Abonéobio : Le blog du bio

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Mercredi 29 juin 2016

Comment protéger et traiter naturellement ses animaux contre les parasites

 

13417436_10154228397868904_635681872113692061_n.jpgAprès avoir découvert les infinités de produits pétrochimiques potentiellement ou véritablement toxique pour les humains, quid des produits destinés aux animaux? Si les rats et les souris sont bons pour que des chercheurs leur injectent toutes sortes de produits qui développeront une tumeur cancéreuse, qui sera longuement étudiée pour que l'humain n'en développe pas à son tour; on a malheureusement très peu de données quand à l'incidence des cancers chez les animaux de compagnie.

Astuces pour se débarrasser de parasite avec des produits naturels

Nous l’avons déjà évoqué précédemment, 2016 est une année à parasite. On ne va pas pour autant séquestrer nos animaux de compagnie en intérieur.. même si le chat peut le faire de lui-même, mais ça reste un choix!

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Les promesses un peu trop chimiques de la Dermocosmétique

 

sensitive-skin.jpgIl n’est pas toujours évident de trouver des soins quand on a la peau très fragile ou que l’on affronte une longue maladie. Certains fabricants de cosmétique surfent sur cette nouvelle tendance de produits d’hygiène et de soin spécialement formulé pour les peaux très fragiles, sèches, à tendance allergique (atopique) et ont donné naissance à la Dermocosmétique!

Parmi les leaders de la dermocosmétique on ne retrouvera que des marques vendues en pharmacie ou parapharmacie, des marques recommandées par des dermatologues souvent. Mais bio, rarement.

Or, quand on subit la maladie, son traitement, ou que sa peau est sujette aux inflammations, on est en droit de se poser la question de l’innocuité de ces nouveaux produits, développés dans les mêmes laboratoires qui proposent des produits encore plein d’irritants.

Qu’est ce que la dermocosmétique?

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Nouveauté Ecolign pour se débarasser naturellement des parasites et des insectes

 

chat-antiparasite-naturel.jpgCela n’aura échappé à personne : 2016 sera une année à insectes et autres parasites ! Si vous avez un jardin ou que vous habitiez dans en milieu péri-urbain voire “à la campagne”, vous avez déjà remarqué que les tiques, les chenilles (attention aux urticantes), peut-être les puces sont déjà de retour.

Depuis 2 ans, nous vivons des hivers doux, pluvieux, très favorables au maintien des populations d’insectes et parasites adultes en plus des stade larvaires. Résultat : un accroissement du nombre de parasite, et une escalade aux produits chimiques qui nuisent aussi bien aux humains, qu’à nos animaux de compagnie (dont les cancers ne cessent d’augmenter) et, évidemment, à l’environnement.

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Choisir un désodorisant d’intérieur sans (trop de) danger pour la santé

 

photo_ambiance_apaisant.jpgDepuis plusieurs années, on le sait : les produits ménagers conventionnels sont bourrés de composés toxiques et non renouvelable. Et les désodorisants, ceux-là même qui proposent de rendre la maison plus agréable à l’odeur, sont certainement parmi les plus nocifs, puisque les composés sont directement envoyés dans l’air !

Abonéobio vous avait déjà parlé de ces composés, benzène, phtalate, toluène, parmi d’autres, retrouvés en quantité impressionnante dans les désodorisants et destructeurs d’odeurs. Cependant, il faut souligner que les produits écologiques, s’ils ne sont pas exempts de COV, des molécules naturellement présentes dans tous les parfums, sont qualitativement au-dessus des produits conventionnels, avec seulement 8 composés toxiques retrouvés au lieu de 38 (en moyenne).

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Le running, une discipline sportive qui a tout bio!

