Abonéobio : Le blog du bio

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Lundi 22 décembre 2014

Quand les antibiotiques deviennent automatiques

 

robinet-eau-antibiotiques-2.jpgOn oublie parfois trop souvent que l’eau est une denrée précieuse… C’est certain, à voir s'abattre plusieurs mois de pluie en une soirée dans le sud de la France, on oublierait que l’eau potable sera bientôt rare. En France et en Europe, les normes pour qualifier l’eau potable sont assez sévères. Depuis 2007, un arrêté fixe des normes de qualité à respecter pour un certain nombre de substances dans l’eau potable dont le chlore, le calcaire, le plomb, les nitrates, les pesticides et les bactéries. Les eaux de baignade ou les « zones humides », comme les lacs et les marais, sont également très surveillées. Mais les eaux de ruissellement ne peuvent pas être contrôlées aussi précisément. Or, tout ce que nous utilisons comme produits pour le ménage, l’entretien du jardin, les cosmétiques et les médicaments, ont une répercussion sur la qualité de l’eau et celui des écosystèmes qu’elle irrigue.

Des médicaments dans l’eau de nos rivières

1753_visuel_affiche_generique-animaux_antibiotique.jpgDes études récentes ont en effet montré la présence de médicaments à des concentrations détectables dans certaines eaux souterraines, de surface et même de boisson depuis les années 2000. Une attention particulière est portée aux médicaments antibiotiques dont environ 10 500 tonnes sont utilisées chaque année en Europe (FEDESA, 1999), aussi bien en médecine humaine (52%) qu’en médecine vétérinaire (48%). Dans le cadre du plan Ecoantibio, le Ministère de l’Agriculture a lancé depuis septembre dernier la campagne « les antibiotiques pour nous non plus c’est pas automatique » rappelle la bonne utilisation de ces médicaments. L’objectif du plan Ecoantibio est de réduire de 25% en 5 ans (2012-2017) l’usage des antibiotiques en médecine vétérinaire.

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Ces concentrations résiduelles d’antibiotiques ont un effet sur notre environnement que les scientifiques tentent de démontrer et tirer un signal d’alarme. Les antibiotiques, ou anti-microbiens, sont des molécules souvent naturelles (quoique peu utilisées pour l’homme) ou chimiques dont on connaît assez peu la demi-vie ou la biodégradabilité.

Phénomène de bioaccumulation.

Depuis l’année dernière, nous sommes certains que les poissons les plus gros sont les plus toxiques. Les saumons, aiglefins ou thons rouges de méditerranée sont des prédateurs, souvent en fin de la chaîne alimentaire et stockent dans leurs chairs la somme de tous les polluants (mercure, arsenic, hydrocarbures, PCB, médicaments, etc.) ingérés par les poissons plus petits et le plancton. Le phénomène de bioaccumulation, qui explique ces concentrations impressionnantes, n’est pas nouveau, mais jusqu’ici les scientifiques étudiaient principalement les polluants ayant un impact sur la santé.

En effet, on connaît - malheureusement - l’effet désastreux sur la santé de l’ingestion de produits chimiques comme les métaux lourds. Les scientifiques s’intéressent également depuis une dizaine d’années à l’effet des antibiotiques retrouvés dans l’eau. Quels effet conséquences ceux-ci peuvent avoir sur notre environnement, les écosystèmes et notre santé?

Emergence inquiétante des bactéries résistantes

Notre société est accro aux antibiotiques : la campagne “ les antibiotiques, c’est pas automatique”, visait à limiter l’usage abusif de certains antibiotiques en traitement préventif ou curatif. Mais cela ne visait pas les autres utilisations de ces produits comme complément alimentaire dans l’alimentation animale, notamment dans les piscicultures, ni comme pesticides pour le traitement des végétaux. La première des conclusions est que la surconcentration d’antibiotiques dans l’environnement aquatique modifie invariablement le génome des bactéries et leurs réactions à ces antibiotiques. Les bactéries se reproduisent vite et ont un pouvoir mutagène hypersensible, favorable à leur adaptation à tous les milieux. Selon la théorie de Darwin, la présence d’antibiotique dans l’environnement tue certes un grand nombre de bactéries, mais les bactéries qui “survivent” sont celles qui ont développé une insensibilité à un ou plusieurs antibiotiques : on les appelle des bactéries résistantes (ou bmr, bactéries multi-résistantes, si plusieurs antibiotiques n’ont plus d’effets) la-france-tente-de-diminuer-sa-consommation-d-antibiotiques_1798440.jpgL’OMS tirait en avril dernier la sonnette d’alarme sur ces bactéries devenues résistantes aux anti-microbiens.

Néanmoins, les conclusions de ce rapport pointent du doigt les conséquences, dramatiques, pour les populations qui ne peuvent pas être soignées correctement, et ne démontrent pas vraiment les causes, c’est à dire, les comportements qui ont permis aux antibiotiques de polluer l’eau.

Attention aux cosmétiques !

Plus récemment, ce sont des microbilles ou perles de plastiques, comme celles utilisées en cosmétique conventionnelle pour les soins gommant ou exfoliant par exemple, qui ont été retrouvées dans la chair de poisson. Comme les nano-particules, ces microbilles de plastique sont difficilement détectables, et peuvent se confondre avec du sable.

De la même manière que n’importe quel polluant, ces microbilles sont ingérées par les poissons. L’interdiction faite aux Etats-Unis d’utiliser ces microbilles, pousse l’industrie cosmétique « conventionnelle » à piocher les idées parmi les formules naturelles. En effet, la cosmétique naturelle et bio propose depuis longtemps des formules à base de sucre, de poudre de noyaux d’amandes ou d’abricots, comme le gommage pour le corps ou l’exfoliant visage Coslys vendu sur abonéobio!

La difficulté avec la pollution de l’eau, c’est que nous pouvons être « intoxiqués » même si nous faisons attention à la provenance de notre nourriture. En effet, même les poissons bio présentent des concentrations de mercure très élevées... Mais il n’y a pas que les industriels (pharmaceutique, agroalimentaire) qui rejettent des médicaments ou des produits polluants. Il revient à chacun de faire attention à son mode de consommation.

