Abonéobio : Le blog du bio

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Mardi 09 février 2016

Du coté de l'entreprise...

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Quand le bio alimentaire vise le Zéro-déchet

 

Face aux trop nombreux emballages alimentaires non-recyclés; les marques bio alimentaire Lima et Danival ont fait appel à TerraCycle, un des leader mondial du recyclage des matières non-recyclées, et les magasins bio dans lesquels ils sont vendus pour faire changer les choses! Les consommateurs sont invités à rapporter leurs emballages plastiques alimentaires dans les magasins bio qui auront installé un point de collecte volontaire.

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Quand le magasin devient point de collecte des déchets

 

insudiet-tri-emballages-salaries_m.jpgA l'heure où tous les ménages, ou presque, trient leurs poubelles et font un effort supplémentaire pour ne pas polluer en jetant les déchets dangereux, certaines enseignes de distribution souhaitent faciliter le quotidien « écologiquement correct » de leurs clients. En 2012, une filière Déchets Diffus Spécifiques (DDS) financée par les entreprises a été créé pour apporter une réponse pour la collecte de ces déchets alors estimée à près de 50 000 tonnes/an.

A dire vrai, qui connaît le point d'apport volontaire (PAV), la déchetterie ou la recyclerie dont dépend sa commune? Alors que tout le monde sait situer une enseigne de bricolage ou son pépiniériste! Depuis août 2014, la “responsabilité élargie du producteur oblige les fabricants nationaux, les importateurs et les distributeurs pour les produits de leurs propres marques de prendre en charge, notamment financièrement, la collecte sélective des déchets issus de ces produits. Cependant, certains leaders de la distribution n'hésitent pas à ajouter ponctuellement un point d'apport volontaire de déchets spécifiques à la liste de leurs services.

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Botanic : « Passons nous des pesticides! »

BOTANIC_-_Collecte_Passons-nous_des_pesticides.JPGPourquoi légiférer sur le Round Up quand des entreprises engagées font le choix de ne plus en vendre? C'est le cas du pépiniériste Botanic, qui a supprimé tous les pesticides non-conformes à un usage en agriculture biologique de ses rayons depuis 2008.

Et pour aller plus loin, l'enseigne organise sa quatrième collecte de pesticides (usagés ou non-utilisés)! Depuis 2 ans, les 65 magasins Botanic ont mobilisé plus de 5.000 personnes, et ont totalisé près 15,6 tonnes de pesticides collectés, puis retraités par ecoDDS, l’organisme officiel spécialisé dans les déchets spécifiques. Enfin, pour inciter un maximum de client à passer au vert, Botanic offre un bon de réduction (5€ pour 35€ d'achats). Une véritable longueur d’avance pour l’enseigne qui anticipe sur toutes les mesures programmées en matière d’interdiction d’utilisation des produits phytosanitaires par les particuliers.

Les 25-26 septembre et les 2-3 octobre 2015 dans les 65 magasins Botanic de France

Leroy Merlin : «Journées DéchetsTri »

Le principe est simple : « Si tu ne vas pas à la déchetterie, les journées DéchetsTri viennent à toi ». A cette occasion, les particuliers sont invités à se débarrasser de leurs produits chimiques sur le parking des magasins Leroy Merlin partenaires. Ayant moi-même rapporté plusieurs litres d'huile de friture, bidons d’anti-pucerons (d’avant mon passage au savon noir) et de vieilles peintures lors d'une journée DéchetsTri, je peux confirmer que c'est on ne peut plus simple! Ici, pas de bons d'achats mais quelques objets publicitaires sont offerts aux plus jeunes (pas forcément le plus intéressant quand on parle de réduction des déchets!). L'avantage est que tous les déchets spécifiques peuvent être ramenés (et pas seulement les phytosanitaires). Il est néanmoins dommage que les collectes ne soient pas centralisées sur un ou deux week-ends pour tous les magasins, il faut donc suivre l'actualité de sa ville, ou de son magasin pour être informé!
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Zodio : « une seconde vie pour vos objets »

Zodio-seconde-vie.jpgZodio, l'enseigne art de vivre, déco et cuisine qui monte, organise 4 fois dans l'année des collectes d'objets usagés ou inutilisés. Pour encourager ce geste écolo, les magasins offre en échange un bon d'achat valable sur le même type d'article collecté (art de la table, linge de lit, linge de bain et ustensile de cuisine, en fonction des opérations.) Ce qui est intéressant, c’est que la valeur du bon d'achat est calculée en fonction du poids des articles rapportés. Plus vous rapporter, plus la remise sera intéressante et peut être une vraie aubaine pour faire du vide et se rééquiper en matériel plus récent. Un pousse à la consommation, direz-vous? Oui, mais à moindre coût et avec l'assurance d'un retraitement ou d'un don à une association locale et solidaire par la suite (Emmaüs, le Secours Populaire...).

