Abonéobio : Le blog du bio

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Mercredi 26 novembre 2014

Juste une histoire de pomme

 

Pauvre pomme! Depuis que le monde est monde, elle est prétexte à tant de discordes et de combat. Au XXIème, alors que nous essayons de sauver notre planète, puisqu’à cause d’une pomme déjà nous avons été chassés du jardin d’Eden, les pommes posent une nouvelle fois un pépin. A qui? A trois associations aux acronymes barbares qui ont peur d’une campagne publicitaire vantant de manière sous-jacente des pommes. Une pomme d’or? non, une pomme bio, simple et sans traitements chimiques.

Les Blanche-Neige de l’agriculture conventionnelle l’ont en travers de la gorge...

Biocoop qui est à l'initiative de la campagne publicitaire peut se féliciter, et nous aussi, de l’ordonnance de référé du 28 octobre 2014 du président du tribunal de grande instance de Paris rejetant la requête présentée par Interfel (association interprofessionnelle des fruits et légumes frais), l’ANPP (association nationale pommes poires) et la FNPF (fédération nationale des producteurs de fruits). Ces 3 associations considéraient en effet que la campagne publicitaire déployée par Biocoop du 15 au 30 septembre 2014 avec le message « N’achetez pas de pommes (traitées chimiquement) » était de nature à causer un dommage à toutes les filières et induire en erreur le consommateur.

Le juge des référés a rejeté ces arguments estimant que la campagne : ·

  • n’était pas susceptible de causer un dommage imminent aux 3 associations demanderesses ;·
  • n’était en rien trompeuse pour les consommateurs et n’altérait pas leur comportement économique ;
  • enfin, que les chiffres avancés étaient exacts puisqu’ils résultent d’une étude de l’INRA (Institutut National de Recherche Agronomique).

Cueillir les Pommes du jardin des "Espérances"

On ne pourrait faire plus clair. Mais au delà de ce jugement, qui espérons-le pourra faire jurisprudence, c’est toute la filière du bio qui bénéficie enfin d’une reconnaissance, aussi sur le plan juridique. Alors que l’Europe propose de dépenser près de 33 millions d’€uros pour promouvoir des filières très polluantes ou cruelles pour les animaux (viande et lait), les agriculteurs bio pourront mettre en valeur leurs produits en rappelant que le coeur de leur métier se fait dans le respect : de l’homme, de sa santé, des animaux et de la planète.

Une bonne nouvelle pour Biocoop, après la plainte déposée par la FEBEA (Fédération des Entreprises de la Beauté ) auprès de l'ARPP (Autorité de Régulation Professionnelle de la Publicité) pour publicité dénigrante. Le réseau de magasin se voit néanmoins conforté dans sa démarche pour promouvoir le bio en France, informer les consommateurs quant aux alternatives existantes en terme de consommation et d’alerter le grand public et les institutions sur les risques d’une agriculture intensive.

Chez aboneobio, on est bien d'accord pour acheter des cosmétiques certifiées bio, et on le prouve tous les jours, avec une gamme très complète de produits.

Le Guide des Meilleurs Cosmetiques 2015 2016 est disponible

 

Guide-Meilleurs-Cosmetiques-2015-2016.jpgLaurence Wittner et Hélène Le Héno reviennent avec la dixième édition de leur guide sur les cosmétiques.

Véritable bible des beauty addict, il est depuis 2004 le guide de référence pour acheter ses cosmétiques sans se tromper : le seul qui soit élaboré, en totale indépendance, uniquement par des professionnels (et non des jurys de consommateurs) et qui prenne en compte tous les secteurs de la cosmétique sans exception (tous réseaux de distribution, tous labels). Les précédentes éditions avaient déjà été saluées par les professionnels comme par le grand public pour leur sérieux et leur crédibilité.

Des choix rigoureux effectués dans une sélection très large de cosmétiques

Pour cette nouvelle édition, 8033 produits de 555 marques ont été évalués. Pour chacune des 165 catégories de cosmétiques (gels-douche, soins visage pour tous les types de peaux, du corps et des cheveux, déodorants, produits d'hygiène, solaires, maquillage… bébés, jeunes enfants, femmes, hommes…), seuls les cinq premiers sont recommandés par les experts. Pour le premier d’entre eux, une explication de ce qui l'a porté sur le podium est proposée. Le lecteur peut ainsi comprendre ce qui fait son intérêt. Un zoom est également fait sur le produit classé premier sans tenir compte du critère prix, pour distinguer les cosmétiques les plus qualitatifs. L'intérêt du Guide des Meilleurs Cosmétiques est qu'il s'intéresse, depuis l'édition 2009, de manière égale aux cosmétiques certifiés bio qu'aux conventionnelles. Cette évaluation équitable a permis, depuis la première édition du guide, de démontrer qu'en termes d'efficacité et de plaisir d'utilisation, les cosmétiques bio n'ont rien à envier!

lait-corporel-bio-coslys.jpg Pour rappel, les produits Coslys, disponible sur Abonéobio sont chaque année mis en avant dans le palmarès des Meilleurs Cosmétiques. L'édition 2015-2016 a notamment sélectionné pas moins de trente référence de la marque __Coslys__ dont : -la crème de lait pour le corps -le shampoing à la kératine

Alors que le magazine 60 millions de consommateurs vient de publier un avis négatifs contre de nombreux produits cosmétiques pour bébés, dont les formules ne sont pas exemptes de perturbateurs endocriniens, la gamme bébé à l'abricot de Coslys est sans allergènes, sans huile essentielle et formulée avec un minimum d’ingrédients strictement sélectionnés pour convenir à la peau des bébés.

coslys-shampooing-keratine-250ml.jpg Des classements établis par un jury d’experts professionnels et indépendants de toute marque et tout laboratoire cosmétiques et membres de L’Observatoire des Cosmétiques : cosmétologue, dermatologue, pharmacien, formulateur, parfumeur, kératothérapeute, esthéticiennes, coiffeurs… Cette sélection des meilleurs produits basée sur des critères professionnels permet d’obtenir une vue d’ensemble la plus complète d’un cosmétique :

  • intérêt et efficacité de la formule
  • tolérance cutanée
  • sécurité
  • plaisir d’utilisation
  • conformité de l’étiquetage à la réglementation
  • rapport qualité/prix.