Tous ce que nous utilisons dans notre vie quotidienne se retrouvent potentiellement dans l’eau, ce qui influence la qualité de celle-ci et de ce que nous mangeons. Nous pouvons faire attention à notre consommation de médicaments, et confier les médicaments périmés en pharmacie. En tant que consommateur, nous pouvons également faire attention aux produits que nous choisissons pour l’entretien : - des produits à base d’ingrédients végétaux et bio; - des produits dont la biodégradabilité est prouvée grâce des normes internationales OCDE comme la lessive liquide Etamine du lys - des produits qui n’auront peu pas de répercussions sur notre environnement et notre santé; - et respecter les doses recommandées.

Pour de la lessive, par exemple, il est inutile de surdoser car elle n’en sera pas plus efficace. Mieux vaut alors utiliser un détachant avant lavage, comme le spray détachant vendu sur aboneobio!

Octobre Rose : un mois pour sensibiliser autour du cancer du sein ?

 

LOGO_OCTOBRE_ROSE.pngPour la 10ème année consécutive en France, octobre est le mois de mobilisation nationale contre le cancer du sein.

Une femme sur 8 sera concernée dans sa vie par le cancer du sein.

octobre-rose_paris-tour-eiffel.jpgAujourd’hui, le dépistage est une arme efficace contre ce cancer. Détecté à un stade précoce, le cancer du sein peut non seulement être guéri dans plus de 90 % des cas mais aussi être soigné par des traitements moins agressifs, moins mutilants ou entraînant moins de séquelles. Pourtant, une femme sur trois en France ne se fait toujours pas dépister ou pas régulièrement. Dix ans après le lancement du programme de dépistage organisé du cancer du sein, la participation stagne. Si l’existence de ce programme est connue du grand public, la participation s’est stabilisée autour de 53 % (à ce chiffre s’ajoutent environ 10 % de femmes qui réalisent des mammographies de dépistage à la demande du médecin ou de leur propre initiative). Il est donc nécessaire de poursuivre la mobilisation et l’information des femmes, comme celle de l’ensemble des acteurs de santé.

En France, de nombreuses manifestations sont organisées pour soutenir l’action des associations : port d’un ruban rose par des personnalités publiques, courses et marches, même la tour Eiffel se pare de rose pour rappeler que, malgré les progrès thérapeutiques, le cancer du sein est le 1er cancer en nombre de cas et la 1ère cause de décès par cancer chez les femmes en France.

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Prise de conscience ou prise d'intéret ?

Aux États-Unis, la sensibilisation pour le cancer du sein remonte à plus de 30 ans. En effet, c’est en 1983 qu’a été organisé la première Race for Cure, course contre le cancer du sein, à Dallas, Texas. Mais en 1985, une branche de l’actuelle firme pharmaceutique Astra-Zeneca, en partenariat avec l’American Cancer Society a lancé le National Breast Cancer Awareness Month (NBCAM). Dès le départ, le but était de promouvoir le dépistage comme meilleure arme contre le cancer du sein, alors que l’industrie pharmaceutique récoltait les bénéfices des mammographies prodiguées et des soins engagés.

Ce mois d’octobre est donc seulement utilisé pour rappeler la nécessité de se faire dépister, peu de voix se font entendre pour évoquer les causes du cancer du sein ou sensibiliser autour de quelques règles de vie pour entretenir sa santé : - avoir une alimentation saine et équilibrée ; - éviter les parabens, le bisphénol A et le benzène dans les produits de consommation courante; - éviter les sels d’aluminium dans les déodorants. Même si l’Afssaps (renommée ANSM depuis) concluait en 2011 qu’il n’y avait pas de corrélation démontrée entre cancer du sein et exposition à l'aluminium par voie cutanée, les résultats des travaux d’une équipe de chercheurs de l’Université de Genève ont confirmé en 2012 la toxicité des sels d’aluminium lorsqu’ils sont mis en contact avec des cellules mammaires.

Par précaution, l’Afssaps préconise désormais aux fabricants et formulateurs un maximum de 0.6% de sels d’aluminium chlorohydrate. Mais 60 millions de consommateurs pointait du doigt en avril 2012 que [6 déodorants sur 14 testés avaient des teneurs trop élevées |http://www.60millions-mag.com/actualites/articles/deodorants_antitranspirants_nbsp_halte_aux_exces_d_aluminium_nbsp].

Et pour ne plus laissez de place aux doutes, mieux vaut se tourner vers des déodorants certifiés bio, dont les formules sont garanties sans sels d’aluminium, vendu sur Abonéobio bien sur !

Ailleurs dans le monde...

Comme en France, des animations et des “happening” sont organisés pour mobiliser un maximum, partout dans le monde Etats-Unis ou au Japon. Monuments illuminés, clip publicitaire, la recette est à peu près la même qu’en France… à quelques dérives près!!

Pink-washing ?

octobre-rose_fracking-pink_bit.jpgCette année, la société Baker Hughes, une des plus importantes pour le forage pétrolier et la fracturation hydraulique, a décidé d’accompagner un chèque de 100.000$ fait à la fondation Susan G. Komen (la femme derrière les rubans roses) de forets repeint en rose. D’un goût douteux, les photos de ces forets ont bien évidemment été reprises par les associations écologistes qui ont mis en relation cancers et fracturation hydraulique, d’une manière peu avantageuse pour l’entreprise américaine. Autorisée aux États-Unis, les premiers cas de maladie avérée (leucémies et cancers du sein en tête) commencent à faire réfléchir les autorités sanitaires. Relayé par les réseaux sociaux, cette mauvaise opération de communication, exemplaire en terme de pink-washing, est devenue virale en quelques jours et finalement, le meilleur moyen de lutter contre la fracture hydraulique!!

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Et si les bactéries étaient nos amies ?

