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Vendredi 01 août 2014

Ma bible des trucs de santé au naturel

Pour se soigner au naturel il existe des trucs et astuces, transmis depuis des générations et qu'aujourd'hui nous redécouvrons. Dans un contexte où la chimie induit de la suspicion, où les consommateurs sont avides de simplicité, de transparence et de bio, voici un ouvrage très utile pour toutes les familles : "Ma bible des trucs de santé" présente des solutions simples et efficaces pour soulager bons nombre de symptômes. Sophie Lacoste, rédactrice en chef de magazine sur la santé, partage son expérience de plus de 20 ans. J'ai apprécié notamment les conseils donnés aux personnes victimes d'acouphènes, une gêne très importante et souvent mal comprise par l'entourage : une vingtaine de suggestions faciles à mettre en place, dont la teinture mère de cimiguga (aussi donnée pour les bouffées de chaleurs). Le livre est organisé en 3 sections. Première partie : la liste des ingrédients naturels utiles tels que les huiles essentielles bio (pages 63 à 72), les huiles végétales dont le jojoba mais aussi les plantes (j'ai appris que le bambou pouvait soulager les maux de dos : lumbagos et sciatiques), les aliments (dont le chocolat ! ou encore le chou en cataplasme pour soulager les douleurs dorsales), les produits de la ruche (explications sur les vertus de chaque variété de miel, la cire d'abeille, ...), l'argile, les nombreuses recettes avec le bicarbonate de soude et le vinaigre de cidre, les boissons (Kefir, kombucha, thé), les élixirs floraux (voir mon article sur les fleurs de bach), les épices et condiments (pensez au curcuma et au gingembre frais !), les granules homéo (avec les explications sur la question qu'on se pose tous : 5 CH ou 30 CH ?). La deuxième partie présente les soins et les préparations : les bains, les cataplasme et les compresses, les gargarismes et bains de bouche, les macérations de plantes dans des huiles végétales, laits de toilettes et lotions toniques, les masques visage (avocat, carotte, avoine, citron, concombre, fraise, sigle, menthe, banane, ...), les sirops (comment faire et comment conserver ses sirop de légumes, de plantes, de fruits), les teintures mères, tisanes, ventouses. La dernière partie est un abécédaire pratique pour savoir quelles astuces dénicher en fonction d'un symptôme : acné, acouphènes, ballonnements, allaitement, angine, manque d'appetit, bursite, cellulite, chute des cheveux, eczéma, digestion difficile, entorse, insomnies, migraines, poux, rhume, stress....

ma bible des trucs de santé au naturel

A l'heure où les laboratoires font du lobbying pour interdire la vente de certains produits naturels (exemple du kava-kava, plante issue des iles Fidji, utilisée comme anxiolytique naturel, interdit depuis qu'un labo a extrait les principes actifs en recourant à un solvant dangereux (comme je vous le dis souvent attention aux méthodes de production mais aussi d'extraction, notamment dans le cas des huiles essentielles). Ce solvant ayant conduit au décès de plusieurs personnes. A croire que cette plante faisait de l'ombre à la vente des molécules chimiques sur un marché juteux notamment en France, gros consommateur d'anxiolytique.

Un livre utile à tous qui restera à portée de main et qui a aussi le mérite de nous aider à porter un autre regard sur dame nature, protectrice !
Ma bible des trucs de santé, de Sophie Lacoste, aux Editions Leduc.s (23 €) 504 pages, ou e-book à 15.99 €