Guide des Meilleurs Cosmétiques 2015-2016 recommandés par L'Observatoire des Cosmétiques, de Laurence Wittner et Hélène Le Héno, éditions Médicis 241 pages en couleur -› disponible en librairies et sur Interne, PVC 21,90 € , -› Pour le commander en ligne (19,06 €)

La restauration scolaire : le bon élève de la Bio

 

Cantine_bio__c__agence_bio_4.pngUne étude de l’Agence bio rapportait en juillet dernier que 59% des restaurants collectifs (cantines scolaires, restaurants d’entreprises…) servent des produits bio. Mais cette proportion s’élève à 79 % selon les auto-déclarations des établissements scolaires. L’introduction des produits biologiques dans la restauration collective constitue l’un des axes d’actions du plan "Ambition Bio 2017" visant à favoriser le développement de l’agriculture biologique. Ce sont les cantines du secteur public qui plébiscitent en majorité la bio (70%) devant le privé (44%), et l’étude montre que les produits bio sont davantage introduits au sein des grosses et moyennes structures (72 % de celles de plus de 500 repas par jour en proposent), et, fait notable, dans celles ayant les budgets alimentaires les moins élevés (66 %).

Fraicheur, qualité et origine : le trio gagnant de la bio

En moyenne, chaque établissement introduit environ 5 familles de produits bio différentes, mais ce sont les produits frais qui tirent leur épingle du jeu, notamment : les fruits frais (85%) , dont les pommes à 81 %, les produits laitiers (78 %) et les légumes frais (75 %) avec une forte part de carottes (68 %), crudités (47 %), tomates (46 %) et salades (41 %).

Cantine_bio__c__agence_bio_5.png

La saisonnalité demeure le premier critère de choix d’un fournisseur de produits bio pour 86 % des établissements; par ailleurs, les établissements déclarent à 83 % acheter des produits bio d’origine française, et ils sont 79 % à privilégier les produits régionaux. En effet, le choix du bio de proximité permet à la fois de réduire les coûts liés aux transports, d'assurer aux producteurs un revenu régulier et souvent de recréer du lien entre les enfants et le monde agricole. La France reste un pays attaché à ses valeurs « terriennes ». Combien de fois avons-nous entendu nos parents vanter le bonheur des vacances à la campagne dans une ferme familiale, et la nostalgie de voir nos enfants être élevé dans un environnement de béton sans connaître la provenance de ce que nous mangeons? Par ailleurs, le choix du bio dans les cantines peut également inciter les producteurs à commencer leur conversion vers des produits bio, avec des garanties de volumes d’achat notamment. Au-delà de l’aspect environnemental, introduire du bio en cantine peut lutter contre la « fracture sociale » , notamment en offrant à des familles un accès à des produits et des goûts qu’ils ne connaissaient pas.

Ces collectivités qui font le choix du bio

Cantine_bio__c__agence_bio_1.pngDe plus en plus de communes, départements et de régions ont décidé d’introduire des produits bio dans la restauration scolaire ou d’élargir la gamme proposée aux élèves. Ces initiatives témoignent d’une volonté de s’engager dans la voie du développement durable, en donnant une place croissante aux aliments produits ou transformés dans le respect de l’environnement. Les méthodes varient d’une cantine à l’autre, selon le mode gestion, le cuisinier ou l’implication des services. Certains choisissent d’organiser des repas 100% bio, d’autres d’introduire progressivement un ingrédient bio puis d’en augmenter le nombre et la fréquence. La démarche est très souvent accompagnée d’actions pédagogiques pour sensibiliser les enfants aux questions d’environnement, de bien‐être animal et de biodiversité ainsi qu’à l’importance d’une alimentation équilibrée comprenant en particulier des produits frais, de saison et de proximité dans la mesure du possible. Souvent l’introduction des produits bio dans la restauration collective amène une réflexion globale sur la manière d’assurer les approvisionnements, de préparer et de structurer les repas, sur l’environnement et le développement durable de l’établissement.

La bio en restauration collective, à chacun sa formule !

Cantine_bio__c__agence_bio_2.png Dans chaque région de France, en moyenne une cinquantaine de lycées et collèges ont introduit des produits biologiques dans la restauration collective de leurs établissements. Pour les lycées, des initiatives fortes ont vu le jour. Elles ont été formalisées par des chartes dans quelques régions, en particulier : en Alsace où les démarches sont engagées depuis longtemps, cette impulsion a été donnée dès 2008 et la part des composantes bio du repas s’élève de 20 à 44% ; en Bretagne depuis 2009, des lycées sont accompagnés en partenariat avec la Fédération régionale des agriculteurs biologiques dans le cadre de la Charte « Au menu demain ». Il en est de même en Ile de France

Deux départements sont en pointe pour la bio en restauration collective : - dans le Gard, la démarche a été engagée dès 1994 : 17 collèges proposent jusqu’à 28,5%de bio dans leur restauration ; - dans la Drôme : l’Opération « Manger mieux, manger bio » a démarré en 2005. Au final, les 36 collèges (18 500 élèves, 1,7 million de repas par an) ont introduit des produits biologiques : les composantes des repas sont bio à plus de 25%.