 

RaidEDHEC.jpegAutour de moi je vois de plus en plus de gens courir. C’est même la nouvelle lubie française : on ne fait plus de jogging (trop dilettante), on fait du running (plus performant!). Selon la Fédération française d'athlétisme, la France compte environ 8,5 millions de pratiquants de la course à pied (dont 250 000 licenciés) soit 19% de la population (avril 2014). Pour mémoire, ils étaient 6 millions au début des années 2000.
Pour abonéobio, la course et le bio sont deux univers complémentaires : on court pour être en bonne santé, vivre un moment unique dans une nature que l’on souhaite préserver. C’est pourquoi, depuis 2015, aboneobio est partenaire des Raid EDHEC (prochain raid du 25 au 28 mai).
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Intoxication quotidienne des riverains de champs agricoles par les pesticides

 

genefutures04.JPGL’association Générations Futures dénonce dans leur nouvelle enquête EXPPERT, la 6ème|http://www.generations-futures.fr/], la pollution aux pesticides des maisons situées près d’exploitation agricole. Sur les 22 intérieurs étudiés et les 61 pesticides recherchés (dont certains interdits depuis 2003 en France), ils se trouvent que toutes les maisons sont polluées par 8 à 30 pesticides différents.
On se souvient tous de cet incident tragique, dans le Bordelais où des élèves et des enseignants ont été pris de malaise suite à la pulvérisation de fongicide à la lisière d’une école. Générations Futures étaient déjà de la partie.

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Vices et vertus cachées du four à micro-onde

 

Accessoire révolutionnaire dans les années 80, et véritable indispensable dans les années 90, le micro-onde a eu son lot de rumeurs, de légendes urbaines et d’anti. Depuis peu, et notamment l’avènement des fours à micro-ondes combinés qui permettent autant de cuire que de réchauffer, le micro-onde n’est plus aussi diabolisé, même si il a bel et bien été bannit de beaucoup de foyer. Alors, le micro-onde, on l’aime ou il nous quitte?

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Le triple enjeu écologique des insecticides

 

fleur-abeille-pesticide-danger.jpgUn récent sondage dévoilé par Agir pour l'Environnement montre que 84% des français sont pour le bannissement des pesticides jugés dangereux. Notre mode de vie moderne, nous pose effectivement un véritable problème : quelle place laisser aux insectes dans notre maison tout en vivant en harmonie avec notre environnement ? Tout le monde s’accorde à dire que chaque être vivant a sa place dans un écosystème donné. Cependant, peu d’entre nous envisagent sérieusement une colocation avec araignées, fourmis, mites, mouches, moustiques et leurs cousins! (humour d’insecte ;p).

En France, les insecticides ne représentent que 5% des 59.300 tonnes/an de pesticides utilisés, avec des aléas, souvent causés par les conditions climatiques qui jouent sur le développement des populations d’insectes. Plus il y en a, plus le réflexe est d’utiliser des produits pour s’en débarrasser. Mais l’utilisation d’insecticides n’est pas anodin pour notre environnement

Insecticides, pesticides, biocides, répulsifs… quelles différences?

Un biocide est un produit qui, d’une manière générale, tue (bio, du grec “bios” la vie). Les pesticides, ou “produits phytosanitaires” dans une version plus poétique, sont des biocides spécifiques aux populations dites nuisibles : insectes (insecticides), champignons (fongicides). Les insecticides comme les néonicotinoïdes sont d’ailleurs mis en cause dans la surmortalité des abeilles. C’est pourquoi le gouvernement français souhaite interdire 53 molécules couramment utilisées comme pesticides, voire bannir les produits phytosanitaires, à l’exception des préparations naturelles peu préoccupantes (PNPP), comme le purin d’ortie.

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Un répulsif est un produit qui va repousser les insectes sans les tuer. Il joue le rôle d’une barrière contre les insectes, afin que ceux-ci n’entrent pas dans la maison, ou ne perturbent pas le déjeuner dominical en terrasse.

La preuve par 3 de leur nocivité sur l’environnement

pesticide-phytosanitaire-eau-france03.jpgLes insecticides et les pesticides en général ont de nombreux effets pour l’homme et la nature. Tout d’abord leur action sur la santé, car cela nous touche directement. De nombreux pesticides empoisonnent littéralement les agriculteurs qui les manipulent, ainsi que les consommateurs. Cependant, l’impact des pesticides sur l’environnement est tout aussi préoccupant. D’une part les pesticides polluent nos sols et nos rivières à des taux catastrophiques. Une étude du Commissariat Général du Développement Durable (CGDD) que rapporte que 89 % des 2.706 points de mesure des eaux de surface du territoire métropolitain (56 % outre-mer hors Guyane) présentent des pesticides dans des taux supérieurs aux recommandations de la directive cadre européenne sur l’eau. Parfois, il a été retrouvé jusqu’à 20 pesticides!