Les pertubateurs endocriniens menacent la santé des femmes

Etre une femme aujourd'hui ne suffit pas pour donner la vie. L'infertilité grandit, et au delà ce sont les troubles du système reproducteur qui sont inquiétants. Partout dans le monde, des millions de femmes mais aussi de jeunes filles (avec la puberté très précoce) y sont confrontés. Les perturbateurs endocriniens sont dénoncés pour expliquer cette hausse des pathologies: bisphénol A mais aussi phtalates (voir mon article : le DEHP dangereux phtalate présent dans le nutella), ...Demain le Sénat doit voter une loi interdisant le recours au bisphénol A. Mais les industriels s'insurgent, avec un chantage sur la fermeture de leurs entreprises, ne sachant pas par quoi le remplacer (plus de 6.3 millions de tonnes de BPA produits d'ici 2015). Le calendrier serait incompatible avec la réalité industrielle : et la santé on en fait quoi ? . Puberté précoce (des petits filles ont des seins et des règles a 6 ou 8 ans !), myomes utérins, endométriose, syndromes des ovaires polykystiques, grossesse extra utérine, ménopause précoce, cancer du sein (la maladie touche 1 femme sur 8 en Europe), ...la liste des troubles de la reproduction est douloureuse pour les femmes. On sait que le système reproducteur est influencé par des facteurs divers (patrimoine génétique, alimentation, âge, hygiène de vie, ...) auxquels s'ajoutent désormais les nombreuses données sur les perturbateurs endocriniens. Ces substances s'interfèrent avec "la production, la sécrétion, le transport, le métabolisme, la fixation, l'action ou l'élimination des hormones naturelles". Et le problème lié à une exposition peut n'apparaitre que bien plus tard (c'est la brique manquante d'une fondation d'un édifice, invisible jusqu'au jour où le bâtiment devient bancal et s'effondre). A noter que les conséquences touchent aussi les générations suivantes : on constate davantage de malformations de l'appareil génital chez les petits fils des femmes ayant consommé du DES pendant la grossesse. Le principe de précaution devrait s'imposer, surtout quand on sait que l'exposition à de faibles doses de perturbateurs endocriniens ne sont pas sans conséquences.

perturbateurs endocriniens santé femmes

La liste de ces perturbateurs endocriniens est longue, en voici quelques uns :

  • Atrazine (herbicide parmi les plus utilisés aux USA), interdit en Europe en 2002 mais sa présence dans le sol continue de contaminer l'eau. Selon une étude de l'Inserm, la présence d'atrazine dans les urines de la femme augmente de 50 % le risque pour son enfant de souffrir d'insuffisance pondérale et de 70 % d'avoir un petit périmètre crânien à la naissance
  • Bisphénol A (BPA) Initialement c'est un oestrogène de synthèse destiné à un usage pharmaceutique. Depuis 1957 il est dans nos produits du quotidien en plastique durcit (biberon (interdit en 2011), bonbonne eau, ...) mais aussi dans les boites de conserve (dans les résines époxydes sur les parois intérieurs)
  • DDT insectide puissant interdit pour sa toxicité depuis 1972 aux USA, et en 1986 en Europe. Mais comme le DDT et DDE sont résistants, ils sont encore présents dans l'environnement et les organismes vivants et continuent leur pollution.
  • DES diethylstilbestrol : oestrogène synthétisé en 1938. Prescrit jusqu'au début 1970 voir 1980 en Europe. Il est encore utilisé comme hormones de croissance dans l'alimentation animale. Les études démontrent chez les filles dont les mères ont pris du DES pendant la grossesse plus de malformation de l'utérus ou du vagin, cancer du col de l'utérus, cancer du sein, ...
  • Dioxines
  • PBB (retardateurs de flammes)
  • PCB (utilisés comme isolants dans les transformateurs électriques, les gaines des cables, les condensateurs, ...) Interdits depuis 1987 mais ils sont persistants et s'accumulent dans l'environnement et la chaine alimentaire. Cf mon article les français ont trop de produits chimiques dans le sang
  • Phtalates : depuis 2005 en Europe, le DEHP, DBP et le BBP sont interdits dans l'industrie du jouet et des articles de puériculture (pour éviter que bébé porte à la bouche) mais autorisé ailleurs ! Le DEHP jugé très dangereux (phtalate classé toxique pour la reproduction) peut être mis dans les produits destinés au grand public sans dépasser 0.5 % ! UN scandale quand on constate sa présence dans l'alimentation, comme le Nutella ! ...


girl disrupted dérèglement hormonal feminin

Pour comprendre les enjeux de ces perturbateurs endocriniens et leurs impacts sur les troubles de la santé reproductive féminine, je vous invite à lire le livre « Menace sur la santé des femmes », publié par WECF France édité aux Editions Yves Michel, en librairie dès le 12 octobre 2012, 11 euros. L'ouvrage est rédigé clairement et très fourni en références. Il s'agit d'une adaptation de « Girl, disrupted » publié dès 2008 par une équipe de 18 experts internationaux faisant le point sur les données.