100% bio à la cantine, c’est possible :

Pour preuve que le bio en restauration collective à le vent en poupe, Ecocert a lancé un label « En cuisine ». Ce label aide les professionnels à développer une restauration plus « bio, saine, locale et durable », grâce à un questionnaire d'auto-évaluation, des fiches pratiques et un annuaire de professionnels pour les guider dans leur démarche.

Néanmoins, dans certaines communes, de taille moyenne ou vraiment petite, il a été fait le choix de repas 100% bio : - A Mouans‐Sartoux – 10 300 habitants – ainsi qu’au Rouret – 3 900 habitants – dans les Alpes‐Maritimes (Provence‐Alpes‐Côte d’Azur), la bio est introduite respectivement depuis 1999 et 2000. Elle y représente 100% de la valeur des achats pour la restauration collective. - Au 1er janvier 2014, l’objectif 100% bio a été atteint pour les écoles de Saint‐Etienne (3 500 repas par jour). 41% des approvisionnements sont assurés en circuit court. Les personnes âgées inscrites au portage des repas à domicile et les enfants des 24 crèches communales bénéficient de repas à 70% bio (cf. une Minute Bio).

Et pour les communes de plus grande envergure, la bio s’est installée dans des proportions significatives, avec l’objectif d’aller toujours plus loin : • 30% ou plus à Marseille (69 000 repas parjour) calculé en nombre de composantes bio des repas, Toulouse (29 000 repas par jour), Lyon (21 000 repas par jour), Brest (6 000 repas par jour) et Lorient (4 200 repas par jour) • de l’ordre de 20% de produits bio sont introduits à Paris (22% dans les écoles, 37% dans les crèches).

Un surcoût de plus en plus maîtrisé Pour 80% des établissements, les produits bio génèrent un surcoût de 19 % en moyenne (une baisse significative depuis 2011 où il était de 26 %!), celui étant “lissé” pour 67% d’entre eux sur l’ensemble des repas. Pour continuer de proposer des produits bio sans grever le budget des ces structures collectives, 7 établissements sur 10 ont cherché à réduire les frais liés au bio notamment : • en limitant le gaspillage (88 %), • en travaillant sur l’éducation alimentaire (66 %), • en mettant en concurrence les fournisseurs (66 %), • en remplaçant certains produits par d’autres moins coûteux (65 %), • en passant des partenariats au niveau local (63 %), • en groupant les achats (62 %).

Des actions de sensibilisations ludiques pour accompagner le développement de la bio L’introduction des produits bio dans les restaurants scolaires et la sensibilisation des enfants sur l’agriculture biologique s’amplifie à mesure que des exemples démontrent de la réussite des processus. De nombreuses démarches sont engagées par un ensemble de partenaires, et les initiatives proposées par l’Agence BIO visent à compléter les actions existantes.

Cantine_bio__c__agence_bio__petits_reporters.png> Le projet “Les Petits Reporters de la Bio”, 3ème édition

Face au succès des deux précédentes éditions, l’Agence BIO envisage de lancer une troisième édition de ce concours. Ouvert aux classes du CE1 au CM2 et aux groupes d’élèves constitués dans lecadre des activités périscolaires, il consiste à créer un journal de 4 pages sur le thème de l’agriculture biologique. Cette initiative est une occasion de rassembler les enfants autour d’un projet pédagogique motivant centré sur l’agriculture, l’élevage et l’alimentation.

Par ailleurs, l'Agence BIO propose ses supports pédagogiques aux professeurs des écoles, conçus en lien avec les programmes de Sciences et d’Éducation au Développement Durable : ‐ Un kit pédagogique de sensibilisation pour les enseignants ‐ Des dépliants ludo‐pédagogiques pour les enfants.

Les établissements qui font le choix du bio à la cantine essayent également de l'inscrire dans une démarche globale de sélection de produits plus sains. Le programme Eco-Ecole, dont l'alimentation est une des composantes e permet d'élargir à tous les thèmes du développement durable : les solidarités, la biodiversité, l'eau, l'énergie et les déchets. Le programme Eco-Ecole permet également d'impliquer partenaire et prestataire de la vie à l'école, en choisissant par exemple des produits plus respectueux de l'environnement... Les sociétés de ménages (professionnels et à domicile) proposent désormais des alternatives bio, et les crèches sont de plus en plus sensibles à la qualité et la non toxicité des produits utilisés. Il existe plusieurs sites web marchand destinés aux professionnels de la petite enfance qui proposent des produits dont: http://macape.org/  . Bientôt dans toutes les écoles ?

(Dé)barbouille Party !

 

C'est dans son Petit café du Monde Entier que Luisa Landa d’Haese nous a accueilli ce lundi 21 mai dans pour la (Dé)barbouille Party !

A l’origine de cet événement, Emmanuelle Terrier créatrice de la marque Les Tendances d’Emma qui propose des kits de carrés démaquillants et débarbouillettes lavables et utiles pour toute la famille. En plus de Coslys, elle a réuni des marques éthiques comme Vitabio, Babybio ou Coq en Pâte.

debarbouille party Béatrice et Marie de la marque Coslys ont participé à cet événement.

La matinée a commencé par un petit déjeuner gourmand préparé par Luisa autour duquel les mamans bloggeuses discutent.

Puis arrive la découverte des produits bio Coslys :

Emmanuelle a ensuite expliqué comment utiliser les carrés et débarbouillettes tout doux et lavables pendant que les enfants participaient à l’atelier de peinture sensorielle animé par Emmanuelle Opezzo fondatrice de Koko Cabane.

Cet événement avait lieu en marge du concours photo (dé)barbouille organsié par les Tendances d'Emma. Si vous voulez jouer et gagner l’un des 8 ensembles (dé)barbouille écologiques, rendez vous sur Facebook avant le 18 juin.