D’autre part, quand un insecte disparaît, c’est tout l’écosystème qui est impacté. Lorsqu’une population d’insectes est décimée, son prédateur naturel, n’aura plus de quoi se nourrir et va s’éteindre à son tour, se répercutant ensuite sur le reste de la chaîne alimentaire. On parle le plus souvent des abeilles, car leur disparition menace directement la production de fruits et légumes que nous consommons. Mais il y a aussi les moucherons, papillons de nuit et autres insectes dont se nourrissent les chauves-souris

De plus, comme pour les antibiotiques, l’utilisation de pesticides induit l’apparition d’une résistance chez certains insectes, qu’ils soient ciblés ou non par la molécule. Cette résistance peut donc réduire, voire annuler, l’effet de l’insecticide et poser le problème inverse à savoir une trop grande population d’insectes, non régulée par leurs prédateurs naturels.

Mignonne (coccinelle), allons voir si la rose est bio...

zeropesticides.jpgDans le cadre de la directive “Zéro Phyto”, de nombreux produits phytosanitaires pour les professionnels ou collectivités seront interdits dès 2016 pour les espaces verts, et pour les particuliers en 2022. A cette date, nous n'aurons plus le droit d'utiliser de pesticides ou chimiques dans le jardin. Cette notion de “jardin” est importante! En effet, les insecticides utilisés en intérieur ne sont pas visés par le texte : leur action se limite dans l’espace et n’affecte pas les plantes autour. Mais pour autant, il faut préférer des produits dont la biodégradabilité est prouvée, avec peu d’interaction sur l’écosystème.

Pour ce faire, abonéobio.com vous conseille quelques produits pour se passer des insectes sans nuire à la nature :

Le spray pyréthricide est formulé à partir de pyréthrine, une molécule naturellement présente dans de petites fleurs aux allures d’aster (pyrèthre de Dalmatie) ou certains chrysanthèmes. La molécule se dégrade naturellement et très vite sous l’effet de la chaleur ou des UV, ce qui assure une excellente biodégradabilité à ce spray, également disponible sous forme de recharge (5L)

Pour profiter du grand air, sans invasion de mouche, la gamme PARE INSECTE propose un attrape-mouche à installer en extérieur avec ses recharges ou des bandelettes tue-mouches à placer dans votre intérieur.

Contre les guêpes, quelques gouttes d’HE de Géranium Bourbon (ou rosat) diffusées permettront d’éloigner ces insectes pollinisateurs sans les tuer.

De la même manière, l’HE de citronnelle est le remède ancestrale pour éloigner les moustiques,

Contre les tiques, qui font leur retour avec la maladie de Lyme en prime, quelques gouttes d’HE de menthe sur les vêtements devraient suffire à les repousser.

savon-noir-mou.JPGEnfin, si vous avez quand même quelques rosiers à protéger des pucerons et des fourmis, sachez que le savon noir vaporisé sur l’ensemble des plantes recouvre celles-ci d’une pellicule anti-adhésive qui empêche les insectes de grimper jusqu’aux parties aériennes. Efficace, très économique et totalement indolore pour les abeilles, papillons et autres pollinisateurs!

Nanoparticules, grandes conséquences

 

nanoparticule-solaire-danger_melanome.jpgLe soleil est enfin de retour! Les bienfaits qu’il procure ne doivent pas faire oublier les précautions à prendre face aux premiers rayons printaniers. Chapeaux, lunettes, une gourde d’eau : hydratation et protection! Nous avons été parmi les premiers à avoir parlé des nanoparticules utilisées en cosmétique, nous souhaitions faire le point sur l’utilisation de ces ingrédients chimiques de plus en plus prisés par les industries. Une étude américaine du MIT et de Harvard Public School for Health publiée en 2014 a mis en évidence la toxicité de la plupart des nanoparticules les plus courantes.

Quels sont les dangers ?

