Abonéobio : Le blog du bio

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Dimanche 20 avril 2014

Le Compte Epargne CO2 donne du sens à la consommation

 

Et si changer nos pratiques nous rapportait de l'argent ? Et si les efforts étaient enfin récompensés ? C'est le concept du « compte épargne CO2 » : vous remplacez votre chaudière au fioul par une chaudière au bois ? Voilà 7 000 kg de CO2 économisés par an. Comment cette économie peut elle vous rapporter ? Il suffit d'ouvrir un compte épargne CO2, de déclarer la situation avant changement, puis ensuite de calculer les économies CO2 réalisées, sur la base des deux années précédentes. Ces kilos de carbone seront ensuite soit revendus à des entreprises qui veulent racheter des crédits carbone (pour compenser leur activité, pour aller vers la neutralité carbone) soit ces crédits seront échangés contre l'achat de biens et services (un peu à l'instar des Miles) pour un trajet en train, une place de spectacle, un vélo électrique ...et peut être demain aussi permettre de régler une partie de son impôt sur le revenu ?. C'est déjà le cas dans le Finistère, où le consommateur peut régler avec ces Kilos de CO2 économisés, ses frais dossiers au Crédit Mutuel, un billet de train IDTGV pendant la semaine du développement durable, une place de spectacle auprès de Brest Métropole, ...Les économies d'énergie pouvant être créditées sur un compte épargne CO2 concernent le secteur de l'habitat (remplacer son moyen de chauffage, mieux isoler ses fenêtres, ...) et des transports de personnes et de marchandises (changer sa voiture pour un modèle électrique, supprimer l'usage de sa voiture pour recourir aux transports en commun ou au covoiturage, ....). Ne plus voir l'écologie comme une contrainte avec son lot de taxation (cf Ecotaxe), de règlements, d'interdictions, de coûts supplémentaires, ...Mais bien comme une opportunité de changer durablement nos pratiques tout en économisant financièrement. Changer le signal pour se mettre en mouvement, ensemble.

compte epargne carbone

Du coté de l'entreprise, le compte épargne CO2 c'est aussi l'opportunité d'offrir à ses salariés tout ou partie du crédit de kilos de Co2 économisés. Sans fiscalité, ce don peut être un avantage non négligeable pour le salarié, un bonus salarial apprécié. L'entreprise peut aussi décider de les garder pour acheter des biens et services au sein d'une économie circulaire locale. L'entreprise peut également donner ses CO2 à ses clients dans le cadre d'un programme de fidélité ou d'acquisition de nouveaux clients (comme les cartes des enseignes commerciales). Pour les sociétés qui sont contraintes à la compensation carbone, au lieu de se lancer sur des projets de plantations à l'autre bout de la planète, elles peuvent désormais consacrer une partie de leur budget "économies carbone" à une action locale, à proximité de leur lieu de production par exemple, valorisant ainsi des entreprises vertueuses, dans le cadre du Made in France.


Mars 2014 voit le lancement d'une économie circulaire bas carbone en Anjou : Le CJD d'Angers (Centre des Jeunes Dirigeants ) comprenant 65 Entrepreneurs, travaille en commission depuis septembre 2013 sur ce projet. Plus de 20 entreprises volontaires sont engagées dans le processus, d'autres sont en train de les rejoindre. Dans le cadre du Défi Famille à énergie positive, plus de 6000 foyers en Pays de la Loire se sont mobilisés pour réduire leur consommation, sous l'impulsion du CPIE (Centre Permanent d'Initiatives pour l'Environnement) Loire et Mauges basé à Beaupréau. Arrivé à la 3ème année du dispositif, le CPIE peut désormais accompagner les familles sur l'ouverture de leur compte épargne carbone et les aider à valoriser les économies réalisées. Le CJD et le CPIE sont aujourd'hui réunis pour expérimenter, dès à présent, la circulation, dans le département du Maine et Loire, d'une nouvelle monnaie basée sur le CO2 économisé, par les particuliers et les entreprises. Expérimenter pour faire de l'Anjou un territoire exemplaire ! Imaginons un jour visiter le Terra Botanica, voir un concert à l’abbaye de Fontevraud ou prendre le tram avec des kg de CO2 ! De son coté, le Groupe Nature et Stratégie étudie pour ces marques PURE, Coslys et Etamine du Lys la possibilité d’utiliser cette monnaie dans les départements concernés.

