ai donc arrêté tout sans savoir ce que j’allais faire : le 30 novembre 2008 j’étais libre !!!"

jean Marc fondateur de Marron Rouge

Quels ont été les débuts de Marron Rouge ?
"C'est au mois de janvier 2009 à Pondichéry (via l’association Parrainages Inde) que le projet a germé : allier mes valeurs humanistes, humanitaires avec mes connaissances du « monde des affaires ». La première action fut pour aider les femmes parrainées en créant un atelier-école de fabrication de linge de maison. Restait à trouver le financement !. De là est née l'idée d'un commerce éthique entre l’Inde et la France :

  • La prise de conscience de l’écologie et l’environnement étaient inéluctables
  • Le goût prononcé pour le recyclage
  • Le goût de la qualité et du design
  • La première rencontre avec le projet social de Wellpaper : ces femmes qui ont retrouvé un certain goût de vivre après la catastrophe du Tsunami de 2004
  • Les différentes rencontres en Inde sur des projets sociaux et surtout des savoir-faire et aussi des « vouloir-faire » que personne d’autre n’est capable de faire
  • Mon optimisme (presque) sans failles
  • En Mars 2009 Thierry, un ami de plus de 20 ans m’a rejoint dans ce projet car lui aussi sortant d’une carrière informatique longue et prenante voulait faire quelque chose qui soit plus en adéquation avec ses aspirations"


Puis le projet s'est développé, comment s'est structurée l'entreprise Marron Rouge et avec quels partenaires ?
"Pour nos premières collections nous avons fait appel à nos artisans que nous connaissons de longues dates, avec de nouveaux partenaires tels que Wellpaper et Mother Earth. Bien vite je me suis intéressé aux réseaux sociaux Facebook, puis Twitter, Puis Google + ce qui m’a permis de faire quelques belles rencontres et pas que virtuelles. J’ai rejoint aussi rapidement quelques collectifs : le CLACE, Les Eco Informateurs, Le Collectif du Développement Durable. Le blog que je tiens est assez actif et me sert de « défouloir » pour me sortir du train train de la vie classique d’une société commerciale. Ce blog parle beaucoup de mode éthique, d’environnement et surtout d’êtres humains et de rencontres. La participation à quelques salons professionnels tel que l’Ethical Fashion Show, Maison et Objet et quelques salons grand public ont fait découvrir la démarche de Marron Rouge : en France, en Suisse, en Belgique. Une de nos belles rencontres est celle avec Marie Noëlle Bayard notre drôle de Designer : Avec elle, nous avons mis un pas dans la création notamment avec les doudous et les sacs et accessoires en laine."

Désormais Marron Rouge est aussi créateur ?
"Afin de nous distinguer dans ce monde de mode éthique, commerce équitable, développement durable… je me suis dit que cela passait par la création d’accessoires de mode et objets de décoration uniques à Marron Rouge. Je me suis alors lancé dans la création et notre candidature à été acceptée au Village des Créateurs à Lyon, après avoir présenté la collection 2012. Toutes nos nouvelles collections sont là :


Et en 2012, quels sont les projets Marron Rouge qui se profilent ?
"Un nouvel engagement dans la création et dans la formation, en collaborant avec une classe préparatoire d’étudiants de l’école de la Marinière à Lyon pour les arts appliqués. Un concours est en place pour stimuler la création d'accessoires de mode ou objets de décoration en matière recyclée. Les meilleures œuvres seront ensuite commercialisées par Marron Rouge !."

Pour retrouver Marron Rouge sur la toile :

Merci beaucoup Jean Marc pour ton témoignage et la sincérité de ton engagement !

