Abonéobio : Le blog du bio

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Mercredi 27 mai 2015

Interviews de professionnels

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Madagascar : terre de biodiversité et commerce équitable

 

asterale-abo.jpgMalgré sa classification par l’ONU dans le groupe des “pays les moins avancés”, Madagascar a de nombreux atouts : la position géographique de l’île, qui s’étend sur 1 580 km, et son climat tropical favorise le maintien de la biodiversité. Conscient de cette richesse incomparable, dès 2003, le président Ravolomanana a choisi de multiplier les aires protégées afin de les préserver. Autre levier important de développement pour l’île, le commerce équitable qui assure aux populations un revenu digne et des conditions de travail décentes.

Grâce aux liens diplomatiques et culturels forts (le français est la seconde langue officielle de ce pays multi-culturel), de nombreuses entreprises françaises font le choix d’un commerce équitable et d’une production biologique. Comme Astérale, ces entreprises confortent la politique actuelle de respect de la nature et pérennisent les activités économiques sur l’île de Madagascar.

Astérale : la richesse des plantes exotiques au service de la communauté locale

Précurseur d’une éthique entrepreneuriale, la société Astérale développe une filière bio et équitable depuis 2002 avec Madagascar. Simon Lemesle nous confie « avoir choisi Madagascar suite à une expérience professionnelle dans ce pays et du fait de liens familiaux. Nous intégrons des principes d'équité dans chaque activité ce qui se traduit par des engagements sur les prix, engagement d'achat, formation ainsi que des projets sociaux».

Leur souci de préservation de l’environnement leur permet d’obtenir, dès 2005, le label Nature et Progrès, qui démontre l’engagement de la société pour le respect des salariés, des hommes et de l’environnement. En effet, les plantes de culture sont sans OGM, et sont obtenues sans aucun engrais chimique ni pesticide de synthèse.

Pour toutes les huiles exotiques, Astérale récolte principalement sur deux exploitations : la ferme de Mahatsinjo et le domaine d’Ambohitsara. Six producteurs sont associés, pour la plupart des petites structures, qui cultivent et distillent principalement voire exclusivement pour Astérale,

« Au-delà de l’environnement et de l’éthique des échanges commerciaux, nous avons souhaité donner une dimension sociale et culturelle autour du projet de la ferme de Mahatsinjo. Pour faciliter l’accès à l’éducation, la culture et favoriser l’accès au travail pour les femmes. C’est pourquoi nous avons choisi d’implanter une crèche et une bibliothèque grâce à notre association www.mimosa-asso.com. La crèche était une vraie priorité comme nous employons une majorité de femmes pour les cueillettes et la préparation des plantes avant distillation. La bibliothèque est encore en cours de mise en place : l'organisation est définie, elle sera principalement destinée aux enfants de l'école primaire et collège du village, mais l'inventaire n'est pas encore informatisé. Nous pensons démarrer en juin. »

En France, Astérale a choisi d’acheter ses lavandes à des amis producteurs bio, Claire Montesinos et Sylviane Reina, alors que la Menthe poivrée provient de Cailleau Herbio dans le Maine et Loire.

Petite astuce de printemps de Simon Lemesle :

Romarin_verb-asterale.jpgAu printemps, rien de tel qu’une petite cure pour se sentir mieux dans sa peau. Astérale livre ici quelques recettes pour tonifier, drainer ou régénérer.

Pour le foie, après les excès des fêtes : une cure d'eau florale de Romarin verbenone (8 pressions du spray dans un verre d'eau le matin avant le petit déjeuner) pendant 3 semaines suivi par une cure d'huile essentielle de curcuma frais (1 goutte dans une cuillère à café d'huile végétale alimentaire en début de repas une fois par jour).

Pour stimuler les reins, on vous conseille 2 gouttes d’HE d'helichryse faradifani dans une huile végétale, en application locale dans le bas du dos, le matin pendant 1 mois.

NatMad : un tour du monde capote, pour le meilleur!

Il y a 20 ans, Nathalie et Jean-Charles sont déjà amis et décident de financer un tour du monde avec une idée saugrenue « J’avais construit un vélo magique dont la roue tournait dans le sens inverse du guidon, raconte Jean-Charles Joseph. Simple mais très casse gueule… Nathalie et moi, on s’installait sur les places publiques et on prenait les paris. Qui arrivait à faire trois mètres gagnait un teeshirt, sinon c’était 10 francs pour nous ». Arrivés à Madagascar, 10francs n’ont pas la même valeur qu’à Paris et le tour du monde s’arrête là ! En 2005, après avoir sillonné l’île et découvert le talent des artisans Malgaches, et ils créent NatMad, une petite entreprise qui recycle des sacs de courriers « La Poste ». NatMad-aboneobio02.png

Pour NatMad, travailler à Madagascar est donc une évidence « On pourrait peut-être fabriquer moins cher en Chine, mieux, non… résume Jean-Charles. Ici, les artisans connaissent leur travail sur le bout des ongles, ils peuvent réaliser un prototype juste avec leurs mains et une paire de ciseaux. »

NatMad-aboneobio01.png10 ans plus tard, près de 500 personnes travaillent à Madagascar pour la marque, avec la responsabilité que cela implique pour la société. En marge des sacs et des accessoires pour boutiques en matériaux recyclés, la marque souhaite développer une offre de produits à base de tongs ramassées sur les plages. « Non seulement pour aider à dépolluer Madagascar des milliers de tongs qui échouent sur ses côtes chaque année, mais aussi pour donner du travail aux villages défavorisés du sud de l’île »

La réciprocité de l’échange va très loin « certains modèles NatMad sont toujours produits pour faire travailler les artisans qui n’ont pas l’électricité donc pas de machines! Le commerce équitable, ce n’est pas uniquement de payer correctement les gens. C’est de transformer des relations de travail en des aventures humaines positives. »

Pour la marque pas besoin de concepts compliqués pour expliquer le commerce équitable, il suffit de savoir si les gens qui collaborent à l’entreprise s’épanouissent ou non. Si tout le monde s’épanouit et que les produits sont beaux, c’est non seulement équitable mais très satisfaisant. Et Jean-Charles de conclure « Ici, je peux faire ce que j’aime : ne pas jeter, transformer ». Des valeurs à partager !

L’île de Madagascar apparaît donc comme une destination unique : pour les entrepreneurs d’avenirs, ceux qui agissent en faveur de l’environnement et des populations ainsi que les amoureux de la nature. Conscient que les erreurs commises sur d’autres territoires ont nui aux espèces, Madagascar propose préférentiellement une offre “écotouristique” et solidaire. De nombreuses ONG et associations travaillent à développer des offres qui comblent les voyageurs tout en préservant les ressources naturelles ainsi que les valeurs culturelles de la population locale.

CLP : Comprendre le nouvel étiquetage de nos produits ménagers

 

Dans la jungle des labels

CLP_visuel2.JPGLes consommateurs sont déjà contraints de connaître de nombreux labels et leurs logos, notamment pour les produits ménagers. Certains sont la matérialisation d’une déclaration de cotisations obligatoires pour le tri des emballages comme le logo point vert, d’autres sont des prix décernés par un nombre restreint de consommateurs qui ont eu le privilège de tester le produit : élu produit de l’année , ou saveur de l'année et d’autres sont le reflet d’une loi imposer aux fabricants comme le logo triman.. A partir du 1er juin 2015, neuf nouveaux pictogrammes prévus par la nouvelle norme d’étiquetage imposée par l’Union Européenne, le règlement (CE) n° 1272/2008, dit règlement CLP. vont apparaitre sur nos emballages.

Qu’est ce que le CLP?

clp_logo.gifLe “CLP” est un acronyme pour Classification, Labelling, Packaging; soit la “classification, l’étiquetage et l’emballage” de tous produits contenant des substances ou des mélanges chimiques, en d’autres termes se sont les précautions d’emploi qui se trouvent sur le verso des étiquettes d’emballages de produits ménagers types, lessive liquide, liquide vaisselle, etc.... Pensé pour harmoniser et faciliter la compréhension des emballages, cette nouvelle réglementation européenne va, de prime abord, compliquer la lecture de nos étiquettes. En effet, les 4 pictogrammes que nous connaissions seront remplacés par 9 autres indiquant les dangers. De nouveaux mots et de nouvelles phrases standards vont également être inscrits en toute lettre au niveau des précautions d’emploi, tel que «DANGER» ou «ATTENTION».

Comprendre les pictogrammes affiche_clp.jpg Il y a pour le moment peu d'information destiné au grand public, malgré ce site de l'INRS (Institut National de Recherche et de Sécurité), pensé comme un quizz pour mieux sensibiliser aux nouveaux pictogrammes. http://www.9pictos.com/



Ce qui va changer au 1er juin 2015

A partir de juin 2015, les fabricants devront appliquer ce nouveau règlement européen. Certains flacons de produits ménagers vont donc progressivement être remplacés par ceux portant les nouveaux pictogrammes, prévus par le CLP. Et, même les produits écologiques seront touchés par ce nouvel étiquetage.



CLP_visuel_EdL3.JPG'L’apparition des nouveaux logos peut être source de confusion pour les consommateurs qui n’auront pas, ou mal, été informés de la nouvelle réglementation sur les produits ménagers, nous précise Céline Herbaux, chef de produits chez Etamine du Lys . Leurs produits habituels vont porter des logos un peu affolants concernant le risque. Pour les produits ménagers bio, le consommateur attend de la sécurité. Nos formules, quand bien même écologiques et formulées à parti de base végétales, pour être efficaces doivent répondre aux mêmes règles universelles de la chimie : des produits acides pour les anticalcaires, et basiques pour les dégraissants. Par exemple, avec le CLP, tout produit qui n’est pas au pH des yeux (7,4) est considéré comme potentiellement irritant oculaire et se verra étiqueté d’un picto contenant un point d’exclamation encadré de rouge ”.

Si l’on devait faire des parallèles dans d’autres domaines tel que l’alimentaire ou les cosmétiques, où la réglementation n’est pas la même, le Coca-Cola, avec son pH de 2,5 (très acide), serait un puissant corrosif oculaire. Les gels douches, ou même le vinaigre, seraient classés irritants oculaires. En effet, le pH “neutre” d’un gel douche est uniquement neutre pour la peau, puisqu’elle est elle-même acide.

