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Vendredi 02 décembre 2016

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Le premier Festival Zero Waste du 30juin au 2juillet à Paris

Layout 6Voici 3 dates à noter dans vos agendas, le premier Festival Zero Waste (ou zéro déchet) se déroulera du 30 juin au 2 juillet, à Paris dans le cadre enchanteur et alternatif du Cabaret Sauvage, à deux pas du canal de l’Ourcq (La Villette).

Difficile de passer à côté de cette nouvelle tribu écolo que sont les minimalistes, ceux qui, à l’instar de Béa Johnson et de la familles Zéro Déchet (présents pour des conférences) souhaitent alleger leur vie du superflus des emballages et de la pollution! Suivant l’idée que le meilleur déchet est celui que l’on ne produit pas, la philosophie Zéro Waste incite au vrac, aux économies, au recyclage, l’upcyclage, à la chasse au gaspillage…

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HOP ! Halte à l’Obsolescence Programmée sur produitsdurables.fr

dechets_1_frigos-cb026.jpg__Pour le site e-RSE.net qui a chiffré le coût de ce mode de vie, le calcul est accablant: “En 1949 aux Etats-Unis, les ménages ont dépensé 2.9 milliards de dollars pour les équipements ménagers. En 2014, ce chiffre s’élevait à 52 milliards, soit une augmentation de près de 45% lorsque l’on prend en compte l’inflation. " (source)

Né ce constat de plus en plus prégnant que le renouvellement des objets rythme notre vie, des spécialistes de l’économie circulaire et du développement durable ont eu l’idée de créer l’association à but non lucratif HOP! (Halte à l’Obsolescence Programmée). HOP! souhaite tout d’abord nous sensibiliser à cette thématique, qui a son volet dans la loi de transition énergétique votée à l’été dernier, mais surtout proposer des solutions : comme améliorer la réparabilité des produits et faciliter les actions civiles des consommateurs et des associations.

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Le triple enjeu écologique des insecticides

fleur-abeille-pesticide-danger.jpgUn récent sondage dévoilé par Agir pour l'Environnement montre que 84% des français sont pour le bannissement des pesticides jugés dangereux. Notre mode de vie moderne, nous pose effectivement un véritable problème : quelle place laisser aux insectes dans notre maison tout en vivant en harmonie avec notre environnement ? Tout le monde s’accorde à dire que chaque être vivant a sa place dans un écosystème donné. Cependant, peu d’entre nous envisagent sérieusement une colocation avec araignées, fourmis, mites, mouches, moustiques et leurs cousins! (humour d’insecte ;p).

En France, les insecticides ne représentent que 5% des 59.300 tonnes/an de pesticides utilisés, avec des aléas, souvent causés par les conditions climatiques qui jouent sur le développement des populations d’insectes. Plus il y en a, plus le réflexe est d’utiliser des produits pour s’en débarrasser. Mais l’utilisation d’insecticides n’est pas anodin pour notre environnement

Insecticides, pesticides, biocides, répulsifs… quelles différences?

Un biocide est un produit qui, d’une manière générale, tue (bio, du grec “bios” la vie). Les pesticides, ou “produits phytosanitaires” dans une version plus poétique, sont des biocides spécifiques aux populations dites nuisibles : insectes (insecticides), champignons (fongicides). Les insecticides comme les néonicotinoïdes sont d’ailleurs mis en cause dans la surmortalité des abeilles. C’est pourquoi le gouvernement français souhaite interdire 53 molécules couramment utilisées comme pesticides, voire bannir les produits phytosanitaires, à l’exception des préparations naturelles peu préoccupantes (PNPP), comme le purin d’ortie.

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Un répulsif est un produit qui va repousser les insectes sans les tuer. Il joue le rôle d’une barrière contre les insectes, afin que ceux-ci n’entrent pas dans la maison, ou ne perturbent pas le déjeuner dominical en terrasse.

La preuve par 3 de leur nocivité sur l’environnement

pesticide-phytosanitaire-eau-france03.jpgLes insecticides et les pesticides en général ont de nombreux effets pour l’homme et la nature. Tout d’abord leur action sur la santé, car cela nous touche directement. De nombreux pesticides empoisonnent littéralement les agriculteurs qui les manipulent, ainsi que les consommateurs. Cependant, l’impact des pesticides sur l’environnement est tout aussi préoccupant. D’une part les pesticides polluent nos sols et nos rivières à des taux catastrophiques. Une étude du Commissariat Général du Développement Durable (CGDD) que rapporte que 89 % des 2.706 points de mesure des eaux de surface du territoire métropolitain (56 % outre-mer hors Guyane) présentent des pesticides dans des taux supérieurs aux recommandations de la directive cadre européenne sur l’eau. Parfois, il a été retrouvé jusqu’à 20 pesticides!

