Abonéobio : Le blog du bio

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Jeudi 18 décembre 2014

Soin des cheveux, je lave ou pas

 

Avec l’arrivée de 5 nouveaux après-shampooings Coslys sur abonéobio.com, spécialement formulés par type de cheveux (normaux, secs, gras, colorés, fragilisés) faire des liens actifs vers les produits, c’est l’occasion pour nous de revenir sur une pratique de plus en plus en vogue dans le milieu des beautista bio : le No-poo.

De quoi s’agit-il ?

En vogue depuis la fin des années 2000 aux États-Unis, le phénomène no-poo est incontestablement le buzz « beauté » de 2014. Il s’agit là d’une technique assez extrême qui vise à bannir le shampoing, notamment conventionnel, à cause des produits chimiques qui entrent dans sa composition. Le terme “No-poo”, qui signifie « pas de shampooing », est cependant un peu trompeur. Pour en arriver à ne plus laver ses cheveux, il faut avoir beaucoup de temps : tout d’abord avoir de la patience, car les résultats ne sont jamais immédiat, et avoir la possibilité de créer ses propres masques capillaires, afin de nettoyer ses cheveux sans avoir recours au shampooing.

Comment ça marche ?

rhassoulpwdr4.jpgPour de nombreuses adeptes, l’indispensable c’est le bicarbonate de soude, voire le rassoul marocain (ghassoul), appliqué comme un baume et rincé avec du vinaigre de cidre, et quelques gouttes d’huiles essentielles faire des liens actifs vers la catégorie aromathérapie pour parfumer naturellement les cheveux. Afin d’espacer les shampooings, les « No-poo » addicts conseillent également le talc ou la fécule de maïs utilisés comme un shampoing sec, pour purifier le cuir chevelu. Pour nourrir les cheveux, il est recommandé de faire un bain d’huile : huile de coco, de monoï, d’argan, dont les vertus réparatrices sont connues et reconnues depuis des siècles. vinaigrecidrepomme.jpgD’autres termes anglicisés autour du thème du soin des cheveux, existent déjà depuis quelques temps, par exemple le nom de “water only”. Celui-ci a bien évolué car il s’agit surtout d’un rinçage au vinaigre de cidre et d’eau, voire d’infusion de plantes (ex : au thé pour les cheveux auburn et châtain). Les recettes proposées ne sont ni plus ni moins que les méthodes de lavage qui faisaient la beauté des chevelures de nos grand-mères avant l’arrivée des shampoings tel que nous les connaissons.

Et en vrai çà donne quoi ? Chez abonéobio, on se pose depuis longtemps la question du « no-poo », et une consommatrice de produits bio nous a raconté son expérience. Expatriée au Japon, elle ne trouvait pas de produits bio pour son type de cheveux : souples, fins, très longs. « Au mieux, j’ai trouvé un shampooing « organic », mais non certifié, qui a transformé ma chevelure en un amas poisseux.Je ne sais pas ce qui a été le plus désastreux : le shampoing inadapté, le rinçage à l’eau avec une eau plus douce qu’en France, une pollution atmosphérique beaucoup plus importante, ou des hormones en folie ? »

Après avoir lu les nombreux blogs, et autres pages Facebook ventant les méritent du « No-Poo », elle a commencé par espacer les shampooings pour ne pas solliciter son cuir chevelu et activer la production de sébum. Pour ce faire, mieux vaut s’équiper d’un shampooing sec à base de poudre de riz (ou de talc, fécule de mais, etc.) pour purifier la chevelure. Séchage minutieux des cheveux et les attacher en chignon sont aussi des règles essentielles à appliquer pour changer sa façon de se laver les cheveux en douceur. Parfois, la volonté et le militantisme ne suffisent pas pour poursuivre une conversion au “no-poo” « Après 2 mois de catastrophes capillaires, enfin de retour en France, j’ai acheté un shampoing bio pour cheveux gras qui a complètement rééquilibré mon cuir chevelu en quelques applications ».

D’autant que beaucoup de facteurs externes sont aussi à prendre en compte :

l’état de stress d’une personne, puisque les cheveux comme la peau reflètent les états anxieux; la qualité de l’eau de lavage ou le niveau de pollution atmosphérique, qui agressent ou perturbent l’équilibre du cuir chevelu; la longueur des cheveux, car les soins pour cheveux courts, mi-longs ou très longs ne sont pas les mêmes.

Alors, qu’allez-vous tester ? Le « No-Poo » ou les nouveaux après-shampoings, vendus sur abonéobio.com ?

