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Samedi 01 octobre 2016

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Les chiffres clés de la consommation durable

Avec la crise économique, de nouvelles habitudes de consommation se sont installées. On préfère louer plutôt que d'acheter, on privilégie les articles d'occasion et les circuits courts, on rejette les biberons aux bisphénols (loi anti BPA), on fait des économies d'énergies, certaines collectivités installent des fontaines à eau pour éviter le recours aux bouteilles...Bref on consomme moins mais utile ! Et ce 4ème rapport édité par Mes courses pour la planète permet de faire le point sur les chiffres clés de la consommation responsable en 2010.

les chiffres de la consommation responsable

Compte tenu de l'activité de la boutique d'aboneobio, je vais me concentrer uniquement sur les tendances en matière de produits bio pour le corps et pour la maison

Chiffres clés de la consommation durable des produits d'entretien écologiques :

  • 77 % des Français reconnaissent que l’usage des produits ménagers peut avoir des conséquences sur leur santé (23 % de graves incidents et 54 % une incidence minime) selon une étude menée par le CRÉDOC pour Ecover en 2009.
  • Et pourtant leur critère d'achat reste l'efficacité (79 %) (il faut savoir que les vrais produits ménagers écologiques sont tout autant efficace que les produits conventionnels !) et le prix (53 %) (là aussi les vrais produits ménagers écolos sont concentrés et donc économiques à l'usage).
  • Fin 2008, on comptait 68 entreprises de détergents labellisées contre 40 en 2007, avec un chiffre d'affaires en hausse de 65 %. Ces produits écolabels sont vendus à des prix équivalents aux détergents classiques (mais leur qualité n'a rien à voir avec les produits certifiés détergence écologique par Ecocert, voir mon article sur les produits d'entretien écolos séduisent pour mieux comprendre en quoi l'Ecolabel est insuffisant pour les produits de ménage bio).

Les chiffres clés des cosmétiques naturels et biologiques

  • Le marché des produits cosmétiques bio et naturels ne cesse de croitre. Avec en moyenne + 30 % par an depuis 2004, ce marché pèse plus de 280 millions d’euros en France en 2008 (+ 11 % par rapport à 2008 %).
  • Si cela ne représentait que 4 % des ventes totales de cosmétiques en 2008, ce sera 10 % du marché en 2010-2012 et 30 % en 2015, selon les analystes d’Organic Monitor.
  • L'offre se développe, les adeptes plus nombreux, la gamme s'élargie (elle n'est plus limitée aux soins qui représente 50 % du marché), et les marques n'hésitent plus à dédier des budgets marketing importants.
  • C'est surtout l'entrée des marques classiques sur le marché du bio (Nivea, Vademecum, Sephora, Yves Rocher, ...) et l'arrivée des marques distributeurs en grandes surfaces (Monoprix, Carrefour Agir.... ) qui marque la tendance cette année. Les ventes de cosmétiques bio ont progressé de + 46% en GMS alors qu'elles chutaient de -38% en magasins bio et -14 % en pharmacie !
  • On ne peut pas être bon partout : la France est en retard pour le maquillage bio (3% des ventes de cosmétiques traditionnels), contrairement au Royaume Uni où la consommation se développe.


Le détail de l'étude est disponible sur le site mescoursespourlaplanète

Dinetto pour des diners frais et bio livrés

Pour les parents qui travaillent préparer des repas équilibrés le soir pour toute la famille n'est pas si simple. Pour éviter la routine, manger bio, gagner du temps en préparant le diner en moins de 30 minutes et faciliter les menus sains, Romain Baillon a lancé "Dinetto" : un cabas comprenant de quoi faire 4 diners équilibrés, livré en Ile de France. Un coup de pouce pour les familles à 95 euros (soit 5,94 euros par personne et par repas bio, dessert compris)



A table on apprécie le poisson (inclue systématiquement un menu poisson chaque semaine), la viande, les féculents, des légumes et des fruits, des produits laitiers et des produits d'épicerie (pour avoir un fond de placard). Chaque semaine, le cabas contient de quoi faire une recette de poisson, une recette de viande, une recette végétarienne, un classique familial, plus une sélection de fruits.