Prochaines collectes : renseignement en magasins

DEEE (électriques et électroménagers) : tous engagés !

Et pour vos objets ou appareils électriques, n'oubliez pas que tous les magasins d'équipement sont dans l'obligation, depuis 2006 de reprendre vos anciens appareils pour l'achat d'un neuf. La ligne « éco-participation » que l'on paye en sus est la garantie de la reprise sans condition de votre matériel! Donc, si vous ne pouvez pas ramener votre réfrigérateur au point de vente, les livreurs ne devraient pas vous refuser l'enlèvement de celui-ci De plus, depuis août 2014 et une modification par décret de la loi de 2006, toutes enseignes de plus de 400m2 sont considérées comme des points de collecte, et ont obligation d'accepter tous les retours d'appareils, sans obligation d'achat!

Mode & cosmétique : la révolution de la beauté est en marche!

La beauté “conventionnelle” est traditionnellement peu engagée sur le terrain du développent durable. Mais l’écologie est devenue une tendance, un mot qui sonne bien aux oreilles des professionnels du secteur. Parmi les bons élèves, les cosmétiques Lush (pas forcément bio, mais fait-main et vegan) ou les chaussures espagnoles El Naturalista sensibilisent leurs consommateurs au recyclage de leurs produits depuis longtemps. Aujourd’hui, d’autres marques et magasins emboîtent le pas de la “fashion révolution » pour être plus éthiques ou plus écologiques. On peut citer Sephora qui récupère désormais vos bouteilles de parfums, les marques H&M ou bonobo qui collectent respectivement textiles et jeans pour créer de nouveaux vêtements. Des actions certes marketing, mais qui ont le mérite de sensibiliser le consommateur au recyclage.

Et sur abonéobio alors?

Vous croyez qu’on ne fait rien, si ce n’est prêcher la bonne parole? Faux! Rappelez-vous, les microfibres capt’hygiène sont recyclables! Si vos microfibres sont trouées, déchirées, inutilisables ou simplement dispensables, nous pouvons fournir un bon de retour pour nous les renvoyer gratuitement! Nous nous occupons alors de les transmettre à un centre de recyclage qui s’occupera du traitement de vos microfibres. Celles-ci sont transformées en effiloché qui servira ensuite à la création d’isolants (thermiques, phoniques, automobiles..) ou de couvertures de déménagement.

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Plus d'info sur les déchets en France dans ce mini guide de l'ADEME

UpCycly, le mobilier écologique nouvelle génération!

 

UpCycly.jpgNos villes ont-elles perdu le charme d’une discussion sur la place, au parc? Ont-elles oublié la valeur des échanges humains? L’association française RécupCrea, via sa start-up UpCycly, veut bousculer ce constat, un peu (trop) pessimiste pour la légèreté du mois d'août, avec un concept de surecyclage (la traduction française “correcte” pour UpCycling) collaboratif et pédagogique! Depuis le lancement de l’association, c’est plus de de 40 tonnes de déchets détournés et environ 400 installations (végétales et mobilier) fabriquées. A présent, UpCycly voudrait pérenniser ses activités, et a lancé une levée de fond collaborative de 15000 € sur la plate-forme kickstarter à collecter avant le 31 août. A l'heure où nous écrivons, il reste 10.000€ encore à collecter.

Du mobilier fait de palettes et de volonté!

