Abonéobio : Le blog du bio

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Vendredi 06 mai 2016

Interviews de professionnels

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Quand le Haut Conseil de Biotechnologie veut nous faire avaler des OGM

 

Alors que la France s’oppose à Bruxelles depuis des années sur la question des OGM, il semble que le Haut Conseil des Biotechnologies (HCB) souhaite infléchir sa position depuis l’apparition d’une nouvelle technologie d’OGM : les NPBT (New Plant Breeding Techniques) une nouvelle technique impliquant une mutagénèse plutôt que l’introduction d’un nouveau gène.

Des OGMs qui selon certaines définitions capillotractées (ndlr : tirées par les cheveux) ne sont pas des OGM... puisqu’ils sont obtenus par NPBT, et ne se soumettent pas aux législations précédentes sur les OGM. Un magnifique tour de passe-passe pour introduire petit à petit des organismes génétiquement modifiés dans notre vie et nos assiettes.

Sept associations claquent la porte!

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Objectif détox : Comment bien choisir sa cure de sève de bouleau ?

 

seve_bouleau_cure_2016.jpgEncore méconnues ou marginales il y a encore 7 ans, avant le premier article d’abonéobio (ndlr : notre test de la cure de jus de bouleau), les bouteilles de sève de bouleau ou autre préparation à base de bouleau fleurissent désormais sur les étals des magasins bio et des parapharmacies dès le début du mois de mars.
Entre le changement d’heure, les pics de pollution du mois de mars (rappelez-vous les semaines dernières) et parfois le changement de saison (peu perceptible cette année, on vous l’accorde), la cure de jus de bouleau est le petit coup de boost qu’il nous faut pour affronter la nouvelle année (ndlr : traditionnellement, la nouvelle année commençait au 1er avril, avant que le calendrier n’en décide autrement).

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Finessence ou la fine fleur des huiles essentielles bio

 

Les avez vous vues? Les petites bouteilles de la collection d’huile essentielle de la marque FINESSENCE sur abonéobio?

14.03.14-Mr.David01-thumb-250x187-3935.jpgFINESSENCE c’est l’histoire d’une passion, celle de Rodolphe Balz, fondateur de Sanoflore , mais aussi naturopathe et aromathérapeute. Pionnier de l’aromathérapie, convaincu depuis plus de 40 ans des vertus des plantes et du pouvoir de leurs parfums, il a notamment participé à l’écriture du premier cahier des charges du label Cosmébio pour la promotion de la cosmétique bio et écologique à la française!

Il poursuit sa quête du meilleur des huiles essentielles en fondant FINESSENCE avec David Lorenzi, le dirigeant, qui nous a fait le plaisir de présenter sa marque à l’occasion d’un entretien.

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BioCoupons, le meetic du bio, pour les consommateurs et les producteurs!

 

logo_biocoupons.JPGLe crédo d’abonéobio? Démontrer que consommer bio n’est pas plus cher, le prouver avec des promotions régulières sur le site, et dénicher via le blog les bons plans pour vous aider à avoir le déclic bio ! Alors quand on a appris que BioCoupons, le site spécialisé dans les coupons de réductions de produits bio, avait développé une application mobile (disponible gratuitement), on a cherché à en savoir plus!

Crée en 2012, puis racheté en 2015 par deux anciens d’EcoVer, la nouvelle équipe fait le pari de faire évoluer les services proposés par BioCoupons. Cédric Rousselet, gérant associé, a gentiment répondu à nos questions.

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Les 4 fantastiques pour un ménage d’automne au top !

 

L’intérêt du grand ménage est qu’il ne laisse rien au hasard. Toutes les pièces doivent y passer! La pollution intérieure étant en partie liée aux produits d’entretien que nous utilisons, il convient de choisir des produits écologiques, affichant une biodégradabilité optimale. Abonéobio vous recommande toujours d'utiliser des produits écologiques formulés à partir d'ingrédients issus du monde végétal, vendus dans des circuits “bio”. En effet, il faut rappeler que la plupart des produits d'entretien vendus en GMS, portant l'écolabel européen sont insuffisants au niveau environnemental.

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Une rentrée qui recoiffe

 

cheveux-bio-colores-soigner.jpgAussitôt rentré de vacances, on aimerait pouvoir constater les bienfaits de la saison estivale : une peau halée (à défaut d’être bronzée) et des cheveux légers et brillants. Las, ces derniers sont asséchés, abîmés voire trop gras ou pas assez lumineux. Voici quelques conseils pour des cheveux tout bio!