Scandale des OGM poisons

Les conclusions d'une étude menée en France par des chercheurs vient d'être publiée dans la revue de référence sur la toxicologie alimentaire : Gilles-Eric Séralini et son équipe de Caen démontre combien les OGM sont toxiques et même mortels, même à faible dose, suite à une expérimentation sur 200 rats pendant deux ans, alimentés par du maïs transgénique. Ce même maïs on le retrouve dans notre alimentation quotidienne, dans la viande (animaux nourris aux OGM), le lait, les oeufs, et les produits transformés. Avec de tels résultats, s'agissant d'un médicament, il serait immédiatement suspendu dans l'attente d'études complémentaires et là que fait on ?. Cette bombe va forcement faire réagir ? Comment Monsanto, firme leader des OGM, va réagir ? Elle n'a pas pu agir en amont et faire pression sur une équipe qui a travaillé dans le plus grand secret, jusqu'à la publication américaine dans "Food and Chemical Toxicology". Serons nous tous des cobayes, comme le dénonçe Jean Paul Jaud* ?

Les OGM sont des poisons scandale

Pour mener cette étude, ils ont dû importer du maïs génétiquement modifié (brevet Monsanto) OGM NK 603 sans éveiller les soupçons et faire fabriquer des croquettes destinées aux repas des 200 rats. Au bout d'une année, c'était l'hécatombe ! Pathologies lourdes, tumeurs mammaires, décès... En fin de vie, plus de la moitié de la population des femelles OGM étaient touchées par des tumeurs (voire jusqu'à 80% ) contre seulement 1/3 avec une alimentation non-OGM. Ce qui frappe c'est aussi le fait que les pathologies lourdes et les tumeurs arrivent de manière plus précoce, et peuvent représenter un quart de leur poids !. Les mâles aussi sont touchés, sur les reins et le foie, paralysant le système dépurateur;


Dans l’Obs : oui, les OGM sont des poisons par LeNouvelObservateur



Qui a financé cette étude ? Le Criigen, Comité de Recherche et d’Information indépendantes sur le Génie génétique, réunissant Joël Spiroux et Gilles-Eric Séralini (professeur de biologie moléculaire à l'université de Caen), a réuni 3.2 millions d'euros pour cette étude, auquel l'INRA ou le CNRS ne voulait pas participer ! L'étude a été financée par la fondation Charles Léopold Mayer (en Suisse) et par les géants de la grande distribution, les groupes Auchan et Carrefour, autour de l'initiative de Gérard Mulliez. Les enseignes ne veulent plus se retrouver au coeur d'une problématique de santé publique majeure à l'instar du scandale sur la vache folle. Mener des études complémentaires parait le minimum. Mais à quel prix ? Monsanto a des centaines de variétés OGM et pour aller au fond du sujet il faudra financer 10 études à 150 millions d'euros ! L'Inra et le CNRS ne voyaient pas jusqu'à présent l'intérêt de lancer des telles études. On souhaite vivement qu'ils puissent revoir leur copie rapidement !

tous cobayes Gilles Eric Séralini

La bande annonce du film de Jean Paul Jaud TOUS COBAYES sur les écran


La guerre du business n'a pas fini de se faire sur le dos de notre santé. L'automne va être chaud. Face à de tels résultats, le combat de Corinne Lepage va s'intensifier : elle qui bataillait déjà dans son ministère puis à la commission Européenne Environnement, Santé publique et sécurité alimentaire, est également l'auteure du livre "La vérité sur les OGM, c’est notre affaire", Editions Charles Léopold Mayer, sortie le 21 septembre. A lire aussi "Tous cobayes !", où Gilles-Eric Séralini délivre les conclusions de cette recherche, publié chez Flammarion, le 26 septembre. A lire le dossier spécial du Nouvel Observateur en kiosque du 20 au 26 septembre, avec les révélations exclusives de cette enquête.

[ En attendant, pour notre santé, soyons prudents, refusons les OGM dans notre assiette et sur notre peau !.