Concours barbouille

La révolution collaborative

 

Le monde change et la révolution technologique et sociétale qui se profile est majeure. Internet a bouleversé les pratiques. L’information circule librement et la collaboration en est facilitée. L’économie mondiale est impactée en profondeur. Jeremy Rifkin va jusqu’à annoncer clairement « le déclin du capitalisme, éclipsé par les mouvements collaboratifs et la production à petite échelle », via les imprimantes 3D, notamment. Internet permet à chacun de produire son propre contenu (textes, images, vidéos, sons…), de le partager en temps réel via les smartphones, (court-circuitant ainsi les médias classiques), de contribuer à une production collective et même de la financer (via le financement participatif appelé crowdfunding, qui pourrait représenter 1.000 milliards de dollars d'ici à 2020, (selon Forbes) avec déjà plus de 900 plates-formes de crowdfunding dans le monde, dont une soixantaine en France, ou le microcrédit, tout ceci hors réseaux bancaires classiques), de se former via les plateformes de MOOC (cf article Se former grâce au e-learning et aux MOOC ) sans débourser pour une formation de qualité, et de construire des applications libres sur la base de l’ouverture des données (DATA). Nouvelles logiques de partage mais aussi d’usages. Désormais, au cours de sa journée, on se déplace en co-voiturage (La SNCF a racheté plusieurs plateformes en 2013), en déplacement ou en voyage, on réserve sa chambre sur Airbnb délaissant l’hôtel au passage. Au bureau, c’est l’espace coworking (partager un espace de travail), les Fab Labs (partager des outils pour la conception et la réalisation d'objets entre particuliers et professionnels) et les makerspaces qui s’imposent. Pour les courses, plus besoin de passer à l’hypermarché, on opte pour les Amap et autres circuits courts (qui représentait en 2010 2,5 milliards d'euros ( 1,5 % du CA conso alimentaire) ). Internet permet désormais à une diversité d’acteurs d’un même territoire (ou d’une même sensibilité) de s’organiser pour un coût dérisoire. L’intelligence collective peut germer et irriguer l'ensemble des secteurs d'activités. Un nouveau monde s’invente, se construit, partout dans le monde. Avec plus d’altruisme, cher à Matthieu Ricard, plus d'économie sociale et solidaire. Michel Serres nous rappelle que nous avons besoin de partager nos expériences, puisque "L’homme reste un animal social." Ce mouvement OUISHARE s'amplifie et se structure. Moins de consommation, plus de « care » (prendre soin de nos biens communs : l’eau, l’air, …) et plus de sens dans notre action. L’opportunité de sortir grandit de cette crise, à condition de ne pas laisser cette intelligence collective dans les mains de quelques majeures compagnies....

La consommation collaborative from Alexandre Borras on Vimeo.


Aujourd'hui, un Français sur deux est déjà engagé dans ces nouvelles formes de consommation que sont le partage, l'échange, la vente ou la location d'objets, selon l'Observatoire société et consommation (ObSoCo). L'innovation collaborative, citoyenne et soutenable, est en bas de chez nous, avec nos voisins et chacun peut y contribuer.

La première semaine de l'économie collaborative organisée par OuiShare aura lieu à Paris du 01 au 07 mai 2014 :

  • Un évènement rassemblant les acteurs internationaux de l'économie collaborative, autour du OuiShare Fest du 05 au 07 mai
  • Un village ouvert au grand public, avec un espace collaboratif au coeur de la Foire de Paris, du 1er au 04 mai, le OuiShare Village
  • Un concours, récompensant les meilleurs projets émergents de l'économie collaborative, les OuiShare Awards


Consommation_collaborative

A lire le livre d'Anne Sophie Novel : la vie Share et à suivre le blog de la consommation collaborative

consommation collaborative A S Novel

La fin du travail dont parlait déjà Jeremy Rifkin, dans son bestseller de 1997, préfacé par M Rocard, n'est pas la fin du travail tel qu'on peut l'entendre sur une première lecture. C'est un équilibrage différent, pour passer d'un monde bipolaire, avec d'un coté, "une élite de gestionnaires, de chercheurs et de manipulateurs d'information surqualifiés et de l'autre, une majorité de travailleurs précaires", à une économie qui supprime l'emploi de masse dans la production et la distribution, où la valeur ajoutée est dans l'intelligence collective, où l'on revoit le contrat social pour un partage des richesses. L'évolution actuelle des technologies génère "La troisième révolution industrielle". Attention au raccourcit "plus de capitalisme et donc plus de travail". Certes nous aurons plus de "robots" pour faire des pièces, la possibilité de créer la pièce unitaire par un particulier, au fur et à mesure de son besoin, moins de taches manuelles répétitives. Mais la collaboration c'est aussi énergivore, l'intelligence collective demande de la présence, de la concentration, et pour se vider la tête rien de tel que certaines taches manuelles. Ce peut être aussi des moments de méditation nécessaire à notre équilibre. N'ayons pas peur de la révolution.