Prolonger les reflets gagnés au soleil

Après 2 ou 3 semaines à nager ou buller le long de la plage, votre chevelure est naturellement décolorée et vous donne cet air de bonne santé que dégagent les surfeurs, bronzés toute l’année et avec un tie-and-dye parfait (car véritablement naturel). Malheureusement, vos cheveux n’ont pas l’habitude de l’air marin, de l’iode et du sable. Une fois rentré, c’est fourche et compagnie! On mise alors sur des soins “restructurants” (à base de kératine végétale), ou nourrissants (huiles) pour les cheveux. Pour Rodolphe Diotel, coiffeur coloriste “bio” à Vannes et finaliste des trophées Cosmébio en juin dernier, il importe peu “que les cheveux soit totalement décolorés ou méchés, ils doivent régulièrement être soignés afin de traiter la douceur et l'éclat. Je préconise à mes clientes l'utilisation d'un bain d'huile 100% naturel mais non gras qui apportera hydratation et brillance aux cheveux décolorés et abîmés. “ On peut également faire un masque après chaque shampoing. Les ingrédients actifs à utiliser en priorité sont les huiles de coques ou de pépin comme la macadamia, l’argan, le sésame ou la noisette.

Notre Sélection Bio

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Réparer les cheveux et revitaliser le cuir chevelu

Fan de nature, vous avez opté pour le séjour “défi”: randonnée, tente sur le dos, et douche solaire pour les plus prévoyants. Bien évidemment pour ne pas polluer, le shampoing n’a pas été une priorité! Ou bien à vouloir trop bien faire (un shampoing tous les jours pour nettoyer le sel des embrunts ou le chlore de la piscine) vous avez asséché et abîmé votre chevelure. Dans tous les cas, vos cheveux reviennent plus fatigués encore que vous et il faut désormais en prendre soin!

Le mot d’ordre : la douceur! On préférera alors des bases lavantes douces (de préférence sans les tensio-actifs suivants : ALS ou SLS, voir notre article), associées à des actifs pour nourrir le cheveux ou assainir le cuir chevelu, en fonction du “préjudice” subit.

Béatrice August, chef de produit Coslys propose d'oublier un temps votre shampoing d'avant les vacances. « Pour réparer les dégâts de l'été, il faut déjà faire un rapide diagnostic : trop secs ou trop gras? Je conseille toujours d'alterner un shampooing spécifique et un shampoing doux, pour cheveux normaux à raison de 1 sur 3. La plupart des utilisateurs/trices constatent que leurs cheveux sont secs au retour de vacances. Il faut donc les réhydrater avec des formules douces et nourrissantes, souvent à base d'huile (comme le shampooing pour cheveux secs à l'huile de noyau de mirabelle de Lorraine NDAboneobio). Si le cheveu est gras, les soins seront radicalement différents : il faut en priorité assainir le cuir chevelu pour réguler la sécrétion de sébum, avec des formules purifiantes, à base d'huiles essentielles généralement. Les soins spécifiques sont également à privilégier car ils apportent un véritable plus au le rituel de soin. Si le shampoing nettoie et répare le cuir chevelu, les après-shampoings voire les masques (selon les gammes) sont indispensables pour agir en profondeur et ainsi nourrir et sublimer sa chevelure, surtout si on a les cheveux longs.»

Notre Sélection Bio

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Se faire une chevelure de rêve

Vous n’avez pas pris de vacances, où alors au fin fond de l’Auvergne où le temps a malheureusement été exécrable ? (je sais j’y étais!) Bonne nouvelle, les colorations bio et naturelles ont fait beaucoup de progrès, il existe désormais des colorations 100% végétales et issues d'ingrédients BIO, totalement exemptes d’ammoniaque. Une coloration végétale sollicite et agresse beaucoup moins le cheveux qu'une coloration traditionnelle. La tenue est également meilleure car une coloration douce abîme moins les cheveux. Ceux-ci sont plus forts, leurs écailles des en bien meilleur état et résistent davantage à la pollution et à l'oxydation naturelle.

Rodolphe Diotel, coloriste de métier, précise " je mets principalement l'accent sur les colorations alternatives qui sont pour moi l'alliance parfaite de la nature et du progrès technologique. Les colorations de la marque NATULIQUE par exemple sont naturelles et permettent aux clientes les plus sensibles et exigeantes sur le résultat de pouvoir obtenir une qualité professionnelle. Autre point important, la prise sur le cheveu blanc et la possibilité d'éclaircir les cheveux sans les brûler. Nos éclaircissants à l'argile sont dépourvus de Persulfate d'ammonium qui est l'actif principal blanchisseur et est le responsable des cheveux brûlés. Avec pas moins de 12 extraits naturels et biologiques certifiés, ces colorations sont vraiment la meilleure alternative alliant efficacité, beauté et santé.

Notre Sélection Bio

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Les produits Rodolphe&Co et Natulique (une marque danoise) sont disponibles en instituts et salons de coiffure. Renseignements sur leurs sites internet (en lien). N'hésitez pas à chercher des salons de coiffure bio, près de chez vous, on en recense plus de 150 partout en France, et pas seulement à Paris!

Distribution vrac : des idées à la pelle pour la planète

 

3JD-vrac-distribution-eco-bio_04.jpgLa fondation Nicolas Hulot vient de lancer la deuxième phase de sa campagne “my positive impact”. Il s’agit d’une réflexion optimiste pour démontrer que les solutions pour demain existent déjà et partager la liste de ces projets innovants ou intelligents!

