Abonéobio : Le blog du bio

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Vendredi 24 octobre 2014

Interviews de professionnels

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L’association Cosmébio change de visage.

 

Cosmébio, le logo bien connu de nos produits préférés est avant tout une association qui garantit l’engagement des marques et le contenu des produits que nous achetons. Comme toutes associations, le directoire est soumis à un vote, et en juin dernier, Samuel Gabory, président de Nature & Stratégie a passé le relais à Romain Ruth, président de Florame. Pour abonéobio, c’est l’occasion de faire une petite interview croisée de ces deux personnalités du monde du bio, de constater leur engagement et leur passion pour le bio et le savoir faire français.

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Bonjour Messieurs, avant toute chose pouvez-vous nous rappeler vos parcours ?

Samuel Gabory (président de Nature et Stratégie) Je dirige depuis une vingtaine d’année les laboratoires Alvend du groupe Nature & Stratégie, qui participe dès 2001 au cahier des charges de la cosmétique bio, c’est à dire dès l’origine du label.

RomainRuth_President_COSMEBIO.jpg Romain Ruth (président de Florame) J’ai un parcours étonnant, car j’ai été avocat pénaliste pendant 7 ans au barreau de Paris. Cela faisait longtemps que donner un autre sens à ma carrière me démangeait et j’ai rejoint Florame, pour arriver à la présidence. Je connaissais bien la Provence où ma famille avait développé de longue date une activité de savonnerie naturelle. C’est d’abord par ce biais que j’ai été témoin de l’évolution de la cosmétique : du savon sans graisse animale à la cosmétique naturelle pour aller vers les exigences de la cosmétique  biologique. "

'' Qu’est-ce qui vous a poussé à créer ou intégrer l’association Cosmébio ?''

samuel-gabory2_1.jpg Samuel Gabory Avant les années 2000, on pouvait parler de cosmétique naturelle, végétale et respectueuse de l’environnement, sur un plan marketing, sans pour autant avoir de bonnes pratiques environnementales. Il n’y avait aucun « cadre ». Avec 10 autres sociétés pionnières nous avons décidé d’y remédier, de créer un cadre règlementaire avant que l’administration ne le fasse. Or c’est actuellement en cours, 12 ans après, les premières « normes » vont arriver. Les objectifs premiers étaient à la fois le souhait d’imposer une équité sur le marché de la cosmétique bio, afin que les professionnels engagés se « battent » avec les mêmes règles, mais également de favoriser les rencontres afin d’échanger régulièrement entre professionnels ayant les mêmes motivations.

Romain Ruth L’adhésion à l’association Cosmébio était pour moi logique. Florame est l’un des fondateurs de la charte Cosmébio, en 2002. Le directeur scientifique de Florame – sans vouloir mélanger les genres – Laurent Lefaucheur a notamment été rédacteur du référentiel cosmétique naturel dont Cosmébio assure aujourd’hui le respect. J’ai découvert une association qui est riche de ses adhérents, aux profils et horizons très différents. Je pense notamment à Claudie Ravel qui s’occupait précédemment de Daniel Hechter ou Laurent Berli qui vient de l’industrie pharmaceutique lourde.

Depuis 4 ans en tant que Président de l’association Cosmébio, ou que vous êtes membres de l’association Cosmébio, quelles sont les actions dont vous pouvez targué d’avoir menée à bien ?

Samuel Gabory Pour moi l’action la plus forte est la mise en place de travaux par commission. Jusqu’à un certain point le Conseil d’Administration, de 15 personnes, décidait de tout, mais Cosmébio compte actuelle près de 400 adhérents. Il était donc nécessaire de revoir notre façon de faire et de permettre à chacun de s’impliquer avec sa sensibilité et ses compétences. Les commissions étudient et travaillent sur différents thèmes, ce qui permet de mieux structurer l’association, en lui donnant plus d’expertise et de la légitimité. Actuellement, il y a 4 grandes pôles de travail que sont : - la commission technique - la commission éthique et juridique, et je souhaite souligner l’importance du volet juridique qui n’est que le prolongement logique d’une éthique à respecter, mais aussi qu’il faut contrôler. -la commission communication, interne et externe, qui agit pour promouvoir le label et la reconnaissance du logo Cosmébio -la commission internationale, pour développement de l’association et du label à l’étranger.

Romain Ruth Personnellement, je n’ai rien fait tout seul, c’est la chance de Cosmébio de fonctionner avec plusieurs commissions. De part mon parcours professionnel, comme indiqué précédemment, je me suis naturellement impliqué dans la commission éthique et juridique. Cosmébio avait besoin d’un « œil professionnel » ce que j’ai été, car passionné de droit ! J’ai trouvé particulièrement intéressant que Cosmébio s’ouvre à toutes les dimensions du Développement Durable – ce terme étant de plus en plus galvaudé – pour y intégrer en plus du commerce équitable et de la biodiversité, qui en sont les premières composantes, le social mais aussi le respect du patrimoine. La diversité des profils au sein de l’association Cosmébio permet véritablement de bénéficier des expertises de chacun. Il ne faut pas oublier que Cosmébio est une association fondée pour la mise en œuvre d’un référentiel pour plus de clarté. Il y a encore 10 ans, certaines cosmétiques se revendiquaient bio alors que cela n’était pas du tout le cas, ce qui posait une problématique juridique vis à vis de la répression des fraudes car il y avait là, tromperie du consommateur.

Est-ce qu’il y a une volonté de démocratiser le label Cosmébio en approchant d’autres professionnels ou attendez-vous de vos confrères de la pro-activité pour rejoindre l’association et ses engagements ?

Samuel Gabory Je dirais qu’il y a un peu des deux, car l’association souhaite fédérer un maximum de professionnels qui s’engagent. Ainsi l’association Cosmébio est présente et participe aux Salons professionnels, avec des stands et nous nous rendons toujours disponibles, mais nous n’irons pas faire de mailing pour « recruter ».

Romain Ruth L’association Cosmébio a suscité pour les acteurs de la cosmétique une vraie adhésion pour arriver à 400 adhérents à ce jour, ouvrir plus encore n’est peut-être pas le plus pertinent. Même si nous devons rester ouverts, dès lors qu’il y a une volonté engagement, l’association n’a pas vocation à faire des publicités pour se démocratiser puisqu’elle l’est déjà.

Pensez-vous que le label Cosmébio est bien identifié auprès des consommateurs, notamment comme un gage de qualité écologique ou de responsabilité dans son ensemble ?

Samuel Gabory Je sais que le logo est globalement bien connu des consommateurs. Mais il reste encore à faire. Selon une étude que nous avons commandée à l’institut IPSOS et menée en septembre 2011 sur un panel de 600 femmes, 93% des consommatrices bio (échantillon 100) reconnaissaient le label BIO. A contrario, la proportion tombe à seulement 57% pour les consommatrices de cosmétiques conventionnels (échantillon : 500).

Romain Ruth Pour les consommateurs comme les professionnels, il y a des pionniers qui ont permis très vite d’identifier le label Cosmébio. Popularisé par des marques « bionatives » comme Melvita, Coslys, Sanoflore, Florame et bien d’autres, même sensibilisées plus tard. Mais le grand public reste à conquérir, et pour cela il y a beaucoup de pédagogie à faire.

A vos avis, quels sont les champs d’action où Cosmébio peut agir et faire changer les choses ?

Samuel Gabory Je pense qu’il faut continuer sur la reconnaissance du label comme une alternative sérieuse et crédible face aux cosmétiques conventionnelles. Le label Cosmébio n’est pas seulement une certification d’un produit, mais un engagement total de l’entreprise qui reconnaît sa responsabilité envers les hommes et leur environnement.

Romain Ruth Les champs d’action de Cosmébio sont multiples mais, pour moi, le plus important c’est de continuer à populariser l’action de l’association : communiquer et agir pour que les consommateurs comprennent la différence entre la cosmétique bio et la cosmétique conventionnelle. La différence concrète, s’entend. Le bio change le paysage à plus d’un titre : faire pousser des fleurs, les récolter pour les intégrer dans une formule respectueuse du corps humain est très différent de la synthétisation d’une matière parfumante, saturée de pétrochimie. De la même manière, l’émotion suscitée par un champ de lys cultivé de manière biologique n’est pas la même face à des serres où peinent 3 malheureux papillons et les fleurs sont aspergées des pesticides ! C’est une vision qui n’est pas encore assez partagée. Et la communication est une forme de combat. A titre personnel, j’y crois beaucoup !

Impression

Cosmébio est une association française de marques françaises, pour le moment, mais sa renommée dépasse nos frontières, quelle est la part de marques étrangères?