PS Merci Catherine pour l'info :)

Accéder à l'article original : http://www.sciencedirect.com/science/article/pii/S0278691512005637

Retrait de cosmétiques interdits par l'Agence ANSM

Dans certains shampoings, crèmes ou lotions, le chloroacetamide est utilisé comme agent de conservation. Classé dans la catégorie des composés organo-halogénés, ce conservateur de synthèse, a été dénoncé par l'Agence Nationale de Sécurité des médicaments et des produits de santé. Par un arrêté du 14 juin 2012 L'ANSEM exige le retrait immédiat et l'interdiction de fabrication, importation, exportation, distribution en gros. La mise sur le marché à titre gratuit ou onéreux, la détention en vue de la vente ou de la distribution même à titre gratuit est interdit pour tous les cosmétiques contenant la substance chloroacetamide (CAS : 79-07-2). Cette décision est motivée par le classement en tant que substance reprotoxique de catégorie 2, susceptible de nuire à la fertilité. Après le bisphénol A dans le biberon, les phtalates dans le Nutella, on passe à la salle de bain : on le disait déjà, ne mettez pas n'importe quelle crème sur votre peau ! Ces substances chimiques traversent le derme (Pour mémo, 60 % de ce qu'on met sur la peau passe le derme !), en passant, elles ont un potentiel allergène, peuvent être hautement réactives, et en traversant les tissus, elles peuvent se décomposer, se fixer et les endommager. En ce qui concerne cette substance chloroacetamide, déjà classé "noire" par Rita Stein (la vérité sur les cosmétiques) dès 2001, les dernières études sur le rat ont démontré qu'elle entrainait une perte de poids de la mère et une malformation du squelette du foetus, sans compter l'impact sur le foie, les testicules, et les spermatozoïdes. Regardez bien les étiquettes de vos cosmétiques et optez pour les cosmétiques bio pour toute la famille !

agence santé médicaments et produits de santé Source : http://ansm.sante.fr/var/ansm_site/storage/original/application/d7d958e207046819ef7bd354ca876514.pdf

L'effet cocktail nocif des perturbateurs endocriniens

Nous savons aujourd'hui que les perturbateurs endocriniens (PE) associés les uns aux autres interviennent dans les processus de développement des maladies chroniques comme l'obésité, le diabète, les maladies cardiovasculaires, mais aussi les cancers du sein, des testicules, de la prostate, et jouent un rôle important dans les pubertés précoces et les troubles de la reproduction (stérilité, infertilité) (voir l'étude State of the Art of Toxicology Mélanges). Au Danemark, en mars 2012, une étude a démontré chez les femmes enceintes la présence de plusieurs perturbateurs endocriniens différents, dont on sait qu'ils peuvent traverser le placenta, exposant ainsi le foetus à un moment crucial de son développement. Evidemment pris séparément chacune de ses substances passent aux cribles de seuils de tolérance. Le problème vient de l'effet cocktail, dénoncé par les cancérologues, qui n'est pas évalué : les risques doivent être revus en fonction des interactions de ces substances chimiques entre elles, mais aussi en contact avec les pesticides, biocides, et autres produits chimiques. Dès 2009, les ministres de l'Europe avaient demandé une étude sur les règlements existants pour permettre le cas échéant d'agir « pour traiter les effets de la combinaison de produits chimiques». La communication publiée ce 31 mai 2012 est jugée décevante par les associations de défense de l’environnement et de la santé. Et pendant ce temps, les maladies touchent de plus en plus de citoyens et plombent la sécu. Il est temps d'agir, de revoir les procédures d'évaluation des risques à l'exposition de produits chimiques et de mettre en place une vraie stratégie de lutte dans l'intérêt de la santé.

sans bisphénol A perturbateurs endocriniens En tant que parents on est forcément sensibles au sujet : ces substances reprotoxiques peuvent perturber le développement du système reproducteur au cours de la gestation et après la naissance. Elles sont à l’origine d’avortement spontané, de retard de croissance foetale et de mort intra-utérine. Ces perturbateurs endocriniens induisent aussi