Or, il est un projet que nous affectionnons particulièrement, nous, l’équipe d’abonéobio.com, c’est le système de distribution de liquides en vrac proposé par l’entreprise 3JDéveloppement.

Vrac :un mode de consommation lié à la crise?

La planète doit actuellement faire face à deux défis : diminuer le volume des déchets et réduire le gaspillage. En 2012, un rapport de l’ADEME ne pouvait chiffrer le volume des ventes en vrac, mais pointait déjà les fortes perspectives de ce système “d’avant” qui a l’avantage de répondre aux défis de demain : * écologique : moins d’emballage, c’est moins de déchets plastiques, des poubelles moins pleines… Mais c’est aussi une réduction significative de la consommation d’énergie et des ressources, ainsi que des émissions de gaz à effet de serre lors de la fabrication des emballages ou du transport des produits. A titre d’exemple : une bouteille d’1L réutilisée grâce à un remplissage “vrac” correspond à 150g de CO2 non émis (pour produire une nouvelle bouteille ou recycler la précédente). Selon la société 3JD, elle prévoit de distribuer environ 1 million de litres de produits, soit, en équivalent carbone, 150.000 tonnes de CO2 qui ne viendront pas s’ajouter aux gaz à effet de serre d’ici 2018-2019. * économique : les produits en vrac permettent une économie de 10 à 45% du prix par rapport au même produit emballé! Les économies réalisées grâce à la suppression des emballages, les produits peuvent être vendu moins cher. De plus, les consommateurs peuvent choisir la quantité qui leur est nécessaire. Si les conditions de distributions sont optimales, il n’y a pas de perte et peu de vol.

Depuis cette étude, l’évolution des mentalités et quelques ouvrages de famille écolos et pionnières ayant démontré qu’il était possible de vivre et sans produire de déchets ont permis de démocratiser, en le rendant “sexy”, le principe du vrac!

Le vrac pour tout, le vrac pour tous!

Actuellement, quand on parle de “vrac”, on pense aux céréales, aux biscuits, voire les fruits et légumes. Pourtant c’est aussi les bonbons, la baguette chez son boulanger ou encore le fromage à la coupe. Désormais le vrac se décline également pour les les liquides alimentaires et non-alimentaire, mais encore faut-il disposer des distributeurs adaptés. La société 3JD a souhaité anticiper et répondre à ce nouvel usage avec une gamme de contenants adaptés aux besoins des différents points de vente, du petit magasin à la grande surface.

Les conteneurs 3JD peuvent contenir les huiles, les sirops d’agave, le miel, ou des liquides non-alimentaires comme des produits d’entretien (lessives, assouplissants, nettoyants multi-usages, etc) et cosmétiques (gel douche, crèmes lavantes, shampoings…). Cette innovation unique en son genre, pensée en France et perfectionnée par de nombreuses options (anti-gouttes, lecteur code-barre, télémaintenance, etc) permet véritablement de booster les vente des enseignes l’ayant mis en place.

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Entretien avec Bénédicte Gabory, gérante de 3JD

aboneobio : Pourquoi participer à my positive impact ?

Nos produits rentrent dans le cadre de l’initiative portée par la fondation Nicolas Hulot, et en terme de communication, c’est une belle manière de faire connaître nos innovations dans le secteur du vrac.



aboneobio : Qu’apporte le vrac au Développement Durable?

3JD-vrac-distribution-eco-bio_02.JPGPour moi, le vrac est une vraie solution. Il conjugue à la fois l’écologique et l’économique, et limite la production de déchets. Évidemment, on vise le “Zéro Déchets”! Même si le “Zéro Déchets” est utopique, on veut limiter considérablement l'impact sur l’environnement avec notre système de vrac liquide. Je travaille depuis 20 ans dans la bio, et j’ai constaté que “écologique” ne rimait pas toujours avec “biologique”. Le vrac est un système très ancien, aussi utilisé par le non-bio, ce que l’on souhaite c’est faire du vrac et si possible faire aussi du bio. Nos contenants sont sans phtalates, sans Bisphénol A (BpA) ou autres composés potentiellement toxiques.



aboneobio : Pour vous quelles sont les perspectives du vrac?

C’est un secteur qui se professionnalise très vite, et qui tend à devenir un système de distribution à part entière. Pour le moment, le vrac est très développé pour l’alimentaire (céréales, fruits et légumes) car il bénéficie d’une image “historique”. Hors alimentaire, la distribution en vrac est soumise à une réglementation très rigoureuse, au point de vue hygiène et sécurité, mais encore un peu floue pour l‘alimentaire. C’est à nous, professionnels, de travailler pour proposer des solutions simples et oeuvrer pour le changement des modes de vie et des mentalités. Si 3JD s’est imposé dans le vrac, c'est d'abord parce que nous avons l’expérience et la technicité. En effet, nous pouvons proposer des solutions à la fois commercialement viables, fiables et sécurisés pour les utilisateurs. Pour le vrac liquide, il faut composer avec les contraintes sanitaire et gérer correctement les différents fluides, qui n’ont pas la même viscosité, la même consistance. Le vrac a un avenir devant lui en tant que modèle de consommation à part entière, comme les jeunes générations d’actifs veulent consommer autrement, plus responsablement.



aboneobio :Et les perspectives de 3JD dans ce contexte?