Pour Céline Herbaux “il faut que les consommateurs comprennent que dans la majorité des cas, les formules de leurs produits préférés n’ont pas changées, seuls l’étiquetage est différent . Par ailleurs, la réglementation CPL ne s’intéresse aux produits que sous leur forme pure, or, la plupart des produits pour la maison s’utilisent de manière diluée : que ce soit la lessive ou le liquide vaisselle dans l’eau de lavage, les nettoyants pour les sols, etc. En respectant le mode d’emploi et les précautions d’usage, les produits nouvellement étiquetés ne présentent aucun danger.”

Comprenant que tous les rayons ne pourront être remplacés en un mois, un délai de deux ans (jusqu’au 1er juin 2017) est laissé aux producteurs et aux distributeurs pour écouler leur stock de produits avec l’ancien étiquetage. Il sera possible de voir vos flacons habituels côtoyer les nouveaux, avec des indications de danger alors qu’il s’agit du même produit “à l’intérieur”.

A l'heure où cet article est publié, aucune des enseignes de distributions bio contactées n'a pu, ou souhaité, répondre à nos questions. En effet, nous souhaitions comprendre ce qui serait mis en place dans les magasins bio, en termes d'information ou de sensibilisation, pour accompagner les consommateurs autour du changement impliqué par la nouvelle réglementation.



Cela étant, il n’y a peu d’inquiétude à avoir concernant les produits écologiques certifiés par Ecocert ainsi que les produits qui sont utilisés de manière habituelle, puisque seul l’étiquetage doit changer :ni la formule ou les conditions d’utilisation. Les produits Etamine du Lys vendus sur abonéobio.com sont fabriqués depuis 20 ans à partir de bases lavantes végétales, des matières renouvelables dont la biodégradabilité est avérée et supérieure aux bases utilisées par les marques conventionnelles qui emploie la la pétrochimie. Cependant, n’oublions pas que mêmes les végétaux dans leurs état naturel, comme les pollens, le citron ou les fruits à coque peuvent être irritants ou allergisants… mais en ce qui concerne les allergies, nous en reparlerons dans un prochain article!

10 raisons de consommer bio sans dépenser plus.

 

C’est la marotte des réfractaires au bio : selon eux, consommer bio est plus cher. Les fruits et légumes sont plus chers, les œufs et les laitages aussi, et la viande n’en parlons pas !! Pourtant, le bio séduit. L’avènement du e-commerce, qui favorise la mise en relation et la mutualisation, permet le développement de nouveaux réflexes de consommation : AMAP, Ruche qui dit oui, vente en ligne en produits bio … tout est désormais disponible et accessible.

Au delà de l’aspect militant c’est aussi l’approche “santé” ou “anti-gaspillage” qui draine les consommateurs vers l’achat écologique. Karine Viel de Monoprix, questionnée lors d’une conférence organisée par le site Mescoursespourlaplanète.com le 4 février dernier, remarque que “'la consommation responsable n’est plus une niche pour 10 à 15 % de la population concernée par les questions d’environnement”. Pour abonéobio, c’est bien évidemment une bonne nouvelle et une tendance que l’on souhaite encourager! Voici 10 points pour démontrer que l’on ne paye pas plus cher en préférant le bio au conventionnel.



Consommer bio c’est aussi consommer différemment.



➢ 1- Une Philosophie

fruit_nut_muesli-bio.jpgLe bio est aussi un état d’esprit : on choisit moins de produits transformés qui sont beaucoup plus chers que les ingrédients achetés individuellement. Cela peut être de la cuisine au sens littéral avec des soupes maison plutôt que des briquettes ou bien réapprendre à se concocter ses propres céréales du matin en profitant des vracs proposés dans les magasins bio. Point de fond de paquet jeté car les céréales sont devenues molles, et pas de suremballage. D’une part, ce sont des céréales de meilleure qualité (non raffinées, sans sucre ou graisse, donc un indice glycémique bas; cf point 2), et c’est un mélange personnel qui correspond autant à vos besoins en termes de quantité que de goût.



➢ 2- La Qualité

Une étude récente démontre que le bio propose des aliments plus nutritifs, qui promettent une sensation de satiété plus rapide, et plus de goût. Sans oublier moins de pesticides et autres cocktails de produits chimiques dont les répercussions sur la santé sont régulièrement dénoncées.

➢ 3- Un équilibre nutritionnel

Les papesses de la cuisine bio, comme Valérie Cupillard , flirtent déjà du côté vegan : on redécouvre les protéines végétales cachées dans les fruits secs et les lentilles (idéal en hiver), sans abuser du tofu (qui contient une quantité importante d’œstrogènes) et on choisit de la viande de qualité si on ne peut pas s’en passer. Faut-il rappeler que la consommation de viande a explosé après la seconde guerre mondiale, grâce à l’agriculture intensive importée des États-Unis ? Jusqu’alors, la viande était consommée de manière raisonnable, quelque fois par semaine seulement, en alternance avec du poisson, le vendredi.



➢ 4- C'est éthique et équitable

On consomme des aliments “de saison”, locaux, avec des circuits courts en terme d’approvisionnement. Les AMAP proposent des produits bio, qui coûtent un prix plus juste pour rémunérer les producteurs, alors que les fruits et légumes “conventionnels” coûtent pour moitié le prix du transport et du stockage en chambres froides.



➢ 5- Moins de gaspillage



Vous avez remarqué ces pommes et ces poires conventionnelles ? Achetées à peine mûres, elle deviennent blettes avant d’avoir mûries. On les jette, ou au mieux, elles finissent dans le compost.



➢ 6- Plus d'économie

Yves_Rocher_Publicite.pngNous avons parlé plus haut (point 1 et 5) de l’avantage économique d’une consommation responsable en choisissant moins de produits transformés et plus de “vrac”. Cependant, les cosmétiques bio sont également souvent moins chères que les marques de cosmétiques conventionnelles, qui ne sont ni bio, ni éthiques. Il y a quelques années, Yves Rocher (marque qui se veut naturelle mais pas encore 100% bio) avait axé une campagne de pub pour une prise de conscience : le luxe ne vend pas forcément des produits qui sont meilleurs, mais dont il faut rentabiliser les coûteuses campagne de marketing. Pour les testeuses de Que Choisir, le verdict tombe comme un couperet : les meilleures crèmes anti-ride sont de la marque Lidl et Yves Rocher!



➢ 7- Plus écologiques

etamine-du-lys_savon-marseille-1l.jpgLes produits d’entretiens écologiques proposent des produits très souvent naturels qui sont multi-usages. Fabriqués à partir de bases lavantes végétales, ils sont beaucoup plus respectueux de l’environnement. Concernant les lessives, en s’imposant un petit calcul lors de nos achats, on constate rapidement que le prix au lavage est souvent bien plus cher pour les grandes marques conventionnelles que pour des marques écologiques comme Etamine du lys : - 0.29€ par lessive liquide pour Etamine du lys 3L soit 60 lavages (prix relevé sur abonéobio.com) - 0.31€ par lessive liquide Ariel 2.7L soit 40 lavages seulement (prix relevé chez Auchan drive St Quentin (02) le 05/02/2015.)

➢ 8 - Moins de déchets

tendance-demma_carres-coton-bio.jpgLes lingettes démaquillantes ou les carrés pour bébé en coton bio permettent à la fois de faire une économie de 230 à 300€ par an et représentent l’équivalent de 6000 carrés de coton. De la même manière, les microfibres Capt’hygiène lavables jusqu’à 300 fois et recyclables permettent une économie substantielle, tout en réduisant le volume de nos déchets d’une manière non négligeable.



➢ 9- Plus Durables

On achète des vêtements de meilleure qualité qui durent plus longtemps: jeans en toile Denim brute, coton non blanchi par des procédés chimiques abrasifs et potentiellement toxiques pour la peau. Les vêtements écologiques sont un choix idéal pour les basiques que l’on aime et que l’on aimera porter longtemps. Les marques pionnières comme IDEO, Machja, NU (pour les jeans) n'existent plus (quoique toujours dans mon placard depuis bientôt 10 ans) mais Ekyog ou Ethos proposent de nouvelles collection chaque année, et de nouveaux acteurs se lancent avec des produits éthiques, bio et souvent made in France, comme 1083, une marque qui assure que vos achats sont fabriqués moins de 1083km de chez vous!

➢ 10-Plus pratique

Le système d’abonnement d’Abonéobio permet une économie jusqu’à 30% sur le total de votre commande. Ainsi, en prévoyant votre consommation et vos achats en produits d’hygiène de la maison et corporelle sur 1 an, vous planifiez votre budget annuel et vous évitez les déchets en prenant de plus gros conditionnements. En terme d’économie, c’est moins de transport et plus de remises en fonction du montant global de l’abonnement !

Questions à Samuel Gabory, président de Nature & Stratégie



Abonéobio : Les chiffres de l’INSEE, parus en janvier 2015 annoncent que la guerre des prix dans les enseignes de la grande et moyenne distribution, est désormais à leur détriment. Est-ce que cette stratégie de vente « au prix le plus bas » qui devait capter la clientèle n’est pas en train de se retourner contre la grande distribution ?

Samuel Gabory La grande distribution n’a jamais fait de commerce en tant que tel , c’est-à-dire mener une action commerciale dans le bon sens du terme. Présenter un produit , le conseiller à un client, présenter les avantages et les limites du produits… Chaque client étant différent il faut adapter l’offre au client. Pour moi le commerce c’est créer de la plus-values et de la satisfaction client. Aujourd’hui, la crise se traduit par un manque de confiance du consommateur. A baisser la qualité, et communiquer uniquement sur le prix, la GMS a décrédibilisé son statut de distributeur.



Abonéobio : Avec la crise, les modes de consommation changent. L’économie collaborative fait changer “durablement” le paysage économique mondial, et français. En 2014, la conso’collab’ a contribué à près de 20milliards d’€uros dans l’économie globale, donc 3 milliards uniquement entre particuliers. Est-ce que les grandes entreprises doivent s’adapter et diversifier leurs offres pour ne pas louper le virage “collaboratif et digital”?