Une brosse à dents recyclable et faite à partir de pots yaourts recyclés

Nous avons tous une brosse à dents et nous devrions en changer tous les trimestres. Aux USA l'entreprise Preserve a mis sur le marché des brosses à dents fabriquées à partir de pots de yaourts recyclés. Et une fois usagée, on retourne la brosse à dents dans son emballage d'origine qui fait aussi office de lettre prépostée !. Sans BPA et non testé sur les animaux. Existe aussi pour les rasoirs jetables. Une analyse de cycle de vie du produit permet de présenter les gains obtenus par ce procédé, où le plastique est récupéré, trier, laver, tester et réintroduit comme matière première pour fabriquer de nouveaux produits. On est bien dans un procédé Cradle to Cradle. Le recours à un plastique recyclé permet de réduire le recours aux énergies : 54% la consommation d'eau en moins, moins 64% de CO2 rejeté, moins 48 % de charbon, moins 77 % de gaz, moins 46 % d'électricité, moins 75 % d'huile. Créé en 1996 dans le Massachusetts, par Eric Hudson, sensible à l'écologie et à la préservation des ressources, la société Preserve agrandit sa gamme de produits pour couvrir les usages quotidien dans toutes les pièces de la maison : brosses à dents et rasoirs dans la salle de bain, planches à découper, passoire, vaisselle..dans la cuisine, ...A ce jour onze personnes travaillent sur ce projet, avec déjà 100 tonnes de plastiques recyclés réutilisées. La fabrication reste aux USA (elle n'est pas délocalisée) pour limiter l'impact carbone des transports. De nouveaux produits pour toute la famille à base de plastiques biodégradables sont en cours.

brosse à dents recyclée et recyclable Preserve

Ils proposent même un abonnement brosse à dents . Vous croyez que je peux leur parler de l'abonnement bio d'aboneobio pour mettre le dentifrice bio qui va avec ? (lol)

A quand la même chose en France ?

Recycler son téléphone sans danger

Les utilisateurs de téléphones portables sont de plus en plus nombreux à donner leurs anciens mobiles pour les faire recycler voire même pour les vendre d'occasion. Cependant cet objet garde de précieuses informations qu'il vaut mieux éviter de divulguer. Si les usagers des ordinateurs ont le réflexe de sauvegarder leurs données et de vider les mémoires avant de se débarrasser de leur PC, il semblerait que ces gestes essentiels soient plus fréquemment oubliés dès qu'il s'agit de téléphones portables. Alors avant de céder son portable fétiche, vérifier bien qu'il ne reste aucune donnée compromettante telles que vos coordonnées bancaires, votre carnet d'adresse, votre agenda, vos photos, votre mail et mot de passe, ...de sorte que le prochain utilisateur ne devienne pas votre prochain ennemi ! Le recyclage ne doit pas se faire au détriment du bon sens.



Quelques adresses pour recycler son téléphone :

  • http://www.emmaus-france.org/
  • http://www.envie.org/
  • http://www.recupe.net/
  • http://www.recyclez-moi.fr/
  • http://www.love2recycle.fr/fr/mobile/accueil.html



Un téléphone portable aurait une durée de vie moyenne de plus en plus courte, réduite à 20 mois ! Et pourtant sa fabrication nécessite le recours à des métaux précieux rares ((or, cuivre, argent.. et le toxique coltan) et entre 500 et 1000 composants électroniques !. Leur donner une seconde vie permet donc de limiter l'impact environnemental et de réduire la consommation de matières premières non renouvelables (cf le schéma du cycle de recyclage des téléphones portables, ci dessous, et le dossier de l'Ademe |http://www.ademe.fr/internet/telephone-portable/Site-web/portable.pdf||analyse cycle de vie téléphone portable] ). Aujourd'hui l'essentiel des portables finissent au fond des tiroirs, seulement un quart seront réutilisés par des proches et moins de 20 % revendus via le net pour un réemploi.



Merci aux sites http://www.mobilephonerecyclingwa.com.au/ et débloquer son portable pour l'emprunt des illustrations

Et vous, quelle seconde vie donnez vous à votre ancien portable ? Connaissez vous d'autres bonnes adresses pour les recycler ?