Pour les industriels, les nanoparticules permettent d’obtenir des textures, des saveurs ou des couleurs intéressantes. Cependant, leur taille - bien inférieure à celle d’une cellule du corps humain - est mise en cause, car elle permet aux nanoparticules de pénétrer dans le corps via l’épiderme quand il s’agit de crème, ou de provoquer des lésions de l’intestin quand il s’agit de nanoparticules présentes dans nos aliments. Une fois dans les cellules, les nanoparticules peuvent causer de grave modification de l’ADN, et provoquer des mutations et des tumeurs cancéreuses.

nanoparticule-danger-creme-solaire.pngJusqu’ici les études sur les nanoparticules se contentaient de rechercher les effets à court terme, et non de prouver - ou non- leur toxicité. Les chercheurs américains ont choisi de se focaliser sur les 5 nanoparticules les plus utilisées : l'argent, l'oxyde de zinc, l'oxyde de fer, l'oxyde de cérium et le dioxyde de silicium, et d’analyser leur effet sur un type de cellules sanguines humaines (lymphoblastoïde) en plus de cellules ovariennes de hamster.

Les chercheurs ont déterminé que parmi les 5 molécules étudiées, 3 (dioxyde de silicium, l'oxyde de fer et l'oxyde de cérium) ont une faible action sur l’ADN des cellules.

Les crèmes solaires, remède controversé contre les UV

nanoparticules-creme-solaire-aboneobio.jpgA l’inverse, les résultats de l’étude ont montrés que l’argent, sous sa forme nanoparticulaire, et l’oxyde de zinc, couramment utilisé dans les crèmes solaires sont les deux molécules qui affectent le plus fortement l’ADN . Si les crèmes solaires sont utilisées pour contrer les effets cancérigènes des UV, tout indique donc qu’une crème solaire qui comporte des nanoparticules peut être tout aussi nocive. A plus forte raison, si la peau présente des coupures ou des lésions qui faciliteraient la pénétration de la crème dans le derme.

De plus, l’utilisation d’une crème écran total ne permet pas à notre corps de produire de la vitamine D, qui lutte contre les dysfonctionnement de la thyroïde, bénéficie à la bonne santé des dents et des os et pourrait lutter contre certains diabètes et cancers… Depuis juillet 2013, l'étiquetage des crèmes solaires est obligatoire et doit faire apparaître si des nanoparticules (oxyde de zinc ou dioxyde de titane, majoritairement) entrent dans la composition du produit. Et pour bien choisir votre crème solaire, car il est évidemment nécessaire de se protéger du soleil, n’hésitez pas à lire notre précédent article !

Quelques conseils pour profiter du soleil

  • De l’extérieur : préparer sa peau : Ne parlons pas d’autobronzant mais de simplicité. Cela peut ne pas être évident, mais une peau nette, gommée, tonique et hydratée est mieux préparée pour recevoir les rayons du soleil.

Abonéobio.com vous conseille de commencer par un gommage doux pour le corps, parfait pour nettoyer et se débarrasser des peaux mortes. C’est le moment idéal pour réaliser une épilation à la cire (plus douce et plus durable que le rasoir). L’huile de calophyllum est idéale pour préserver la souplesse de la peau et l’hydrater après un gommage. L’huile sèche pour le corps est par ailleurs une alliée précieuse pour favoriser le renouvellement cellulaire. A n'utiliser qu'après une exposition au soleil, car les agrumes qui entrent dans sa composition sont photosensibilisants.

  • De l’intérieur : une alimentation saine. Exit les compléments alimentaires, on fait une cure de salades riches en béta-carotène (carotte, tomate, betterave...) assaisonnées d’une huile végétale bourrée d’oméga 3 et 6 comme l’huile de carthame, de bourrache ou de sésame. Sans oublier de boire de l’eau!

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  • S’équiper et s’adapter : Enfin pour échapper aux morsures aux coups de du soleil, il est recommandé d’éviter les heures d’ensoleillement les plus chaudes (11h-15h), et de se couvrir. Les chapeaux peuvent devenir de véritables accessoires de style pour se démarquer (et sans démarcation) sur la plage. De plus, il existe désormais des vêtements anti-UV. Leur efficacité contre les mélanomes est encore sujette à caution, compte-tenu de leur récent développement (milieu des années 2000), sachez qu’un vêtement foncé, dont les mailles sont serrées, suffit généralement à protéger des rayons les plus dangereux.

nanoparticule-melanome-day_Dermato.jpg*Surveiller et dépister les grains de beauté : à l'occasion du 17ème Mélanome Day, le 28 mai prochain, le Syndicat National des Dermatologues et Vénérologues invitent de nombreux dermatologues à participer à une nouvelle journée nationale de dépistage gratuit. C'est également l'occasion pour les médecins de rappeler quelques conseils de prévention et d'alerter les politiques publiques. Plus de renseignement sur un site internet et l'application pour mobile SoleilRisk, pour trouver le spécialiste le plus près de chez vous.

