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Dimanche 26 octobre 2014

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2014 , vers la fin du gaspillage alimentaire ?

Selon la FAO (organisation de l’Onu pour l’alimentation et l’agriculture), nous gaspillons chaque année environ 1300 milliards de tonnes de produits alimentaires, soit près d’un tiers de la production mondiale.

Contre cette invraissemblance, un mouvement d’engagés a vu le jour aux Etats Unis, en 1999, et gagne peu à peu l’Europe au plus fort de la crise économique, en 2008. Le freeganisme (gratuivorisme ou « philosophie » du déchétarien). Consiste à se servir dans les poubelles des magasins, boutiques, Grande Disribution, en produit peu ou pas périmés, mais que les enseignes jettent quand même comme ils sont jugés « invendables ».

Pour ces activistes, responsables associatifs, écologistes ou altermondialistes, l’objectif est autant de faire des économies que de lutter contre un gaspillage alimentaire à l’outrance. Pourquoi jeter un sac de 2kilos de pommes si seulement l’une d’entre elles est abîmée ? Pour la grande distribution, qui gère son stock selon la formule comptable « pertes et profits », cela ne change rien, mais pour les plus démunis et notre planète, cela change tout. Il fallait beaucoup de courage et d’audace pour prouver à la grande distribution ses erreurs, en fouillant ses poubelles, néanmoins, cela a fait bouger les choses.

2014 a été déclarée par l’union européenne année de la lutte contre le gaspillage alimentaire. A ce titre, voici quelques initiatives intéressantes qui, si elles sont couronnées de succès, montre que l’audace finit par payer, comme disait Danton.

Intermarché : les fruits et légumes moches séduisent !

La première mobilisation du genre contre le gaspillage des enseignes « conventionnelles » a été la campagne d’Intermarché pour les Fruits et Légumes moches. Une initiative couronnée de succès dans l’hypermarché de Pontaut Combault (77), où les consommateurs ont été sensibilisés et incités à acheter des fruits et légumes qualifiés d’inesthétiques à un prix 30% moins cher. Outre la présence des cultivateurs lors d’un week-end dédié en mars dernier, des soupes et des jus ont été préparés à partir de ces produits afin de démontrer leur qualité gustative. Un affichage et des slogans bien pensés ont accompagné l’opération qui a été largement relayée sur les réseaux sociaux. Récemment, la campagne s’est même vue déclinée en anglais dans un film parodique « inglorious vegetable ». Moche is the new chic!

CORA : la jeunesse innove contre les dates de péremption

Comment trouver des solutions innovantes aux problèmes actuels ? Dans le cadre d’un projet école-entreprise baptisé Challenge Créativité, 3 jeunes ingénieurs de l’école des Mines d’Alès ont réfléchi à la revalorisation des produits périssables et aux dates limites de consommation (DLC/ DLUO). Depuis début juillet 2014, la société CORA teste donc dans ses magasins d’Alès et de Limoges un nouveau dispositif de merchandising et de signalétique basé sur la responsabilisation de tous. Si certaines enseignes proposent des réductions sur les produits à « date courte », il s’agit ici de réintroduire ces produits dans le circuit, sensibiliser le consommateur et rendre ces denrées plus attractives. Ecologiquement, l’initiative est louable ; économiquement elle est même rentable ! Pour Olivier DELESCLUSE, qui dirige l’hypermarché CORA d’Alès : «Ce merchandising new look apporte à nos rayons beaucoup de dynamisme et va faire économiser 50 000€ par an. L’état‐major de CORA va d’ailleurs mettre en œuvre ce dispositif dans 30 autres magasins. En plus, le personnel de nos magasins a immédiatement adhéré à cette innovation. Je salue donc la créativité et le sens des réalités de ces 3 jeunes élèves-ingénieurs : leur dispositif crée de la valeur économique et sociale ».

En plus de la signalétique, voici quelques exemples de slogans imaginés par les élèves: « Sois malin, mange‐moi demain », « Cabossé mais bien conservé », « Je ne suis pas caillé, tu peux y aller », « Osez, même si la fin n’est pas loin ! »…

Ci dessous une vidéo réalisée pour la soutenance des 3 élèves-ingénieurs.

Les enseignes bio : la bonne conduite des consomm’acteurs.