Samuel Gabory Sur environ 400 adhérents, 10% seulement des entreprises ont des sièges sociaux à l’étranger. Mais sur ces 10%, 98% sont considérées comme des cosmétiques françaises car approvisionnées ou fabriquées en France. Concernant l’international, les avis sont partagés chez Cosmébio, qui propose une cosmétique bio et naturelle à la française. Mon avis personnel est que Cosmébio n’a pas vocation à devenir une norme mondiale ou « mondialisée », surtout. Par contre, le label doit être reconnu comme un véritablement engagement de la cosmétique française, car les ingrédients sont soigneusement contrôlés, et le savoir faire y est très précieux. Si le label Cosmébio était utilisé partout dans le monde, nous ne pourrions maintenir le niveau de traçabilité et de qualité que nous avons atteint, et donc la qualité finale des produits pourrait baisser. Or le niveau d’exigence que nous avons défini et affiné depuis la création de l’association ne doit pas être galvaudé.

Romain Ruth Je crois qu’il y a 2 points de vue  concernant l’international. L’association Cosmébio est donc à majorité française, et promeut une excellence de la cosmétique française. Cette coloration majoritaire française n’a pas d’incidence positive ou négative pour l’exportation, mais il faut avouer que le made in France est perçu comme un gage de qualité. La commission internationale a notamment pour travail celui de sensibiliser et d’éduquer les consommateurs et les professionnels étrangers. Ce sont eux qui vont « porter la bonne parole » du label BIO à l’étranger. On sait que chaque pays fait du bio tel qu’il l’entend, et le terme anglo-saxon « organic » n’est pas égal au bio tel que nous le connaissons en France. C’est une vocation forte, et un service que rendent les adhérents, pour promouvoir une cosmétique biologique française à l’international.

Samuel Gabory : En tout cas, je suis persuadé et heureux qu’un nouveau président avec une telle ouverture d’esprit ait été élu pour continuer le travail entrepris.

La cause animale : parlons-en !

 

Bientôt les grandes vacances et la SPA lance des campagnes de prévention et d’information contre l’abandon des animaux de compagnie avec un premier documentaire diffusé sur France 2, ce mardi 10 juin, « 21 jours à la SPA ». Il y a malheureusement des comportements qui ne changent pas, mais la cause animale avance. Pour preuve, le travail des associations françaises et des parlementaires pour le droit des animaux afin qu’ils soient considérés comme des êtres vivants,doués de sensibilité, et non plus de vulgaires meubles.(1)

Récemment, nous, l’équipe d’Abonéobio.com, évoquions la réouverture du zoo de Vincennes après 6 ans de travaux, la polémique opposant les zoos, façon mouroir, et les parcs animaliers qui s’engagent pour la protection des espèces en danger et le respect de la biodiversité. Et nous avons beaucoup digressé. Nous avons donc fait le point sur nos comportements et ce qu’ils impliquent pour nos amies les bêtes.

Pour beaucoup les animaux sont une part indissociable de notre quotidien, mais que faisons nous pour faire progresser le traitement infligé aux animaux ?

➢ Réduire sa consommation de viande, manger de la viande bio, devenir végétarien/végétalien, etc. est certainement la première idée. Et c’est vrai que la cuisine vegan déborde d’inventivité et de saveur au point de séduire même les amateurs de régime carné… le temps d’un repas. Les restaurateurs s’intéressent de plus en plus au sujet et quelques grandes villes ont la chance d’avoir un restaurant « vegan ». Plusieurs sites répertorient les restaurants bio et vegan partout en France comme http://www.restovege.fr/

➢ Se passer de la fourrure et du cuir en tant que textile. Les marques de mode éthique font, par essence, le choix de ne pas utiliser de cuir, ou de l’utiliser à bon escient comme la marque 2 filles en fil qui fabrique des sacs à partir de chute de cuir de l’industrie du luxe. Et si les baskets en toile ou les tongs en plastique ne sied pas à votre garde robe, la marque anglaise Beyond Skin fait de magnifiques créations 100% vegan !

Logo_Label2_OneVoice2.jpg

➢ Pour les produits de consommations courantes, comme les cosmétiques, l’entretien ménager ou l’alimentaire, le Label One Voice(2) apposé sur les produits garantit qu’ils q n’ont pas été testé sur les animaux. Ces tests devaient être interdit depuis 2009 par une directive européenne, mais des dérogations sont régulièrement demandées et émises pour certains laboratoires afin de réaliser certains tests de toxicité. Pour les marques pionnières du bio, le test sur les animaux n’a jamais été envisageable, ainsi l’élaboration d’un nouveau produit prend en compte de se dégager de tous tests de toxicité en proposant des matières premières et des formules douces et respectueuses de la nature. Ce label représente la démarche proactive et l’engagement des marques, majoritairement les marques bio, comme Coslys ou Melvita.

➢ Concernant les produits ménagers le flou et encore plus criant : les fabricants se doivent d’assurer la sécurité des consommateurs par tout moyen possible. Aucune loi ou règlement n’empêche donc un produit même écologique d’être testé sur les animaux. Dans ce cas présent, l’engagement de la marque Etamine du lys auprès de One Voice est une vraie garantie de respect de la vie animale.

➢ Au jardin, on ne le répètera jamais assez, il est préférable d’utiliser des produits naturels et conseillés en agriculture biologique afin de préserver la santé et les éco-systèmes des auxilliaires de jardin, que sont les abeilles, les coccinelles ou les hérissons. Le réseau de jardinerie Botanic (www.botanic.com) a d’ailleurs fait le choix de ne proposer que des solutions naturelles et 0% pesticide.

➢ Et comme rien n’est trop bio pour vos animaux, abonéobio.com propose également Anibiolys, une marque dédiée aux animaux de compagnie afin de prendre soin d’eux en douceur.

Cependant au delà de l’aspect « gestes » du quotidien et l’effet papillon de toutes ces actions combinées, nous avions envie de partager la belle histoire de Ioko un chien rescapé d’un laboratoire de test par Virginie, déléguée commerciale dans la région Est pour la société Comptoir des Lys.

Bonjour Virginie, depuis quand êtes-vous personnellement engagée pour la protection des animaux ? Sensible à la cause animale depuis toute petite, engagée plus concrètement depuis environ 10 ans.

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Racontez-nous l’histoire de votre chien. Comment avez-vous pris une part active à son sauvetage ? Une amie m’a parlé en début d’année d’une association, l’Association GRAAL, qui est pour le moment la seule en France à réhabiliter certains animaux de laboratoire. L’expérimentation animale est évidemment un sujet qui me préoccupe dans la mesure où elle sacrifie tous les ans plus de 2 millions d’animaux, rien qu’en France. Il s’agit essentiellement de rongeurs, mais aussi de singes, chevaux, poissons, et chiens. Concernant les chiens, ce sont surtout des beagles, utilisés pour leur taille moyenne, leur caractère docile, leur robustesse et leur capacité à vivre en groupe. La grande majorité des chiens sont euthanasiés après tests pour l’autopsie de leurs organes. Mais il se trouve que certains ne sont pas euthanasiés et sont proposés à l’adoption par le biais du GRAAL en France.

Convaincus par leur démarche, mon compagnon et moi-même avons donc pris contact avec la SPA de Besançon (l’un des refuges qui travaillent avec le GRAAL et accueillent ces animaux en attendant de trouver des familles adoptantes). Ils venaient de recevoir 2 petits beagles de 4 mois par le GRAAL ; tout s’est passé très vite : nous avons craqué pour le petit IOKO qui vit maintenant avec nous. Nous n’avons que peu d’infos le concernant : il a vécu en parc dans un labo qui évidemment reste anonyme, sans doute un mois environ ; il est arrivé à la SPA avec un carré de peau rasée et un numéro tatoué sur le ventre; nous n’en savons pas plus.

Comment va-t-il maintenant ? Il s’est très bien intégré à la vie de la maison et est ravi d’y avoir trouvé 2 compagnons de jeux : notre première chienne de 2 ans et demi et notre chatte de 12 ans. Il n’a aucune séquelle si ce n’est l’extrême peur qu’il avait au début quand il devait aller dans son kennel (cage de transport) qui lui rappelait peut-être de mauvais souvenirs… ou au contraire la joie démesurée qu’il a eu devant ses premiers jouets ! IOKO est très gentil, joueur, coquin, câlin…C’est un amour !

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Compte tenu de votre engagement pour les animaux, est-ce que travailler pour une entreprise respectueuse de la nature et des hommes était un impératif ? Le respect de la nature au sens large (incluant hommes et animaux) est un critère important dans ma vie en général

Quelles sont vos actions, petits gestes du quotidien en faveur de la cause animale ?