Sacree croissance le nouveau documentaire de Marie Monique Robin

 

Sacree_croiss_vod1.jpgMarie Monique Robin a sillonné le globe une nouvelle fois pour un documentaire, intitulé “Sacrée Croissance”, qui sera diffusé le 4 novembre prochain sur Arte. Après nous avoir ouvert les yeux avec ses documentaires “Le Monde selon Monsanto” ou “Notre poison quotidien”, devenus depuis des références dans le monde de l’écologie et de l’altermondialisme, Marie Monique Robin nous rapporte dans ce nouvel opus, des initiatives qui peuvent changer durablement le monde. Après avoir dénoncé, dévoilé, critiqué le pillage de nos écosystèmes et des ressources par les grandes compagnies, elle rend hommage aux “lanceurs d’espoirs”. C’est ainsi qu’elle a appelé ceux qui l’ont inspiré, lors de son petit discours d’ouverture lors de l’avant-première, qui avait lieu à Paris jeudi 17 octobre, en présence des partenaires du documentaire, Arte TV, Biocoop,et CCFD Terre Solidaire.

Le constat de base de ce nouveau documentaire est, qu’au rythme actuel, l’humanité aurait besoin de 3 voire 4 Terres selon qu’elle consomme comme des Européens ou des Américains.

Mais qui parle encore d’Altermondialisme?

Le principe de l’altermondialisme est que d’autres mondes sont possibles. Aux prémices de l’écologie telle que nous la connaissons actuellement, nous ne parlions pas encore d’économie collaborative ou solidaire, mais d’altermondialisme, et de commerce équitable. Trop écolo baba, le terme d’altermondialisme, souvent lié à la frugalité ou la décroissance, a été remplacé par celui des écolo-bobo-hipster d’économie collaborative. On consomme toujours mais différemment, avec la démocratisation d’internet et des espaces d’échanges de savoir et de biens.

MMrobin-ARTE-sacree_croissance1.jpgIl reste cependant que le documentaire de Marie Monique Robin est une ode à ces gens qui change le monde ou qui change de monde, comme les “careers shifters”. Dans les pays anglophones, cela désigne des personnes, souvent hautement diplomées et instruites qui ont quitté leurs emplois pour un métier, moins bien rémunéré certes mais qui a du sens, pour l’environnement et pour la société.

Positiver, penser local, rendre nos environnements résilients

Le documentaire oppose au dogme de la croissance de nombreuses alternatives locales et auréolées de succès. Pour certains économistes, la sacro-sainte “croissance”, véritable messie des temps moderne que l’économie mondiale réclame à corps et à cri comme le sauveur de l’humanité, n’est plus possible. Elle n’est plus possible car nos ressources sont pas infinies. Elle n’est plus possible car notre Terre ne peut plus supporter un tel niveau de consommation. Elle n’est plus possible car ce n’est pas un indice de bonheur.

MMrobin-ARTE-sacree_croissance3.jpg Nos modes de consommation sont basés sur la ponction infinie de notre environnement, ou sa dégradation dû à l’usage massif de produit chimique, toxique pour nos écosystèmes, notre santé et notre bien-être. Nous savons tous combien il est urgent de changer nos modes de consommations, qu’ils deviennent plus respectueux de notre planète… et de nous-mêmes.

Tous les exemples rapportés par Marie Monique Robin prouve s’il en était besoin, que c’est possible. Il suffit de repenser ses besoins, et surtout de produire et consommer localement.

MMrobin-ARTE-sacree_croissance2.jpgL’un des maître-mot du documentaire est la “résilience”. Souvent utilisée et démocratisée par l’emploi du terme en psychologie, elle permet aussi de décrire le comportement de nos systèmes économiques et écologiques. Dans une société mondialisée, ou globalisée, Marie Monique Robin nous pose la question de ce qu’il nous restera si nous étions coupés du reste du monde un certains temps… Et de proposer des solutions afin de réapprendre à vivre localement.

Un documentaire porteur d’espoir

MMrobin-ARTE-sacree_croissance6.jpgLe film “Sacrée Croissance” vous emmène sur trois continents où des initiatives locales, qui paraissaient insensées pour des économistes pro-croissance, ont permis de redynamiser une communauté, lutter contre la pauvreté, l’incivilité, créer du lien ou de la richesse sans augmenter le “PIB”. Le PIB, Produit Intérieur Brut, est même largement remis en question par les nombreux économistes interviewés tout au long du documentaire. Un fort indice de PIB ne mesure en effet que la richesse globale et ne prend pas en compte les disparités régionales ou locales. Les populations les plus faibles s’appauvrissent, alors que les plus aisés s’enrichissent; potentiellement ces déséquilibres créent des conflits, qui perturbent l’harmonie sociale.

En ces temps moroses, où les jours déclinent, et les mesures économiques sont décriées avant d’être appliquées, on regarde ce film avec un coeur tout regonflé. Et l’envie de se rapprocher d’une communauté pour, ensemble, faire bouger le monde! Il aura toujours fallu des gens pour inspirer le monde qu’il soit prophète ou génie, il reste un homme avec ses idées. Marie Monique Robin nous invite à découvrir des personnes de bien et des personnes de peu, qui ont eu l’audace, le courage d’être et de créer d’autres mondes possibles.