Dans les enseignes bios, ce ne sont pas les mêmes problématiques. Les consommateurs sont bien évidemment plus « éveillés » sur les dates de consommation, ou les fruits « moches », néanmoins tout est fait pour limiter au maximum le gaspillage alimentaire.

Dans un autre domaine les magasins bio s’attachent depuis des années à promouvoir le vrac. Ce mode de consommation permet de proposer des produits jusqu’à 30% moins cher, de réduire les emballages (les bouteilles sont réutilisées), ainsi que le gaspillage (en adaptant la quantité souhaitée). Il permet également de développer la production agricole biologique en construisant des filières françaises d’exploitation (notamment les graines de tournesol) Depuis le début de l’année et jusque septembre 2014, le magasin Biocoop « Saveurs & Saisons » de Villeneuve d’Ascq (Nord pas de Calais), teste le vrac liquide en alimentaire avec la mise à dispositiion d’huiles (olive, colza, mélange…) de vinaigre, ou de vin… La Biocoop Scarabée de Rennes teste également un système de distribution automatisé inspiré du concept déjà proposé pour les produits d’entretiens écologique comme la marque Etamine du lys.

Bientôt dans vos supermarchés ? Quand la législation s’en mêle…

On se souvient de Frédéric Daerden, ce bourgmestre d’Herstal en Belgique qui avait soumis un supermarché à l’obligation de don de ses invendus à des associations. L’initiative, qui avait enthousiasmé les écologistes, est le point de départ d’une nouvelle proposition de loi contre le gaspillage alimentaire, en France. L’objectif est d’inciter les enseignes de la grande distribution à donner leurs invendus à des associations caritatives plutôt que de les jeter. Il faudra suivre de prêt les débats et ce qu’il en ressort, comme cette proposition est d'ores et déjà controversées, autant par les entreprises que les écologistes et les associations. En attendant, nous pouvons nous réjouir que les industriels de la grande distribution cherchent des solutions économiquement durables et écologiquement acceptables.

Emballer son sandwich avec du recyclable réutilisable

Pour un pique-nique écologique il existe une solution pour emballer son sandwich : un tissu réutilisable, avec des scratchs adaptés, pour le maintien du casse croute. C'est tout simple et très pratique. On évite ainsi le recours au film plastique, au papier aluminium. Et en plus une fois déroulé, il sert de set de table pour poser le repas. Un petit geste pas si anodin quand on sait qu'en France la consommation de papier aluminium permet de faire 28 fois le tour du monde. Le réflexe du porte sandwich réutilisable est initié par la société Marcadiferencia qui a breveté le Boc’n Roll. A l'extérieur, composé de textile, et à l'intérieur, une partie plastifiée composée d'un plastique recyclable, compatible pour le contact alimentaire, et qui facilite le nettoyage. Une fois replié, il tient dans la poche. Pratique pour y placer les goûters lors des sorties scolaires des enfants, adapté aux sandwichs roulés pour un snack au bureau, ou pour y placer des fruits secs pour la randonnée, c'est un produit breveté made in Espagne

emballer sandwich écologique emballage tissu réutilisable

Une innovation utile aux familles qui renforce aussi la tendance à l'usage de produits durables partout en Europe

Et pour laver cet emballage recyclable sandwich je vous recommande l'usage du liquide vaisselle bio ultra dégraissant Etamine du Lys disponible dans la boutique d'aboneobio

S'abonner au panier culturel

Les abonnés aux paniers de fruits et légumes avaient déjà la possibilité d'élargir leur abonnement bio aux cosmétiques et aux produits d'entretien. Désormais ils pourront aussi ajouter un panier culturel. A Nantes, l'Association pour un circuit court culturel (AP3C) a imaginé un abonnement qui permet la livraison de 4 paniers découverte culturelle à l'année pour un coût mensuel de 20 euros (240 € /an). Déjà 42 abonnés. La première livraison comprend deux places pour assister à la représentation "théâtre en appartement", une BD locale, un CD d'un chanteur nantais. L'idée étant de promouvoir les artistes, en leur donnant la possibilité de pouvoir vivre de leur art, sans ajouter les coûts intermédiaires des magasins, et de favoriser aussi les belles rencontres de proximité. Une Amap culturelle est née dans une tendance de fond où l'abonnement commerce à émerger. Chez aboneobio précurseur de l'abonnement aux paniers bio de cosmétiques et produits entretien on apprécie !