Le principe est simple : lors d’événement ou d’ateliers créatifs, baptisés “UpCycly Fest”, les upcyclers sont invités à créer eux-même leur mobilier, avec l’aide d’animateurs, membres de l’association. Pour repartir avec, cela s’entend! Les outils et les matières premières (palette, bois, fleurs, mousses...) sont mis à disposition gratuitement. “Nous récupérons le bois de palettes et de chantiers à travers plusieurs partenaires (petits et grands) principalement dans les zones industrielles. Nous sommes en contact avec les services de la ville de Paris et Est Ensemble pour mettre en place des partenariats à long terme pour la récolte des déchets. précise Wassim Chelfi, le président et co-fondateur d’UpCycly. L’association mobilise également ses animateurs ainsi que des bricoleurs ou designers (environ 50 “green warriors”) pour que chacun puisse créer dans une ambiance décontractée et conviviale.
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Lors de l’UpCycly Fest, organisée au port de Paris Bercy le dimanche 2 août, une cinquantaine de personnes est venue pour découvrir le travail de l’association et fabriquer ses propres meubles.

Des villes qui ne sont plus assez végétales?

Ateliers.jpgPour UpCycly, l’aspect “DIY” (Do It Yourself : à faire soi-même) et la réduction des déchets est aussi important que des valeurs “humaines” tels que le lien social, le partage et la sensibilisation. C’est pourquoi, en marge des UpCycly Fests, l’association intervient auprès des scolaires pour les sensibiliser à la nécessité d'une biodiversité urbaine et à la problématique environnementale. Depuis 2013, ce sont environ 6.000 enfants qui ont participé aux ateliers organisés par UpCycly, à un rythme de 20 ateliers par an, dans des écoles d’Ile de France (pour le moment). Ces ateliers de plein “air” permettent aux enfants vivants dans des environnements urbains de redécouvrir et de sentir le plaisir de créer à partir de matières végétales, que ce soit en plantant, en arrangeant une composition florale ou en fabriquant des oeuvres d’art à partir de plante ou de récup’... ou les deux en même temps!

Un coup de pouce bienvenu

Aujourd'hui, la start-up a de grandes ambitions pour toucher un public toujours plus large et varié. “Le premier objectif d’UpCycly est de se structurer! Dans l’idéal, nous avons besoin d’outillage professionnel et d’un camion pour les transporter, puis d’un local pour animer nos ateliers et nos formations, mais surtout de pouvoir recruter des salariés fixes ” ajoute Wassim Chelfi.

UpCycly0103.jpg L’association est reconnue comme une structure ESS (Économie Sociale et Solidaire) et n’oublie pas qu’il faut développer son activité de manière pérenne. Elle souhaite renforcer ses ses équipes (actuellement que des temps partiels pour les 6 animateurs et les 4 bricoleurs), tout en proposant des services et produits de qualité supérieure.

A vos clics!

[https://www.kickstarter.com/projects/574524858/fabrication-collaborative-and-ethique-collaborativ |https://www.kickstarter.com/projects/574524858/fabrication-collaborative-and-ethique-collaborativ]

Voici quelques vidéos de l'ensemble des actions d'UpCycly depuis 2014 : http://bit.ly/1GqnVig

BIOCOOP révolutionne la conception publicitaire

 

Biocoop1.jpgDepuis 25 ans, Biocoop avec 357 magasins bio sur le territoire français, est reconnu pour son engagement en faveur de la bio : un modèle coopératif multi professionnel avec 1300 producteurs partenaires proposants des produits bio, issus du commerce équitable ainsi que des écoproduits et de cosmétiques écologiques. Biocoopa toujours revendiqué « l’agriculture biologique pour tous » une valeur reprise par l’ensemble des acteurs du réseau. Fort d’une croissance à deux chiffres (13,4%) pour l’exercice de l’année 2014, Biocoop met en avant son engagement écoresponsable grâce à la réalisation d’une campagne nationale avec des moyens originaux permettant de réduire l’empreinte écologique.

Lecteur vidéo intégré

Biocoop innove dans la réalisation publicitaire d’aujourd’hui

Tout commence par la volonté de tourner en Bretagne avec de vrais producteurs travaillant pour Biocoop. Avec 27 096 tonnes de fruits et légumes vendus par an (soit 10 % du volume national tous circuits confondus), Biocoop a décidé de parler vrai aux consommateurs en montrant concrètement ce qui se passe en amont du magasin. Les déplacements géographiques sont une problématique de tous les jours pour Biocoop. Ils disposent d’ailleurs d’une filiale, la STB (Société de Transport Biocoop), qui alimente les magasin bio. Autonome, Biocoop a mis en place en avril 2014 le premier camion porteur en France à moteur biogaz. Il paraissait essentiel que lors du tournage, les moyens de transports les plus économes soient utilisés : voitures hybrides, vélo et train.