Le Co Recyclage pour donner des objets à recycler

On connaissait la co location et le co-voiturage, on découvre aujourd'hui le Co-Recyclage. Le principe étant de recycler les objets pour leur donner une deuxième vie, de vider son grenier ou son salon, très simplement en passant une annonce sur le portail web dédié. Le futur acquéreur se déplace pour vernir chercher les objets devenus inutiles. Le cédant n'ayant pas besoin du coup d'aller à la déchèterie, il leur suffit de remplir une fiche avec ses coordonnées et la description du bien donné. La recherche d'objets sur le site Co-Recyclage.com se fait par région, et parmi les 14 catégories (informatique, électroménager, bijoux et lunettes, auto moto, brico jardin, jeux et jouets, photo vidéo, téléphonie, vêtements, sacs et bagages, maison déco, sports, voyages loisirs, image et son). Utile en cas de déménagement, pour renouveler les jeux des enfants ou la garde robe de la famille, ou encore pour changer le matériel informatique au bureau. Donner plutôt que de jeter, et nos poubelles respirent !

co recyclage recycler les objets



Le recyclage, un geste essentiel pour notre planète


Pour ne plus jeter mais donner, pour recycler ses objets, il existe aussi

Peut être avez vous encore d'autres adresses ?

Les couches jetables recyclées par Suez Environnement

Les couches jetables sont pratiques mais elles finissent par gonfler les poubelles, 4000 à 6000 couches sont nécessaires sur les 2 premières années de la vie du bébé selon une étude de l'ADEME. Alors comment mieux gérer ce déchet de 1 million de couches culottes jetées en France chaque année ? Certes le passage de la couche jetable au durable permet de résoudre sérieusement la problématique mais tous les consommateurs ne sont pas prêts à essayer cette nouvelle pratique. Suez Environnement réfléchit actuellement à un circuit de recyclage de ces couches usagées, avec une aide de 340 000 euros de l'Ademe pour son projet Happy Nappy. Actuellement au stade de pilote, l'entreprise simule via un processus industriel la fabrication de sous produits à partir de déchets de couches pour en vérifier la recyclabilité et la faisabilité économique.



Les couches récupérées sont mises en boule, puis passées dans un broyeur, déchiquetées, et placées dans une sorte de tambour de machine à laver. A ce stade, le plastique est récupéré ( cette matière représente 15 à 25 % de la couche culotte) pour repartir dans le cycle classique de recyclage du plastique. Reste à traiter ensuite la matière organique de la couche, soit la cellulose et les matières fécales. Via la méthanisation, elles permettront de produire de l'énergie. L'objectif est d'être sur un recyclage à 90 %. Les restes sont les polymères qui confèrent le pouvoir absorbant de la couche et qu'on ne sait pas gérer aujourd'hui. Sauf si en amont une collaboration s'installe avec les fabricants pour les faire évoluer aussi sur l'éco conception.

Ce projet implique le centre de recherches de Suez Environnement, l'INRA de Narbonne, l'APESA et l'école d'agronomie de Toulouse.

Au passage, voici l'impact des couches sur l'environnement pendant le temps où bébé grandira et deviendra propre :

  • 2249 euros par enfant !.
  • 4.5 arbres
  • 25 kg de plastiques obtenu avec 25KG de pétrole brut
  • 4500 couches jetées aux ordures ménagères partiellement décomposables en 200 voire 500 ans
  • 820 kg de déchets ou un volume de 35 m