  • des malformations du système reproducteur masculin : cryptorchidie (malposition des testicules), hypospadias (malposition de l’urètre) ;
  • des troubles de la maturation sexuelle (par exemple: puberté précoce) ;
  • des altérations de la fonction thyroïdienne ;
  • des tumeurs des testicules, de la prostate et des seins


Sources : http://reseau-environnement-sante.fr/category/dossiers-par-themes/effets-cocktails-perturbateurs-endocriniens/ et http://www.afsset.fr/upload/bibliotheque/771953541745249614035691288700/11_perturbateurs_systeme_endocrinien.pdf. Merci à sante-environnement.be pour l'emprunt de l'illustration

A la maison, commencez par supprimer le Nutella à la table du petit déj ou du goûter (pour mémo le nutella contient le plus dangereux des phtalates, le DEHP), à ne plus utiliser de boites en plastiques pour faire chauffer les aliments, à opter pour les produits indiquant "sans bisphénol", (surtout pour les bébés et femmes enceintes), à ne mettre sur la peau que des crèmes sans phtalates, à choisir des boites en verre plutôt que les conserves en métal (le film plastique à l'intérieur en contient), et si vous en avez, des sextoys à n'utiliser que des sans phtalates ...

Vous avez d'autres conseils à partager ?

Bisphénol A et risque de cancer du sein confirmé

Désormais la preuve est faite : le bisphénol A (BPA) augmente l'incidence de cancers mammaires ! Après les études sur le rat, des tests ont été menés sur des singes macaques en fin de grossesse, avec une exposition à 400 microgrammes par kilo de poids corporel et par jour (µg/kg/d), équivalentes aux doses qu'on retrouve dans le sang chez la femme. Les résultats permettent également de constater que les nouveaux nés sont aussi affectés par une modification de la densité du tissu épithélial de la glande mammaire. Et avec les années, ces futurs adultes vont développer davantage de " lésions précancéreuses et cancéreuses.". Une précédente étude avait également démontré l'impact du Bisphénol A sur les palpitations cardiaques entrainant des irrégularités, avec à la clé fatigue, étourdissements, évanouissements, voir pouvant entrainer une crise cardiaque. Une autre étude réalisée en Inde et parue également en mai indique que le Bisphénol A peut aussi bloquer l'action d'enzymes utiles, servant à protéger les cellules du corps contre le stress oxydatif. Enfin cette dernière étude qui révèle que le Bisphénol A entraine des dégâts sur les ovaires (ovaires polykystiques) sachant que 10 à 18 % des femmes américaines sont déjà touchées par l'infertilité qui en découle. Bref en Avril et Mai, les scientifiques nous redisent combien les substances chimiques, Bisphénol A (et autres), phtalates and co sont nocifs à notre santé !. Alors on l'applique quand ce projet de loi demandant l'interdiction du Bisphénol A et des phtalates dès 2013 ?

Bisphénol A renforce le risque de cancer du sein

Sources :

Perturbateurs endocriniens dans les produits du quotidien

En achetant des produits courants tels que la litière pour chat, du linge de lit, des rideaux de douche, des nettoyants ménagers, du liquide vaisselle, du shampoing, du dentifrice, de la crème solaire, du stick à lèvres, des désodorisants..on ne se doute pas que derrière ces produits du quotidien se cachent des substances agissant comme des perturbateurs du système endocrinien. Et pourtant c'est bien ce que démontre à nouveau une étude américaine publiée le 08 mars dans Environmental Health Perspectives. Dans plus de 50 produits de ce type, les chercheurs ont trouvé 55 substances chimiques indésirables : parabènes, phtalates (le nutella contient le phtalate le plus dangereux), bisphénol A, triclosan, éthanolamines, alkylphenols, fragrances (les muscs, ...), éthers de glycol (comme phénoxyethanol à éviter dans les cosmétiques), filtres UV cyclosiloxanes, ethanolamines...Ils ont démontrés que les produits contenant du vinyl ont 10 % de DEHP, (le fameux phtalate dangereux du nutella). En clair notre exposition quotidienne à tous ces polluants chimiques agit négativement sur notre santé. L'étude conclut à l'importance de tester les mélanges de ces complexes pour évaluer leur toxicité (actuellement on étudie séparément les seuils tolérables de ces polluants sans prendre en compte l'effet cocktail décrié par les cancérologues). Elle demande également à afficher un étiquetage clair précisant la présence de ces substances chimiques afin que chaque consommateur puisse choisir en toute transparence, notamment quand une femme porte la vie. Générations Futures et le Réseau Environnement Santé demandent à ce titre que l'on puisse "changer la façon dont est géré le risque lié aux pertubateurs endocriniens" et faire en sorte que « Le corps d'aucun parent ne doit être contaminé par un Perturbateur Endocrinien ».