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A l’heure du tout numérique et des objets connectés, la révolution créative souhaitée parBiocoop est d’autant plus innovante et intéressante sur l‘ensemble des supports. Par exemple, les photos ont été réalisées avec un Sténopé (l’ancêtre de la chambre noire, avant l’appareil photographique) de 40 par 50 cm construit à partir de veilles caisses en bois, puis développées sur place avec des produits recyclés et réutilisables. Le film, quant à lui, a été tourné avec 2 caméras manuelles Bolex des années 50 et 70 et directement monté sur pellicule ce qui évite de numériser des séquences inutiles. Pour la bande son, une seule prise a été imposée. Pour ce qui est des affiches, elles ont été imprimées sur du papier recyclé et avec de l’encre végétale, puis toutes les accroches et logos ont été directement calligraphiés à la peinture biologique. Le site internet a été conçu pour être le plus léger possible : En allant à l’essentiel, sans image et en choisissant une typographie et un codage très original grâce à un ordinateur récréé dans une cagette de marché avec d’anciens composants informatiques !

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3 fois moins de CO2 rejeté

Avec les outils de réalisation actuels, la campagne publicitaire mise en place parBiocoop, visible en avril et septembre prochain, aurait normalement générée environ 15,2 tonnes de CO2. Pour diviser par 3 le CO2 rejeté, il a fallu oublier les méthodes de création et de production classiques en utilisant des solutions alternatives plus proches de l’environnement. Tout était à réinventer : la manière de penser la campagne, les techniques utilisées et les conditions drastiques de tournage pour être à la hauteur des engagements du réseau Biocoop tels qu’ils sont au quotidien. En totalisant uniquement 5.9 tonnes de CO2 pour cette campagne unique en son genre, le défi écologique a été relevé et sera perpétué pour d’autres campagnes à venir.

plus d'infos sur le site http://www.lacampagneresponsable.fr

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Nature et Stratégie en mode Colibri

 

Tout commence par une légende et un petit oiseau : le colibri.

Un jour, alors que la forêt était en feu, les animaux assistaient au désastre, impuissants, sans rien faire. Seul le colibri déversait quelques gouttes d’eau avec son bec pour tenter de l’éteindre. “Je sais bien que je n’y arriverai pas tout seul mais je fais ma part”, disait-il.

Contribuer avec ses moyens (petits ou grands) à faire quelque chose : c’est parfois un rêve, mais pour nous, au sein de l’entreprise Nature et Stratégie, ce fut une réalité. Une journée a été spécialement conçue pour que chacun d’entre nous puisse prendre part.

Comment cela s’est-il passé ?

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  • Tous les salariés ont été réunis ; des groupes ont été formés. Les services ont été mélangés pour travailler avec des personnes différentes.
  • Chaque équipe a réfléchi et étudié un sujet avant-gardiste : la vente à domicile de demain, les matières premières, les nouveaux services… .
  • Chaque groupe a construit ses solutions et les a exposées avec conviction.

Au-delà des réponses apportées, cette journée nous a permis :

  • de vivre une journée forte, collective, qui a favorisé les échanges et la créativité
  • d’éveiller chacun à de nouvelles façons de travailler
  • de renforcer notre sentiment d’être unis, au service d’un même projet
  • de créer désir et initiative. Le risque des entreprises trop « normées » peut faire baisser le désir de l’initiative personnelle et l’intérêt pour son travail. Le risque des entreprises en croissance peut être la peur du changement qui mène à l’immobilisme. Seul le désir d’autre chose, dans lequel on est contributeur nous fait surmonter cette peur.
  • de sortir du cadre : s’autoriser à « faire », à innover, à apprendre, à relever des défis individuellement et collectivement.

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Cette parenthèse collective restera forgée dans l’Histoire de l’entreprise et dans la mémoire de chacun d’entre nous.

L’entreprise est née et se construit sur 3 piliers fondateurs : l’environnement, l’efficacité économique, l’homme, 3 termes qui définissent le développement durable. Ils déterminent nos actions d’aujourd’hui et de demain.

Avec cette journée, nous avons montré la force de l’humain, le dynamisme du collectif et notre professionnalisme.

« Vous aussi, soyez le changement que vous voulez voir dans le monde. » (Gandhi)

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2014 , vers la fin du gaspillage alimentaire ?