Chez aboneobio on aime les concepts qui visent à simplifier la vie des parents, avec des solutions clé en main pratiques, saines, écologiques. Après les paniers bio de cosmétiques et d'entretien livrés à domicile, si vous avez d'autres bons plans bio à partager venez nous en parler...

Les tendances consommation 2011

Quelles seront les tendances de cette année 2011 en matière de consommation ? Sera t elle plus durable ? L'agence trendwatching.com s'est penché sur la question en notant que les réseaux sociaux amènent de nouveaux comportements, puisque les consommateurs peuvent interagir et du coup en profitent pour demander plus de transparence en jouant aussi la carte de la séduction pour rester des fans de la marque. Voici donc les 11 tendances phares de la consommation 2011 :

tendances consommation 2011

  • L'écologie au top
  • Désormais c'est le grand public qui est visé par les campagnes de marques pour vendre leurs produits bio et écolos et plus seulement la niche des consommateurs avertis. Et pour cela il faudra mettre sur le marché des produits verts de meilleure qualité que les produits conventionnels. ( Certains le sont déjà notamment ceux vendus dans les boutiques bio, d'autres sous écolabel ont encore des progrès à faire)
  • La générosité (Random Acts of Kindness (RAK ) :
  • Il s'en dit des choses sur les réseaux sociaux. La réputation d'une marque peut se faire ou s'y défaire. Les consommateurs n'ont pas d'état d'âme à s'exprimer et pour les séduire les marques vont devoir sortir le grand jeu, avec des surprises qui vont alimenter la communication positive par le buzz 'bouche à oreille)
  • Vivre en ville (Urbanomics)
  • Les villes concentrent la moitié de la population mondiale, et ce phénomène s'amplifie. Les marques s'intéressent donc de près à ces 3 milliards de consommateurs urbains, considérés comme plus tolérants et plus audacieux.
  • jamais les mêmes prix
  • Le fait de se regrouper pour obtenir des promos importantes lors d'un achat est désormais très facile via les sites dédiés ou les réseaux sociaux. Les consommateurs sont friands de ces ventes flash et de ces offres limitées. ( cf le concept de Groupon qui se décline même aux achats verts à Vancouver avec EthicalDeal
  • des nouveaux marchés
  • La croissance économique des pays émergents (Brésil, ...) donne des ailes à certaines niches : adapter les produits pour qu'ils conviennent à la culture du pays (goûts, traditions, ...)
  • les badges fans s'affichent
  • les boutiques en ligne affichent désormais leur badge facebook pour permettre aux consommateurs de les suivre en tant que Fans. On y découvre les liens de popularité, les statistiques, les interactions entre fans, ...
  • une santé à préserver
  • Les consommateurs définissent la santé comme une priorité. Ils sont prêts à dépenser plus pour des produits ou services en lien avec la santé, leur qualité de vie
  • des avis précieux
  • Les recommandations de ces amis partagées sur les réseaux sociaux et les blogs sont devenues importantes pour aider à l'achat (soit pour confirmer soit au contraire pour alerter);
  • _la générosité ça paye__
  • 86 % des consommateurs pensent que les entreprises doivent tout autant s'occuper du bien-être de la société que de leur chiffre d'affaire. Les marques qui sauront être généreuses, faire preuve de compassion gagneront en image positive auprès de leur clientèle.
  • se retrouver c'est facile
  • Avec les portables, iphone et smartphone et autres, il est facile de géo-localiser les bons plans de resto pour y convier ses amis, les lieux populaires incontournables du moment...Les consommateurs apprécient l'abonnement à ce type de services , (je vous avais parlé de Yuback sur le blog du bio) .
  • louer sa voiture
  • 2011 L'année du service de location de voitures ?. Les collectivités s'y sont déjà lancées (autolib, mais aussi les sociétés spécialisées et les constructeurs automobiles.



Source : http://www.trendwatching.com/

Vous la voyez comme ça la consommation 2011 en France ?