panier culturel nantes panier culture Panier Culture

Tendances consommation 2012 - 2022

Les technologies numériques évoluent sans cesse. Quelles seront les tendances de consommation de demain pour guider les entreprises de ce secteur dans leurs stratégies ? Le cabinet américain Gartner a mené l'enquête sur les nouvelles tendances du marché et voici ce que je retiens des 10 valeurs phares des consommateurs pour les 10 prochaines années : achat malin, faire gagner du temps pour mieux en perdre, recruter des femmes, soigner l'expérience utilisateur, l'impact des médias sociaux, tous vers le 2.0, offrir de la réassurance, achat multicanal, priorité à l'intuitivité, miser sur les économies émergentes (Inde, ...).

  • Achat malin : l'économie mondiale et la crise a obligé les consommateurs a acheté différemment. Le marché doit s'adapter à une nouvelle norme et réussir à séduire avec des gammes abordables, une expérience utilisateur renforcée, un marketing adapté à un budget malin, offrir des options plus, ...
  • Faire gagner du temps pour mieux en perdre : avec des mises à jour attendues, régulières et de plus en plus fréquentes, une connectivité en temps réel... L'innovation se joue aussi dans les produits et services permettent au consommateur de gagner en productivité et mais aussi d'occuper son temps avec plaisir.
  • Recruter des femmes : alors qu'elles jouent un rôle décisif dans les achats (elles assurent 70 à 80 % des dépenses du ménage, y compris l'acquisition d'une voiture, d'un ordinateur ou d'une maison...), les femmes sont peu représentées dans les postes décisionnels de ces entreprises liées à la technologie et aux médias. Il est important d'accroitre leur recrutement dans des postes à responsabilité et créatifs.
  • Soigner l'expérience utilisateur : les clients disposent d'une palette d'outils interactifs leur permettant de prendre des décisions. Miser sur le service après vente, le soutien technique sont essentiels pour faire la différence. Les marques se doivent de soigner l'expérience utilisateur
  • L'impact des médias sociaux : les consommateurs consultent les avis sur les réseaux sociaux. L'information y circule rapidement. On la commente. Les médias et les marques devront compter sur une diffusion multi écrans. L'intérêt d'un CRM s'appuiera sur sa capacité à appréhender cette nouvelle organisation.
  • Tous vers le 2.0 : les technologies prennent de la place au quotidien et grignotent une part du budget de plus en plus conséquent pour les consommateurs. Anticiper, être avant gardiste pour continuer à séduire les premiers, mais également savoir raccrocher les clients retardataires qui représentent les 2/3 des consommateurs en leur proposant de services adaptés pour les accompagner.
  • Offrir de la réassurance : dans un contexte où les faillites des banques, la corruption, les crises politiques, ....les repères s'effondrent. Les clients se tournent vers des marques qui les aident à passer ce cap de la crise, en leur apportant de la réassurance. Afficher une loyauté en jouant sur l'affectif, l'émotionnel, ...peut permettre à une marque de construire une relation durable avec ses acheteurs.
  • Achat multicanal : Si le e-commerce se développe, les consommateurs continuent à apprécier les échanges avec la marque sur les différents canaux, y compris le contact physique en magasin. Les volumes principaux resteront sur les enseignes de détail (approche intégrée et transparente). A partir d'une analyse multicanale du comportement des consommateurs, il conviendra de redéfinir les ressources et les priorités.
  • Priorité à l'intuitivité : Coté usager, la complexité des outils ne séduit pas. Le consommateur est en quête d'interface simple et intuitive. Ce qui implique des investissements du coté des fournisseurs pour rendre simple une technologie toujours plus sophistiquée. Aider et accompagner le client pour que l'installation et la configuration des outils à domicile soit évidentes, via des services adaptés. Proposer des solutions simples pour la facturation et l'interaction.
  • Miser sur les économies émergentes : la démographie d'un pays conditionne aussi le mode de consommation. L'Inde sera en 2030 le plus jeune pays du monde (contrairement à la Chine dont la population vieillit plus vite que l'Allemagne). Etre à l'écoute des marchés émergents, pour anticiper sur les attentes des consommateurs, mieux appréhender leurs cultures, valeurs, attitudes pour s'adapter à leurs besoins futurs. C'est aussi recruter du personnel local au sein de ces entreprises pour développer l'innovation en phase avec le marché à venir de la consommation. Une attention particulière à apporter aux classes moyennes dont les choix de marques se portent sur d'autres facteurs que le prix

