Abonéobio : Le blog du bio

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Vendredi 19 décembre 2014

Francis Hallé, un botaniste engagé pour protéger la forêt

 

Le 27 novembre dernier, au théâtre foirail de Chemillé, capitale française des plantes médicinales, une projection du film Il était une forêt, sorti en 2013 et réalisé par Luc Jacquet (connu pour ses films documentaires tel que : La marche de l’Empereur et Le renard et l’enfant) était organisée. C’est à cette occasion que nous avons pu interviewer Francis Hallé, Botaniste et biologiste, initiateur du film.

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C.H. : Comment êtes-vous devenu botaniste ?

F.H. : Lorsque l’on est enfant, on a un intérêt spontané pour la nature, les animaux. En ce qui me concerne, petit à petit, les plantes ont pris le dessus. Elles m’ont toujours fasciné : silencieuses, immobiles, inattendues et pourtant si prodigieusement vivantes ! C’est comme cela que je me suis spécialisé dans l’étude des arbres et des forêts tropicales humides.

C.H. : Comment vous est venue l’idée de faire un film ?

F.H : Lorsque je démarre mon activité dans les années 60, les forêts primaires équatoriales paraissent inépuisables et invincibles. Aujourd’hui, les forêts primaires (forêts âgées de plus de 7 siècles) ont toutes disparu de la surface de la terre ! Je souhaitais garder des images pour nos enfants, tant qu’il en est encore temps.

C.H. : Comment s’est déroulé le tournage ?

F.H. : Le tournage a durée 4 ½ mois. Il nous fallait trouver des forêts équatoriales et qui plus est accessibles par l’équipe de tournage. Ce ne fut pas chose facile et nous nous sommes rendus au Gabon et au Pérou. Il n’était pas rare d’entendre le bruit des tronçonneuses juste à nos côtés alors que nous étions en plein tournage. La situation est très alarmante.

C.H. : Comment empêcher les problématiques observées dans le film ?

F.H. : Les forêts sont abattues pour le négoce des bois exotiques. Il est essentiel de connaître l’origine des bois avant d’acheter un parquet, des meubles, etc. Malheureusement des labels tel que le FSC ne protègent que les forêts nord-américaines et nord européennes, qui ne sont pas les plus menacées. Par contre, certains pays, comme le Costa Rica, ont mis en place des plantations commerciales ayant pour vocation de répondre à la demande de teck tout en contribuant au développement forestier durable.

http://www.fao.org/docrep/x4565f/x4565f06.htm

CH. : Pouvons-nous aussi agir en France ?

FH. : La forêt a souvent été représentée comme l’enfer, le danger, la peur. Or elle n’est pas si hostile ! Elle représente même un véritable intérêt collectif ! La surface supérieure de la forêt, appelée aussi Canopée, est un capteur solaire hors pair dont dépend le bon fonctionnement de la forêt. Les feuilles en surfaces sont ainsi 4 fois plus riches en molécules biochimiques que dans les sous-bois. C’est une richesse pour le monde pharmaceutique, biologique et donc pour la médecine.

http://fr.mongabay.com/rainforests/1007.htm

Dans le domaine agricole, il faut comprendre que notre mode de culture est un héritage de la civilisation romaine qui a toujours dissocié agriculture et forêt. Il nous faut donc changer notre façon d’aborder la forêt, et pour cela une association a été créé : AFAF afin de promouvoir l’agroforesterie dont la journée nationale vient de se déroulée le 1er décembre dernier. Mal connue, l’agroforesterie présente de nombreux avantages.

  • Economiques : elle renforce la compétitivité du secteur agricole et améliore la rentabilité des exploitations.
  • Ecologiques : les systèmes agroforestiers permettent de protéger la biodiversité, de contribuer à la lutte contre le changement climatique, d’assurer une gestion plus durable des ressources en eau ou encore d’empêcher l’érosion des sols.

http://www.agroforesterie.fr/actualites-agroforesterie.php

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Il est tout à fait possible de vivre en harmonie avec les arbres. Avec le livre : Du bon usage des arbres, plaidoyers à l’intention des élus et des énarques, vous apprendrez à vivre au quotidien aux cotés des arbres !

http://www.actes-sud.fr/catalogue/parcs-et-jardins/du-bon-usage-des-arbres

Preserver la mer ce n est pas qu en ete

 

Stand_Inf__eau_mer__Mediterranee_2000_.jpg Préserver la mer, ce n'est pas qu'en été!

La mer bleue turquoise, l’air rempli d’embruns, les plages de sable fin…en été nous sommes sous le charme de notre beau littoral et nous nous découvrons des comportements respectueux de notre environnement qui sont à la porté de tous : aller à la plage en vélo ou à pied, récupérer ses déchets en attendant de trouver une poubelle, lait solaire plutôt qu’huile pour limiter la dispersion d’un produit gras en surface (ces produits freinent toute photosynthèse sous l’eau). Aujourd’hui, on attend plus qu’une chose : l’été prochain pour recommencer !

Malheureusement une marée noire, vient ternir le tableau : la conscience écologique s’étiole et les français se disent de moins en moins préoccupés par les enjeux et les risques environnementaux*. Le recul le plus marqué concerne le réchauffement climatique, auxquels seuls 42% des Français se disaient exposés en 2013, contre 72% en 2007. Pour la pollution atmosphérique, ce sentiment n’est désormais ressenti que par 56% d’entre eux, contre 62% en 2007. Pourtant, à voir le record de température enregistré pour l’année 2014, sur l’ensemble du globe terrestre, il est nécessaire de communiquer et d’inciter tout un chacun aux éco-gestes et la prévention.

*enquête menée auprès de 4.727 adultes par le service de l’observation et des statistiques du CGDD: le sentiment d’exposition à un risque environnemental est en forte baisse depuis le dernier sondage similaire, mené en 2003.

Les Eco acteurs du littoral méditerranéen

Les plages du littoral de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur comptent 800 km de côtes et celles de la Corse, 1 000 km. Des espaces naturels fortement impactés par l’afflux de touristes pendant la saison estivale. Selon le Réseau Mer, ces régions accueillent jusqu’à 8 fois leur population habituelle… Une pression énorme pour des environnements fragiles.

Chaque été depuis 12 ans, les structures d’éducation à l’environnement et au développement durable du Réseau Mer vont à la rencontre des baigneurs et des plaisanciers méditerranéens pour les sensibiliser aux écogestes simples et respectueux du milieu marin.