CRADLE to CRADLE le livre traduit en Français

Et si on inventait une nouvelle façon de concevoir nos produits ? Des produits pensés pour vivre plusieurs vies, une sorte de compostage appliqué à tous les objets : à l'issue de la première vie du produit celui ci devient une sorte de nutriments pour en fabriquer un second. Soit un nutriment qui retourne à la terre, soit un nutriment technique dans un process industriel afin d'être recyclé à l'infini. Voilà ce que préconise le concept CRADLE to CRADLE C2C (qui signifie de berceau à berceau, s'opposant ainsi au"Cradle to Grave" qui signifie de "berceau à tombeau" où les déchets sont sont jetés, brulés, bref perdus à jamais). Il s'agit avec CRADLE to CRADLE de redéfinir la manière dont nous fabriquons les choses. Une certification a été mise en place. Elle comprend une vingtaine de critères, avec comme première condition d'utiliser des matières non toxiques, qui pourront être réintroduites sans accroitre la pression sur l'environnement, voire le nourrir. Déjà plus de 109 produits tous domaines de production confondus ont obtenu ce label "Cradle to Cradle C2C".

cradle to cradle C2C livre français

Pour en savoir plus je vous invite à lire le livre de William McDonough et Michael Braungart, Cradle to Cradle, créer et recycler à l'infini, collection Manifestô aux éditions alternatives, traduction du 1er ouvrage paru en 2002 mais toujours d'actualités. En librairie dès le 24 février 2011.

Je partage avec vous un extrait (page 150) assez représentatif de notre façon de penser qu'il nous faut modifier pour innover et préserver notre planète. Nous avons tous des baskets pour faire du jogging, pourtant nous n'avons surement pas vu la situation de la même manière ! :

Prenons l’exemple du legs involontaire d’une paire de chaussures de course standard, un bien que bon nombre d’entre nous possèdent. Tandis que vous marchez ou courez, une activité censée vous maintenir en bonne santé et améliorer votre bien-être, chaque martèlement de chaussure relâche sur le sol des petites particules qui contiennent des produits chimiques tératogènes et cancérigènes, ainsi que des substances pouvant réduire la fertilité et inhiber les qualités d’oxydation des cellules. La prochaine pluie balaiera ces particules sur les plantes et sur le sol de part et d’autre de la route où vous déambulez. Si les semelles de vos chaussures de sport comportent une bulle spéciale remplie de gaz amortisseurs – dont il a été récemment démontré que certains d’entre eux participaient au réchauffement global –, vous pouvez même très bien collaborer au changement climatique. Des chaussures de course peuvent tout à fait être réélaborées afin que leurs semelles servent de nutriments biologiques. Pour qu’elles nourrissent le métabolisme organique au lieu de l’empoisonner chaque fois qu’elles heurtent le sol. Le dessus des chaussures entrant dans la catégorie des nutriments techniques, il serait conçu de façon à ce qu’on puisse le désassembler et le remettre facilement en circulation dans son cycle, et en toute sécurité (le fabricant récupérant alors les matériaux techniques). Le fait de bénéficier de nutriments techniques grâce aux chaussures d’athlètes célèbres – et en faisant de la publicité à ce propos – donnerait un avantage concurrentiel certain à un fabricant de vêtements de sport.


Intéressant comme approche, créative et laissant place aussi à une réflexion de fond sur le cycle de vie du produit, l'impact direct et indirect sur l'environnement, la santé, ..sur la consommation de matières premières à réduire, sur l'approvisionnement local au maximum, sur le recyclage à optimiser, et l'importance de limiter notre empreinte écologique.

Ce livre est plein de bonnes initiatives, d'énergies positives, ...reste à voir comment notre culture consumériste sera capable d'intégrer ces changements ?

Enquête CLVC sur le commerce équitable : plus de responsabilités attendues

Dans les rayons des hypers les produits issus du commerce équitable s'installent au milieu des autres gammes ou dans des espaces spécifiques. Les prix pratiqués par les hypermarchés sont souvent plus élevés sur ces produits. Se pose la question de la marge croissante, à qui profite t'elle ? Les supermarchés ont bien compris l'intérêt marketing d'étoffer leur offre avec des produits issus du commerce équitable mais derrière l'information transparente sur les retombées des ventes de ces produits peinent à venir. Et si on disait clairement au consommateur que le surcoût qu'il paye sert à nourrir les marges du supermarché ?