Samuel Gabory Effectivement, il y a de gros changements dans les modes de distribution, mais je ne pense pas que ce sont les grandes enseignes, les gros mammouths qui profiterons de ces évolutions.



Abonéobio Nature et Stratégie a toujours choisi de ne pas vendre ses marques via ses enseignes de grande distribution, par éthique ? ou refus d’un modèle économique?

Samuel GaboryRefuser un système de distribution n’a rien à voir avec de l’éthique. A mon sens, c’est un discours démagogique lancé par quelques marques alternatives. Nature et Stratégie fabrique et distribue des produits pour des utilisateurs / consomm’acteurs, avec la volonté de minimiser l’impact environnemental de son activité, de créer de la valeur et de l’emploi en proposant de réels salaires. La grande distribution n’a jamais été dans cette politique, pour 3 raisons: 1 - le consommateur n’est pas respecté dans son droit d’information et de conseil 2 – l’environnement n’est pas une priorité 3 – la politique salariale et l’emploi est réduit à sa plus simple expression.

Abonéobio: Récemment, de grandes enseignes sont régulièrement épinglées par des associations écologistes ou de défense du consommateur pour leurs produits non conformes (toxicités, non-respect de l’environnement comme l’association Bloom dénonce les pratiques de chalutage profond pour les marques Intermarché / hormone dans les viandes Super U). Est-ce que ces rappels sont efficaces pour faire prendre conscience du mépris affiché pour le consommateur et le vivant ?

Samuel Gabory Non. La puissance économique qui a été laissée à la grande distribution par nos politiques depuis plus de 40 ans , fait qu’en terme de communication le combat est perdu. Le budget de communication des distributeurs et des multi-nationales associées font que la réglementation générale a perdu son combat.

Abonéobio: A votre avis, donc, le bio est-il vraiment encore plus cher que le conventionnel ?

Samuel Gabory Oui : si il est peu qualitatif, produit loin des lieux de consommation, vendu avec aucun conseil. Non : Si il est concentré , formulé pour être efficace, vendu par vendeur formé au conseil.

__Abonéobio : A Paris, le projet de magasin associatif, La Louve, selon un concept nord-américain, peine encore à trouver des fonds pour lancer la plus grande surface de vente directe du producteur au consommateur. Pourquoi de tel frein, quand on voit que le crowdfunding (financement par la foule) fait partie des nouveaux moyens – à succès – pour lever des fonds ?__

Samuel Gabory Je suis partisan de tester de nombreuses solutions car je pense que c’est en bougeant qu’on avance, même si parfois il y a de fausse bonnes idées. Deuxièmement, je pense que c’est par la biodiversité commerciale qu’on satisfera le consommateur de demain.



Abonéobio Après une forte médiatisation d’un mode de vie bio et écolo, dans la première partie des années 2000, quels sont les prochains leviers pour capter les prochains consomm’acteurs?

Samuel Gabory Premièrement, le consommateur attend de la transparence dans les filières d’approvisionnement : où a poussé mon produit bio, dans quel champs, qui la transformé , qui le vend…? Deuxièmement, l’implication du consommateur se fera d’abord dans la filière et moins dans le produit. C’est-à-dire que le futur consommateur voudra être actionnaire financiers du producteur, s’impliquer physiquement dans la distribution, abonné à un système commerciale etc…

L’association Cosmébio change de visage.

 

Cosmébio, le logo bien connu de nos produits préférés est avant tout une association qui garantit l’engagement des marques et le contenu des produits que nous achetons. Comme toutes associations, le directoire est soumis à un vote, et en juin dernier, Samuel Gabory, président de Nature & Stratégie a passé le relais à Romain Ruth, président de Florame. Pour abonéobio, c’est l’occasion de faire une petite interview croisée de ces deux personnalités du monde du bio, de constater leur engagement et leur passion pour le bio et le savoir faire français.

SamuelGabory_cosmebio.JPG

Bonjour Messieurs, avant toute chose pouvez-vous nous rappeler vos parcours ?

Samuel Gabory (président de Nature et Stratégie) Je dirige depuis une vingtaine d’année les laboratoires Alvend du groupe Nature & Stratégie, qui participe dès 2001 au cahier des charges de la cosmétique bio, c’est à dire dès l’origine du label.

RomainRuth_President_COSMEBIO.jpg Romain Ruth (président de Florame) J’ai un parcours étonnant, car j’ai été avocat pénaliste pendant 7 ans au barreau de Paris. Cela faisait longtemps que donner un autre sens à ma carrière me démangeait et j’ai rejoint Florame, pour arriver à la présidence. Je connaissais bien la Provence où ma famille avait développé de longue date une activité de savonnerie naturelle. C’est d’abord par ce biais que j’ai été témoin de l’évolution de la cosmétique : du savon sans graisse animale à la cosmétique naturelle pour aller vers les exigences de la cosmétique  biologique. "

'' Qu’est-ce qui vous a poussé à créer ou intégrer l’association Cosmébio ?''

samuel-gabory2_1.jpg Samuel Gabory Avant les années 2000, on pouvait parler de cosmétique naturelle, végétale et respectueuse de l’environnement, sur un plan marketing, sans pour autant avoir de bonnes pratiques environnementales. Il n’y avait aucun « cadre ». Avec 10 autres sociétés pionnières nous avons décidé d’y remédier, de créer un cadre règlementaire avant que l’administration ne le fasse. Or c’est actuellement en cours, 12 ans après, les premières « normes » vont arriver. Les objectifs premiers étaient à la fois le souhait d’imposer une équité sur le marché de la cosmétique bio, afin que les professionnels engagés se « battent » avec les mêmes règles, mais également de favoriser les rencontres afin d’échanger régulièrement entre professionnels ayant les mêmes motivations.

Romain Ruth L’adhésion à l’association Cosmébio était pour moi logique. Florame est l’un des fondateurs de la charte Cosmébio, en 2002. Le directeur scientifique de Florame – sans vouloir mélanger les genres – Laurent Lefaucheur a notamment été rédacteur du référentiel cosmétique naturel dont Cosmébio assure aujourd’hui le respect. J’ai découvert une association qui est riche de ses adhérents, aux profils et horizons très différents. Je pense notamment à Claudie Ravel qui s’occupait précédemment de Daniel Hechter ou Laurent Berli qui vient de l’industrie pharmaceutique lourde.

Depuis 4 ans en tant que Président de l’association Cosmébio, ou que vous êtes membres de l’association Cosmébio, quelles sont les actions dont vous pouvez targué d’avoir menée à bien ?

Samuel Gabory Pour moi l’action la plus forte est la mise en place de travaux par commission. Jusqu’à un certain point le Conseil d’Administration, de 15 personnes, décidait de tout, mais Cosmébio compte actuelle près de 400 adhérents. Il était donc nécessaire de revoir notre façon de faire et de permettre à chacun de s’impliquer avec sa sensibilité et ses compétences. Les commissions étudient et travaillent sur différents thèmes, ce qui permet de mieux structurer l’association, en lui donnant plus d’expertise et de la légitimité. Actuellement, il y a 4 grandes pôles de travail que sont : - la commission technique - la commission éthique et juridique, et je souhaite souligner l’importance du volet juridique qui n’est que le prolongement logique d’une éthique à respecter, mais aussi qu’il faut contrôler. -la commission communication, interne et externe, qui agit pour promouvoir le label et la reconnaissance du logo Cosmébio -la commission internationale, pour développement de l’association et du label à l’étranger.

Romain Ruth Personnellement, je n’ai rien fait tout seul, c’est la chance de Cosmébio de fonctionner avec plusieurs commissions. De part mon parcours professionnel, comme indiqué précédemment, je me suis naturellement impliqué dans la commission éthique et juridique. Cosmébio avait besoin d’un « œil professionnel » ce que j’ai été, car passionné de droit ! J’ai trouvé particulièrement intéressant que Cosmébio s’ouvre à toutes les dimensions du Développement Durable – ce terme étant de plus en plus galvaudé – pour y intégrer en plus du commerce équitable et de la biodiversité, qui en sont les premières composantes, le social mais aussi le respect du patrimoine. La diversité des profils au sein de l’association Cosmébio permet véritablement de bénéficier des expertises de chacun. Il ne faut pas oublier que Cosmébio est une association fondée pour la mise en œuvre d’un référentiel pour plus de clarté. Il y a encore 10 ans, certaines cosmétiques se revendiquaient bio alors que cela n’était pas du tout le cas, ce qui posait une problématique juridique vis à vis de la répression des fraudes car il y avait là, tromperie du consommateur.

Est-ce qu’il y a une volonté de démocratiser le label Cosmébio en approchant d’autres professionnels ou attendez-vous de vos confrères de la pro-activité pour rejoindre l’association et ses engagements ?

Samuel Gabory Je dirais qu’il y a un peu des deux, car l’association souhaite fédérer un maximum de professionnels qui s’engagent. Ainsi l’association Cosmébio est présente et participe aux Salons professionnels, avec des stands et nous nous rendons toujours disponibles, mais nous n’irons pas faire de mailing pour « recruter ».

Romain Ruth L’association Cosmébio a suscité pour les acteurs de la cosmétique une vraie adhésion pour arriver à 400 adhérents à ce jour, ouvrir plus encore n’est peut-être pas le plus pertinent. Même si nous devons rester ouverts, dès lors qu’il y a une volonté engagement, l’association n’a pas vocation à faire des publicités pour se démocratiser puisqu’elle l’est déjà.

Pensez-vous que le label Cosmébio est bien identifié auprès des consommateurs, notamment comme un gage de qualité écologique ou de responsabilité dans son ensemble ?

Samuel Gabory Je sais que le logo est globalement bien connu des consommateurs. Mais il reste encore à faire. Selon une étude que nous avons commandée à l’institut IPSOS et menée en septembre 2011 sur un panel de 600 femmes, 93% des consommatrices bio (échantillon 100) reconnaissaient le label BIO. A contrario, la proportion tombe à seulement 57% pour les consommatrices de cosmétiques conventionnels (échantillon : 500).