 

Nous entendons souvent parler de la chasse aux bactéries. A coup de grand renfort d'eau de javel on s'efforce de retirer les bactéries de la maison. A coup d'antibiotique on s'acharne parfois. Et pourtant, ces bactéries ne sont pas des ennemies. Les détruire c'est nous mettre en danger. Pourquoi ? Tout simplement parce que nous commençons à en savoir plus sur le microcosme qui nous irrigue. Et oui nous sommes fait de bactéries, et pas qu'un peu ! Nous savions que notre corps était composé à 90 % d'eau, nous apprenons aujourd'hui que notre corps est composé de 10 fois plus de bactéries que de cellules humaines ! Comme le précise Jeremy Narby (anthropologue) "Plus de la moitié de moi-même, ce n’est déjà pas moi-même". Si notre corps était une planète alors il serait habité par 10 % d'humain et de 90 % d'étrangers. Mais à quoi servent donc ces bactéries dans notre organisme ? Certaines sont utiles pour nous aider à synthétiser nos vitamines par exemple. Mais l'influence peut aller beaucoup plus loin : dans le documentaire d'Arte, nous apprenons que le ventre notre deuxième cerveau, abrite une "colonie spectaculaire de cent mille milliards de bactéries dont l’activité influence notre personnalité et nos choix, nous rend timides ou, au contraire, téméraires" (cf http://future.arte.tv/fr/le-ventre). Nous vivons en dépendance totale avec des bactéries. Selon l'article "La coopération du vivant" (Inexploré n°21) les cellules de notre corps (qui composent nos tissus) qui ne sont pas des bactéries, sont en fait le résultat de la fusion de bactéries ensemble ! Décidément, sans la bactérie que serions nous ? Notre "microbiote" (ce terme décrit l'ensemble des micro-organismes qui vivent sur un être vivant) est un actif, vivant et riche ! Il est en nous, autour de nous, depuis notre naissance jusqu'à notre mort. Alors que dimension collaborative irrigue notre nouvelle manière de consommer, nous constatons que cette manière de coopérer fait partie intégrante de nos entrailles ! Notre santé semble en dépendre. Et voilà que naissent de nouvelles préconisations : remplacer la viande par des protéines végétales et c'est la flore intestinale (microbiote des intestins) qui se transforme en deux jours seulement. Dès les premières instants de vie, l'enjeu du microbiote s'affiche : la question de la césarienne (de confort) pourrait se poser, en tant que facteur à risque d'obésité et de maladies de peau. A l'inverse, l'accouchement naturel développerait le bon microbiote. Aujourd'hui avec cette approche c'est aussi un espoir de traitement pour les personnes touchées par la maladie de Crohn, l'autisme, le diabète, ...

Bactérie mon amie

A force d'utiliser des antibiotiques dans les élevages, aujourd'hui un quart des poulets et dindes vendus aux supermarchés est contaminé par les bactéries résistantes, selon la dernière enquête UFC Que Choisir ! Souvent utilisés dans les élevages, à faible dose, pour stimuler la croissance, accroitre le poids des bêtes et donc le rendement. Sauf qu'en mangeant ces aliments, notre corps se met lui aussi à fabriquer des résistances. 25000 personnes meurent chaque année en Europe à cause de bactéries résistantes. Notre organisme est vivant et il s'adapte aux agressions en fabriquant de nouvelles armes, de nouvelles bactéries qui se transmettent ensuite. Et demain guérir d'une simple cystite pourra être beaucoup plus difficile, l'infection ne pouvant plus être guérie par des médicaments antibiotiques, du fait de ce schéma de résistance qui s'installe. Revendiquée initialement par les acteurs du bio, l'idée qu'un bon équilibre microbien assure plus de sécurité au milieu que l’aseptisation à tout prix commence à marquer des points. A l'hôpital, dans les élevages et même chez les fabricants de cosmétiques, la politique de désinfection, la défense de la stérilité microbienne...est en train d'être chamboulée.

fabrication cosmétiques à base de bactéries

Et si le changement de paradigme était pour bientôt ? Dans le secteur de la cosmétique en tout cas on y travaille. L'observatoire des cosmétiques a publié un article "bactérie, mon amie..mon avenir cosmétique" présentant un éclairage nouveau sur la profession : "si l'optique devient sa préservation, et l'intention de protéger les bons germes en évitant les mauvais, cela pourrait d'abord éclairer d'un jour totalement nouveau le débat du "sans conservateur" dans le secteur cosmétique. Voire remettre en cause certaines pratiques industrielles, quand les conservateurs servent davantage à protéger des contaminations durant le processus de fabrication que le produit durant son utilisation par le consommateur…. " Alors fini le débat sur le triclosan, (bactéricide contesté car il peut engendrer des substances cancérigènes, les nitrosamines) ? Fini les applications à répétition de gels hydro-alcooliques pour aseptiser ses mains ? Fini le gommage hebdomadaire qui perturbe profondément l'homéostasie de la peau (qui mettra plus de 30 jours à s'en remettre)...et tant d'autres gestes qu'il va nous falloir revoir ?. Moins de décapage, moins de toilette ? Et si il s'agissait de s'adapter à la spécificité de chaque microbiote ? Adieu la classification en peaux grasses, sèches ou normales ? Fini la cosméto stérile ? Et pourquoi pas demain une crème aux bactéries pour soutenir la vitalité de l'écosystème de l'épiderme ? Aux USA un dentifrice aux bactéries contre les caries est déjà en vente. Au sein de la Cosmetic Valley, le projet Ecosmetic vise à sélectionner des ingrédients dans lesquels des germes peuvent se vivre pendant des mois. Stimuler la vie dans le pot de crème plutôt que de s'efforcer de rendre la composition stérile. Un revirement prometteur ! Et voilà le concept de "l'immuno-cosmétique" qui apparait. Par sa superficie, la peau est l'organe le plus important du corps. C'est aussi une barrière qui sépare le soi des autres. C'est le prolongement de sa sensibilité intérieure. C'est par la peau que l'on transpire, que l'on évacue. C'est un organe sécrétoire (comme l'épithélium intestinal), qui permet d'éliminer. La peau permet les échanges et la régénération. Le cosmétique, qui par définition, s'applique sur le derme, pourra t il demain devenir un support précieux pour sa santé, en aidant concrètement à renforcer les défenses de l'organisme ?

Un vaste champ d'exploration s'ouvre sur le marché de la cosmétique, bio par nature !