Les collectivités locales sont elles aussi concernées par ce dispositif. A ce jour, l'Etat, qui s'est engagé à réduire de 20 % les émissions de CO2 d'ici 2020 (accord Kyoto), offre de nombreuses aides publiques pour accompagner la transition énergétique. Cependant, la cours des comptes a rappelé récemment que 20 millions d'euros d'avantages était sans véritable contrôle. Il est vrai que le crédit d'impôts n'implique pas de garantie sur l'usage. Le principe permettrait un meilleur pilotage des économies tout en récompensant les efforts réels des ménages et entreprises des territoires. Nous serions alors dans une logique "Mesurable", "Reportable" et "Vérifiable" afin d’alimenter les Plans Climat Energie Territoriaux ( PCET) en cours de lancement grâce aux efforts des différentes parties prenantes.

Depuis le 25 novembre 2013, chacun peut ouvrir un compte épargne Co2 partout en France. Certains parlementaires s'engagent déjà à compenser leurs émissions de CO2 auprès des citoyens de leur territoire.

A l'initiative de la start up 450, le dispositif a reçu le soutien de Michel Rocard, notamment.

En savoir plus : compteepargneco2.com
Le site dédié aux entreprises : www.compteepargneco2.com/pro/



On en parle :

http://www.ouest-france.fr/le-compte-epargne-co2-vu-par-les-jeunes-dirigeants-1974738

Le bio c'est plus cher ou pas ?

 

On entend souvent dire que le bio est plus cher, qu'il est réservé à certaines catégories de consommateurs ayant les moyens. Cette perception est elle exacte ? Comment lui tordre le cou ? Tout simplement en changeant son comportement, certaines de ses habitudes. En achetant moins mais de meilleure qualité. Quelques pistes pour vous aider à consommer bio sans augmenter votre budget

le bio pas plus cher - mieux consommer

  • Privilégier les circuits courts, le made in France et le local (approche locavore)
  • S'abonner à une AMAP (Association pour le Maintient de l'Agriculture Paysanne),
  • Adhérer à un GASE (Groupement Achat Epicerie Service)
  • Acheter des fruits et légumes bio de saison, meilleur marché (et pourquoi ne pas faire du troc de légumes au potager des jardins ouvriers !)
  • Ne rien perdre, cuisiner les restes, laver ses légumes sans les éplucher puisqu'ils sont bio (courgettes, ...) et réutiliser les fanes (radis, carottes, ...) dans des soupes,
  • Réduire sa consommation de viande et augmenter la ration de légumes, légumineuses et céréales.
  • Acheter l'épicerie en vrac, et ne peser que la quantité nécessaire, sans alourdir les stocks
  • Adopter l'option recharge (d'ailleurs à Bordeaux ouverture de la Recharge, une épicerie sans emballage jetable, où chacun vient avec ses propres emballages, boites en plastique Preserve, cageots, boites en verre, ... http://www.la-recharge.fr/)
  • Choisir des grands conditionnements pour ses produits de soins (voir les recharges Coslys de 5 litres de gel douche, shampoing, savon, ...) et comparer les prix au litre et à la dose, avec de grosses économies à la clé !.
  • Ou au contraire choisir des produits mini, très concentrés.
  • Raisonner son achat sur l'année, et opter pour un abonnement bio, qui permet de bénéficier d'une part d'une réduction de 3 à 10 % sur le total du panier de l'année et d'autre part de payer en 4 ou 12 fois sans frais.
  • et profiter de produits bio plus efficient à dose égale : coté alimentation, les produits bio contiennent davantage de nutriments, vitamines, minéraux, ...Le pain bio est plus nourrissant (+ de sucre et de fibres) ; la viande contient deux fois moins d’eau, les légumes ont mûri au soleil et se sont défendus naturellement des maladies, ils sont ainsi gorgés de vitamines et de principes actifs. Dans la salle de bain, même constat : les cosmétiques bio contiennent jusqu’à 20 fois plus d’actifs que le conventionnel : par exemple un Shampooing Douche Coslys contient 1% d’huile d’Olive BIO contre 0.05% non bio pour le petit Marseillais. Le nettoyant cuisine Etamine du Lys contient 6 % d’agents nettoyants contre 0.5% pour le multi-usage Ajax les Fleurs.


produits de cosmétique bio coslys

Les consommateurs, partout dans le monde, ne cessent d'être plus nombreux à consommer bio. C'est donc bien que chacun s'y retrouve. En 10 ans, les ventes mondiales des produits bio ont été multipliées par 4. Un marché estimé à plus de 51milliards d’€ en 2012. Un chiffre d'affaires qui s'envole avec la consommation grandissante des Asiatiques, devenus aussi adeptes du bio.