D’abord, il nous faudra recruter de nombreux profils :des techniciens, comme notre matériel est semi-automatisé, mais aussi des commerciaux, pour démarcher et répondre aux demandes des nombreux porteurs de projets qui nous sollicitent, ainsi que des personnes capables de conseiller les magasins et éduquer les consommateurs. Depuis 1 an, je remarque qu’il y a une vrai attente pour le vrac, et c’est aussi à nous d’organiser la profession pour développer un nouveau mode de distribution uniquement vrac.

http://www.mypositiveimpact.org/projets/solution/item/distribution_liquides_en_vrac-109 mypositiveimpact.png

Notre coup de coeur, parce qu’il le vaut bien!

Abonéobio.com aime le principe du vrac liquide! On vous en parle régulièrement, notamment dans le cadre de notre partenariat avec l’AMAP de Treillières que nous livrons en vrac de liquide vaisselle, lessive liquide et nettoyant multiusages sous la marque Etamine du Lys, vendus sur le site. Nous savons donc que cette innovation peut radicalement changer notre manière de faire les courses : plus économiques, plus légères et surtout plus responsables!

Madagascar : terre de biodiversité et commerce équitable

 

asterale-abo.jpgMalgré sa classification par l’ONU dans le groupe des “pays les moins avancés”, Madagascar a de nombreux atouts : la position géographique de l’île, qui s’étend sur 1 580 km, et son climat tropical favorise le maintien de la biodiversité. Conscient de cette richesse incomparable, dès 2003, le président Ravolomanana a choisi de multiplier les aires protégées afin de les préserver. Autre levier important de développement pour l’île, le commerce équitable qui assure aux populations un revenu digne et des conditions de travail décentes.

Grâce aux liens diplomatiques et culturels forts (le français est la seconde langue officielle de ce pays multi-culturel), de nombreuses entreprises françaises font le choix d’un commerce équitable et d’une production biologique. Comme Astérale, ces entreprises confortent la politique actuelle de respect de la nature et pérennisent les activités économiques sur l’île de Madagascar.

Astérale : la richesse des plantes exotiques au service de la communauté locale

Précurseur d’une éthique entrepreneuriale, la société Astérale développe une filière bio et équitable depuis 2002 avec Madagascar. Simon Lemesle nous confie « avoir choisi Madagascar suite à une expérience professionnelle dans ce pays et du fait de liens familiaux. Nous intégrons des principes d'équité dans chaque activité ce qui se traduit par des engagements sur les prix, engagement d'achat, formation ainsi que des projets sociaux».

Leur souci de préservation de l’environnement leur permet d’obtenir, dès 2005, le label Nature et Progrès, qui démontre l’engagement de la société pour le respect des salariés, des hommes et de l’environnement. En effet, les plantes de culture sont sans OGM, et sont obtenues sans aucun engrais chimique ni pesticide de synthèse.

Pour toutes les huiles exotiques, Astérale récolte principalement sur deux exploitations : la ferme de Mahatsinjo et le domaine d’Ambohitsara. Six producteurs sont associés, pour la plupart des petites structures, qui cultivent et distillent principalement voire exclusivement pour Astérale,

« Au-delà de l’environnement et de l’éthique des échanges commerciaux, nous avons souhaité donner une dimension sociale et culturelle autour du projet de la ferme de Mahatsinjo. Pour faciliter l’accès à l’éducation, la culture et favoriser l’accès au travail pour les femmes. C’est pourquoi nous avons choisi d’implanter une crèche et une bibliothèque grâce à notre association www.mimosa-asso.com. La crèche était une vraie priorité comme nous employons une majorité de femmes pour les cueillettes et la préparation des plantes avant distillation. La bibliothèque est encore en cours de mise en place : l'organisation est définie, elle sera principalement destinée aux enfants de l'école primaire et collège du village, mais l'inventaire n'est pas encore informatisé. Nous pensons démarrer en juin. »

En France, Astérale a choisi d’acheter ses lavandes à des amis producteurs bio, Claire Montesinos et Sylviane Reina, alors que la Menthe poivrée provient de Cailleau Herbio dans le Maine et Loire.

Petite astuce de printemps de Simon Lemesle :

Romarin_verb-asterale.jpgAu printemps, rien de tel qu’une petite cure pour se sentir mieux dans sa peau. Astérale livre ici quelques recettes pour tonifier, drainer ou régénérer.

Pour le foie, après les excès des fêtes : une cure d'eau florale de Romarin verbenone (8 pressions du spray dans un verre d'eau le matin avant le petit déjeuner) pendant 3 semaines suivi par une cure d'huile essentielle de curcuma frais (1 goutte dans une cuillère à café d'huile végétale alimentaire en début de repas une fois par jour).

Pour stimuler les reins, on vous conseille 2 gouttes d’HE d'helichryse faradifani dans une huile végétale, en application locale dans le bas du dos, le matin pendant 1 mois.