L’étude publiée en mars 2010 par Consumers International intitulée « Les supermarchés européens au banc d’essai » , à laquelle la CLCV a participé, met en évidence que les consommateurs sont aujourd’hui de plus en plus préoccupés par l'impact que leurs choix peuvent avoir sur autrui. Ils se disent prêts à payer les produits équitables plus chers s’ils obtiennent la garantie que les petits producteurs dans les pays en développement sont correctement traités. C’est la tendance affichée par l’enquête Globescan de 2009 et celle menée par la CLCV en 2010 (elle a été réalisée du1er septembre au 31 octobre 2010 et a porté sur 669 questionnaires répartis sur 34 départements).

Retour sur quelques données phares de cette étude :

  • 83 % des Français sont prêts à payer plus chers (entre 5 % et 10 %) les produits du commerce équitable, notamment les 40-60 ans.
  • 55 % des Français connaissent un peu ou pas du tout les produits équitables (7 % des Français pas du tout)
  • 1 % seulement des consommateurs font confiance aux hypers et supermarchés pour avoir des informations fiables sur la manière dont ils traitent leurs fournisseurs ! 99 % des consommateurs, jugent les grandes surfaces pas jugées fiables, car elles cherchent à vendre le plus de produits possibles avec la marge la plus importante possible; Les consommateurs veulent des garanties sur les pratiques d'approvisionnement, notamment au regard du respect des droits fondamentaux de l'homme, avec des contrôles indépendants
  • Seulement 37 % des consommateurs font entièrement confiance aux labels pour avoir des informations fiables sur la manière dont les hyper et supermarchés traitent leurs fournisseurs..Du coup, l'enquête montre que les labels ne sont pas jugés aussi crédibles qu’ils souhaiteraient l’être. Leur profusion rend d’ailleurs la démarche de commerce équitable peu lisible. Les lignes de produits équitables développées par les distributeurs, Auchan, Ecoplanète Agir Carrefour, Casino… relèvent de l’auto-déclaration et d’une démarche privée et ne sont pas des labels. D'où la création tant attendue de la Commission nationale du commerce équitable (CNCE) en Avril 2010.


Plus d'infos sur le site de la CLCV

Koru organic une filière de tannage bio local Made in France

Le cuir est devenu incontournable. Et pourtant son industrie n'est pas propre. Les élevages intensifs contribuent à la déforestation. Le traitement du tannage induit une consommation importante d'eau, le recours majoritaire aux sels de chrome (on utilise à 85 % ces métaux lourds partout dans le monde), des rejets toxiques dans les eaux usées après les bains (notamment dans les pays en voie de développement où les normes sont plus souples), et au final aussi des allergènes en contact avec notre peau. Fort de ce constat, une jeune femme néozélandaise s'est lancée avec son mari dans la création de Koru Organic, une entreprise fabrique des produits en peaux d'élevages certifiés bio AB, Made in France et même local (Installation dans la Drôme), en utilisant un tannage végétal;

koru organique tannage végétal france

Si la bio est considérée comme à la mode par certains, il est difficile de trouver des entreprises réellement engagées dans leur démarche, prêtes à aller au bout de la logique. Koru organic fait partie de ces entreprises audacieuses et convaincues. C'est ainsi que Christine Riou a laissé son entreprise précédente d'importation de chaussons bio, face aux contradictions générées par le transport de marchandises venant de loin. Pour être plus en phase avec ses convictions, elle décide avec son mari François de se lancer dans le défi du tannage de peaux, à partir d'élevages de proximité, pratiquant la transhumance, nourris aux produits bio sans OGM, et en sélectionnant aussi rigoureusement les extraits tannants.