Dans les cantines aussi le bio s'impose et le prix n'augmente pas pour l'usager. A Saint Etienne la ville planche sur ce projet depuis 4 ans. D'abord quelques ingrédients et aujourd'hui l'intégralité des menus sont bio dans les cantines de maternelles et primaires ! La volonté politique a permis de préparer 3000 repas bio au sein d'une cuisine centrale, qui s'approvisionne essentiellement en circuits courts. Chaque acteur est gagnant. Le producteur qui s'engage à livrer la collectivité obtient un contrat sur une année scolaire, ce qui lui donne une certaine visibilité. La famille est aussi gagnante, dans le cas de St Etienne c'est la ville qui prend en charge le surcoût évalué à 1€30. Son prochain défi sera d'offrir désormais le même service aux personnes âgées via les repas livrés et aux bébés présents en crèches. Depuis 2010, beaucoup de communes se sont lancées dans l'aventure. Selon une étude lancée les mairies de ville moyenne, le surcout tant énoncé du bio est un faux débat, puisque la matière première ne représente que 30% du coût total du menu servi à la cantine. Des solutions existent. On joue sur le menu (moins de viande plus de légumineuses et céréales), mais aussi en réduisant les coûts fixes (économies d'énergies dans les locaux, amélioration de la performance des équipements, ...), on réduit le gaspillage, on valorise les déchets (en moyenne 150 g de déchets par repas servi en restauration collective) ...



Et puis n'oublions pas que l'agriculture bio est plus respectueuse du terroir et des écosystèmes, qu'elle est offre une nourriture plus nutritive (manger bio c'est mieux !), qu'elle donne un revenu à des agriculteurs souhaitant vivre du fruit de leur travail, qu'elle permet de préserver son capital santé (une étude de l'agence bio indiquait en février 2013 que 90 % des personnes choisissait le bio pour préserver leur santé !) ...certes notre système de calcul n'intègre pas ces paramètres (les coûts cachés de la dépollution, baisse de fertilité des sols, maladies provoquées, émission carbone ...), sans quoi le prix des produits conventionnels seraient beaucoup plus élevés.

Le modèle du supermarché revisité aux USA comme en France

 

Un hypermarché comme un lieu de vie, parfaitement intégré dans son environnement et porté par une dynamique locale, beaucoup en rêve, d'autres agissent. Aux USA la chaine Whole Foods s'impose dans le paysage. Connue pour son offre de nourriture bio, sa distribution en vrac et ses corner avec des producteurs locaux. Aujourd'hui, l'enseigne va plus loin et crée sa propre ferme urbaine pour son installation sur Brooklyn, le quartier en vue de New York; Particularité, ce potager de légumes bio est installé sur le toit du bâtiment, dans une serre hydroponique de 1850 m² bénéficiant d'un dispositif d'irrigation très économe en eau (20 fois moins qu'une serre classique). La structure du parking est également équipée de panneaux photovoltaïques assurant 20 % de la production d'électricité du magasin et les clients peuvent recharger les voitures à l'énergie solaire le temps des courses. Ce projet innovant permet, de fait, de réduire l'empreinte carbone de l'enseigne, puisqu'il n'y a pas de déplacement entre le lieu de production et le lieu de consommation. Ce lieu de production créé en partenariat avec Gotham Greens, spécialiste des fermes urbaines sur les toits de New York, permet d'approvisionner également d'autres magasins au sein du réseau américain. Coté consommateurs, ils sont ravis de découvrir ce supermarché de 5000 m² inauguré le 17 décembre, avec l'assurance d'avoir des légumes bio frais toute l'année à portée de main. Le cadre est soigné, les services "plus" séduisent et les clients se posent : instants d'échanges autour du bar à bière, ou du bar à smoothies, avec la bonne odeur du four à pizza et du pain maison. Le consomm'acteur appréciera de connaitre la distance à laquelle à été fabriquée chacun de ses produits, elle est affichée en rayon. Et puisque la population mondiale est concentrée à 60 % dans les zones urbaines, ( voire à 80 % d'ici 2050), de nouveaux modèles économiques vont émerger pour offrir une réponse au besoin d'alimentation des bassins de population à proximité. Les sols ayant été largement pollués par les pesticides et autres entrants chimiques, sans compter l'érosion et la déforestation, la restauration du milieu demandant plusieurs années, des projets de ce type en hors sol vont permettre d'apporter des solutions.