perturbateurs endocriniens dans les produits courants

Voir l'étude complète

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Désormais on tolère plus de pesticides dans l'eau du robinet

Dans l'eau de notre robinet se cachent des substances peu désirables : mal éliminées par les stations d'épuration, hormones, polluants, pesticides se retrouvent dans nos verres. La pollution se propage ensuite dans notre corps, avec un effet d'accumulation. Nous sommes 67 % à boire l'eau du robinet au moins une fois par semaine en France. La qualité de cette eau est donc essentielle à la population, d'autant que le recours aux bouteilles d'eau n'est pas une solution écologique. Dernièrement le "Ministère de la Santé a rendu plus facile la distribution d’eau polluée par des pesticides au-delà de la limite de qualité", selon le Mouvement pour le Droit et le Respect des Générations Futures.

eau du robinet

Avant on interdisait de boire ou d'utiliser l'eau du robinet pour la préparation des repas, si la pollution au pesticide représentait plus de 20 % de la valeur repère (V Max définie par l'OMS) ou "si la teneur en pesticides dépassait ne serait qu’un jour cette V Max…toujours largement supérieure au 0.1 μg/L de la limité dite ‘de qualité" (Avis du Conseil Supérieur d’Hygiène Publique de France 7 juillet 1998). Aujourd'hui la tolérance a été augmentée (cf publication au BO février 2011 d'une instruction de la direction Générale de la santé du 09.12.10, passée inaperçue : http://www.sante.gouv.fr/fichiers/bo/2011/11-01/ste_20110001_0100_0131.pdf) : désormais il faudra attendre d'avoir 100% V Max pour que la restriction d'eau s'impose, sans tenir compte de la durée de l'exposition. Concrètement ça change quoi ? On va tolérer dans de nombreuses communes des taux 5 fois plus importants de pesticides avant de réagir par une restriction d'eau ! Le folpet, classé cancérigène probable aux USA, est toléré désormais en France jusqu'à 300 ug/L d'eau pendant un mois, depuis décembre 2010 alors qu'avant il était interdit de dépasser60 ug/L ! Du coup, avec les seuils qui augmentent forcément les statistiques se trouveront mieux lotis : moins de personnes concernées par la présence excessive de pesticides,( vu qu'on tolère plus de pollution !)



Quels sont les impacts des pesticides dans l'eau ? Les pesticides peuvent provoquer entre autres des cancers de la prostate chez l’homme, des leucémies chez les enfants et atteindre leur cerveau (cf mon article : pesticides danger pour le cerveau des enfants), entre autres.

Pour en savoir plus sur l'impact sur la santé, voir mon article : Eau et cancer, quelle eau boire ?

Cosmétique toujours du plomb dans les rouges à lèvres !

Se maquiller avec un rouge à lèvres qui contient du plomb vous y aviez pensé ? Déjà en 2007, sur les échantillons de rouges à lèvres testés aux USA, un tiers révélait un taux de plomb supérieur à 0,1ppm, et donc supérieur au niveau autorisé par l'autorité de santé américaine FDA (Food and Drug Administration Américaine ) pour la présence de plomb dans les bonbons, sensé protéger les enfants d'une ingestion (et oui les enfants aiment goûter le rouge à lèvres de maman). En 2011 de nouveaux tests sont réalisés par Frontier Sciences Global, Inc, un laboratoire privé basé à Seattle, et cette fois l'association de consommateurs Campaign for Safe Cosmetics nous indique la présence de deux rouges à lèvres français (fabriqués par l'Oréal) dans le top 5 des rouges à lèvres les plus pollués au plomb ! (1- marque Maybelline "Color Sensational 125 Pétale rose" à 7,19 ppm de plomb et 2- L’Oréal "Colour Riche 410 Volcanique" à 7,00 ppm ). Les 3 autres (en dessous de 5 ppm) sont des marques Nars et Cover girl. La prochaine analyse sera publiée en Mai. En 4 ans, au lieu de diminuer, le taux de plomb a bel et bien augmenté (voir plus que doublé) dans les cosmétiques issus de la pétrochimie. Certes ce n'est pas une substance ajoutée volontairement mais une impureté plutôt dérangeante. Et ce n'est pas une histoire de prix, puisque le rouge à lèvres le moins cher parmi ceux testés présente le taux de plomb le plus bas.