NatMad : un tour du monde capote, pour le meilleur!

Il y a 20 ans, Nathalie et Jean-Charles sont déjà amis et décident de financer un tour du monde avec une idée saugrenue « J’avais construit un vélo magique dont la roue tournait dans le sens inverse du guidon, raconte Jean-Charles Joseph. Simple mais très casse gueule… Nathalie et moi, on s’installait sur les places publiques et on prenait les paris. Qui arrivait à faire trois mètres gagnait un teeshirt, sinon c’était 10 francs pour nous ». Arrivés à Madagascar, 10francs n’ont pas la même valeur qu’à Paris et le tour du monde s’arrête là ! En 2005, après avoir sillonné l’île et découvert le talent des artisans Malgaches, et ils créent NatMad, une petite entreprise qui recycle des sacs de courriers « La Poste ». NatMad-aboneobio02.png

Pour NatMad, travailler à Madagascar est donc une évidence « On pourrait peut-être fabriquer moins cher en Chine, mieux, non… résume Jean-Charles. Ici, les artisans connaissent leur travail sur le bout des ongles, ils peuvent réaliser un prototype juste avec leurs mains et une paire de ciseaux. »

NatMad-aboneobio01.png10 ans plus tard, près de 500 personnes travaillent à Madagascar pour la marque, avec la responsabilité que cela implique pour la société. En marge des sacs et des accessoires pour boutiques en matériaux recyclés, la marque souhaite développer une offre de produits à base de tongs ramassées sur les plages. « Non seulement pour aider à dépolluer Madagascar des milliers de tongs qui échouent sur ses côtes chaque année, mais aussi pour donner du travail aux villages défavorisés du sud de l’île »

La réciprocité de l’échange va très loin « certains modèles NatMad sont toujours produits pour faire travailler les artisans qui n’ont pas l’électricité donc pas de machines! Le commerce équitable, ce n’est pas uniquement de payer correctement les gens. C’est de transformer des relations de travail en des aventures humaines positives. »

Pour la marque pas besoin de concepts compliqués pour expliquer le commerce équitable, il suffit de savoir si les gens qui collaborent à l’entreprise s’épanouissent ou non. Si tout le monde s’épanouit et que les produits sont beaux, c’est non seulement équitable mais très satisfaisant. Et Jean-Charles de conclure « Ici, je peux faire ce que j’aime : ne pas jeter, transformer ». Des valeurs à partager !

L’île de Madagascar apparaît donc comme une destination unique : pour les entrepreneurs d’avenirs, ceux qui agissent en faveur de l’environnement et des populations ainsi que les amoureux de la nature. Conscient que les erreurs commises sur d’autres territoires ont nui aux espèces, Madagascar propose préférentiellement une offre “écotouristique” et solidaire. De nombreuses ONG et associations travaillent à développer des offres qui comblent les voyageurs tout en préservant les ressources naturelles ainsi que les valeurs culturelles de la population locale.

CLP : Comprendre le nouvel étiquetage de nos produits ménagers

 

Dans la jungle des labels

CLP_visuel2.JPGLes consommateurs sont déjà contraints de connaître de nombreux labels et leurs logos, notamment pour les produits ménagers. Certains sont la matérialisation d’une déclaration de cotisations obligatoires pour le tri des emballages comme le logo point vert, d’autres sont des prix décernés par un nombre restreint de consommateurs qui ont eu le privilège de tester le produit : élu produit de l’année , ou saveur de l'année et d’autres sont le reflet d’une loi imposer aux fabricants comme le logo triman.. A partir du 1er juin 2015, neuf nouveaux pictogrammes prévus par la nouvelle norme d’étiquetage imposée par l’Union Européenne, le règlement (CE) n° 1272/2008, dit règlement CLP. vont apparaitre sur nos emballages.

Qu’est ce que le CLP?

clp_logo.gifLe “CLP” est un acronyme pour Classification, Labelling, Packaging; soit la “classification, l’étiquetage et l’emballage” de tous produits contenant des substances ou des mélanges chimiques, en d’autres termes se sont les précautions d’emploi qui se trouvent sur le verso des étiquettes d’emballages de produits ménagers types, lessive liquide, liquide vaisselle, etc.... Pensé pour harmoniser et faciliter la compréhension des emballages, cette nouvelle réglementation européenne va, de prime abord, compliquer la lecture de nos étiquettes. En effet, les 4 pictogrammes que nous connaissions seront remplacés par 9 autres indiquant les dangers. De nouveaux mots et de nouvelles phrases standards vont également être inscrits en toute lettre au niveau des précautions d’emploi, tel que «DANGER» ou «ATTENTION».

Comprendre les pictogrammes affiche_clp.jpg Il y a pour le moment peu d'information destiné au grand public, malgré ce site de l'INRS (Institut National de Recherche et de Sécurité), pensé comme un quizz pour mieux sensibiliser aux nouveaux pictogrammes. http://www.9pictos.com/



Ce qui va changer au 1er juin 2015

A partir de juin 2015, les fabricants devront appliquer ce nouveau règlement européen. Certains flacons de produits ménagers vont donc progressivement être remplacés par ceux portant les nouveaux pictogrammes, prévus par le CLP. Et, même les produits écologiques seront touchés par ce nouvel étiquetage.