koru organic tannage vegetal chaussons


Il faut savoir en effet qu'on utilise habituellement dans le tannage végétal des écorces venant d'Amérique du Sud. En coulisses, ensemble ils travaillent actuellement avec le centre technique du cuir pour aller vers un tannage qui utilise le moins de matières venant d'ailleurs (tel le Tara du Pérou) et en s'assurant aussi d'une provenance de ces tanins végétaux (sève, feuilles, écorces, ..) issus de forêts gérées durablement. Traditionnellement on utilisait le châtaigner, mais aussi le mimosa, et en Allemagne la racine de rhubarbe, donnant des teintes naturelles. Ensuite sont arrivés les tanins minéraux avec des sels de chrome (voir d'aluminium) qui permettent de réduire les temps de tannage, entrainant de lourds impacts sur l'environnement, (et une qualité moindre).

koru organic tannage végétal tannage bio

Au pied du Vercors, dans la Drôme, à St Roman on rêve d'une filière responsable du cuir sur la base d'un circuit court. Des chaussons en peaux de jeunes bovins ou veaux, des semelles en peaux d'agneaux, des bonnets, des toques, des chapeaux pour toute la famille, sont conçus ici, dans ce bout de zone rurale où l'on essaye de redonner au cuir ses valeurs nobles : retrouver le goût d'une belle pièce de cuir qu'on gardera longtemps, en prenant soin de cette peau qui saura raconter son histoire et ses valeurs.

koru organic tannage végétal semelle agneaux

Les peaux sont issus du terroir, avec la mise en place d'une collaboration avec des éleveurs locaux. La fabrication des produits vendus par Koru Organic se fait à la fois en Anjou, dans le choletais, berceau de la chaussure, et dans un atelier d'insertion à Die près de Romans sur Isère, où le savoir faire perdure après plus de 200 ans dans l'industrie de la chaussure de luxe (Charles Jourdan...). Le tannage végétal est assuré à Rodez, tant qu'il n'est pas possible de trouver dans la Drôme un atelier pouvant assurer de petites quantités.

koru organic fondatrice toque bio

Au fait pourquoi ce nom Koru organic, peux tu nous en dire plus Christine ?

Koru est un symbole Maori qui représente le bourgeon d'une fougère arborescente, en spiral, c'est l'espoir d'une vie nouvelle.

Les produits de Koru organic sont disponibles depuis octobre 2010 sur le site internet http://www.koru-organic.fr/ et sur le site des Eco sapiens

Bravo à Koru et à sa fondatrice pour ce super défi !
Espérons que les consommateurs seront au rendez vous pour apprécier la qualité et les valeurs de ce cuir et de ces peaux exceptionnels

Aux USA une mère lance une action en justice contre Nutella

nutella tartines goûter favori des enfants

Le Nutella devant la justice : aux USA une mère engage un recours collectif contre la société Ferrero pour publicité mensongère à l'encontre du Nutella : trop gras et trop sucré alors qu'il est présenté à la TV comme nutritif et contribuant à un petit déjeuner sain.

Lire la suite...

Les chiffres de la bio en France en 2010

La bio séduit de plus en plus de consommateurs. Selon le baromètre CSA/Agence BIO, en 2010 un français sur cinq consomme des produits bio au moins une fois par semaine, 43 % achète un produit bio au moins une fois par mois (il s'agit essentiellement de femmes), et 7 % tous les jours. A noter qu'on ne parle pas seulement des produits alimentaires, puisqu'un Français sur deux achète un produit bio non alimentaire. Essentiellement des produits d'entretien bio (35%), des produits cosmétiques bio et d’hygiène bio (26%), également des produits de jardinage bio utilisable en agriculture biologique (13%), du textile (12%).



L'année dernière 35% des Français ont déclaré ne jamais consommer de produits bio alors qu’ils étaient 46 % en 2003. Coté producteurs on vient de passer la barre des 20 000 producteurs, même si la décision du gouvernement fin décembre de supprimer de moitié les aides versées aux agriculteurs bio risque de ralentir la moyenne d'installation de 4100 nouveaux agriculteurs engagés par an, avec une concentration géographique, puisque les 2/3 des exploitations bio sont rassemblées sur 7 régions. Ce boom concerne toute la filière, avec également + 25 % de distributeurs bio en plus.

Que recherchent les consommateurs de produits bio ?