Enseigne wholefood market Los Angeles
wholefood market
wholefood market cosmetique bio



Deuxième exemple en France avec l'installation du supermarché La Louve. Un modèle importé aussi de Brooklyn. Une enseigne qui promeut le supermarché collaboratif, où chaque client s'engage à donner 3 heures de son temps par mois, pour soulager l'ensemble de certaines tâches et réduire les couts de fonctionnement (75 % en moins sur la main d'oeuvre), et par conséquent les prix de vente (20 à 40 % moins chers) de bons produits sélectionnés bio. En quelque sorte, la coopérative de consommateurs réinventé. Voir l'article précédent http://www.aboneobio.com/blog/post/2013/10/23/Apres-le-magasin-bio-voici-le-supermarche-collaboratif). Après avoir collectés 45000 euros auprès d'une plateforme de crowdfunding, via plus de 1000 "Kisslouvers" le projet avance, soutenus par des consommateurs, des entreprises, des instances publiques, ....



Plus modeste mais tout aussi intéressant dans l'approche : les GASE, Groupements d'Achat Epicerie Services. Là encore il s'agit de produits bio, locaux, équitables, vendus sans marge, afin de permettre à tous d'accéder à de bons produits. L'adhérent au GASE vient faire ses achats dans un local mis à disposition, il prend la clé au café d'à coté, fait son choix parmi le stock, rempli sa fiche, prépare sa note, règle par chèque dans la caisse, et repart en fermant les lieux. La confiance étant de mise. Voir l'article précédent : http://www.aboneobio.com/blog/post/2013/11/13/Le-GASE-Groupement-dAchat-Service-Epicerie



Autre format, autre concept : les supermarchés club grand format, avec l'enseigne américaine Costco qui débarque en France. Ses ventes sont réservés aux membres de son club, via une adhésion de 55 € à 112 €. Les clients peuvent ensuite accéder à d'immenses hangars de 14000 m², où sont disponibles à la vente environ 4000 références de produits (soit 10 fois moins qu'un hypermarché français). Pour chaque référence, l'enseigne sélectionne un ou deux produits, et souvent avec une offre promotionnelle par lots. Le panier moyen est de 130 euros. On y vient aussi bien pour acheter une bagatelle comme une pile, un bijou voire un diamant, un objet encombrant comme un barbecue ou un piano. Ou encore plus insolite, une promotion pour acheter une voiture de luxe ou une maison ! Deux projets sont en cours d'études en France pour une ouverture en septembre, le temps de tester l'enseigne avant de la déployer sur tout le territoire, pour un total affiché de 15 sites d'ici 10 ans. (source http://www.entreprises.ouest-france.fr/article/lenseigne-americaine-costco-debarque-france-09-01-2014-125647?)

costco-debarque-en-France-supermarche-entrepots.jpg

Derrière le bio, c'est l'humain qui compte dans ces nouveaux formats de supermarchés. De bons produits, un moment de vie partagée autour d'une consommation, l'assurance de produits sains (cf la liste des ingrédients jugés indésirable par Whole Food : http://www.wholefoodsmarket.com/about-our-products/quality-standards/unacceptable-ingredients-food?goback=.gde_2931389_member_137648207). Pour le boom des drives et l'arrivée de Costco, c'est le coté pratique et le rapport qualité prix à l'essentiel qui prédominent. Deux tendances qui cohabitent. Et probablement de nouveaux modèles à venir.

Chez Abonéobio nous vous proposons de concilier la qualité des produits bio, le plaisir d'utiliser des produits sains, le coté pratique de l'abonnement, et des prix intéressants toute l'année avec du bio en gros ! Et si en 2014 vous passiez à l' abonnement bio ?

aboneobio : des produits bio en abonnement

Le GASE Groupement d’Achat Service Epicerie

 