Protège tes hormones un message de Générations Cobayes

 

Quels liens entre le bisphénol A, les phtalates, les parabènes, ...? Tous sont des perturbateurs endocriniens. En clair, ils perturbent nos hormones, entrainant un dérèglement de tout le système hormonal, causant des dégâts irréversibles sur les organes de reproduction, induisant des problèmes de fertilité. A l'âge où la vie sexuelle démarre, les jeunes n'ont pas forcément conscience des enjeux sur leur santé, et ne savent pas que le contact quotidien avec certains produits courants peut être toxique, que le cocktail de toutes ces hormones est un puissant poison. En 50 ans, on observe déjà une chute de 50 % de la qualité du sperme. Pour réagir, et cesser l'hécatombe, Générations Cobayes lance actuellement la 1ère grande campagne de sensibilisation, appelée "Protège tes hormones". Parler simplement mais sincèrement pour mieux prévenir. Echanger sans détour, en interrogeant les 18/34 ans sur leurs habitudes, au travers un questionnaire qui aborde les préliminaires, les plaisirs solitaires, la drague, et plus encore. Sur la base des réponses exprimées, Générations Cobayes envoient ensuite par mail, quelques conseils simples pour pour continuer à se faire du bien sans se faire de mal. Parce que dans leur famille, ces jeunes sont touchés par le cancer (tumeurs des testicules, de la prostate et des seins), par la puberté précoce de leur petite soeur, par la malposition des testicules de leur petit frère, par les troubles de la thyroïde de leur maman, mais aussi par le diabète, l'obésité, l'asthme, la maladie de Parkinson,... parce que les plus âgés d'entre eux commencent à éprouver de la difficulté à concevoir un bébé, et surtout parce que les jeunes du mouvement ont compris que les causes environnementales étaient fortement impactantes, Générations Cobayes s'emparent de ce sujet de santé publique. De nombreux chercheurs et scientifiques les soutiennent, et ils escomptent mobiliser l'Etat pour que ces enjeux sanitaires et environnementaux fassent l'objet de mesures concrètes et efficaces.

générations-cobayes-campagne-protege-tes-hormones

Quelques données sur la situation alarmante :

  • Pour concevoir un bébé, désormais 24 % des couples échouent après 12 mois sans contraception, contre seulement 14 % en 1991
  • Les jeunes ont 25 % fois moins de spermatozoïdes que leurs pères, et la proportion de ceux qui sont malformés a augmenté.
  • Une grande partie de nos produits d'hygiène (40 %) contient au moins un perturbateur endocrinien, selon Noteo, étude en septembre 2013
  • On constate aussi que les malformations de l’urètre (qui ne débouche pas à l’extrémité du pénis mais dans sa partie inférieure), concerne 4 % des enfants (contre 0.2 %).
  • Depuis 2008, le taux de cancer des testicules augmente de 2.5 % par an



Générations-Cobayes

Accédez au questionnaire pour tester vos connaissances http://www.generationscobayes.org/

Générations Cobayes est un collectif d’individus et d’associations, réunis autour d’un Appel de la Jeunesse depuis 2009, sur la base d’un fondement simple : “Parce qu’on ne peut pas vivre en bonne santé sur une planète malade”. A l'origine de conférences sur des campus « Let’s talk about sex ! », l'occasion d'aborder les enjeux de santé environnement en les rapportant aux pratiques sexuelles. C'est ce mouvement qui a créé également "Les 7 commandements de l'éco-orgasme" en fin d'année 2013.

Le lien entre BPA et cancer désormais démontré

 

On savait le Bisphénol A nocif pour la santé, désormais on peut affirmer qu'il existe un lien direct en BPA et le développement du cancer, depuis la publication le 03 février dans la revue scientifique Environmental Health Perspectives. L'étude menée aux USA, au sein de Université du Michigan, visait initialement à démontrer le lien entre BPA et obésité, mais en fait, elle a permis à des chercheurs de constater des tumeurs de cancer du foie chez des souris exposées au BPA lors de la gestation et de l'allaitement. Selon Caren Weinhouse, étudiant doctorant au Département de sciences de la santé de l'environnement de l'école, les souris mères ayant reçu une dose élevée de BPA (50 mg de BPA par kilo de nourriture) multipliait par 7 le risque de développer des tumeurs cancéreuses du foie. Les recherches vont se poursuivre pour déterminer l'impact du BPA sur la santé humaine, et le développement de cancers. Actuellement les chercheurs ont déjà constaté une augmentation des tumeurs de cancer du foie chez des adultes dont les mères avaient été exposés au BPA lors de la gestation et de l'allaitement. Depuis 20 ans, les études s'accumulent sur le Bisphénol A et la liste des risques s'allongent : s'agissant d'un perturbateur endocrinien, les troubles peuvent porter sur le comportement, la fertilité, l'obésité ou encore enclencher des dérèglements de la thyroïde, un dysfonctionnement de la prostate, ...

lien entre cancer et bisphénol BPA

Aujourd'hui le BPA est partout, du ticket de caisse en passant par les intérieurs des boites de conserves et canettes (BPA associé à des résines époxy) les canalisations, les bouteilles d'eau minérales, amalgames dentaires, l'emballage des médicaments (associé au polycarbonate, matière plastique solide) ... Certes, retirés des biberons, il reste présent dans les boites en plastique dans lesquels bon nombre de consommateurs réchauffent les plats au micro-ondes. Or, on sait que la chaleur facilite la migration des substances chimiques dans l'organisme, devenant alors des leurres hormonaux. Aux USA, on estime qu'au moins 90 % de la population est touché par un certain taux de Bisphenol A dans le corps. En France, l' ANSES (Agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation, de l'environnement et du travail) avait rendu un avis alarmant sur le BPA, le 9 avril 2013 : "certaines situations d'exposition de la femme enceinte au BPA présentent un risque pour la glande mammaire de l'enfant à naître". En clair, l'enfant exposé au Bisphénol A par l'intermédiaire de sa mère augmente les risques d'être victime d'un cancer du sein. L'échéance d'application de la loi contre le BPA a été reportée au 1er janvier 2015. A l'hôpital aussi les substances chimiques perturbent : par exemple aujourd'hui, on ne sait toujours pas comment proposer des poches de sang sans PVC ! L'Europe y réfléchit activement avec son projet PVC free blood bag. En Europe 150 000 personnes dépendent d'une dialyse quotidienne.
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Le bisphénol pénètre dans le corps par la peau et perturbe notre système hormonal

La mention sans bisphénol A entraine bien souvent le recours à un autre bisphénol tout aussi dangereux (il existe les bisphénols B, F, S et M). L'Anses a recensé 73 substances alternatives au BPA, mais l'inventaire n'est pas exhaustif. Malgré le dispositif REACH qui oblige à enregistrer les composés chimiques, on ne sait presque rien sur la nocivité de ces substances du quotidien.

