Abonéobio : Le blog du bio

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Jeudi 09 février 2012

Une brosse à dents recyclable et faite à partir de pots yaourts recyclés

 

Nous avons tous une brosse à dents et nous devrions en changer tous les trimestres. Aux USA l'entreprise Preserve a mis sur le marché des brosses à dents fabriquées à partir de pots de yaourts recyclés. Et une fois usagée, on retourne la brosse à dents dans son emballage d'origine qui fait aussi office de lettre prépostée !. Sans BPA et non testé sur les animaux. Existe aussi pour les rasoirs jetables. Une analyse de cycle de vie du produit permet de présenter les gains obtenus par ce procédé, où le plastique est récupéré, trier, laver, tester et réintroduit comme matière première pour fabriquer de nouveaux produits. On est bien dans un procédé Cradle to Cradle. Le recours à un plastique recyclé permet de réduire le recours aux énergies : 54% la consommation d'eau en moins, moins 64% de CO2 rejeté, moins 48 % de charbon, moins 77 % de gaz, moins 46 % d'électricité, moins 75 % d'huile. Créé en 1996 dans le Massachusetts, par Eric Hudson, sensible à l'écologie et à la préservation des ressources, la société Preserve agrandit sa gamme de produits pour couvrir les usages quotidien dans toutes les pièces de la maison : brosses à dents et rasoirs dans la salle de bain, planches à découper, passoire, vaisselle..dans la cuisine, ...A ce jour onze personnes travaillent sur ce projet, avec déjà 100 tonnes de plastiques recyclés réutilisées. La fabrication reste aux USA (elle n'est pas délocalisée) pour limiter l'impact carbone des transports. De nouveaux produits pour toute la famille à base de plastiques biodégradables sont en cours.

brosse à dents recyclée et recyclable Preserve

Ils proposent même un abonnement brosse à dents . Vous croyez que je peux leur parler de l'abonnement bio d'aboneobio pour mettre le dentifrice bio qui va avec ? (lol)

A quand la même chose en France ?

Du nonylphénol toxique dans nos vêtements et chaussures

 

Notre dressing peut aussi cacher des poisons : les vêtements et chaussures vendus par des marques très connues contiennent une substance toxique le nonylphénol polyéthoxylés (NPE) selon le dernier rapport de l'ONG Greenpeace sur le linge sale, Dirty Laundry, version 2. Utilisé comme agent surfactant dans la filière textile, ce composé organique synthétique appartient à la famille des alkylphénols (éthoxylés ou APE). Lors du processus de dégradation ils libèrent du nonylphénol (NP), un sous produit toxique, perturbateur endocrinien. Le lavage des vêtements avant de les porter permet de l'éliminer sauf qu'on le retrouve ensuite dans les rejets des eaux grises, puis dans les cours d'eau en s'accumulant des les plantes, les algues, les poissons, ... Avec son activité oestrogène, le nonylphénol imite les hormones sexuelles et entraine la féminisation des poissons. Chez la souris, des études ont démontré que le nonylphénol accroît significativement le risque de cancer mammaire. On le retrouve aussi dans certains produits d'entretien (voilà pourquoi il faut opter pour des produits d'entretien bio à la maison !), dans les shampoings (optez pour un shampooing bio !) dans les pesticides, encore les produits d'emballages avec une contamination possible de la chaine alimentaire. Le problème vient encore une fois de l'application différente des règles selon les pays. En Europe, le recours au nonylphénol est interdit depuis 2003 dans l'industrie textile. Mais l'externalisation de la fabrication de nos vêtements ou chaussures, en Chine ou ailleurs, n'induit pas le même respect ! Nous polluons aussi l'eau des habitants à proximité de ces usines de fabrication, dont les rejets de substances chimiques finissent dans les égouts, puis les cours d'eau et s'accumulent dans les nappes phréatiques et polluent l'environnement et l'eau potable. Les vêtements que nous portons ici les touchent aussi là bas ! (cf mon article précédent : Greenpeace Détox s'attaque aux marques de textiles

greenpeace dirty laundry 2 linge sale

Le rapport épingle 14 marques : Adidas, Calvin Klein, H&M, Converse, Kappa, Puma, Nike, Lacoste, Abercrombie & Fitch, Ralph Lauren, Li ning, Youngor, Uniqlo, G-star raw.... L'enquête a porté sur l'analyse de 78 articles de sport et vêtements de loisirs et de chaussures venant de ces différentes marques.