Diffusion le 4 novembre 2014 sur Arte

MMrobin-ARTE-sacree_croissance4.jpgVous pouvez d’ores et déjà découvrir le blog de Marie Monique Robin, où elle livre ses souvenirs de tournage et d’autres pistes. En parallèle, une exposition consacrée au film est organisée à Paris, mais aussi dans d’autres villes françaises après le succès rencontré à Niort. Selon l’auteur “L’exposition est destinée à encourager et valoriser les projets développés sur le territoire français. Elle est accompagnée d’un site web qui permet au visiteur d’approfondir ses connaissances”. On vous souhaite une belle soirée!

La ferme des 1000 vaches : consom’acteurs réveillez-vous!

 

Son homonymie avec le célèbre et bucolique plateau des Millevaches, dans le Limousin millevaches-aerien.jpg(et accessoirement appartenant au réseau Natura2000), aura certainement entretenu la confusion. Mais la ferme de Ducrat, près d’Abbeville (80) n’a de ferme que le nom. L’exploitation laitière, qui n’est malheureusement plus un projet, vient de tasser 150 vaches à traire dès aujourd’hui avec l’ambition de faire tenir 500 à 900 bêtes dans des box de 7m² . Car c’est bien de gain de place et donc de profit dont il est question dans cette structure.

Au delà du scandale environnemental, de la maltraitance animale, c’est de notre santé dont il est question et le terme même de “consom’action” qui est en jeu.

Tirer les leçons de la situation bretonne et de l’élevage intensif des porcs

Une des premières choses qui met mal à l’aise dans la découverte de cette usine - car oui c’est une usine - c’est apparemment l’absence totale de recul quant aux répercussions et les conséquence sur l’environnement’ d’un tel élevage. En Bretagne, autre région dont le sol est pauvre, balayé, voire carrément lessivé par les pluies (depuis le remembrement opérés dans les années 70), on voit bien que la production de lisiers dans les élevages de porc est une des sources de la pollution de l’eau, avec le ruissellement des nitrates utilisés en agriculture. De fait, l’eau du robinet en Bretagne est rarement considérée comme potable. Mais la Somme est un bassin pauvre, peu d’agriculture et surtout peu d’emploi, alors les industriels et élus locaux qui ont accepté le projet évoquent la perspective des emplois à la clé et de la re-dynamisation économique de la région. Mais jusqu’à quand, et dans quelles conditions? Les riverains ont-ils véritablement envie de vivre dans un environnement dégradé, par les odeurs, la pollution chimique liée à l’usine?

millevaches01.jpg Pire qu’une bête de somme, une bête dans la Somme

Le second point de contradiction avec le développement d’une agriculture à défaut d’être bio, ou raisonnée, mais juste “humaine” est la taille des box pour ces animaux : 7m², selon les informations. C’est encore moins que le minimum “vital” concédé aux hommes pour vivre dans un appartement (9m²) et la vache a rarement la corpulence d’un être humain!! On peut alors légitimement parler de traitement inhumain! L’association Novissen, qui milite pour l’abandon du projet depuis le début, alerte sur son site que cette concentration animale entraînera invariablement des épidémies, des abattages en masse suite à la mutation de virus, souvent dû à l’utilisation d’antibiotiques. “Ces bêtes, emprisonnées à l'année dans des conditions de vie contraires à leurs besoins physiologiques naturels, au régime alimentaire modifié pour produire au maximum, donneront un lait industriel, puis une viande de réforme, de piètre qualité. Pour les nourrir artificiellement, au lieu des pâtures favorables à leur bien-être et au bon équilibre général, il faudra des aliments importés (sans parler des OGM) ou poussant chez nous avec engrais chimiques et pesticides.” peut-on lire sur leur site.

http://www.novissen.com

Vers un nouveau scandale sanitaire? Veau aux hormones, poulet à la javel, maladie de Kreutzfeld-Jacob, nourriture OGM… La génération née avec l’ère de l’agro-alimentaire industrielle a vu exploser les maladies liés à la surexploitation animale et le profit économique. Produire plus d’animaux à abattre pour nourrir une population finalement de moins en moins “à cheval” sur la qualité. Or il semble désormais acquis que la “malbouffe” a induit le développement de l’obésité dans les pays dit “civilisés”. Depuis 1999, des études relayées par la direction générale de la santé au niveau européen, démontrent la relation entre les viandes aux hormones et le développement de certains cancers, ou la maladie de Parkinson. Bien que les lobbys de l’agro-alimentaire emploient une énergie phénoménale pour conclure que “non le bio n’est pas mieux en termes nutritionel”, nous devinons aisément que se passer de produits chimiques retrouvés dans notre nourriture industrielle nous fera certainement plus de bien que de mal.

http://ec.europa.eu/dgs/health_consumer/library/press/press24_fr.html

vaches_laitieres_ferme_experimentale_thiverval_grignon.jpg Je pense donc je suis. Je consomme, donc ils sont.