  • je n’envisage pas d’avoir des animaux à la maison autrement que par l’adoption en refuge ; je vis aujourd’hui avec 3 animaux : un chat et 2 chiens.
  • je donne un peu de mon temps et de mon argent à diverses associations de protection animale
  • je suis végétarienne

Et vous que faites vous ? Avez-vous regardé le documentaire de France 2, qu'en avez-vous pensé ? Donnez nous vos idées, vos gestes et actions pour respecter nos amis les bêtes !

Pour aller plus loin, voici quelques liens utiles :

(1) les derniers débats pour la proposition de loi sur le statut et le droit de l’animal http://www.lemonde.fr/planete/article/2014/06/04/malgre-une-nouvelle-proposition-de-loi-le-droit-animal-reste-dans-l-impasse_4431074_3244.html

(2) la liste des produits labellisés One Voice http://label.one-voice.fr/liste_produits/

(3) le site du GRAAL http://www.graal-defenseanimale.org/

Les T shirts sérigraphiés de Look Zippy bio équitable

 

Parmi les e-commerçants engagés, présents depuis le lancement de mon entreprise, je vous présente Ben et sa boutique en ligne Look-zippy. Depuis 2006 elle propose des tee-shirts sérigraphiés créés par une communauté de graphistes. Les internautes participent au choix des visuels sélectionnés pour être imprimés en votant et commentant les visuels des graphistes. Look Zippy vient de refaire son site marchand, l'occasion pour Abonéobio de rencontrer Ben et d'en savoir plus sur sa démarche.

T shirts bio planète look zippy

Pourquoi une version 5 (dit V5) du site Look Zippy et quels sont ses atouts ?

Pour être en phase avec les attentes et les besoins des consommateurs, je souhaitais faire évoluer Look-zippy sur une plateforme qui prenne en compte les nécessité imposées par le métier. J'ai donc basculé sur une plateforme Magento et j'en ai profité pour remettre le design au goût du jour. Lorsque cette évolution s'est avérée nécessaire, j'ai beaucoup réfléchi à ce qui faisait l'identité même de Look-zippy. 3 axes majeurs en sont ressortis : des tee-shirts originaux et uniques, créés par des graphistes et une communauté forte. C'est donc sur ces 3 axes que s'est basé la mise en place du nouveau design avec la volonté de mettre en valeur : les visuels, les graphistes et la communauté.

Le e-commerce a évolué depuis que tu as lancé ton activité, quelles sont les évolutions que tu as pu observer ?

Effectivement l'e-commerce, depuis le début de l'aventure Look-zippy, a énormément évolué. Avec la multiplication des boutiques en lignes, la concurrence s'est exacerbée et professionnalisée. Le temps où l'on pouvait monter son petit "bizness au fond d'un garage" est clairement révolu. Aujourd'hui il faut être pointu dans beaucoup de domaines (ergonomie, SEO, marketing...). L'arrivée des réseaux sociaux a également beaucoup modifié la façon dont il fallait communiquer. L'âge d'or des blogs est derrière nous et les conversations se font maintenant, pour grande partie, sur facebook ou twitter. On est tous les jours, soumis à un flux continu d'informations, toujours plus dense et plus rapide. Se démarquer nécessite alors une implication et une veille permanente sur ce qu'il convient de faire (ou pas).

Ben fondateur de look zippy

Ben, quel est ton parcours et pourquoi es tu parti dans cet aventure Look Zippy ?

J'ai un parcours un peu atypique et suis plutôt un autodidacte dans tout ce que j'entreprends. Utilisateur d'internet depuis les années 94/95, j'ai toujours eu envie de créer quelque chose en ligne. Un de mes meilleurs amis est dans le tee-shirt depuis plus de 30 ans et j'ai eu l'occasion de collaborer avec lui à plusieurs occasions et j'étais donc sur un secteur que je connaissais un peu.

Fervent défenseur de l'écologie et du DD, est ce depuis toujours où y a t il eu un facteur déclenchant ? pourquoi ?

Je ne suis pas un militant du développement durable (au sens politique du terme) mais je me sens plutôt comme un citoyen du monde avec des valeurs et une conscience que je tente de mettre en application dans mon quotidien (même si je ne suis pas toujours exemplaire). Je ne me suis pas réveillé un matin en me disant je vais faire du développement durable. Tout jeune, j'avais déjà cette sensibilité, puisque par exemple, alors que j'étais en 5ème, j'ai créé un journal de collégiens (L'albatros), sur la protection des animaux. De plus, Look-zippy est basé dans un petit village du Nord aveyron. C'est un choix de vie délibéré et j'apprécie vraiment de travailler dans un cadre rural et encore préservé. Si l'approche bio et équitable s'imposait à moi c'était plus comme un aboutissement logique qu'une volonté de surfer sur la vague à la mode du moment. En 2008, c'est donc assez naturellement que j'ai décidé de basculer sur une gamme de tee-shirts bio-équitables.

Tee-shirt-homme-bio-equitable.jpg

Je vous invite à faire un tour dans la boutique de Ben, dénicher le T shirt de vos rêves ! A noter si vous êtes une adepte du bicloo, un Tee-shirt love vélo à s'offrir, dans la sélection T shirt Femme

Un coach pour faire ses courses bio

 

Pas facile de faire ses courses parfois, de jongler entre les étiquettes, les fausses allégations, les recommandations pour la santé, ...On se sent un peu perdu aussi entre tous les bons conseils qu'on peut lire dans les magazines ou dans les ouvrages spécialisés. Pour nous aider, Benjamin Dariouch s'est lancé dans le coaching. Cet expert de la nutrition saine et gourmande accompagne les consommateurs à rester mince, en bonne santé, à préserver son capital énergie, ...en s'adaptant à chacun. Abonéobio a rencontré ce Naturacoach pour une interview exclusive :

coach pour faire ses courses

Les consommateurs sont de mieux en mieux informés, l’espérance de vie augmente chaque année, le bio se développe… On a l’impression qu’il y a une vraie prise de conscience et que les gens mangent de mieux en mieux, non ?

Oui et non. Plutôt que de rester dans des discours évasifs, regardons quelques chiffres très éloquents : en France, +50% des décès chaque année sont liés à un degré ou à un autre à une mauvaise alimentation (maladies cardio-vasculaires, cancers, maladies de l’appareil digestif). Le nombre de cas de cancer de la prostate par exemple, où une trop grande consommation de viande rouge, de charcuterie et de produits laitiers est un facteur de risque avéré, a été multiplié par 8 en 30 ans. Encore plus parlant : en 10 ans, le nombre d’obèses en France a doublé et aujourd’hui, 1 adulte français sur 2 est soit obèse, soit en surpoids. Je finirais par un mot sur l’argumentaire que les industriels sortent à chaque fois : l’espérance de vie augmente, donc on mange mieux. C’est un raccourci complètement faux. L’espérance de vie a progressé d’abord grâce à la lutte contre les maladies infectieuses et à la baisse de la mortalité infantile. Effectivement, on soigne de mieux en mieux certains cancers, mais le nombre de cas augmente pour certains. Et surtout, on voit qu’aux Etats-Unis, où le taux d’obésité est de +30%, l’espérance de vie commence même à diminuer !. En regardant ce constat un peu alarmant, je me dis qu’il y a encore beaucoup de progrès à faire…

Mais les scandales sanitaires par exemple n’amènent-ils pas plus de consommateurs vers une alimentation de qualité et une consommation responsable ?

Malheureusement, je pense que cela n’a qu’une influence à la marge. Le scandale de la vache folle par exemple a débouché sur le développement du label « Viande Française », mais ce dernier n’a aucun autre critère que l’origine. Ce que me remontent souvent mes clients, c’est qu’à force d’entendre ces informations, ils s’alarment mais ne savent pas pour autant quoi manger… Cela dépend de chaque pays aussi : en Allemagne, l’affaire du poulet à la dioxine a fait progresser la part de marché du bio.

L’information publique est-elle insuffisante alors ? Les campagnes sont pourtant nombreuses ?