NB il s'agit de ma compréhension et non pas de la traduction de cette étude. Pour plus d'infos je vous invite à lire directement le rapport Tendances macroéconomiques de la consommation, sur le monde entier, 2012-2022- Gartner Market Trends

Des voiles de bateaux recyclés en sacs

Le recyclage de voiles de bateaux en sacs est tendance et c'est tant mieux. Offrir une seconde vie au voilage, trop souvent jeté, en recyclant 15 000 mètres carrés (sur les 400 000 qui finissent à la poubelle en France) c'est le défi de cette société Lorientaise GREEN SAILS marque commerciale 727 Sailbags qui a vendu 7000 sacs l'année dernière, et celle de Vent de voyage, à St Malo qui a proposé via sa boutique 2000 sacs originaux, créés dans l'atelier de Christine et Yann. Il existe aussi les toiles du large, ou encore Textiles en mer lancé par l'association Echo mer .... Au delà des sacs, c'est aussi des poufs, des lampes, des transats, des coussins, des parasols ...des produits tendances recyclés, esprit cradle to cradle, à base de ces voilages résistants. Quand la tradition de la marine rencontre celle du recyclage pour donner du sens à notre consommation.

SACS RECYCLES 727 sailbags

sacs recyclés voiles de bateaux

textile-en-mer.jpg

J'aime les fondateurs convaincus et passionnés : Jean-Baptiste fou de voile co fondateur de 727 sailbags a choisi de confectionner la robe de mariée en toile de spi pour son propre mariage !

Les clients adeptes du web sont influencés par les avis

Les consommateurs préparent leurs achats sur le web et c'est devenu quasi systématique. Le fait d'être connecté en permanence permet aussi de prendre la "température" avant d'acheter : 88% des internautes se disent influencés par les recommandations de leurs pairs !. C'est l'ère du social shopping : les avis de nos amis nous aident à nous décider, dans un sens comme dans l'autre. La recommandation joue un rôle essentielle : 56% d’internautes ont émis au moins un avis sur un produit ou service et 66 % les consultent avant d'acheter. Intéressant de noter aussi dans ce 7ème baromètre sur les comportements d’achats des internautes de la Fevad / Médiamétrie, le poids des réseaux sociaux (il faut dire que les internautes sont membres de 2 réseaux sociaux en moyenne) dont Facebook : déjà 16 % des membres sont inscrits à une page fan entreprise ou marque (cf la page d'aboneobio sur Facebook). Ils y cherchent de l'information sur l'actualité de la marque (49 %), ou sur les promos (47 %).



Désormais 9 internautes sur 10 consultent les sites internet avant d'acheter, soit pour en savoir plus sur les fiches produits (les 2/3) soit pour lire les avis des usagers (6 sur 10) avec un rôle important joué par les réseaux sociaux, soit pour comparer les prix (1 sur 2). Cette consultation du web se fait désormais en direct, même sur les lieux de ventes (35 % des usagers connectés au web par leurs téléphones mobiles). Cette requête est utile au consommateur pour comparer le prix (36 %), pour faire de la géolocalisation (29 %), pour montrer au vendeur le produit recherché (26 %), ou pour directement finaliser un achat ( 24 % des mobinautes). En 2011 28 millions de Français achèteront en ligne pour une dépense estimée à plus de 35 milliards d’euros.

Les achats sont surtout concentrés sur les voyages (1 internaute sur 2). Ensuite les internautes achètent en ligne des services comme de la billetterie, des abonnements, des développements de photos, ..(52 %), des produits culturels : CD, DVD, livres... (42 %), de l’habillement : homme, femme, enfant, chaussures….(43 %), des produits high tech : électronique grand public, informatique, consoles …(38 %), du Petit et Gros Electroménager (16 %), des pièces détachées (10 %), de l’équipement automobile (9 %) et des articles et du matériel de sport (10 %).

A noter que le e-commerce séduit largement puisque 97 % des acheteurs s'estiment satisfaits de leurs achats en ligne. Une tendance consommation qui semble durable !