Romain Ruth Pour les consommateurs comme les professionnels, il y a des pionniers qui ont permis très vite d’identifier le label Cosmébio. Popularisé par des marques « bionatives » comme Melvita, Coslys, Sanoflore, Florame et bien d’autres, même sensibilisées plus tard. Mais le grand public reste à conquérir, et pour cela il y a beaucoup de pédagogie à faire.

A vos avis, quels sont les champs d’action où Cosmébio peut agir et faire changer les choses ?

Samuel Gabory Je pense qu’il faut continuer sur la reconnaissance du label comme une alternative sérieuse et crédible face aux cosmétiques conventionnelles. Le label Cosmébio n’est pas seulement une certification d’un produit, mais un engagement total de l’entreprise qui reconnaît sa responsabilité envers les hommes et leur environnement.

Romain Ruth Les champs d’action de Cosmébio sont multiples mais, pour moi, le plus important c’est de continuer à populariser l’action de l’association : communiquer et agir pour que les consommateurs comprennent la différence entre la cosmétique bio et la cosmétique conventionnelle. La différence concrète, s’entend. Le bio change le paysage à plus d’un titre : faire pousser des fleurs, les récolter pour les intégrer dans une formule respectueuse du corps humain est très différent de la synthétisation d’une matière parfumante, saturée de pétrochimie. De la même manière, l’émotion suscitée par un champ de lys cultivé de manière biologique n’est pas la même face à des serres où peinent 3 malheureux papillons et les fleurs sont aspergées des pesticides ! C’est une vision qui n’est pas encore assez partagée. Et la communication est une forme de combat. A titre personnel, j’y crois beaucoup !

Impression

Cosmébio est une association française de marques françaises, pour le moment, mais sa renommée dépasse nos frontières, quelle est la part de marques étrangères?

Samuel Gabory Sur environ 400 adhérents, 10% seulement des entreprises ont des sièges sociaux à l’étranger. Mais sur ces 10%, 98% sont considérées comme des cosmétiques françaises car approvisionnées ou fabriquées en France. Concernant l’international, les avis sont partagés chez Cosmébio, qui propose une cosmétique bio et naturelle à la française. Mon avis personnel est que Cosmébio n’a pas vocation à devenir une norme mondiale ou « mondialisée », surtout. Par contre, le label doit être reconnu comme un véritablement engagement de la cosmétique française, car les ingrédients sont soigneusement contrôlés, et le savoir faire y est très précieux. Si le label Cosmébio était utilisé partout dans le monde, nous ne pourrions maintenir le niveau de traçabilité et de qualité que nous avons atteint, et donc la qualité finale des produits pourrait baisser. Or le niveau d’exigence que nous avons défini et affiné depuis la création de l’association ne doit pas être galvaudé.

Romain Ruth Je crois qu’il y a 2 points de vue  concernant l’international. L’association Cosmébio est donc à majorité française, et promeut une excellence de la cosmétique française. Cette coloration majoritaire française n’a pas d’incidence positive ou négative pour l’exportation, mais il faut avouer que le made in France est perçu comme un gage de qualité. La commission internationale a notamment pour travail celui de sensibiliser et d’éduquer les consommateurs et les professionnels étrangers. Ce sont eux qui vont « porter la bonne parole » du label BIO à l’étranger. On sait que chaque pays fait du bio tel qu’il l’entend, et le terme anglo-saxon « organic » n’est pas égal au bio tel que nous le connaissons en France. C’est une vocation forte, et un service que rendent les adhérents, pour promouvoir une cosmétique biologique française à l’international.

Samuel Gabory : En tout cas, je suis persuadé et heureux qu’un nouveau président avec une telle ouverture d’esprit ait été élu pour continuer le travail entrepris.

La cause animale : parlons-en !

 

Bientôt les grandes vacances et la SPA lance des campagnes de prévention et d’information contre l’abandon des animaux de compagnie avec un premier documentaire diffusé sur France 2, ce mardi 10 juin, « 21 jours à la SPA ». Il y a malheureusement des comportements qui ne changent pas, mais la cause animale avance. Pour preuve, le travail des associations françaises et des parlementaires pour le droit des animaux afin qu’ils soient considérés comme des êtres vivants,doués de sensibilité, et non plus de vulgaires meubles.(1)

Récemment, nous, l’équipe d’Abonéobio.com, évoquions la réouverture du zoo de Vincennes après 6 ans de travaux, la polémique opposant les zoos, façon mouroir, et les parcs animaliers qui s’engagent pour la protection des espèces en danger et le respect de la biodiversité. Et nous avons beaucoup digressé. Nous avons donc fait le point sur nos comportements et ce qu’ils impliquent pour nos amies les bêtes.

Pour beaucoup les animaux sont une part indissociable de notre quotidien, mais que faisons nous pour faire progresser le traitement infligé aux animaux ?

➢ Réduire sa consommation de viande, manger de la viande bio, devenir végétarien/végétalien, etc. est certainement la première idée. Et c’est vrai que la cuisine vegan déborde d’inventivité et de saveur au point de séduire même les amateurs de régime carné… le temps d’un repas. Les restaurateurs s’intéressent de plus en plus au sujet et quelques grandes villes ont la chance d’avoir un restaurant « vegan ». Plusieurs sites répertorient les restaurants bio et vegan partout en France comme http://www.restovege.fr/

➢ Se passer de la fourrure et du cuir en tant que textile. Les marques de mode éthique font, par essence, le choix de ne pas utiliser de cuir, ou de l’utiliser à bon escient comme la marque 2 filles en fil qui fabrique des sacs à partir de chute de cuir de l’industrie du luxe. Et si les baskets en toile ou les tongs en plastique ne sied pas à votre garde robe, la marque anglaise Beyond Skin fait de magnifiques créations 100% vegan !

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➢ Pour les produits de consommations courantes, comme les cosmétiques, l’entretien ménager ou l’alimentaire, le Label One Voice(2) apposé sur les produits garantit qu’ils q n’ont pas été testé sur les animaux. Ces tests devaient être interdit depuis 2009 par une directive européenne, mais des dérogations sont régulièrement demandées et émises pour certains laboratoires afin de réaliser certains tests de toxicité. Pour les marques pionnières du bio, le test sur les animaux n’a jamais été envisageable, ainsi l’élaboration d’un nouveau produit prend en compte de se dégager de tous tests de toxicité en proposant des matières premières et des formules douces et respectueuses de la nature. Ce label représente la démarche proactive et l’engagement des marques, majoritairement les marques bio, comme Coslys ou Melvita.

➢ Concernant les produits ménagers le flou et encore plus criant : les fabricants se doivent d’assurer la sécurité des consommateurs par tout moyen possible. Aucune loi ou règlement n’empêche donc un produit même écologique d’être testé sur les animaux. Dans ce cas présent, l’engagement de la marque Etamine du lys auprès de One Voice est une vraie garantie de respect de la vie animale.

➢ Au jardin, on ne le répètera jamais assez, il est préférable d’utiliser des produits naturels et conseillés en agriculture biologique afin de préserver la santé et les éco-systèmes des auxilliaires de jardin, que sont les abeilles, les coccinelles ou les hérissons. Le réseau de jardinerie Botanic (www.botanic.com) a d’ailleurs fait le choix de ne proposer que des solutions naturelles et 0% pesticide.

➢ Et comme rien n’est trop bio pour vos animaux, abonéobio.com propose également Anibiolys, une marque dédiée aux animaux de compagnie afin de prendre soin d’eux en douceur.

Cependant au delà de l’aspect « gestes » du quotidien et l’effet papillon de toutes ces actions combinées, nous avions envie de partager la belle histoire de Ioko un chien rescapé d’un laboratoire de test par Virginie, déléguée commerciale dans la région Est pour la société Comptoir des Lys.

Bonjour Virginie, depuis quand êtes-vous personnellement engagée pour la protection des animaux ? Sensible à la cause animale depuis toute petite, engagée plus concrètement depuis environ 10 ans.

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Racontez-nous l’histoire de votre chien. Comment avez-vous pris une part active à son sauvetage ? Une amie m’a parlé en début d’année d’une association, l’Association GRAAL, qui est pour le moment la seule en France à réhabiliter certains animaux de laboratoire. L’expérimentation animale est évidemment un sujet qui me préoccupe dans la mesure où elle sacrifie tous les ans plus de 2 millions d’animaux, rien qu’en France. Il s’agit essentiellement de rongeurs, mais aussi de singes, chevaux, poissons, et chiens. Concernant les chiens, ce sont surtout des beagles, utilisés pour leur taille moyenne, leur caractère docile, leur robustesse et leur capacité à vivre en groupe. La grande majorité des chiens sont euthanasiés après tests pour l’autopsie de leurs organes. Mais il se trouve que certains ne sont pas euthanasiés et sont proposés à l’adoption par le biais du GRAAL en France.

Convaincus par leur démarche, mon compagnon et moi-même avons donc pris contact avec la SPA de Besançon (l’un des refuges qui travaillent avec le GRAAL et accueillent ces animaux en attendant de trouver des familles adoptantes). Ils venaient de recevoir 2 petits beagles de 4 mois par le GRAAL ; tout s’est passé très vite : nous avons craqué pour le petit IOKO qui vit maintenant avec nous. Nous n’avons que peu d’infos le concernant : il a vécu en parc dans un labo qui évidemment reste anonyme, sans doute un mois environ ; il est arrivé à la SPA avec un carré de peau rasée et un numéro tatoué sur le ventre; nous n’en savons pas plus.

Comment va-t-il maintenant ? Il s’est très bien intégré à la vie de la maison et est ravi d’y avoir trouvé 2 compagnons de jeux : notre première chienne de 2 ans et demi et notre chatte de 12 ans. Il n’a aucune séquelle si ce n’est l’extrême peur qu’il avait au début quand il devait aller dans son kennel (cage de transport) qui lui rappelait peut-être de mauvais souvenirs… ou au contraire la joie démesurée qu’il a eu devant ses premiers jouets ! IOKO est très gentil, joueur, coquin, câlin…C’est un amour !