CLP_visuel_EdL3.JPG'L’apparition des nouveaux logos peut être source de confusion pour les consommateurs qui n’auront pas, ou mal, été informés de la nouvelle réglementation sur les produits ménagers, nous précise Céline Herbaux, chef de produits chez Etamine du Lys . Leurs produits habituels vont porter des logos un peu affolants concernant le risque. Pour les produits ménagers bio, le consommateur attend de la sécurité. Nos formules, quand bien même écologiques et formulées à parti de base végétales, pour être efficaces doivent répondre aux mêmes règles universelles de la chimie : des produits acides pour les anticalcaires, et basiques pour les dégraissants. Par exemple, avec le CLP, tout produit qui n’est pas au pH des yeux (7,4) est considéré comme potentiellement irritant oculaire et se verra étiqueté d’un picto contenant un point d’exclamation encadré de rouge ”.

Si l’on devait faire des parallèles dans d’autres domaines tel que l’alimentaire ou les cosmétiques, où la réglementation n’est pas la même, le Coca-Cola, avec son pH de 2,5 (très acide), serait un puissant corrosif oculaire. Les gels douches, ou même le vinaigre, seraient classés irritants oculaires. En effet, le pH “neutre” d’un gel douche est uniquement neutre pour la peau, puisqu’elle est elle-même acide.

Pour Céline Herbaux “il faut que les consommateurs comprennent que dans la majorité des cas, les formules de leurs produits préférés n’ont pas changées, seuls l’étiquetage est différent . Par ailleurs, la réglementation CPL ne s’intéresse aux produits que sous leur forme pure, or, la plupart des produits pour la maison s’utilisent de manière diluée : que ce soit la lessive ou le liquide vaisselle dans l’eau de lavage, les nettoyants pour les sols, etc. En respectant le mode d’emploi et les précautions d’usage, les produits nouvellement étiquetés ne présentent aucun danger.”

Comprenant que tous les rayons ne pourront être remplacés en un mois, un délai de deux ans (jusqu’au 1er juin 2017) est laissé aux producteurs et aux distributeurs pour écouler leur stock de produits avec l’ancien étiquetage. Il sera possible de voir vos flacons habituels côtoyer les nouveaux, avec des indications de danger alors qu’il s’agit du même produit “à l’intérieur”.

A l'heure où cet article est publié, aucune des enseignes de distributions bio contactées n'a pu, ou souhaité, répondre à nos questions. En effet, nous souhaitions comprendre ce qui serait mis en place dans les magasins bio, en termes d'information ou de sensibilisation, pour accompagner les consommateurs autour du changement impliqué par la nouvelle réglementation.



Cela étant, il n’y a peu d’inquiétude à avoir concernant les produits écologiques certifiés par Ecocert ainsi que les produits qui sont utilisés de manière habituelle, puisque seul l’étiquetage doit changer :ni la formule ou les conditions d’utilisation. Les produits Etamine du Lys vendus sur abonéobio.com sont fabriqués depuis 20 ans à partir de bases lavantes végétales, des matières renouvelables dont la biodégradabilité est avérée et supérieure aux bases utilisées par les marques conventionnelles qui emploie la la pétrochimie. Cependant, n’oublions pas que mêmes les végétaux dans leurs état naturel, comme les pollens, le citron ou les fruits à coque peuvent être irritants ou allergisants… mais en ce qui concerne les allergies, nous en reparlerons dans un prochain article!

10 raisons de consommer bio sans dépenser plus.

 

C’est la marotte des réfractaires au bio : selon eux, consommer bio est plus cher. Les fruits et légumes sont plus chers, les œufs et les laitages aussi, et la viande n’en parlons pas !! Pourtant, le bio séduit. L’avènement du e-commerce, qui favorise la mise en relation et la mutualisation, permet le développement de nouveaux réflexes de consommation : AMAP, Ruche qui dit oui, vente en ligne en produits bio … tout est désormais disponible et accessible.

Au delà de l’aspect militant c’est aussi l’approche “santé” ou “anti-gaspillage” qui draine les consommateurs vers l’achat écologique. Karine Viel de Monoprix, questionnée lors d’une conférence organisée par le site Mescoursespourlaplanète.com le 4 février dernier, remarque que “'la consommation responsable n’est plus une niche pour 10 à 15 % de la population concernée par les questions d’environnement”. Pour abonéobio, c’est bien évidemment une bonne nouvelle et une tendance que l’on souhaite encourager! Voici 10 points pour démontrer que l’on ne paye pas plus cher en préférant le bio au conventionnel.



Consommer bio c’est aussi consommer différemment.