Le Compte Epargne CO2 donne du sens à la consommation

 

Et si changer nos pratiques nous rapportait de l'argent ? Et si les efforts étaient enfin récompensés ? C'est le concept du « compte épargne CO2 » : vous remplacez votre chaudière au fioul par une chaudière au bois ? Voilà 7 000 kg de CO2 économisés par an. Comment cette économie peut elle vous rapporter ? Il suffit d'ouvrir un compte épargne CO2, de déclarer la situation avant changement, puis ensuite de calculer les économies CO2 réalisées, sur la base des deux années précédentes. Ces kilos de carbone seront ensuite soit revendus à des entreprises qui veulent racheter des crédits carbone (pour compenser leur activité, pour aller vers la neutralité carbone) soit ces crédits seront échangés contre l'achat de biens et services (un peu à l'instar des Miles) pour un trajet en train, une place de spectacle, un vélo électrique ...et peut être demain aussi permettre de régler une partie de son impôt sur le revenu ?. C'est déjà le cas dans le Finistère, où le consommateur peut régler avec ces Kilos de CO2 économisés, ses frais dossiers au Crédit Mutuel, un billet de train IDTGV pendant la semaine du développement durable, une place de spectacle auprès de Brest Métropole, ...Les économies d'énergie pouvant être créditées sur un compte épargne CO2 concernent le secteur de l'habitat (remplacer son moyen de chauffage, mieux isoler ses fenêtres, ...) et des transports de personnes et de marchandises (changer sa voiture pour un modèle électrique, supprimer l'usage de sa voiture pour recourir aux transports en commun ou au covoiturage, ....). Ne plus voir l'écologie comme une contrainte avec son lot de taxation (cf Ecotaxe), de règlements, d'interdictions, de coûts supplémentaires, ...Mais bien comme une opportunité de changer durablement nos pratiques tout en économisant financièrement. Changer le signal pour se mettre en mouvement, ensemble.

compte epargne carbone

Du coté de l'entreprise, le compte épargne CO2 c'est aussi l'opportunité d'offrir à ses salariés tout ou partie du crédit de kilos de Co2 économisés. Sans fiscalité, ce don peut être un avantage non négligeable pour le salarié, un bonus salarial apprécié. L'entreprise peut aussi décider de les garder pour acheter des biens et services au sein d'une économie circulaire locale. L'entreprise peut également donner ses CO2 à ses clients dans le cadre d'un programme de fidélité ou d'acquisition de nouveaux clients (comme les cartes des enseignes commerciales). Pour les sociétés qui sont contraintes à la compensation carbone, au lieu de se lancer sur des projets de plantations à l'autre bout de la planète, elles peuvent désormais consacrer une partie de leur budget "économies carbone" à une action locale, à proximité de leur lieu de production par exemple, valorisant ainsi des entreprises vertueuses, dans le cadre du Made in France.


Mars 2014 voit le lancement d'une économie circulaire bas carbone en Anjou : Le CJD d'Angers (Centre des Jeunes Dirigeants ) comprenant 65 Entrepreneurs, travaille en commission depuis septembre 2013 sur ce projet. Plus de 20 entreprises volontaires sont engagées dans le processus, d'autres sont en train de les rejoindre. Dans le cadre du Défi Famille à énergie positive, plus de 6000 foyers en Pays de la Loire se sont mobilisés pour réduire leur consommation, sous l'impulsion du CPIE (Centre Permanent d'Initiatives pour l'Environnement) Loire et Mauges basé à Beaupréau. Arrivé à la 3ème année du dispositif, le CPIE peut désormais accompagner les familles sur l'ouverture de leur compte épargne carbone et les aider à valoriser les économies réalisées. Le CJD et le CPIE sont aujourd'hui réunis pour expérimenter, dès à présent, la circulation, dans le département du Maine et Loire, d'une nouvelle monnaie basée sur le CO2 économisé, par les particuliers et les entreprises. Expérimenter pour faire de l'Anjou un territoire exemplaire ! Imaginons un jour visiter le Terra Botanica, voir un concert à l’abbaye de Fontevraud ou prendre le tram avec des kg de CO2 ! De son coté, le Groupe Nature et Stratégie étudie pour ces marques PURE, Coslys et Etamine du Lys la possibilité d’utiliser cette monnaie dans les départements concernés.

Les collectivités locales sont elles aussi concernées par ce dispositif. A ce jour, l'Etat, qui s'est engagé à réduire de 20 % les émissions de CO2 d'ici 2020 (accord Kyoto), offre de nombreuses aides publiques pour accompagner la transition énergétique. Cependant, la cours des comptes a rappelé récemment que 20 millions d'euros d'avantages était sans véritable contrôle. Il est vrai que le crédit d'impôts n'implique pas de garantie sur l'usage. Le principe permettrait un meilleur pilotage des économies tout en récompensant les efforts réels des ménages et entreprises des territoires. Nous serions alors dans une logique "Mesurable", "Reportable" et "Vérifiable" afin d’alimenter les Plans Climat Energie Territoriaux ( PCET) en cours de lancement grâce aux efforts des différentes parties prenantes.

Depuis le 25 novembre 2013, chacun peut ouvrir un compte épargne Co2 partout en France. Certains parlementaires s'engagent déjà à compenser leurs émissions de CO2 auprès des citoyens de leur territoire.

A l'initiative de la start up 450, le dispositif a reçu le soutien de Michel Rocard, notamment.

En savoir plus : compteepargneco2.com
Le site dédié aux entreprises : www.compteepargneco2.com/pro/



On en parle :

http://www.ouest-france.fr/le-compte-epargne-co2-vu-par-les-jeunes-dirigeants-1974738

Le bio c'est plus cher ou pas ?

 

On entend souvent dire que le bio est plus cher, qu'il est réservé à certaines catégories de consommateurs ayant les moyens. Cette perception est elle exacte ? Comment lui tordre le cou ? Tout simplement en changeant son comportement, certaines de ses habitudes. En achetant moins mais de meilleure qualité. Quelques pistes pour vous aider à consommer bio sans augmenter votre budget