La faible couverture médiatique accordée à cette “usine à vache”, hormis dans les rédactions locales régionales, nous a bien évidemment interpellé. Un très bon documentaire diffusé sur France 5 cette semaine et la mobilisation des militants a permis de mettre un peu plus en lumière l’absurdité de l’exploitation.

L’homme d’affaire et les industriels à l’origine de cette super-ferme se défendent pourtant en arguant de l’obtention d’un lait “homogène”, “standardisé” afin de répondre à la demande des consommateurs. Alors quoi? est-ce bien ce que nous souhaitons? Des produits “standards”, sans goût, au détriment de notre santé, de notre environnement? Le terme de consom’action, né dans les années 2000, doit nous rappeler que dans une société dirigée par la loi du profit, de l’offre et de la demande, ce que nous achetons et ce que nous consommons est un acte militant en soi. Cette usine a vu le jour puisqu’il a été convenu que le projet était économiquement viable. Si les acheteurs décidaient de boycotter les marques qui s’approvisionnerait de lait ou de viande provenant de cette usine alors nous aurions la preuve que nous pouvons changer les choses! Sur le net, des informations commencent à circuler concernant certaines marques qui auraient prévu ou commandé le lait issu de cette usine.

Deux pétitions sont actuellement en cours , une lancée par l’association Novissen, l’autre par la Confédération Paysanne http://www.avaaz.org/fr/petition/Interdire_la_creation_de_la_plus_grande_fermeusine_de_France//?tta

http://enviedepaysans.fr/signez-lappel-des-fermes-pas-des-usines/#.Uj2coy1OIif

Enfin, pour plus d'infos, le documentaire de France 5 sur pluzz: http://pluzz.francetv.fr/videos/elevage_intensif_attention_danger_,108568407.html et sur Youtube http://youtu.be/hFE_Ezq1kYI

Qui veut vivre sur un pont ?

 

Selon les chiffres de la FNUAP, 60% de la population mondiale serait citadine en 2030, soit 5 milliards de personnes à loger et se déplacer en zone urbaine et périurbaine. Nos villes se développent tellement vite que les architectes fouillent autant dans le passé que l’avenir pour imaginer les villes de demain.

Après les projets de tours gigantissimes (la plus haute à ce jour se trouve à Jeddah, et mesure 1001 m.), mêlant habitations, loisirs et bureaux, une nouvelle idée émerge dans plusieurs grandes villes mondiales : réinstaurer les ponts habités. Neuilly-sur-Seine, Tours, Paris et Montréal, pour les francophones, seraient actuellement en train d’étudier la question. g1601a.jpg

Un peu d’histoire Au Moyen-âge, les ponts habités étaient courants en Europe, notamment à Paris, Londres ou Amsterdam. On les appelait en ce temps » pont rue ». Les plus connus et encore visibles se trouvent à Erfurt (Allemagne) ou à Florence (Italie) avec le fameux Ponte Vecchio. Les ponts habités existent depuis le XIIème siècle environ, quand les villes ont commencé à taxer les résidences selon leur emprise au sol. Construites sur un pont, ces habitations n’étaient pas soumises à l’impôt. Outre leur intérêt architectural et financier, les ponts habités permettaient également une plus grande salubrité, en évacuant les ordures directement dans le fleuve. Néanmoins, ces structures ont peu à peu disparu, suite à de nombreux incendies qui se propageaient très vite de maison en maison lorsque celles-ci étaient construites en bois, ou bien quand le poids des édifices menaçait la stabilité du pont qui les supportait. pt_change.jpg

De toute l’Europe, Paris est certainement la capitale européenne qui a compté le plus de ponts habités : une trentaine environ entre le XIIè et le XVIIIè siècle. La Seine et la géographie de la ville permettaient en effet qu’ils ne soient ni trop larges (comme à Londres ou Budapest) ni trop étroits (comme à Amsterdam). Ce qui a marché étant potentiellement ce qui marchera, l’idée de ponts habités refait donc régulièrement surface, notamment à Paris. En 1997, un premier concours d’architecture évoquait l’idée de telles structures, et plus récemment, en 2010, à l’occasion des élections régionales, Chantal Jouanno défendait un projet sur la Seine : un pont avec 25 000 m2 végétalisés, offrant en dessous, sur deux étages, 75 000 m2 dédiés aux services à la personne, commerces, logements étudiants et à une grande bibliothèque… Le projet n’a pas vu le jour compte-tenu des résultats des élections, mais c’est actuellement au tour de la nouvelle mairie parisienne de Mme Hidalgo de relancer le débat avec 2 projets reliant les 12ème et 13ème arrondissements à l’Est, et le 15ème et le 16ème à l’Ouest de Paris. A Neuilly-sur-Seine, le maire Christophe Fromentin étudie sérieusement la question depuis 2008. L’annonce parisienne a également interessé Toulouse, qui reprendrait l’étude d’un projet de l’architecte Paul Degrez. 4250503.jpg