➢ 1- Une Philosophie

fruit_nut_muesli-bio.jpgLe bio est aussi un état d’esprit : on choisit moins de produits transformés qui sont beaucoup plus chers que les ingrédients achetés individuellement. Cela peut être de la cuisine au sens littéral avec des soupes maison plutôt que des briquettes ou bien réapprendre à se concocter ses propres céréales du matin en profitant des vracs proposés dans les magasins bio. Point de fond de paquet jeté car les céréales sont devenues molles, et pas de suremballage. D’une part, ce sont des céréales de meilleure qualité (non raffinées, sans sucre ou graisse, donc un indice glycémique bas; cf point 2), et c’est un mélange personnel qui correspond autant à vos besoins en termes de quantité que de goût.



➢ 2- La Qualité

Une étude récente démontre que le bio propose des aliments plus nutritifs, qui promettent une sensation de satiété plus rapide, et plus de goût. Sans oublier moins de pesticides et autres cocktails de produits chimiques dont les répercussions sur la santé sont régulièrement dénoncées.

➢ 3- Un équilibre nutritionnel

Les papesses de la cuisine bio, comme Valérie Cupillard , flirtent déjà du côté vegan : on redécouvre les protéines végétales cachées dans les fruits secs et les lentilles (idéal en hiver), sans abuser du tofu (qui contient une quantité importante d’œstrogènes) et on choisit de la viande de qualité si on ne peut pas s’en passer. Faut-il rappeler que la consommation de viande a explosé après la seconde guerre mondiale, grâce à l’agriculture intensive importée des États-Unis ? Jusqu’alors, la viande était consommée de manière raisonnable, quelque fois par semaine seulement, en alternance avec du poisson, le vendredi.



➢ 4- C'est éthique et équitable

On consomme des aliments “de saison”, locaux, avec des circuits courts en terme d’approvisionnement. Les AMAP proposent des produits bio, qui coûtent un prix plus juste pour rémunérer les producteurs, alors que les fruits et légumes “conventionnels” coûtent pour moitié le prix du transport et du stockage en chambres froides.



➢ 5- Moins de gaspillage



Vous avez remarqué ces pommes et ces poires conventionnelles ? Achetées à peine mûres, elle deviennent blettes avant d’avoir mûries. On les jette, ou au mieux, elles finissent dans le compost.



➢ 6- Plus d'économie

Yves_Rocher_Publicite.pngNous avons parlé plus haut (point 1 et 5) de l’avantage économique d’une consommation responsable en choisissant moins de produits transformés et plus de “vrac”. Cependant, les cosmétiques bio sont également souvent moins chères que les marques de cosmétiques conventionnelles, qui ne sont ni bio, ni éthiques. Il y a quelques années, Yves Rocher (marque qui se veut naturelle mais pas encore 100% bio) avait axé une campagne de pub pour une prise de conscience : le luxe ne vend pas forcément des produits qui sont meilleurs, mais dont il faut rentabiliser les coûteuses campagne de marketing. Pour les testeuses de Que Choisir, le verdict tombe comme un couperet : les meilleures crèmes anti-ride sont de la marque Lidl et Yves Rocher!



➢ 7- Plus écologiques

etamine-du-lys_savon-marseille-1l.jpgLes produits d’entretiens écologiques proposent des produits très souvent naturels qui sont multi-usages. Fabriqués à partir de bases lavantes végétales, ils sont beaucoup plus respectueux de l’environnement. Concernant les lessives, en s’imposant un petit calcul lors de nos achats, on constate rapidement que le prix au lavage est souvent bien plus cher pour les grandes marques conventionnelles que pour des marques écologiques comme Etamine du lys : - 0.29€ par lessive liquide pour Etamine du lys 3L soit 60 lavages (prix relevé sur abonéobio.com) - 0.31€ par lessive liquide Ariel 2.7L soit 40 lavages seulement (prix relevé chez Auchan drive St Quentin (02) le 05/02/2015.)

➢ 8 - Moins de déchets

tendance-demma_carres-coton-bio.jpgLes lingettes démaquillantes ou les carrés pour bébé en coton bio permettent à la fois de faire une économie de 230 à 300€ par an et représentent l’équivalent de 6000 carrés de coton. De la même manière, les microfibres Capt’hygiène lavables jusqu’à 300 fois et recyclables permettent une économie substantielle, tout en réduisant le volume de nos déchets d’une manière non négligeable.



➢ 9- Plus Durables

On achète des vêtements de meilleure qualité qui durent plus longtemps: jeans en toile Denim brute, coton non blanchi par des procédés chimiques abrasifs et potentiellement toxiques pour la peau. Les vêtements écologiques sont un choix idéal pour les basiques que l’on aime et que l’on aimera porter longtemps. Les marques pionnières comme IDEO, Machja, NU (pour les jeans) n'existent plus (quoique toujours dans mon placard depuis bientôt 10 ans) mais Ekyog ou Ethos proposent de nouvelles collection chaque année, et de nouveaux acteurs se lancent avec des produits éthiques, bio et souvent made in France, comme 1083, une marque qui assure que vos achats sont fabriqués moins de 1083km de chez vous!