Dans les crèmes … et dans notre alimentation!

On se méfie souvent beaucoup plus d’une molécule chimique quand elle est ingérée (pour des raisons d’allergies notamment) que dans sa forme “produit” type crème.

Cependant, les M&Ms, et d’autres bonbons comme les Menthos contiennent également du dioxyde de titane, sous son appellation E171 dans l’industrie alimentaire. Malheureusement, les nanoparticules sont tellement petites qu’elles ne peuvent être retrouvées par analyse des produits. Ainsi, les géants de l’agro-alimentaire peuvent allégrement les ajouter aux recettes pour une texture plus onctueuse, une couleur plus appétissante ou éviter la formation de grumeaux, malgré les recommandations de l’Afssa qui concluait en 2009 qu’il n’est pas possible, aujourd’hui, d’évaluer l’exposition du consommateur ni les risques sanitaires liés à l’ingestion de nanoparticules. Et de préconiser l’évolution du dispositif réglementaire pour exiger une déclaration systématique de ces substances ou produits dans l’alimentation et conduire à des autorisations de mise sur le marché. Jose-Bove-nanoparticules-mms-bonbons.jpg

Produits sans allergènes : limiter les risques et faciliter la vie des consommateurs

 

allergie-jagis.pngEn 2010, environ 30% de la population française est touchée par une allergie. En 2050, l’OMS estime qu’une personne sur deux, à l’échelle mondiale sera affectée par au moins une maladie allergique. Quelle soit de contact (réaction allergisante ou urticante), alimentaire ou auto-immune, les allergies sont un véritable problème pour les personnes atteintes, souvent obligées de surveiller la composition des produits qu’elles utilisent ou consomment.

Qu’est-ce qu’un allergène ?

Un allergène est une substance capable de provoquer une réaction anormale et excessive du système immunitaire chez un sujet sensibilisé lorsqu'il est à son contact (le plus souvent par contact avec la peau, inhalation, ou ingestion). Les allergies font partie de ces maladies chroniques, dont la médecine sait parfois soigner les symptômes mais ne peut pas traiter les causes qui peuvent être environnementales, et toujours externes à l’organisme.

Le bio et les allergènes

Si la pétrochimie et la synthèse produisent de très nombreux allergènes n’oublions pas que les premiers allergènes mis en cause sont des pollens ou des moisissures (des champignons)! Venin de serpents ou d’insectes, plantes urticantes, la nature apporte son lot de composés allergisants. Ainsi les produits bio ne sont pas exempts d’ingrédients potentiellement allergisants. Les huiles essentielles (H.E.), parce qu’elles sont un concentré d’actifs issus de la nature, sont des allergènes probables régulièrement pointées du doigt. De nombreux produits bio, écologiques ou naturels, emploient volontiers des HE pour leurs différents pouvoirs : apaisant, dégraissant, parfumant, pour ne citer qu’eux, ainsi que leur mode de production respectueux d’une agriculture biologique. Par ailleurs, certains fabricants les recommandent même pour lutter contre certains allergènes tels que les acariens ou les moisissures. Or, utilisée en aérosol, et donc en suspension dans l’air, les HE libèrent un COV (composé organiques volatil) qui peut être irritant pour les bronches. Elles peuvent ainsi potentiellement aggraver les symptômes d’asthme.

1228508898.jpgA l’écoute, les marques bio ont rapidement compris la véritable attente des consommateurs concernant les allergènes. Sur le terrain alimentaire, les premières marques sans gluten ou sans lactose sont bio. Pour la détergence et la cosmétique, les allergènes les plus présents sont des molécules naturellement présentes dans les parfums. Pour les fabricants, il s’agit alors de repenser la composition des produits : plus simple, avec peu ou pas de parfums, et en évitant des ingrédients sensibilisants tel que glycol (PEG), alcool, enzymes, chlore ou certains conservateurs tel que ceux de la famille des thiazolinones. Parallèlement, les laboratoires ont recherché des solutions pour proposer des produits dont les textures et les parfums restent agréables. Outre la gamme Dermo d’Etamine du Lys, lessive et produits d’entretien courant spécialement formulée pour répondre aux besoins des personnes allergiques, de nombreux produits cosmétiques et ménagers vendus sur abonéobio.com ne contiennent pas d’allergènes étiquetables, comme la gamme bébé ou les savons de Marseille.