Cet été, 117 journées ont été organisées sur 35 communes et 69 plages. Cela a permis de sensibiliser environ 7 000 personnes sur les 800 km du littoral de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur et des côtes de la Corse du Nord. En mer, plus de 70 journées ont été organisées avec près de 1 700 plaisanciers accostés et sensibilisés.

Stand_Inf__eau_mer__CC_des_Golfes_de_St_Tropez-Observatoire_marin_.JPGLes actions mises en œuvre par Écogestes Méditerranée et Inf’eau Mer chaque été, se dérouleront désormais tout au long de l’année avec des stands et des interventions auprès des habitants, des touristes et des plaisanciers. L’idée est d’élargir l’effort de sensibilisation, hors saison, vers de nouveaux territoires. La démarche s’ouvrira à d’autres partenaires notamment auprès des professionnels de la plaisance et du tourisme pour toucher ainsi un autre type de public. Afin de multiplier les actions de sensibilisation et d’information auprès de la population, Écogestes Méditerranée et Inf’eau mer lancent un appel à partenariat visant à intégrer de nouveaux partenaires à la campagne. Tout type de partenariat alimentera la démarche, qu’il s’agisse d’une structure privée ou publique, locale ou régionale, ou qu’il s’agisse d’un partenariat technique ou financier. Si vous ou votre structure est intéressée vous pouvez d'ores et déjà contacter Florent Beau (artenariat Préservation des milieux marins) ou Amandine Franc (partenariat Préservation des plages).

D’autres initiatives privées ont été mise en place par les ports de St Tropez (Communauté de communes du Golf de St Tropez, le parc national de port Cros et la station Nautique de Cavalaire). L’idée était de proposer des kits « Plaisance Responsable » en partenariat avec les marques de produits ménagers écologique Etamine du lys et les cosmétiques bio Coslys. Durant tout l’été, ces kits ont été distribués gratuitement par le personnel du Port de Cavalaire à tous les plaisanciers Cavalairois ainsi qu’à ceux en escale. Ce kit permet d’initier le discours de sensibilisation sur la préservation de la méditerranée et l’encouragement à l’utilisation de produits écologiques.

Une pêche durable que l’on soit au bord de la mer…ou pas

Le poisson c’est bon mais c’est encore meilleur quand on est sensibilisé aux enjeux environnementaux. Pour mieux comprendre, visionnez cette vidéo réalisée par le WWF qui démontre que pêche durable et commerce peuvent tout à fait cohabiter ensemble.

Car la saisonnalité ne concerne pas que les fruits et légumes, les poissons aussi ! _MG_3962.jpg les périodes de reproduction ne sont pas les même d’une espèce à l’autre. En tenir compte, permet aussi de participer activement à la protection des fonds marins et le maintient de la biodiversité. Les magasins Biocoop ont mis en place un petit guide bien pratique relayant les périodes pendant lesquels les poissons sont les plus abondants. On y apprend que pour ces prochains mois nous allons pouvoir nous cuisiner : Calmar, Congre, Églefin et Rouget barbet sans nuire à leur cycle de vie. Par contre, on attendra un peu pour le thon, la sole, la dorage sauvage et le merlu.

PrintIl existe aussi le programme de certification et d'écolabellisation MSC (Marine Stewardship Council) qui reconnaît et valorise la pêche durable. Après de nombreuses critiques concernant le laxisme de la certification, le Marine Stewarship Council semble prêt à revoir les standards de se certification dès 2015. Ce label rassemble pêcheries, entreprises de transformation, scientifiques et organisations environnementales afin de transformer le marché et encourager les consommateurs à faire des choix durables en produits de la mer. Recettes, lieux d’achat de produit certifiés, sensibilisation des enfants par le biais de supports éducatifs…un site bien riche d’informations.

Peut-être que votre poissonnier connait le label “pêcheur responsable”? Ce label a été mis en place par Franceagrimer. Il permet aux professionnels de la pêche d’être reconnu pour leur comportement responsable. Ou bien fait-il déjà parti du réseau “Pavillon France”, le réseau de tous les acteurs de la filière pêche française -pêcheurs, mareyeurs, artisans poissonniers, enseignes de la grande distribution. Regroupés au sein d’une association, France Filière Pêche, créée en 2010, celle-ci s'attache à promouvoir la consommation de produits issus de la pêche française et à l’accompagner dans sa volonté de progrès vers une pêche encore plus durable et responsable.

Alors en attendant le farniente des vacances en bord de mer, soyons actif pour la respecter !

Septembre, le mois des événements pour faire bouger la planète!

 

Il faut croire que septembre est le mois idéal pour lancer un bon nombre de manifestations à tendance environnementaliste! Alors que la Semaine de la Mobilité Durable est un événement européen qui se pérennise d’année en année, que les week-end “Nettoyons la nature” rassemblent toujours plus de particuliers et de scolaires, de nombreuses initiatives voient le jour à la faveur de ce début d’automne. Bougez_OK CS4_2011-1 Idéalement requinqués ou gonflés à bloc après des vacances loin du stress, aurions-nous plus de motivations pour mener à bien quelques bonnes actions pour la planète, ou l’envie d’assainir dès la rentrée nos modes de vie? Il est indéniable que ce mois de septembre est riche de propositions pour qui veut s’informer, bouger durablement, manger localement et agir responsablement!

Les pionniers de la consommation collaborative : le vide-grenier!

affiche_braderie_2014.jpgAvec le ménage de printemps, celui de septembre est un incontournable. Il n’est pas étonnant que le mois de septembre concentre un nombre impressionnant de vide-grenier et diverses brocantes. Alors que les marchés aux puces remontent au Moyen-âge, les vide-grenier ont vus leur apparition dans les années 70-80, soit au début de l’âge d’or de la société de consommation, pour devenir à ce jour une institution pour qui cherchent des occasions intéressantes, du lien social, ou juste une idée de sortie amusante pour les grands et les petits. Ces vide-grenier, foire à tout, brocante, bourse aux jouets ou peu importe le nom qu’il leur est donné sont en soi les pionniers de la consommation collaborative, dont le modèle économique est en ce moment sur toutes les lèvres. La plus célèbre des braderies, de Lille, a eu lieu les 6 et 7 septembre, mais des animations sont encore au rendez-vous. Si vous n’avez pas l’envie ou les moyens d’y faire un tour, le site http://vide-greniers.org/ (qui vient de se relooker) recense de manière exhaustive toutes les brocantes de France. Et si vous souhaitez faire une bonne action vous pouvez retrouver les agendas des grandes ventes des antennes locales de l’association Emmaüs, pour acheter pas cher et solidaire, ou pour faire un don.