 

Selon la FAO (organisation de l’Onu pour l’alimentation et l’agriculture), nous gaspillons chaque année environ 1300 milliards de tonnes de produits alimentaires, soit près d’un tiers de la production mondiale.

Contre cette invraissemblance, un mouvement d’engagés a vu le jour aux Etats Unis, en 1999, et gagne peu à peu l’Europe au plus fort de la crise économique, en 2008. Le freeganisme (gratuivorisme ou « philosophie » du déchétarien). Consiste à se servir dans les poubelles des magasins, boutiques, Grande Disribution, en produit peu ou pas périmés, mais que les enseignes jettent quand même comme ils sont jugés « invendables ».

Pour ces activistes, responsables associatifs, écologistes ou altermondialistes, l’objectif est autant de faire des économies que de lutter contre un gaspillage alimentaire à l’outrance. Pourquoi jeter un sac de 2kilos de pommes si seulement l’une d’entre elles est abîmée ? Pour la grande distribution, qui gère son stock selon la formule comptable « pertes et profits », cela ne change rien, mais pour les plus démunis et notre planète, cela change tout. Il fallait beaucoup de courage et d’audace pour prouver à la grande distribution ses erreurs, en fouillant ses poubelles, néanmoins, cela a fait bouger les choses.

2014 a été déclarée par l’union européenne année de la lutte contre le gaspillage alimentaire. A ce titre, voici quelques initiatives intéressantes qui, si elles sont couronnées de succès, montre que l’audace finit par payer, comme disait Danton.

Intermarché : les fruits et légumes moches séduisent !

La première mobilisation du genre contre le gaspillage des enseignes « conventionnelles » a été la campagne d’Intermarché pour les Fruits et Légumes moches. Une initiative couronnée de succès dans l’hypermarché de Pontaut Combault (77), où les consommateurs ont été sensibilisés et incités à acheter des fruits et légumes qualifiés d’inesthétiques à un prix 30% moins cher. Outre la présence des cultivateurs lors d’un week-end dédié en mars dernier, des soupes et des jus ont été préparés à partir de ces produits afin de démontrer leur qualité gustative. Un affichage et des slogans bien pensés ont accompagné l’opération qui a été largement relayée sur les réseaux sociaux. Récemment, la campagne s’est même vue déclinée en anglais dans un film parodique « inglorious vegetable ». Moche is the new chic!

CORA : la jeunesse innove contre les dates de péremption

Comment trouver des solutions innovantes aux problèmes actuels ? Dans le cadre d’un projet école-entreprise baptisé Challenge Créativité, 3 jeunes ingénieurs de l’école des Mines d’Alès ont réfléchi à la revalorisation des produits périssables et aux dates limites de consommation (DLC/ DLUO). Depuis début juillet 2014, la société CORA teste donc dans ses magasins d’Alès et de Limoges un nouveau dispositif de merchandising et de signalétique basé sur la responsabilisation de tous. Si certaines enseignes proposent des réductions sur les produits à « date courte », il s’agit ici de réintroduire ces produits dans le circuit, sensibiliser le consommateur et rendre ces denrées plus attractives. Ecologiquement, l’initiative est louable ; économiquement elle est même rentable ! Pour Olivier DELESCLUSE, qui dirige l’hypermarché CORA d’Alès : «Ce merchandising new look apporte à nos rayons beaucoup de dynamisme et va faire économiser 50 000€ par an. L’état‐major de CORA va d’ailleurs mettre en œuvre ce dispositif dans 30 autres magasins. En plus, le personnel de nos magasins a immédiatement adhéré à cette innovation. Je salue donc la créativité et le sens des réalités de ces 3 jeunes élèves-ingénieurs : leur dispositif crée de la valeur économique et sociale ».

En plus de la signalétique, voici quelques exemples de slogans imaginés par les élèves: « Sois malin, mange‐moi demain », « Cabossé mais bien conservé », « Je ne suis pas caillé, tu peux y aller », « Osez, même si la fin n’est pas loin ! »…

Ci dessous une vidéo réalisée pour la soutenance des 3 élèves-ingénieurs.

Les enseignes bio : la bonne conduite des consomm’acteurs.

Dans les enseignes bios, ce ne sont pas les mêmes problématiques. Les consommateurs sont bien évidemment plus « éveillés » sur les dates de consommation, ou les fruits « moches », néanmoins tout est fait pour limiter au maximum le gaspillage alimentaire.