En Bretagne, des épiceries bio d'un nouveau genre s'implantent. Avec ces GASE, Groupement d’Achat Service Epicerie, une nouvelle manière de consommer s'impose, alternative aux courses en hypermarchés. Souvent dans un local à proximité d'un café, des habitants (40 à 50 foyers) se regroupent pour stocker de l'épicerie, mais aussi des produits entretien bio et d'hygiène, achetés en commun. Né à Rochefort-en-Terre, sous l'impulsion de "Pépino", le premier GASE a été créé par l'association qui a repris un ancien troquet rebaptisé "Le café de la pente". Le village très vivant l'été, souffrait l'hiver comme tant d'autres. Des membres impliqués dans Ingalan se sont mobilisés pour lancer le 1er Groupement d'Achat Solidaire et Ethique. Se rendant compte que les habitants préféraient un système incluant la gestion de stock, le "Pot commun" est devenu alors un Groupement d'Achat Service Epicerie. Il ne s'agit pas à proprement parler d'un commerce : ce sont les membres qui jouent "à la marchande". Les produits sont vendus aux adhérents sans marge. L'idée étant de donner l'accès à des produits bio, locaux et équitables, aux personnes à revenu modeste. Le membre d'un GASE vient faire ses courses dans le local mis à disposition des membres, où est stockée toute l'épicerie. Il prend la clé au café, se sert, fait sa note, mets son chèque dans la caisse et repart et referme derrière lui. Le principe repose sur une totale confiance. Et s'il lui venait l'envie de voler il volerait ... lui-même, puisque c'est son association, donc aucun intérêt. Ces GASE existent en Italie et se développent en France. Plusieurs existent en Bretagne (4 dont aussi celui de Séné l'Ecoopérative), d'autres sont en projets (7), mais aussi à Nice, Marseille, Clermont-Ferrand, Paris, Le Jura, La Lozère, L'Ardèche, Les Hautes Pyrénées… Les collectivités s'intéressent à l'initiative. En Bretagne la Région soutient le concept depuis 2009 en finançant un poste en emploi tremplin régional, pour décliner les GASE sur les 5 départements bretons.

http://vivresencommun.libertalia.lautre.net/index.php/2-non-categorise/1-charte-de-vivres-en-commun

Pour en savoir plus sur les GASE en France :

En Finlande, le local d'un immeuble sert à stocker les aliments périmés des habitants afin de réduire le gaspillage de la nourriture : les produits sont déposés sur les étagères, dans un local réfrigéré à 6 degrés. Chacun dépose ses yaourts, sa charcuterie, ses fromages, boissons, fruits et légumes, ....en laissant un message sur le registre des entrées et sorties, précisant si on a déposé ou emporté un article et en précisant son numéro d'appartement. http://www.20minutes.fr/monde/finlande/1097463-finlande-contre-gaspillage-immeuble-partage-nourriture

Un grand merci à François Merciol pour l'aide apportée à la rédaction de cet article.

Après le magasin bio voici le supermarché collaboratif

 

Après le succès des AMAP en France, voici peut être le nouveau modèle de consommation ? Le 1er supermarché collaboratif va bientôt ouvrir à Paris, dans le 18ème. Ce projet porté par deux américains installés à Paris, est actuellement en phase de collecte de fond sur une plateforme de crowdfunding dédié au financement de projets innovants (KissKissBankBank). Est ce le retour des coopératives au concept revisité ? Tom Boothe et Brian Horihan, les fondateurs, sont amateurs de bons produits du terroir. Mais à Paris, la qualité n'est pas accessible à tous. Qu'importe, ils vont créer leur supermarché, avec un mode de fonctionnement particulier : cette enseigne sera réservée à ses membres, qui s'engageront à donner chacun 3 heures par mois, pour aider à entretenir le magasin, à faire les comptes ou à servir en caisse. Cette astuce permettra d'économiser 75 % sur la main d'oeuvre. Les économies réalisées seront réinvesties dans l'achat de bons produits auprès des producteurs tout en les payant dignement pour la qualité de leur travail. Les prix de vente aux membres de ces produits bio, locaux, artisanaux et de terroir seront de 20 à 40 % moins chers que les produits conventionnels proposés dans la grande distribution.

supermarché bio la louve coopérative



Ils travaillent sur ce projet depuis 2010. Ce n'est pas une utopie, le modèle économique a été éprouvé à Brooklyn : la Park Slope Food Coop qui compte à ce jour 16 000 membres, parraine le dossier d'ouverture de ce Supermarché Collaboratif La Louve à Paris. Là bas, à New York, on peut faire 40 minutes de queue malgré 11 caisses ouvertes pour faire ses courses dans ce supermarché coopératif de plus de 1000 mètres carrés, après avoir déambulé dans des allées encombrées par les consommateurs. Cette expérience est un vrai succès. En France, le groupement d'achats et l'association Les Amis de la Louve, à but non lucratif, sont soutenus par des résidents de quartier, les élus locaux de la Mairie du 18ème et de la Mairie de Paris, et les adeptes de la consommation bio et alternative. La Louve agrandit sa meute et le projet s'installera en décembre 2013 dans un local à Bagnolet tout près du quartier du futur supermarché. Cette première étape sert de laboratoire pour tester les produits, recruter, préparer l'intégration des membres ...Une des leçons tirées des expériences ailleurs est notamment que le concept ne fonctionne que si le consommateur est certain de pouvoir tout acheter au même endroit : il acceptera de s'investir 3 heures par mois dans un supermarché qui lui assure tout ce dont il a besoin au quotidien. D'où l'importance stratégique de la sélection des produits référencés.