nonylphénol

Ci dessous l'infographie qui explique le cycle de pollution de l'eau par ce nonylphénol issu d'un usage dans l'industrie textile.

greenpeace-dirty-laundry-2

Sources :


Recycler son téléphone sans danger

 

Les utilisateurs de téléphones portables sont de plus en plus nombreux à donner leurs anciens mobiles pour les faire recycler voire même pour les vendre d'occasion. Cependant cet objet garde de précieuses informations qu'il vaut mieux éviter de divulguer. Si les usagers des ordinateurs ont le réflexe de sauvegarder leurs données et de vider les mémoires avant de se débarrasser de leur PC, il semblerait que ces gestes essentiels soient plus fréquemment oubliés dès qu'il s'agit de téléphones portables. Alors avant de céder son portable fétiche, vérifier bien qu'il ne reste aucune donnée compromettante telles que vos coordonnées bancaires, votre carnet d'adresse, votre agenda, vos photos, votre mail et mot de passe, ...de sorte que le prochain utilisateur ne devienne pas votre prochain ennemi ! Le recyclage ne doit pas se faire au détriment du bon sens.



Quelques adresses pour recycler son téléphone :

  • http://www.emmaus-france.org/
  • http://www.envie.org/
  • http://www.recupe.net/
  • http://www.recyclez-moi.fr/
  • http://www.love2recycle.fr/fr/mobile/accueil.html



Un téléphone portable aurait une durée de vie moyenne de plus en plus courte, réduite à 20 mois ! Et pourtant sa fabrication nécessite le recours à des métaux précieux rares ((or, cuivre, argent.. et le toxique coltan) et entre 500 et 1000 composants électroniques !. Leur donner une seconde vie permet donc de limiter l'impact environnemental et de réduire la consommation de matières premières non renouvelables (cf le schéma du cycle de recyclage des téléphones portables, ci dessous, et le dossier de l'Ademe |http://www.ademe.fr/internet/telephone-portable/Site-web/portable.pdf||analyse cycle de vie téléphone portable] ). Aujourd'hui l'essentiel des portables finissent au fond des tiroirs, seulement un quart seront réutilisés par des proches et moins de 20 % revendus via le net pour un réemploi.



Merci aux sites http://www.mobilephonerecyclingwa.com.au/ et débloquer son portable pour l'emprunt des illustrations

Et vous, quelle seconde vie donnez vous à votre ancien portable ? Connaissez vous d'autres bonnes adresses pour les recycler ?

Distributeur automatique de produits bio

 

Le consommateur a envie de manger des produits frais, légumes, fruits, si possible bio et surtout que ce soit pratique à acheter. Voilà une quête qui intéresse un jeune agriculteur dans l'Aude. Emile Pautou a lancé son distributeur automatique de produits bio à Montolieu : 28 casiers réfrigérés avec des fruits et légumes bio de saison accessibles 24h sur 24h, 7 jours sur 7, ce qui implique en coulisse un approvisionnement très régulier par le producteur (4 passages par jour). Au moins, dans ce village, on ne sera jamais à court de bons produits frais et sains ! Excellente idée qu'on aimerait voir se généraliser.

distributeur automatique produits bio

Source : L'indépendant, crédit photo Claude Boyer

Les clients adeptes du web sont influencés par les avis

 

Les consommateurs préparent leurs achats sur le web et c'est devenu quasi systématique. Le fait d'être connecté en permanence permet aussi de prendre la "température" avant d'acheter : 88% des internautes se disent influencés par les recommandations de leurs pairs !. C'est l'ère du social shopping : les avis de nos amis nous aident à nous décider, dans un sens comme dans l'autre. La recommandation joue un rôle essentielle : 56% d’internautes ont émis au moins un avis sur un produit ou service et 66 % les consultent avant d'acheter. Intéressant de noter aussi dans ce 7ème baromètre sur les comportements d’achats des internautes de la Fevad / Médiamétrie, le poids des réseaux sociaux (il faut dire que les internautes sont membres de 2 réseaux sociaux en moyenne) dont Facebook : déjà 16 % des membres sont inscrits à une page fan entreprise ou marque (cf la page d'aboneobio sur Facebook). Ils y cherchent de l'information sur l'actualité de la marque (49 %), ou sur les promos (47 %).