le bio pas plus cher - mieux consommer

  • Privilégier les circuits courts, le made in France et le local (approche locavore)
  • S'abonner à une AMAP (Association pour le Maintient de l'Agriculture Paysanne),
  • Adhérer à un GASE (Groupement Achat Epicerie Service)
  • Acheter des fruits et légumes bio de saison, meilleur marché (et pourquoi ne pas faire du troc de légumes au potager des jardins ouvriers !)
  • Ne rien perdre, cuisiner les restes, laver ses légumes sans les éplucher puisqu'ils sont bio (courgettes, ...) et réutiliser les fanes (radis, carottes, ...) dans des soupes,
  • Réduire sa consommation de viande et augmenter la ration de légumes, légumineuses et céréales.
  • Acheter l'épicerie en vrac, et ne peser que la quantité nécessaire, sans alourdir les stocks
  • Adopter l'option recharge (d'ailleurs à Bordeaux ouverture de la Recharge, une épicerie sans emballage jetable, où chacun vient avec ses propres emballages, boites en plastique Preserve, cageots, boites en verre, ... http://www.la-recharge.fr/)
  • Choisir des grands conditionnements pour ses produits de soins (voir les recharges Coslys de 5 litres de gel douche, shampoing, savon, ...) et comparer les prix au litre et à la dose, avec de grosses économies à la clé !.
  • Ou au contraire choisir des produits mini, très concentrés.
  • Raisonner son achat sur l'année, et opter pour un abonnement bio, qui permet de bénéficier d'une part d'une réduction de 3 à 10 % sur le total du panier de l'année et d'autre part de payer en 4 ou 12 fois sans frais.
  • et profiter de produits bio plus efficient à dose égale : coté alimentation, les produits bio contiennent davantage de nutriments, vitamines, minéraux, ...Le pain bio est plus nourrissant (+ de sucre et de fibres) ; la viande contient deux fois moins d’eau, les légumes ont mûri au soleil et se sont défendus naturellement des maladies, ils sont ainsi gorgés de vitamines et de principes actifs. Dans la salle de bain, même constat : les cosmétiques bio contiennent jusqu’à 20 fois plus d’actifs que le conventionnel : par exemple un Shampooing Douche Coslys contient 1% d’huile d’Olive BIO contre 0.05% non bio pour le petit Marseillais. Le nettoyant cuisine Etamine du Lys contient 6 % d’agents nettoyants contre 0.5% pour le multi-usage Ajax les Fleurs.


produits de cosmétique bio coslys

Les consommateurs, partout dans le monde, ne cessent d'être plus nombreux à consommer bio. C'est donc bien que chacun s'y retrouve. En 10 ans, les ventes mondiales des produits bio ont été multipliées par 4. Un marché estimé à plus de 51milliards d’€ en 2012. Un chiffre d'affaires qui s'envole avec la consommation grandissante des Asiatiques, devenus aussi adeptes du bio.



Dans les cantines aussi le bio s'impose et le prix n'augmente pas pour l'usager. A Saint Etienne la ville planche sur ce projet depuis 4 ans. D'abord quelques ingrédients et aujourd'hui l'intégralité des menus sont bio dans les cantines de maternelles et primaires ! La volonté politique a permis de préparer 3000 repas bio au sein d'une cuisine centrale, qui s'approvisionne essentiellement en circuits courts. Chaque acteur est gagnant. Le producteur qui s'engage à livrer la collectivité obtient un contrat sur une année scolaire, ce qui lui donne une certaine visibilité. La famille est aussi gagnante, dans le cas de St Etienne c'est la ville qui prend en charge le surcoût évalué à 1€30. Son prochain défi sera d'offrir désormais le même service aux personnes âgées via les repas livrés et aux bébés présents en crèches. Depuis 2010, beaucoup de communes se sont lancées dans l'aventure. Selon une étude lancée les mairies de ville moyenne, le surcout tant énoncé du bio est un faux débat, puisque la matière première ne représente que 30% du coût total du menu servi à la cantine. Des solutions existent. On joue sur le menu (moins de viande plus de légumineuses et céréales), mais aussi en réduisant les coûts fixes (économies d'énergies dans les locaux, amélioration de la performance des équipements, ...), on réduit le gaspillage, on valorise les déchets (en moyenne 150 g de déchets par repas servi en restauration collective) ...



Et puis n'oublions pas que l'agriculture bio est plus respectueuse du terroir et des écosystèmes, qu'elle est offre une nourriture plus nutritive (manger bio c'est mieux !), qu'elle donne un revenu à des agriculteurs souhaitant vivre du fruit de leur travail, qu'elle permet de préserver son capital santé (une étude de l'agence bio indiquait en février 2013 que 90 % des personnes choisissait le bio pour préserver leur santé !) ...certes notre système de calcul n'intègre pas ces paramètres (les coûts cachés de la dépollution, baisse de fertilité des sols, maladies provoquées, émission carbone ...), sans quoi le prix des produits conventionnels seraient beaucoup plus élevés.

Le modèle du supermarché revisité aux USA comme en France

 

Un hypermarché comme un lieu de vie, parfaitement intégré dans son environnement et porté par une dynamique locale, beaucoup en rêve, d'autres agissent. Aux USA la chaine Whole Foods s'impose dans le paysage. Connue pour son offre de nourriture bio, sa distribution en vrac et ses corner avec des producteurs locaux. Aujourd'hui, l'enseigne va plus loin et crée sa propre ferme urbaine pour son installation sur Brooklyn, le quartier en vue de New York; Particularité, ce potager de légumes bio est installé sur le toit du bâtiment, dans une serre hydroponique de 1850 m² bénéficiant d'un dispositif d'irrigation très économe en eau (20 fois moins qu'une serre classique). La structure du parking est également équipée de panneaux photovoltaïques assurant 20 % de la production d'électricité du magasin et les clients peuvent recharger les voitures à l'énergie solaire le temps des courses. Ce projet innovant permet, de fait, de réduire l'empreinte carbone de l'enseigne, puisqu'il n'y a pas de déplacement entre le lieu de production et le lieu de consommation. Ce lieu de production créé en partenariat avec Gotham Greens, spécialiste des fermes urbaines sur les toits de New York, permet d'approvisionner également d'autres magasins au sein du réseau américain. Coté consommateurs, ils sont ravis de découvrir ce supermarché de 5000 m² inauguré le 17 décembre, avec l'assurance d'avoir des légumes bio frais toute l'année à portée de main. Le cadre est soigné, les services "plus" séduisent et les clients se posent : instants d'échanges autour du bar à bière, ou du bar à smoothies, avec la bonne odeur du four à pizza et du pain maison. Le consomm'acteur appréciera de connaitre la distance à laquelle à été fabriquée chacun de ses produits, elle est affichée en rayon. Et puisque la population mondiale est concentrée à 60 % dans les zones urbaines, ( voire à 80 % d'ici 2050), de nouveaux modèles économiques vont émerger pour offrir une réponse au besoin d'alimentation des bassins de population à proximité. Les sols ayant été largement pollués par les pesticides et autres entrants chimiques, sans compter l'érosion et la déforestation, la restauration du milieu demandant plusieurs années, des projets de ce type en hors sol vont permettre d'apporter des solutions.