Dans un autre domaine les magasins bio s’attachent depuis des années à promouvoir le vrac. Ce mode de consommation permet de proposer des produits jusqu’à 30% moins cher, de réduire les emballages (les bouteilles sont réutilisées), ainsi que le gaspillage (en adaptant la quantité souhaitée). Il permet également de développer la production agricole biologique en construisant des filières françaises d’exploitation (notamment les graines de tournesol) Depuis le début de l’année et jusque septembre 2014, le magasin Biocoop « Saveurs & Saisons » de Villeneuve d’Ascq (Nord pas de Calais), teste le vrac liquide en alimentaire avec la mise à dispositiion d’huiles (olive, colza, mélange…) de vinaigre, ou de vin… La Biocoop Scarabée de Rennes teste également un système de distribution automatisé inspiré du concept déjà proposé pour les produits d’entretiens écologique comme la marque Etamine du lys.

Bientôt dans vos supermarchés ? Quand la législation s’en mêle…

On se souvient de Frédéric Daerden, ce bourgmestre d’Herstal en Belgique qui avait soumis un supermarché à l’obligation de don de ses invendus à des associations. L’initiative, qui avait enthousiasmé les écologistes, est le point de départ d’une nouvelle proposition de loi contre le gaspillage alimentaire, en France. L’objectif est d’inciter les enseignes de la grande distribution à donner leurs invendus à des associations caritatives plutôt que de les jeter. Il faudra suivre de prêt les débats et ce qu’il en ressort, comme cette proposition est d'ores et déjà controversées, autant par les entreprises que les écologistes et les associations. En attendant, nous pouvons nous réjouir que les industriels de la grande distribution cherchent des solutions économiquement durables et écologiquement acceptables.

Se former grâce au e-learning et aux MOOC

 

Aujourd'hui pour se former plus besoin de se déplacer. Les modules de formation sont accessibles via internet. Chacun peut même profiter du savoir d'un(e) professeur de renom en s'inscrivant dans un cours en ligne, ouvert et massif appelé MOOC (Massive Open Online Course), une formation qui se repère sur un CV. Déjà initiées aux USA, en Allemagne, au Royaume Uni, en Espagne, les plateformes de MOOC regroupent jusqu’à 21 universités partenaires. En France, les grandes écoles s'y sont lancées : Ecole polytechnique, Ecole Centrale de Lille, HEC, ...avec des modules de 6 à 8 semaines, de 3 à 8 heures par semaine, pour 3000 à 10 000 inscrits, voire même 160000 inscrits pour UDACITY en 2011 à Stanford aux USA, cours sur l'intelligence artificielle !. Aujourd'hui UDACY rassemble 1.6 million d'étudiants, COURSERA, 6 millions et 108 formations. Certains MOOCs sont ouverts désormais à une formation diplômante. Autre avantage, l'apprentissage en mode collaboratif permet aux deux parties (ceux qui enseignent et ceux qui apprennent) de participer conjointement à l'évolution des supports pédagogiques via des ressources partagées. On parle alors de cMOOC (issu de l'approche connectiviste). C'est tout un écosystème qui est en train d'émerger, avec de nouvelles applications préparées en coulisses par des startup et la naissance du mouvement FUN (France Universités Numériques) depuis octobre 2013. A Nantes, lieu d'accueil du Web2Day, un évènement particulier s'est tenu le 24 janvier : la Journée des Moocs ou l'enseignement de demain ? L'occasion de débattre sur la révolution des méthodes d'apprentissage de la formation tout au long de sa vie, la nouvelle pédagogie de l'enseignement supérieur, la coopération entre institutions et collectivités, la viabilité du modèle économique préservant la gratuité de l'accès aux cours, ...bref sur les enjeux des MOOCs en France.

MOOC massive open online course

Les MOOC et l'entreprise ?

La formation au sein d'une entreprise a souvent un caractère confidentiel : le sujet traité, les outils proposés, le savoir faire détaillé, ...semblent à première vue difficilement compatibles avec la notion d'ouverture inclue dans la démarche des MOOCs. Et pourtant, l'entreprise pourrait y gagner en allégeant ses coûts annuels de formation (en moyenne elle dépense 1500 euros par salarié, un montant souvent rédhibitoire pour une TPE). En proposant à ses salariés de se former via des MOOCs, l'entreprise intègre une nouvelle valeur, celle du connectivisme où "l'apprentissage est le processus de création de connexion et de développement de réseaux". Après le savoir faire, le savoir quoi, c'est le savoir où, (où trouver les ressources quand elles sont nécessaires). L'entreprise en profite pour développer son agilité : elle ouvre ses frontières, elle crée des ponts avec ses pairs, elle nourrit des connexions avec d'autres participants et élargit sa veille benchmarketing.