Désormais 9 internautes sur 10 consultent les sites internet avant d'acheter, soit pour en savoir plus sur les fiches produits (les 2/3) soit pour lire les avis des usagers (6 sur 10) avec un rôle important joué par les réseaux sociaux, soit pour comparer les prix (1 sur 2). Cette consultation du web se fait désormais en direct, même sur les lieux de ventes (35 % des usagers connectés au web par leurs téléphones mobiles). Cette requête est utile au consommateur pour comparer le prix (36 %), pour faire de la géolocalisation (29 %), pour montrer au vendeur le produit recherché (26 %), ou pour directement finaliser un achat ( 24 % des mobinautes). En 2011 28 millions de Français achèteront en ligne pour une dépense estimée à plus de 35 milliards d’euros.

Les achats sont surtout concentrés sur les voyages (1 internaute sur 2). Ensuite les internautes achètent en ligne des services comme de la billetterie, des abonnements, des développements de photos, ..(52 %), des produits culturels : CD, DVD, livres... (42 %), de l’habillement : homme, femme, enfant, chaussures….(43 %), des produits high tech : électronique grand public, informatique, consoles …(38 %), du Petit et Gros Electroménager (16 %), des pièces détachées (10 %), de l’équipement automobile (9 %) et des articles et du matériel de sport (10 %).

A noter que le e-commerce séduit largement puisque 97 % des acheteurs s'estiment satisfaits de leurs achats en ligne. Une tendance consommation qui semble durable !

Voici le Top 15 des sites d’achats

  • 1 Voyagessncf.com 40%
  • 2 Amazon.fr 37%
  • 3 Fnac.com 33%
  • 4 Cdiscount.com 30%
  • 5 LaRedoute.fr 25%
  • 6 3Suisses.fr 22%
  • 7 Vente-privée.com 18%
  • 8 Ebay.fr 16%
  • 9 PriceMinister.com 14%
  • 10 Yves Rocher.fr 12%
  • 11 Airfrance.fr 11%
  • 12 Rueducommerce.fr 10%
  • 13 Auchan.fr 9%
  • 14 Orange.fr 9%
  • 15 Kiabi.com 9%

Crédit photo adstream

Le Guide du Bio Hors Série 60 Millions de Consommateurs

 

Le marché du bio est en plein essor. De plus en plus soucieux de leur santé et du respect de l'environnement, les consommateurs sont avides de transparence, de qualité de produit, et d'engagement. Le magazine 60 Millions de Consommateurs nous propose un Hors Série "le Guide du Bio" pour mieux cerner les garanties du bio et pour mieux comprendre les différences entre les différents labels bio et certifications. Savoir quelles substances bannir, comprendre le marché et ses failles, reconnaitre le nouveau standard Cosmos européen (dont le logo sera apposé sur les produits), ...Au delà de l'alimentation bio, j'ai particulièrement apprécié le dossier spécial sur la cosmétique bio  : en 2005 les cosmétiques bio ne représentaient que 3 % du marché global des cosmétiques, en 2010 c'est 10 %. Selon Greenpeace demande mondiale devrait tripler d'ici à 2050. Aujourd'hui le marché des cosmétiques bio pèse 287 millions d'euros en France et 6.7 milliards d'euros dans le monde. Plus de 250 marques sont apparues en moins de 5 ans ! La consommation de crèmes bio et de parfums a connu un taux de croissance de 30 à 40 % entre 2005 et 2009, ralentit désormais autour de 17 %. Organic Monitor prédit que la croissance des cosmétiques naturels ou bio profitera seulement aux marques qui parviendront à se différencier : selon Samuel Gabory, président de Cosmebio (et aussi président de Nature et Stratégie (marque coslys notamment distribuée par Abonéobio)" le bio est un prérequis technique. Mais si l'on consomme bio, c'est pour les valeurs intrisèques du produit, certes, mais aussi pour les bienfaits que celui-ci apporte à la société : le développement durable et la responsabilité sociale." Une démarche qui correspond parfaitement à la philosophie d'aboneobio.