http://www.braderie-de-lille.fr/ http://vide-greniers.org/braderies/histoire%20des%20vide-greniers.html http://www.emmaus-idf.org/grandes-ventes-et-evenements

La Semaine Européenne de la Mobilité : du 16 au 22 septembre

Si le temps le permet, pourquoi ne pas profiter d’un été indien pour découvrir le vélo, ou le covoiturage? En France, a semaine de la Mobilité est sous le patronage du Ministère de l’Environnement et du Développement Durable, mais elle a une double vocation de sensibilisation pour la santé publique et pour l’environnement. En effet, les effets de la pollution dû à l’utilisation de la voiture sont connues, mais il ne faut pas oublier que pratiquer une activité physique, telle que la marche, le vélo, la trottinette, bref la mobilité dite “douce”, a des répercussions positives sur la santé. En 2013, plus d’une centaine de collectivités avaient organisé des événements ou des animations spécifiques, plaçant ainsi la France au 5ème rang européen ! Voici un aperçu du programme pour cette année 2014 :

• Mardi 16 septembre : Journée des vélo-écoles;

• Jeudi 18 septembre : Journée du covoiturage;

• Samedi 20 septembre : Journée du transport public.

• Samedi 20 - dimanche 21 septembre : Journées Nationales des Voies Vertes Journee_Patrimoine-Fumel.jpg

www.bougezautrement.gouv.fr

Bio et Local, c’est idéal! Du 20 au 28 septembre

Les associations du réseau FNAB (Fédération Nationale de l’Agriculture Biologique) vous invitent dans le cadre de la campagne “Manger bio et local c’est idéal” à rencontrer des producteurs bio près de chez vous. En 2014, le réseau recense déjà une centaine d’événements dans toute la France, afin de permettre à chacun de découvrir les produits issus de l’agriculture biologique et développer les circuits de proximité. Pour la première fois cette année, certains événements seront assurés en partenariat avec la Fête de la Gastronomie qui se déroule, elle, du 26 au 28 septembre. affiche_belblog1.jpg La campagne “manger bio et local c’est idéal” rappelle que ces circuits courts, ou de proximité, créent plus d’emplois, protègent l’environnement et le succès des manifestations permet de changer de manière profonde et durable notre manière d’appréhender l’agriculture et l’alimentation. Et pourquoi ne pas vous rentrer dans une AMAP? Les AMAP n’attendent pas une campagne nationale pour promouvoir, quotidiennement et à l’année, le travail des agriculteurs bio de leurs régions. Vous pourrez découvrir la diversité des produits proposés, puisque ceux-ci dépassent de plus en plus les limites de l’alimentaire. Comme à l’AMAP de Treillières (44), où Abonéobio passe régulièrement y distribuer du vrac de produits d’entretien. Avis aux intéressés!

http://bioetlocalcestlideal.org http://www.fete-gastronomie.fr http://www.facebook.com/fete.gastronomie http://www.amapdetreillieres.fr

Les Journées Européennes du Patrimoine les 21 et 22 septembre

Journee_Patrimoine-Chatenay-Malabry.jpg La 31ème édition des journées Européennes du Patrimoine ouvre le champ du “patrimoine” à la nature pour la première année en 2014! L’observatoire de Lyon ouvrira notamment ses portes pour une visite guidée autour de la biodiversité du parc de l'observatoire. Dans toute la France, de nombreuses associations animeront des visites guidées, des conférences ou des ateliers pour découvrir les richesses naturelles de nos régions, ou ouvrir les lieux fermés aux publics, comme des jardins inscrits au titre de monuments historiques. Il est intéressant de constater que le patrimoine n’est plus simplement une affaire de culture ou d’architecture. En effet, la nature comme certains monuments historiques est “classée” ou “protégée”, il semble alors légitime de pouvoir lui consacrer une place à l’occasion de ces journées Européennes.

www.journeesdupatrimoine.culture.fr

http://www.facebook.com/journeeseuropeennesdupatrimoine

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Qu’avez vous prévu de faire lors de ce mois de septembre chargé :participer près de chez vous, partir enfin en vacances, profitez d’un peu de calme pour buller ou au contraire faire le ménage avant le retour des mauvais jours?

L’été, période idéale pour se sensibiliser à la pollution marine

 

« Vacances, j’oublie tout » disait la chanson, et pourtant, s’il y a une chose qui se rappelle à nous chaque année c’est la nécessité de protéger nos lieux de villégiatures. Ils sont d’autant plus fragiles que la population des vacanciers vient perturber leur équilibre. Alors, non ! on n’oublie pas de jeter, trier, faire attention aux produits que l’on utilise quotidiennement, et grâce aux diverses manifestations et ateliers mis en place cet été encore on apprend ou l’on s’informe !

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« Sois poli avec ta mer ! »

Le littoral français cumule 5500km de côtes. Informer, éduquer, sensibiliser sont indispensables pour protéger notre littoral. Le nombre de plaisanciers atteint aujourd’hui 4 millions et les immatriculations de bateaux de plaisance augmentent d’environ 25 000 unités par an. Sur le littoral, près de 500 installations portuaires sont destinées à l’accueil des navires de plaisance et en eaux intérieures, on dénombre 8 500 km de voies d’eau et d’innombrables lacs ou plans d’eau ouverts à la navigation de plaisance.

Petit tour d’horizon des actions concrètes auxquelles vous pouvez participer cet été.

  • La cote du nord de la France

A Dunkerque Grand Littoral, ville classée Natura 2000 et zone protégée pour certaines espèces, deux opérations sont actuellement en cours. L’une menée par la sécurité maritime informe les plaisanciers. Lors de contrôle et de rencontre, elle rappelle les règles de sécurité en mer, mais sensibilise également à la pollution maritime en distribuant des brochures et en rappelant quelques écogestes simples : ne pas polluer mais aussi à agir pour limiter l’impact écologique, en ramassant les déchets qui flottent dans l’eau. L’autre, grâce au concours des bibliothèques du réseau Bib’Estiv, présente sur certains sites des expositions, des découvertes nature ou encore une sensibilisation à l’écologie. Le programme complet, les lieux et les horaires sur le site Bib’estiv.