Le Pont habité: une continuité de la ville pour relier les quartiers séparés par le fleuve

Le développement des villes de demain doit désormais prendre en compte de nombreuses problématiques et contraintes actuelles : comme la disponibilité des terrains, la re-densification urbaine, ou la lutte contre la désertification des commerces de proximités. A l’heure où les dettes publiques s’accumulent et que s'installe la pénurie de logement, dont le logement social, le pont habité pourrait être une vraie solution économique. Paul Desgrez interviewé par le journal la Dépêche du Midi au début du mois de juillet expliquait en ces termes «l'idée est d'assurer une continuité par modes doux (piéton, cycle) entre les berges et de construire sans que cela coûte un centime au contribuable puisque la vente des logements finance la construction du pont et de l'immeuble».

L’ensemble des projets de ponts habités au XXI ème siècle intègre le transport, la proximité, l’écologie et la connectivité, en plus du logement, des bureaux et des petits commerces, afin d’harmoniser la ville, vu tel un écosystème. Les ponts habités feraient office de « corridor écologique ». Ces projets visent en effet à limiter l’effet dortoir ou ghetto de certains quartiers, ainsi que leur impact écologique (moins de C02 lié aux transports, plus de lien social, etc.) en proposant des innovations techniques et technologiques sur le modèle des « smart cities « (villes intelligentes ou connectées). Il s’agit donc dans certaines villes, comme Toulouse, de donner une continuité à la ville, scindée par le fleuve, et désenclaver certains quartiers, en proposant commerce, habitations et résidences hôtelières.

Une issue à l’hyperdensification de nos villes ?

Certaines grandes villes sont déjà revenues de ces projets architecturaux, comme Berlin, et même Montréal, où le projet présenté est loin de faire l’unanimité. Si l’on se souvient des grands projets de tours, pourtant avec une dimension écologique souvent exprimée dans la gestion de l'eau ou de l'énergie, jusqu’ici aucun n’est sorti de terre. Il n’y a peut-être que Burj Khalifa à Dubai, et dernièrement la Kingdom Tower de Jeddah (Arabie Saoudite) qui ont vu le jour, mais avec des succès mitigés. Ces ensembles reflètent en effet plus le désir de prouver au monde les prouesses technologiques dont sont capables les hommes, que la volonté réelle de trouver des solutions modernes aux problèmes de logement, d’urbanisme et d’écologie dans des villes où la pression démographique reste forte.

Il existe encore des ponts habités en Europe France, comme à Landerneau (pont du Rohan) ou Narbonne (pont des Marchands), voire Chenonceau et son château qui enjambe la Loire. Les avez-vous vus ? Pensez-vous que le pont habité soit aussi une solution pour le logement de demain ?

Voici quelques articles pour aller plus loin:

Sur les projets parisiens : http://www.lejdd.fr/JDD-Paris/Paris-deux-ponts-habites-sur-la-Seine-672769 http://www.urbanews.fr/2014/06/23/44169-paris-accueillir-nouveaux-ponts-habites

A Toulouse : http://www.ladepeche.fr/article/2014/07/01/1910406-pont-habite-paris-relance-le-projet-toulousain.html

L'altruisme selon Matthieu Ricard à Angers

 

Dans le cadre de son passage en France, Matthieu Ricard s'est arrêté à Angers ce mercredi 27 novembre pour présenter son dernier livre Plaidoyer pour l'altruisme, à l'Université Catholique de l'Ouest (UCO). La salle comble était sous le charme de ce moine bouddhiste tibétain, docteur en génétique cellulaire, auteur de 14 ouvrages et photographe. Autant de personnes à attendre à l'extérieur. L'information de sa présence n'a été partagée que tardivement et pourtant chacun était au rendez vous. Il faut dire qu'un moine avec 40000 heures de méditation au compteur ça se sent d'emblée. Pleinement ancré, disponible d'esprit, serein, la relation de proximité s'installe dans une qualité de silence et de partage. L'humour est au rendez vous et la salle rit à l'unisson une dizaine de fois pendant son intervention d'une demi heure. L'altruisme, voilà ce qui déplace les foules aujourd'hui. En pleine crise, en plein doute, les gens savent que l'essentiel est ailleurs. Alors justement, comment développer sa capacité d'altruisme ? Car il s'agit bien de développer une capacité à l'instar de celui qui veut apprendre le piano, il devra passer par la répétition des gammes, chaque jour. L'un des 100 premiers salariés de chez Google, Chade-Meng Tan, auteur du livre "Search Inside Yourself", qui sortira en Avril, propose de méditer 10 secondes toutes les heures ! Regarder autour de soi, qui que ce soit dans son champs visuel, et lui souhaiter qu'il puisse être heureux dans son existence, que ses aspirations profondes soient réalisés. Le fait de pratiquer 6 à 7 fois par jour ces 10 secondes de méditation met en route en soi un processus, qui va se prolonger. Puis élargir à 10, 15, 20 minutes de méditation par jour, pour cultiver la pensée bienveillante envers autrui, la maintenir (y revenir si on est distrait, comme le papillon qui revient sur la fleur). Préserver la clarté, l'intensité, la qualité de cette bienveillance. Et pratiquer encore et encore. Il a été démontré scientifiquement qu'il suffit de 2 semaines de méditation de 20 minutes par jour pour diminuer l'intensité de l'amygdale, qui impacte nos comportements (baisse de l'agressivité, contrôle de ses émotions, ...)