guide Bio hors série 60 millions consommateurs

En revanche la partie sur les produits d'entretien m'a déçue. En effet ici comme ailleurs on vante l'écolabel qui pourtant reste largement insuffisant. Il existe la mention Nature et Progrès et la certification Ecocert Détergence écologique qui vont bien au delà de l'Ecolabel et pourtant on n'en dit pas suffisamment pour aider le consommateur à s'y retrouver. Je vous invite à relire mon article " De la lessive plus concentrée mais pas plus écologique !" pour mieux comprendre les différences notables. Mettre dans le même panier Ecover (sans label et certification), L'Arbre Vert (écolabel) et Etamine du Lys (Ecocert détergence écologique) me gêne en évoquant des marques ancrées depuis toujours dans la protection de l'environnement (page 99). Attention aux allégations parfois trompeuses nous rappelle le magazine : "les allégations vertes ont fleuri sur les produits ménagers, trop souvent sans justification !" Je vous renvoie au Guide Durable, responsable, bio, naturel, comment s’y retrouver ?, déjà sortie ( contrairement à ce qui est dit page 100 de ce Hors série). Enfin, la critique sur l'efficacité me semble injuste. Je parle notamment des produits ménagers écologiques que je connais bien. Le magazine dit "Si les tests de performances des produits verts se révèlent assez concluants dans leur fonction première, nettoyer, ils pêchent toujours au niveau des effets additionnels". Faux, certains produits écologiques pour la maison sont aussi efficaces que le conventionnel, mais là encore on ne peut pas comparer les produits MDD (marques distributeurs) de grandes surfaces avec ceux de marques qui investissent dans la recherche et développement depuis plus de 20 ans ! Pas du tout d'accord avec le slogan (p101) "Propreté plus que parfaite ou préservation de l'environnement ? Avant d'acheter ses produits d'entretien, le consommateur doit trancher" : il n'y a pas de dilemme, il suffit d'opter pour de bons produits d'entretien écologiques et les 2 missions seront parfaitement assurées ! Chez aboneobio nous testons tous les produits avant de les référencer.

cosmétique bio 60 millions consommateurs

Au sommaire de ce Hors Série spécial Bio chez 60 Millions de Consommateurs, numéro de Juin / Juillet 5.90 € :

ALIMENTATION

  • Le boom de l’agriculture bio
  • Un vrai plus pour l’environnement ?
  • Le bio,meilleur pour la santé ?
  • Des aliments sous contrôle
  • Les labels et les marques privées
  • Lire les étiquettes
  • Le prix élevé, un frein à l’achat
  • Du bio à la cantine
  • Plats préparés : quelles différences ?
  • Un autre goût ?
  • Dix produits passés à la loupe


TEXTILES

  • Vous avez dit «textile bio» ?
  • Le grand bazar des labels
  • Des tissus venus du monde entier
  • Un marché en forte expansion
  • L’équitable n’est pas toujours bio
  • Les fibres du futur seront naturelles et innovantes

COSMÉTIQUES

  • Le bio, c’est devenu tout naturel
  • Un marché qui attire du monde
  • «Plus de naturel que de bio»,
  • interview de Florence Soyer, de l’Ifop
  • Dans la jungle des labels
  • Gestion durable et solidaire
  • La recherche de nouvelles cibles
  • «Une question d’expertise»,
  • interview de Jean-Louis Pierrisnard de L’Occitane en Provence
  • Des cosmétiques faits maison
  • Nouveau code pour la pub

MAISON

  • Nettoyer, oui ; polluer, non !
  • Les labels : un vrai casse-tête
  • Des ingrédients naturels aux vertus nettoyantes
  • Fabriquer ses produits verts

Une cité de la consommation responsable dans chaque ville ?