Le e-learning et l'entreprise ? Mais la formation corporate nécessite souvent du sur mesure. S'assurer des contenus, en adéquation avec le contexte par nature évolutif de l'entreprise, auprès d'apprenants qui ne maitrisent pas forcément l'autonomie dans l'apprentissage, voilà quelques arguments pour se concentrer plutôt sur une formule de formation via le e-learning. Le gros avantage étant d'offrir une souplesse via un temps de connexion à l'outil choisi et non pas subi. C'est l'outil qui s'adapte au rythme de l'individu et non pas l'inverse.

formation e-learning Pure

Un exemple d'application du E-learning au sein du groupe Nature et Stratégie : Les conseillères de vente de la marque Pure (des gammes Fleur des Mauges et Armille) utilisent depuis 3 ans un programme interne de formation destiné à la force de vente. 300 personnes y participent, pour un coût moyen annuel de 70000 euros (hors temps de préparation des contenus). Il s'agit d'une formation créée sur mesure, Diartis, sur la base de modules de 7 à 8 minutes, au contenu pédagogique agréable. Des séquences courtes pour maintenir la concentration. Des informations à la fois sur les produits, le métier de conseillère, l'évolution du statut, des outils de prospection, également de l'actualité sur le marché du bio, de la culture générale, ...A la fin de chaque module, quelques questions QCM permettent de valider l'étape. Les utilisatrices ont également accès librement à une bibliothèque de données et à l'ensemble des modules élaborés depuis 3 ans. Elles peuvent revoir un sujet avant un rendez vous, approfondir, ... cette pratique permet d'accompagner des personnes qui doutent souvent de leurs compétences. Chacune a le choix de se connecter au moment propice pendant sa semaine, (dans la journée, le soir, le dimanche, ...). L'accès à distance permet en outre de réduire les déplacements entre le lieu de résidence des conseillères (présentes partout en France) et le siège de la société.
Cette année, une formation supplémentaire sera mis en place, en collaboration avec la FVD (Fédération de Vente Directe). Certaines conseillères pourront ainsi accéder à une formation en e-learning qualifiante, reconnue par l'Etat (examen de fin de parcours avec une partie théorique et un entretien ) et diplômante (diplômes en cours de validation par l'Education Nationale), pour valider des acquis d'un niveau BTS par exemple. Pour en savoir plus http://www.fvd.fr/vente-directe-academie-0

Et rien n'empêche d'encourager le salarié à suivre individuellement une formation via un MOOC notamment pour les formations "classiques" de type bureautique, gestion du temps, ...

Et pour les créateurs d'entreprises, quelques MOOC intéressants :

  • Pour aider à financer son projet http://business.lesechos.fr/entrepreneurs/financer-sa-creation/un-mooc-pour-les-createurs-en-recherche-de-fonds-59773.php,
  • Pour développer http://www.passeportpourdevelopper.com/
  • Pour mieux transmettre sa société http://www.passeportpourtransmettre.com/


Sources :
http://www.journeedesmooc.com/
http://www.formation-professionnelle.fr/2013/11/04/les-moocs-faits-lentreprise/

Exemples de MOOC
http://www.ocean-flots.org/flots.html

Abonéobio vous souhaite une très belle année 2014 !

 

Janvier est le mois des bonnes résolutions...alors, si vous souhaitez passer au bio sans contrainte et sans augmenter votre budget, si vous souhaitez consommer propre et naturel et prendre soin de vous avec des produits bio de qualité, si vous souhaitez gagner du temps et profitez d'encore plus de plaisir, ...rejoignez nous : en 2014, passez à l' abonnement bio ! Pour cette nouvelle année, Abonéobio vous prépare de belles surprises : de nombreux avantages, des privilèges clients et encore plus de remises sur les abonnements !

meilleurs-voeux-2014-aboneobio

Au plaisir de vous retrouver très vite parmi nos clients privilégiés !