La première source d’information en France, qui est aussi celle sur laquelle s’appuient la plupart des nutritionnistes et diététiciens, est le fameux PNNS (Programme National Nutrition Santé). Il y a de bons messages, qui sont bien retenu par la population comme les 5 fruits et légumes par jour. Il y a des messages moins intéressants, comme une part de céréales à chaque repas, sans faire de distinction raffiné vs. complet. Et il y a les recommandations clairement influencées par le lobby agroalimentaire, comme les 3 produits laitiers par jour (qu’il faudrait mieux limiter à un par jour). Rien d’étonnant quand on sait que les conflits d’intérêt sont nombreux, comme le président du PNNS qui était conseiller de Candia jusqu’en 2007 et fait toujours parti de l’Institut Danone. Ensuite, malheureusement, 90% des gens qui s’intéressent à leur assiette le font par l’angle de la minceur, à l’occasion d’un régime. D’une part, ils vont suivre une méthode qui en générale n’est pas un idéal de santé (comme les régimes hyperprotéinés), et d’autre part, à la fin de leur régime, ils reprendront leurs mauvaises habitudes, sans avoir fait une véritable rééducation alimentaire. Et pour finir, les industriels ne sont pas en reste pour semer le doute dans la tête des consommateurs. Il n’y a qu’à voir le nombre d’études qu’ils financent chaque année pour pouvoir affirmer que leurs produits sont les meilleurs ou ne posent aucun problème. Par exemple, il y a régulièrement des études qui sortent pour montrer que les fruits et légumes bio n’ont aucune valeur nutritionnelle supérieure au conventionnel… En 2010, les lobbies de l’agro-alimentaire ont dépensé plus d’1 milliard d’euros pour empêcher le vote par le parlement européen d’un étiquetage nutritionnel plus restrictif. Pour terminer sur une note plus positive, heureusement que de nombreuses associations, des passionnés au travers de leur blog ou des professionnels de la santé se battent pour délivrer une information claire et objective, mais cela reste un combat de tous les jours.


Benjamin Dariouch naturacoach

Et dans ce contexte, quel a été votre parcours ?

D’un point de vue professionnel, j’ai travaillé pendant plusieurs années en tant que consultant en stratégie auprès des directions générales des principaux groupes de la grande distribution et de l’agroalimentaire. J’ai donc pu comprendre de l’intérieur la logique de ces entreprises, basée essentiellement sur une notion de réduction de coûts et de gains à court terme, et évidemment au bout d’un moment, cela ne correspondait plus du tout à mes valeurs, et j’ai donc voulu changer de voie. D’un point de vue plus personnel, j’ai toujours été passionné par la santé et l’alimentation, mais j’avais beaucoup de mal à trouver les réponses à mes questions auprès des sources d’information standards, comme celles évoquées auparavant. A la fois pour investir mon énergie dans une activité qui ait du sens et pour créer le service que j’aurais voulu trouver pour moi-même, j’ai créé Naturacoach.


Benjamin Dariouch natura coach regime

Justement, quel est le concept de Naturacoach ? Quelle offre proposez-vous ?

Le principe de base est simple : apprendre à chacun la meilleure façon de manger pour la vie, en-dehors de toute mode, de toute notion de régime, et en faisant rimer plaisir, santé et minceur. J’ai donc développé mon concept autour de cette idée en me basant sur 3 piliers : * Expliquer les grands équilibres du corps, pour savoir y mettre le bon carburant, pour que chacun puisse ensuite se débrouiller seul, plutôt que d’imposer un menu pendant 3 semaines à suivre bêtement * Apprendre comment lire une étiquette, choisir les meilleurs produits, la signification des labels, etc. Car dire qu’il faut manger tel ou tel aliment ne suffit pas, encore faut-il savoir bien l’acheter * Donner des astuces de cuisine et des recettes pour montrer en toute simplicité qu’une alimentation saine est aussi une alimentation gourmande Je propose des ateliers en région parisienne de 4 séances, avec une partie théorique et une partie pratique où j’emmène mes clients en supermarché et magasin bio, ainsi que des programmes de coaching en ligne, où je propose le même contenu mais sous forme d’abonnement avec des vidéos et des livrets. Je donne également des cours de cuisine bio à domicile.


Quel type de clientèle vient vous voir ?

J’ai développé des programmes pour répondre à tous les profils, mais majoritairement j’ai 2 types de clients : * Des femmes entre 25 et 45 ans, qui veulent perdre un peu de poids, mais en changeant durablement son alimentation, plutôt que de suivre la dernière méthode à la mode * Des hommes qui ont surtout un problème d’énergie et de vitalité, et qui se doutent bien que cela vient de leur assiette. Et ils comprennent rapidement que manger bien et bio ne signifient pas manger que des graines ;-) * J’ai aussi dans un moindre mesure des mères de famille qui veulent donner le meilleur à leurs enfants, ou des seniors qui cherchent à bien vieillir.

Pour terminer, pourriez-vous nous donner les 10 produits à toujours avoir dans son placard ?

Effectivement il y a des aliments, qui sont un peu la base de la cuisine bio et que vos lecteurs connaissent sûrement, qu’il faudrait toujours avoir dans ses placards :

  • Lentilles corail : les légumineuses sont des aliments que je cherche à tout prix à réintroduire dans l’alimentation de mes clients. Riches en protéines, en fibres et en minéraux, elles ont beaucoup d’atout. Les lentilles corail ont l’avantage de ne pas demander de temps de trempage et de cuire en 15 min.
  • Pois cassés : autre légumineuse qui n’a pas besoin de tremper et qui cuit en 30 min
  • Purée d’amande : les oléagineux contiennent de bonnes graisses (mono et polyinsaturées) et peuvent donc donner une purée une fois écrasés. La purée d’amande est idéal aussi bien comme matière grasse en pâtisserie (pour remplacer le beurre), diluée dans une soupe ou même mélangée avec de l’huile dans une vinaigrette
  • Sucre de canne complet : Rapadura, muscovado, … Il porte différents noms suivant son origine, mais il s’agit toujours du jus de canne simplement séché et non raffiné. Il est donc nutritionnellement bien plus intéressant que le sucre de betterave raffiné (le sucre blanc de base), et possède un arôme de réglisse particulier.
  • Riz basmati complet : comme toutes les céréales, le riz est à choisir complet de préférence, pour bénéficier des fibres et des minéraux de l’enveloppe. De plus, entre les différents types de riz, le basmati est celui qui possède l’index glycémique le plus bas.
  • Curcuma : les épices sont une base importante d’une cuisine saine et gourmande. Cela permet de donner du goût sans ajouter de sel. Le curcuma a une action anti-inflammatoire bien connue en médecine ayurvédique, ce qui a un effet bénéfique sur toute la santé.
  • Cannelle : autre épice, elle est idéale pour remplacer le sucre dans des desserts. Des études commencent même à montrer qu’elle agit directement sur le cerveau pour couper l’envie de sucre. Sans parler du fait qu’elle est pleine d’antioxydants.
  • Quinoa : petite graine qui commence à être bien connue, elle est riche, comme le soja, en protéines complètes. Parfait pour les végétariens.
  • Farine complète de petit épeautre : « blé ancien » cultivé en Provence et remis au goût du jour depuis 20 ans, il est moins riche que le blé moderne en gluten et donc plus digeste, et il contient également un peu de bêta-carotène, ce qui lui donne une couleur légèrement orangée.
  • Huile d’olive : je finirais par un produit qui n’a rien d’original mais sur lequel j’aimerais insister. Avec l’huile de colza, cela doit être l’huile de base de votre cuisine de tous les jours. Alors s’il y a un produit sur lequel vous ne devez pas faire de compromis sur la qualité, c’est bien celui-là ! Comme le vin, les terroirs sont nombreux et une grande huile d’olive peut enchanter un plat à elle-seule. A choisir bien entendu extra-vierge et 1re pression à froid (obtenue par des procédés mécaniques)

Bio-logique le guide pratique de l'éco consommateur

 

Les français consomment au moins un produit bio par mois à 46 % et sont prêts à le payer plus cher à 39 % selon le baromètre CSA 2009. C'est bien une prise de conscience qui s'installe, et pour nous guider dans la jungle des labels et autres promesses, voilà un petit guide au format poche qui donne des clés pour comprendre ce marché du bio et aider l'éco consommateur à cheminer, écrit par Valérie Robert

Bio logique guide eco consommateur

En une centaine de pages en format pocket on apprend l'essentiel pour mieux acheter, mieux consommer : des informations sur les mentions, logos et certifications, des réponses aux questions qu'on se pose. Le guide est organisé en rubriques : "le bio et l'alimentation", "le bio et les cosmétiques" (certification, composition, conservation, ...excipients, ..parfums, ..principes actifs, ..substances chimiques, ..tensio actifs, .., "le bio est les textiles", "le bio et la maison" écolabels, ..lessives, ...microfibres, ...produits d'entretien...

Abonéobio a rencontré Valérie Robert auteure de Bio logique le guide pratique de l'éco-consommateur pour en savoir plus sur son parcours et ses motivations :

valérie robert bio-logique guide éco-consommateur
Merci à Nadine Court pour ce portrait de Valérie


En quelques mots quel est ton parcours ?

J'ai 28 ans et je vis près de Lyon où je suis journaliste depuis 2004. En 2008, à la naissance de mon fils, j'ai fait le choix de m'installer en free-lance pour pouvoir réaliser un projet professionnel qui me tenait à cœur. En août 2009, j'ai ainsi créé une activité de biographe, qui consiste à permettre à chacun de concevoir un livre sur-mesure pour raconter l'histoire de sa famille ou de son entreprise (cf site www.leportememoires.com) et je suis devenue une Mompreneur, adhérente de l'association depuis juillet 2009.