D’autre part, quand un insecte disparaît, c’est tout l’écosystème qui est impacté. Lorsqu’une population d’insectes est décimée, son prédateur naturel, n’aura plus de quoi se nourrir et va s’éteindre à son tour, se répercutant ensuite sur le reste de la chaîne alimentaire. On parle le plus souvent des abeilles, car leur disparition menace directement la production de fruits et légumes que nous consommons. Mais il y a aussi les moucherons, papillons de nuit et autres insectes dont se nourrissent les chauves-souris

De plus, comme pour les antibiotiques, l’utilisation de pesticides induit l’apparition d’une résistance chez certains insectes, qu’ils soient ciblés ou non par la molécule. Cette résistance peut donc réduire, voire annuler, l’effet de l’insecticide et poser le problème inverse à savoir une trop grande population d’insectes, non régulée par leurs prédateurs naturels.

Mignonne (coccinelle), allons voir si la rose est bio...

zeropesticides.jpgDans le cadre de la directive “Zéro Phyto”, de nombreux produits phytosanitaires pour les professionnels ou collectivités seront interdits dès 2016 pour les espaces verts, et pour les particuliers en 2022. A cette date, nous n'aurons plus le droit d'utiliser de pesticides ou chimiques dans le jardin. Cette notion de “jardin” est importante! En effet, les insecticides utilisés en intérieur ne sont pas visés par le texte : leur action se limite dans l’espace et n’affecte pas les plantes autour. Mais pour autant, il faut préférer des produits dont la biodégradabilité est prouvée, avec peu d’interaction sur l’écosystème.

Pour ce faire, abonéobio.com vous conseille quelques produits pour se passer des insectes sans nuire à la nature :

Le spray pyréthricide est formulé à partir de pyréthrine, une molécule naturellement présente dans de petites fleurs aux allures d’aster (pyrèthre de Dalmatie) ou certains chrysanthèmes. La molécule se dégrade naturellement et très vite sous l’effet de la chaleur ou des UV, ce qui assure une excellente biodégradabilité à ce spray, également disponible sous forme de recharge (5L)

Pour profiter du grand air, sans invasion de mouche, la gamme PARE INSECTE propose un attrape-mouche à installer en extérieur avec ses recharges ou des bandelettes tue-mouches à placer dans votre intérieur.

Contre les guêpes, quelques gouttes d’HE de Géranium Bourbon (ou rosat) diffusées permettront d’éloigner ces insectes pollinisateurs sans les tuer.

De la même manière, l’HE de citronnelle est le remède ancestrale pour éloigner les moustiques,

Contre les tiques, qui font leur retour avec la maladie de Lyme en prime, quelques gouttes d’HE de menthe sur les vêtements devraient suffire à les repousser.

savon-noir-mou.JPGEnfin, si vous avez quand même quelques rosiers à protéger des pucerons et des fourmis, sachez que le savon noir vaporisé sur l’ensemble des plantes recouvre celles-ci d’une pellicule anti-adhésive qui empêche les insectes de grimper jusqu’aux parties aériennes. Efficace, très économique et totalement indolore pour les abeilles, papillons et autres pollinisateurs!

Nanoparticules, grandes conséquences

nanoparticule-solaire-danger_melanome.jpgLe soleil est enfin de retour! Les bienfaits qu’il procure ne doivent pas faire oublier les précautions à prendre face aux premiers rayons printaniers. Chapeaux, lunettes, une gourde d’eau : hydratation et protection! Nous avons été parmi les premiers à avoir parlé des nanoparticules utilisées en cosmétique, nous souhaitions faire le point sur l’utilisation de ces ingrédients chimiques de plus en plus prisés par les industries. Une étude américaine du MIT et de Harvard Public School for Health publiée en 2014 a mis en évidence la toxicité de la plupart des nanoparticules les plus courantes.

Quels sont les dangers ?

Pour les industriels, les nanoparticules permettent d’obtenir des textures, des saveurs ou des couleurs intéressantes. Cependant, leur taille - bien inférieure à celle d’une cellule du corps humain - est mise en cause, car elle permet aux nanoparticules de pénétrer dans le corps via l’épiderme quand il s’agit de crème, ou de provoquer des lésions de l’intestin quand il s’agit de nanoparticules présentes dans nos aliments. Une fois dans les cellules, les nanoparticules peuvent causer de grave modification de l’ADN, et provoquer des mutations et des tumeurs cancéreuses.

nanoparticule-danger-creme-solaire.pngJusqu’ici les études sur les nanoparticules se contentaient de rechercher les effets à court terme, et non de prouver - ou non- leur toxicité. Les chercheurs américains ont choisi de se focaliser sur les 5 nanoparticules les plus utilisées : l'argent, l'oxyde de zinc, l'oxyde de fer, l'oxyde de cérium et le dioxyde de silicium, et d’analyser leur effet sur un type de cellules sanguines humaines (lymphoblastoïde) en plus de cellules ovariennes de hamster.