D'où la précaution, éviter au maximum le contact avec les matières plastiques, surtout pour tout ce qui touche à l'alimentation, et particulièrement pour les femmes enceintes. Recourir au verre d'antan.

Pour aller plus loin,

  • http://www.fastcoexist.com/3025972/scientists-discover-the-first-direct-link-between-bpa-and-cancer
  • http://ns.umich.edu/new/multimedia/videos/21951-liver-tumors-found-in-mice-exposed-to-bpa
  • http://www.philly.com/philly/blogs/greenliving/BPA-linked-to-liver-cancer.html

Voir la loi contre le BPA
http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do;jsessionid=?cidTexte=JORFTEXT000026830015&dateTexte=&oldAction=rechJO&categorieLien=id

Des médecins se mobilisent contre les pesticides

 

Les médecins le reconnaissent, les pesticides sont nocifs pour la santé. Face à une hausse des maladies chroniques, ils se mobilisent pour exiger de revoir les autorisations sur l'usage des pesticides. Un appel signé de 1200 médecins a été présenté le 30 janvier 2014. Pour eux, il est évident que les preuves s'accumulent contre les substances chimiques en forte augmentation (pesticides et perturbateurs endocriniens), à mettre en corrélation avec le développement des cancers (dont celui de la prostate), du diabète, de l'obésité, des allergies, mais aussi des troubles hormonaux, infertilité et puberté précoce, des maladies neurologiques, ... L'Inserm, dans son expertise publiée en juin 2013, rappelait dernièrement que «près d’un millier de molécules ont été mises sur le marché en France ; les risques liés à ces molécules ne peuvent être évalués faute de données toxicologiques et épidémiologiques suffisantes.» Des données existent démontrant le lien entre l'exposition professionnelle aux pesticides et le risque accrue de certaines pathologies, telles que la maladie de Parkinson, le cancer de la prostate, cancer du sang (leucémie), certains cancers hématopoïétiques (lymphome non hodgkinien, myélomes multiples) mais aussi des fausses couches, malformations congénitales, des tumeurs au cerveau, des atteintes qui touchent le développement des neurones, des malformations cardiaques...Les médecins des Antilles ont également signé cet appel, étant fortement touchés par la présence de la chlordecone notamment. L'ensemble de nos sols est contaminé, du fait de notre consommation championne du monde de pesticides, (90 % est pollué par les organophosphorés). Nos corps ont ingéré ces poisons. En Bretagne, une étude de 2009 portant sur l'analyse des urines des femmes a démontré que seulement 1.6 % ne contiennent pas de traces de pesticides ! Même à petite dose, ils agissent sur notre corps avec un effet cumulateur et un effet cocktail. De plus, leurs effets impactent plusieurs générations !

la petition des médecins contre les pesticides

Aujourd'hui nos lois européennes ne nous protègent pas suffisamment. S'il existe des données, aucune méthode n'a été validée à ce jour, à l'échelle de l'Europe, pour affirmer de manière irrévocable qu'un pesticide est bien un perturbateur endocrinien. Alors, pour protéger leurs patients, qu'ils soient agriculteurs ou simples consommateurs, ces médecins signataires de l'appel demandent à l' Etat Français :

1) De reconnaitre de nouveaux tableaux de maladies professionnelles agricoles dont l’apparition est liée à l’exposition aux pesticides.

2) De protéger la population :

  • En cessant les épandages aériens : L'Europe les a interdit mais ponctuellement les Préfectures peuvent y déroger.
  • D'imposer des restrictions pour réduire les risques aux abords des habitations
  • De séparer les activités de conseil et celles de ventes des pesticides notamment auprès des agriculteurs
  • D'interdire leur usage dans les espaces non agricoles. De nombreuses communes s'en passent très bien, il suffit de généraliser ces bonnes pratiques. Selon le dernier projet de loi (vote le 23.01.14), l'interdiction totale des pesticides est reportée en 2020 et la commercialisation des pesticides pour les particuliers interdite en 2022.
  • D'indiquer sur l'étiquette d'un produit alimentaire, les pesticides qui ont été utilisés pour la culture et la fabrication
  • De s'engager à très court terme à supprimer tous les résidus de pesticides perturbateurs endocriniens dans les produits que nous consommons


l'épandage aérien de pesticides en France

3) De garantir la protection des consommateurs et agriculteurs, ainsi que la préservation de l'environnement, lors de l'attribution de l'autorisation de mise sur le marché des pesticides. Le collectif demande que des laboratoires indépendants, désignés par l'ANSES, puissent faire des tests règlementaires préalables, à la charge des demandeurs. Et qu'ensuite, l'autorisation de mise sur le marché, soit prononcé conjointement par les ministères de la santé, de l'agriculture et de l'environnement. A consulter sur le site du ministère de l'agriculture actuellement une liste de 17 demandes de mise sur le marché de pesticides soumises à la consultation du public jusqu'au 19 février (http://agriculture.gouv.fr/Note-de-presentation-des-projets,23751)

4) D'assurer au niveau européen, la défense :

  • "De l’assimilation des perturbateurs endocriniens à des substances sans seuil pour que les perturbateurs endocriniens avérés (catégorie 1) et fortement suspectés (catégorie 2) soient couverts sous le régime réglementaire de la substitution obligatoire et les perturbateurs endocriniens faiblement suspectés (catégorie 3) fassent l’objet d’une vigilance ou de restrictions dans leurs usages (produits alimentaires par exemple).
  • De leur caractérisation par des tests toxicologiques recherchant des effets à faibles doses et par effet cocktail (tels que préconisés par le rapport Kortenkamp (11) pour la commission européenne)".

5) De donner la possibilité à l'ensemble de la population de choisir une alimentation bio, en augmentant les surfaces agricoles sans pesticides.

les cours d'eau pollués par les pesticides

En savoir plus :

1) Le texte de l'appel des médecins: http://www.alerte-medecins-pesticides.fr/ (dont déjà 37 médecins en pays de la loire, la liste ici http://www.alerte-medecins-pesticides.fr/?page_id=544 ). Chacun pouvant inviter son médecin à rejoindre l'appel !