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Compte tenu de votre engagement pour les animaux, est-ce que travailler pour une entreprise respectueuse de la nature et des hommes était un impératif ? Le respect de la nature au sens large (incluant hommes et animaux) est un critère important dans ma vie en général

Quelles sont vos actions, petits gestes du quotidien en faveur de la cause animale ?

  • je n’envisage pas d’avoir des animaux à la maison autrement que par l’adoption en refuge ; je vis aujourd’hui avec 3 animaux : un chat et 2 chiens.
  • je donne un peu de mon temps et de mon argent à diverses associations de protection animale
  • je suis végétarienne

Et vous que faites vous ? Avez-vous regardé le documentaire de France 2, qu'en avez-vous pensé ? Donnez nous vos idées, vos gestes et actions pour respecter nos amis les bêtes !

Pour aller plus loin, voici quelques liens utiles :

(1) les derniers débats pour la proposition de loi sur le statut et le droit de l’animal http://www.lemonde.fr/planete/article/2014/06/04/malgre-une-nouvelle-proposition-de-loi-le-droit-animal-reste-dans-l-impasse_4431074_3244.html

(2) la liste des produits labellisés One Voice http://label.one-voice.fr/liste_produits/

(3) le site du GRAAL http://www.graal-defenseanimale.org/

Les T shirts sérigraphiés de Look Zippy bio équitable

 

Parmi les e-commerçants engagés, présents depuis le lancement de mon entreprise, je vous présente Ben et sa boutique en ligne Look-zippy. Depuis 2006 elle propose des tee-shirts sérigraphiés créés par une communauté de graphistes. Les internautes participent au choix des visuels sélectionnés pour être imprimés en votant et commentant les visuels des graphistes. Look Zippy vient de refaire son site marchand, l'occasion pour Abonéobio de rencontrer Ben et d'en savoir plus sur sa démarche.

T shirts bio planète look zippy

Pourquoi une version 5 (dit V5) du site Look Zippy et quels sont ses atouts ?

Pour être en phase avec les attentes et les besoins des consommateurs, je souhaitais faire évoluer Look-zippy sur une plateforme qui prenne en compte les nécessité imposées par le métier. J'ai donc basculé sur une plateforme Magento et j'en ai profité pour remettre le design au goût du jour. Lorsque cette évolution s'est avérée nécessaire, j'ai beaucoup réfléchi à ce qui faisait l'identité même de Look-zippy. 3 axes majeurs en sont ressortis : des tee-shirts originaux et uniques, créés par des graphistes et une communauté forte. C'est donc sur ces 3 axes que s'est basé la mise en place du nouveau design avec la volonté de mettre en valeur : les visuels, les graphistes et la communauté.

Le e-commerce a évolué depuis que tu as lancé ton activité, quelles sont les évolutions que tu as pu observer ?

Effectivement l'e-commerce, depuis le début de l'aventure Look-zippy, a énormément évolué. Avec la multiplication des boutiques en lignes, la concurrence s'est exacerbée et professionnalisée. Le temps où l'on pouvait monter son petit "bizness au fond d'un garage" est clairement révolu. Aujourd'hui il faut être pointu dans beaucoup de domaines (ergonomie, SEO, marketing...). L'arrivée des réseaux sociaux a également beaucoup modifié la façon dont il fallait communiquer. L'âge d'or des blogs est derrière nous et les conversations se font maintenant, pour grande partie, sur facebook ou twitter. On est tous les jours, soumis à un flux continu d'informations, toujours plus dense et plus rapide. Se démarquer nécessite alors une implication et une veille permanente sur ce qu'il convient de faire (ou pas).

Ben fondateur de look zippy

Ben, quel est ton parcours et pourquoi es tu parti dans cet aventure Look Zippy ?

J'ai un parcours un peu atypique et suis plutôt un autodidacte dans tout ce que j'entreprends. Utilisateur d'internet depuis les années 94/95, j'ai toujours eu envie de créer quelque chose en ligne. Un de mes meilleurs amis est dans le tee-shirt depuis plus de 30 ans et j'ai eu l'occasion de collaborer avec lui à plusieurs occasions et j'étais donc sur un secteur que je connaissais un peu.

Fervent défenseur de l'écologie et du DD, est ce depuis toujours où y a t il eu un facteur déclenchant ? pourquoi ?

Je ne suis pas un militant du développement durable (au sens politique du terme) mais je me sens plutôt comme un citoyen du monde avec des valeurs et une conscience que je tente de mettre en application dans mon quotidien (même si je ne suis pas toujours exemplaire). Je ne me suis pas réveillé un matin en me disant je vais faire du développement durable. Tout jeune, j'avais déjà cette sensibilité, puisque par exemple, alors que j'étais en 5ème, j'ai créé un journal de collégiens (L'albatros), sur la protection des animaux. De plus, Look-zippy est basé dans un petit village du Nord aveyron. C'est un choix de vie délibéré et j'apprécie vraiment de travailler dans un cadre rural et encore préservé. Si l'approche bio et équitable s'imposait à moi c'était plus comme un aboutissement logique qu'une volonté de surfer sur la vague à la mode du moment. En 2008, c'est donc assez naturellement que j'ai décidé de basculer sur une gamme de tee-shirts bio-équitables.

Tee-shirt-homme-bio-equitable.jpg

Je vous invite à faire un tour dans la boutique de Ben, dénicher le T shirt de vos rêves ! A noter si vous êtes une adepte du bicloo, un Tee-shirt love vélo à s'offrir, dans la sélection T shirt Femme

Un coach pour faire ses courses bio

 

Pas facile de faire ses courses parfois, de jongler entre les étiquettes, les fausses allégations, les recommandations pour la santé, ...On se sent un peu perdu aussi entre tous les bons conseils qu'on peut lire dans les magazines ou dans les ouvrages spécialisés. Pour nous aider, Benjamin Dariouch s'est lancé dans le coaching. Cet expert de la nutrition saine et gourmande accompagne les consommateurs à rester mince, en bonne santé, à préserver son capital énergie, ...en s'adaptant à chacun. Abonéobio a rencontré ce Naturacoach pour une interview exclusive :

coach pour faire ses courses

Les consommateurs sont de mieux en mieux informés, l’espérance de vie augmente chaque année, le bio se développe… On a l’impression qu’il y a une vraie prise de conscience et que les gens mangent de mieux en mieux, non ?

Oui et non. Plutôt que de rester dans des discours évasifs, regardons quelques chiffres très éloquents : en France, +50% des décès chaque année sont liés à un degré ou à un autre à une mauvaise alimentation (maladies cardio-vasculaires, cancers, maladies de l’appareil digestif). Le nombre de cas de cancer de la prostate par exemple, où une trop grande consommation de viande rouge, de charcuterie et de produits laitiers est un facteur de risque avéré, a été multiplié par 8 en 30 ans. Encore plus parlant : en 10 ans, le nombre d’obèses en France a doublé et aujourd’hui, 1 adulte français sur 2 est soit obèse, soit en surpoids. Je finirais par un mot sur l’argumentaire que les industriels sortent à chaque fois : l’espérance de vie augmente, donc on mange mieux. C’est un raccourci complètement faux. L’espérance de vie a progressé d’abord grâce à la lutte contre les maladies infectieuses et à la baisse de la mortalité infantile. Effectivement, on soigne de mieux en mieux certains cancers, mais le nombre de cas augmente pour certains. Et surtout, on voit qu’aux Etats-Unis, où le taux d’obésité est de +30%, l’espérance de vie commence même à diminuer !. En regardant ce constat un peu alarmant, je me dis qu’il y a encore beaucoup de progrès à faire…

Mais les scandales sanitaires par exemple n’amènent-ils pas plus de consommateurs vers une alimentation de qualité et une consommation responsable ?

Malheureusement, je pense que cela n’a qu’une influence à la marge. Le scandale de la vache folle par exemple a débouché sur le développement du label « Viande Française », mais ce dernier n’a aucun autre critère que l’origine. Ce que me remontent souvent mes clients, c’est qu’à force d’entendre ces informations, ils s’alarment mais ne savent pas pour autant quoi manger… Cela dépend de chaque pays aussi : en Allemagne, l’affaire du poulet à la dioxine a fait progresser la part de marché du bio.

L’information publique est-elle insuffisante alors ? Les campagnes sont pourtant nombreuses ?

La première source d’information en France, qui est aussi celle sur laquelle s’appuient la plupart des nutritionnistes et diététiciens, est le fameux PNNS (Programme National Nutrition Santé). Il y a de bons messages, qui sont bien retenu par la population comme les 5 fruits et légumes par jour. Il y a des messages moins intéressants, comme une part de céréales à chaque repas, sans faire de distinction raffiné vs. complet. Et il y a les recommandations clairement influencées par le lobby agroalimentaire, comme les 3 produits laitiers par jour (qu’il faudrait mieux limiter à un par jour). Rien d’étonnant quand on sait que les conflits d’intérêt sont nombreux, comme le président du PNNS qui était conseiller de Candia jusqu’en 2007 et fait toujours parti de l’Institut Danone. Ensuite, malheureusement, 90% des gens qui s’intéressent à leur assiette le font par l’angle de la minceur, à l’occasion d’un régime. D’une part, ils vont suivre une méthode qui en générale n’est pas un idéal de santé (comme les régimes hyperprotéinés), et d’autre part, à la fin de leur régime, ils reprendront leurs mauvaises habitudes, sans avoir fait une véritable rééducation alimentaire. Et pour finir, les industriels ne sont pas en reste pour semer le doute dans la tête des consommateurs. Il n’y a qu’à voir le nombre d’études qu’ils financent chaque année pour pouvoir affirmer que leurs produits sont les meilleurs ou ne posent aucun problème. Par exemple, il y a régulièrement des études qui sortent pour montrer que les fruits et légumes bio n’ont aucune valeur nutritionnelle supérieure au conventionnel… En 2010, les lobbies de l’agro-alimentaire ont dépensé plus d’1 milliard d’euros pour empêcher le vote par le parlement européen d’un étiquetage nutritionnel plus restrictif. Pour terminer sur une note plus positive, heureusement que de nombreuses associations, des passionnés au travers de leur blog ou des professionnels de la santé se battent pour délivrer une information claire et objective, mais cela reste un combat de tous les jours.