plaidoyer pour l'altruisme, la force de la bienveillance

En quoi la méditation peut elle avoir un effet sur l'altruisme ?
La première étape c'est de reconnaitre la bienveillance pour soi. Etre indulgent envers soi même. Personne n'est parfait, c'est normal. Il n'y a pas de mal à se vouloir du bien. On sait qu'un bébé de 7 à 8 mois, sans avoir été encouragé, préfère l'altruisme, il fixe naturellement son attention sur les personnes gentilles avec les autres (test avec des marionnettes). Le potentiel est en chacun, à des degrés divers. La marge de manoeuvre pour le développer est considérable. La pratique est nécessaire, il faut cultiver l'altruisme pour le faire grandir (de même qu'on ne nait pas en sachant lire, écrire, jouer aux échecs). A l'opposé, l'égoïsme c'est se placer au centre de ses préoccupations en ignorant les besoins d'autrui ou pire en leur nuisant. Matthieu Ricard nous précise également que les actes ne suffisent pas pour qualifier l'altruisme. Les actes envers autrui peuvent être intéressés, calculateurs, ...C'est bien la motivation qui connote l'acte, qui compte pour qualifier l'altruisme.

Conférence Matthieu Ricard Angers UCO RICHER

Est on plus altruiste aujourd'hui ? Les résultats de l'étude sur l'évolution de l'humanité ne correspondent pas aux idées reçues. Contrairement à certains propos d'anthropologues sur la base de cranes détériorés, les conflits entre groupes n'ont démarré qu'à partir de la sédentarisation, il y a 12000 ans, avec le développement de l'agriculture et le désir de s'approprier les richesses du voisin. Aujourd'hui, on pense vivre une époque violente. C'est faux si on compare avec l'histoire. En 1350 à Oxford, il y avait 100 homicides pour 100 000 habitants, aujourd'hui c'est 0.7 et en moyenne 1 pour 100 000 en Occident. Le nombre de victimes par conflit a été divisé par 20. La violence vis à vis des enfants a diminué de moitié en 20 ans. La raison ? L'importance de la démocratie. De 5000 entités politiques en Europe au XIV ème siècle, nous sommes passés à 250 sous Napoléon, puis 50 aujourd'hui. Les risques sont maintenus dans les pays où le statut de la femme est le moins élevé, ou l'éducation est insuffisante, et l'isolement important.

Pourquoi nous allons vers une économie positive ? Beaucoup d'économistes ont construit des modèles sur la théorie de l'homo Economicus affirmant que l'homme est raisonnable et cherche à maximiser ses intérêts personnels. Sauf que Matthieu Ricard nous explique combien nos prises de décisions ne sont pas rationnelles. Il a été démontré que les traders, lors de leur passation de commandes, activent des zones du cerveaux qui correspondent à des comportements d'attaques et de fuites. Nous ne sommes pas rationnels, nous avons tous des émotions, des motivations alors autant avoir les bonnes. Parmi les économistes, d'autres comme Joseph Stiglitz, Dennis Snower, Amartya Sen mettent en avant la gestion essentielle des biens communs : la qualité de l'eau et de l'air, tout ce qui a avoir avec le bien être. C'est la voix du "care", de la sollicitude qui arrive. Vive L'homo Altericus ! On assiste au développement des fonds éthiques, du commerce équitable, du crowdfunding, la consommation collaborative, ...C'est l'économie positive qui s'impose.



C'est quoi l'altruisme pour les animaux ? On évalue une société à la manière dont elle traite les animaux. Le code civil en France décrit que l'animal est un bien immobilier mobile. Donc un mouton est un tabouret qui bouge. Alors qu'il a été démontré notamment par Darwin que les animaux ont les mêmes émotions et sentiments que les humains, à des degrés divers. Certains le manifestent de manière expressive, d'autres moins. Les poissons sont équipés de tous les transmetteurs du système nerveux, comme ceux qui nous permettent de ressentir la douleur. Nous n'avons pas à choisir entre aider des humains qui souffrent et alléger la souffrance des animaux.