la louve supermarché coopératif à Paris



Les valeurs humaines et éthiques imprègnent ce beau projet :

  • Une recherche de produits de qualité, bons, nutritifs et sains
  • Un partenariat avec des producteurs soucieux de respecter l'environnement
  • Des savoirs faire artisanaux : le fromager, meilleur ouvrier de France et le responsable du Potager du Roi (Ecole Nationale Supérieure de Paysage à Versailles) soutiennent déjà le projet et accompagnent dans la sélection des bons produits
  • Une coopérative accessible à tous, grâce à des marges et des prix réduits,
  • Un lieu de sensibilisation au manger moins mais mieux, aux enjeux alimentaires
  • Des règles claires et équitables pour les tâches : si on rate un service on en assume 2 en rattrapage et on ne travaille jamais seul.


Le coté légal a été aussi travaillé pendant plus de 2 ans avec des avocats et des juristes. L'une des particularités porte sur le travail bénévole exigé en contre partie. Le modèle existe déjà pour les crèches parentales.

En savoir plus :

http://www.kisskissbankbank.com/le-supermarche-collaboratif-de-la-louve http://ouishare.net/fr/2013/04/coop-la-louve-interview/
info @ cooplalouve.fr

Ces communes qui suppriment les produits entretien nocifs

 

Les collectivités achètent des produits ménagers pour l'entretien de leurs locaux, qu'il s'agisse des bureaux de la mairie, des écoles, salles de réunions, complexes sportifs, ...Dans le Nord une initiative intéressante a permis à de petites communes de réaliser une économie de 50 % sur leurs budgets d'achat (soit 10 000 euros par an) tout en évitant le recours à des produits d'entretien nocifs pour la santé et l'environnement. En Europe, nous consommons 11 kilos de produits ménagers par personne chaque année et nous rejetons 6 kilos par personne d'emballages et de déchets liés à cette consommation. Par ailleurs, comme nous passons 80 % de notre temps à l'intérieur de bâtiments (maison, bureau, voiture, ...) la manière dont nous faisons le ménage a un impact évident sur notre santé. Les substances chimiques entrainent une accumulation dans l'organisme. Les effets cocktails de certaines molécules qui se trouvent ainsi associées peuvent se révéler très dangereux pour notre organisme. L'eau de javel associé à un détartrant peut provoquer des émanations de chlore et engendrer des crises d'asthmes chez les sujets sensibles ou des bronchites toxiques chez n'importe qui. Plus on évite tôt le recours à ces produits ménagers nocifs mieux c'est. D'autant qu'il existe des solutions alternatives avec, soit des recettes de grand mère comprenant du vinaigre blanc, du bicarbonate, du citron, ... soit des produits entretien bio déjà prêts à l'usage, agréables à utiliser et très efficaces.


produits ménagers toxiques pour la santé et l'environnement


Le résultat sans l'impact nuisible sur la santé et l'environnement, c'est la ligne de conduite affichée par le Programme Local de Prévention des Déchets dans le Nord de la France. Ce programme appelé Boréal accompagne 217 communes et 10 intercommunalités dans la mise en place de ces gestes simples pour réduire les déchets et de leur toxicité.

La première étape est celle de la prise de conscience et de la réflexion sur les produits consommés à outrance, les nombreuses références en stock, sur les problèmes engendrés par ces produits nocifs mais aussi sur la manière de les utiliser par les agents. Ensuite vient la phase de la concertation, de l'appel d'offres où le choix s'est porté sur une commande de matériel réutilisables et durables, (les microfibres, ...), de produits ménagers multi usages, concentrés, présentés en grands conditionnements (cf nos recharges de 5 litres de produits ménagers) et bénéficiant d'un label ou certification écologique. Afin d'éviter le surdosage à l'usage, ces communes ont demandé l'installation de stations de dilution pour une meilleure utilisation de ces produits concentrés. Elles permettent à l'agent d'entretien de savoir exactement la quantité nécessaire, avec l'ajout d'un code couleur très simple sur les pompes et les vaporisateurs : rouge pour les sanitaires, bleu pour tout ce qui n'est pas sanitaire. La formation du personnel reste une clé qui conditionne la réussite. Prévoir du temps de formation pour rappeler que l'absence de mousse ou d'odeur liée à un parfum de synthèse ne signifie pas que la surface n'est pas propre. Changer les habitudes nécessite un nouvel apprentissage, et en mettant du sens à l'acte on a plus de chance d'y arriver. Bravo à ces communes du Nord qui nous montrent l'exemple !