Source : http://www.ekologeek.org/

Une veste Timberland faite à partir de marc de café

On connaissait les polaires faites de bouteilles de plastiques recyclées aujourd'hui on découvre une nouvelle fibre textile à partir de marc de café. Développée par Singtex, cette fibre S-Café est composé de marc de café (récupéré par les ouvriers de l'usine) mélangé à du PET recyclé (issu de bouteilles). Ensuite cette fibre recyclée est mélangée à d'autres fibres synthétiques comme le Tencel, le nylon, le polyester. Timberland a créé une veste à base de cette fibre S-Café mixée à du polyester et à du polyuréthane : chacune de leur veste comporte environ 42 grammes de marc de café, soit l'équivalent de 6 tasses de café. Le mélange obtenu est intéressant pour ses propriétés : la matière est "respirante" (contrôle de odeurs : en clair l'odeur est "emprisonnée" dans la fibre et s'évacue au lavage ou au soleil), waterproof, anti uv (UVA UVB) , avec un séchage rapide. Starbucks fait partie des entreprises qui participent à la collecte de marc de café.

veste timberland waterproof à base de marc de café

Intégrer une valorisation des déchets dans la fabrication de textiles et de produits du quotidien permet de réduire notre empreinte carbone, de limiter le prélèvement dans les ressources naturelles non durables (pétrole !), mais aussi de développer la créativité, l'innovation ... Le défi écologique doit être aussi un défi économique. Pour l'instant le coût de la veste reste élevée, compter 160 euros.

Une cité de la consommation responsable dans chaque ville ?

Marseille innove en lançant sa cité de la consommation responsable : regrouper en un lieu unique les acteurs de la consommation durable, stimuler la coopération entre eux et favoriser le développement de cette forme de consommation par une meilleure visibilité. Chaque ville de France devrait suivre ce bel exemple et avoir une Cité de la Consommation Responsable ! Et oui, consommer était jusqu'à présent juste un acte sans réflexion poussée. Aujourd'hui les consommateurs veulent en savoir plus sur les conditions sociales et environnementales de fabrication, transport, vente et recyclage en fin de vie, des produits qu'ils achètent. C'est la force du vouloir d'achat ! Si demain, nous décidons de boycotter une marque qui nous cache une information importante pour la santé de nos enfants (exemple avec Le Nutella contient du PEHP le phtalate le plus dangereux), l'impact sera immédiat dans les rayons et le fabricant devra revoir sa formulation. Dans le textile et la chaussure, la dénonciation des conditions de travail des salariés des usines a permis aussi de faire évoluer les pratiques (cf l'article sur le Jean le salaire de la mort en Turquie, sur le high tech il reste encore à faire, exemple avec les conditions de fabrication de l'Iphone d'Apple).



Si chaque ville créé une cité de la consommation durable, elle permettra de valoriser des initiatives précurseurs et pourtant essentielles à nos changements de pratique. Nous devons évoluer, acheter autrement, consommer moins mais mieux, se préoccuper de l'impact environnemental et social de ce que nous consommons. Les ressources s'épuisent, le recyclage doit s'imposer. Acheter un produit c'est aussi se poser la question de l'origine (matières premières, conditions de fabrication, ...) et de l'après (impact sur la planète, recyclage, ....). C'est des garanties sur l'ensemble du processus qu'on achète avec un produit responsable.


Aujourd'hui des entreprises comme Abonéobio, Versoo, ...participent à leur manière à une forme de pédagogie sur l'importance du changement de pratiques de consommation. Sauf que ces sociétés n'ont pas de budget à dédier à une communication de ce type et ce n'est pas non plus leur finalité. Est ce au secteur privé de porter seul l'initiative du changement ? Les collectivités qui participent à la collecte et aux traitements des déchets n'ont elles pas à être force de proposition pour initier des projets où l'on parle de consommation durable ?

A Nantes, il existe bien une Cantine Numérique, lieu de coworking portée par Atlantic 2.0 qui rassemble tous les acteurs de l'ouest du web et de l'innovation numérique, soutenue par les collectivités (Ville de Nantes et région). Ne pourrait il pas y avoir sur Angers (capitale du développement durable, ville où est né le 1er cahier des charges bio) une Cité de la Consommation Responsable comme sur Marseille ?