En recherchant un bonheur égoïste, on se rend compte que la vie est misérable et par voie de conséquence on rend la vie misérable à tout le monde. Le bonheur ce n'est pas un sacrifice.

Un grand merci à l'Université Catholique de l'Ouest et à la librairie Richer pour l'organisation de cette conférence (gratuite ! ) accessible à tous.
Merci à Liliane pour la photo de la salle

Le Prix des Femmes Marjolaine

 

Si l'agriculture bio vous passionne, si l'alimentation saine vous parle, si vous agissez pour promouvoir une approche écologique et solidaire ici ou dans les pays en voie de développement, dans le cadre de votre entreprise, de votre association, ou de votre coopérative, alors le Prix des Femmes Marjolaine vous concerne !. Créé par Le WECF France, RUP Relations d'utilité publique et la Spas, la première édition de ce prix récompensera des femmes méritantes, dont les initiatives sont à la fois originales, pertinentes et reproductibles. Les prix seront remis dans quatre catégories : dans le domaine agricole (ferme pédagogique, ventes en circuits courts, préservation de l'eau, ...), culinaire (cantine, traiteur et restauration bio, éducation à la nutrition, ...), de la solidarité (épicerie solidaire, permaculture, jardins d'insertion, coopérative de consommateurs, ..), solidarité internationale (avec l'aide d'une ONG, cultures, maraichage, transformation,...). Le public aura également la possibilité de décerner un prix spécial ainsi que les exposants. Rendez vous sur le salon le 09 novembre pour la cérémonie de remise des prix.

PRIX-des-femmes-MARJOLAINE

Pour en savoir plus : http://www.salon-marjolaine.com/programme-des-conferences/prix-des-femmes-marjolaine/

Pendant cette édition 2013, il sera question également de plantes sauvages de nos régions, l'occasion d'en savoir plus sur les plantes médicinales aromatiques, alimentaires, cosmétiques et tinctoriales que l'on peut trouver en France, en zone de montagne ou dans des zones préservées. Des producteurs et cueilleurs adhérents au Syndicat des SIMPLES seront présents. Et pour prolonger la connaissance, vous pourrez apprécier 2 expositions : "Jardins de trottoir, la biodiversité dans la ville un autre regard sur les plantes sauvages » et le village Demeter. De quoi mieux comprendre les lois du vivant, le rapport à la nature, l'influence de la lune, l'impact du compost, ...et porter un autre regard sur l'agriculture bio dynamique.

Ayez la Fibre du Tri avec votre application mobile

 

Avec la rentrée, les placards font le tri : trop petit, abimé, démodé ...il est temps de donner ou de recycler. Sauf que le recyclage c'est simple quand on sait où rapporter ses affaires ! Il suffit désormais de regarder sur son mobile les points de collecte pour trouver le dépôt le plus proche de chez soi et y donner ses vêtements, ses chaussures, son linge de maison... Quand son téléphone mobile devient un atout pratique pour faciliter le recyclage grâce à la Fibre du Tri, recyclage et TLC : une application mobile très pratique, qui offre un service gratuit de géolocalisation, disponible pour Iphone et Androïd, à télécharger sur Google Play ou iTunes. Plus de 27000 Points d’Apport Volontaire (PAV) recensés : locaux d'associations, lieux de collectes en bas des immeubles, les conteneurs, les bornes en magasins, les recycleries, ... A découvrir aussi tous les acteurs de la filière de collecte (plus de 170, qu'ils soient locaux ou nationaux), et des conseils pour mieux recycler. Ensemble on arrivera peut être à faire progresser le taux de collecte des TLC (textile, linge, chaussures) qui n'est que de 2.4 kilos par citoyen (alors qu'il y en aurait 9.6 kilos de disponible), soit 150 000 tonnes de fibres. Sachant que l'essentiel des TLC récupérés est en bon état puisque 60 % sont réutilisés (30% recyclés, et 6% non valorisés). Des efforts restent à faire en France, d'où cette campagne de l'éco-organisme des Textiles d’Habillement, Linge de maison  et Chaussures, Eco TLC (agréée par l'Etat) qui s'engage à récupérer et à valoriser tous les textiles dans une démarche RSE (respect des conditions environnementales, économiques et sociales). Neufs ou usés, les textiles peuvent tous être déposés !


j'ai la fibre du tri


Pour en savoir plus rendez vous sur www.lafibredutri.fr et www.ecotlc.fr. D'ailleurs un appel à projet est actuellement lancé pour créer des solutions innovantes et viables pour traiter les articles en fin de vie. Les entreprises doivent déposer leur candidature avant le 31 octobre

Le recyclage des textiles et chaussures c'est facile avec la Fibre du Tri

Eco-TLC recyclage des textiles chaussures


Et chez vous comment ça se passe le tri des vêtements et chaussures ? Vous les donnez ? A qui comment ? Vous est il arrivé de déposer votre linge et vos chaussures dans un point près de chez vous ?