Voici le Top 15 des sites d’achats

  • 1 Voyagessncf.com 40%
  • 2 Amazon.fr 37%
  • 3 Fnac.com 33%
  • 4 Cdiscount.com 30%
  • 5 LaRedoute.fr 25%
  • 6 3Suisses.fr 22%
  • 7 Vente-privée.com 18%
  • 8 Ebay.fr 16%
  • 9 PriceMinister.com 14%
  • 10 Yves Rocher.fr 12%
  • 11 Airfrance.fr 11%
  • 12 Rueducommerce.fr 10%
  • 13 Auchan.fr 9%
  • 14 Orange.fr 9%
  • 15 Kiabi.com 9%

Crédit photo adstream

Une cité de la consommation responsable dans chaque ville ?

Marseille innove en lançant sa cité de la consommation responsable : regrouper en un lieu unique les acteurs de la consommation durable, stimuler la coopération entre eux et favoriser le développement de cette forme de consommation par une meilleure visibilité. Chaque ville de France devrait suivre ce bel exemple et avoir une Cité de la Consommation Responsable ! Et oui, consommer était jusqu'à présent juste un acte sans réflexion poussée. Aujourd'hui les consommateurs veulent en savoir plus sur les conditions sociales et environnementales de fabrication, transport, vente et recyclage en fin de vie, des produits qu'ils achètent. C'est la force du vouloir d'achat ! Si demain, nous décidons de boycotter une marque qui nous cache une information importante pour la santé de nos enfants (exemple avec Le Nutella contient du PEHP le phtalate le plus dangereux), l'impact sera immédiat dans les rayons et le fabricant devra revoir sa formulation. Dans le textile et la chaussure, la dénonciation des conditions de travail des salariés des usines a permis aussi de faire évoluer les pratiques (cf l'article sur le Jean le salaire de la mort en Turquie, sur le high tech il reste encore à faire, exemple avec les conditions de fabrication de l'Iphone d'Apple).



Si chaque ville créé une cité de la consommation durable, elle permettra de valoriser des initiatives précurseurs et pourtant essentielles à nos changements de pratique. Nous devons évoluer, acheter autrement, consommer moins mais mieux, se préoccuper de l'impact environnemental et social de ce que nous consommons. Les ressources s'épuisent, le recyclage doit s'imposer. Acheter un produit c'est aussi se poser la question de l'origine (matières premières, conditions de fabrication, ...) et de l'après (impact sur la planète, recyclage, ....). C'est des garanties sur l'ensemble du processus qu'on achète avec un produit responsable.


Aujourd'hui des entreprises comme Abonéobio, Versoo, ...participent à leur manière à une forme de pédagogie sur l'importance du changement de pratiques de consommation. Sauf que ces sociétés n'ont pas de budget à dédier à une communication de ce type et ce n'est pas non plus leur finalité. Est ce au secteur privé de porter seul l'initiative du changement ? Les collectivités qui participent à la collecte et aux traitements des déchets n'ont elles pas à être force de proposition pour initier des projets où l'on parle de consommation durable ?

A Nantes, il existe bien une Cantine Numérique, lieu de coworking portée par Atlantic 2.0 qui rassemble tous les acteurs de l'ouest du web et de l'innovation numérique, soutenue par les collectivités (Ville de Nantes et région). Ne pourrait il pas y avoir sur Angers (capitale du développement durable, ville où est né le 1er cahier des charges bio) une Cité de la Consommation Responsable comme sur Marseille ?

Peut être même qu'un réseau pourrait se créer en France avec ces lieux de cité de la consommation durable regroupant une offre commerciale qui a du sens :

  • proposer des produits bio, sains et respectueux de l'environnement (réduire la pollution, les déchets, la toxicité, préserver les ressources naturelles, encourager le recyclage (recyclerie , ...)
  • locaux (créer de la richesse sur le territoire là où les produits sont consommés pour maintenir des emplois durable),
  • des produits issus du commerce équitable (nord sud mais aussi nord nord) ou solidaire..,
  • favoriser les liens avec les consommateurs,
  • organiser les flux (approvisionnement, expéditions, ...) pour plus de compétitivité et d'innovation
  • encourager les croisements : projets collaboratifs, développement de gammes, co-création avec les consommateurs, ...),
  • où l'on se charge de la sensibilisation, de l'information pédagogique auprès des consommateurs ,
  • un lieu où les entreprises peuvent venir faire leurs emplettes (articles de bureau, mobilier, matériaux de construction, produits ménagers bio, textiles (tenues d'entreprises), traiteur, cadeaux entreprises, séjours, loisirs, finances....),
  • où les enfants peuvent apprendre à consommer autrement par des ateliers, ...