Peut être même qu'un réseau pourrait se créer en France avec ces lieux de cité de la consommation durable regroupant une offre commerciale qui a du sens :

  • proposer des produits bio, sains et respectueux de l'environnement (réduire la pollution, les déchets, la toxicité, préserver les ressources naturelles, encourager le recyclage (recyclerie , ...)
  • locaux (créer de la richesse sur le territoire là où les produits sont consommés pour maintenir des emplois durable),
  • des produits issus du commerce équitable (nord sud mais aussi nord nord) ou solidaire..,
  • favoriser les liens avec les consommateurs,
  • organiser les flux (approvisionnement, expéditions, ...) pour plus de compétitivité et d'innovation
  • encourager les croisements : projets collaboratifs, développement de gammes, co-création avec les consommateurs, ...),
  • où l'on se charge de la sensibilisation, de l'information pédagogique auprès des consommateurs ,
  • un lieu où les entreprises peuvent venir faire leurs emplettes (articles de bureau, mobilier, matériaux de construction, produits ménagers bio, textiles (tenues d'entreprises), traiteur, cadeaux entreprises, séjours, loisirs, finances....),
  • où les enfants peuvent apprendre à consommer autrement par des ateliers, ...



Vous aimeriez que votre ville propose ce type de Cité de la Consommation responsable ? Vous la verriez comment ? Avec quels services ?

Acheter un vélo recyclé

Au printemps les vélos des familles sortent des garages, c'est le temps de la révision, voir du changement de modèle pour les petits bouts qui ont déjà grandis. Se pose la question d'un achat. Et si on pensait aux vélos recyclés ? Au Canada plusieurs entreprises d'insertion sont spécialisées dans le recyclage de vélos usagés, tels que SOS Vélo qui propose à la vente des Ecovélos composé à 70 % de pièces recyclés. Ce marché de l'occasion donne du travail à des adultes défavorisés soit par leur situation précaire, leur faible niveau de scolarité, ou l'absence d'expériences. Et le consommateur qui achète ce vélo recyclé fait un geste pour l'environnement en lui donnant une seconde vie. A Québec c'est le vélo vert, à Narbonne, une convention vient d'être signée pour un atelier de recyclage de vélos destiné à la vente (30 euros le vélo) mais uniquement pour un public ciblé. Chez Emmaus n'importe quel consommateur peut acheter un article d'occasion, pourquoi ne pas proposer la même chose sur le secteur du vélo (en dehors de trocathlon bien connu) ? En France y a t il d'autres exemples d'ateliers d'insertions spécialisées sur le recyclage de vélos qui proposent au consommateur lambda la possibilité d'acheter un vélo recyclé ?

vélos recyclés

Si vous avez des bonnes adresses en France pour acheter un vélo d'occasion, venez les partager, laissez nous votre commentaire

Des bouteilles en verre Coca Cola recyclées en bijoux

Donner une seconde vie aux bouteilles de Coca Cola en recyclant le verre pour créer des bijoux, voilà le défi du bijoutier Gontié. Des pièces uniques constitués de perles de verre issues de bouteille recyclée, et façonnées à la main selon la tradition des grand maîtres verriers. Près de 10 000 bouteilles (2 tonnes de verre) seront ainsi réutilisées en bijoux chics et écolos. A noter que ces bijoux sont garantis sans nickel et sans plomb. Des bagues, colliers, bracelets, boucles d'oreilles et accessoires, estampillés coca cola. On peut même gagner une parure complète.


bijoux en perle de verre recyclée coca cola

Voir le catalogue.

Même si il s'agit plus d'une opportunité pour communiquer sur la préciosité d'un matériau (la bouteille en verre de coca cola) que d'un raisonnement cradle to cradle (donner une seconde vie à la matière, avec un raisonnement pensé dès la création du produit), et même si peu de bijoux seront vendus au regard d'une nombre de bouteilles jetées, la créativité dans le recyclage peut susciter un intérêt chez le citoyen consommateur.

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