Abonéobio vous souhaite de très belles fêtes de fin d'année

 

Une année s'achève. Le temps de se ressourcer en famille, entre amis, de s'accorder des moments de bien être partagé. L'actualité d'Abonéobio fut riche cette année avec un changement de propriété pour un nouveau départ. Nous serons à vos cotés pour vous accompagner à vivre ses fêtes pour le plus grand plaisir de tous. Profitez, savourez, et on s'occupe du reste.
Très belles fêtes de fin d'année à tous !

aboneobio joyeuses fêtes de fin d'année 2013

Nature et Stratégie encourage à consommer autrement

 

L'acte d'achat aujourd'hui connait quelques remous. Certes la crise nous amène à revoir nos dépenses, mais l'essentiel est ailleurs. La notion de propriété s'efface pour laisser place à la notion de partage, de consommation parcimonieuse, à ce que l'on nomme la consommation collaborative : puisque nous utilisons en moyenne une perceuse seulement 12 minutes dans sa vie, autant la louer le jour où c'est nécessaire. Ce principe ne cesse de l'élargir aujourd'hui à de nombreux domaines : covoiturage, co-surfing, co-lunching,...Si autrefois les familles ne consommaient que ce dont elles avaient véritablement besoin, elles ont ensuite appris à céder au principe de la tentation, tellement mis en avant dans nos hypermarchés. Après des années de surconsommation, désormais se présente une troisième voie : nous ne pouvons plus nous permettre le luxe de gaspiller, alors quitte à consommer, autant acheter des produits qui nous plaisent, avec lesquels nous nous sentons bien. Anticiper son achat, réfléchir à ce qui nous convient le mieux, tester et consommer au juste prix ce que nous aimons, voilà exactement le concept d'aboneobio, marque reprise récemment par le groupe Nature et Stratégie. Apprendre à raisonner autrement, à garder le plaisir sans les excès. A Noël, pour la première fois, près d'un français sur deux optera pour la consommation collaborative, dont 28 % offriront des cadeaux d'occasion.

ABONEOBIO : produits bio par abonnement

La consommation collaborative s'inscrit aussi dans un temps partagé avec l'autre, dans un climat de confiance. Ce peut être notre voisin, notre collègue, un ami de notre réseau. Dormir chez l'autre, partager un repas, lui racheter un produit, troquer son temps, ...tout ces actes redonnent de la valeur à l'échange humain. Rien de nouveau cependant, autrefois nos grands parents savaient aussi donner de leur temps. Désormais c'est juste une nouvelle manière de l'exprimer. Le supermarché collaboratif La Louve en projet sur Paris s'appuie justement sur le temps donné par chaque membre, 3 heures par mois, pour valider son modèle économique, à l'instar de la Foodcoop de Brooklyn qui rassemblent quand même 16000 membres. De même si la vente à domicile a un tel succès du coté des clients comme des salariés, c'est justement que ce mode opératoire permet de répondre à des attentes profondes. Depuis 25 ans, au sein du groupe Nature et Stratégie, l'écoute des clients via ces réunions à domicile, nourrit la réflexion, l'anticipation et développe l'agilité de la PME. Du coté des clients, une soirée de vente est aussi l'occasion d'un échange, d'un lien social, de s'informer sur un produit, un prix, un service, ...Quant aux salariés, les enquêtes démontrent que le salaire n'est pas le moteur essentiel au bonheur : le sens donné au travail, la qualité des produits et services, la confiance, la proximité, la disponibilité, l'accessibilité du dirigeant notamment, la vision, l'exemplarité, l'optimisme, ....voilà les critères qui comptent dans le classement The Great Place To Work.

VDI le bien être vendu à domicile

Avec ces marques, telle que Abonéobio (les produits bio vendus en abonnement), PURE (le bien être vendu à domicile) marque vendue par les sociétés Fleurs des Mauges et Armille, le groupe Nature et Stratégie s'inscrit dans la tendance, dans l'évolution des comportements, tels qu'on peut les vivre en France, mais aussi eu Europe, aux USA, en Asie, ...

Nature et Stratégie produits bio corps et maison

Souvenons-nous de la phrase de Ghandi : « vivre simplement pour que simplement les autres vivent. »

Voir le détail du sondage TNS Sofres http://www.tns-sofres.com/etudes-et-points-de-vue/observatoire-de-la-confiance-de-la-poste-nov-2013-les-cadeaux-de-noel

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