2) Le Rapport du Sénat, octobre 2012 (www.senat.fr), "Pesticides, vers le risque zéro", reprenant 5 constats alarmants :

  • Sous évaluation des risques et dangers des pesticides sur la santé
  • une autorisation de mise sur le marché (et le suivi ensuite) des pesticides qui nécessite une révision de sa procédure.
  • Face aux dangers et risques, pas de protection à la hauteur
  • La nécessité de mieux cerner les limites des modèles et des pratiques industriels, commerciaux et agricoles.
  • La révision du Ecophyto 2018 : La quantité des pesticides devait être divisé par 2 d'ici à 2018, sauf que le constat actuel est une augmentation au lieu d'une réduction

Le petit guide Bio Cosmétique ASEF

 

Pour sensibiliser l'ensemble de la population à l'importance de l'usage de cosmétiques sains, l'association ASEF vient d'éditer le petit guide Bio Cosmétique. Proposé gratuitement dans les salles d'attente des médecins, il permet au consommateur de mieux comprendre ce qui se cache derrière nos flacons d'hygiène et de beauté aux packaging colorés et séduisants : qu'il s'agisse d'un savon, d'un shampoing, d'un gel douche, d'une crème visage ou gel à raser, d'un parfum ou d'un déodorant, ...chacun de ces cosmétiques peut contenir de 20 à 50 ingrédients, dont certains peuvent agir négativement sur notre santé, provoquant irritations, allergies, perturbations hormonales (stérilité, ...). Des études scientifiques ont également démontré les risques cancérigènes... Mieux vaut prévenir que guérir, aussi l'Association Santé Environnement France réunissant 2500 médecins Français, réalise des études et anime des conférences sur tous les sujets en lien avec la santé et l'environnement (ondes électromagnétiques, alimentation, qualité de l'air, ...). Elle est également l'auteure de plusieurs petits guides bio, dont le guide vert des bébés bio et ce dernier "Le petit guide santé du Bio-Cosmétique". De quoi faire le tri dans sa salle de bain et comprendre combien il est important de prendre soin de sa famille en sélectionnant des cosmétiques bio. A recommander particulièrement aux mamans et aux papas qui s'interrogent sur la manière de protéger leur bébé, aux futurs parents et à ceux qui envisagent une grossesse prochainement.

guide pratique bio cosmetique asef

Des conseils pour avoir une chevelure de rêve (sans recours aux anti-poux toxiques), un maquillage naturel (avec un focus sur le vernis et ses polluants), une peau bronzée sans risque, mais aussi pour mieux choisir son déodorant en évitant les sels d'aluminium et les parabènes, oublier la tendance fish-pédicure en lisant les risques sanitaires, et profiter d'un lexique avec quelques explications de base sur des substances dangereuses pour la santé, tels que les ethers de glycol (voir l'article précédent sur aboneobio sur le phénoxyéthanol), le triclosan, les phtalates, les alkyphénols, les parabènes, ....

Lire le guide en ligne : http://fr.calameo.com/read/002546570731619a52bba

Pourquoi l'association ASEF ?
Fondée dans les Bouches-du-Rhône, en 2008, par deux médecins, le Dr Pierre Souvet et le Dr Patrice Halimi, qui voulaient mieux comprendre ces cas de stérilité, d'asthme, de cancers, d'allergies... En 10 ans, les allergies ont doublé. En 25 ans, les cas de cancers sont multipliés par 2, et le cancer affectant les enfants s'accroit de 1 % chacune année. Sans parler de la hausse fulgurante des malformations congénitales et de la stérilité. La pollution au quotidien est au coeur de cette épidémie et les professionnels de la santé se sentent investis d'un rôle important d'informations auprès de leurs patients.

A ce jour, l'association ASEF a déjà publié huit guides verts pour aider à supprimer les polluants de notre quotidien. Ces ouvrages sont accessibles gratuitement en téléchargement sur le site de l'association (www.asef-asso.fr), et disponibles en papier recyclé dans les salles d'attentes des cabinets médicaux et dans les maternités :

  • Petit guide santé du Bio-Cosmétique
  • Petit guide santé du Bio-Sportif
  • Petit guide santé du Bio-Ménage
  • Petit guide vert du Bio-Air intérieur
  • Petit guide vert du bio-bébé
  • Petit guide vert p'tits gourmets
  • Petit guide vert bio-alimentation
  • Petit guide vert du bio-jardinage

http://www.asef-asso.fr/ma-beaute

La liste INCI suffit elle à dire que le cosmétique est sain ?

 

Aujourd'hui les cosmétiques, qu'ils soient conventionnels, bio ou naturels, sont régis par la même règlementation. L'étiquette est obligatoire et le règlement cosmétique 1223/2009 impose des mentions et indications spécifiques. Les fabricants en charge de la mise sur le marché de ces cosmétiques sont responsables de leur formulation et de leur innocuité (avec des tests obligatoires tels que la tolérance cutanée et oculaire et d'autres facultatifs). Un cosmétique par essence est en contact avec la peau. Sa composition est susceptible de passer le derme, d'où l'importance de bien choisir la vingtaine de cosmétiques présents dans notre salle de bain, en moyenne. Une étude sortie en septembre évoque la présence de perturbateurs endocriniens (des leurres hormonales) dans 40 % des 15000 produits cosmétiques analysés. Mais alors comment bien choisir ses produits de soin ? Certains ne jurent que par l'analyse de la liste INCI (International Nomenclature of Cosmetic Ingredients), cette petite liste, en bas du flacon ou de l'emballage, qui précise la liste de l'ensemble des ingrédients présents, classés dans l’ordre décroissant de leur quantité dans la formule . Sauf que, sauf que ... :

dosage-composition-cosmetique-bio

  1. L’industriel fabricant d’une matière première est le déclarant du nom INCI : ce qui entraine qu’une même matière première sur 2 fournisseurs peut avoir deux noms INCI différents ou bien que le même nom INCI désigne deux matières premières légèrement différentes.


  1. Le nom INCI est construit sur une composition moléculaire définit chimiquement ou sur une définition botanique lorsqu’il s‘agit d’une extrait végétal. La lecture ne permet alors pas de distinguer l'origine de la matière première, est elle synthétique ou naturelle ?. L'impact ne sera pas le même pour l'organisme. Les procédés d'obtention de la matière première sont ils maitrisés ? Y a t’il des résidus polluants dans cet ingrédient ? (de type nitrosamine par exemple dans la DEA de Coprah ). Quel solvant a été utilisé pour obtenir cet extrait de Rose ? Un solvant pétrolier ou une glycérine végétale ?. Et là, comment savoir ? En effet le nom INCI ne renseigne en rien ces différents points.