Benjamin Dariouch naturacoach

Et dans ce contexte, quel a été votre parcours ?

D’un point de vue professionnel, j’ai travaillé pendant plusieurs années en tant que consultant en stratégie auprès des directions générales des principaux groupes de la grande distribution et de l’agroalimentaire. J’ai donc pu comprendre de l’intérieur la logique de ces entreprises, basée essentiellement sur une notion de réduction de coûts et de gains à court terme, et évidemment au bout d’un moment, cela ne correspondait plus du tout à mes valeurs, et j’ai donc voulu changer de voie. D’un point de vue plus personnel, j’ai toujours été passionné par la santé et l’alimentation, mais j’avais beaucoup de mal à trouver les réponses à mes questions auprès des sources d’information standards, comme celles évoquées auparavant. A la fois pour investir mon énergie dans une activité qui ait du sens et pour créer le service que j’aurais voulu trouver pour moi-même, j’ai créé Naturacoach.


Benjamin Dariouch natura coach regime

Justement, quel est le concept de Naturacoach ? Quelle offre proposez-vous ?

Le principe de base est simple : apprendre à chacun la meilleure façon de manger pour la vie, en-dehors de toute mode, de toute notion de régime, et en faisant rimer plaisir, santé et minceur. J’ai donc développé mon concept autour de cette idée en me basant sur 3 piliers : * Expliquer les grands équilibres du corps, pour savoir y mettre le bon carburant, pour que chacun puisse ensuite se débrouiller seul, plutôt que d’imposer un menu pendant 3 semaines à suivre bêtement * Apprendre comment lire une étiquette, choisir les meilleurs produits, la signification des labels, etc. Car dire qu’il faut manger tel ou tel aliment ne suffit pas, encore faut-il savoir bien l’acheter * Donner des astuces de cuisine et des recettes pour montrer en toute simplicité qu’une alimentation saine est aussi une alimentation gourmande Je propose des ateliers en région parisienne de 4 séances, avec une partie théorique et une partie pratique où j’emmène mes clients en supermarché et magasin bio, ainsi que des programmes de coaching en ligne, où je propose le même contenu mais sous forme d’abonnement avec des vidéos et des livrets. Je donne également des cours de cuisine bio à domicile.


Quel type de clientèle vient vous voir ?

J’ai développé des programmes pour répondre à tous les profils, mais majoritairement j’ai 2 types de clients : * Des femmes entre 25 et 45 ans, qui veulent perdre un peu de poids, mais en changeant durablement son alimentation, plutôt que de suivre la dernière méthode à la mode * Des hommes qui ont surtout un problème d’énergie et de vitalité, et qui se doutent bien que cela vient de leur assiette. Et ils comprennent rapidement que manger bien et bio ne signifient pas manger que des graines ;-) * J’ai aussi dans un moindre mesure des mères de famille qui veulent donner le meilleur à leurs enfants, ou des seniors qui cherchent à bien vieillir.

Pour terminer, pourriez-vous nous donner les 10 produits à toujours avoir dans son placard ?

Effectivement il y a des aliments, qui sont un peu la base de la cuisine bio et que vos lecteurs connaissent sûrement, qu’il faudrait toujours avoir dans ses placards :

  • Lentilles corail : les légumineuses sont des aliments que je cherche à tout prix à réintroduire dans l’alimentation de mes clients. Riches en protéines, en fibres et en minéraux, elles ont beaucoup d’atout. Les lentilles corail ont l’avantage de ne pas demander de temps de trempage et de cuire en 15 min.
  • Pois cassés : autre légumineuse qui n’a pas besoin de tremper et qui cuit en 30 min
  • Purée d’amande : les oléagineux contiennent de bonnes graisses (mono et polyinsaturées) et peuvent donc donner une purée une fois écrasés. La purée d’amande est idéal aussi bien comme matière grasse en pâtisserie (pour remplacer le beurre), diluée dans une soupe ou même mélangée avec de l’huile dans une vinaigrette
  • Sucre de canne complet : Rapadura, muscovado, … Il porte différents noms suivant son origine, mais il s’agit toujours du jus de canne simplement séché et non raffiné. Il est donc nutritionnellement bien plus intéressant que le sucre de betterave raffiné (le sucre blanc de base), et possède un arôme de réglisse particulier.
  • Riz basmati complet : comme toutes les céréales, le riz est à choisir complet de préférence, pour bénéficier des fibres et des minéraux de l’enveloppe. De plus, entre les différents types de riz, le basmati est celui qui possède l’index glycémique le plus bas.
  • Curcuma : les épices sont une base importante d’une cuisine saine et gourmande. Cela permet de donner du goût sans ajouter de sel. Le curcuma a une action anti-inflammatoire bien connue en médecine ayurvédique, ce qui a un effet bénéfique sur toute la santé.
  • Cannelle : autre épice, elle est idéale pour remplacer le sucre dans des desserts. Des études commencent même à montrer qu’elle agit directement sur le cerveau pour couper l’envie de sucre. Sans parler du fait qu’elle est pleine d’antioxydants.
  • Quinoa : petite graine qui commence à être bien connue, elle est riche, comme le soja, en protéines complètes. Parfait pour les végétariens.
  • Farine complète de petit épeautre : « blé ancien » cultivé en Provence et remis au goût du jour depuis 20 ans, il est moins riche que le blé moderne en gluten et donc plus digeste, et il contient également un peu de bêta-carotène, ce qui lui donne une couleur légèrement orangée.
  • Huile d’olive : je finirais par un produit qui n’a rien d’original mais sur lequel j’aimerais insister. Avec l’huile de colza, cela doit être l’huile de base de votre cuisine de tous les jours. Alors s’il y a un produit sur lequel vous ne devez pas faire de compromis sur la qualité, c’est bien celui-là ! Comme le vin, les terroirs sont nombreux et une grande huile d’olive peut enchanter un plat à elle-seule. A choisir bien entendu extra-vierge et 1re pression à froid (obtenue par des procédés mécaniques)

Bio-logique le guide pratique de l'éco consommateur

 

Les français consomment au moins un produit bio par mois à 46 % et sont prêts à le payer plus cher à 39 % selon le baromètre CSA 2009. C'est bien une prise de conscience qui s'installe, et pour nous guider dans la jungle des labels et autres promesses, voilà un petit guide au format poche qui donne des clés pour comprendre ce marché du bio et aider l'éco consommateur à cheminer, écrit par Valérie Robert

Bio logique guide eco consommateur

En une centaine de pages en format pocket on apprend l'essentiel pour mieux acheter, mieux consommer : des informations sur les mentions, logos et certifications, des réponses aux questions qu'on se pose. Le guide est organisé en rubriques : "le bio et l'alimentation", "le bio et les cosmétiques" (certification, composition, conservation, ...excipients, ..parfums, ..principes actifs, ..substances chimiques, ..tensio actifs, .., "le bio est les textiles", "le bio et la maison" écolabels, ..lessives, ...microfibres, ...produits d'entretien...

Abonéobio a rencontré Valérie Robert auteure de Bio logique le guide pratique de l'éco-consommateur pour en savoir plus sur son parcours et ses motivations :

valérie robert bio-logique guide éco-consommateur
Merci à Nadine Court pour ce portrait de Valérie


En quelques mots quel est ton parcours ?

J'ai 28 ans et je vis près de Lyon où je suis journaliste depuis 2004. En 2008, à la naissance de mon fils, j'ai fait le choix de m'installer en free-lance pour pouvoir réaliser un projet professionnel qui me tenait à cœur. En août 2009, j'ai ainsi créé une activité de biographe, qui consiste à permettre à chacun de concevoir un livre sur-mesure pour raconter l'histoire de sa famille ou de son entreprise (cf site www.leportememoires.com) et je suis devenue une Mompreneur, adhérente de l'association depuis juillet 2009.

Pourquoi avoir écrit ce livre ? Ton lien avec le monde du bio / écolo ?

En parallèle, je continue à écrire régulièrement pour la presse magazine, en particulier sur des sujets qui ont trait à l'offre de loisirs et aux nouvelles tendances de consommation. Le bio s'est donc avant tout imposé à moi comme objet de curiosité et sujet naturel, vu le rythme des nouveautés dans ce secteur : il est très révélateur de voir combien de nouvelles boutiques, de nouveaux salons, de nouveaux concepts de restauration se revendiquent "bio" dans l'actualité de la région lyonnaise comme ailleurs ! D'un point de vue plus personnel, il est vrai que l'arrivée de mon fils m'a poussée à m'interroger plus systématiquement sur la qualité des produits que j'achète pour lui (alimentation, produits d'hygiène mais aussi équipements et vêtements). Sans consommer forcément bio, je n'ai pas pu ignorer la densité de l'offre spécifique développée en direction des bébés et des jeunes et futures mamans !

Le travail d'écriture de ce livre a t' il permis de changer quelque chose chez toi ?

{{Je n'ai pas a priori une fibre écolo hyper-développée. Le principe de base de "Bio-logique" était justement de décoder le bio à l'usage du grand public, du consommateur lambda désireux de se faire une idée plus précise de ce que recouvre l'appellation "bio" et de ce que signifient les différents logos et arguments commerciaux qui ont investi son champs de vision dans les magasins, afin de donner quelques repères et conseils simples à appliquer. Un sujet très large, en prise avec tous les aspects de la vie quotidienne, que j'ai essayé de rendre plus accessible et concret, au travers d'un livre-lexique dont les entrées par mots-clés permettent une lecture au coup par coup en fonction de ses questions et envies du moment, avec un index des principaux sigles et mentions placé en tête d'ouvrage pour pouvoir s'y référer facilement, et les illustrations gaies et colorées de François Sigiez qui soulignent le propos avec une pointe d'humour et de légèreté.}}

Ce livre a changé ton point de vue sur le monde du bio ?