Les chercheurs ont déterminé que parmi les 5 molécules étudiées, 3 (dioxyde de silicium, l'oxyde de fer et l'oxyde de cérium) ont une faible action sur l’ADN des cellules.

Les crèmes solaires, remède controversé contre les UV

nanoparticules-creme-solaire-aboneobio.jpgA l’inverse, les résultats de l’étude ont montrés que l’argent, sous sa forme nanoparticulaire, et l’oxyde de zinc, couramment utilisé dans les crèmes solaires sont les deux molécules qui affectent le plus fortement l’ADN . Si les crèmes solaires sont utilisées pour contrer les effets cancérigènes des UV, tout indique donc qu’une crème solaire qui comporte des nanoparticules peut être tout aussi nocive. A plus forte raison, si la peau présente des coupures ou des lésions qui faciliteraient la pénétration de la crème dans le derme.

De plus, l’utilisation d’une crème écran total ne permet pas à notre corps de produire de la vitamine D, qui lutte contre les dysfonctionnement de la thyroïde, bénéficie à la bonne santé des dents et des os et pourrait lutter contre certains diabètes et cancers… Depuis juillet 2013, l'étiquetage des crèmes solaires est obligatoire et doit faire apparaître si des nanoparticules (oxyde de zinc ou dioxyde de titane, majoritairement) entrent dans la composition du produit. Et pour bien choisir votre crème solaire, car il est évidemment nécessaire de se protéger du soleil, n’hésitez pas à lire notre précédent article !

Quelques conseils pour profiter du soleil

  • De l’extérieur : préparer sa peau : Ne parlons pas d’autobronzant mais de simplicité. Cela peut ne pas être évident, mais une peau nette, gommée, tonique et hydratée est mieux préparée pour recevoir les rayons du soleil.

Abonéobio.com vous conseille de commencer par un gommage doux pour le corps, parfait pour nettoyer et se débarrasser des peaux mortes. C’est le moment idéal pour réaliser une épilation à la cire (plus douce et plus durable que le rasoir). L’huile de calophyllum est idéale pour préserver la souplesse de la peau et l’hydrater après un gommage. L’huile sèche pour le corps est par ailleurs une alliée précieuse pour favoriser le renouvellement cellulaire. A n'utiliser qu'après une exposition au soleil, car les agrumes qui entrent dans sa composition sont photosensibilisants.

  • De l’intérieur : une alimentation saine. Exit les compléments alimentaires, on fait une cure de salades riches en béta-carotène (carotte, tomate, betterave...) assaisonnées d’une huile végétale bourrée d’oméga 3 et 6 comme l’huile de carthame, de bourrache ou de sésame. Sans oublier de boire de l’eau!

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  • S’équiper et s’adapter : Enfin pour échapper aux morsures aux coups de du soleil, il est recommandé d’éviter les heures d’ensoleillement les plus chaudes (11h-15h), et de se couvrir. Les chapeaux peuvent devenir de véritables accessoires de style pour se démarquer (et sans démarcation) sur la plage. De plus, il existe désormais des vêtements anti-UV. Leur efficacité contre les mélanomes est encore sujette à caution, compte-tenu de leur récent développement (milieu des années 2000), sachez qu’un vêtement foncé, dont les mailles sont serrées, suffit généralement à protéger des rayons les plus dangereux.

nanoparticule-melanome-day_Dermato.jpg*Surveiller et dépister les grains de beauté : à l'occasion du 17ème Mélanome Day, le 28 mai prochain, le Syndicat National des Dermatologues et Vénérologues invitent de nombreux dermatologues à participer à une nouvelle journée nationale de dépistage gratuit. C'est également l'occasion pour les médecins de rappeler quelques conseils de prévention et d'alerter les politiques publiques. Plus de renseignement sur un site internet et l'application pour mobile SoleilRisk, pour trouver le spécialiste le plus près de chez vous.

Dans les crèmes … et dans notre alimentation!

On se méfie souvent beaucoup plus d’une molécule chimique quand elle est ingérée (pour des raisons d’allergies notamment) que dans sa forme “produit” type crème.

Cependant, les M&Ms, et d’autres bonbons comme les Menthos contiennent également du dioxyde de titane, sous son appellation E171 dans l’industrie alimentaire. Malheureusement, les nanoparticules sont tellement petites qu’elles ne peuvent être retrouvées par analyse des produits. Ainsi, les géants de l’agro-alimentaire peuvent allégrement les ajouter aux recettes pour une texture plus onctueuse, une couleur plus appétissante ou éviter la formation de grumeaux, malgré les recommandations de l’Afssa qui concluait en 2009 qu’il n’est pas possible, aujourd’hui, d’évaluer l’exposition du consommateur ni les risques sanitaires liés à l’ingestion de nanoparticules. Et de préconiser l’évolution du dispositif réglementaire pour exiger une déclaration systématique de ces substances ou produits dans l’alimentation et conduire à des autorisations de mise sur le marché. Jose-Bove-nanoparticules-mms-bonbons.jpg

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