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  • La côte atlantique

À l’occasion, des Jeudis du Port, une manifestation éclectique organisée par la mairie de Brest, l’association Surfrider Foundation Europe tient un stand qui permet, via des « happening » (manifestations éclairs) et des jeux, de sensibiliser les vacanciers sur le thème des déchets marins. L’association organise notamment les « pêches du jour » où, comme sur un étal de poissonnier, sont exposés les détritus ramassés quotidiennement ainsi que des ateliers de traçage des déchets pour expliquer que tous les comportements irresponsables ont un effet sur la pollution marine. C’est en effet le message de la campagne « jeter par terre, c’est jeter en mer ». http://www.surfrider.eu/

A propos des Jeudis du Port Les Jeudis du Port, manifestation gratuite de musiques et d’arts de rue organisée par la ville de Brest sur le port de commerce, vous invitent, pour leur 26e édition, à savourer quatre grandes soirées conviviales de spectacles et découvertes artistiques pour petits et grands les 24, 31 juillet, 7 et 14 août. Plus d’infos http://www.brest.fr/culture/les-jeudis-du-port.html IMG_0891.JPG

  • La cote méditerranée

Réseau Mer en Méditerranée Destination touristique incontournable, le littoral de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur accueille chaque année jusqu’à 8 fois sa population habituelle ! Depuis 12 ans, le réseau Mer organise la campagne Inf’eau’mer, des ateliers afin de s’interroger et de susciter l’envie de préserver des lieux de loisirs uniques par leur beauté et leur biodiversité. Pour profiter de l’été tout en étant responsable, une vingtaine de structures d’éducation au développement durable sont mises en place sur et proposent d’adopter des écogestes simples et respectueux du milieu marin par : • des stands ludiques et éducatifs lors d’événements locaux et sur les plages pour informer un large public, • des rencontres de plaisanciers, sur l’eau, afin de les sensibiliser sur l’impact des pratiques, à quai ou en mer, sur le milieu marin.

Plus d’infos : www.reseaumer.org

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Qu’ils sont bio nos ports !

Des ports de plaisances aussi se mobilisent et mettent des moyens pour sensibiliser les plaisanciers. Les ports de Cavalaire, de Saint Tropez et de Port-Cros se sont associés à étamine du lys et coslys pour offrir aux plaisanciers qui stationnent cet été un kit d’entretien écologique : liquide vaisselle, lessive gel douche. L’idée de les aider à enclencher les changements de comportements.

Pour les accros des réseaux sociaux : 2 minutes pour nettoyer les plages On n’attend pas une association locale pour faire un geste pour sa plage, comme le suggère l’association irlandaise Clean Coasts de Martin Dorey. Puisqu’il est parfois difficile de fédérer et d’organiser un nettoyage, Clean Coast a partagé l’idée d’un nettoyage « collectif « en relayant chaque action entreprise sur les réseaux sociaux, grâce à l’emploi de hashtags et des mots clés #cleancoasts et #2minutebeachclean. En France, l’association Pavillon Bleu précise qu’elle serait intéressée pour lancer ce type d’opération avec des collectivités, mais rien n’a encore abouti.

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A la rentrée et dans toute la France, on continue !

Et si vous n’êtes ni à Brest, ni en PACA pour profiter de stands informatifs, voici les rendez-vous de septembre : - le Beach Day organisé par Surfrider Foundation Europe dont la 2ème édition se déroulera sur l’ile de Batz ou à la Teste de Buch, le 20 septembre prochain.Le Beach Day est un évènement éco-pensé qui souhaite faire prendre conscience, à travers des initiations sportives et des activités de sensibilisation, que sport et environnement sont intimement liés. L’idée est de se rendre compte des dangers qui menacent le littoral, en redécouvrant la plage comme un terrain de jeu. http://www.beachday.eu/ - vous avez jusqu’au 15 août pour vous inscrire pour participer aux journées « Nettoyons la nature » les 26, 27 et 28 septembre prochains. Pour la 17ème année consécutive, l'opération organisée par les centres E.Leclerc prévoit de rassembler des bénévoles qui vont s'engager pour quelques heures ou quelques jours à collecter les déchets de leurs forêts, quartier, plage, berges… http://www.mouvement-leclerc.com/home/nettoyons-la-nature

Selon le réseau Mer, toutes les actions mises en place ont permis de remarquer des améliorations constantes d’année après année : • 45 % des plaisanciers utilisent des produits d’entretien plus respectueux du milieu marin. Cette proportion reste stable par rapport aux années précédentes.

•  22 % des usagers ont déclaré n’utiliser en mer que de l’eau pour l’entretien courant du bateau. : 
•  78,8 % des personnes sondées considèrent la plage propre, 31,4 % la trouve de plus en plus propre. Pour 74 %, une plage propre est une plage sans déchets mais avec des éléments naturels comme les feuilles de posidonie (ils étaient 70 % à le penser en 2009). 
•  46,9 % des personnes sondées se rendent en voiture à la plage contre 28,1 % à pied.  Ils étaient 50 % à utiliser leur véhicule en 2009.

Si vous aussi vous partez profiter de nos belles plages, faites nous part des actions écologiques rencontrées !

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Le bois : matière première, énergie biomasse ou écrin à protéger ?

 

Alors qu’en Europe, chaque candidature pour des événements sportifs inclue un volet Développement Durable, la coupe du Monde de football au Brésil semble avoir oublié cet aspect qui nous semble pourtant essentiel.

Le Brésil avait pourtant mis en avant certains projets comme l’installation de panneaux solaires qui permettrait d’alimenter en électricité la population après les festivités. La modernisation des transports en commun pour la population a même été délaissée au profit de l’aspect énergétique des nouveaux grands ensembles…qui risque d’être abandonnés faute de fréquentation. De plus, on déplore de nouvelles travées bétonnées au milieu de la forêt Amazonienne. Notamment, deux autoroutes qui relient désormais Barra da Tijuca et Deodoro (26km) et l’est et l’ouest de Rio (56km). Je me souviens encore d’une époque où l’on surnommait la forêt Amazonienne ‘le poumon de la planète’, et je me désole de constater qu’elle est la première sacrifiée devant le développement économique, et même le sport.

La France et la belle au bois dormant…. A l’inverse des pays nordiques qui ont fait le choix depuis longtemps de gérer durablement le bois, la France a voulu développer une forêt « primaire » ou subnaturelle, qui permettrait plus de biodiversité.