Article sponsorisé

Ecocity Nantes le sommet mondial de la ville durable

 

La capitale de l'Ouest deviendra capitale mondiale en septembre, le temps d'accueillir le sommet mondial de la ville durable ECOCITY 2013, qui aura lieu pour la première fois en Europe, à Nantes, après San Francisco, Montréal, Istanbul, ...3 jours pour réfléchir ensemble et placer "la ville comme chantier essentiel pour la réponse aux enjeux globaux de la durabilité". Alors que 50 % de la population mondiale vit en ville aujourd'hui, outre la pression foncière, les enjeux portent sur l'approvisionnement et l'autonomie en alimentation des métropoles, la consommation d'énergie, les rejets de gaz à effet de serre, la gestion des déchets, la qualité des relations sociales, la création d’emplois, la préservation de la biodiversité, l'empreinte écologique. C'est par la capitalisation sur des solutions locales, ajoutées les unes aux autres, que nous pourront obtenir des effets plus globaux. Un évènement porté par l'ONG Ecocity Builders depuis 1990, dont l'objectif est de favoriser la construction et reconstruction de ville saine, facilitant le bien être des habitants et le respect des écosystèmes, à travers des outils collaboratifs de réflexion et de formation (colab). A découvrir à Nantes, en partenariat avec les Nations Unies (UNhabitat, PNUE, FAO), du 25 au 27 septembre 2013. Un évènement de plus au programme de cette année Nantes Capitale verte de l’Europe 2013

ECOCITY SOMMET MONDIAL DE LA VILLE DURABLE NANTES

Voir le lien direct sur l'évènement : Ecocity world summit 2013 Nantes



Les 200 astuces de Maman Travaille

 

En étant maman on comprend vite que mener de paire vie de famille et vie professionnelle relève d'un travail d'équilibriste. Marlène Schiappa en a fait un défi, celui de faire évoluer les mentalités, en créant l'association Maman Travaille et aujourd'hui en publiant "Les 200 astuces de Maman Travaille" aux Editions Quotidien Malin. Des conseils d'experts forts utiles (de psychologues, coachs, DRH...) et des astuces éprouvées de mamans qui travaillent. De quoi puiser pour mieux gérer son temps, préparer sa grossesse plus sereinement, assurer un allaitement sans complexe, jongler avec les modes de garde sans culpabilité, et assurer en réunion, le tout en partageant une organisation au sein du couple plus équilibrée. Un guide vraiment pratique (on sent le vécu de l'auteure et des témoignages), des conseils regroupés en rubriques qui parlent forcément à chaque mère qui travaille : concilier grossesse et travail, comment partir en congé maternité (et revenir !), allaiter et travailler, partager la conciliation vie professionnelle et vie familiale avec le papa, gérer le congé parental, obtenir le bon mode de garde, concilier vie pro et vie perso avec efficacité et bonheur, comment déculpabiliser et mieux s'accepter telle que l'on est, inventer ses propres règles, comment travailler de chez soi (qu'on se le dise : le télétravail n'est pas une solution au mode de garde !), comment s'organiser dans ses déplacements professionnels, ....Un outil essentiel pour sortir du "yaka faucon", sans culpabilité.

les 200 astuces de Maman Travaille

Achetez, lisez...vous vous reconnaitrez et vous apprendrez ! 10€, 223 pages, format poche, collection des éditions Leduc.

J'en profite pour ajouter un conseil perso. Avec plusieurs enfants, pour alléger la rentrée, je prenais systématiquement une journée de congé dans la semaine précédente, en calant la matinée les rendez vous chez le dentiste pour tous, l'après midi le bilan chez le pédiatre (et ressortir avec tous les certificats médicaux pour les pratiques sportives de l'année), le midi un déjeuner sympa et une sortie shopping orientée pour des achats qui donnent envie d'aller à l'école : choisir son cartable, sa trousse, sa tenue de rentrée, ...Bref une journée optimisée, agréable, et où l'on prend le temps pour la prévention aussi.

Paris bio les meilleurs adresses

 

Paris regorge de bonnes adresses pour nous aider à mieux consommer bio : restaurants et traiteurs branchés,épiceries tendances,boulangeries et cavistes, boutiques de mode équitable ou de beauté naturelle, enseignes de matériaux sains, les amap pour une production fraiche et locale garantie ...elles sont toutes recensés que un guide bien pratique à glisser dans sa poche : Paris Bio écrit par Hélène Binet et Emmanuelle Vibert. En plus un petit lexique bio (on y explique ce qu'est la macrobiotique ou la biodynamie ) et un index par arrondissement pour faciliter la recherche. Paru en mars 2013, aux éditions Parigramme, 6 euros, ce guide fait parti de la collection Paris est à nous.

meilleures adresses bio à paris

Pour en savoir plus : http://www.parigramme.com/livre-paris-bio-200.htm

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