 

Marseille innove en lançant sa cité de la consommation responsable : regrouper en un lieu unique les acteurs de la consommation durable, stimuler la coopération entre eux et favoriser le développement de cette forme de consommation par une meilleure visibilité. Chaque ville de France devrait suivre ce bel exemple et avoir une Cité de la Consommation Responsable ! Et oui, consommer était jusqu'à présent juste un acte sans réflexion poussée. Aujourd'hui les consommateurs veulent en savoir plus sur les conditions sociales et environnementales de fabrication, transport, vente et recyclage en fin de vie, des produits qu'ils achètent. C'est la force du vouloir d'achat ! Si demain, nous décidons de boycotter une marque qui nous cache une information importante pour la santé de nos enfants (exemple avec Le Nutella contient du PEHP le phtalate le plus dangereux), l'impact sera immédiat dans les rayons et le fabricant devra revoir sa formulation. Dans le textile et la chaussure, la dénonciation des conditions de travail des salariés des usines a permis aussi de faire évoluer les pratiques (cf l'article sur le Jean le salaire de la mort en Turquie, sur le high tech il reste encore à faire, exemple avec les conditions de fabrication de l'Iphone d'Apple).



Si chaque ville créé une cité de la consommation durable, elle permettra de valoriser des initiatives précurseurs et pourtant essentielles à nos changements de pratique. Nous devons évoluer, acheter autrement, consommer moins mais mieux, se préoccuper de l'impact environnemental et social de ce que nous consommons. Les ressources s'épuisent, le recyclage doit s'imposer. Acheter un produit c'est aussi se poser la question de l'origine (matières premières, conditions de fabrication, ...) et de l'après (impact sur la planète, recyclage, ....). C'est des garanties sur l'ensemble du processus qu'on achète avec un produit responsable.


Aujourd'hui des entreprises comme Abonéobio, Versoo, ...participent à leur manière à une forme de pédagogie sur l'importance du changement de pratiques de consommation. Sauf que ces sociétés n'ont pas de budget à dédier à une communication de ce type et ce n'est pas non plus leur finalité. Est ce au secteur privé de porter seul l'initiative du changement ? Les collectivités qui participent à la collecte et aux traitements des déchets n'ont elles pas à être force de proposition pour initier des projets où l'on parle de consommation durable ?

A Nantes, il existe bien une Cantine Numérique, lieu de coworking portée par Atlantic 2.0 qui rassemble tous les acteurs de l'ouest du web et de l'innovation numérique, soutenue par les collectivités (Ville de Nantes et région). Ne pourrait il pas y avoir sur Angers (capitale du développement durable, ville où est né le 1er cahier des charges bio) une Cité de la Consommation Responsable comme sur Marseille ?

Peut être même qu'un réseau pourrait se créer en France avec ces lieux de cité de la consommation durable regroupant une offre commerciale qui a du sens :

  • proposer des produits bio, sains et respectueux de l'environnement (réduire la pollution, les déchets, la toxicité, préserver les ressources naturelles, encourager le recyclage (recyclerie , ...)
  • locaux (créer de la richesse sur le territoire là où les produits sont consommés pour maintenir des emplois durable),
  • des produits issus du commerce équitable (nord sud mais aussi nord nord) ou solidaire..,
  • favoriser les liens avec les consommateurs,
  • organiser les flux (approvisionnement, expéditions, ...) pour plus de compétitivité et d'innovation
  • encourager les croisements : projets collaboratifs, développement de gammes, co-création avec les consommateurs, ...),
  • où l'on se charge de la sensibilisation, de l'information pédagogique auprès des consommateurs ,
  • un lieu où les entreprises peuvent venir faire leurs emplettes (articles de bureau, mobilier, matériaux de construction, produits ménagers bio, textiles (tenues d'entreprises), traiteur, cadeaux entreprises, séjours, loisirs, finances....),
  • où les enfants peuvent apprendre à consommer autrement par des ateliers, ...



Vous aimeriez que votre ville propose ce type de Cité de la Consommation responsable ? Vous la verriez comment ? Avec quels services ?