Image_2.png© Anne-Marie Granet / ONF

Car en France aussi nous disposons de ressources forestières abondantes. À l’occasion du colloque national de la biomasse, Virginie Schwartz, directrice générale déléguée de l’ADEME, a rappelé que la France dispose en effet de grande réserve de bois : « la forêt française produit 85 millions de mètres cube de bois par an et seule la moitié est récoltée ». Une forêt gérée de manière durable, c’est à dire en coupant régulièrement et en replantant systématiquement permet de limiter les risques d’incendie, l’étouffement des arbres (effet climax) par leur développement de leur propre végétation. De plus, le bois ainsi coupé « piège » le dioxyde de carbone qui avait été absorbé lors de la photosynthèse, alors que parallèlement, les nouvelles pousses continuent de transformer le dioxyde de carbone en dioxygène.

Le bois, mais pour quoi faire ? Il y a tout d’abord, le bois comme énergie de chauffage. Ségolène Royal, Ministre de l'Écologie, du Développement Durable et de l'Énergie a d’ailleurs proposé cette alternative : « Il ne s'agit pas d'opposer les énergies les unes aux autres. Mais, dans le nouveau modèle énergétique en France, j'entends faire en sorte que la biomasse occupe une place très importante » Cependant, cette proposition ne sera pas possible si vous habitez Paris et la proche banlieue (zone sensible). En effet, le plan de protection de l'atmosphère révisé pour l'Île-de-France précise qu’au 1er janvier 2015, il ne sera plus possible de faire une flambée même d’agrément, à cause notamment des particules fines, dont les seuils réglementaires sont souvent dépassés. Selon la  Direction régionale et interdépartementale de l'environnement et de l'énergie d'Ile-de-France (DRIEE IF), ces particules réduisent de 6 mois l'espérance de vie dans l'agglomération parisienne. Or, le chauffage au bois représente 23 % des émissions de ces particules en Ile-de-France, soit autant que l'échappement des véhicules routiers. Le bois comme biomasse n’est donc pas la panacée pour améliorer le rendement de la ressource forestière. Image_9.png© Nathalie Petrel / ONF

Le bois comme matière première pour le mobilier et même la construction propose de nombreux avantages : isolation phonique et thermique, esthétisme, disponibilité des matériaux, mais les maisons de type « ossature bois » reste minoritaire pour les constructeurs. Parmi les usages le plus glamour du bois, nous pouvons citer les montures des lunettes tendances (Shelter, Wave of Wood, OriginEyes…), et les sous-vêtements de la marque française Do You Green, qui réalise une fibre douce et confortable à partir de copeaux de bois recyclés ( à partir de l’élagage du pin blanc), assez proche de la microfibre de coton ou de soie. Et comme le papier est omniprésent en cuisine, If You Care a développé une large gamme de produits, du papier cuisson au sac en papier réutilisable en passant par les moules à cupcake en papier labellisés FSC (Forest Stewardship Council). if-you-care1.jpg

Du bois au papier Le papier, ramette et journaux, se recycle désormais au moins 5 fois s’il est trié et récupéré par les organismes, tels que Ecofolio ou la Paprec. ecofolio-papier-vies.jpg Alors que seulement 47% du papier est recyclé en France, les entreprises écologiquement responsables ont depuis longtemps intégré le souci du recyclage ou de la réutilisation des cartons et des papiers. Par exemple, Chez Nature & Stratégie le prix du ramassage et le coût carbone ont été longuement analysés avant qu’une solution satisfaisante ait été trouvée. La société s’est équipée d’une presse à balle qui compacte le carton, afin d’optimiser son stockage et de gagner de la place. Ainsi Nature & Stratégie a eu la possibilité de diminuer par 6 le nombre de transport par an.

La seconde vie du bois Au volet réutilisation, nous avions été bluffés par les créations de M. Bruère aussi fabriquant de la fameuse Pate Verte multi-usage. Il détourne des palettes en bois afin de leur donner une seconde vie en tant que meubles. Sur le réseau social pinterest et divers blogs, la mode du DIY (do it yourself) se démocratise et les internautes rivalisent d’inventivité pour créer de nouveaux usages : transformer un lit de bébé en banc ou des palettes en mur végétalisé miniature... Ecologie et créativité sont toujours aussi proches. 4774387_P4250094.jpg

Que pensez-vous du bois et de la forêt : matière première, énergie biomasse ou écrin à protéger ?

Les fausses bonnes idées environnementales

 

Agir en respectant l'environnement, voilà une devise que nombre de citoyens, consommateurs, entreprises et collectivités s'efforcent de respecter. Et pourtant, dans la pratique, nos actions sont aussi empreintes de paradoxes. De l'innovation technologique, au besoin de préserver sa santé, notre société est bercée de messages nous invitant à revoir notre manière de consommer, et parfois au détriment de l'essentiel. Retour sur trois exemples qui sont de fausses bonnes idées environnementales : le poisson c'est bon pour la santé ? oui mais à condition qu'il soit sain, et aujourd'hui ce n'est malheureusement plus le cas pour bon nombre de poissons commercialisés sur les étals. L'éthanol et le biodiesel dans le moteur de ma voiture pour ne plus consommer de pétrole ? Sauf que les cultures dédiées entrainent une catastrophe agricole. L'imprimante 3 D, chacun pouvant créer son objet en plastique ? Et une fois réalisée, si tant est qu'il ait pu servir à minima, on le jette, un déchet de plus, non recyclable. Regardons dans le détail ces 3 exemples pour mieux comprendre où l'incohérence nous guette.

consommer en respectant l'environnement

Le poisson c'est bon pour la santé ?