Pourquoi avoir écrit ce livre ? Ton lien avec le monde du bio / écolo ?

En parallèle, je continue à écrire régulièrement pour la presse magazine, en particulier sur des sujets qui ont trait à l'offre de loisirs et aux nouvelles tendances de consommation. Le bio s'est donc avant tout imposé à moi comme objet de curiosité et sujet naturel, vu le rythme des nouveautés dans ce secteur : il est très révélateur de voir combien de nouvelles boutiques, de nouveaux salons, de nouveaux concepts de restauration se revendiquent "bio" dans l'actualité de la région lyonnaise comme ailleurs ! D'un point de vue plus personnel, il est vrai que l'arrivée de mon fils m'a poussée à m'interroger plus systématiquement sur la qualité des produits que j'achète pour lui (alimentation, produits d'hygiène mais aussi équipements et vêtements). Sans consommer forcément bio, je n'ai pas pu ignorer la densité de l'offre spécifique développée en direction des bébés et des jeunes et futures mamans !

Le travail d'écriture de ce livre a t' il permis de changer quelque chose chez toi ?

{{Je n'ai pas a priori une fibre écolo hyper-développée. Le principe de base de "Bio-logique" était justement de décoder le bio à l'usage du grand public, du consommateur lambda désireux de se faire une idée plus précise de ce que recouvre l'appellation "bio" et de ce que signifient les différents logos et arguments commerciaux qui ont investi son champs de vision dans les magasins, afin de donner quelques repères et conseils simples à appliquer. Un sujet très large, en prise avec tous les aspects de la vie quotidienne, que j'ai essayé de rendre plus accessible et concret, au travers d'un livre-lexique dont les entrées par mots-clés permettent une lecture au coup par coup en fonction de ses questions et envies du moment, avec un index des principaux sigles et mentions placé en tête d'ouvrage pour pouvoir s'y référer facilement, et les illustrations gaies et colorées de François Sigiez qui soulignent le propos avec une pointe d'humour et de légèreté.}}

Ce livre a changé ton point de vue sur le monde du bio ?

Ce livre s'est nourri d'entretiens réalisés avec des professionnels en prise directe avec les questions des consommateurs : des experts de ce marché qui testent, sélectionnent et défendent les produits. A leur contact, j'ai découvert des aspects insoupçonnés, comme avec toi, Laurence, la question de l'engagement des fabricants dans une démarche durable cohérente et globale, ou encore la portée des éco-gestes et du questionnement individuel qui sont à la portée de chacun. D'ailleurs, si j'ai changé quelque chose dans ma façon de consommer, je dirais que ce sont sans doute mes réflexes d'achat qui ont évolué : un questionnement systématique sur l'origine et la saisonnalité des produits, de l'eau du robinet filtrée en carafe à ma table, la recherche de produits de toilette ou d'entretien multi-usage, un regard plus critique sur les débauches d'emballages qui finissent à la poubelle et sur les mentions flatteuses mais vides de sens comme le fameux "naturel" !

Si tu as envie de parler de la collection, de tes autres projets à venir.. ?

"Bio-logique" s'intègre à la collection "Santé et bien-être" des éditions Stéphane Bachès, dont les autres titres déjà parus abordent avec le même désir de clarté et de praticité : L'Alimentation santé, L'homéopathie, Les huiles essentielles, Les médecines naturelles et les maux de grossesse. Il est en vente dès ce mois d'octobre, au prix de 12,50 €, auprès de la maison d'édition www.editionstephanebaches.com et en librairie.

Voilà une belle idée de livre à petit prix comme cadeau écolo de Noël !

Lire d'autres articles sur aboneobio sur les guides pour aider les consommateurs à mieux acheter, mieux consommer, pour apprendre à consommer durable, à consommer responsable, ...

++ Guider le consommateur dans les promesses du durable, responsable, bio et naturel
++ Sélection de livres de laurence Abonéobio
++ Le guide du locavore pour mieux consommer local
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Abonéobio cité dans le guide 105 Astuces pour la maison de Marie France Corre
La consommation responsable de A à Z
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++ Pour Noël préparez des friandises bio maison
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++ Le Tour de France du développement durable
++ Le Guide de la Maison Ecologique par 60 Millions de consommateurs
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++ Peintures, colles enduits Home Made, peindre et décorer au naturel
++ Le guide des Mompreneurs : Ma boîte et mes enfants d'abord par Valérie Froger

Germinaissances fait entrer des graines de vie dans notre quotidien

 

Créer son jardin urbain en impliquant les enfants, avec des outils simples, ludiques mais efficaces voilà l'esprit de Germinaissances : des coffrets d'initiative au jardinage, des produits de déco à planter, à suspendre, à enrouler, autant pour le quotidien que pour les arts de la table : unions et mariages, nouvelle année, fêtes religieuses, célébrations, anniversaires... des coffrets de plantation et de jardinage pour s'initier, pour apprendre (enseignants, animateurs, ) ou pour se perfectionner (experts en jardinage)...Abonéobio a rencontré Mike le fondateur de Germinaissance

graines germinaissances à suspendre

Germinaissances propose des balles de graines, qui permettent de planter les graines sans craindre les insectes gourmands et les oiseaux chapardeurs de semences. Les graines sont enrobées dans un mélange à base d’argile (les oiseaux ne les picorons pas).

germinaissances mike metz

Mike peux tu nous parler du mode de fabrication de Germinaissances ?

"La fabrication des objets de décoration et des balles de graines est un procédé exclusif et unique en Europe. Elle se réalise à base d’argile brut, de terreau, et de sables, ajoutés de graines et de semences enrobées par un procédé naturel et manuel. Les balles de graines, les Coeurs de graines, et tous les produits Germinaissances sont des productions artisanales, réalisées dans un atelier 100% écologique en Ile de France. Mon cahier des charges est simple : je vis dans une nouvelle civilisation, celle de l'après pétrole. Donc pas de matières plastiques ou de dérivés du pétrole, uniquement des matières naturelles pas ou faiblement transformées. A minima : label bio (AB). Pour le sourcing végétal, le mieux sont les marques Demeter, Nature & Progrès."

germinaissances atelier moulage ecologique

" Ma logique : 0 déchet. Tout est recyclable et recyclé. Soit le client s'en charge pour faire pousser ses plantes (paillis ou compost), soit il achète les produits bruts sans emballage. Il peut aussi me rapporter les emballages, qui sont mis au recyclage tout de suite et directement à l'atelier sous forme de compost ou de paillis. Sourcing local dans la mesure du possible : 80% de graines viennent de France, 10% d'Europe (les variétés qu'on ne trouve pas en France), 10% viennent d'Amérique du Nord et du reste du monde. Transport doux quand les expéditeurs connaissent les filières, évidemment. Idem pour les terres, les pailles, les sables et les terreaux, qui viennent soit du sud de l'Ile de France, soit du sud de la France (Provence ou Languedoc-Roussillon). Les particules de calage sont 100% biodégradables et font partie du processus de plantation, comme l'emballage. Pour les emballages de série, l'impression est Imprim'vert sur papier FSC blanchi sans chlore. Du très grand classique donc."

Compensation et anticipation carbone/eau/biodiversité pour tout ce qui doit l'être : surtout le transport, et aussi toutes les énergies grises moins connues. Comptabilité financière et environnementale évidemment, pour avoir un suivi clair de l'activité. Adhésion à 1% pour la planète dès que mon 3e mois d'activité sera clôturé. Un premier reversement « 2% pour l'humain », et un second reversement « 3% pour le vivant » à la fin de chaque exercice comptable sera aussi réalisé, à des ONG ou associations qui sont dans la même logique cohérente globale. Et pour finir, après la phase de petites séries, la production des objets et des coffrets sera réalisé par un ESAT (ex CAT) qui a une spécialité horticole à quelques kilomètres de chez moi

graines germinaissances

Et si on parlait de la recette ?

"J'utilise ce que j'ai avec moi au quotidien : de la terre, des plantes, des matières saines et nobles, une observation aigüe du monde vivant, et la simple intuition qu'une terre vivante est l'élément indispensable au changement sociétal à opérer.

  • De l'argile : une terre « inerte », organique, chaude et solide,
  • Du terreau : un compost vivant, sain et énergétique,
  • De l'eau : un liant souple et nourrissant,
  • Des graines : des vies en devenir chargées d'énergie
  • Des minéraux qui apportent la brillance et l'effet « grain de sable »
  • De l'air : facteur de durabilité et de solidité
  • Du temps : source de création de liens entre les éléments
  • Associez les ingrédients dans un savant mélange, et vous obtenez ces objets, entre les biscuits sablés à croquer et les objets de décoration !"


germinaissances mike metz

Peux tu nous raconter ton parcours, ce qui t'a poussé à lancer Germinaissances ?