Enseigne wholefood market Los Angeles
wholefood market
wholefood market cosmetique bio



Deuxième exemple en France avec l'installation du supermarché La Louve. Un modèle importé aussi de Brooklyn. Une enseigne qui promeut le supermarché collaboratif, où chaque client s'engage à donner 3 heures de son temps par mois, pour soulager l'ensemble de certaines tâches et réduire les couts de fonctionnement (75 % en moins sur la main d'oeuvre), et par conséquent les prix de vente (20 à 40 % moins chers) de bons produits sélectionnés bio. En quelque sorte, la coopérative de consommateurs réinventé. Voir l'article précédent http://www.aboneobio.com/blog/post/2013/10/23/Apres-le-magasin-bio-voici-le-supermarche-collaboratif). Après avoir collectés 45000 euros auprès d'une plateforme de crowdfunding, via plus de 1000 "Kisslouvers" le projet avance, soutenus par des consommateurs, des entreprises, des instances publiques, ....



Plus modeste mais tout aussi intéressant dans l'approche : les GASE, Groupements d'Achat Epicerie Services. Là encore il s'agit de produits bio, locaux, équitables, vendus sans marge, afin de permettre à tous d'accéder à de bons produits. L'adhérent au GASE vient faire ses achats dans un local mis à disposition, il prend la clé au café d'à coté, fait son choix parmi le stock, rempli sa fiche, prépare sa note, règle par chèque dans la caisse, et repart en fermant les lieux. La confiance étant de mise. Voir l'article précédent : http://www.aboneobio.com/blog/post/2013/11/13/Le-GASE-Groupement-dAchat-Service-Epicerie



Autre format, autre concept : les supermarchés club grand format, avec l'enseigne américaine Costco qui débarque en France. Ses ventes sont réservés aux membres de son club, via une adhésion de 55 € à 112 €. Les clients peuvent ensuite accéder à d'immenses hangars de 14000 m², où sont disponibles à la vente environ 4000 références de produits (soit 10 fois moins qu'un hypermarché français). Pour chaque référence, l'enseigne sélectionne un ou deux produits, et souvent avec une offre promotionnelle par lots. Le panier moyen est de 130 euros. On y vient aussi bien pour acheter une bagatelle comme une pile, un bijou voire un diamant, un objet encombrant comme un barbecue ou un piano. Ou encore plus insolite, une promotion pour acheter une voiture de luxe ou une maison ! Deux projets sont en cours d'études en France pour une ouverture en septembre, le temps de tester l'enseigne avant de la déployer sur tout le territoire, pour un total affiché de 15 sites d'ici 10 ans. (source http://www.entreprises.ouest-france.fr/article/lenseigne-americaine-costco-debarque-france-09-01-2014-125647?)

costco-debarque-en-France-supermarche-entrepots.jpg

Derrière le bio, c'est l'humain qui compte dans ces nouveaux formats de supermarchés. De bons produits, un moment de vie partagée autour d'une consommation, l'assurance de produits sains (cf la liste des ingrédients jugés indésirable par Whole Food : http://www.wholefoodsmarket.com/about-our-products/quality-standards/unacceptable-ingredients-food?goback=.gde_2931389_member_137648207). Pour le boom des drives et l'arrivée de Costco, c'est le coté pratique et le rapport qualité prix à l'essentiel qui prédominent. Deux tendances qui cohabitent. Et probablement de nouveaux modèles à venir.

Chez Abonéobio nous vous proposons de concilier la qualité des produits bio, le plaisir d'utiliser des produits sains, le coté pratique de l'abonnement, et des prix intéressants toute l'année avec du bio en gros ! Et si en 2014 vous passiez à l' abonnement bio ?

aboneobio : des produits bio en abonnement

Le GASE Groupement d’Achat Service Epicerie

 

En Bretagne, des épiceries bio d'un nouveau genre s'implantent. Avec ces GASE, Groupement d’Achat Service Epicerie, une nouvelle manière de consommer s'impose, alternative aux courses en hypermarchés. Souvent dans un local à proximité d'un café, des habitants (40 à 50 foyers) se regroupent pour stocker de l'épicerie, mais aussi des produits entretien bio et d'hygiène, achetés en commun. Né à Rochefort-en-Terre, sous l'impulsion de "Pépino", le premier GASE a été créé par l'association qui a repris un ancien troquet rebaptisé "Le café de la pente". Le village très vivant l'été, souffrait l'hiver comme tant d'autres. Des membres impliqués dans Ingalan se sont mobilisés pour lancer le 1er Groupement d'Achat Solidaire et Ethique. Se rendant compte que les habitants préféraient un système incluant la gestion de stock, le "Pot commun" est devenu alors un Groupement d'Achat Service Epicerie. Il ne s'agit pas à proprement parler d'un commerce : ce sont les membres qui jouent "à la marchande". Les produits sont vendus aux adhérents sans marge. L'idée étant de donner l'accès à des produits bio, locaux et équitables, aux personnes à revenu modeste. Le membre d'un GASE vient faire ses courses dans le local mis à disposition des membres, où est stockée toute l'épicerie. Il prend la clé au café, se sert, fait sa note, mets son chèque dans la caisse et repart et referme derrière lui. Le principe repose sur une totale confiance. Et s'il lui venait l'envie de voler il volerait ... lui-même, puisque c'est son association, donc aucun intérêt. Ces GASE existent en Italie et se développent en France. Plusieurs existent en Bretagne (4 dont aussi celui de Séné l'Ecoopérative), d'autres sont en projets (7), mais aussi à Nice, Marseille, Clermont-Ferrand, Paris, Le Jura, La Lozère, L'Ardèche, Les Hautes Pyrénées… Les collectivités s'intéressent à l'initiative. En Bretagne la Région soutient le concept depuis 2009 en finançant un poste en emploi tremplin régional, pour décliner les GASE sur les 5 départements bretons.