Manger du poisson 2 fois par semaine nous disait on. Aujourd'hui les médecins revoient la copie. Nos océans sont pollués et les résidus finissent dans les estomacs des poissons, puis dans les nôtres. Particulièrement en ingérant les gros poissons gras qui accumulent les toxiques (cf Envoyé Spécial "Poissons, élevage en eaux troubles" ). La surpêche entraine la rareté de certaines espèces. Déjà 90 % de la biomasse des grands prédateurs a disparu, en 50 ans. Thons, baleines, requins, ...sont en grand danger. Alors peut on se retourner vers les poissons d'élevage ? Aujourd'hui 43 % de tout le poisson consommé par les humains est issu de l'élevage. En France, 95% du saumon et de 80% des bars et daurades royales proviennent d’élevages. Nourris à coup de pesticides et autres substances chimiques, les poissons difformes sont découpés en filets, gorgés d'eau et infiltrés de sels pour augmenter leur poids. Dans les piscines d'élevages des fameux saumons de Norvège, un parasite sème le trouble. Pour éviter de perdre la marchandise, on ajoute un pesticide, le diflubenzuron, très nocif pour l'environnement, toxique pour les poissons, et dont on n'évalue pas l'impact sur la santé de l'homme !. Coté déjections, pas très rassurant non plus : une ferme de saumons qui compte 200 000 poissons libère une quantité de matière fécale aussi importante que les nutriments rejetés dans les eaux usées d’une localité de 65 000 personnes !. Les crevettes ? Très appréciées depuis quelques années, chaque année, les français en consomment 25000 tonnes. Sauf que pour construire ces fermes d'élevages, les éleveurs industriels ont condamné la mangrove en bordure de pacifique, et c'est tout l'éco système si riche, qui en pâtit. Au Sri Lanka, 74 % des communautés côtières dans des régions d’élevage de crevettes n’ont plus d’accès direct à l’eau potable, en raison des baisses de niveau et de salinité de l’eau potable. Au Chili, les conditions de travail dans l’industrie du saumon sont terribles : décès, bas salaires malgré des heures de travail, harcèlement sexuel,... Alors oui aux crevettes mais pas à n'importe quel prix ! Et n'oublions pas que pour nourrir ces poissons d'élevage, il est nécessaire de racler les fonds pour fabriquer la farine (15 kilos de poissons sauvages (réduit en farine) permettent de nourrir 1 kg de thon rouge). Reste la possibilité d'avoir son élevage de poissons dans le salon. Une pratique expérimentée aux USA, qui permet de faire grandir, en 9 mois, dans 35 litres d'eau, des tilapias, prêts à la consommation. Ou bien de continuer à acheter du poisson frais, mais en ne sélectionnant que le poisson bio via des labels tels que la certification ASC (Aquaculture Stewardship Council) qui existe depuis 2011 mais dont le consommateur ne voit aucun logo en rayon, qui garantit des conditions d'élevage respectueuses de l’homme et de la nature, MSC Pêche Durable (pêche durable de poissons sauvages), Food4Good, la première marque française Bio, (on en parle là http://www.femininbio.com/cuisine-recettes/actualites-nouveautes/trouver-poisson-non-toxique-73687), ou encore en allant dans des restaurants qui s'engagent pour une pêche durable (voir la liste des établissements http://www.fish2fork.com/ ), en soutenant l'association BLOOM qui agit pour la préservation de nos milieux marins...

Le bioéthanol ou biodiesel ? Une catastrophe agricole avec les cultures intensives

Ne plus dépendre du pétrole, et chercher une solution dans le végétal. Et voilà le biodiesel qui arrive dans nos pompes. En 2020, 10 % de bioéthanol (version essence) ou biodiesel (version gazole), voilà l'objectif. Et l'argument avancé étant de limiter les rejets de Co2. Sauf que le carburant se consomme chez nous, et la production de ce biocarburant se joue en Afrique, là où les surfaces agricoles dédiées sont colossales. La terre achetée pour une bouchée de pain, désormais dans les mains des asiatiques, européens, n'est plus allouée aux cultures vivrières, pour nourrir les populations. Moins de cultures et les prix flambent, rendant la nourriture trop chère pour ses habitants déjà en souffrance. L'eau nécessaire à la culture du Jatropha prive les Africains d'une source précieuse. Et les traitements chimiques sont en train de polluer les sols. L'or vert a bien mauvais goût !

L’imprimante 3D ? Créer n'importe quel objet à la maison : économie ou gâchis ?

Depuis son canapé, chacun pourra créer son objet, sans recourir à la fabrication industriel. Une révolution ? Un simple PC équipé d'un logiciel PAO et c'est parti. Fini les séries, les pièces standardisées, place à la personnalisation. Sauf que, ... dans l'artisanat il y avait le lien avec la main, le savoir faire de l'homme. Et là plus besoin de main. La main d'oeuvre n'est plus nécessaire. Des emplois en moins, (et les machines ne seront pas créées en France ). Une chaine logistique qui va probablement souffrir aussi, avec de tels enjeux sur la production industrielle. Et pour alimenter la machine, du plastique, non recyclable et de l'énergie. A moins que l'on se dirige vers une matière première végétale ? La 1ère machine imprimante 3 D à base d'algues de Bretagne est en cours, baptisée SeaWeed Filament ou SWF. Faudra t il piller la ressource marine ou faire de l'élevage d'algues pour nourrir la machine ? Et que feront nous de ces objets uniques ? Pour la plupart, surement mal fait, du fait d'un tâtonnement et qui finiront à la poubelle.

L’erreur de notre société c'est peut être de ne pas faire de choix réels dans une voie environnementale et de si tenir, au lieu de papillonner autour de valeurs pseudo marketo/idéo/scientifiques ?.

Quand les leaders des pesticides se mettent au bio

 

La France jusqu'à présent championne du monde du recours aux pesticides, entame un nouveau tournant avec le déploiement de la lutte biologique, dans les champs et dans les espaces verts publics. Les champignons, bactéries, phéromones et insectes sont reconnus désormais comme aussi efficaces et surtout non polluants. Cette pratique attise des convoitises. Les géants de l'agrochimie, Monsanto, Bayer, BASF s'intéressent de très près à ce marché en pleine croissance, qui représenterait 1.6 milliard d'euros chaque année. Depuis 2012, ils rachètent des entreprises spécialisées dans les traitements biologiques : AgraOuest est passé dans le giron de Bayer, BASF s'est emparé de Becker Underwood (un pro des technologies de semences enrobées de micro-organismes), Monsanto s'est associé à Novozymes (leader des enzymes alimentaires et industrielles). Preuve de son intérêt pour le bio : sa branche des semences fruits et légumes OGM est délaissée au profit de la restauration de pratiques ancestrales, des croisements, semblables à ceux pratiqués depuis des lustres par les paysans. Les enjeux sont désormais de renforcer l'avance que possède la France dans le bio contrôle sans se faire dévorer tout cru par ces mastodontes de l'agrochimie. Pour anticiper d'éventuels rachats, le gouvernement prévoit une réunion de concertation avec l'ensemble de la filière du biocontrôle et de l'agro-écologie, courant mars. Les pépites françaises comme Biotop (fabrication industrielle d'insectes auxiliaires de culture), Goëmar (solutions alternatives aux pesticides à base d'algues) et Agrauxine (auteur d'un bio-fongicide pour lutter contre les maladies du bois de la vigne) sont les têtes de pont d'une filière de TPE et PME innovantes, employant plus de 4000 salariés, que l'IBMA France, (International Biocontrol Manufacturers Association) voudrait bien préserver. Des actions rapides semblent nécessaires pour permettre à ces acteurs de résister, quitte à nouer des alliances renforcer leur présence sur les marchés internationaux.

lutte biologique monsanto

Il y a de quoi s'inquiéter quand on connait la force de frappe de Monsanto. En fin d'année 2013, des agriculteurs bio dont les cultures avaient été contaminées par des OGM se sont vus en plus redevables à Monsanto, qui garde le droit de les poursuivre en justice, contre des violations de brevet. La cinquantaine d'agriculteurs bio a été débouté par la cour d'appel fédérale américaine, au profit du leader des OGM et pesticides. Le lobbying Monsanto est puissant.