L’étiquetage : un support essentiel

En France, l’étiquetage des allergènes est obligatoire pour les aliments mais également pour les produits cosmétiques et détergents. Concernant ces derniers, une directive européenne impose l’étiquetage de 26 allergènes parfumant utilisés (voir tableau) :

  • Dans les produits non rincés (parfums, crèmes, huiles, lotions) : dès que le taux est supérieur à 0.001%
  • Dans les produits rincés (gels douches et les shampoings, savons et produits détergents) : si ces allergènes sont présents à un taux supérieur à 0.01%

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Le terme hypoallergénique fait référence à un produit spécialement formulé pour minimiser les risques d’allergies liés à son utilisation. Pour pouvoir utiliser ce terme sur l’emballage d’un produit, les industriels doivent effectuer un test normé validant la tolérance.

sans_gluten.pngL’Association Française Des Intolérants au Gluten (AFDIAG) délivre un logo qui garantit un produit fini « non contaminé » dont la teneur en gluten résiduel ne peut dépasser 20 mg/kg . Les résultats sont à réaliser par le producteur et à soumettre à l’AFDIAG avant toute nouvelle commercialisation et au minimum une fois par an. À réception, ces analyses font l’objet d’un contrôle de l’AFDIAG qui a missionné une société experte en gestion de la sécurité alimentaire à cet effet.

La marque l’Arbre vert appose sur certains de ces produits la certification « Allergènes contrôlés» délivrée par l'ARCAA (Association de Recherche Clinique en Allergologie et en Asthmologie). Cependant, comme tout processus de labellisation, ce logo a un coût que ne peut se permettre toutes les entreprises, notamment en bio. De plus, il s’agit d’une démarche récente (depuis 2014), de nombreux produits sans allergènes ne portent pas forcément ce logo et sont pourtant tout à fait respectueux de la sensibilité des personnes allergiques.

Apprendre à reconnaître une réaction allergique

Comment faire la différence entre un rhume, une intoxication alimentaire et une allergie? Voici quelques clés : - Identifier un terrain atopique : si d’autres personnes de votre famille présentent déjà des allergies; - Définir les circonstances de déclenchement des symptômes : un aliment, la saison, etc. -S’interroger sur notre environnement et nos modes de vie : mon habitat est-il pollué, quels sont les produits que j’utilise, mon alimentation, le tabagisme (actif ou passif).

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Dès qu’une personne prend conscience de ses symptômes, elle doit consulter son médecin traitant afin de vérifier qu'il s’agit d’une allergie. Ce dernier l’orientera vers un allergologue qui confirmera ou non l’allergie et prescrira un traitement adapté et l'aidera à agir en adoptant de bons réflexes.

Confusion des genres

Nous avons remarqué, sur abonéobio.com, que vos questions concernent les allergènes possibles, notamment le glutamate présent dans certaines formules des produits Coslys. Le glutamate monosodique (GMS) responsable de réaction allergique est uniquement un produit alimentaire. Bien que le terme Glutamate puisse être visible dans la liste des ingrédients de certains produits Coslys, il n’a aucun lien avec le GMS. De plus le produit Coslys n’a pas vocation à être ingéré. Pour le moment, il y a peu, voire aucun, exemple d’allergène alimentaire qui provoquerait d’autres réactions allergiques, du type allergie de contact ou respiratoire. En cas de doute, il vaut mieux consulter un allergologue.

logo_sans_allergene_aboneobio.PNGOutre apprendre à décrypter les étiquettes, les personnes concernées par une allergie peuvent utiliser des applications mobiles, comme Kwalito (alimentaire uniquement), qui les aidera dans leurs choix de consommation. Par ailleurs, nous avons mis en place sur abonéobio.com un logo qui vous permettra de reconnaître tous les produits sans allergènes étiquetables selon la réglementation en vigueur. Que ce soit pour nettoyer la maison ou prendre soin de la peau de bébé et des vêtements de toute la famille, abonéobio.com souhaite rendre plus accessible ces produits souvent recherchés et difficiles d’accès pour qui ne connaît pas les dénominations chimiques.

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