Et dans votre commune ça se passe comment ? Le ménage de la crèche, de la garderie, de l'école, de la salle de sport, ...est fait avec quels produits ? Peut être qu'un dialogue peut s'installer avec l'équipe municipale pour aller dans ce sens aussi chez vous ?

Fin de l'obsolescence programmée avec une garantie 5 ans

 

Les fabricants d'électroménager, produits High Tech, outils de bricolage, constructeurs automobiles, ...sont invités à changer leur garantie pour l'allonger à 5 ans. Actuellement il est difficile de trouver des produits dont la durée de vie fait l'objet d'un engagement du fabricant sur cinq années minimum. Les appareils étant conçus avec une durée de vie très courte, c'est ce qu'on appelle l'obsolescence programmée, obligeant à devoir racheter du neuf au lieu de faire réparer. Au passage, les majeurs de la distribution s'enrichissent par des extensions de garantie et n'ont pas intérêt à promouvoir les articles à forte longévité garantie par les constructeurs. Pourtant fabriquer pour vendre du neuf nécessite le recours à des matières premières non renouvelables, conduit à un épuisement des richesses des sols notamment (extraction de minerais, déboisement, ...) et induit une forte accumulation de déchets non biodégradables polluant notre planète. Sans parler aussi de l'impact économique, car racheter du neuf a un coût non négligeable pour le consommateur. Fort de ce constat, deux entrepreneurs, Ivan Couet et Stéphane Rousseau, ont décidé de lancer un site web garantie5ans.com qui s'affiche comme un portail comparatif d'articles, tout secteurs confondus, dont la particularité est l'engagement du fabricant sur une durée de 5 ans. Avec ce catalogue de produits made in Europe essentiellement, le consommateur pourra aussi mieux préparer ses achats durables (cf mon article réinventer l'abondance de la consommation)

obsolescence programmee durée de vie réduite des produits

Pour aller plus loin sur l'obsolescence programmée : http://alternatives.blog.lemonde.fr/2013/04/23/comment-lutter-contre-lobsolescence-programmee/

Produits bio indispensables cet été

 

Le soleil est là, tant attendu. L'envie de passer du temps dehors, de vivre au rythme de la nature, de recharger les batteries. Pour profiter au mieux de ces instants éphémères, abonéobio vous a concocté une sélection de produits bio qui vous accompagneront efficacement pendant vos vacances. Des produits simples mais utiles pour faire de vos journées d'été, vos plus beaux souvenirs.

produits bio pour l'été et les vacances

Au commencement fut le voyage ...en voiture, en train, en avion, tous les estomacs ne supportent pas les déplacements. Alors, pour éviter les désagréments des maux de transports, quelques gouttes d'huile essentielle bio de gingembre frais la veille et le jour du départ soulageront les nausées (la NASA utilise le gingembre pour préparer ses astronautes). Très utile aussi ponctuellement lors d'un repas trop chargé (apéro, pique nique, et barbecue qui s'éternisent à l'ombre d'une terrasse). Et qui dit vacances dit parfois aussi constipation, dans ce cas nous vous conseillons cette huile essentielle gingembre frais bio qui agit comme "stimulant de péristaltisme intestinales et des sécrétions digestives".

Une fois les clés remises, vous découvrez que le ménage dans votre location laisse à désirer ? Le concentré du nettoyant multi usage bio glissé dans votre sac fera l'affaire sur le sol comme sur les surfaces. Format mini pour ce 50 ml.

Le coin était paradisiaque mais quelques invités s'incrustent dans la cuisine ? Pour éviter les mouches et les guêpes, relisez mon article sur comment installer un piège à mouches à l'extérieur, c'est très simple et redoutable. Vous serez impressionné du nombre de mouches capturées. Face à un tel succès je vous invite à prendre de suite 1 à 2 boites de recharges pour passer l'été tranquille. Le même piège peut se remplir avec une recharge spéciale piège à guêpes, frelons et abeilles.

Prendre un apéro entre amis ou prolonger la soirée au calme dans le hamac, un moment qui peut vite virer au cauchemar avec l'arrivée d'une horde de moustiques. Pour éviter les replis à l'intérieur, cloitrés, optez pour l' anti moustique bio 2 en 1 (répulsif et calmant), la lotion Timoustic à base de plantes reconnues pour leurs vertus, d'eaux florales, d'huiles essentielles telles que le géranium odorant, la lavande, le vétiver, ...Sa flagrance est appréciée, son spray permet une application rapide et locale, et son principe actif apaise les piqures déjà formées. Efficace aussi sur les démangeaisons suite à des piqures d'autres insectes ou de plantes, telles que les orties.