Et le consommateur, il en pense quoi ?
Aujourd'hui les français saturent des pesticides qui envahissent les assiettes. Ils refusent les OGM et demandent de la transparence. Le rondup tant pulvérisé sur les pelouses pour traiter les mauvaises herbes, a été reconnu dangereux pour la santé en 2009 (cf article Rondup dangereux). Face à des risques et des symptômes qui ne cessent de s'accroitre, en 2014, les médecins se mobilisent pour dénoncer l'impact sur la santé de ces entrants chimiques (cf l'appel des médecins contre les pesticides) Bref, le retour des coccinelles dans les champs, le développement de l'agro écologie chère à Pierre Rabhi, et les légumes anciens, ça nous va bien !

Sources :
http://www.leparisien.fr/flash-actualite-economie/quand-monsanto-se-met-au-bio-paris-s-inquiete-30-01-2014-3542913.php
http://www.laterre.ca/cultures/monsanto-plutot-quaux-producteurs-bio/
http://www.bioalaune.com/fr/actualite-bio/7414/usa-monsanto-fait-payer-des-amendes-aux-agriculteurs-bio http://www.wired.com/wiredscience/2014/01/new-monsanto-vegetables/ http://news.monsanto.com/press-release/corporate/monsanto-and-novozymes-team-provide-sustainable-bioagricultural-solutions

Quand l'eau de mer devient potable pour la famille

 

L'accès à l'eau potable est vital et pourtant, aujourd'hui ils sont plus d'un milliard a en être privés, et en 2015 ils seront trois milliards selon l'UNICEF. Chaque jour plus de 4000 enfants meurent d'avoir bu une eau contaminée. Pour échapper à l'accroissement du stress hydrique qui touchera prochainement 40 % de la population, la dessalinisation de l'eau de mer est un axe de développement. Jusqu'à présent, les technologies développées nécessitaient des équipements importants et étaient consommatrices d'énergies. Désormais il existe un équipement, utilisable par chaque famille, qui remplace l'eau de mer en eau potable, grâce à l'énergie solaire. Cette invention appelée Eliodomestico est en open source, c'est à dire, libre de droits (sans brevet), pouvant être modifiée, transformée, améliorée par chacun. A l'initiative du designer italien Gabriele Diamanti, l'Eco distillateur permet d'hydrater une famille avec 5 litres d'eau potable par jour. L'eau de mer est ajoutée le matin. La chaudière va permettre à la vapeur de s'évaporer dans la journée. L'eau fraiche et potable, accumulée dans le couvercle, peut être récupérée à la tombée de la nuit. La fabrication est artisanale et repose sur l'usage de matériaux à portée de main (terre argile notamment). L'énergie nécessaire est accessible à tous (énergie solaire), pas de dépendance non plus pour l'entretien (pas besoin de pièces spécifiques, tels que des filtres, et il suffit de nettoyer la partie haute de la chaudière une fois tous les 15 jours pour retirer l'excès de sédiments de sel). A noter que le développement a nécessité 8 ans de travail pour son concepteur et que l'objet a été primé à plusieurs reprises (finaliste Prix Emile Hermès 2011, mention spéciale au bien-Tech Award 2012, pro vainqueur impact social Core77 Design Awards, 2012 )

eco distillateur eau potable via l'eau de mer

Voici le principe de fonctionnement, bien expliqué sur le site de son designer :

eliodomestico-rendre-potable-eau-mer

Le récupérateur d'eau potable est aussi adapté pour être porté sur la tête.

le récupérateur eau potable eliodomestico

Pour entendre son concepteur :


Pour en savoir plus sur les enjeux de l'eau, et notamment la Soif dans le Monde :


En France aussi l'accès à l'eau potable est précieuse. N'oublions pas que les rejets que nous émettons (eaux usées de nos WC et appareils ménagers) sont rejetées pour y être normalement filtrés avant de retourner dans la nature. Malheureusement, les stations d'épurations n'arrivent pas à éliminer tous les polluants (cf l'article précédent nos eaux usées n'arrivent pas éliminer tous les micro-polluants). Aussi, efforçons nous de ne pas polluer en amont. Chacun a le choix pour ses produits d'entretien ou de vaisselle, de lessive, de produits WC, ...essayons d'être nombreux à privilégier le biodégradable !

Le 7ème continent composé de notre pollution plastique

 

Nos déchets plastiques polluent la terre mais aussi les océans. Un 7ème continent est créé par ces plastiques accumulés via les courants marins. Cinq gigantesques tourbillons concentrent des millions de tonnes de plastique venus des côtes et des fleuves : deux dans l'Atlantique, deux dans le Pacifique (au nord et au sud) et un dans l'Océan Indien. Le plus connu représente six fois la superficie de la France !. On observe une masse de déchets qui s'enfonce jusqu'à 30 mètres dans les fonds marins. Au final c'est cinq kilos de plastique pour un kilo de plancton ! Au milieu des océans, on retrouve même des parechocs de voitures !. L'expédition d'observation dans le Pacifique Nord réalisée cet été a confirmé le constat alarmant de ces vortex de déchets. En Juin 2014, une nouvelle expédition se rendra dans l'Atlantique Nord. Ces plastiques se dégradent, et se mélangent à l'eau de mer pour constituer une soupe improbable, toxique pour les micro-organismes. Les plastiques se retrouvent dans les estomacs des poissons, des oiseaux marins..., et se retrouvent dans la chaine alimentaire, avec un danger pour l'homme.