"Quand j'étais étudiant, j'ai rencontré des personnes concernées par les populations premières, comme les Aborigènes d'Australie ou les natifs d'Amérique. Et j'ai appris une partie de leur culture, de leurs usages, et de leur musique. En me remémorant ce que j'avais appris et observé quand j'étais gamin, j'ai aussi compris le sens de ce que mon grand-père me disait sur les cultures agricoles, sur l'environnement, sur la valeur réelle de la Terre. Jusque là, enfant et adolescent, j'avais vécu au calme, à l'écart des grosses villes, avec une alimentation saine issue d'un lopin de terre qui servait de potager familial. Puis, au moment des réflexions des ONG préfigurant ce qui allait devenir le Grenelle de l'Environnement, bien avant les élections présidentielles, est né mon premier fils. Et la maladie de ma femme est arrivée, sournoise, insidieuse, douloureuse. Tous ces enchaînements ont été déclencheurs pour changer et passer à l'action : à titre personnel et professionnel, je devais fondre mon rôle de militant dans le moule d'un éco-entrepreneur. Une majeure partie des citoyens français est dans une logique marchande : j'allais donc naturellement vendre des éco-produits porteurs de sens, d'un message et d'une vision de société plus vivante !"

"Mon souhait n'était pas de s'ancrer dans la prospective et la réflexion mais bien de vivre le vrai, le pratique, le pragmatique. De montrer qu'il est possible de concevoir et réaliser -avec un cahier des charges très exigeant- des éco-produits locaux, sains, modernes et esthétiques, à des prix accessibles, qui puissent favoriser une plus large biodiversité végétale. De proposer de faire entrer la Nature dans des styles de vie urbains, déracinés et sans terre. Comme le dit Pierre Rabhi « cultiver son jardin est un acte politique ». Et si le jardin devenait aussi un lieu urbain pérenne ? Le modèle agro-écologique que Pierre Rabhi propose et vit depuis des dizaines d'années me semble être un chemin intéressant et inspirant pour nos concitoyens. J'oeuvre donc à mon humble niveau à traduire avec mes mains les actes de Pierre Rabhi en autant d'éco-produits qui favorisent tout en douceur et en légèreté une agro-écologie urbaine. Contempler et respecter le vivant, arriver à la « sobriété heureuse » en apprenant la patience que nécessite la croissance des plantes. Vaste projet !"

Cela fait longtemps que cette idée d'entreprendre autrement a germée en toi ?

J'ai eu beaucoup de difficultés à trouver un ou des partenaires qui soient sur la même logique de vie globale et locale, suffisamment engagés et militants, pour être dans une vision du projet au-delà des simples aspects financiers, qui sont certes incontournables mais aussi largement partiels. Je dirai même que ce qu'on a appelé « développement durable », avec ses 3 piliers, est aussi une vision partielle, qui sous-estime notamment les rôles de la biodiversité et du spirituel -au-delà de toute forme de religion entendons-nous :-) Finalement, après quelques expériences de recherches de partenaires, j'ai décidé d'avancer seul dans l'éco-entrepreneuriat, et en même temps très bien accompagné et conseillé avec un suivi efficace au sein de la grande coopérative parisienne Coopaname. Sur un autre plan, les filières en France et en Europe sont très segmentées, ce qui provoque parfois de vrais questionnement quant à la véracité de certains labels. Je pense notamment à l'univers du bois, du papier, et de la chimie dite « verte ». Peut-on faire confiance aux labels ou aux marques-labels qui sont à la fois juges et parties ? Les cahiers des charges des marques-labels sont trop flous pour garantir un niveau de qualité suffisant pour la vivant. C'est bien plus qu'un débat, et à ce jour cela sort largement de mes humbles capacités à trouver des réponses saines et viables. Cela m'a aussi confirmé dans mon choix de travailler directement avec la terre et le vivant, pour participer à la construction d'une agro-écologie urbaine.

En tant qu'entrepreneur tu fais aussi partie d'une coopérative ?

Effectivement, je suis au sein d'une coopérative d'activités et d'emploi qui s'appelle Coopaname. On y est très bien accueilli, accompagné et soutenu. Le fait est que la coopérative permet de rencontrer d'autres porteurs de projets et d'autres entrepreneurs, de s'insérer dans des réseaux, et de participer activement à des collectifs d'entrepreneurs. La dimension sociale et sociétale y est très développée, ce qui permet d'avoir des retours rapides sur le projet et son potentiel. La coopérative permet aussi d'avoir le temps de développer son projet, sans être l'archétype de l'entrepreneur solitaire, et ça c'est un vrai plus !

Tu peux nous en dire plus sur le profil de tes clients ?

Des familles désireuses de voir le monde s'enrichir de vie, des grand-parents qui veulent partager des moments simples avec leurs petits-enfants et transmettre leurs connaissances, des parents qui voient la vie en vert plutôt qu'en noir, aux générations futures, des jardiniers qui veulent se simplifier la vie, des amateurs de décoration et d'éco-design, des enseignants et éducateurs qui cherchent des réponses simples pour intégrer des cas concrets de végétalisation à leur classe en accord avec les programmes officiels, des écolos convaincus, et aussi des écolos en devenir...

Et tes projets demain ?

Par exemple, proposer plus de produits pour les séniors, avec un accompagnement au petit jardinage dans les lieux de repos et dans les maisons de retraite. Et puis également développer les potagers en ville (toits, terrasses, cours, et en espaces verticaux!) et en milieu scolaire, avec des potagers ludo-pédagogiques.

Le site internet de Germinaissances sera en ligne en Janvier 2011 (http://www.germinaissances.com) . Vous pouvez d'ici là télécharger le catalogue : sur http://www.germinaissances.fr/

Lire d'autres articles sur aboneobio le blog du bio sur la conception de jardin bio, sur l'agro écologie de Pierre Rabhi, sur les outils de sensibilisation au monde végétal, sur les initiatives en matière d'éco conception , sur les circuits courts...

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Matériaux sains et naturels pour l'habitat chez Matériaux verts

 

Quand on part sur un projet de construction ou de rénovation d'une maison écolo ou d'un appartement, il n'est pas toujours évident de trouver les bons matériaux. Certaines grandes enseignes du bricolage développent leurs rayons bio et écolo aux cotés des produits bourrés de pétrochimie. Des boutiques spécialisées se développent pour répondre à une demande grandissante. Abonéobio a rencontré l'équipe de Matériaux verts d'Angers (Beaucouzé), pour mieux comprendre ce que sont ces matériaux sains et naturels.

materiaux verts angers beaucouzé
C'est à proximité des locaux d'Abonéobio que s'est installée l'entreprise de Ronan Cassin Matériaux Verts en Mai 2010. Il s'agit d'une enseigne spécialisée dans le négoce de matériaux sains et naturels lié à l’habitat.

Ronan, pourquoi parler de matériaux sains et pas écologiques ?

C’est un choix de langage, le mot écologique est souvent galvaudé. Dans le secteur de la construction et de la décoration, comme dans d’autres secteurs d’ailleurs, le mot écologique est, malheureusement, un appel marketing vendeur, du « green marketing ». Ce que nous proposons aux professionnels comme aux particuliers sont des produits sélectionnés comme s’inscrivant dans une démarche de développement durable et de santé, de la fabrication, à la pose et, bien sûr, dans le « bien vivre » avec.

Tu as quelques exemples de matériaux sains ?

Oui, prenons les 4 grandes familles d’isolants : Les fibres végétales (bois, lin, chanvre), la ouate de cellulose, la laine de mouton, le liège. Ce sont des produits dont on connait l’origine et la production raisonnée, dont les qualités d’isolation ont fait leurs preuves, dont la pose est sans impact sur la santé et sans aucune incidence négative pour les habitants et pour les matériaux de l’habitat lui-même. Autre exemple, nos peintures, blanches ou mises à la teinte (environ 2000 teintes) dégagent entre moins de 1 g et un maximum de 2,56 g de COV (Composants Organiques Volatiles) par litre. Pour information la norme « écologique » à l’échelle Européenne est de 15 g de COV par litre !

Quels sont les produits que l'on peut acheter dans ton magasin Matériaux Verts ?