  1. La seule et unique solution aujourd’hui est de vérifier si le produit bénéficie d'une labellisation ou d’une certification, et s'intéresser au cahier des charges ; seule une labellisation bio garantie un procédé d'obtention propre du début de la chaine jusqu’au produit fini : ingrédients issus d’une agriculture biologique, extrait ou ingrédients chimiquement transformés de façon propre, analyse des ingrédients, formulation et fabrication sous contrôles strictes... Le label bio est donc un plus qui confirme que le fabricant s'engage à respecter des règles éthiques mais cette différence ne se voit pas sur la liste INCI. Les noms des ingrédients de la composition étant les mêmes quelque soit leur origine.


Aujourd'hui on constate que les grands laboratoires déposent de nouvelles molécules, qui vont rentrer progressivement dans la composition de leurs produits. Ces molécules brevetées sont exclusives et leur permettent de communiquer sur l'efficacité de leurs produits. En lisant la liste INCI, le consommateur n'aura aucune information sur le procédé d'obtention et la façon dont ces molécules ont été produites. Elles peuvent même être issues de mélanges de molécules pas très propres. ...et le consommateur est berné !

Alors comment faire pour choisir ses cosmétiques ?

  1. En choisissant un cosmétique certifié / labellisé Bio
  2. En s’assurant de l’éthique effective de l’entreprise, fabricant ou pas
  3. En étudiant le système de commercialisation (s'agit il d'une distribution en réseaux courts, spécialisés ou GMS (grandes surfaces) ?. Le conseil lors de la vente est très important
  4. Pour les chimistes en herbe, s’intéresser à la liste INCI, attention toutefois aux sites d'information, où la présentation est un peu simpliste sur un sujet compliqué.

Le guide des meilleurs ingrédients malins

 

La maison regorge d'ingrédients utiles que nous avons bien souvent oubliés d'utiliser : citron, vinaigre, bicarbonate, huile d'olive, ou chlorure de magnésium...notre cuisine cache de précieux alliés. Les éditions Leduc proposent un guide pratique pour s'approprier ce qui étaient précédemment des recettes de grand-mères : "Les meilleurs des ingrédients malins" Il réunit les 5 best-sellers précédents : citron, vinaigre, bicarbonate, chlorure de magnésium, huile olive, vous pourrez pratiquement tout faire avec eux, ou presque. J'ai notamment apprécié les recettes pour retirer les verrues si tenaces : appliquer 2 fois par jour une macération d'écorces de 4 citron (7 jours dans 25 cl de vinaigre). Puis mélanger dans un petit flacon1 ml d'huile essentielle bio de citron, 1 ml d'huile essentielle de cannelle, 1 ml d'huile essentielle de sarriette, et appliquer 1 goutte de ce mélange, 2 fois par jour, tant que la verrue n'a pas disparue. En complément vous pouvez péparer des infusions d'écorces de citron (bio !) , et en boire 2 à 3 tasses par jour pendant 14 jours minimum.

les meilleurs ingrédients malins astuces

Autres astuces à essayer pour supprimer les vers intestinaux : boire le jus d'un citron pressé, le reste sera broyé (pépin, écorce, zeste) et faites le macérer dans un bol d'eau sucrée avec du miel de lavande pendant 2 heures. Boire le jus filtré le soir au coucher pendant 7 jours. Le matin, mélangez 5 gélules d'ail avec du jus de citron (1/2 verre). Mangez une pierre de sucre puis avalez la décoction à jeun. Renouveler le lendemain. Sur le chapitre consacré au vinaigre, le lecteur apprendra à utiliser cet ingrédient apprécier pour faire son ménage bio, à soulager quelques bobos du quotidien (bleus, bosses, boutons, démangeaisons, articulations douloureuses, ...), à reconnaitre toutes les variétés de vinaigre (et il en existe beaucoup ! vinaigre aux agrumes, à l'ail, au basilic, à la ciboulette, à la lavande, à la menthe, au fenouil, à la figue, au petit lait ...) et à préparer quelques recettes (sardines en escabèche, rollmops express, ...).

Si, comme moi vous avez du mal à respirer dans une voiture neuve, voici une astuce à tester pour désodoriser et assainir l'intérieur des voitures : mettre du bicarbonate sur les tapis de sol, au fond du coffre et dans les vides poches. Laissez agir de 1heure à la demi journée. Aspirer ensuite et c'est devenu sans odeur. Toute une partie du guide est dédiée aussi aux taches à traiter avec le bicarbonate, appelé le génie du foyer. Savez vous qu'il est aussi un allié de premier choix pour les pieds odorants ? Mettez du bicarbonate à l'intérieur, le soir et hop ça repart le lendemain sans odeur ! Pour mes plantes, j'ai appris dans ce guide que le chlorure de magnésium était un excellent substitut aux engrais car le magnésium participe à la formation de la chlorophylle, il permet aussi de mieux résister pendant les période chaude sans arrosage. Et enfin, une dernière astuce piochée dans la partie sur l'usage de l'huile d'olive : si votre enfant rentre avec un chewing gum collé dans les cheveux, pas de panique et pas besoin de ciseaux : frottez la mèche avec du papier absorbant imbibé d'huile olive, et peignez ensuite. L'intrus sera collé sur le peigne. Si vous voulez avoir des yeux de biche et des cils glamour, un massage avec 2 gouttes d'huile d'olive les aidera à s'épaissir.

Un guide complet avec 480 pages, en format pocket comprenant un index pour se repérer dans les différentes applications de ces ingrédients 100 % naturels (et très économiques !)