Avant de partir se balader en forêt, on vérifie que Médor est équipé avec son collier anti puce chien bio avec un répulsif d'origine naturel (de nombreux colliers ont été interdits dernièrement pour cause de dangerosité), cf mon article sur le blog d'aboneobio). La maladie Lyme sévit aussi en France.

Pour les fanas de la bronzette, de retour de la plage, après une bonne douche avec son gel douche bio favori ( à choisir biodégradable pour ne pas laisser de résidus pétrochimiques à Dame Nature !) un soin de la peau et des cheveux s'impose. Pour hydrater et soulager les rougeurs (sensation de fraicheur immédiate) le fluide réparateur "Après le soleil" des Douces Angevines est un délice. J'adore son parfum. Mon petit conseil : le garder toute l'année comme soin de nuit, pour prolonger le bronzage et garder un teint halé. Pour les cheveux longs ou mi longs agressés par le sel, le sable et le soleil, un masque hydratant à base de pur Beurre de Karité bio appliqué directement sur les cheveux fera l'affaire.

Et pour se détendre pleinement, la journée se termine avec un massage relaxant dans la senteur bio d' huile essentielle Ylang Ylang, une bougie allumée, une musique douce ou simplement le bruit des vagues ou des oiseaux, pour relâcher son mental et installer cette pause durablement dans son esprit.

Bonnes vacances à tous !

Avec Happymove déménager écolo sans carton

 

Après un déménagement on se retrouve avec des cartons à jeter, source de gaspillage de matière première et d'énergie. Sur an, plus de 100 millions de cartons finissent à la décharge, sans forcément passer par la case recyclage. Et si on utilisait des bacs réutilisables ? C'est le défi relevé par Happymove qui propose la location de bacs de déménagement : la société fournit directement les bacs chez l'utilisateur et les récupère ensuite, une fois le déménagement effectué. Un gain de temps aussi, en évitant la galère du ruban adhésif. Des bacs de 65 litres utilisables plusieurs centaines de fois, puis recyclés en nouveaux bacs, livrés avec des chariots roulants, des étiquettes, et des clips de verrouillage. Service à partir de 69 €, comprenant la livraison des bacs et la reprise, réservé pour l'instant aux parisiens, en espérant un développement national ensuite.

happymove déménager avec des bacs réutilisables

Un bac de déménagement a une durée de vie 200 fois supérieure à celle d'un carton ! Entre deux déménagements, les bacs sont nettoyés, désinfectés.

déménagement avec des bacs réutilisables



Pour abonéobio, si vous connaissez un transporteur qui privilégie l'utilisation de bacs réutilisables au lieu des cartons jetables je suis intéressée notamment pour les clients d'aboneobio adeptes de l'abonnement bio

Consommation responsable même pendant la crise

 

La crise n'a pas altéré la consommation responsable. Un français sur deux privilégie le mieux consommer : acheter plus durable, mais pas forcément acheter moins. La motivation a évolué. En 2006, la préservation de la planète était un facteur décisif (62 % en 2006 contre seulement 43 % en 2012 se disent concernés). Aujourd'hui le moteur est plutôt tourné vers les préoccupations personnelles (protéger sa santé, ...). A ce titre la pollution est une préoccupation pour 47 % des sondés. Le fait qu'un produit soit meilleur pour sa santé est désormais un argument de poids (36 %) pour acheter un produit respectueux de l'environnement; Les conditions de fabrication et l'origine des produits intéressent particulièrement (80 % veulent plus d'infos). Consommer local fait sens (55 % jugent primordial). Ne plus gaspiller ( 51 % veulent lutter contre) et consommer malin pour réduire la facture. A noter qu'en quart des français disent agir au service de leur conviction par leur acte d'achat (24% + 4 points). Evidemment, le prix reste le facteur clé (56 %), puis le coté pratique (45 %) et ensuite la question écologique (27 %). Reste à partager plus massivement le fait que la consommation responsable soit aussi un moyen de faire des économies. Et si vous commenciez par le partage dans vos réseaux d'un bel exemple avec l' abonnement bio d'aboneobio ? A la fois pratique, économique et écologique !

CONSOMMATION responsable

Source : étude Ethicity, réalisée du 21 février au 14 mars 2013 (échantillon représentatif de 3.577 personnes)

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