Pour cela je renvoie au site www.les-materiaux-verts.fr sachant que nous avons aussi des produits qui ne sont pas sur le site national. Nous travaillons avec des entreprises qui sont nées dans la région parce que la matière première était là, je pense à des argiles par exemple qui vont permettre la fabrication de certains types de carreaux de terre cuite (dans d'autres régions ils auront d'autres formes, d'autres couleurs...) et aussi la fabrication d’enduits typiques. C’est aussi en favorisant ces entreprises que l'on peut peser, modestement, sur l’économie locale. Un autre exemple avec le chanvre puisque la région d’Angers était une terre de culture du chanvre. Cette culture a cessé avec la fin des cordages naturels. Aujourd'hui ce chanvre est très demandé dans l’isolation ou encore la fabrication d’enduits. Peut être que cette culture chanvrière pourra repartir sur des terres propices à sa production. En fait, construire, rénover, décorer de manière saine et naturelle consiste beaucoup à retrouver des matériaux et des techniques qui datent de bien longtemps avant la naissance des industries chimiques.

logo matériaux verts

Revenons un peu sur ton parcours, pourquoi t'es tu lancé dans cette aventure de la création d'entreprise ?

Mes débuts professionnels appartiennent à un tout autre secteur : Informaticien. Dans ma vie personnelle, ma famille et moi, sommes sensibles aux produits sains. J’ai été amené il y a une dizaine d’année à rénover et agrandir notre maison. Tout naturellement je me suis dirigé vers la recherche de matériaux en cohérence avec notre pensée. Nombreuses recherches, lectures, discussions des centaines d’heures de travaux, je pense pouvoir dire aujourd’hui que sans le savoir explicitement, le projet à germé à cette époque.

10 ans pour passer du projet à la réalisation ?

Oui, 10 ans à lire, m’informer, être en « veille », au sens vigilance et pas sommeil !! ;-) A agir aussi comme élu en charge du Développement durable de Varades, la commune ou nous habitons. 10 ans de rencontres avec des gens acteurs de la construction développement durable. C’est lors d’une de ces rencontres que j’ai « croisé » Les Matériaux Verts. Hélise et Jonathan sont gérants des Matériaux Verts à Thoiré près de Nantes. En effet, Les Matériaux Verts c'est en fait une enseigne de franchisés qui s’appuient sur le groupe Domus bien connu depuis 1986 dans le domaine de la construction saine. Le concept m’a séduit, par son état d’esprit et par l’idée de travailler en réseau. Donc il y a 2 ans maintenant, j’étais professionnellement à opérer une complète reconversion, ma famille me soutenait, je suis donc parti pour le bouclage du projet : des études de marché au montage financier, des rencontres avec le groupe Domus aux formations techniques, économiques, administratives. Un certain chemin « sinueux » heureusement accompagné moralement par mes proches et avec l'aide de mon associé et qui, sans s’impliquer aucunement dans le quotidien, me suit et me soutient..

Après plusieurs mois d'activité, comment vois tu désormais ce projet d'enseigne Matériaux Verts à Angers – Beaucouzé ?

Excepté les petites adaptations inhérentes aux confrontations avec les réalités du marché, de la conjoncture et autres, je pense que j’ai pu mettre en œuvre les principes qui, pour moi, étaient incontournables. En premier lieu ne pas être positionné et reconnu comme un simple marchand de produits «  en vogue », ne pas être un libre-service ou les clients viendraient seulement consommer. Je souhaitais proposer de pouvoir être vraiment impliqué dans le projet de chaque personne qui vient nous rencontrer et ce quelque soit le projet, de la construction de A à Z d’une maison, au choix de la couleur de la chambre du dernier né! C’est actuellement ce qui se passe et les clients nous font remarquer à quel point ils apprécient la disponibilité et les conseils que nous leurs proposons. D’autre part il m’était important de constituer un réseau de professionnels de la construction et de la décoration qui veulent vraiment et par conviction travailler avec des matériaux sains. Ce réseau est en train de se constituer même si cela est un peu plus difficile, les artisans ayant déjà leurs propres méthodes et fournisseurs. A nous de continuer de les convaincre de l’intérêt de ce réseau. Enfin, et ce n’est pas le moindre des points, Je souhaitais que cette entreprise soit un espace d’initiatives pour sensibiliser et informer sur les modes de vie liés à l’intérêt porté au développement durable. C’est ce qui est en train de se passer à travers des ateliers, des rencontres thématiques, des partenariats avec des associations, des magasins du centre ville et notre présence dans la plupart des manifestations à thèmes écologiques qui se tiennent dans les villes de l’agglomération angevine et plus largement du département.

Ce qui est frappant et humainement très agréable, c’est que les gens qui viennent nous voir sont « intimement » impliqués. Ils ne viennent pas uniquement choisir une couleur, la texture ou l’effet d’un enduit, mais ils viennent aussi rêver au plaisir qu’ils vont avoir et qu’ils vont offrir grâce à cette couleur, cet enduit, cette maison. Il me semble que la plupart des gens que nous rencontrons mettent du « sens » à leurs achats et apprécient que nous mettions aussi du « sens » à nos produits et nos conseils. Du sens pour aujourd’hui et pour demain, du sens pour ceux qui vont vivre avec ces produits, du sens pour ceux qui les fabriquent et qui les mettent en œuvre.

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Meubles en carton et plantes au bureau avec My Nature Box

 

A Angers on aime les entrepreneurs qui se lancent dans le bio, l'écolo, le recyclage, le développement durable. Aujourd'hui je vous présente My Nature Box, une nouvelle petite société qui propose des solutions éco-responsables aux entreprises : meubles, stands, présentoirs, le tout en carton résistant, et pour mettre une touche de nature et assainir l'intérieur des espaces de travail, des plantes dépolluantes, des engrais écologiques et des éléments végétaux stabilisés (Tableaux végétaux, arbuste, plantes...). Installée au cœur du pôle végétal Angevin (l'un des plus grands d'Europe) My Nature Box permet d'accompagner les entreprises sur des évènements (salons d'expositions, portes ouvertes...) tout en réduisant leur impact sur l'environnement, via la fourniture de stands éco-responsables et durables.

my nature box stands en carton éco-conception

Laurence aboneobio a rencontré Erick Duté, cofondateur de My Nature Box pour en savoir plus sur cette aventure :

Pourquoi avoir créé My Nature Box ?

L'idée nous est venue lorsque dans un salon, mon épouse et moi même, nous nous sommes aperçus qu'une majeure partie des entreprises qui exposaient utilisaient pour la conception de leur stand des matières lourdes et peu respectueuses de l'environnement. MY NATURE BOX est une petite entreprise familiale dans laquelle, avec mon épouse, nous essayons de donner le meilleur de nous même... Autant dans le choix des produits que nous sélectionnons, mais aussi dans la qualité du service que nous vous apporterons.




Comment sont conçus vos meubles en carton ?

Nous utilisons de la colle à base d'eau et nos plaques sont en carton 100% recyclé, d'un minimum de 2 cm d’épaisseur. Il s'agit d'un carton alvéolé (dit "nid d'abeille"). Grâce à ces alvéoles qui renforcent le carton, chacune de ces planches en carton fixées sur les étagères peut soutenir entre 30 et 60 Kgs sans affaiblir la structure". C'est pour nous très important de faire des meubles que nos clients n'auront pas à jeter après 4 mois d'utilisation. De plus, nous réparons les meubles en vous proposant les pièces détachées. Imaginons qu'à la suite d'un accident, une planche se soit cassée...Plutôt que de racheter un meuble complet, nous vous proposerons de remplacer uniquement la planche. Cela suffira à reconstruire le meuble dans son état d'origine.




My Nature Box propose aussi des plantes ?

Pour les plantes dépolluantes, nous avons établi des partenariats avec les meilleurs pépiniéristes locaux afin de vous proposer des plantes dépolluantes de grande qualité au meilleur prix. Nos plantes dépolluantes sont livrées en pot et peuvent ainsi être replantées à tout moment de l'année. Enfin, notre gamme d'éléments végétaux stabilisés vous permettra de décorer vos espaces de vie ou de travail sans aucun entretien. Pas besoin d'eau, pas de terre, pas besoin de lumière directe...Pas besoin d'avoir la main verte ! La stabilisation des plantes est un procédé innovant et écologique utilisant principalement de la glycérine. Par absorption, cette substance se substitue à la sève. La glycérine, proche du sucre est 100% biodégradable et permet de conserver le végétal dans son état d'origine.


Pour en savoir plus : http://www.mynaturebox.com/

Rester à nettoyer ses locaux aussi avec des produits d'entretien écologiques pour ne plus polluer l'intérieur !