Dans la même collection (Malin) d'autres guides à disposition : http://www.editionsleduc.com

La Maison-poison quand nos intérieurs nous polluent

 

Nous passons l'essentiel de notre temps dans des intérieurs, vingt deux heures en moyenne dans une journée. Nous pensions être à l'abri des pollutions ? Il n'en est rien : l'air intérieur est 5 à 10 % plus pollué que l'air extérieur ! Plus de 18 millions de personnes victimes d'allergies en France, et les cas d'asthme ne cessent de se développer et c'est notamment parce que nous sommes exposés à cette pollution chimique invisible à l'intérieur de nos maisons, de nos bureaux et de nos voitures. Faire appel au service d'un professionnel pour piéger les substances nocifs de notre intérieur permet de prendre conscience de leur dangerosité. Dans le documentaire proposé par France 5 "La maison poison quand nos intérieurs nous polluent", une maman découvre que l'asthme de son fils est aggravé par les travaux récents fait dans l'appartement (parquet stratifié, peintures, ...) et par le mobilier acheté (lit, canapé, ...), et les bougies parfumées disposées. Le tout émet notamment du formaldéhyde, substance nocive qui se cache dans les tissus des canapés, les colles de bois agglomérés, les peintures, ...qui joue le rôle de conservateur, durcisseur, et liant..pratique pour les industriels et ajoutés à toutes les sauces. Sauf qu'il est classé cancérogène certain par le CIRC depuis 2004 et pourtant toujours autorisé par l'Europe. Alors faire le ménage ça aide à retrouver un intérieur sain ? Pas vraiment ! Au lieu d'assainir, l'usage aux produits ménagers classiques dégradent la qualité de l'air. En clair, plus on fait le ménage et plus on pollue l'air respiré !.

la maison poison quand nos intérieurs nous polluent

Pourquoi ne pas imposer une étiquette claire sur les produits ménagers ? Aujourd'hui il est simplement demandé d'afficher les pourcentages des grandes familles de composants. Pourtant une étude grandeur nature sur les émissions de polluants, commandée par le ministère de l'écologie, démontre que le fait de faire le ménage avec des produits nocifs plus accroitre de 2 à 3 fois la concentration de substances nocives dans l'air intérieur ! Ils ont retrouvé plus de 30 COV différents (Composés Organiques Volatils ) et à 91 % du formaldéhyde, ainsi que du terpène (ce qui donne l'odeur de frais des produits d'entretien, désodorisants ou bougies), et de l'ammonium quaternaire sert de désinfectant dans les détergents, les nettoyants, les lingettes notamment des salles de bains et des toilettes (des petites pièces où l'on se trouve très exposé à la respiration de produits chimiques) A noter que l'utilisation de plusieurs détergents est plus nocif encore (c'est l'effet cocktail avec une "fabrication" de nouveau formaldéhyde quand des substances réagissent les unes par rapport aux autres). Alors faut il choisir des produits écologiques ? Oui mais pas n'importe lequel ! Les produits vendus en grandes surfaces arborant l'écolabel restent insuffisants. Le reportage indique clairement que l'Ecolabel n'a pas supprimé la présence de substances chimiques (certes pas de formaldéhyde) car les COV ne sont pas proscrits ! On tolère jusqu'à 6 % de COV dans les produits sous écolabel. Réduire ne suffit pas à rendre des produits sains.

etiquetage des polluants sur les peintures

En attendant un étiquetage clair sur les produits d'entretien, on peut apprécier celui proposé dans les rayons des magasins de bricolage, sur les peintures notamment. Depuis qu'une loi est passée, les rayons se remplissent de produits étiquetés. En septembre 2013 l'ensemble sera obligatoire. Il suffit d'opter pour des produits qui affichent un A+. Si le consommateur averti change sa manière de consommer, les fabricants vont bien être obligés de changer aussi leur manière de produire. Car il existe des solutions comme nous l'indique le documentaire. Une société a mis en place une technique à base de feuilles qui capturent les polluants chimiques à l'intérieur du meuble. Il suffit de 5 à 6 feuilles au sein d'une armoire, à 2 euros l'unité. Sauf que les fabricants plaçant ce type de produits devraient assumer le fait de reconnaitre précisément que leur mobilier contribue à la pollution intérieure. Ce chef d'entreprise attend que son innovation soit développée par un industriel. En attendant, le consommateur qui achète un pot de peinture référencé A+ doit aussi savoir que les tests ont été faits au bout de 28 jours pour simuler un effet longue durée. Ce qui veut dire que l'évaluation de l'émanation instantanée qui se dégagera lors de l'application de la couche de peinture n'a pas été effectuée. Et c'est à ce moment là que les risques sont les plus importants : le conseil pratique consiste à aérer au maximum la pièce pendant 7 jours (personnellement j'ai testé aussi en mettant des oignons partout dans les pièces concernées). De plus l'étiquetage reste partiel puisqu'il ne se limite qu'à 10 composants ! Le projet initial portait sur l'analyse de la concentration de 165 COV, mais entre temps le lobbying de l'industriel est passé par là. Le reportage épingle notamment l'association AIMCC qui regroupe 7000 entreprises du bâtiment, bois, ... et qui ne voulait pas de cette étiquette, qu'elle voulait rendre discrète et dissimulable (cf le mail interne présenté dans le documentaire). D'autres ont décidé d'agir comme le groupe PPG qui propose une peinture Ripolin à base de résine naturelle, et pour laquelle il a fallu trouver des sources d'économie (et notamment dans un emballage réduit) pour alléger le surcout de 2 à 3 fois par rapport à l'achat d'une résine synthétique ) pour sortir un produit efficace, moins polluants, à prix identique.

Comment peut-on produire des biens de consommation, les vanter dans des publicités, tout en sachant qu’ils ne sont pas neutres pour la santé ? interroge la réalisatrice. « Je souhaitais démonter les mécanismes qui font que les décrets de protection des citoyens consommateurs tardent à exister, puis à être appliqués. Une lenteur qui arrange les pouvoirs économiques et qui est bien souvent couverte par les autorités. Comme pour l’amiante, les responsables auront peut-être un jour à répondre de leurs agissements. » D’autant que le documentaire démontre que, en matière de pollution domestique, il n’existe pas de fatalité : « Au-delà du constat des risques sanitaires et des mensonges des industriels, je voulais aussi montrer dans ce film qu’il existe des alternatives, des produits non toxiques aux recettes toutes simples », conclut Meriem Lay.

  • A voir le reportage sur France 5 : La maison poison quand nos intérieurs nous polluent, réalisé par Meriem Lay
  • Dimanche 27 janvier 2013 à 20.35,
  • 52 minutes,
  • Production Ligne de Mire Production, en association avec France Télévisions


Le conseil d'aboneobio : optez pour de vrais produits entretien bio pour faire le ménage dans votre maison ! Et je vous invite aussi à relire cet article qui vous explique pourquoi les produits d'entretien écolabel sont insuffisants

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