  • pour préserver sa santé (91% )
  • pour la qualité et le goût des produits (89% )
  • pour la traçabilité, la sécurité (87% )
  • pour préserver l'environnement (86% )
  • pour des raisons éthiques (62% )
  • 87 % Français apprécient les produits bio car ils sont plus naturels (cultivés sans produits chimiques)
  • 86% pensent qu’ils contribuent à préserver l’environnement
  • 78% disent qu’ils sont meilleurs pour la santé
  • 71% affirment que les leurs qualités nutritionnelles sont mieux préservées
  • 68% ont conscience qu’ils requièrent plus de main d’oeuvre pour leur fabrication
  • 59% disent qu’ils ont meilleur goût

Et ce qui n'achètent pas, quelles sont les raisons qui les conduisent à ne pas acheter des produits bio?

  • les prix sont jugés trop élevés (raison évoquée par 79% des non-acheteurs),
  • le manque de réflexe (66%).


Il est intéressant de noter que le fait de consommer bio fait évoluer les habitudes d’achats, de consommation, de comportement culinaire.

  • Acheter davantage de produits de saison (93 %) et produits frais (89%),
  • Limiter les pertes, le gaspillage (83%),
  • Changer d’habitude sur les types de produits achetés (78%),
  • Diversifier les lieux d’achat (67%),
  • Augmenter ses dépenses alimentaires (61%),
  • Faire plus de cuisine (59%).

Et que mettent les consommateurs dans les paniers de produits bio ?

Surtout des fruits et légumes (80 % en achètent), puis des produits laitiers (72 %), des oeufs (57 %), des produits d'épicerie (53 %), des boissons (43%), de la viande (41 % : on remarque que l'on mange moins de viande, puisque 49 % en achetaient en 2009), du pain (35 %), du café thé infusions (33%), les biscuits et produits pour petit-déjeuner (26%), des produits à base de soja (21%), des compléments alimentaires (7%), et les petits pots pour bébé (6%) (on pourrait penser à un chiffre plus élevé, probablement que les parents consommateurs de bio se mettent davantage à faire des petits plats bio maison pour les bébés.

Quels sont les produits presque exclusivement consommés en bio ? Les compléments alimentaires biologiques (56 % de ceux qui en consomment achètent uniquement du bio) , des produits à base de soja (50%), des oeufs (49%), du lait (45%), des petits pots pour bébés (42%), de l’huile (41%) et des boissons type café, thé, infusions (39%).

Quels sont les lieux d'achats privilégiés par les consommateurs de produits bio ? Pas de surprise, les achats de bio se font d'abord là où sont les volumes, donc en GMS (Grandes et Moyennes Surfaces) à 70% (même si c'est légèrement inférieur à 2009 72 %), puis en vente directe au marché (41 %) et à la ferme (24%), en 3ème position dans les magasins spécialisés (23 %) et chez les artisans boucher boulanger (21 %)

Le bio pour les Français c'est quoi ?

  • Des produits issus d'une agriculture qui interdit les OGM (85 % des Français l'affirment. On voit bien la forte sensibilisation au non OGM)
  • Respecte le bien-être animal et impose des exigences spécifiques dans l’alimentation des animaux (81 %)
  • Des produits bio transformés sans colorant sans arôme artificiel de synthèse (78% )
  • Produit selon un cahier des charges public précis (76%) avec des contrôles annuels systématiques (76 %)

La quinoa bio pousse en Anjou

La demande de quinoa explose en Europe et surtout en France. Pour y répondre, un jeune américain s'est installé en Anjou et a lancé sa première récolte de Quinoa avec une coopérative et 33 producteurs angevins et l'aide de l'ESA d'Angers. C'est à partir d'une intolérance au gluten de sa fille que Jason Abbott s'est lancé dans l'aventure de la Quinoa, et une production originale en Anjou

quinoa anjou

Jusqu'à présent la graine sacrée des Incas, la quinoa, venait des hauts plateaux de Bolivie, sauf que la culture intensive pour répondre à la demande grandissante commence à poser des problèmes de compatibilité avec les autres productions locales et devient inabordable pour les populations (cf l'article sur le blog la blonde écolo). Face à ce constat, notre entrepreneur a quitté le Tennessee pour s'installer en Anjou et créer la première filière de Quinoa en France. Le val de Loire permet de bénéficier d'un long printemps favorable, avec un climat ni trop chaud ni trop humide, sans gel surtout. La première production 2010 a permis de récolter 210 tonnes de Quinoa, sachant qu'il en faut 3000 tonnes pour couvrir les besoins des consommateurs français.