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Le guide des Mompreneurs : Ma boîte et mes enfants d'abord par Valérie Froger

 

Les femmes ne veulent pas choisir entre boulot et marmots, certaines font le choix de la création d'entreprise pour mieux concilier vie pro et leur rôle de maman, on les appellent les Mompreneurs, c'est à dire les "mamans entrepreneurs". C'est ce nouveau phénomène venu des USA, installé en France via l'initiative Céline Fénié, fondatrice de Maman shopping et aujourd'hui présidente de l'association des Mampreneurs, que Valérie Froger a décrypté dans ce Guide des Mompreneurs : Ma boîte et mes enfants d'abord !. Journaliste économique, spécialiste de la création d’entreprise, elle a écrit plusieurs ouvrages sur l'entrepreneuriat et collabore à de nombreux journaux. Dès 2007, elle s'est intéressée au sujet des Mompreneurs, et en tant que maman de deux enfants, elle se reconnaît pleinement dans ce phénomène. Laurence Abonéobio a décidé d'en savoir plus sur cette femme auteure du guide des Mompreneurs.

guide des mompreneurs ma boite et mes enfants d'abord

Valérie, qu'est ce qui t'a poussé à écrire ce livre ?

J'ai eu l'idée de l'écrire car j'ai constaté que le phénomène mompreneurs prenait de l'ampleur. J'ai écris mon premier article sur ce sujet en 2007 : à l'époque, personne ne connaissait le terme. L'info a pas mal été reprise par la suite et beaucoup de magazines en ont parlé. C'est en 2009 que j'ai eu le déclic, avec la naissance des deux associations. J'ai réalisé que les mompreneurs s'organisaient, que le mouvement montait en puissance, bref qu'il se passait quelque chose. J'ai alors été persuadée qu'il était temps d'en faire un livre. Mon guide est composé de trois parties : une analyse sociologique, des témoignages et une partie pratique sur la création d'entreprise au féminin.

Ma boîte et mes enfants d'abord

En quoi ce guide peut aider ?

Mon idée est simple, faire connaitre le phénomène des mompreneurs : les femmes ont encore du mal à concilier leur carrière et leurs enfants. Les entreprises ne les aident pas dans ce sens, et pour beaucoup la création d'entreprise représente une alternative. J'ai interviewé une vingtaine de mompreneurs, volontairement différentes, pour qu'elles racontent leur expérience, heureuse ou malheureuse. La création d'une entreprise n'est pas facile, et il faut également les mettre en garde car le succès n'est pas toujours au rendez-vous. J'ai néanmoins constaté une grande énergie et beaucoup d'enthousiasme chez toutes ces femmes. Beaucoup de courage également ! C'est un choix volontaire de leur part et aucune ne le regrette.

Et toi Valérie, tu es une Mompreneur ?

Plus personnellement, je me reconnais dans les mompreneurs. Je suis journaliste indépendante, je travaille chez moi et j'ai deux enfants de 4 et 6 ans. Je suis branchée en permanence à mon blackberry et je ne compte pas le nombre de fois où j'ai réalisé des interviews pendant les siestes. Avec toujours l'angoisse d'un réveil impromptu !

Merci Valérie pour cette interview et surtout pour ce guide des Mompreneurs, qui on l'espère permettra de faire tomber certains clichés, du style travailler à la maison avec des enfants, ce n'est pas vraiment du travail ^^

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Le Feng Shui pour favoriser le bien être à la maison

 

Le Feng Shui est un art de vivre ancestral qui consiste à aménager sa maison pour favoriser son bien-être intérieur. Née de l’observation de l’impact de l’environnement sur l’Homme, cette discipline est pratiquée par les Chinois depuis plus de 3500 ans ! Il existe des conseils simples applicables à tous au quotidien. Le ménage est déjà un début ! Rencontre avec une professionnelle, Nadège Vouyoux consultante Feng Shui et fondatrice d' Effet Feng Shui pour quelques astuces permettant d'agencer son intérieur ou son jardin, de profiter des effets bénéfiques du Feng Shui pour le choix des couleurs, la position des meubles, et ainsi créer une harmonie dans son intérieur et dans sa vie.



Nadège, est ce compliqué d’aménager sa maison de manière Feng Shui ?

« Cela dépend des maisons. Le premier conseil que je peux vous donner, c’est de faire un grand ménage de printemps ; en plus, c’est de saison ! Le fait de faire du tri dans les placards, du rangement dans la maison et du ménage va permettre de renouveler l’énergie qui circule dans votre espace de vie. Le fait de se séparer de ce que vous n’aimez plus, de ce qui n’est plus à votre goût va vous permettre de laisser place à la nouveauté. Vous en avez déjà tous fait l’expérience après une grande journée de ménage malgré la fatigue, on a un sentiment de bien-être. C’est une expérience Feng Shui. Quand je dis que cela dépend des maisons, je veux dire que cela dépend de la facilité que vous avez à vous séparer de vos objets, et cela dépend également de l’implantation de la maison et de votre décoration actuelle. Ce qui est important à retenir c’est qu’on peut quasiment remédier à tout grâce au Feng Shui. Bien souvent, j’entends : « oui, mais il faut tout cassé » ou alors, « on ne peut faire intervenir un consultant Feng Shui qu’en amont d’un projet de construction ». A cela, je réponds non et encore heureux ! Sinon peu de gens pourrait profiter des bienfaits du Feng Shui. Pour faire appel à un consultant Feng Shui, il faut avoir l’envie de changer, d’aller de l’avant. »

nadège Vouyoux fondatrice effet feng shui

Peux tu nous donner quelques exemples simples d’aménagement Feng Shui ?

Dans les secteurs Sud-est de votre maison, le fait de mettre une crassula ovata favorise votre richesse. Cette plante grasse aux feuilles rebondies symbolise les « poches bien pleines ». Avis aux amateurs !!!

crassula ovata feng shui

Pour recréer le cycle de transformation des éléments, il est conseillé de mettre un élément Bois entre l’évier de l’élément Eau et la gazinière de l’élément Feu pour éviter d’éventuelles tensions. Pour cela vous pouvez mettre une planche à découper pour votre pain maison, une plante verte ou bien un bambou dans un vase tubulaire comme sur la photo ci-contre si vous êtes dans un studio avec peu d’espace.

bambou vase cuisine feng shui

A proximité de l'évier, ou du lavabo, Nadège vous conseille de mettre un galet. Le galet, de l’élément Terre, permet de neutraliser l’effet néfaste de l’Eau en excès. Sur la photo ci-contre, le lavabo, se trouvait dans le secteur Sud-ouest de l’Amour. Ainsi la personne avait choisi d’une part de contrer l’effet néfaste de l’excès et d’activer son secteur Amour en plaçant les galets par deux. N’oubliez pas que votre décoration intérieure doit vous ressembler ce qui convient à cette personne dans sa maison, ne vous conviendra peut-être pas.

galet sur lavabo feng shui

Pour les personnes qui ont un jardin, il est important de bien l’entretenir. Après le ménage, le jardinage ! Avant d’arrivée dans votre maison, le Chi, l’énergie vitale, parcours votre jardin. Un extérieur agréable, entretenu sera plus propice à un bon Feng Shui. Avoir une allée sinueuse pour arriver jusqu’à la porte d’entrée permet de guider le Chi avec harmonie jusqu’à votre maison. Vous pourriez aussi mettre 9 pas chinois pour guider le Chi jusqu’à votre entrée. On constate encore une fois, que chacun peut mettre en pratique le Feng Shui selon ses goûts… et son jardin.

Une fois qu'on met en place ces quelques conseils, quels effets peut on escompter ?

« Les changements dû aux aménagements de la maison selon les principes Feng Shui peuvent être très variés. Cela peut-être des personnes qui retrouvent le sommeil (changement d’orientation du lit), quelqu’un qui rencontre un amoureux (aménagement en fonction du Pa Kua), une relation parent/enfant qui s’améliore, une pièce qui est de nouveau utilisée parce que vous vous y sentez mieux, etc. Pour les professionnels, une meilleure concentration, moins de stress, de meilleure relation professionnelle, une meilleure rentabilité sont les principaux effets du Feng Shui. »



Nadège tu es consultante Feng Shui, quel est ton rôle ?

« Pour moi, le consultant Feng Shui a pour mission de conseiller ses clients sur un aménagement Feng Shui certes, mais il faut aussi que ces conseils soient adaptés à la manière de vivre, le goût et le budget des personnes. C’est pourquoi l’écoute est importante lors du rendez-vous. J’attache également beaucoup d’importance à réutiliser les objets que les personnes ont déjà chez eux dans mes conseils d’aménagement contenus dans mes rapports d’expertise. Le consultant Feng Shui rentre dans l’intimité des personnes lorsqu’il franchit le seuil de leur maison, c’est pourquoi la confidentialité me paraît importante.»

Et Nadège Vouyoux, qui a une certification professionnelle de praticien Feng Shui, est aussi une Mompreneur de l'Ouest , elle nous fait un joli cadeau : pour les fidèles lecteurs du blog d’Abonéobio, Nadège vous propose une remise de 10% sur une consultation Feng Shui ou une expertise Feng Shui (hors frais de déplacement et d’hébergement) jusqu’à fin mai. Une idée cadeau originale pour la fête des mères… des pères,… la fête de la famille pour le bien-être de tous !

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