http://vivresencommun.libertalia.lautre.net/index.php/2-non-categorise/1-charte-de-vivres-en-commun

Pour en savoir plus sur les GASE en France :

En Finlande, le local d'un immeuble sert à stocker les aliments périmés des habitants afin de réduire le gaspillage de la nourriture : les produits sont déposés sur les étagères, dans un local réfrigéré à 6 degrés. Chacun dépose ses yaourts, sa charcuterie, ses fromages, boissons, fruits et légumes, ....en laissant un message sur le registre des entrées et sorties, précisant si on a déposé ou emporté un article et en précisant son numéro d'appartement. http://www.20minutes.fr/monde/finlande/1097463-finlande-contre-gaspillage-immeuble-partage-nourriture

Un grand merci à François Merciol pour l'aide apportée à la rédaction de cet article.

Après le magasin bio voici le supermarché collaboratif

 

Après le succès des AMAP en France, voici peut être le nouveau modèle de consommation ? Le 1er supermarché collaboratif va bientôt ouvrir à Paris, dans le 18ème. Ce projet porté par deux américains installés à Paris, est actuellement en phase de collecte de fond sur une plateforme de crowdfunding dédié au financement de projets innovants (KissKissBankBank). Est ce le retour des coopératives au concept revisité ? Tom Boothe et Brian Horihan, les fondateurs, sont amateurs de bons produits du terroir. Mais à Paris, la qualité n'est pas accessible à tous. Qu'importe, ils vont créer leur supermarché, avec un mode de fonctionnement particulier : cette enseigne sera réservée à ses membres, qui s'engageront à donner chacun 3 heures par mois, pour aider à entretenir le magasin, à faire les comptes ou à servir en caisse. Cette astuce permettra d'économiser 75 % sur la main d'oeuvre. Les économies réalisées seront réinvesties dans l'achat de bons produits auprès des producteurs tout en les payant dignement pour la qualité de leur travail. Les prix de vente aux membres de ces produits bio, locaux, artisanaux et de terroir seront de 20 à 40 % moins chers que les produits conventionnels proposés dans la grande distribution.

supermarché bio la louve coopérative



Ils travaillent sur ce projet depuis 2010. Ce n'est pas une utopie, le modèle économique a été éprouvé à Brooklyn : la Park Slope Food Coop qui compte à ce jour 16 000 membres, parraine le dossier d'ouverture de ce Supermarché Collaboratif La Louve à Paris. Là bas, à New York, on peut faire 40 minutes de queue malgré 11 caisses ouvertes pour faire ses courses dans ce supermarché coopératif de plus de 1000 mètres carrés, après avoir déambulé dans des allées encombrées par les consommateurs. Cette expérience est un vrai succès. En France, le groupement d'achats et l'association Les Amis de la Louve, à but non lucratif, sont soutenus par des résidents de quartier, les élus locaux de la Mairie du 18ème et de la Mairie de Paris, et les adeptes de la consommation bio et alternative. La Louve agrandit sa meute et le projet s'installera en décembre 2013 dans un local à Bagnolet tout près du quartier du futur supermarché. Cette première étape sert de laboratoire pour tester les produits, recruter, préparer l'intégration des membres ...Une des leçons tirées des expériences ailleurs est notamment que le concept ne fonctionne que si le consommateur est certain de pouvoir tout acheter au même endroit : il acceptera de s'investir 3 heures par mois dans un supermarché qui lui assure tout ce dont il a besoin au quotidien. D'où l'importance stratégique de la sélection des produits référencés.

la louve supermarché coopératif à Paris



Les valeurs humaines et éthiques imprègnent ce beau projet :

  • Une recherche de produits de qualité, bons, nutritifs et sains
  • Un partenariat avec des producteurs soucieux de respecter l'environnement
  • Des savoirs faire artisanaux : le fromager, meilleur ouvrier de France et le responsable du Potager du Roi (Ecole Nationale Supérieure de Paysage à Versailles) soutiennent déjà le projet et accompagnent dans la sélection des bons produits
  • Une coopérative accessible à tous, grâce à des marges et des prix réduits,
  • Un lieu de sensibilisation au manger moins mais mieux, aux enjeux alimentaires
  • Des règles claires et équitables pour les tâches : si on rate un service on en assume 2 en rattrapage et on ne travaille jamais seul.


Le coté légal a été aussi travaillé pendant plus de 2 ans avec des avocats et des juristes. L'une des particularités porte sur le travail bénévole exigé en contre partie. Le modèle existe déjà pour les crèches parentales.

En savoir plus :

http://www.kisskissbankbank.com/le-supermarche-collaboratif-de-la-louve http://ouishare.net/fr/2013/04/coop-la-louve-interview/
info @ cooplalouve.fr

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