Coté diététique, il faut savoir que la quinoa n'est pas une graminée et ne pose donc pas les mêmes problèmes d'intolérance au gluten comme le blé. Très nutritive, la quinoa apporte des protéines (14 %) avec 8 acides aminés essentiels, des fibres (plus de 10 %), des acides gras insaturés (plus de 80 %) , des minéraux (dont calcium, magnésium, fer, phosphore, ...) et des vitamines (B, B2, C, E...). A la cuisine, la quinoa se prépare facilement en 15 minutes, comme des pâtes ou du riz, on peut aussi l'ajouter aux soupes, aux gratins, ...

La société Abbottagra implantée à Longué Jumelles est donc bien partie pour un développement prometteur, au coeur du pôle international de compétitivité du végétal, Végépolys. A noter aussi l'effort des agriculteurs de la coopérative CAPL (La Coopérative Agricole du Pays de La Loire ) pour la mise en place d'une filière de quinoa bio française sans recours aux produits phytosanitaires de synthèse afin d'éviter les résidus de pesticides dans les graines. A suivre aussi le prochain projet de cet économiste de formation sur les asperges vertes !

Jason Abbott

Abonéobio est dans Shi-zen magazine féminin éthique engagé

Ne doutez jamais qu'un petit groupe d'individus conscients et engagés puisse changer le monde. C'est même de cette façon que cela s'est toujours produit. Derrière cette citation de Margaret Mead, l'esprit du magazine féminin engagé Shi-zen revient ce mois ci avec un numéro hors série spécial St Valentin, spécial love un rien décalé. Et dans la rubrique "ils s'activent" vous retrouverez l'interview de Laurence Abonéobio, page 40-41 sous le titre : "Le zapping c'est fini". A découvrir et à faire partager à vos copines fashionistas invétérées, intellos incorrigibles, féministes confirmées, à vos hommes qui aiment les magazines de filles, à ces cuisinières hors pair, ces têtes chercheuses de bons plans, ces rêveuses professionnelles...

Shi-zen présente aboneobio consommation durable
Sortir de l'achat compulsif et instaurer une consommation durable, voilà ma motivation à créer aboneobio.com et son service unique en France d'Abonnement aux produits bio du quotidien. Aujourd'hui la boutique propose plus de 300 articles (dont 90 % sont fabriqués en Anjou, à proximité immédiate), en format familial parmi lesquels les clients peuvent choisir pour créer leur panier personnalisé, qui est réparti en 4 envois dans l'année. ..la suite de l'interview de laurence Aboneobio est à lire dans le hors série de Shi-zen spécial St Valentin.

shizen article sur aboneobio produits bio par abonnement

Merci à Carol pour cet article :)



Vous découvrirez aussi dans ce numéro Shi-zen spécial St Valentin, 40 millions de carats de diamants et pas un de moins, des mains de mâles pour nous faire du bien, 5 couples qui jouent les mannequins d'un jour dans leur coin bien à eux, 12 aliments aphrodisiaques pour nos papilles curieuses, une averse de morceaux de musique, de films et de bouquins pour aimer et haïr sans compter, 7 destinations de rêve pour amoureux transis, du luxe totalement assumé...Pour tout vous dire, Shizen a même trouvé le point G !

Lire d'autres articles sur aboneobio sur la consommation durable et sur le magazine féminin Shizen qui a une politique éditoriale résolument engagée, avec un format papier poche de près de 200 pages, et des articles de fond passionnants, autour du développement durable. Le magazine a besoin de soutien pour exister et il est possible également de s'abonner (voir tous les numéros Shi-zen disponibles, téléchargeables en PDF ), que l'on peut acheter aussi dans l'un des points de vente Shizen

++ Emporter son Shizen à la plage
++ Shi-zen nouveau magazine féminin à la ligne éditoriale éthique
++ Coca cola pompe l'eau aux paysans indiens

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