Ce livre s'est nourri d'entretiens réalisés avec des professionnels en prise directe avec les questions des consommateurs : des experts de ce marché qui testent, sélectionnent et défendent les produits. A leur contact, j'ai découvert des aspects insoupçonnés, comme avec toi, Laurence, la question de l'engagement des fabricants dans une démarche durable cohérente et globale, ou encore la portée des éco-gestes et du questionnement individuel qui sont à la portée de chacun. D'ailleurs, si j'ai changé quelque chose dans ma façon de consommer, je dirais que ce sont sans doute mes réflexes d'achat qui ont évolué : un questionnement systématique sur l'origine et la saisonnalité des produits, de l'eau du robinet filtrée en carafe à ma table, la recherche de produits de toilette ou d'entretien multi-usage, un regard plus critique sur les débauches d'emballages qui finissent à la poubelle et sur les mentions flatteuses mais vides de sens comme le fameux "naturel" !

Si tu as envie de parler de la collection, de tes autres projets à venir.. ?

"Bio-logique" s'intègre à la collection "Santé et bien-être" des éditions Stéphane Bachès, dont les autres titres déjà parus abordent avec le même désir de clarté et de praticité : L'Alimentation santé, L'homéopathie, Les huiles essentielles, Les médecines naturelles et les maux de grossesse. Il est en vente dès ce mois d'octobre, au prix de 12,50 €, auprès de la maison d'édition www.editionstephanebaches.com et en librairie.

Voilà une belle idée de livre à petit prix comme cadeau écolo de Noël !

Lire d'autres articles sur aboneobio sur les guides pour aider les consommateurs à mieux acheter, mieux consommer, pour apprendre à consommer durable, à consommer responsable, ...

++ Guider le consommateur dans les promesses du durable, responsable, bio et naturel
++ Sélection de livres de laurence Abonéobio
++ Le guide du locavore pour mieux consommer local
++ Guide des labels de la consommation responsable
Abonéobio cité dans le guide 105 Astuces pour la maison de Marie France Corre
La consommation responsable de A à Z
++ C'est quoi la consommation durable ?
++ Pour Noël préparez des friandises bio maison
++ Je fabrique mes produits ménagers
++ Le Grand Ménage, recettes pour une maison plus propre naturellement
++ Les trucs et astuces de Grand Mère
++ Créations au naturel, un livre d'idées récup Esprit Cabane
++ Le Tour de France du développement durable
++ Le Guide de la Maison Ecologique par 60 Millions de consommateurs
++ Carnet de vacances en famille pour une planète durable édition été
++ Peintures, colles enduits Home Made, peindre et décorer au naturel
++ Le guide des Mompreneurs : Ma boîte et mes enfants d'abord par Valérie Froger

Germinaissances fait entrer des graines de vie dans notre quotidien

 

Créer son jardin urbain en impliquant les enfants, avec des outils simples, ludiques mais efficaces voilà l'esprit de Germinaissances : des coffrets d'initiative au jardinage, des produits de déco à planter, à suspendre, à enrouler, autant pour le quotidien que pour les arts de la table : unions et mariages, nouvelle année, fêtes religieuses, célébrations, anniversaires... des coffrets de plantation et de jardinage pour s'initier, pour apprendre (enseignants, animateurs, ) ou pour se perfectionner (experts en jardinage)...Abonéobio a rencontré Mike le fondateur de Germinaissance

graines germinaissances à suspendre

Germinaissances propose des balles de graines, qui permettent de planter les graines sans craindre les insectes gourmands et les oiseaux chapardeurs de semences. Les graines sont enrobées dans un mélange à base d’argile (les oiseaux ne les picorons pas).

germinaissances mike metz

Mike peux tu nous parler du mode de fabrication de Germinaissances ?

"La fabrication des objets de décoration et des balles de graines est un procédé exclusif et unique en Europe. Elle se réalise à base d’argile brut, de terreau, et de sables, ajoutés de graines et de semences enrobées par un procédé naturel et manuel. Les balles de graines, les Coeurs de graines, et tous les produits Germinaissances sont des productions artisanales, réalisées dans un atelier 100% écologique en Ile de France. Mon cahier des charges est simple : je vis dans une nouvelle civilisation, celle de l'après pétrole. Donc pas de matières plastiques ou de dérivés du pétrole, uniquement des matières naturelles pas ou faiblement transformées. A minima : label bio (AB). Pour le sourcing végétal, le mieux sont les marques Demeter, Nature & Progrès."

germinaissances atelier moulage ecologique

" Ma logique : 0 déchet. Tout est recyclable et recyclé. Soit le client s'en charge pour faire pousser ses plantes (paillis ou compost), soit il achète les produits bruts sans emballage. Il peut aussi me rapporter les emballages, qui sont mis au recyclage tout de suite et directement à l'atelier sous forme de compost ou de paillis. Sourcing local dans la mesure du possible : 80% de graines viennent de France, 10% d'Europe (les variétés qu'on ne trouve pas en France), 10% viennent d'Amérique du Nord et du reste du monde. Transport doux quand les expéditeurs connaissent les filières, évidemment. Idem pour les terres, les pailles, les sables et les terreaux, qui viennent soit du sud de l'Ile de France, soit du sud de la France (Provence ou Languedoc-Roussillon). Les particules de calage sont 100% biodégradables et font partie du processus de plantation, comme l'emballage. Pour les emballages de série, l'impression est Imprim'vert sur papier FSC blanchi sans chlore. Du très grand classique donc."

Compensation et anticipation carbone/eau/biodiversité pour tout ce qui doit l'être : surtout le transport, et aussi toutes les énergies grises moins connues. Comptabilité financière et environnementale évidemment, pour avoir un suivi clair de l'activité. Adhésion à 1% pour la planète dès que mon 3e mois d'activité sera clôturé. Un premier reversement « 2% pour l'humain », et un second reversement « 3% pour le vivant » à la fin de chaque exercice comptable sera aussi réalisé, à des ONG ou associations qui sont dans la même logique cohérente globale. Et pour finir, après la phase de petites séries, la production des objets et des coffrets sera réalisé par un ESAT (ex CAT) qui a une spécialité horticole à quelques kilomètres de chez moi

graines germinaissances

Et si on parlait de la recette ?

"J'utilise ce que j'ai avec moi au quotidien : de la terre, des plantes, des matières saines et nobles, une observation aigüe du monde vivant, et la simple intuition qu'une terre vivante est l'élément indispensable au changement sociétal à opérer.

  • De l'argile : une terre « inerte », organique, chaude et solide,
  • Du terreau : un compost vivant, sain et énergétique,
  • De l'eau : un liant souple et nourrissant,
  • Des graines : des vies en devenir chargées d'énergie
  • Des minéraux qui apportent la brillance et l'effet « grain de sable »
  • De l'air : facteur de durabilité et de solidité
  • Du temps : source de création de liens entre les éléments
  • Associez les ingrédients dans un savant mélange, et vous obtenez ces objets, entre les biscuits sablés à croquer et les objets de décoration !"


germinaissances mike metz

Peux tu nous raconter ton parcours, ce qui t'a poussé à lancer Germinaissances ?

"Quand j'étais étudiant, j'ai rencontré des personnes concernées par les populations premières, comme les Aborigènes d'Australie ou les natifs d'Amérique. Et j'ai appris une partie de leur culture, de leurs usages, et de leur musique. En me remémorant ce que j'avais appris et observé quand j'étais gamin, j'ai aussi compris le sens de ce que mon grand-père me disait sur les cultures agricoles, sur l'environnement, sur la valeur réelle de la Terre. Jusque là, enfant et adolescent, j'avais vécu au calme, à l'écart des grosses villes, avec une alimentation saine issue d'un lopin de terre qui servait de potager familial. Puis, au moment des réflexions des ONG préfigurant ce qui allait devenir le Grenelle de l'Environnement, bien avant les élections présidentielles, est né mon premier fils. Et la maladie de ma femme est arrivée, sournoise, insidieuse, douloureuse. Tous ces enchaînements ont été déclencheurs pour changer et passer à l'action : à titre personnel et professionnel, je devais fondre mon rôle de militant dans le moule d'un éco-entrepreneur. Une majeure partie des citoyens français est dans une logique marchande : j'allais donc naturellement vendre des éco-produits porteurs de sens, d'un message et d'une vision de société plus vivante !"

"Mon souhait n'était pas de s'ancrer dans la prospective et la réflexion mais bien de vivre le vrai, le pratique, le pragmatique. De montrer qu'il est possible de concevoir et réaliser -avec un cahier des charges très exigeant- des éco-produits locaux, sains, modernes et esthétiques, à des prix accessibles, qui puissent favoriser une plus large biodiversité végétale. De proposer de faire entrer la Nature dans des styles de vie urbains, déracinés et sans terre. Comme le dit Pierre Rabhi « cultiver son jardin est un acte politique ». Et si le jardin devenait aussi un lieu urbain pérenne ? Le modèle agro-écologique que Pierre Rabhi propose et vit depuis des dizaines d'années me semble être un chemin intéressant et inspirant pour nos concitoyens. J'oeuvre donc à mon humble niveau à traduire avec mes mains les actes de Pierre Rabhi en autant d'éco-produits qui favorisent tout en douceur et en légèreté une agro-écologie urbaine. Contempler et respecter le vivant, arriver à la « sobriété heureuse » en apprenant la patience que nécessite la croissance des plantes. Vaste projet !"

Cela fait longtemps que cette idée d'entreprendre autrement a germée en toi ?

J'ai eu beaucoup de difficultés à trouver un ou des partenaires qui soient sur la même logique de vie globale et locale, suffisamment engagés et militants, pour être dans une vision du projet au-delà des simples aspects financiers, qui sont certes incontournables mais aussi largement partiels. Je dirai même que ce qu'on a appelé « développement durable », avec ses 3 piliers, est aussi une vision partielle, qui sous-estime notamment les rôles de la biodiversité et du spirituel -au-delà de toute forme de religion entendons-nous :-) Finalement, après quelques expériences de recherches de partenaires, j'ai décidé d'avancer seul dans l'éco-entrepreneuriat, et en même temps très bien accompagné et conseillé avec un suivi efficace au sein de la grande coopérative parisienne Coopaname. Sur un autre plan, les filières en France et en Europe sont très segmentées, ce qui provoque parfois de vrais questionnement quant à la véracité de certains labels. Je pense notamment à l'univers du bois, du papier, et de la chimie dite « verte ». Peut-on faire confiance aux labels ou aux marques-labels qui sont à la fois juges et parties ? Les cahiers des charges des marques-labels sont trop flous pour garantir un niveau de qualité suffisant pour la vivant. C'est bien plus qu'un débat, et à ce jour cela sort largement de mes humbles capacités à trouver des réponses saines et viables. Cela m'a aussi confirmé dans mon choix de travailler directement avec la terre et le vivant, pour participer à la construction d'une agro-écologie urbaine.