7ème continet-pollution-plastique-océans

Que pouvons nous faire, ici maintenant en tant que consommateur ? Dans chaque acte de la vie quotidienne prendre conscience de l'omniprésence du plastique et de son absence de biodégradabilité, et opter au maximum pour réduire sa dépendance : refuser les sacs plastiques (on en voit encore circuler ), privilégier les achats en vrac (épicerie, ...) et les conditionnements rechargeables (cf article précédent : réduire ces déchets en rechargeant ses flacons Etamine du Lys), privilégier le durable au jetable (vaisselle, emballages, ...), sélectionner les emballages biodégradables, ne pas hésiter à changer de fournisseurs si le suremballage pose problème (exemple lorsque vous passez commande de plats de sushis pour le déjeuner et que l'ensemble est servi avec un volume impressionnant de plastique qui finit à la poubelle), ne rien jeter dans la nature (elle nous renvoie ses déchets, à juste titre)...C'est peut être une goutte d'eau mais si chacun fait sa part (à la manière du colibri), la production de produits à base de plastique évoluera.

5kilos de plastique pour 1 kilo de plancton
Une soupe improbable avec 5 kilos de plastique pour 1 kilo de plancton dans les zones où la concentration des déchets est la plus forte.



Cap vers le 7e continent par CNES

Les 5 commandements pour habiter heureux selon WWF

 

Chaque famille souhaite s'installer dans un petit chez soi, agréable, si possible avec un peu de verdure, de l'espace pour les enfants, au calme, et pour beaucoup avec le rêve d'être propriétaire de sa maison. L'urbanisation grandissante engloutit tous les 7 ans l'équivalent d'un département français, conséquence d'une quête de foncier moins cher pour des jeunes couples, entrainant des trajets domicile travail toujours plus longs (en moyenne 15 kms en 2008). Aujourd'hui 13 % du budget des familles est déjà consacré à la voiture. En 2050, 70 % de la population mondiale résidera en zone urbaine, alors comment permettre à chacun de vivre heureux ? Et si tout cela se jouait davantage dans notre tête ? Les jeunes s'ouvrent à une nouvelle culture davantage tournée vers la fonctionnalité que la propriété. De fait le trio gagnant de leurs parents (maison, résidence à la mer et appartement à la montagne), tant convoité il y a 40 ans ne les fait plus rêver. Ils ont d'autres envie que de passer le week end à tondre la pelouse. Ailleurs dans le monde, des citoyens vivent très bien malgré le peu d'espace dédié à chacun, si l'organisation est bien pensée. Ainsi au Japon, alors que le pays ne représente que les 2/3 de la superficie de la France, la population est 2 fois plus importante, et concentrée sur 20 % du territoire, le reste étant en zones montagneuses. Et pourtant, ce pays détient de grands espaces sauvages préservés, de nombreux parcs et jardins, une organisation de l'espace réfléchie, structurée (qui s'oppose à notre mitage des campagnes). On peut donc très bien vivre en ville de façon agréable, avec une surface modeste et des espaces verts à proximité. Le WWF propose un petit guide avec 5 commandements, des préconisations simples, un mémo à l'usage des propriétaires ou locataires de demain, pour nous aider à mieux choisir notre lieu de vie.

COMMENT VIVRE HEUREUX DANS SON HABITAT

  • 1. Les transports en communs tu investigueras : choisir un lieu de résidence qui dispose de lignes de transports en commun à proximité. Avantages ? Des économies à la clé pour toute la famille sur le budget transports, et de fait, une autonomie grandissante de tous les membres de la famille. Questions à se poser : combien de temps pour me rendre à l'arrêt de bus ? Pour me rendre sur mon lieu de travail ? (bus, tramway, métro, vélo ou à pieds ? ) Quelle est la fréquence, l'amplitude et les connexions de ma ligne ? ( Mémo : un bus transporte le même nombre de passagers que 33 voitures). A découvrir un outil pratique pour comparer le cout des trajets : la calculette de l'Ademe http://www.ademe.fr/eco-deplacements/calculette/
  • 2. La consommation énergétique tu anticiperas : opter pour un logement bien conçu, bien orienté (grandes baies vitrées au sud) et bien isolé (contre le froid mais aussi penser à l'équipement pour se protéger du chaud en été, avec des brises soleil par exemple). Réduire sa facture c'est aussi réduire son empreinte énergétique tout en améliorant le confort. Alors avant d'acheter ou de louer, demandez le diagnostic de performance énergique obligatoire DPE et privilégiez une résidence classée A ou B. Et demandez à voir les factures précédentes.
  • 3. De la proximité des services tu t’enquerras : privilégier un endroit proche des écoles, médecins, marchés, supérettes (bio de préférence ), ... Plus de stress, on se déplace à pieds ou en vélo, des économies d'horodateur et pas besoin de tourner des heures en voiture pour chercher une place de parking, sans compter l'essence en moins, l'entretien, ...Et le lien social en plus en allant acheter le pain chez le boulanger voisin, en accompagnant les enfants partant à l'école en pédibus, ... Aussi avant d'investir votre prochain nid d'amour, réalisez des cercles des distances pour appréhender vos futurs déplacements quotidiens, de 700 mètres maximum (au delà on a tendance à prendre la voiture)
  • 4. En adéquation avec tes besoins tu choisiras : retenir un logement adapté à son mode de vie c'est une garantie également d'économies. Plus la surface est importante, plus le logement coûte à l'achat (sans parler des taxes qui arrivent plus tard : taxe habitation, foncière) et à l'entretien. Outre le prix au m², se poser la question du nombre de m² dédié à chaque personne, appréhender les options de rangements, les surfaces aménageables, les agrandissements possibles, les solutions à envisager pour transformer les volumes (arrivée d'un bébé, départ d'un grand, installation en télétravail, ...), les espaces pouvant être partagés avec des voisins (buanderie, abris de jardins, salle pour jouer ou recevoir des amis, ...). C'est notamment sur cette dernière partie que se développent désormais des projets de co-habitat.
  • 5. À la présence du végétal tu veilleras : s'entourer de végétal est une source de bien être. Avant d'investir un lieu, regardez si des arbres sont à proximité, si de l'ombre pourra vous rafraichir au square ou le long de votre chemin, si la verdure toute proche pourra filtrer l'air de votre habitation et participer à le rafraichir. Ce peut être des jardinières installées sur le balcon, des plantes en pot sur la terrasse, un potager investi dans un bout de jardin ou en bas d'immeubles, quelques espèces sur le toit végétalisé, ...


Pour en savoir plus et télécharger le guide WWF : http://www.wwf.fr/s-informer/campagnes/5-commandements-pour-habiter-heureux

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