➢ 10-Plus pratique

Le système d’abonnement d’Abonéobio permet une économie jusqu’à 30% sur le total de votre commande. Ainsi, en prévoyant votre consommation et vos achats en produits d’hygiène de la maison et corporelle sur 1 an, vous planifiez votre budget annuel et vous évitez les déchets en prenant de plus gros conditionnements. En terme d’économie, c’est moins de transport et plus de remises en fonction du montant global de l’abonnement !

Questions à Samuel Gabory, président de Nature & Stratégie



Abonéobio : Les chiffres de l’INSEE, parus en janvier 2015 annoncent que la guerre des prix dans les enseignes de la grande et moyenne distribution, est désormais à leur détriment. Est-ce que cette stratégie de vente « au prix le plus bas » qui devait capter la clientèle n’est pas en train de se retourner contre la grande distribution ?

Samuel Gabory La grande distribution n’a jamais fait de commerce en tant que tel , c’est-à-dire mener une action commerciale dans le bon sens du terme. Présenter un produit , le conseiller à un client, présenter les avantages et les limites du produits… Chaque client étant différent il faut adapter l’offre au client. Pour moi le commerce c’est créer de la plus-values et de la satisfaction client. Aujourd’hui, la crise se traduit par un manque de confiance du consommateur. A baisser la qualité, et communiquer uniquement sur le prix, la GMS a décrédibilisé son statut de distributeur.



Abonéobio : Avec la crise, les modes de consommation changent. L’économie collaborative fait changer “durablement” le paysage économique mondial, et français. En 2014, la conso’collab’ a contribué à près de 20milliards d’€uros dans l’économie globale, donc 3 milliards uniquement entre particuliers. Est-ce que les grandes entreprises doivent s’adapter et diversifier leurs offres pour ne pas louper le virage “collaboratif et digital”?

Samuel Gabory Effectivement, il y a de gros changements dans les modes de distribution, mais je ne pense pas que ce sont les grandes enseignes, les gros mammouths qui profiterons de ces évolutions.



Abonéobio Nature et Stratégie a toujours choisi de ne pas vendre ses marques via ses enseignes de grande distribution, par éthique ? ou refus d’un modèle économique?

Samuel GaboryRefuser un système de distribution n’a rien à voir avec de l’éthique. A mon sens, c’est un discours démagogique lancé par quelques marques alternatives. Nature et Stratégie fabrique et distribue des produits pour des utilisateurs / consomm’acteurs, avec la volonté de minimiser l’impact environnemental de son activité, de créer de la valeur et de l’emploi en proposant de réels salaires. La grande distribution n’a jamais été dans cette politique, pour 3 raisons: 1 - le consommateur n’est pas respecté dans son droit d’information et de conseil 2 – l’environnement n’est pas une priorité 3 – la politique salariale et l’emploi est réduit à sa plus simple expression.

Abonéobio: Récemment, de grandes enseignes sont régulièrement épinglées par des associations écologistes ou de défense du consommateur pour leurs produits non conformes (toxicités, non-respect de l’environnement comme l’association Bloom dénonce les pratiques de chalutage profond pour les marques Intermarché / hormone dans les viandes Super U). Est-ce que ces rappels sont efficaces pour faire prendre conscience du mépris affiché pour le consommateur et le vivant ?

Samuel Gabory Non. La puissance économique qui a été laissée à la grande distribution par nos politiques depuis plus de 40 ans , fait qu’en terme de communication le combat est perdu. Le budget de communication des distributeurs et des multi-nationales associées font que la réglementation générale a perdu son combat.

Abonéobio: A votre avis, donc, le bio est-il vraiment encore plus cher que le conventionnel ?

Samuel Gabory Oui : si il est peu qualitatif, produit loin des lieux de consommation, vendu avec aucun conseil. Non : Si il est concentré , formulé pour être efficace, vendu par vendeur formé au conseil.

__Abonéobio : A Paris, le projet de magasin associatif, La Louve, selon un concept nord-américain, peine encore à trouver des fonds pour lancer la plus grande surface de vente directe du producteur au consommateur. Pourquoi de tel frein, quand on voit que le crowdfunding (financement par la foule) fait partie des nouveaux moyens – à succès – pour lever des fonds ?__

Samuel Gabory Je suis partisan de tester de nombreuses solutions car je pense que c’est en bougeant qu’on avance, même si parfois il y a de fausse bonnes idées. Deuxièmement, je pense que c’est par la biodiversité commerciale qu’on satisfera le consommateur de demain.



Abonéobio Après une forte médiatisation d’un mode de vie bio et écolo, dans la première partie des années 2000, quels sont les prochains leviers pour capter les prochains consomm’acteurs?

Samuel Gabory Premièrement, le consommateur attend de la transparence dans les filières d’approvisionnement : où a poussé mon produit bio, dans quel champs, qui la transformé , qui le vend…? Deuxièmement, l’implication du consommateur se fera d’abord dans la filière et moins dans le produit. C’est-à-dire que le futur consommateur voudra être actionnaire financiers du producteur, s’impliquer physiquement dans la distribution, abonné à un système commerciale etc…

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