rouges à lèvres pollués au plomb

Le plomb impacte la santé. Ce métal lourd s'accumule dans l'organisme, en se fixant sur les os. En tant que neurotoxique il perturbe le comportement et les acquisitions. Aussi, il est important de prévenir l'exposition au plomb chez les femmes allaitantes ou enceintes : le plomb traverse le placenta pour atteindre le cerveau du foetus et en modifier le développement. Certaines études dénoncent l'impact du plomb dans des fausses couches, et dans troubles hormonaux (pertubateur endocrinien qui entraine une baisse de la fertilité, une puberté décalée, ...), cf mon article de 2007 du plomb dans les rouges à lèvres. Bref ne laissons pas les enfants jouer avec des rouges à lèvres non bio !



Il faut savoir que le plomb a été retrouvé dans 100% des produits testés et dans 95% des rouges à lèvres la teneur en plomb dépassait le seuil de sécurité autorisé pour les bonbons.

Voilà les résultats des tests 2007 : résultats taux de plomb dans les rouges à lèvres

et voilà les résultats des derniers tests 2012 : le taux de plomb a augmenté !

résultats tests 2012 taux de plomb dans les rouges à lèvres

Source : http://safecosmetics.org/ et le rapport FDA http://www.fda.gov/cosmetics/

Comment bien choisir son stick à lèvres ?

Aspartame, phtalates, bisphénol, ...serait on en train de comprendre ?

Notre corps est exposé tous les jours à de multiples substances chimiques, par l'alimentation, les produits ménagers, les jouets, les vêtements, ...Depuis quelques semaines, il semble qu'une prise de conscience s'organise. Les élus à l'assemblée, les scientifiques, les associations, ...chacun y va de son discours. Le bisphénol est désormais perçu comme une menace et les industriels vont devoir modifier leur recette, notamment pour les résines époxy protégeant l'intérieur des boites de conserves. La question est quand ? Quand sera t on débarrassé de ces polluants qui nous intoxiquent ? On avance sur un produit, mais on découvre derrière que d'autres substances sont tout aussi dangereuses : par exemple on a focalisé sur le bisphénol A des biberons tout en laissant les bébés sucer une tétine pouvant transmettre des résidus d'oxyde éthylène, molécule mutagène, cancérogène," un million de fois plus active que ne l’est le Bisphénol en tant que perturbateur endocrinien !" (selon André Picot, ancien directeur de recherche au CNRS). Avant hier Greenpeace nous alertait sur la présence de nonylphenol toxique dans nos vêtements et chaussures, Hier le WECF nous rappelait que les jouets des enfants contiennent trop de substances chimiques nocives, aujourd'hui on apprend que l'aspartame entraine un risque majeur d'accouchement prématuré et demain ? J'ai le sentiment que l'information nous revient en boucle...serait on en train de comprendre ?

plastique toxique, aspatame, bisphénol, phtalates,

Evidemment les lobbying agissent. Pour le BPA l'Académie de médecine a rétorqué qu'une interdiction totale avant 2014 se serait trop tôt. Il faudrait se contenter d'informer sans "angoisser" le public. Certes, mais soit c'est nocif et on interdit, soit cela ne l'ai pas et on autorise. Entre les deux qui place ses enfants ?

Sources :
www.lesnouvellesnews.fr/
www.lemonde.fr/

www.actu-environnement.com
www.tempsreel.nouvelobs.com/

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