Vous aimeriez que votre ville propose ce type de Cité de la Consommation responsable ? Vous la verriez comment ? Avec quels services ?

Les chiffres clés de la consommation durable

Avec la crise économique, de nouvelles habitudes de consommation se sont installées. On préfère louer plutôt que d'acheter, on privilégie les articles d'occasion et les circuits courts, on rejette les biberons aux bisphénols (loi anti BPA), on fait des économies d'énergies, certaines collectivités installent des fontaines à eau pour éviter le recours aux bouteilles...Bref on consomme moins mais utile ! Et ce 4ème rapport édité par Mes courses pour la planète permet de faire le point sur les chiffres clés de la consommation responsable en 2010.

les chiffres de la consommation responsable

Compte tenu de l'activité de la boutique d'aboneobio, je vais me concentrer uniquement sur les tendances en matière de produits bio pour le corps et pour la maison

Chiffres clés de la consommation durable des produits d'entretien écologiques :

  • 77 % des Français reconnaissent que l’usage des produits ménagers peut avoir des conséquences sur leur santé (23 % de graves incidents et 54 % une incidence minime) selon une étude menée par le CRÉDOC pour Ecover en 2009.
  • Et pourtant leur critère d'achat reste l'efficacité (79 %) (il faut savoir que les vrais produits ménagers écologiques sont tout autant efficace que les produits conventionnels !) et le prix (53 %) (là aussi les vrais produits ménagers écolos sont concentrés et donc économiques à l'usage).
  • Fin 2008, on comptait 68 entreprises de détergents labellisées contre 40 en 2007, avec un chiffre d'affaires en hausse de 65 %. Ces produits écolabels sont vendus à des prix équivalents aux détergents classiques (mais leur qualité n'a rien à voir avec les produits certifiés détergence écologique par Ecocert, voir mon article sur les produits d'entretien écolos séduisent pour mieux comprendre en quoi l'Ecolabel est insuffisant pour les produits de ménage bio).

Les chiffres clés des cosmétiques naturels et biologiques

  • Le marché des produits cosmétiques bio et naturels ne cesse de croitre. Avec en moyenne + 30 % par an depuis 2004, ce marché pèse plus de 280 millions d’euros en France en 2008 (+ 11 % par rapport à 2008 %).
  • Si cela ne représentait que 4 % des ventes totales de cosmétiques en 2008, ce sera 10 % du marché en 2010-2012 et 30 % en 2015, selon les analystes d’Organic Monitor.
  • L'offre se développe, les adeptes plus nombreux, la gamme s'élargie (elle n'est plus limitée aux soins qui représente 50 % du marché), et les marques n'hésitent plus à dédier des budgets marketing importants.
  • C'est surtout l'entrée des marques classiques sur le marché du bio (Nivea, Vademecum, Sephora, Yves Rocher, ...) et l'arrivée des marques distributeurs en grandes surfaces (Monoprix, Carrefour Agir.... ) qui marque la tendance cette année. Les ventes de cosmétiques bio ont progressé de + 46% en GMS alors qu'elles chutaient de -38% en magasins bio et -14 % en pharmacie !
  • On ne peut pas être bon partout : la France est en retard pour le maquillage bio (3% des ventes de cosmétiques traditionnels), contrairement au Royaume Uni où la consommation se développe.


Le détail de l'étude est disponible sur le site mescoursespourlaplanète

Dinetto pour des diners frais et bio livrés

Pour les parents qui travaillent préparer des repas équilibrés le soir pour toute la famille n'est pas si simple. Pour éviter la routine, manger bio, gagner du temps en préparant le diner en moins de 30 minutes et faciliter les menus sains, Romain Baillon a lancé "Dinetto" : un cabas comprenant de quoi faire 4 diners équilibrés, livré en Ile de France. Un coup de pouce pour les familles à 95 euros (soit 5,94 euros par personne et par repas bio, dessert compris)



A table on apprécie le poisson (inclue systématiquement un menu poisson chaque semaine), la viande, les féculents, des légumes et des fruits, des produits laitiers et des produits d'épicerie (pour avoir un fond de placard). Chaque semaine, le cabas contient de quoi faire une recette de poisson, une recette de viande, une recette végétarienne, un classique familial, plus une sélection de fruits.