Les boissons bio se vendent mal en grandes surfaces

 

Dans les linéaires des hypermarchés les boissons bio se font de plus en plus présentes, sauf que les ventes ne suivent pas : seulement 1.9 % du chiffre d'affaires des produits de grande consommation ( source SymphoyIRI), pour un marché estimé à 120 millions d'euros. Derrière cette moyenne se cachent des écarts importants : si le lait bio séduit (10 % du marché), les cidres et jus de fruits connaisse une légère(4%) et à la traine les sirops, eaux gazeuses et bières (0.1 %). L'arrivée de l'eau de bouteille bio (Bio kristall) va t'elle représenter un nouveau souffle dans ce rayon liquide bio ? A moins que les rayons se remplissent de produits locaux utilisant de bons ingrédients bio tels que la bionade, le Breizh cola stévia, des cocktails un peu particulier à base d'eau florale (floradrink's) et pourquoi pas aussi des distributeurs de lait cru bio ? .



Source : numéro de mai Rayons Boissons

Label One voice pour une éthique animale et planétaire

 

Sur le marché il existe pléthore de labels. Le consommateur a parfois du mal à s'y retrouver. Il est un label qui compte quand on se veut consommateur responsable, celui de One Voice. Encore plus exigeant, plus éthique, plus engagé, le nouveau label One Voice valorise les produits non-violents pour les animaux, les humains et la planète. Le repérer sur vos produits et en faire un critère de choix c'est aussi avoir le pouvoir de dire non aux produits qui condamnent l’avenir de tous : ce label One Voice vous garantit que les produits bio n'ont pas été expérimentés sur les animaux (ingrédients mais aussi formulation), qu'ils contiennent aucune substance animale, à l’exception du miel, du pollen et de la cire d’abeille. Chez Abonéobio nous vous proposons des producteurs qui se sont engagés à respecter la charte One voice : Etamine du Lys, Coslys, Anibiolys, Les Douces Angevines, Melvita, ...



Désormais ce label pourra être apposé sur une large gamme de produits : les cosmétiques bio, les vêtements, les aliments, les produits d'entretien de la maison, les articles de jardinage, ...en France comme à l'étranger.

Il faut savoir que beaucoup de produits sont testés sur les animaux même si la réglementation ne l'oblige pas, exemple avec les sachets de thé d'une grande marque.

Ce label One Voice s'applique aux produits qui ne nuisent ni aux animaux, ni aux humains, ni à la planète. Les fabricants en font la demande auprès d'un organisme indépendant. Le label sera décerné auprès un audit, et si le cahier des charges de la charte One Voice est respectée. A noter qu'il n'y a aucune contre partie financière à l'utilisation du label : aucun don, aucune cotisation, aucune adhésion.

Le parrain de l'association One Voice est Théodore Monod. Elle cultive son indépendance politique, religieuse et financière et lutte pour les droits des animaux et le respect de toute vie afin de faire émerger une « éthique animale et planétaire ».

Acheter un vélo recyclé

 

Au printemps les vélos des familles sortent des garages, c'est le temps de la révision, voir du changement de modèle pour les petits bouts qui ont déjà grandis. Se pose la question d'un achat. Et si on pensait aux vélos recyclés ? Au Canada plusieurs entreprises d'insertion sont spécialisées dans le recyclage de vélos usagés, tels que SOS Vélo qui propose à la vente des Ecovélos composé à 70 % de pièces recyclés. Ce marché de l'occasion donne du travail à des adultes défavorisés soit par leur situation précaire, leur faible niveau de scolarité, ou l'absence d'expériences. Et le consommateur qui achète ce vélo recyclé fait un geste pour l'environnement en lui donnant une seconde vie. A Québec c'est le vélo vert, à Narbonne, une convention vient d'être signée pour un atelier de recyclage de vélos destiné à la vente (30 euros le vélo) mais uniquement pour un public ciblé. Chez Emmaus n'importe quel consommateur peut acheter un article d'occasion, pourquoi ne pas proposer la même chose sur le secteur du vélo (en dehors de trocathlon bien connu) ? En France y a t il d'autres exemples d'ateliers d'insertions spécialisées sur le recyclage de vélos qui proposent au consommateur lambda la possibilité d'acheter un vélo recyclé ?

vélos recyclés

Si vous avez des bonnes adresses en France pour acheter un vélo d'occasion, venez les partager, laissez nous votre commentaire

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