En tant qu'entrepreneur tu fais aussi partie d'une coopérative ?

Effectivement, je suis au sein d'une coopérative d'activités et d'emploi qui s'appelle Coopaname. On y est très bien accueilli, accompagné et soutenu. Le fait est que la coopérative permet de rencontrer d'autres porteurs de projets et d'autres entrepreneurs, de s'insérer dans des réseaux, et de participer activement à des collectifs d'entrepreneurs. La dimension sociale et sociétale y est très développée, ce qui permet d'avoir des retours rapides sur le projet et son potentiel. La coopérative permet aussi d'avoir le temps de développer son projet, sans être l'archétype de l'entrepreneur solitaire, et ça c'est un vrai plus !

Tu peux nous en dire plus sur le profil de tes clients ?

Des familles désireuses de voir le monde s'enrichir de vie, des grand-parents qui veulent partager des moments simples avec leurs petits-enfants et transmettre leurs connaissances, des parents qui voient la vie en vert plutôt qu'en noir, aux générations futures, des jardiniers qui veulent se simplifier la vie, des amateurs de décoration et d'éco-design, des enseignants et éducateurs qui cherchent des réponses simples pour intégrer des cas concrets de végétalisation à leur classe en accord avec les programmes officiels, des écolos convaincus, et aussi des écolos en devenir...

Et tes projets demain ?

Par exemple, proposer plus de produits pour les séniors, avec un accompagnement au petit jardinage dans les lieux de repos et dans les maisons de retraite. Et puis également développer les potagers en ville (toits, terrasses, cours, et en espaces verticaux!) et en milieu scolaire, avec des potagers ludo-pédagogiques.

Le site internet de Germinaissances sera en ligne en Janvier 2011 (http://www.germinaissances.com) . Vous pouvez d'ici là télécharger le catalogue : sur http://www.germinaissances.fr/

Lire d'autres articles sur aboneobio le blog du bio sur la conception de jardin bio, sur l'agro écologie de Pierre Rabhi, sur les outils de sensibilisation au monde végétal, sur les initiatives en matière d'éco conception , sur les circuits courts...

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Matériaux sains et naturels pour l'habitat chez Matériaux verts

 

Quand on part sur un projet de construction ou de rénovation d'une maison écolo ou d'un appartement, il n'est pas toujours évident de trouver les bons matériaux. Certaines grandes enseignes du bricolage développent leurs rayons bio et écolo aux cotés des produits bourrés de pétrochimie. Des boutiques spécialisées se développent pour répondre à une demande grandissante. Abonéobio a rencontré l'équipe de Matériaux verts d'Angers (Beaucouzé), pour mieux comprendre ce que sont ces matériaux sains et naturels.

materiaux verts angers beaucouzé
C'est à proximité des locaux d'Abonéobio que s'est installée l'entreprise de Ronan Cassin Matériaux Verts en Mai 2010. Il s'agit d'une enseigne spécialisée dans le négoce de matériaux sains et naturels lié à l’habitat.

Ronan, pourquoi parler de matériaux sains et pas écologiques ?

C’est un choix de langage, le mot écologique est souvent galvaudé. Dans le secteur de la construction et de la décoration, comme dans d’autres secteurs d’ailleurs, le mot écologique est, malheureusement, un appel marketing vendeur, du « green marketing ». Ce que nous proposons aux professionnels comme aux particuliers sont des produits sélectionnés comme s’inscrivant dans une démarche de développement durable et de santé, de la fabrication, à la pose et, bien sûr, dans le « bien vivre » avec.

Tu as quelques exemples de matériaux sains ?

Oui, prenons les 4 grandes familles d’isolants : Les fibres végétales (bois, lin, chanvre), la ouate de cellulose, la laine de mouton, le liège. Ce sont des produits dont on connait l’origine et la production raisonnée, dont les qualités d’isolation ont fait leurs preuves, dont la pose est sans impact sur la santé et sans aucune incidence négative pour les habitants et pour les matériaux de l’habitat lui-même. Autre exemple, nos peintures, blanches ou mises à la teinte (environ 2000 teintes) dégagent entre moins de 1 g et un maximum de 2,56 g de COV (Composants Organiques Volatiles) par litre. Pour information la norme « écologique » à l’échelle Européenne est de 15 g de COV par litre !

Quels sont les produits que l'on peut acheter dans ton magasin Matériaux Verts ?

Pour cela je renvoie au site www.les-materiaux-verts.fr sachant que nous avons aussi des produits qui ne sont pas sur le site national. Nous travaillons avec des entreprises qui sont nées dans la région parce que la matière première était là, je pense à des argiles par exemple qui vont permettre la fabrication de certains types de carreaux de terre cuite (dans d'autres régions ils auront d'autres formes, d'autres couleurs...) et aussi la fabrication d’enduits typiques. C’est aussi en favorisant ces entreprises que l'on peut peser, modestement, sur l’économie locale. Un autre exemple avec le chanvre puisque la région d’Angers était une terre de culture du chanvre. Cette culture a cessé avec la fin des cordages naturels. Aujourd'hui ce chanvre est très demandé dans l’isolation ou encore la fabrication d’enduits. Peut être que cette culture chanvrière pourra repartir sur des terres propices à sa production. En fait, construire, rénover, décorer de manière saine et naturelle consiste beaucoup à retrouver des matériaux et des techniques qui datent de bien longtemps avant la naissance des industries chimiques.

logo matériaux verts

Revenons un peu sur ton parcours, pourquoi t'es tu lancé dans cette aventure de la création d'entreprise ?

Mes débuts professionnels appartiennent à un tout autre secteur : Informaticien. Dans ma vie personnelle, ma famille et moi, sommes sensibles aux produits sains. J’ai été amené il y a une dizaine d’année à rénover et agrandir notre maison. Tout naturellement je me suis dirigé vers la recherche de matériaux en cohérence avec notre pensée. Nombreuses recherches, lectures, discussions des centaines d’heures de travaux, je pense pouvoir dire aujourd’hui que sans le savoir explicitement, le projet à germé à cette époque.

10 ans pour passer du projet à la réalisation ?

Oui, 10 ans à lire, m’informer, être en « veille », au sens vigilance et pas sommeil !! ;-) A agir aussi comme élu en charge du Développement durable de Varades, la commune ou nous habitons. 10 ans de rencontres avec des gens acteurs de la construction développement durable. C’est lors d’une de ces rencontres que j’ai « croisé » Les Matériaux Verts. Hélise et Jonathan sont gérants des Matériaux Verts à Thoiré près de Nantes. En effet, Les Matériaux Verts c'est en fait une enseigne de franchisés qui s’appuient sur le groupe Domus bien connu depuis 1986 dans le domaine de la construction saine. Le concept m’a séduit, par son état d’esprit et par l’idée de travailler en réseau. Donc il y a 2 ans maintenant, j’étais professionnellement à opérer une complète reconversion, ma famille me soutenait, je suis donc parti pour le bouclage du projet : des études de marché au montage financier, des rencontres avec le groupe Domus aux formations techniques, économiques, administratives. Un certain chemin « sinueux » heureusement accompagné moralement par mes proches et avec l'aide de mon associé et qui, sans s’impliquer aucunement dans le quotidien, me suit et me soutient..

Après plusieurs mois d'activité, comment vois tu désormais ce projet d'enseigne Matériaux Verts à Angers – Beaucouzé ?

Excepté les petites adaptations inhérentes aux confrontations avec les réalités du marché, de la conjoncture et autres, je pense que j’ai pu mettre en œuvre les principes qui, pour moi, étaient incontournables. En premier lieu ne pas être positionné et reconnu comme un simple marchand de produits «  en vogue », ne pas être un libre-service ou les clients viendraient seulement consommer. Je souhaitais proposer de pouvoir être vraiment impliqué dans le projet de chaque personne qui vient nous rencontrer et ce quelque soit le projet, de la construction de A à Z d’une maison, au choix de la couleur de la chambre du dernier né! C’est actuellement ce qui se passe et les clients nous font remarquer à quel point ils apprécient la disponibilité et les conseils que nous leurs proposons. D’autre part il m’était important de constituer un réseau de professionnels de la construction et de la décoration qui veulent vraiment et par conviction travailler avec des matériaux sains. Ce réseau est en train de se constituer même si cela est un peu plus difficile, les artisans ayant déjà leurs propres méthodes et fournisseurs. A nous de continuer de les convaincre de l’intérêt de ce réseau. Enfin, et ce n’est pas le moindre des points, Je souhaitais que cette entreprise soit un espace d’initiatives pour sensibiliser et informer sur les modes de vie liés à l’intérêt porté au développement durable. C’est ce qui est en train de se passer à travers des ateliers, des rencontres thématiques, des partenariats avec des associations, des magasins du centre ville et notre présence dans la plupart des manifestations à thèmes écologiques qui se tiennent dans les villes de l’agglomération angevine et plus largement du département.

Ce qui est frappant et humainement très agréable, c’est que les gens qui viennent nous voir sont « intimement » impliqués. Ils ne viennent pas uniquement choisir une couleur, la texture ou l’effet d’un enduit, mais ils viennent aussi rêver au plaisir qu’ils vont avoir et qu’ils vont offrir grâce à cette couleur, cet enduit, cette maison. Il me semble que la plupart des gens que nous rencontrons mettent du « sens » à leurs achats et apprécient que nous mettions aussi du « sens » à nos produits et nos conseils. Du sens pour aujourd’hui et pour demain, du sens pour ceux qui vont vivre avec ces produits, du sens pour ceux qui les fabriquent et qui les mettent en œuvre.

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