Chez aboneobio on aime les concepts qui visent à simplifier la vie des parents, avec des solutions clé en main pratiques, saines, écologiques. Après les paniers bio de cosmétiques et d'entretien livrés à domicile, si vous avez d'autres bons plans bio à partager venez nous en parler...

Les tendances consommation 2011

Quelles seront les tendances de cette année 2011 en matière de consommation ? Sera t elle plus durable ? L'agence trendwatching.com s'est penché sur la question en notant que les réseaux sociaux amènent de nouveaux comportements, puisque les consommateurs peuvent interagir et du coup en profitent pour demander plus de transparence en jouant aussi la carte de la séduction pour rester des fans de la marque. Voici donc les 11 tendances phares de la consommation 2011 :

tendances consommation 2011

  • L'écologie au top
  • Désormais c'est le grand public qui est visé par les campagnes de marques pour vendre leurs produits bio et écolos et plus seulement la niche des consommateurs avertis. Et pour cela il faudra mettre sur le marché des produits verts de meilleure qualité que les produits conventionnels. ( Certains le sont déjà notamment ceux vendus dans les boutiques bio, d'autres sous écolabel ont encore des progrès à faire)
  • La générosité (Random Acts of Kindness (RAK ) :
  • Il s'en dit des choses sur les réseaux sociaux. La réputation d'une marque peut se faire ou s'y défaire. Les consommateurs n'ont pas d'état d'âme à s'exprimer et pour les séduire les marques vont devoir sortir le grand jeu, avec des surprises qui vont alimenter la communication positive par le buzz 'bouche à oreille)
  • Vivre en ville (Urbanomics)
  • Les villes concentrent la moitié de la population mondiale, et ce phénomène s'amplifie. Les marques s'intéressent donc de près à ces 3 milliards de consommateurs urbains, considérés comme plus tolérants et plus audacieux.
  • jamais les mêmes prix
  • Le fait de se regrouper pour obtenir des promos importantes lors d'un achat est désormais très facile via les sites dédiés ou les réseaux sociaux. Les consommateurs sont friands de ces ventes flash et de ces offres limitées. ( cf le concept de Groupon qui se décline même aux achats verts à Vancouver avec EthicalDeal
  • des nouveaux marchés
  • La croissance économique des pays émergents (Brésil, ...) donne des ailes à certaines niches : adapter les produits pour qu'ils conviennent à la culture du pays (goûts, traditions, ...)
  • les badges fans s'affichent
  • les boutiques en ligne affichent désormais leur badge facebook pour permettre aux consommateurs de les suivre en tant que Fans. On y découvre les liens de popularité, les statistiques, les interactions entre fans, ...
  • une santé à préserver
  • Les consommateurs définissent la santé comme une priorité. Ils sont prêts à dépenser plus pour des produits ou services en lien avec la santé, leur qualité de vie
  • des avis précieux
  • Les recommandations de ces amis partagées sur les réseaux sociaux et les blogs sont devenues importantes pour aider à l'achat (soit pour confirmer soit au contraire pour alerter);
  • _la générosité ça paye__
  • 86 % des consommateurs pensent que les entreprises doivent tout autant s'occuper du bien-être de la société que de leur chiffre d'affaire. Les marques qui sauront être généreuses, faire preuve de compassion gagneront en image positive auprès de leur clientèle.
  • se retrouver c'est facile
  • Avec les portables, iphone et smartphone et autres, il est facile de géo-localiser les bons plans de resto pour y convier ses amis, les lieux populaires incontournables du moment...Les consommateurs apprécient l'abonnement à ce type de services , (je vous avais parlé de Yuback sur le blog du bio) .
  • louer sa voiture
  • 2011 L'année du service de location de voitures ?. Les collectivités s'y sont déjà lancées (autolib, mais aussi les sociétés spécialisées et les constructeurs automobiles.



Source : http://www.trendwatching.com/

Vous la voyez comme ça la consommation 2011 en France ?

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